Results for "Genève+et+voiture+|+9+>+232"
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Comparatif croisière Costa GS+GP versus MSC YC3: bilan fonctionnel English translation pending
Bonjour à tous !
Désolé pour le retard, et ça ne va pas encore aller très vite, mon petit dernier venant d'être muté de Blois à Arcachon... Il l'a appris il y a huit jours et commence dans ses nouvelles fonctions le 20... Alors évidemment, j'en suis déjà à un trajet Poitiers-Arcachon pour l'aider à trouver un appart (ça, c'est fait), et puis je vais l'assister pour toutes les démarches administratives... Le déménagement, il va voir ça avec des copains... Mais ça fait quand même speed, même s'il pense "camper" dans son nouvel appart et ne déménager que courant juillet... 😐
Mais bon, on va quand même rédiger doucement les différents éléments comparatifs, en prenant de façon analytique chaque "point", avec sa version "Costa" et sa version "MSC". Je rappelle que nous dirons "Costa" et "MSC" mais que ce n'est pas un comparatif des armateurs, mais simplement un comparatif de *notre vécu*, en "grande-suite Costa avec les avantages Gold-Pearl" d'une part, et en "suite YC3 de MSC, sans avantages de carte", lors de notre croisière du 22 mai dernier.
On a déjà vu par ailleurs qu'économiquement, c'était très proche, puisque "un peu moins cher chez Costa" sans l'option "Samsara Dream", un peu plus cher chez Costa avec la même option, et en gros équivalent si on admet possible de réserver pour toute la croisière le restaurant Samsara, sans les "choses du SPA"...
En pièces attachées, les plans des deux cabines : l'échelle n'est pas forcément la même, mais le lit fait toujours 180*200 (King Size) obtenu en fait dans les deux cas par le rapprochement de deux 90*200. C'est ainsi que l'on peut constater que ces deux cabines hors balcon, font exactement 36 m² chacune.
Il faut noter que le plan de la suite YC3 édité par MSC dans ses catalogues est *faux* : A droite du lit (mon côté), il n'y a aucun meuble, juste le mur, et le lit est décalé vers la droite dans la cabine. Le petit bureau-coiffeuse qui est dessiné à droite du lit est en fait à la place du "meuble jaune" qui se trouve à droite de la fenêtre de la chambre, imaginez donc là la petite table marron avec un fauteuil devant. Quant au "meuble jaune", il n'existe pas, on ne le retrouve pas "ailleurs" dans la cabine. Par contre, il faut ajouter, dans "l'antichambre" (séparée du salon par une porte) de la salle de bains, qui sert de dressing, un meuble haut avec 5 tiroirs de 40 cm de large, surmonté du coffre-fort. et une tringle-penderie, la seule de la cabine, et "à l'air libre" (sans portes).
Je rappelle aussi que la référence que nous avons prise en termes de plan de cabine, est la grande suite Costa sur le Serena, mais que le "fonctionnement" auquel nous nous référençons relève de tous nos souvenirs récents (2008 à 2010) dans plusieurs grandes suites, notamment celle du Luminosa qui n'a pas le même plan. Nous oublierons dans le comparatif la plus belle et la plus grande "grande suite" Costa, celle qui avait 4 vraies pièces et un grand balcon, et plus de 50 m² sans le balcon sur l'Europa... Puisque l'Europa, c'est plus Costa 😕 ...
On va commencer donc par l'arrivée à la gare maritime, et l'accès à bord... En effet, l'intermède "Sofitel" n'a pas sa comparaison Costa...
(à suivre)
Désolé pour le retard, et ça ne va pas encore aller très vite, mon petit dernier venant d'être muté de Blois à Arcachon... Il l'a appris il y a huit jours et commence dans ses nouvelles fonctions le 20... Alors évidemment, j'en suis déjà à un trajet Poitiers-Arcachon pour l'aider à trouver un appart (ça, c'est fait), et puis je vais l'assister pour toutes les démarches administratives... Le déménagement, il va voir ça avec des copains... Mais ça fait quand même speed, même s'il pense "camper" dans son nouvel appart et ne déménager que courant juillet... 😐
Mais bon, on va quand même rédiger doucement les différents éléments comparatifs, en prenant de façon analytique chaque "point", avec sa version "Costa" et sa version "MSC". Je rappelle que nous dirons "Costa" et "MSC" mais que ce n'est pas un comparatif des armateurs, mais simplement un comparatif de *notre vécu*, en "grande-suite Costa avec les avantages Gold-Pearl" d'une part, et en "suite YC3 de MSC, sans avantages de carte", lors de notre croisière du 22 mai dernier.
On a déjà vu par ailleurs qu'économiquement, c'était très proche, puisque "un peu moins cher chez Costa" sans l'option "Samsara Dream", un peu plus cher chez Costa avec la même option, et en gros équivalent si on admet possible de réserver pour toute la croisière le restaurant Samsara, sans les "choses du SPA"...
En pièces attachées, les plans des deux cabines : l'échelle n'est pas forcément la même, mais le lit fait toujours 180*200 (King Size) obtenu en fait dans les deux cas par le rapprochement de deux 90*200. C'est ainsi que l'on peut constater que ces deux cabines hors balcon, font exactement 36 m² chacune.
Il faut noter que le plan de la suite YC3 édité par MSC dans ses catalogues est *faux* : A droite du lit (mon côté), il n'y a aucun meuble, juste le mur, et le lit est décalé vers la droite dans la cabine. Le petit bureau-coiffeuse qui est dessiné à droite du lit est en fait à la place du "meuble jaune" qui se trouve à droite de la fenêtre de la chambre, imaginez donc là la petite table marron avec un fauteuil devant. Quant au "meuble jaune", il n'existe pas, on ne le retrouve pas "ailleurs" dans la cabine. Par contre, il faut ajouter, dans "l'antichambre" (séparée du salon par une porte) de la salle de bains, qui sert de dressing, un meuble haut avec 5 tiroirs de 40 cm de large, surmonté du coffre-fort. et une tringle-penderie, la seule de la cabine, et "à l'air libre" (sans portes).
Je rappelle aussi que la référence que nous avons prise en termes de plan de cabine, est la grande suite Costa sur le Serena, mais que le "fonctionnement" auquel nous nous référençons relève de tous nos souvenirs récents (2008 à 2010) dans plusieurs grandes suites, notamment celle du Luminosa qui n'a pas le même plan. Nous oublierons dans le comparatif la plus belle et la plus grande "grande suite" Costa, celle qui avait 4 vraies pièces et un grand balcon, et plus de 50 m² sans le balcon sur l'Europa... Puisque l'Europa, c'est plus Costa 😕 ...
On va commencer donc par l'arrivée à la gare maritime, et l'accès à bord... En effet, l'intermède "Sofitel" n'a pas sa comparaison Costa...
(à suivre)
Avis sur itinéraire (quasi définitif) dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous!
Voici mon circuit, après maintes heures de reflexion, et grâce à tous vos conseils! Merci à tous ceux qui se reconnaitront!!!😉
ITINERAIRE OUEST USA JUIN JUILLET 2009
Jour 1 : samedi 20 juin, arrivée à Los Angeles à 15h45 : récupérer voiture et Walmart pour courses. (Embassy Suites 300USD, ou Hacienda Hotel 202€) Jour 2 : L.A. Jour 3 : L.A.-DEATH VALLEY (5 h) (StonepipewellsVillage 115USD) Jour 4 : DEATH VALLEY- Las Vegas (3h)( Excalibur 60USD / nuit) Jour 5 : L.V. Jour 6 : L.V. Jour 7 : L.V.- GRAND CANYON (4h30) Tusayan, (Holiday Inn Express 160USD) Jour 8: Grand canyon (hélico le matin cause chaleur)- BLUFF (en passant par Monument Valley l’après-midi) ( Mokee Hotel 60USD, ou Recapture Lodge 65USD). Jour 9 : BLUFF-MOAB en passant par The Needles Canyonlands South le matin, arrivée soirée (Big Horne Lodge 90USD). Jour 10 : MOAB- visite Canyonlands et Arches, (Big Horne Lodge 90). Jour 11 : MOAB- BRYCE en passant par Capitol Reef, arrivée coucher de soleil (Bryce Canyon Lodge dans le parc 160USD). Jour 12 : BRYCE le matin, puis route vers ZION, ( Zion Lodge, dans le parc 175USD). Jour 13 : ZION le matin, puis route vers SALT LAKE CITY (5 h), (Skyharbour Suites 80USD, ou Carlton Hotel 80USD). Jour 14 : S.L.C., visite, -Jackson Hole (3h), (Teton Gables Motel 85USD). Jour 15 : Jackson Hole- visite de GRAND TETON (1h 30 pour le traverser), arrivée à YELLOWSTONE, à Old Faithful, (Old Faithful Inn 200USD). Jour 16 : YELLOWSTONE, boucle de Old Faithful, Lake Village, Canyon, West Yellowstone. (Alpine Motel 75USD). Jour 17: YELLOWSTONE, boucle de West Yellowstone, Canyon, Tower Roosevelt, Gardiner et retour. (Alpine Motel 75USD, ou Stage Coach Inn 140USD). Jour 18: WEST YELLOSTONE-ELKO (8h), (Shilo Inn). Jour 19: ELKO- RENO (Motel 6, 50USD). Jour 20: RENO- YOSEMITE, Lee Vining? Jour 21 : Lee Vining- visite Yosémite, arrivée soirée au Yosémite Lodge of the Falls, à Yosémite Village, dans le parc, 115USD Jour 22 :YOSEMITE- SAN FRANCISCO, ( Holiday Inn Fisherman’s Wharl 110€, petit déj. Ou Sofitel, Ou Holiday Inn Express Airport 220€ (2 nuits)) Jour 23: S.F. (1 jour de plus ?) Jour 24 : Retour France, avion à 15h30. Jour 25 : Arrivée Paris à 11 h. OUF !!!
BUDGET : Hôtels : 2000€ Hélico : 700€ pour 4 TOTAL10000€ Voiture Essence : 1500 € Spectacle L.V. : 700€ Nourriture : 2800€ ( 150 x 23) Faux frais : ? Avion : 2000€ Prévoir rallonge …..2000€
ITINERAIRE OUEST USA JUIN JUILLET 2009
Jour 1 : samedi 20 juin, arrivée à Los Angeles à 15h45 : récupérer voiture et Walmart pour courses. (Embassy Suites 300USD, ou Hacienda Hotel 202€) Jour 2 : L.A. Jour 3 : L.A.-DEATH VALLEY (5 h) (StonepipewellsVillage 115USD) Jour 4 : DEATH VALLEY- Las Vegas (3h)( Excalibur 60USD / nuit) Jour 5 : L.V. Jour 6 : L.V. Jour 7 : L.V.- GRAND CANYON (4h30) Tusayan, (Holiday Inn Express 160USD) Jour 8: Grand canyon (hélico le matin cause chaleur)- BLUFF (en passant par Monument Valley l’après-midi) ( Mokee Hotel 60USD, ou Recapture Lodge 65USD). Jour 9 : BLUFF-MOAB en passant par The Needles Canyonlands South le matin, arrivée soirée (Big Horne Lodge 90USD). Jour 10 : MOAB- visite Canyonlands et Arches, (Big Horne Lodge 90). Jour 11 : MOAB- BRYCE en passant par Capitol Reef, arrivée coucher de soleil (Bryce Canyon Lodge dans le parc 160USD). Jour 12 : BRYCE le matin, puis route vers ZION, ( Zion Lodge, dans le parc 175USD). Jour 13 : ZION le matin, puis route vers SALT LAKE CITY (5 h), (Skyharbour Suites 80USD, ou Carlton Hotel 80USD). Jour 14 : S.L.C., visite, -Jackson Hole (3h), (Teton Gables Motel 85USD). Jour 15 : Jackson Hole- visite de GRAND TETON (1h 30 pour le traverser), arrivée à YELLOWSTONE, à Old Faithful, (Old Faithful Inn 200USD). Jour 16 : YELLOWSTONE, boucle de Old Faithful, Lake Village, Canyon, West Yellowstone. (Alpine Motel 75USD). Jour 17: YELLOWSTONE, boucle de West Yellowstone, Canyon, Tower Roosevelt, Gardiner et retour. (Alpine Motel 75USD, ou Stage Coach Inn 140USD). Jour 18: WEST YELLOSTONE-ELKO (8h), (Shilo Inn). Jour 19: ELKO- RENO (Motel 6, 50USD). Jour 20: RENO- YOSEMITE, Lee Vining? Jour 21 : Lee Vining- visite Yosémite, arrivée soirée au Yosémite Lodge of the Falls, à Yosémite Village, dans le parc, 115USD Jour 22 :YOSEMITE- SAN FRANCISCO, ( Holiday Inn Fisherman’s Wharl 110€, petit déj. Ou Sofitel, Ou Holiday Inn Express Airport 220€ (2 nuits)) Jour 23: S.F. (1 jour de plus ?) Jour 24 : Retour France, avion à 15h30. Jour 25 : Arrivée Paris à 11 h. OUF !!!
BUDGET : Hôtels : 2000€ Hélico : 700€ pour 4 TOTAL10000€ Voiture Essence : 1500 € Spectacle L.V. : 700€ Nourriture : 2800€ ( 150 x 23) Faux frais : ? Avion : 2000€ Prévoir rallonge …..2000€
La Bolivie, enfin... English translation pending
Ca y est, nous voici rentré de notre séjour en Bolivie, les yeux et la tête encore émerveillés des paysages rencontrés.
Et après avoir recueilli tant et tant de précieuses informations sur ce site, c'est à mon tour de venir conter et tenter d'aider les forumeurs qui envisagent de partir à la découverte de ce pays.
Bien sur, je suis à disposition pour tout détail qui pourrait vous être utile.
Avant de démarrer, je veux remercier tous ceux qui, par leurs expériences et leurs conseils, m'ont permis de préparer ce "fabuleux voyage"... (certains se reconnaitront peut-être dans les lignes et photos qui vont suivre...).
C'est à Sucre que tout commence, le vendredi 15 septembre 2017.
Après une nuit récupératrice passée à l'hôtel Su Merced (nous sommes arrivés hier au soir de Madrid), nous filons chez "Biz Rent a Car" à quelques pas de là afin d'établir un premier contact physique avec le loueur de 4x4. Nous y rencontrons Alejandra, avec laquelle nous avions échangé mails et communications téléphoniques afin d'effectuer la réservation. Le contact est bon, et le fait qu'elle parle le français nous aide beaucoup. Présentation du véhicule (Mitsubishi Montero Sport de 72000 kilomètres) qui semble en parfait état; il est livré avec un réservoir supplémentaire de 85 litres (soit 160 litres d'autonomie) fixé sur la galerie de toit, à coté de la pelle et de la seconde roue de secours. Puis, breafing sur la conduite dans le sud Lipez et sur le salar : sans être alarmiste, Alejandra se montre suffisamment convaincante pour attirer notre attention sur les difficultés que nous pourrons rencontrer.... Rendez-vous est pris demain matin pour le paiement et la prise en charge du véhicule.
En attendant, nous partons à pied pour le couvent de la Recoleta : le souffle est court dans la montée qui nous y emmène, mais ça va (nous sommes à 2850 m), et le léger mal de tête de ce matin disparait. Après la visite, déjeuner au Mirador, presqu'en face. Puis direction le centre ville : c'est aujourd'hui le début des festivités prévues en l'honneur de la vierge de Guadelupe; aux dires d'Alejandra, ce serait le second évènement de cette importance en Bolivie après le carnaval d'Oruro : bonne surprise !!!
Samedi 16 septembre 2017 : toujours à Sucre.
Cette nuit, nous avons découvert que les fanfares font partie des nuits boliviennes, si bien que le sommeil n'a pas été terrible. A 9h30, nous sommes chez Biz : signature du contrat de location, paiement, prise en main du véhicule avec essai dans les rues de Sucre, et encore des conseils de conduite (je ne suis pas un "pro" du 4x4 hors piste : mon expérience se limite à un inoubliable séjour en Namibie il y a 3 ans). Courses au petit supermarché tout proche de l'hôtel. L'après-midi se passe dans le centre de Sucre, à suivre le défilé des nombreux groupes représentant les villes et villages alentours : festival de couleurs, de danses et de musiques.






Avant de démarrer, je veux remercier tous ceux qui, par leurs expériences et leurs conseils, m'ont permis de préparer ce "fabuleux voyage"... (certains se reconnaitront peut-être dans les lignes et photos qui vont suivre...).
C'est à Sucre que tout commence, le vendredi 15 septembre 2017.
Après une nuit récupératrice passée à l'hôtel Su Merced (nous sommes arrivés hier au soir de Madrid), nous filons chez "Biz Rent a Car" à quelques pas de là afin d'établir un premier contact physique avec le loueur de 4x4. Nous y rencontrons Alejandra, avec laquelle nous avions échangé mails et communications téléphoniques afin d'effectuer la réservation. Le contact est bon, et le fait qu'elle parle le français nous aide beaucoup. Présentation du véhicule (Mitsubishi Montero Sport de 72000 kilomètres) qui semble en parfait état; il est livré avec un réservoir supplémentaire de 85 litres (soit 160 litres d'autonomie) fixé sur la galerie de toit, à coté de la pelle et de la seconde roue de secours. Puis, breafing sur la conduite dans le sud Lipez et sur le salar : sans être alarmiste, Alejandra se montre suffisamment convaincante pour attirer notre attention sur les difficultés que nous pourrons rencontrer.... Rendez-vous est pris demain matin pour le paiement et la prise en charge du véhicule.
En attendant, nous partons à pied pour le couvent de la Recoleta : le souffle est court dans la montée qui nous y emmène, mais ça va (nous sommes à 2850 m), et le léger mal de tête de ce matin disparait. Après la visite, déjeuner au Mirador, presqu'en face. Puis direction le centre ville : c'est aujourd'hui le début des festivités prévues en l'honneur de la vierge de Guadelupe; aux dires d'Alejandra, ce serait le second évènement de cette importance en Bolivie après le carnaval d'Oruro : bonne surprise !!!
Samedi 16 septembre 2017 : toujours à Sucre.
Cette nuit, nous avons découvert que les fanfares font partie des nuits boliviennes, si bien que le sommeil n'a pas été terrible. A 9h30, nous sommes chez Biz : signature du contrat de location, paiement, prise en main du véhicule avec essai dans les rues de Sucre, et encore des conseils de conduite (je ne suis pas un "pro" du 4x4 hors piste : mon expérience se limite à un inoubliable séjour en Namibie il y a 3 ans). Courses au petit supermarché tout proche de l'hôtel. L'après-midi se passe dans le centre de Sucre, à suivre le défilé des nombreux groupes représentant les villes et villages alentours : festival de couleurs, de danses et de musiques.






Discussion autour du concours photo février 2015 "Une photo qui donne envie de changer le monde" English translation pending
Les questions, les coups de gueule et les délires autour du concours photo de février 2015 : «Une photo qui donne envie de changer le monde» ;
c'est bien ici !
🙂
Pour participer au concours; c'est par ici
Le diaporama des photos proposées se trouve : là
🙂
Pour participer au concours; c'est par ici
Le diaporama des photos proposées se trouve : là
Idées de voyages à vélo en France? English translation pending
Je planifie de passer une couple de Mois en France , Je suis un adepte du Vélo au Québec et je cherche la ou les régions recommandés pour voyager en vélo sans tropd e difficulté en France
Entrer à vélo en Mongolie par l'Ouest, depuis la Chine English translation pending
Bonjour,
Je cherche des informations quant à la possibilité d'entrer en Mongolie par l'ouest, depuis la Chine et à vélo. Je sais que c'est faisable puisque ce couple d'Allemands l'a fait, mais j'ai l'impression que ça n'est pas de la tarte, et je ne vois pas de poste frontière sur la carte de Mongolie du Lonlely Planet (c'est ce que j'ai de mieux actuellement, je suis en voyage). Et Google Maps ne montre même pas de route.
En gros, mon but est d'aller en Mongolie depuis Urumqui (Chine) en évitant d'aller presque jusqu'à Pékin pour prendre la route principale qui va sur Ulaan-Bator.
Y aurait-il une bonne âme sur ce forum pour me donner des informations à ce sujet ?
Merci, Michel.
P.S. Je compte écrire aux Allemands sus-mentionnés à l'occasion, oui.
Je cherche des informations quant à la possibilité d'entrer en Mongolie par l'ouest, depuis la Chine et à vélo. Je sais que c'est faisable puisque ce couple d'Allemands l'a fait, mais j'ai l'impression que ça n'est pas de la tarte, et je ne vois pas de poste frontière sur la carte de Mongolie du Lonlely Planet (c'est ce que j'ai de mieux actuellement, je suis en voyage). Et Google Maps ne montre même pas de route.
En gros, mon but est d'aller en Mongolie depuis Urumqui (Chine) en évitant d'aller presque jusqu'à Pékin pour prendre la route principale qui va sur Ulaan-Bator.
Y aurait-il une bonne âme sur ce forum pour me donner des informations à ce sujet ?
Merci, Michel.
P.S. Je compte écrire aux Allemands sus-mentionnés à l'occasion, oui.
Royal Jordanian ou Kuwait Airways pour le Sri Lanka? English translation pending
Salut, Je compte partir au Sri Lanka vers mi-octobre et les vols les moins chers sur internet sont sur la Royal Jordanian et Kuwait Airways, connaissez-vous ces compagnies? qu'en pensez-vous?laquelle choisir??? Merci d'avance
Réflexion d'un retour de Cuba English translation pending
je reviens de pres d'1 mois et demi de cuba je ne veux pas m'eterniser sur mon sejour je veux juste dire que nous autres pays riche et industrialise avons beaucoup de chose a apprendre des sur le savoir vivre l'acceuil et
je ne vois plus les chose de la meme maniere en france les gens passe leur temps a manifeste faire greve etc........... les cubains possede 100000 raisons de plus que nous de se plaindre mais il ne le peuvent alors ils en rigole nous serions incapable de rigoler de nos malheurs enfin bref je vais pas faire la morale au monde je voulais juste faire un clin d'oeil a ce peuple au grand coeur et a la communaute cubaine a l'etranger qui possede toute mon admiration ..........(d'ailleur ca m'a tellement plu que j'y retourne dans un mois...😛)
Eurovélo 6 Passau / Budapest English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est, nous y sommes, nous ferons une partie de l'Euro Velo 6 en famille du 26 Juin au 26 Juillet 2015 soit environ 750 kms. 1 mois cela peut paraitre long pour une si courte distance mais avec des enfants, nous ne pouvons pas faire plus et nous voulons aussi faire un peu de tourisme. Nous recherchons actuellement un hebergement tout au long du parcours. Dans l'idéal, chez l'habitant serait parfait pour 2 raisons, cela permet de rencontrer et partager des experiences et aussi un mode de vie et d'un point de vue financier, c'est plutot interessant. Si vous avez de bons tuyaux à nous proposer, surtout n'hésitez pas. Nous sommes aussi preneurs de toutes informations concernant ce tronçon, y compris des infos sur le retour en train de Budapest sur Passau.
Nous avons aussi commencé un blog sur ce nouveau périple, n'hésitez pas à le commenter meme si nous n'en sommes qu'au début : http://eurovelo6family.canalblog.com
Si vous souhaitez mieux nous connaitre, vous pouvez aussi lire le blog de notre précedent périple, le Canal de Nantes à Brest : http://nantesabrest.canalblog.com
A bientôt, Olivier
Ca y est, nous y sommes, nous ferons une partie de l'Euro Velo 6 en famille du 26 Juin au 26 Juillet 2015 soit environ 750 kms. 1 mois cela peut paraitre long pour une si courte distance mais avec des enfants, nous ne pouvons pas faire plus et nous voulons aussi faire un peu de tourisme. Nous recherchons actuellement un hebergement tout au long du parcours. Dans l'idéal, chez l'habitant serait parfait pour 2 raisons, cela permet de rencontrer et partager des experiences et aussi un mode de vie et d'un point de vue financier, c'est plutot interessant. Si vous avez de bons tuyaux à nous proposer, surtout n'hésitez pas. Nous sommes aussi preneurs de toutes informations concernant ce tronçon, y compris des infos sur le retour en train de Budapest sur Passau.
Nous avons aussi commencé un blog sur ce nouveau périple, n'hésitez pas à le commenter meme si nous n'en sommes qu'au début : http://eurovelo6family.canalblog.com
Si vous souhaitez mieux nous connaitre, vous pouvez aussi lire le blog de notre précedent périple, le Canal de Nantes à Brest : http://nantesabrest.canalblog.com
A bientôt, Olivier
Voyage express pour l'Ouest: en route pour The Wave! English translation pending
Bonjour à tous,
Chose promise, chose due, je reviens sur le forum, après 10 petits jours dans l'ouest, afin de vous faire part de notre voyage. Merci à tous ceux qui m'ont aidée à préparer ce voyage express et un grand merci à vous tous pour vos posts et vos différents sites si utiles !!
Cela fait quelques années maintenant que je vous lis et que je participe à ce forum; il est donc temps pour moi d'en passer par là, par le CARNET DE VOYAGE ! 😊
La genèse et programme du voyage
Ce voyage n'est pas mon premier mais mon 6e aux USA dont 4 dans l'ouest. C'est entre filles que nous sommes parties cette année pour mon voyage le plus court de tous; nous n'avions, ma copine de route (28 ans) et moi-même (31 ans), que 10 petits jours à consacrer à ce voyage. Mieux, il n'aurait jamais dû exister... 😮
En effet, 2014 devait être une année sans US, sans canyon, sans asphalte et sans levée de soleil sur le lac. Résignée mais pas vaincue, je tentais la loterie de the Wave au mois d'avril, comme ça, pour voir mais sans vraiment y croire.
Le 2 mai, le résultat tombait : "Congratulation, you were selected in our lottery application for a Coyotte Buttes North permit". Je me souviens tomber genoux à terre me demandant quelle idée folle m'avait prise de tenter la loterie l'année où justement je ne devais pas aller aux USA!
Voilà comment est né ce voyage, d'une folie, de la chance et d'une irrépressible passion pour ce petit coin du monde !
L'excuse d'un voyage toute trouvée, rien n'était pourtant réglé: il nous fallait avoir des vacances! De mon coté, R.A.S, en toute jeune libérale rien d’impossible, mais, pour ma copilote, fraîchement dans son nouveau poste, la négociation allait être rude!
Début juin, elle obtenait 7 petits jours de congés: notre voyage s'est donc déroulé du 15 août au 26 août 2014 !
Notre billet pour the Wave nous autorisant à venir le Lundi 18 août, nous avons bâti notre voyage autour de cette rando!
Voici le programme que nous avons réalisé:
Jour 1: Arrivée à Las Vegas via Chicago sur vol UA - Nuit à Fremont Jour 2: Route vers Zion - Narrows et ordeville canyon / Route pour Bryce et nuit à Tropic Jour 3: Kodachrome Bassion SP - Cottonwood road - Arrivée au Camping de Wahweap Jour 4: The wave - the Wire pass Jour 5: Horseshoes bend - Lake powell Museum Jour 6: Boat sur le Lac Powell Jour 7: Toadstool Hoodoos - Paria Movie set - Route vers las Vegas Jour 8: Las vegas - Dolphin habitat et secret garden - Kiss Minigolf - NYC roller coaster Jour 9: Las vegas - las Vegas Discount fire arm - Casino Jour 10: Las Vegas - dernier jour Jour 11: Vol Retour via Chicago
Nous aurions voulu en faire plus. Retourner à Valley of Fire et à Snow Canyon visiter Red Canyon, bukskin Gulsh, Edmaier secret nous a été impossible en si peu de temps.
Surtout, et alors que nous voyageons habituellement en mai et juin lors de la saison sèche, la météo d’août a été très capricieuse sur Page. Par ailleurs, nous avons souffert de blessure, de bobos et de petits pépins sur le chemin. Cependant, RIEN n'a réellement entaché notre voyage, comme vous pourrez le constater lors des lignes qui vont suivre ....
Pour ceux qui ont survécu jusqu'ici BRAVO ! La nostalgie me rend bavarde, j'espère que les lignes qui vont suivre seront plus utiles ! En route ! 😎

Je vais ajouter plus de photos. Elles ne sont pas sur mon PC pour le moment 😎
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JOUR 1:
J'adore ces journées de départ, lorsque tout est devant nous et que tout est à découvrir. Nous partons de CDG Terminal 1 à 11h sur le vol United Airlines en transit pas Chicago O'Hare. J'avais déjà pris et particulièrement appréciée cette compagnie l'an dernier avec le vol via New York-Newark.
Une année ne faisant pas l'autre, ce vol a été particulièrement pénible. Un vol transatlantique dans un Boeing datant de mathusalem au choix de film très limité, une gestion déplorable des bagages à Chicago et du retard à las Vegas m'ont vite fait regretter mon choix de vol et de compagnie.
18h nous arrivons enfin au parking pour récupérer notre SUV. Quel choix cornélien: nous avons le choix entre une Jeep et une Jeep 2WD ! Entre la Compass et la Patriot notre choix est fait, même si en fait elles sont similaires, ce sera la Patriot car un peu moins de miles au compteur et un peu plus haute semble-t-il. Ces deux voitures n'auraient pas été adaptées pour une famille: nos deux valises de 25kg ne rentraient pas dans le coffre, pas assez profond pour les accueillir toutes les deux. 😮

Buckle up and go ! Nous prenons la route du walmart pour y récupérer vivres et matériels (chaise, matelas, burner et oreillers). Le crépuscule est déjà loin lorsque nous arrivons au "Main station casino and Hôtel". Nous avions choisi cet hôtel afin de faciliter notre départ au plus tôt le lendemain. C'est le type d'hôtel du vieux las Vegas, peu cher et idéal pour manger un morceau avant d'aller vite au lit 😛. Pour le prix, moins de 50$ la nuit avec deux lits queen, l'hôtel est correct avec un bon pub-restaurant. OK pour une nuit mais pas plus. Attention aux oreilles sensibles, la clim fait un bruit de dingue.
Une bonne douche, une bonne bière et un burger correct ont clôturé cette première journée bien chargée ! A 22H, chacune s’effondre dans son queen size moelleux comme de la guimauve.
JOUR 2:
Debout 5H30, jetlag oblige. Il fait encore nuit sur Las Vegas. Nous ne trainons pas afin d'être pour l'aube dans la voiture. Ces levés de soleil sont mes moments préférés, tout au long du voyage j'ai pu me délecter de la quiétude et du calme de l'aube qui réveille les paysages de l'ouest! 😇 Déjà à Paris, à la maison, j’aime sentir la ville se réveiller et la fraicheur du matin me fouetter le visage. Ici, aux USA, les matins sont comme des caresses paisibles et mystérieuses.
Il est 6H30 quand nous prenons la route pour ZION. Sur la route on devine des massifs familiers. Valley of fire, Snow Canyon et Red Cliffs font tour à tour leur apparition, nous faisant regretter de n’avoir plus de temps à passer dans cette région.
A 10h nous sommes au Visitor Center, en aquashoes et go pro, prêtes à bondir dans la navette qui doit nous amener au narrows. Comme souvent à Zion, il fait très beau et très chaud. Nous arrivons à Temple of Sinawava, noir de monde: c'est samedi en plein mois d'août. 😮
Confiante, bâton de marche à la main et aquashoes aux pieds, nous partons nous aussi à l'assaut des narrows!
Au bout de 45 minutes de marche, les narrows sont toujours aussi noir de monde. Je me rappelle avoir lu dans un carnet qu'un passage profond décourageait la plus part des visiteurs de s'aventurer plus loin. Au bout d'une heure trente de marche il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas assez d'eau (jamais plus que mi-cuisse) et les narrows verront défiler un flot incessant de touristes toute cette journée.
C’est dans une eau fraîche et agréable que nous progression vaillamment. Alternant marche dans un lit à sec ou immergé, le sol est parfois accidenté et jonché de pierre polie par l’érosion. Dans l’eau, il nous faut jouer les acrobates et veiller à ne pas glisser. Rapidement, les talons picotes, sans chaussettes néoprènes les pieds frottent dans les chaussures: l’ampoule est inéluctable. L’eau et l’adrénaline font vite oublier ce désagrément.
Soudainement, crack ! Ma cheville la tuile. Par nature fragile, elle glisse et se tord sur un rocher malicieux. Qu’importe, malgré cette gêne je progresse et m’émerveille des couleurs et des hautes falaises qui se dévoilent à chaque méandre.
A la jonction avec Orderville Canyon nous y pénétrons. S'en suit une succession de petites cascades et de petites pools. Malgré un canyon très ludique, nous stoppons net à une plus grande cascade, infranchissable ou presque sans matériels.
Aller-retour, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour faire cette randonnée. Nous rentrons avec des ampoules, une cheville foulée et, il faut bien le dire, avec un peu de déception dans nos besaces. Il est vrai que nous avions beaucoup d'attentes, trop peut-être. Je ne doute pas qu'avec plus d'eau et moins de monde, cette rando aurait été à la hauteur de nos espérances.
En comparaison, Kanarra creek, tout au près de la zone nord de Zion, nous avais plu d’avantage. Faible fréquentation, cascades, narrows et crapahutages nous avaient conquis !
Il est 17h quand nous prenons la route pour Bryce canyon sur la jolie route 9 que nous avons suivie depuis Hurricaine. Le soir, "Rodéo" et diner au Ruby's inn, assez bof pour tout dire. On devient exigent et difficile à force de voir de belles choses ! 😎
A 22h nous rejoignons notre Cabine au « Bryce Canyon Log Cabins » de Tropic. Le chalet est parfait, spacieux avec tout le confort nécessaire pour passer une bonne nuit. Le prix est assez élevé mais pour le coin c’est assez classique. Surtout, réservée moins d’un mois avant le départ, nous étions déjà bien chanceuses de trouver une chambre à moins de 10km de Bryce.
Demain commence la vraie aventure : Kodachrome et la cottonwood Road qui nous mèneront à Page! C'est rêveuse que je m'endors!
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Chose promise, chose due, je reviens sur le forum, après 10 petits jours dans l'ouest, afin de vous faire part de notre voyage. Merci à tous ceux qui m'ont aidée à préparer ce voyage express et un grand merci à vous tous pour vos posts et vos différents sites si utiles !!
Cela fait quelques années maintenant que je vous lis et que je participe à ce forum; il est donc temps pour moi d'en passer par là, par le CARNET DE VOYAGE ! 😊
La genèse et programme du voyage
Ce voyage n'est pas mon premier mais mon 6e aux USA dont 4 dans l'ouest. C'est entre filles que nous sommes parties cette année pour mon voyage le plus court de tous; nous n'avions, ma copine de route (28 ans) et moi-même (31 ans), que 10 petits jours à consacrer à ce voyage. Mieux, il n'aurait jamais dû exister... 😮
En effet, 2014 devait être une année sans US, sans canyon, sans asphalte et sans levée de soleil sur le lac. Résignée mais pas vaincue, je tentais la loterie de the Wave au mois d'avril, comme ça, pour voir mais sans vraiment y croire.
Le 2 mai, le résultat tombait : "Congratulation, you were selected in our lottery application for a Coyotte Buttes North permit". Je me souviens tomber genoux à terre me demandant quelle idée folle m'avait prise de tenter la loterie l'année où justement je ne devais pas aller aux USA!
Voilà comment est né ce voyage, d'une folie, de la chance et d'une irrépressible passion pour ce petit coin du monde !
L'excuse d'un voyage toute trouvée, rien n'était pourtant réglé: il nous fallait avoir des vacances! De mon coté, R.A.S, en toute jeune libérale rien d’impossible, mais, pour ma copilote, fraîchement dans son nouveau poste, la négociation allait être rude!
Début juin, elle obtenait 7 petits jours de congés: notre voyage s'est donc déroulé du 15 août au 26 août 2014 !
Notre billet pour the Wave nous autorisant à venir le Lundi 18 août, nous avons bâti notre voyage autour de cette rando!
Voici le programme que nous avons réalisé:
Jour 1: Arrivée à Las Vegas via Chicago sur vol UA - Nuit à Fremont Jour 2: Route vers Zion - Narrows et ordeville canyon / Route pour Bryce et nuit à Tropic Jour 3: Kodachrome Bassion SP - Cottonwood road - Arrivée au Camping de Wahweap Jour 4: The wave - the Wire pass Jour 5: Horseshoes bend - Lake powell Museum Jour 6: Boat sur le Lac Powell Jour 7: Toadstool Hoodoos - Paria Movie set - Route vers las Vegas Jour 8: Las vegas - Dolphin habitat et secret garden - Kiss Minigolf - NYC roller coaster Jour 9: Las vegas - las Vegas Discount fire arm - Casino Jour 10: Las Vegas - dernier jour Jour 11: Vol Retour via Chicago
Nous aurions voulu en faire plus. Retourner à Valley of Fire et à Snow Canyon visiter Red Canyon, bukskin Gulsh, Edmaier secret nous a été impossible en si peu de temps.
Surtout, et alors que nous voyageons habituellement en mai et juin lors de la saison sèche, la météo d’août a été très capricieuse sur Page. Par ailleurs, nous avons souffert de blessure, de bobos et de petits pépins sur le chemin. Cependant, RIEN n'a réellement entaché notre voyage, comme vous pourrez le constater lors des lignes qui vont suivre ....
Pour ceux qui ont survécu jusqu'ici BRAVO ! La nostalgie me rend bavarde, j'espère que les lignes qui vont suivre seront plus utiles ! En route ! 😎

Je vais ajouter plus de photos. Elles ne sont pas sur mon PC pour le moment 😎
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JOUR 1:
J'adore ces journées de départ, lorsque tout est devant nous et que tout est à découvrir. Nous partons de CDG Terminal 1 à 11h sur le vol United Airlines en transit pas Chicago O'Hare. J'avais déjà pris et particulièrement appréciée cette compagnie l'an dernier avec le vol via New York-Newark.
Une année ne faisant pas l'autre, ce vol a été particulièrement pénible. Un vol transatlantique dans un Boeing datant de mathusalem au choix de film très limité, une gestion déplorable des bagages à Chicago et du retard à las Vegas m'ont vite fait regretter mon choix de vol et de compagnie.
18h nous arrivons enfin au parking pour récupérer notre SUV. Quel choix cornélien: nous avons le choix entre une Jeep et une Jeep 2WD ! Entre la Compass et la Patriot notre choix est fait, même si en fait elles sont similaires, ce sera la Patriot car un peu moins de miles au compteur et un peu plus haute semble-t-il. Ces deux voitures n'auraient pas été adaptées pour une famille: nos deux valises de 25kg ne rentraient pas dans le coffre, pas assez profond pour les accueillir toutes les deux. 😮

Buckle up and go ! Nous prenons la route du walmart pour y récupérer vivres et matériels (chaise, matelas, burner et oreillers). Le crépuscule est déjà loin lorsque nous arrivons au "Main station casino and Hôtel". Nous avions choisi cet hôtel afin de faciliter notre départ au plus tôt le lendemain. C'est le type d'hôtel du vieux las Vegas, peu cher et idéal pour manger un morceau avant d'aller vite au lit 😛. Pour le prix, moins de 50$ la nuit avec deux lits queen, l'hôtel est correct avec un bon pub-restaurant. OK pour une nuit mais pas plus. Attention aux oreilles sensibles, la clim fait un bruit de dingue.
Une bonne douche, une bonne bière et un burger correct ont clôturé cette première journée bien chargée ! A 22H, chacune s’effondre dans son queen size moelleux comme de la guimauve.
JOUR 2:
Debout 5H30, jetlag oblige. Il fait encore nuit sur Las Vegas. Nous ne trainons pas afin d'être pour l'aube dans la voiture. Ces levés de soleil sont mes moments préférés, tout au long du voyage j'ai pu me délecter de la quiétude et du calme de l'aube qui réveille les paysages de l'ouest! 😇 Déjà à Paris, à la maison, j’aime sentir la ville se réveiller et la fraicheur du matin me fouetter le visage. Ici, aux USA, les matins sont comme des caresses paisibles et mystérieuses.
Il est 6H30 quand nous prenons la route pour ZION. Sur la route on devine des massifs familiers. Valley of fire, Snow Canyon et Red Cliffs font tour à tour leur apparition, nous faisant regretter de n’avoir plus de temps à passer dans cette région.
A 10h nous sommes au Visitor Center, en aquashoes et go pro, prêtes à bondir dans la navette qui doit nous amener au narrows. Comme souvent à Zion, il fait très beau et très chaud. Nous arrivons à Temple of Sinawava, noir de monde: c'est samedi en plein mois d'août. 😮
Confiante, bâton de marche à la main et aquashoes aux pieds, nous partons nous aussi à l'assaut des narrows!
Au bout de 45 minutes de marche, les narrows sont toujours aussi noir de monde. Je me rappelle avoir lu dans un carnet qu'un passage profond décourageait la plus part des visiteurs de s'aventurer plus loin. Au bout d'une heure trente de marche il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas assez d'eau (jamais plus que mi-cuisse) et les narrows verront défiler un flot incessant de touristes toute cette journée.
C’est dans une eau fraîche et agréable que nous progression vaillamment. Alternant marche dans un lit à sec ou immergé, le sol est parfois accidenté et jonché de pierre polie par l’érosion. Dans l’eau, il nous faut jouer les acrobates et veiller à ne pas glisser. Rapidement, les talons picotes, sans chaussettes néoprènes les pieds frottent dans les chaussures: l’ampoule est inéluctable. L’eau et l’adrénaline font vite oublier ce désagrément.
Soudainement, crack ! Ma cheville la tuile. Par nature fragile, elle glisse et se tord sur un rocher malicieux. Qu’importe, malgré cette gêne je progresse et m’émerveille des couleurs et des hautes falaises qui se dévoilent à chaque méandre.
A la jonction avec Orderville Canyon nous y pénétrons. S'en suit une succession de petites cascades et de petites pools. Malgré un canyon très ludique, nous stoppons net à une plus grande cascade, infranchissable ou presque sans matériels.
Aller-retour, il nous aura fallu un peu plus de quatre heures pour faire cette randonnée. Nous rentrons avec des ampoules, une cheville foulée et, il faut bien le dire, avec un peu de déception dans nos besaces. Il est vrai que nous avions beaucoup d'attentes, trop peut-être. Je ne doute pas qu'avec plus d'eau et moins de monde, cette rando aurait été à la hauteur de nos espérances.
En comparaison, Kanarra creek, tout au près de la zone nord de Zion, nous avais plu d’avantage. Faible fréquentation, cascades, narrows et crapahutages nous avaient conquis !
Il est 17h quand nous prenons la route pour Bryce canyon sur la jolie route 9 que nous avons suivie depuis Hurricaine. Le soir, "Rodéo" et diner au Ruby's inn, assez bof pour tout dire. On devient exigent et difficile à force de voir de belles choses ! 😎
A 22h nous rejoignons notre Cabine au « Bryce Canyon Log Cabins » de Tropic. Le chalet est parfait, spacieux avec tout le confort nécessaire pour passer une bonne nuit. Le prix est assez élevé mais pour le coin c’est assez classique. Surtout, réservée moins d’un mois avant le départ, nous étions déjà bien chanceuses de trouver une chambre à moins de 10km de Bryce.
Demain commence la vraie aventure : Kodachrome et la cottonwood Road qui nous mèneront à Page! C'est rêveuse que je m'endors!
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Visa run Thaïlande: 30 jours par voie terrestre? English translation pending
Salut,
Il semblerait que les ressortissants de 7 pays: France, Royaume-Uni, U.S.A, Japon, Allemagne, Canada et Italie, obtiennent 30 jours par voie terrestre (au lieu de 15 jours), à partir du 1 novembre 2013
Lien: http://bestbangkokvisarun.com/news-and-updates/
Quelqu'un a-t-il bénéficié de cette nouvelle mesure? Info ou intox?
Quelqu'un a-t-il bénéficié de cette nouvelle mesure? Info ou intox?
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
La Thaïlande change English translation pending
Hello , je reviens tout juste de ma 5e visite en Thailande , et c'est la première fois que j'ai une mauvaise impression en rentrant chez moi .
Je tiens à dire que je suis resté sur l'autoroute touristique cette fois ci , donc ce n'est seulement qu'une impression dans ce contexte et non en dehors .
Mon dernier voyage remonte à 2010 dans ce pays .
Premierement : le sourire disparait de plus en plus , et il etait deja en perte dans les stations balneaires telles que Koh Samui , Phuket , Krabi , mais ici je trouve l'accueil parfois meme "agressive" , ou l'inverse completement blasé . Vous etes là pour cracher du fric et on vous le fait bien sentir , le tout avec une technique bien rodée.
Les prix ont augmenté , certains atteignent des sommets de stupidité comme ce pad thai kong à 200 baht dans un food center de phuket ... alors qu'on en trouve à 30 baht dans le nord du pays ... La bière elle aussi a prix de la valeur , le meme prix qu'en france . Heureusement , le rapport qualité/prix de l’hôtellerie reste excellent .
Deuxiemement : des travaux , des travaux partout ... impossible de dormir tranquille sans avoir un bruit de marteau , de perceuses , des chantier partout, puis des hotels en masse, des restos en masse, des massages/spa tous les 50metres . Saoulant .
Niveau environnement , la aussi ca devient franchement déguelasse . Les plages sont très sales hors saison , en particulierles plages de ko lanta jonchés de dechets , une vraie poubelle !! Les thailandais ne sont pas vraiment les amis de la terre mais les voire se ballader en ville ou au bord de plage avec des especes protegés comme les lemuriens et les gibbons pour les photos souvenirs des touristes , c'est gerbant .
Voila vraiment déçu de l'evolution de ce pays , si j'y retourne c'est pour le nord que j’affectionne , mais le nom de pays du "sourire " ne me semble plus approprié .
Allez aux philippines , de vrais sourires et des habitants vraiment sinceres et attachants .
Transit à Paris de 1h20 pour New York English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je m'envole prochainement pour New York. Mais avant cela, j'avais une petite question. J'ai remarqué qu'en réservant mes vols sur le site de KLM pour New York, j'ai une escale à Paris.
Mes vols se passent de la manière suivante: Je pars de Genève et arrive à Paris à 15h10 Je repars de Paris à 16h30 pour New York. (le tout est opéré par la compagnie AIR FRANCE)
J'ai regardé sur le site de l'aéroport CDG : J'arrive au terminal 2F à 15H10 et repars au terminal 2E à 16H30. Je voulais savoir si 1h20 est suffisant pour faire le transit d'un avion à l'autre et combien de temps faut-il pour aller d'un terminal à l'autre. de plus, quels sont les contrôles à passer pour se rendre à l'autre terminal?
Apparrement les terminaux doivent être l'un à côté de l'autre, mais je ne connais vraiment pas l'aéroport de Paris . D'habitude, tous mes transits se font automatiquement par Amsterdam.
Merci d'avance pour vos réponses !
Je m'envole prochainement pour New York. Mais avant cela, j'avais une petite question. J'ai remarqué qu'en réservant mes vols sur le site de KLM pour New York, j'ai une escale à Paris.
Mes vols se passent de la manière suivante: Je pars de Genève et arrive à Paris à 15h10 Je repars de Paris à 16h30 pour New York. (le tout est opéré par la compagnie AIR FRANCE)
J'ai regardé sur le site de l'aéroport CDG : J'arrive au terminal 2F à 15H10 et repars au terminal 2E à 16H30. Je voulais savoir si 1h20 est suffisant pour faire le transit d'un avion à l'autre et combien de temps faut-il pour aller d'un terminal à l'autre. de plus, quels sont les contrôles à passer pour se rendre à l'autre terminal?
Apparrement les terminaux doivent être l'un à côté de l'autre, mais je ne connais vraiment pas l'aéroport de Paris . D'habitude, tous mes transits se font automatiquement par Amsterdam.
Merci d'avance pour vos réponses !
Le topless est-il accepté ou pas en Egypte? English translation pending
Salut, ben voilà je pars en Egypte en aôut et j'aimerais savoir si les Egyptiens acceptent le topless, en Tunisie et en Turquie je n'ai eu aucun problème mais en Egypte j'en ai aucune idée!!!😉
Si l'une d'entre vouis peux me répondre se serait vraiment sympa!!!
Merci d'avance, Holly
Merci d'avance, Holly
Les 5 plus belles villes au monde English translation pending
Je classe Sydney comme archi favori
ensuite Auckland Kuala Lumpur Vienne et Barcelone
Algérie depuis la France via la Tunisie avec véhicule English translation pending
bonjour a tous....
Dans les prochains mois je compte me rendre en Algérie (bejaia) via la Tunisie (tunis), aller-retour.
J'aimerais savoir s'il est facile de traverser la Tunisie sans encombre sachant que j'aurai mon véhicule, le passage en douane, comment se passe-t'il.
Cette option m'intéresse car la traversée par bateau est moins chère que pour l'Algérie.
Merci pour vos réponses.
Destination lac Léman à vélo (Suisse) English translation pending
Bonjour à tous, 🙂
Je suis à la tte fin de mes études universitaires, j'ai 24ans. Avant d'entamer pour de bon une vie active, je souhaite réaliser un rêve un peu fou, celui de partir en Vacance sans presque rien dépenser et dans l'effort avec mon pote d'enfance. Ce qui nous a motivé à partir en Vélo d'Auvergne, notre Région pour rallier Genêve et faire le tour du Lac Léman. On s'est donné 15 jours pour réaliser cet objectif. Nous ne sommes pas féru de vélo ni lui ni moi. Lui est coach sportif et pratique l'athlétisme, moi je pratique la boxe thai ainsi que la course à pied. Dernièrement je pratique beaucoup moins de sport, Diplôme oblige, et lui aussi me confie une baisse de motivation. Ce voyage est donc un challenge même s'il ne s'agit pas d'une course contre la montre mais bien de vacance. Nous souhaitons pouvoir voyager autrement, espérons faire de riches rencontres, se payer des bonnes tranches de rires, voir du paysage. Je viens à vous sur ce forum car mes connaissances en la matière sont limitées et j'ai à coeur de préparer ce départ au mieux. Nous partirons le 6/08/2014. J'ai déjà planifié notre parcours, le voici :
Lac Léman RoadTrip Jour-J : 06/08/2014, Vichy -->Roanne 70 km ; Jour-2: 07/08/2014, Roanne -->Tarare 45 km; Jour-3: 08/08/2014, Tarare --> Lyon 45 km; Jour-4: 09/08/2014, Lyon --> Chambéry 100 km; Jour-5: 10/08/2014, Chambéry ->Aix l. Bains15km->Annecy 35km=50km; Jour-6: 11/08/2014, Annecy --> Genêve 40 km ; Jour-7: 12/08/2014, Genêve --> Rolle 34 km ; Jour-8: 13/08/2014, Rolle --> Lausanne 30km ; Jour-9: 14/08/2014, Lausanne-->Burier 30km; jour-10:15/08/2014, Burier --> Noville 15km; jour-11:16/08/2014, Noville--> Excenevex 50km; Jour-12 ou 13: 17,18/08/2014, Excenevex-->Genêve 30km; Retour Vichy en train . On peut se permettre 1 ou 2 jours de pause supplémentaire entre une étape si on est usé ou si on a rencontré des gens sympa.
Nous avons besoin de tous les conseils indispensables pour préparer un tel voyage sur le plan matériel, physique, psychologique, Alimentaire ... J'espère obtenir des retours, conseils ou autres questions et vous remercie de votre participation à ce projet qui nous tient à coeur.
A bientôt !
LeBitumier
Je suis à la tte fin de mes études universitaires, j'ai 24ans. Avant d'entamer pour de bon une vie active, je souhaite réaliser un rêve un peu fou, celui de partir en Vacance sans presque rien dépenser et dans l'effort avec mon pote d'enfance. Ce qui nous a motivé à partir en Vélo d'Auvergne, notre Région pour rallier Genêve et faire le tour du Lac Léman. On s'est donné 15 jours pour réaliser cet objectif. Nous ne sommes pas féru de vélo ni lui ni moi. Lui est coach sportif et pratique l'athlétisme, moi je pratique la boxe thai ainsi que la course à pied. Dernièrement je pratique beaucoup moins de sport, Diplôme oblige, et lui aussi me confie une baisse de motivation. Ce voyage est donc un challenge même s'il ne s'agit pas d'une course contre la montre mais bien de vacance. Nous souhaitons pouvoir voyager autrement, espérons faire de riches rencontres, se payer des bonnes tranches de rires, voir du paysage. Je viens à vous sur ce forum car mes connaissances en la matière sont limitées et j'ai à coeur de préparer ce départ au mieux. Nous partirons le 6/08/2014. J'ai déjà planifié notre parcours, le voici :
Lac Léman RoadTrip Jour-J : 06/08/2014, Vichy -->Roanne 70 km ; Jour-2: 07/08/2014, Roanne -->Tarare 45 km; Jour-3: 08/08/2014, Tarare --> Lyon 45 km; Jour-4: 09/08/2014, Lyon --> Chambéry 100 km; Jour-5: 10/08/2014, Chambéry ->Aix l. Bains15km->Annecy 35km=50km; Jour-6: 11/08/2014, Annecy --> Genêve 40 km ; Jour-7: 12/08/2014, Genêve --> Rolle 34 km ; Jour-8: 13/08/2014, Rolle --> Lausanne 30km ; Jour-9: 14/08/2014, Lausanne-->Burier 30km; jour-10:15/08/2014, Burier --> Noville 15km; jour-11:16/08/2014, Noville--> Excenevex 50km; Jour-12 ou 13: 17,18/08/2014, Excenevex-->Genêve 30km; Retour Vichy en train . On peut se permettre 1 ou 2 jours de pause supplémentaire entre une étape si on est usé ou si on a rencontré des gens sympa.
Nous avons besoin de tous les conseils indispensables pour préparer un tel voyage sur le plan matériel, physique, psychologique, Alimentaire ... J'espère obtenir des retours, conseils ou autres questions et vous remercie de votre participation à ce projet qui nous tient à coeur.
A bientôt !
LeBitumier
Transport d'un 4x4 France-Namibie English translation pending
Qui peut me donner une adresse de transport maritime pour transporter mon 4x4 en Namibie
Claire-lise
Train prenant les vélos de Budapest à Zurich? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il utilisé les trains de nuit de Budapest à Zurich ? savez-vous s'ils prennent les vélos sans emballage ? Sur Bahn.de je n'arrive pas à savoir où est le logo avec ou sans vélo Merci
Quelqu'un a-t-il utilisé les trains de nuit de Budapest à Zurich ? savez-vous s'ils prennent les vélos sans emballage ? Sur Bahn.de je n'arrive pas à savoir où est le logo avec ou sans vélo Merci
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (1ère partie) English translation pending

40 jours dans le sud-ouest américain
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie)
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Genèse de notre voyage Lors du départ de nos amis Laurence et Jean-Pierre pour Los Angeles (pour le boulot de JP) en 2008, ce dernier nous a dit « vous savez où vous passerez vos prochaines vacances ». Pratiquement un an plus tard, après une préparation que je pense pouvoir qualifier d'intensive, nous voici à l'aube de notre « grand périple ».
Quelques chiffres pour résumer :départ le 16 mai et retour le 25 juin (je pioche dans mon compte épargne-temps), 30 jours de randonnées et visites, principalement nord Arizona et sud Utah, environ 6200 km de prévus, 6 nuits d'hôtels et 3 chez l'habitant (pour le reste, ce sera dans la voiture).Deux thèmes principaux ont orienté ce voyage :paysages et miracles de l'érosion, traces de civilisations anciennes (précolombiennes).

Vous pouvez trouver (plein) d'autres photos à l'adresse suivante : http://picasaweb.google.com/isap29
Préparation Isabelle me laissant le soin de la préparation, je commence par les guides standards : le Routard (toujours mon préféré) Californie et Parcs de l'ouest américain, le Futé, Hachette et Lonely Planet. Je surligne abondamment sans trop restreindre (je laisse quand même tomber Yellowstone, trop haut pour cette fois). Des vacances pluvieuses à Belle-Île en août 2008 me permettent d'établir un fichier Excel avec tous les points sélectionnés et les infos associées. Un ami me fait découvrir Google Maps (quel plaisir et quel outil) et je génère une première carte. Oups ! Plus de 7500 km en n'ayant pris que les points principaux soit, au minimum, plus de 10 000 au final. Restrictions drastiques : je supprime le Colorado et le Nouveau-Mexique, San Francisco (au grand dam d'Isabelle) et Yosemite. On arrive à 4200 km, ce qui semble déjà plus raisonnable. J'estime, à la louche, la durée à 30 jours, plus le temps chez nos amis (on va là-bas aussi pour les voir et être avec eux), d'où environ 40 jours. Heureusement, je possède un compte épargne-temps au travail et, après discussion avec mon responsable, accord de principe pour cette durée. Nous pouvons continuer la préparation. Commence alors la recherche sur internet et bingo : je découvre ouestusa.fr, merveilleux site (et je pèse mes mots) qui fait que notre voyage passe de standard à amélioré (hors des sentiers battus) et grâce auquel je commande Photographing The Southwest (tomes 1 et 2), splendides ouvrages qui ne nous quitteront plus (ils étaient même dans nos sacs à dos lors de certaines randonnées). D'autres sites, français, allemands et américains, me permettent de compléter nos informations. Je découvre ensuite VoyageForum et re bingo : des comptes-rendus à couper le souffle, des discussions menées tambour battant par des habitués de ce grand-ouest. Je m'inscris, pose assez vite mes premières questions et, rapidement, noue mes premiers contacts avec un des piliers du forum Amérique du nord, Sedonax (que je ne remercierai jamais assez). Jeu de questions-réponses, mails perso et communications téléphoniques me permettent de finaliser le programme. J'en profite pour remercier ici tou(te)s ceux qui m'ont aidé dans la préparation car Philippe (Sedonax) n'a pas été le seul à répondre à toutes mes questions et, pour un voyage comme celui-ci, il y en avait ! Laurence d'Angers m'a fait découvrir (même si c'était indiqué dans PTS) la cartographie sur PC de National Geographic, formidable outil pour la préparation, permettant entre autre de générer une base de points GPS pour garnir Tomtom et GPS de rando et d'imprimer toutes les cartes souhaitées. La carte finale est prête et Excel indique 6500 km en 30 jours ; oups ! Mais seules quelques étapes seront un peu longues, surtout dans les premières. Un Tomtom avec cartographie US (prêté) est chargé de nous conduire où nous voulons (254 points chargés) ; comme nous avons le même en version française, nous ne serons pas dépaysés. Un point que j'allais oublier, et non des moindres : le logement. Au départ, hôtel puis, rapidement hôtel+voiture pour, assez vite, passer à voiture+hôtel et finir par voiture et quelques rares fois hôtel et gite. Pratiquement pas de réservations, mais toutes par internet : 3 nuits d'hôtel dont Las Vegas, 2 nuits au camping (Grand Canyon sud et Bryce) et un gite + rando chez un guide local. Le reste se fera au fil de l'eau, en fonction de la route et de l'avancement, des envies et de la fatigue, même si tous les points de chute sont préprogrammés. La période a été choisie pour éviter les trop grosses chaleurs et en fonction de 2 contraintes personnelles incontournables. C'est aussi la température qui nous fera commencer notre boucle par le sud Arizona.
Samedi 16 mai Je passe rapidement sur la partie la moins intéressante du périple, à savoir le départ en voiture de Brest vers Paris et le vol. Pratiquement 100 kg de bagages pour nous deux, répartis dans nos 4 sacs de plongée, plus chacun nos 2 bagages cabine. Arrivée à Roissy entassés dans la voiture de l'oncle d'Isabelle (merci à lui), sortie des bagages et direction le comptoir de British Airways ; accueil très sympathique, pesée des bagages (ouf, tout est OK, pas de surcharge) et en route pour l'embarquement. Et là, vidage complet de ma valise cabine, les gabelous n'auraient jamais vu çà : une valise bourrée d'appareils photos, caméscopes, disque externe, onduleur, accus divers, bref, tout ce que nous n'avons pas voulu mettre en soute car fragile et d'autant plus que Heathrow à la sinistre réputation de perdre les bagages. Arrivée à Londres, refouille de ma valise et départ vers la patrie de l'oncle Sam, but de notre périple. Décollage avec un poil de retard (il est 16h40), mais qu'importe, nous partons. Isabelle est près du hublot et nous avons le caméscope à portée de main (sa petite taille fait ici merveille). Quelques vues splendides du Groenland,
survol du Canada,
Baie de Hudsonet de la partie ouest des USA,
Vue sur les Montagnes Rocheusesl'approche de Salt Lake City,

Champs irrigués (il suffit de voir les formes)aperçu de quelques zones « rouges » entre SLC et Las Vegas

et nous atterrissons à Los Angeles (il est 18h33, heure locale).
Sur les conseils avisés de JP, nous nous pressons pour arriver dans les premiers à l'immigration. Il faut toujours remplir dans l'avion le formulaire vert, malgré l'obligation de l'ESTA. À part le fait qu'il semble ne pas comprendre mes explications sur nos conserves de foie gras, l'officier d'immigration est plutôt sympathique. Récupération des bagages (un peu d'appréhension, mais tous sont finalement là) et direction la douane (ok) puis la sortie où JP doit nous attendre (un point de rendez-vous à l'extérieur est prévu au cas où). JP est finalement un poil en retard (il vient de se ramasser une prune) et en route pour Thousand Oaks, à l'ouest de LA, lieu de villégiature de nos amis et notre havre pendant notre séjour, quand nous ne serons pas sur la piste. Bien qu'il soit assez tard, le trafic est intense et ce premier contact avec la circulation aux USA est impressionnant (freeways à 4, 5 voire 6 files dans chaque sens et, ici, contrairement à chez nous, on dépasse sur n'importe quelle file, ce qui oblige à une attention accrue). Arrivée à Thousand Oaks à 20h48.
Après quelques instants de retrouvailles avec Laurence et Noé leur petit garçon de 4 ans et demi, nous passons à table, mais la fatigue commence sérieusement à se faire sentir ; pour nous, métropolitains, il est environ 6h du matin.
Dimanche 17 mai Après une nuit entrecoupée de réveils dus au jet-lag, levée matinale (pour moi) et plouf dans la piscine. À 5h du matin, ça réveille bien ! Au programme de la journée, visite de LA. Quelques courses pour le pique-nique et c'est parti. Griffith Observatory avec vue sur la colline où sont implantées les fameuses lettres HOLLYWOOD,
mais une brume assez tenace nous masquera en partie la vue. À l'intérieur, un pendule de Foucault démontre la rotation de la terre.

Déjeuner sur l'herbe, en dessous du parc. Isabelle et moi allons photographier 2 arbres qui sortent de l'ordinaire, l'un aux fleurs bleues, l'autre rouges, mais sans feuilles. Le premier est finalement un Jacaranda mimosifolia, arbre originaire du Brésil ; le deuxième, un Erythrina flabelliformis.

Pour finir le repas sur une note sucrée, une glace sur Hollywood Boulevard. Nous faisons connaissance avec la gente américaine et, pour une fois, nous avons presque l'impression d'être sveltes. Remontée du mythique boulevard, vision réelle des fameuses étoiles, déambulation parmi la foule et les artistes mimant les héros du monde cinématographique (Dark Vador, Superman, Sponge Bob, …).

Ensuite, visite de quelques rues de Beverly Hills où nous avons la surprise de découvrir un chacal et après quelques allers et retours dans Bel Air où l'on ne voit pas grand chose tant les propriétés semblent immenses, retour vers Thousand Oaks.

Apéro, piscine et jacuzzi nous aident à patienter en attendant le barbecue, préparé par JP.

Lundi 18 mai Départ pour Universal Studios où nous passons la journée entre les diverses attractions et les reconstitutions de scènes de films avec explications.

Mardi 19 et mercredi 20 mai Nous mettons notre amie Laurence à contribution pour faire les courses : glacière électrique, chapeaux, chaussures de marche (seconde paire), batterie de cuisine, réchaud, bidons pour l'eau et l'alimentaire ; on dirait un départ pour le fin-fond de l'Afrique 😉. À la fin de la journée, Laurence en a marre et nous aussi. Le lendemain, départ pour LAX pour y déposer Annabelle, la baby-sitter de Noé (qui rentre en France) et arrêt chez Alamo pour récupérer la voiture. Pas de problèmes spécifiques, mais heureusement que Laurence est là, car je ne comprends pas tout (euphémisme) ce que l'on me dit. Signatures du contrat et nous voici sur le parc, pour choisir notre compagnon de route ; je tiens à la main une feuille de papier où sont notés les modèles de véhicules recommandés sur VF, notamment par Philippe. Je parcours rapidement 2 fois la zone du parc où nous devons choisir et rien, nada ! Aucun des véhicules de ma liste ne correspond. Désappointé, je rejoins mes 3 femmes (Isabelle, Laurence et Annabelle) qui semblent avoir jeté leur dévolu sur un Toyota Sienna LE. Ce véhicule semble être le plus grand de ceux disponibles et comme j'ai déjà eu dans les mains 2 véhicules 4*4 de chez Toyota, je ne prête pas d'attention spéciale à ce point (grossière erreur, mais j'ai déjà dit que j'étais désappointé, non ?) et, quelques instants plus tard, nous voici partis après l'état des lieux. Il ne nous reste plus qu'à rentrer à Thousand Oaks tous seuls, mais avec notre Tomtom oh combien apprécié ! La conduite sur les immenses freeways avec des véhicules qui vous doublent de partout et sans trop savoir où l'on va est tout de même assez stressante la première fois. Arrivés à bon port, nous commençons par enlever les 3 sièges centraux que nous laisserons dans le garage et à rabaisser les 2 sièges arrières qui rentrent complètement dans le plancher. JP, rentré du travail, nous fait remarquer que notre véhicule n'est pas un 4*4 ; vérification physique (pas de pont arrière) et sur la notice : notre véhicule est un 2wd, point final. Quelques instants de panique (JP nous propose de repartir à LA, mais c'est tout de même à presque 1h30 de route) et je finis par jeter l'éponge : on garde notre véhicule et on modifiera le programme en conséquence. Pendant que je vais acheter un téléphone, Isabelle prépare notre carrosse pour les 30 jours et nuits à venir : pose d'une bâche sur le plancher, installation du matelas et des duvets, de la glacière et de tout le fourbi acheté la veille. Avec un peu d'organisation, tout prend sa place relativement aisément. Le soir et le matin, il nous suffira d'à peine un quart d'heure sans se presser pour passer de la position jour à la position nuit (tout ce qui gêne passe sur les sièges avant) et réciproquement.

En anticipant sur la fin de ce compte-rendu, je peux écrire que nous avons sans doute fait le bon choix tellement ce véhicule fut confortable, même si la fonction 4 roues motrices nous a un peu manquée. Le confort gagné a sûrement permis de passer outre à certains petits problèmes.
Jeudi 21 mai Départ pour Joshua Tree. Nous croisons nos premiers champs d'éoliennes
et arrivons au Visitor Center peu avant 15h. Il est temps de manger, non ? La bière dans la glacière est bien fraîche alors qu'il fait 32°C dehors ; cela nous permet d'envisager la suite avec sérénité. Un petit vent soutenu rend la température extérieure agréable.Balade à Barker Dam, notre premier contact avec le « désert », les cactus et les pétroglyphes.

Le barrage ne retient presque plus d'eau et nous ne sommes qu'en mai ! Mais il ne sert plus qu'aux animaux sauvages.

Pour notre découverte des pétroglyphes et pictographes, je reste un peu sur ma faim car un panneau indique que nombreux sont ceux qui ont été peints par dessus récemment. Ce que nous voyons n'est donc pas forcément original, mais nous nous rattraperons par la suite.

Courte balade à Cape Rock parmi les Joshua Trees, les yuccas et les cactus,
suivie par un aperçu brumeux de la faille de San Andrea à partir de Key View.Il est quasiment 19h et il est temps de nous préoccuper de l'endroit où nous allons passer notre première nuit : le camping de White Tank. Nous découvrons ce type de camp semi-primitif où tous les emplacements sont définis avec leur parking, l'endroit du feu et/ou du barbecue ; les WC chimiques un peu plus loin ainsi que le système d'enveloppe. Ici, tout fonctionne à la confiance (cela ne marcherait pas longtemps chez nous), on complète une enveloppe avec les renseignements demandés (véhicule, nombre de personnes et de nuits, montant à payer), on découpe le talon de cette enveloppe que l'on place sur l'emplacement choisi (une pince est prévue à cet effet) et on glisse l'enveloppe plus la monnaie dans son réceptacle et c'est tout. C'est le fonctionnement premier arrivé, premier servi que nous retrouverons dans de nombreux endroits.
Avant le diner, petite rando à Arch Rock, juste au pied du camping et coucher de soleil.

Apéro puis diner sur la table avec utilisation du réchaud, tout marche comme sur des roulettes. Il ne reste plus qu'à étrenner notre couchage. Bilan de la journée : 5 km de marche et 222 miles de parcourus.
Vendredi 22 mai

Réveil à 5h20 ; sûrement des restes du jet-lag. Il fait déjà 17°C. La nuit s'est relativement bien passée, pas trop chaud (c'était un peu la crainte), ni trop mal au dos. Isabelle dégonfle un peu son matelas et moi, je vire mon oreiller que je vais remplacer par ma polaire, il faut bien qu'elle serve à quelque chose. Rangement du véhicule (position jour), toilette, petit-déjeuner et nous voilà partis (6h48) pour Cholla Cactus Garden. En cours de route, découverte des buissons d'ocotillos qui ne sont pas des cactus.

Ce petit jardin mérite pleinement que l'on s'y arrête : nous y sommes restés 1h15 et sans aucun regret ; il s'agit d'une balade documentée, avec des points d'arrêts expliqués qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec la flore du désert.
Cholla cactus
Squelette d'un Cholla défuntNous quittons le parc de Joshua Tree vers 9h10, direction Tucson (prononcer Toussonne) via Phoenix en Arizona. Une heure après, passage de la frontière d'état et découverte (coïncidence ?) de nos premiers cactus Saguaro. Même si Monument Valley est encore loin, nous voici plongés dans l'atmosphère Western ! La traversée de Phoenix se fait au rythme des radars, très fréquents sur les freeways (fixes et mobiles) ; vers 12h15, coup de pompe et je m'arrête pour confectionner un café. Notre thermoplongeur est très pratique et on pourrait presque le faire en roulant car notre provision d'eau (plus de 12 gallons) nous le permettrait aisément. Déjeuner sur une aire de repos vers 13h30 et arrivée au camping de Gilbert Ray à 15h37. Ce terrain parmi les cactus est très plaisant, même si sans ombre (nous n'y passons que la nuit) ni douche. Choix de l'emplacement, réservation par le système d'enveloppe et départ pour le Visitor Center de Saguaro National Park (il fait 28°C).

Après présentation du Pass (donné par nos amis Monique et Yves) et d'une pièce d'identité (ce sera souvent le cas), achat de cartes postales (ce sera systématique dans tous les VC car elles sont généralement belles), d'un livre sur la flore de l'Arizona et nous voici partis pour quelques balades dans la zone ouest du parc :Hohokam Road : balade sur une piste en partie en sens unique parmi les Saguaros (et autres cactus) ; certains sont encore en fleurs et d'autres, totalement détruits, nous laissent voir leur architecture intérieure.



Signal Hill et ses pétroglyphes : en bons français, nous ne pouvons rester derrière les barrières, tant ils sont nombreux, mais nous essayons de faire attention (je suppose que tout le monde dit la même chose).
Nature Trail que nous attaquons vers 19h : ici aussi, balade parmi les cactus de toutes sortes et de toutes formes.


Le soir, nous allons diner dans une petite cantine mexicaine recommandée par le Routard, El Torero. Un peu bruyant car une famille fête un anniversaire, mais très agréable et copieux ; nous n'avons pas pris de dessert mais notre addition était déjà prête ! Retour au camp vers 21h10 et extinction des feux vers 22h.
Samedi 23 mai Réveil à 5h30, les tourterelles roucoulent et le ciel est assez nuageux (pommelé dit Isabelle). À 6h20, il fait déjà 21°C. Nous partons à 7h15 pour Arizona Sonora Desert Museum, situé à moins de 5 mn du camping. Ce parc zoologique permet de voir un condensé de la faune et de la flore du sud Arizona ; nous y avons consacré environ 4h, mais il mériterait une journée, surtout avec des enfants.



Juste avant de partir, nous repassons par le repaire des pumas pour essayer de les apercevoir car ceux-ci étaient cachés dans leur tanière lors de notre premier passage. Et là, youpi, ils sont sortis et on peut les admirer (de loin !) et les photographier. Il y en a même un qui fait ses griffes sur un tronc d'arbre.

Départ vers 11h10 pour Grand Canyon South, via Phoenix et ses travaux routiers nord et sud. On retrouve les Saguaros et le sol devient rouge. Casse-croute rapide à Sunset Point Rest Area, entre Phoenix et Flagstaff, sur la I17 (28°C), avec un bel ocotillo.

Au niveau de Sedona, une bonne pluie nous fait moins regretter de ne pas avoir prévu de nous y arrêter malgré les nombreuses recommandations ; nous sommes à 5 000 ft au mile 304 et il ne fait plus que 19°C. Les arbres sont verts et il n'y a plus de cactus. La route continue à monter (6 000 ft au mile 311) et traverse une forêt de conifères. À Munds Park (près de Flagstaff), très gros nuages gris foncé et, très vite, grosse pluie ; il ne fait plus que 11°C. Après Flagstaff, scenic road 180 qui traverse, dans la zone des 8 000 ft, une forêt de trembles au tronc blanc et de conifères.

Passage rapide au « péage » de Grand Canyon sud grâce au Pass ; il y a des restants de neige sur le bas côté. Nous prenons possession de notre emplacement (n° 293) à Mather Campground à 17h53. Finalement, la route ne nous a pas parue trop longue, même si les travaux avant et après Phoenix nous ont bien ralentis. Départ à pieds pour Yavupai pour le coucher de soleil, qui sera raté vu la météo ;



20h, fin de la séance photos et retour au camp.
Dimanche 24 mai Réveil à 4h pour attraper la navette bleue puis verte pour voir le lever de soleil à Yaki Point.

Une escouade de japonais est montée à Market Plaza, vraisemblablement pour partir à l'assaut de South Kaibab Trail. Ciel encore assez chargé, il fait frais mais c'est logique vue l'heure. Nous ne sommes pas seuls, mais c'est loin d'être la foule de la veille.


Retour vers 7h au camp après avoir vu des mules deer près du Visitor Center et à l'intérieur du camp.

Départ pour Hermit Rest vers 8h15 et pratiquement une heure plus tard, nous démarrons à Trailview Overlook par un aperçu sur les chemins de randonnées à l'intérieur du canyon.

Après être passés successivement à Maricopa (froid et pluie),
Powell Point, nous arrivons à Hopi Point où nous trouvons enfin une vue assez dégagée sur le Colorado. Un floridien (habitant de la Floride, quoi !!!) nous dit que la couleur boueuse du Colorado est due aux orages des jours précédents. Nous en profitons pour discuter un peu avec lui, entre autre de l'Europe qu'il a un peu visitée et du Grand Canyon qu'il a déjà vu à l'époque où il n'y avait pas de garde-fous partout.

De Hopi Point à Mohave Point, il est impératif de faire le chemin à pieds et, si vous n'avez que peu de temps à consacrer à la rando, faites au moins celle-ci tellement la vue est belle. Retour vers le camp et discussion avec la chauffeuse de navette à propos des arrêts : la carte du document en français est fausse, consulter celle en anglais.

Orage et coup de fil à mon père pour son anniversaire (et merci à JP qui nous a dépanné). Arrivée au camp et de nouveau des mules deer. Pluie une fois de plus qui nous contraint à manger à l'intérieur de la voiture ; la glacière est en route, ainsi que l'onduleur pour recharger les batteries des appareils photos. À un moment donné, l'onduleur fait entendre un sifflement strident et s'arrête ; je suspecte un dysfonctionnement mais non, c'est tout simplement la batterie de la voiture qui vient de passer sous un certain seuil (<12 volt ? ). Évidemment, impossible de démarrer ! La guigne (et je reste poli). Que faire ? Je cherche dans le contrat de location (Alamo) et ne trouve pas grand-chose. Nous décidons d'essayer de les appeler sur un téléphone fixe (notre forfait portable étant limité) ; il y a des cabines à l'entrée du camp. Pas de pb pour les joindre, mais incompréhension totale au bout du fil. Je finis par demander à un membre de l'équipe du camp (Gloria, très sympathique et surtout très serviable) qui, après plus de 10 mn au téléphone avec Alamo, a fini par les envoyer balader et nous a appelé un dépanneur local (avec notre accord, évidemment). Entre temps, Alamo m'avait imposé de prendre un contrat « Dépannage » pour intervenir (je ne me souviens plus du montant). Bilan : une heure plus tard et 75$ en moins dans le porte-monnaie, la voiture démarre (intervention de moins de 3 minutes, pas un bon point pour Alamo). Le dépanneur nous conseille de présenter la facture à Alamo au retour, ce que nous ne manquerons pas de faire.
Vers 18h30 (après-midi perdu donc pas de descente dans le canyon), départ vers Shoshone Point (découvert sur Ouestusa.fr) pour le coucher de soleil. Ce point est très facile à trouver (1.3 mile vers l'est après l'embranchement de Yaki Point) mais pas du tout indiqué ; parking aisé et petite balade assez courte (3.6 km aller-retour) et nous arrivons au bord du canyon.

Il n'y a personne ; quel changement par rapport à hier soir à Yavupai ! Quelques instants plus tard, 2 personnes arrivent et s'étonnent de nous trouver là : « Mais comment avez-vous trouvé cet endroit ? » nous demande une voix en français mais avec un accent non américain. Après discussion, il s'agit d'une allemande installée aux USA et de son ami américain qui habitent Flagstaff ; la séance photos terminée, nous partageons le verre de l'amitié avec un peu de vin australien qu'ils avaient apporté.

Retour au camp, diner et dodo �� 22h.
Lundi 25 mai Réveil 5h, il fait 7°C, le temps est clair avec quelques petits nuages. Départ du camp vers 6h20 pour les dernières photos du Grand Canyon rive sud : Grandview Point et Moran Point avec, à ce dernier arrêt, une belle vue sur le Colorado.

Sur la route, quelques photos de Humphreys Peak, plus haut sommet de l'Arizona (3851 mètres)
et, ensuite, petite portion de la 66 vers Flagstaff pour le fun.

Arrivée à 11h à Holbrook pour vérification de la réservation d'hôtel : tout est ok, mais trop tôt pour avoir la chambre. Départ pour Petrified Forest.


Première (courte) balade à Giant Logs où nous voyons déjà très bien (il n'y a quasiment personne) ces troncs fossilisés que l'on peut admirer dans leur intégralité, souche comprise. Heureusement car nous zappons involontairement Long Logs.

Nous poursuivons par Crystal Forest où nous trouvons déjà davantage de monde (il devient parfois dur de prendre une photo sans personne dessus). Vent à décorner les bœufs ! Véritable forêt (couchée !) de troncs aux jolies couleurs, mais il est vrai que nous aimons tous les 2 la minéralogie.

Départ pour Blue Mesa avec un ciel de plus en plus chargé.

Le manque de lumière ne fait pas ressortir les couleurs comme il faudrait, mais c'est une balade intéressante dans ce genre de sol nouveau pour nous, les « badlands », sorte de boue solidifiée au fil des âges et où l'érosion frappe très fort. Cette érosion nous permet d'ailleurs de constater que la majorité des « cailloux » sur lesquels nous marchons sont en fait des débris de bois fossilisé.

Nous découvrons même, au fond, quelques teepees,
avant de voir les « vrais » un peu plus loin sur la route.

À Newspaper Rock, des pétroglyphes tellement protégés que le téléobjectif est indispensable.

L'arrêt suivant à Puerco Pueblo nous permet d'en voir d'autres, un peu plus près, mais le téléobjectif reste utile.

Des ruines d'habitations complètent la visite.
The Plaza
KivaAprès être passés au dessus de la I40, nous abordons la partie Painted Desert. Arrivés à Lacey Point, il est 15h passé et nous avons faim ! Casse-croûte léger sur le pouce ; le ciel est de plus en plus chargé et, au nord, des éclairs zèbrent le ciel.

Nous nous arrêtons aux différents points de vue et,
Chinde pointà Kachina Point, nous pensons descendre un peu dans le wash mais, après avoir attaqué la descente, la chaleur, la pente et les gros risques d'orage nous font remonter rapidement.
Kachina PointNous en profitons pour une courte visite de Painted Desert Inn où nous trouvons un beau spécimen de pétroglyphes de lion des montagnes (puma)
et une magnifique peinture murale Hopi.

Nous quittons ce parc vers 17h et, comme nous ne pouvions pas repartir avec des morceaux de bois fossilisé (interdit), direction un magasin (Petrified Wood Co. Jim Gray's) pour en admirer tout un stock et en acheter un (petit) morceau ; que c'est beau, une fois poli ! Retour à l'hôtel où nous prenons possession de notre chambre. C'est là que nous avons notre premier vrai contact linguistique avec l'Amérique profonde. À la question « à quelle heure est le petit déjeuner ? », notre interlocuteur nous répond « six teurdy » ; enfin..., c'est ce que nous avons compris ! « Six », ça va, mais « teurdy » ? Après quelques valses-hésitations, nous comprenons qu'il s'agit de 6h30, mais j'insiste pour comprendre le fameux « teurdy » ; il s'agit tout simplement de « thirty » avec l'accent local et heureusement que nous avons persévéré, car nous entendrons cette « expression » plusieurs fois. L'hôtel est le Americas Best Value Inn (37, 42€), mais nous ne le recommandons pas (et nous ne sommes pas difficiles).
Mardi 26 mai Réveil à 5h, sauvegarde des photos sur le disque externe, mise en ligne sur Picasaweb grâce au wi-fi, petit déjeuner et départ vers 8h pour le Canyon de Chelly. Sur la route, arrêt au Hubbell Trading Post d'où nous ressortons en courant au vu des prix affichés. Passage au Visitor Center avec découverte d'un hogan (habitation traditionnelle des indiens navajos)
puis direction Antelope House (rim nord). Le chemin nous est indiqué par des « piedrographes » 😉
et après quelques magnifiques vues sur le Canyon del Muerto,
nous découvrons les ruines au pied de la falaise ; par contre, nous avons beau regarder partout, nous ne voyons pas les pétroglyphes.

Retour vers la rim sud et belles vues sur l'entrée du canyon.


Vers 12h45, arrêt à White House Overlook pour faire la balade des ruines que nous apercevons rapidement (d'en haut), mais nous en revenons en courant, sous la pluie !

À 13h52, montre en main, nous finissons de déjeuner dans la voiture et il pleut toujours. Pas question de descendre aux ruines pour l'instant donc départ vers Sliding House Overlook. Il pleut toujours et il fait seulement 12°C ; nous continuons sur Spider Rock, dernier endroit de la visite de ce beau canyon que, personnellement, je trouve à taille plus humaine que le Grand Canyon.


Sur le chemin du retour, la pluie s'arrête, mais il est trop tard pour la rando (et la descente serait sûrement impraticable) et nous en profitons pour photographier quelques fleurs.

Arrêt pipi au Visitor Center (malheureusement déjà fermé) et nous mettons nos montres à l'heure de l'Utah où, à part Monument Valley, nous allons passer les 18 prochains jours. Il est maintenant 17h15 Utah. Nous voici donc partis pour Goosenecks State Park, camping pour les 2 prochaines nuits. Sur la très jolie route dans Carson Mesa, nous rencontrons des paysages dignes de Monument Valley et ce, jusqu'à la sortie de Rock Point ; les photos, prises de la voiture en roulant, ne rendent pas hommage au paysage.

À peine entrés dans l'Utah, nous découvrons un panneau routier « Open Range » (petit clin d'œil pour les amoureux des westerns) indiquant que du bétail peut se trouver n'importe où, même sur la chaussée. Nous rencontrerons souvent ce panneau et, parfois même, du bétail sur la route. Nous arrivons au camping (rustique) de Goosenecks vers 19h30 ; la température extérieure est de 23°C. Après une installation rapide (nous avons maintenant l'habitude), nous allons observer ces fameux Goosenecks ; ce sont des méandres de la San Juan River, mais très resserrés. Leur profondeur fait que la lumière, trop basse sur l'horizon, ne peut éclairer le canyon dans sa totalité. Il faudra refaire des photos plutôt en fin de matinée.


Vers 20h, un autochtone, dans une grande caravane garée au bord du vide, diffuse ce qui semble être de la musique indienne (à un niveau très correct) ; les doigts de pieds en éventail, un ti-punch à la main, nous regardons la nuit tomber sur ces bizarreries de la nature. Au cours du diner, une rafale de vent fait envoler ma serviette de table. Moi, surpris et imperturbable dans mon repas, ne bougeant pas, Isabelle bondit, se précipite alors pour la rattraper, glisse sur les cailloux et ... patatras, s'étale lamentablement. Non, non, elle me dit qu'elle n'est pas bourrée 😉 ! Résultat : une cheville de tordue et le devant de la jambe gauche complètement éraflé, pas top le début du bronzage ! Cet incident n'aura heureusement pas de conséquence pour la suite de notre périple (même si 2 mois plus tard elle en porte encore les traces).
Mercredi 27 mai Lever à 6h ; il fait déjà 22°C et un beau soleil. Comme constaté la veille, la lumière trop rasante ne permet pas de voir la profondeur du canyon. Nous repasserons donc après Mulet Point. À 7h45, nous attaquons (la cavalerie arrive) Valley of the Gods par son entrée est, notre premier contact avec la piste. Un petit ru dès l'entrée, pour nous mettre en forme, et nous voilà partis. La piste ne semble pas présenter de difficultés majeures (pas d'eau, pas de boue, pas d'ornières profondes ; il faut juste faire attention aux trous et ornières ainsi qu'aux passages des torrents (wash) à secs où la violence du flot a pu dégrader le sol, voire y déposer des blocs importants. De très belles vues sur ces falaises érodées qui, paraît-il, sont comme un Monument Valley en miniature. Bel apéritif !
Seven Sailors Rock
Rooster Butte et Setting Hen Rock
Setting Hen Rock
Pinnacles et Battleship Rock
Castle Butte
Balanced Rock et Lady in a TubNous quittons cette vallée à 9h30, après un petit coucou au B&B qui était fermé, et prenons à droite pour gravir la Moky Dugway. Nous sommes sur un plateau et avons l'impression d'aller vers un cul de sac, en butée sur la falaise devant nous ; nous avons beau regarder à droite et à gauche, nous ne voyons pas où la route peut passer. Il faut vraiment arriver au pied de la falaise pour apercevoir les premiers lacets. La route se transforme alors rapidement en une piste gravillonnée (sauf les virages), mais aucun problème pour rouler ; il suffit de faire un peu attention car il n'y a quasiment pas de garde-fou. Il y a plusieurs points d'arrêt pour prendre des photos.

Arrivés en haut, direction Muley Point, pour de nouveaux méandres sur la San Juan River et vue lointaine sur Monument Valley.
Là non plus, la piste ne présente pas de difficulté et nous arrivons rapidement sur le site. Nous sommes un peu déçus car aucune vue sur la rivière, même si les méandres sont nombreux. La vue lointaine sur MV que nous ne connaissons pas encore ne nous a pas marqués non plus.Retour à Goosenecks SP en descendant la Moki Dugway ; c'est toujours plus impressionnant que la montée. Nous y arrivons à 11h30 avec une température de 22°C. Le soleil, nettement plus haut, éclaire maintenant la totalité des méandres, jusqu'au fond ; séance photos et déjeuner sur place.

Quelques marchands ambulants (Navajos a priori) et nous achetons 2 colliers à une grand-mère qui a l'air d'en fabriquer devant nous. Départ pour Mexican Hat vers 12h30 (nos appareils photos sont toujours à l'heure Californienne). Au bout de la route de Goosenecks, le paysage ressemble à des tableaux de sables.

Le rocher qui a donné son nom à Mexican Hat se trouve sur la gauche de la route, mais nous n'en ferons pas le tour car les ornières sont profondes.

L'approche de MV nous offre des paysages somptueux et, comme nous aimons les westerns, nous plonge dans nos souvenirs.

Le premier contact est à Monument Pass et nous nous arrêtons pour commencer le safari photos : la réputation de MV n'étant plus à faire et nous l'avions tellement vue dans les films que nous avions peur d'être blasés. Que nenni, bien au contraire !
Monument Pass : Saddleback, King on His Throne, Stagecoach, Bear and Rabbit et Castel RockComme il est encore un peu tôt, nous en profitons pour aller sur la droite, vers Goulding pour découvrir les prémices.
Je pensais pouvoir faire le tour par Rock Door Mesa et revenir sur la route, mais non, la piste de sable nous entraine inexorablement vers l'ouest. Demi-tour ; une indienne en gros 4*4 s'arrête, l'air un peu revêche mais finalement très aimable, pour nous demander si nous avons un probl��me.Retour donc vers le monument du jour, Monument Valley. Il est 14h15 et 24 °C au thermomètre. Nous payons nos 10$ d'entrée (le Pass ne marche pas, nous sommes en territoire Navajo !) et nous nous garons sur un parking en plein soleil, parmi les travaux dus au nouvel hôtel. Premières photos sur ce territoire magnifique, mais il faut attendre son tour, car il y a du monde !
Nous apercevons Sentinel Mesa, West Mitten Butte, East Mitten Butte un peu plus au loin, et Merrick Butte sur la droite, avec la piste en contrebas.Vue l'heure, j'hésite un peu sur la suite des évènements et, finalement, nous décidons de prendre la piste pour faire un premier tour rapide et un second, plus tard, plus « approfondi », et avec une « meilleure » lumière (finalement, nous ferons le premier tour tout à fait « normal »). À part les 5 premiers points, que l'on peut faire à l'aller et au retour, pour les autres nous n'avons pas le choix car la piste est en sens unique.
West Mitten Butte et Monument Pass au fond
East Mitten Butte et Merrick Butte
Three Sisters
John Ford's Point (il manque le cheval !)
Camel Butte
Yei Bi Chei et Totem Pole de loin
Big Chair
Rooster Rock et Hunts Mesa en arrière plan, Sand Spring, Yei Bi Chei et Totem Pole
Vue de Artist's Point
North Window
The Thumb devant et derrièreAprès un intermède agréable au Visitor Center (air conditionné), nous décidons de reprendre la piste en nous limitant à quelques points intéressants, de manière à être de retour pour le coucher de soleil.
Gros nuages gris sur Monument PassNous voici de retour à 19h Utah sur la terrasse du Visitor Center pour attendre le coucher de soleil, mais nous ne verrons jamais les superbes couleurs aperçues sur certains sites ou dans les livres (miracles de Photoshop ?).

La journée s'achève et les ombres gagnent la valléeDépart vers 20h30 pour notre seconde nuit à Goosenecks SP (il fait encore 24°C) où nous arrivons 35mn plus tard (19°C) après avoir traversé la queue d'un orage. Philippe nous avait proposé de coucher à Muley Point car le camping sauvage y est autorisé, mais nous n'avons pas voulu attaquer la Moky Dugway de nuit et fatigués (nous sommes debout depuis 6h du matin). Extinction des feux à 22h.
Fin de la première partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie :de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie :de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Trek en Algérie: sécurité? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons faire un trek avec un TO dans le sud de l algérie début decembre. Mon mari est réservé sur le choix de ma destination car il craint l insécurité. Pouvez vous me donner votre avis sur le sujet ? Je précise que nous devions partir en Libye mais le voyage a été annulé en raison de la fermeture récente des frontières par le gouvernement lybien.
Merci de nous indiquer également quelle destination vous nous conseillez (tadrart, tasilli d'hoggar, djanet).
Merci d'avance de votre réponse,
Sarah
Comment vous faites? English translation pending
Bonjour, 🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
Non au bateau rapide Pnom Penh Angkor! English translation pending
Suite à un certain nombre de demandes je me permet de vous soumettre ma réponse en tant que nouvelle discussion (désolé pour le doublon pour ceux qui l'ont déjà lu):
Salut, Johm riap sua,
Je vous en prie, ne faites plus la promotion des speed-boat Pnom-Penh à Angkor. Ces bateaux sont une plaie pour les habitants des bords du Tonlé-Sap. Les sociétés qui affrètent ces bateaux ont pour impératif la vitesse... quitte à renverser les plus petits bateaux... Pour avoir vécu cela, j'ai été écoeuré... le speed boat à même refusé de s'arrêter pour porter secours à une barque qu'il avait renversé... Pour éviter de vous retrouver dans cette situation de complicité avec ces pirates psycopathes, ne prennez pas le bateau rapide... L'avion n'est pas si cher, ou bien si vous avez plus le temps, prennez des bateaux long, vous pourrez ainsi vous écarter des itinéraires bondés de touristes, en vous immergeant dans la population khmère... Une expérience bien plus enrichissante que tout ce que vous pourrez voir par ailleurs. En plus vous commercerez directement avec la population au lieu d'enrichir toujours les mêmes.
Pour enfoncer le clou, je ne suis pas sûr que le speedboat Pnom Penh - Angkor soit sans conséquences pour les berges du TonléSap au vu des dégradations causées par les énormes vagues qu'il génère.
Je me souviendrai toujours ce gamin sur la berge auquel les touristes béats affalés sur leur speedboat faisait de grands coucous, et qui en réponse balança vaînement un caillou d'un geste rageur...
Si vous aimez le Cambodge et ses habitants, j'aimerai bien que ce message puisse servir à quelquechose et soit relayé...
Merci. Orkhon.
Johm riap liai
David
Salut, Johm riap sua,
Je vous en prie, ne faites plus la promotion des speed-boat Pnom-Penh à Angkor. Ces bateaux sont une plaie pour les habitants des bords du Tonlé-Sap. Les sociétés qui affrètent ces bateaux ont pour impératif la vitesse... quitte à renverser les plus petits bateaux... Pour avoir vécu cela, j'ai été écoeuré... le speed boat à même refusé de s'arrêter pour porter secours à une barque qu'il avait renversé... Pour éviter de vous retrouver dans cette situation de complicité avec ces pirates psycopathes, ne prennez pas le bateau rapide... L'avion n'est pas si cher, ou bien si vous avez plus le temps, prennez des bateaux long, vous pourrez ainsi vous écarter des itinéraires bondés de touristes, en vous immergeant dans la population khmère... Une expérience bien plus enrichissante que tout ce que vous pourrez voir par ailleurs. En plus vous commercerez directement avec la population au lieu d'enrichir toujours les mêmes.
Pour enfoncer le clou, je ne suis pas sûr que le speedboat Pnom Penh - Angkor soit sans conséquences pour les berges du TonléSap au vu des dégradations causées par les énormes vagues qu'il génère.
Je me souviendrai toujours ce gamin sur la berge auquel les touristes béats affalés sur leur speedboat faisait de grands coucous, et qui en réponse balança vaînement un caillou d'un geste rageur...
Si vous aimez le Cambodge et ses habitants, j'aimerai bien que ce message puisse servir à quelquechose et soit relayé...
Merci. Orkhon.
Johm riap liai
David
Kirghizistan 2018 English translation pending

Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie
Tout le récit en images en cliquant ici
Texte seul ci-dessous
Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)
Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…
On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.
Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !
Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.
Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.
Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !
Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !
Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
Le Maroc demande à la France de le retirer de sa liste des pays à "vigilance renforcée" English translation pending
La France a publié en septembre une liste de 40 pays dans lesquels ses ressortissants doivent faire preuve "d'une vigilance renforcée". Dans le lot figure le Maroc qui juge cette mesure "totalement incompréhensible" et qui doit faire face à une baisse de fréquentation d'environ 15% depuis quelques semaines.
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Vol QR833 du 26 août 2014 (Bangkok - Doha) English translation pending
Bonsoir,
Quelqu'un sait pourquoi le vol QR833 prévu le 26 août prochain a été annulé (décollage prévu à 20h55) ? Avec à priori les passagers ayant acheté ce vol affectés sur le le vol QR829 (décollage prévu 50 min plus tôt à 20h05).
Sauf peut être qu'il n'est pas annulé mais plutôt en surbooking ... ?!
Si vous avez des infos. Merci.
Quelqu'un sait pourquoi le vol QR833 prévu le 26 août prochain a été annulé (décollage prévu à 20h55) ? Avec à priori les passagers ayant acheté ce vol affectés sur le le vol QR829 (décollage prévu 50 min plus tôt à 20h05).
Sauf peut être qu'il n'est pas annulé mais plutôt en surbooking ... ?!
Si vous avez des infos. Merci.
Récit - descente de la ViaRhona en août 2013 English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Ville du nord-ouest en Espagne pour un séjour en hiver? English translation pending
Je prépare un séjour de 10 à 15 jours en Espagne dans le quart nord ouest .Je voudrais séjourner en ville mais pas dans une trop grande ville , avec un beau centre historique .J'ai adoré Salamanque même sous la neige .
Ce séjour aura lieu début mars.
Quelle ville me conseillez-vous et si vous avez des conseils d'hébergement (en location) et des idées sur la météo , ça m'intéresse aussi.
Randonnée en solo dans les Dolomites (Italie) English translation pending
Bonjour a tous,
depuis le temps que je parcours en anonyme ces forums en quête d'évasion et d'idées pour de futures destinations de voyage et/ou de randonnée, je pense qu'il est temps de renvoyer l'ascenseur et de vous faire profiter de ma petite expérience. Je voulais depuis quelques temps déjà faire un trek en solo et en autonomie sur une dizaine de jours. J'avais d'abord pense faire la traversée Nord-Sud de l'Islande mais je devais partir mi-mai et j'ai eu peur d'avoir trop de neige à cette période (bonne inspiration vu l'éruption du volcan qui m'en aurait de toutes façons empêché). Mon choix se tourna alors vers les Dolomites : Partir de Venise pour arriver à Innsbruck en utilisant le train, le bus, le stop et surtout les pieds pour la partie montagneuse en suivant la Alta Via n°2 de Feltre à Bressanonne.
Après un passage par Belluno ou j'ai passé une première nuit, je suis arrivé le lendemain à Feltre , joli village médiéval, pour mon premier jour de marche:
Jour 1 : 17 mai 2010: Feltre - Rifugio del Piaz (1990m) Après avoir fait un peu de tourisme dans Feltre, je rejoint Pedavena à pied et m’arrête dans un bar pour prendre une dernière bière. Je m’accoude au comptoir avec mon gros sac à coté, ce qui ne manque pas d’intéresser les habitués. M bière terminée, une autre m’est offerte, puis une troisième ! Impossible de refuser ! Me voilà donc lester de 3 demis pour démarrer ma rando ! Pas vraiment idéal sous le soleil de l’après midi mais la marche peut enfin commercer ! j’ai fait du stop de Pedavena à Croce d'Aune, la marche sur les sentiers de la Haute Route n°2 commence vraiment. le sentier est bien tracé, la journée chaude, l'enthousiasme au plus haut, seul le sac est un peu lourd (environ 18kg ! la tente, l'eau, la nourriture, les vêtements, ... et un gros appareil photo - oui, c'est vraiment lourd mais je ne fais pas vraiment partie des MUL 😛). En prenant mon temps j'arrive au refuge del Piaz (fermé) en fin d'après-midi. Il y 4 couchettes dans la partie hiver et, contre toute attente, 3 sont déjà occupées. Les activités culinaires commencent par faire fondre la neige, bien présente autour du refuge et le repas me permet de faire connaissance avec Valentino qui prendra la même direction que moi le lendemain.
Jour 2 : Rifugio del Piaz - Rifugio Boz (1718m) Cette journée devait normalement être paisible : une longue traversée sur un plateau avec peu de dénivelé. La neige et la rencontre avec Valentino en firent l'une des journées les plus longues de mon trek ! Et oui car la neige était plus que présente ce qui n'était pas prévu en cette fin de mois de mai. De plus, avec Valentino, plutôt que de suivre le plateau nous avons suivi les crêtes en faisant petits 3 sommets , plus joli, certes, mais aussi beaucoup fatigant. En fin de journée, lui repartit de son coté (après m'avoir fait don d'une minestrone) avec l'un de ses amis venu le rejoindre via une autre vallée et je continuait donc seul mon périple vers le rifugio Boz. Une fois arrivé, je découvris un charmant ricovero invernale (un abri): 4 couchettes sous pente avec accès via une échelle, propreté impeccable, livre d'or et bougies, un très bon souvenir !
Jour 3 : Rifugio Boz - Paso del Comedon (2067m) - Bivacco Feltre-Bodo (1930m) D’après les informations recueillis auprès des gardes du Parc le Paso del Comedon serait difficilement franchissable coté Nord. La alta via n°2 traverse pourtant ce col pour redescendre dans la vallée, faire étape au refuge Paso Cerada et attaquer le massif du Palo di San Martino le jour suivant. Le sentier jusqu’au Bivouac Feltre Bodo se passe sans encombres, juste quelques névés à traverser. A partir de là, le chemin pour atteindre le col du Comedon était totalement enneigé et la pente soutenue. La montée est assez lente car j’enfonce profondément dans la neige mais je parviens au Paso del Comedon (2067m) pour découvrir que la descente sur le versant Nord est une autre paire de manche ! Le col est corniché et la partie à l’ombre semble encore gelé. La neige sous la croûte dure est pourtant plutôt molle… Bref, les conditions n’étaient vraiment pas engageante et après quelques essais pour aller tâter la neige, je décide de faire demi-tour. Je reviens donc au Bivouac Feltre Bodo et là, mauvaise surprise, le sol est couvert de crottes de rats et j’entends ceux-ci s’exciter au-dessus du plafond… Le contraste avec le refuge Boz est saisissant ! Je nettoie tout de même le sol mais je préfère passez une nuit à la belle étoile plutôt qu’en compagnie des rats. Le ciel n’a pas l’air menaçant et je ne monte pas la tente. Le sol est un peu caillouteux mais j’ai connu pire. Minuit, je suis réveillé par un petit crépitement… Il neige ! De petits flocons gelés tombent sur mon sac de couchage ! Impossible de rester dehors, certes il neige peu mais je ne peux pas prendre le risque de mouiller mon sac de couchage. Je sors donc de mon sac, pieds nus, en caleçon, sous la neige pour rentrer me coucher en compagnie des rats… qui heureusement ne m’ont pas rendu visite durant la nuit ! Jour 4 : Feltre-Bodo - Bivacco Campotorondo (1760m) 3°C dans le bivouac au réveil, après un rapide petit déjeuner, je ne m’attarde pas dans cet abri guère hospitalier et je continue mon chemin. Ne pas avoir pu traverser le col m’oblige à faire un détour qui va me faire perdre 2 jours. Ce matin, le ciel est gris, et une fine couche blanche recouvre les parties herbeuses. Je redescend vite dans une vallée pour remonter au Forcella dell’Uomo via un sentier aérien mais agréable. Du col, j’aperçois bien le massif du Palo di San Martino et, évidemment, il est aussi bien enneigé… la suite du programme semble compromise…Au départ du col, je me vois forcé de faire un peu d’escalade pour rejoindre un sentier utilisé par les bouquetins car j’ai perdu la trace du sentier normal. Je passe par le Bivacco … qui semble lui franchement accueillant mais je ne peux pas m’arrêter si tôt, cela ferait vraiment une trop courte journée…Je continue donc une piste … qui se perd bientôt sous la neige (encore !) pour arriver finalement dans un petit coin de paradis : le bivacco Campotorondo. Beaucoup plus qu’un bivouac, c’est un vrai refuge avec mobilier , cuisinière à bois, du bois déjà coupé, 6 lits confortables, ... Il y a même quelques réserves à disposition. Après 3 essais, j’ai pu allumer la cuisinière et me faire cuire des vrais pâtes, un luxe ! Un petit moment de bonheur, les bouquetins passent juste à coté du refuge et relève juste la tête dés que je bouge. J’en profite pour revoir mon itinéraire… Aller vers le Palo di San Martino risque de me faire perdre beaucoup de temps sans être vraiment sûr de pouvoir passer le premier col (l’orientation n’est pas la même mais ils sont en moyenne plus haut que le Comedon). Je décide donc de rejoindre la route au petit matin et de faire du stop jusqu’à Agordo où je pourrais peut être acheter une carte pour suivre la Alta Via n°1 qui passe moins haut et est plus facile d’après mon topo (Trekking the Dolomites). Jour 5 : Campotorondo – Agordo – Paso Duran – rifugio Caristiato (1830m) En ouvrant la porte le matin, une dizaine de bouquetins s’enfuient et montent sur les hauteurs. Quelques céréales plus tard, j’emprunte le chemin qui redescend vers la civilisation, chemin agréable, en sous bois. J’atteint la route 2 heures et demie plus tard et je ne tarde pas à me faire prendre un stop par un petit vieux qui me laisse à l’arrêt de bus le plus proche (1km plus haut). Malheureusement, les horaires m’apprennent qu’il n’y a pas de bus avant au moins 14h30, je continue à donc à faire du stop mais très peu de voitures passent (moins de 10/heure). Un heure plus tard, c’est donc la même personne qui me reprend (!) et m’amène jusqu’à Agordo, ce n’était pas vraiment son chemin mais il a fait un bon crochet pour me déposer, sympa ! Je trouve une carte qui couvre cette partie jusqu’à Cortina d’Ampezzo et je me rends en stop jusqu’au Paso Duran. De là, une petite heure de marche m’amène au refuge Caristiato, ouvert ! J’hésite, une douche et un vrai repas ne me feraient pas de mal mais l’idée de rester autonome m’attire. Cependant le prochain refuge est plutôt loin et les nuages sont menaçants. Je décide donc de rester au chaud. Le repas était bon et la douche chaude mais le prix élevé (48 euros !).
Jour 6 : Caristiato – Vazoller – rifugio Tissi (2250 m) Début de journée par un sentier facile à flanc de montagne qui rejoint un piste menant au refuge Vazzoler. La suite fut moins facile : 2 randonneurs en raquette qui reviennent du refuge Tissi m’apprennent que tout le trajet est très enneigé et de plus, une petite pluie fine commence à tomber, ce qui humidifie encore plus la neige et la rend encore moins stable. Du coup, j’enfonce à chaque pas, par endroits jusqu’aux cuisses, c’est long, décourageant, mais heureusement, les traces de raquettes me guident. Arrivé au refuge, la vue est splendide sur la paroi en face mais les chutes de neige et des rochers qui se déclenchent dés que la paroi est au soleil sont plutôt inquiétant, surtout que le chemin pour demain matin passe juste en dessous ! Le coucher de soleil est superbe depuis ce promontoire et en montant au sommet Col Roan, la vue sur le lac d’Alleghe en contrebas et les sommets qui se dégagent (entre autres la Marmolada, le Pelmo, le Palo di San Martino) est exceptionnel ! Les couleurs changent chaque minute, les parois éclairées par la lumière jaune vif contrastent avec le ciel gris puis le ciel se dégage au moment où les tons deviennent orangés. On peut rester des heures à regarder ce spectacle.
Jour 7 : Tissi – rifugio Coldai –Palafavera - rifugio Citta di Fiume (1920m) Départ tôt ce matin là pour que la couche de neige qui a regelé tienne bon et que le risque d’avalanche et de chutes de pierre soit le plus faible possible. J’atteint le col sans encombres et je suis rejoints par 2 italiens partis beaucoup plus tôt du fond de la vallée. Du coup, il me fond la traces jusqu’au refuge Coldai. De là, la redescente vers Palafavera est facile, sauf que je m’arrête longuement pour photographier une marmotte qui se laisse approcher à seulement 2 mètres. La remontée vers le refuge Citta di Fiume se fait à nouveau dans la neige et la marche est difficile surtout lorsque je traverse une petite foret de sapins dont la plupart sont couchés par le poids de la neige sur le sentier que je perd du coup totalement. Ajouter à cela une pluie fine, et vous comprendrez que j’avais hâte d’arriver. Mais pour cela il faut bien trouver le chemin ! Même si je vois bien la direction à prendre, marcher sur les sapins sous la neige est plein de surprises ! Après une bonne vingtaine de minutes de lutte, je finis par retrouver le sentier, ouf, quel soulagement. Arrivé au refuge, mauvaise surprise, le bivouac hivernale pue littéralement le moisi et une fine couche blanchâtre recouvre les lits… Hors de question de dormir là dedans ! De toutes façons, il y a un endroit parfait pour poser la tente (au moins, je ne l’aurai pas trimballer pendant 10 jours pour rien !). Je m’installe donc face au mont Pelmo, qui revêt à nouveau ses couleurs orangées lors du coucher de soleil.
Jour 8 : Citta di Fiume – rifugio Croda da Lago (2050m) Encore un grand soleil ce matin. Je plie la tente rapidement et emprunte un sentier forestier facile qui se dirige vers le Forcella di col duro (2290m). Là encore, la neige est au rendez-vous et l’avancée est lente, pas à pas. Plus la journée avance, moins la neige porte et plus celle-ci est humide, mes chaussures sont pleines d’eau (véridique !). J’arrive fatigué en milieu d’après midi au refuge Croda Lago. A première vue, pas d’abri de prévu ( ?) puis le gardien qui était de passage m’indique une petite remise (un amas de planche !) à l’écart où je peux passer la nuit. Cela ne semble pas engageant mais finalement cela était mieux entretenu à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’endroit est propre mais le lit n’est qu’une planche surélevée sur un sommier métallique. Le refuge est très vite à l’ombre du pic Croda Lago et la température baisse vite. Je me réfugie donc tôt ce soir la dans mon sac de couchage..
Jour 9 : Croda da Lago – rifugio 5 torri (2137m)– Cortina d’Ampezzo. Après un dernier petit déjeuner de céréales face au soleil levant, je prends le sentier qui se dirige vers les cinque torri . Il y a encore quelques névés, mais dans l’ensemble, le chemin est bon et j’avance rapidement. Les 5 tours se distinguent facilement et du fait de l’exposition , il y a peu de neige malgré l’altitude. L’accès au refuge suivant (Averau) ne semble pas trop enneigé mais j’avoue ressentir une certaine lassitude après ces 9 jours de marche (et mes chaussures ne sont toujours pas sèches). Du coup, j’opte pour rejoindre la route qui va vers Cortina, ce qui sera la fin de mon périple à pied.
Après une nuit au camping de Cortina, le retour se fit via Dobbiaco, Brunico, Bressanone, Innsbruck Genève et enfin Lyon en utilisant le stop, le bus et le train. Ce ne fut pas sans encombres : route coupée à cause du Giro, retards, nuit dans une salle d’attente en compagnie d’une famille de gitans, panne, et même une grève pour mon retour en France (bienvenue à la maison !) mais ce sont les joies du voyage !
Après 90 km de marche, environ 6000 m de dénivelé positif, 4 sommets et une bonne quinzaine de cols, l’expérience était fantastique, inoubliable et m’a clairement donner envie de recommencer ici… et ailleurs !
Je remercie ceux qui ont eu le courage de lire ces « quelques lignes », en espérant que ce premier carnet de voyage ne soit pas trop soporifique.
Grégoire
depuis le temps que je parcours en anonyme ces forums en quête d'évasion et d'idées pour de futures destinations de voyage et/ou de randonnée, je pense qu'il est temps de renvoyer l'ascenseur et de vous faire profiter de ma petite expérience. Je voulais depuis quelques temps déjà faire un trek en solo et en autonomie sur une dizaine de jours. J'avais d'abord pense faire la traversée Nord-Sud de l'Islande mais je devais partir mi-mai et j'ai eu peur d'avoir trop de neige à cette période (bonne inspiration vu l'éruption du volcan qui m'en aurait de toutes façons empêché). Mon choix se tourna alors vers les Dolomites : Partir de Venise pour arriver à Innsbruck en utilisant le train, le bus, le stop et surtout les pieds pour la partie montagneuse en suivant la Alta Via n°2 de Feltre à Bressanonne.
Après un passage par Belluno ou j'ai passé une première nuit, je suis arrivé le lendemain à Feltre , joli village médiéval, pour mon premier jour de marche:
Jour 1 : 17 mai 2010: Feltre - Rifugio del Piaz (1990m) Après avoir fait un peu de tourisme dans Feltre, je rejoint Pedavena à pied et m’arrête dans un bar pour prendre une dernière bière. Je m’accoude au comptoir avec mon gros sac à coté, ce qui ne manque pas d’intéresser les habitués. M bière terminée, une autre m’est offerte, puis une troisième ! Impossible de refuser ! Me voilà donc lester de 3 demis pour démarrer ma rando ! Pas vraiment idéal sous le soleil de l’après midi mais la marche peut enfin commercer ! j’ai fait du stop de Pedavena à Croce d'Aune, la marche sur les sentiers de la Haute Route n°2 commence vraiment. le sentier est bien tracé, la journée chaude, l'enthousiasme au plus haut, seul le sac est un peu lourd (environ 18kg ! la tente, l'eau, la nourriture, les vêtements, ... et un gros appareil photo - oui, c'est vraiment lourd mais je ne fais pas vraiment partie des MUL 😛). En prenant mon temps j'arrive au refuge del Piaz (fermé) en fin d'après-midi. Il y 4 couchettes dans la partie hiver et, contre toute attente, 3 sont déjà occupées. Les activités culinaires commencent par faire fondre la neige, bien présente autour du refuge et le repas me permet de faire connaissance avec Valentino qui prendra la même direction que moi le lendemain.
Jour 2 : Rifugio del Piaz - Rifugio Boz (1718m) Cette journée devait normalement être paisible : une longue traversée sur un plateau avec peu de dénivelé. La neige et la rencontre avec Valentino en firent l'une des journées les plus longues de mon trek ! Et oui car la neige était plus que présente ce qui n'était pas prévu en cette fin de mois de mai. De plus, avec Valentino, plutôt que de suivre le plateau nous avons suivi les crêtes en faisant petits 3 sommets , plus joli, certes, mais aussi beaucoup fatigant. En fin de journée, lui repartit de son coté (après m'avoir fait don d'une minestrone) avec l'un de ses amis venu le rejoindre via une autre vallée et je continuait donc seul mon périple vers le rifugio Boz. Une fois arrivé, je découvris un charmant ricovero invernale (un abri): 4 couchettes sous pente avec accès via une échelle, propreté impeccable, livre d'or et bougies, un très bon souvenir !
Jour 3 : Rifugio Boz - Paso del Comedon (2067m) - Bivacco Feltre-Bodo (1930m) D’après les informations recueillis auprès des gardes du Parc le Paso del Comedon serait difficilement franchissable coté Nord. La alta via n°2 traverse pourtant ce col pour redescendre dans la vallée, faire étape au refuge Paso Cerada et attaquer le massif du Palo di San Martino le jour suivant. Le sentier jusqu’au Bivouac Feltre Bodo se passe sans encombres, juste quelques névés à traverser. A partir de là, le chemin pour atteindre le col du Comedon était totalement enneigé et la pente soutenue. La montée est assez lente car j’enfonce profondément dans la neige mais je parviens au Paso del Comedon (2067m) pour découvrir que la descente sur le versant Nord est une autre paire de manche ! Le col est corniché et la partie à l’ombre semble encore gelé. La neige sous la croûte dure est pourtant plutôt molle… Bref, les conditions n’étaient vraiment pas engageante et après quelques essais pour aller tâter la neige, je décide de faire demi-tour. Je reviens donc au Bivouac Feltre Bodo et là, mauvaise surprise, le sol est couvert de crottes de rats et j’entends ceux-ci s’exciter au-dessus du plafond… Le contraste avec le refuge Boz est saisissant ! Je nettoie tout de même le sol mais je préfère passez une nuit à la belle étoile plutôt qu’en compagnie des rats. Le ciel n’a pas l’air menaçant et je ne monte pas la tente. Le sol est un peu caillouteux mais j’ai connu pire. Minuit, je suis réveillé par un petit crépitement… Il neige ! De petits flocons gelés tombent sur mon sac de couchage ! Impossible de rester dehors, certes il neige peu mais je ne peux pas prendre le risque de mouiller mon sac de couchage. Je sors donc de mon sac, pieds nus, en caleçon, sous la neige pour rentrer me coucher en compagnie des rats… qui heureusement ne m’ont pas rendu visite durant la nuit ! Jour 4 : Feltre-Bodo - Bivacco Campotorondo (1760m) 3°C dans le bivouac au réveil, après un rapide petit déjeuner, je ne m’attarde pas dans cet abri guère hospitalier et je continue mon chemin. Ne pas avoir pu traverser le col m’oblige à faire un détour qui va me faire perdre 2 jours. Ce matin, le ciel est gris, et une fine couche blanche recouvre les parties herbeuses. Je redescend vite dans une vallée pour remonter au Forcella dell’Uomo via un sentier aérien mais agréable. Du col, j’aperçois bien le massif du Palo di San Martino et, évidemment, il est aussi bien enneigé… la suite du programme semble compromise…Au départ du col, je me vois forcé de faire un peu d’escalade pour rejoindre un sentier utilisé par les bouquetins car j’ai perdu la trace du sentier normal. Je passe par le Bivacco … qui semble lui franchement accueillant mais je ne peux pas m’arrêter si tôt, cela ferait vraiment une trop courte journée…Je continue donc une piste … qui se perd bientôt sous la neige (encore !) pour arriver finalement dans un petit coin de paradis : le bivacco Campotorondo. Beaucoup plus qu’un bivouac, c’est un vrai refuge avec mobilier , cuisinière à bois, du bois déjà coupé, 6 lits confortables, ... Il y a même quelques réserves à disposition. Après 3 essais, j’ai pu allumer la cuisinière et me faire cuire des vrais pâtes, un luxe ! Un petit moment de bonheur, les bouquetins passent juste à coté du refuge et relève juste la tête dés que je bouge. J’en profite pour revoir mon itinéraire… Aller vers le Palo di San Martino risque de me faire perdre beaucoup de temps sans être vraiment sûr de pouvoir passer le premier col (l’orientation n’est pas la même mais ils sont en moyenne plus haut que le Comedon). Je décide donc de rejoindre la route au petit matin et de faire du stop jusqu’à Agordo où je pourrais peut être acheter une carte pour suivre la Alta Via n°1 qui passe moins haut et est plus facile d’après mon topo (Trekking the Dolomites). Jour 5 : Campotorondo – Agordo – Paso Duran – rifugio Caristiato (1830m) En ouvrant la porte le matin, une dizaine de bouquetins s’enfuient et montent sur les hauteurs. Quelques céréales plus tard, j’emprunte le chemin qui redescend vers la civilisation, chemin agréable, en sous bois. J’atteint la route 2 heures et demie plus tard et je ne tarde pas à me faire prendre un stop par un petit vieux qui me laisse à l’arrêt de bus le plus proche (1km plus haut). Malheureusement, les horaires m’apprennent qu’il n’y a pas de bus avant au moins 14h30, je continue à donc à faire du stop mais très peu de voitures passent (moins de 10/heure). Un heure plus tard, c’est donc la même personne qui me reprend (!) et m’amène jusqu’à Agordo, ce n’était pas vraiment son chemin mais il a fait un bon crochet pour me déposer, sympa ! Je trouve une carte qui couvre cette partie jusqu’à Cortina d’Ampezzo et je me rends en stop jusqu’au Paso Duran. De là, une petite heure de marche m’amène au refuge Caristiato, ouvert ! J’hésite, une douche et un vrai repas ne me feraient pas de mal mais l’idée de rester autonome m’attire. Cependant le prochain refuge est plutôt loin et les nuages sont menaçants. Je décide donc de rester au chaud. Le repas était bon et la douche chaude mais le prix élevé (48 euros !).
Jour 6 : Caristiato – Vazoller – rifugio Tissi (2250 m) Début de journée par un sentier facile à flanc de montagne qui rejoint un piste menant au refuge Vazzoler. La suite fut moins facile : 2 randonneurs en raquette qui reviennent du refuge Tissi m’apprennent que tout le trajet est très enneigé et de plus, une petite pluie fine commence à tomber, ce qui humidifie encore plus la neige et la rend encore moins stable. Du coup, j’enfonce à chaque pas, par endroits jusqu’aux cuisses, c’est long, décourageant, mais heureusement, les traces de raquettes me guident. Arrivé au refuge, la vue est splendide sur la paroi en face mais les chutes de neige et des rochers qui se déclenchent dés que la paroi est au soleil sont plutôt inquiétant, surtout que le chemin pour demain matin passe juste en dessous ! Le coucher de soleil est superbe depuis ce promontoire et en montant au sommet Col Roan, la vue sur le lac d’Alleghe en contrebas et les sommets qui se dégagent (entre autres la Marmolada, le Pelmo, le Palo di San Martino) est exceptionnel ! Les couleurs changent chaque minute, les parois éclairées par la lumière jaune vif contrastent avec le ciel gris puis le ciel se dégage au moment où les tons deviennent orangés. On peut rester des heures à regarder ce spectacle.
Jour 7 : Tissi – rifugio Coldai –Palafavera - rifugio Citta di Fiume (1920m) Départ tôt ce matin là pour que la couche de neige qui a regelé tienne bon et que le risque d’avalanche et de chutes de pierre soit le plus faible possible. J’atteint le col sans encombres et je suis rejoints par 2 italiens partis beaucoup plus tôt du fond de la vallée. Du coup, il me fond la traces jusqu’au refuge Coldai. De là, la redescente vers Palafavera est facile, sauf que je m’arrête longuement pour photographier une marmotte qui se laisse approcher à seulement 2 mètres. La remontée vers le refuge Citta di Fiume se fait à nouveau dans la neige et la marche est difficile surtout lorsque je traverse une petite foret de sapins dont la plupart sont couchés par le poids de la neige sur le sentier que je perd du coup totalement. Ajouter à cela une pluie fine, et vous comprendrez que j’avais hâte d’arriver. Mais pour cela il faut bien trouver le chemin ! Même si je vois bien la direction à prendre, marcher sur les sapins sous la neige est plein de surprises ! Après une bonne vingtaine de minutes de lutte, je finis par retrouver le sentier, ouf, quel soulagement. Arrivé au refuge, mauvaise surprise, le bivouac hivernale pue littéralement le moisi et une fine couche blanchâtre recouvre les lits… Hors de question de dormir là dedans ! De toutes façons, il y a un endroit parfait pour poser la tente (au moins, je ne l’aurai pas trimballer pendant 10 jours pour rien !). Je m’installe donc face au mont Pelmo, qui revêt à nouveau ses couleurs orangées lors du coucher de soleil.
Jour 8 : Citta di Fiume – rifugio Croda da Lago (2050m) Encore un grand soleil ce matin. Je plie la tente rapidement et emprunte un sentier forestier facile qui se dirige vers le Forcella di col duro (2290m). Là encore, la neige est au rendez-vous et l’avancée est lente, pas à pas. Plus la journée avance, moins la neige porte et plus celle-ci est humide, mes chaussures sont pleines d’eau (véridique !). J’arrive fatigué en milieu d’après midi au refuge Croda Lago. A première vue, pas d’abri de prévu ( ?) puis le gardien qui était de passage m’indique une petite remise (un amas de planche !) à l’écart où je peux passer la nuit. Cela ne semble pas engageant mais finalement cela était mieux entretenu à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’endroit est propre mais le lit n’est qu’une planche surélevée sur un sommier métallique. Le refuge est très vite à l’ombre du pic Croda Lago et la température baisse vite. Je me réfugie donc tôt ce soir la dans mon sac de couchage..
Jour 9 : Croda da Lago – rifugio 5 torri (2137m)– Cortina d’Ampezzo. Après un dernier petit déjeuner de céréales face au soleil levant, je prends le sentier qui se dirige vers les cinque torri . Il y a encore quelques névés, mais dans l’ensemble, le chemin est bon et j’avance rapidement. Les 5 tours se distinguent facilement et du fait de l’exposition , il y a peu de neige malgré l’altitude. L’accès au refuge suivant (Averau) ne semble pas trop enneigé mais j’avoue ressentir une certaine lassitude après ces 9 jours de marche (et mes chaussures ne sont toujours pas sèches). Du coup, j’opte pour rejoindre la route qui va vers Cortina, ce qui sera la fin de mon périple à pied.
Après une nuit au camping de Cortina, le retour se fit via Dobbiaco, Brunico, Bressanone, Innsbruck Genève et enfin Lyon en utilisant le stop, le bus et le train. Ce ne fut pas sans encombres : route coupée à cause du Giro, retards, nuit dans une salle d’attente en compagnie d’une famille de gitans, panne, et même une grève pour mon retour en France (bienvenue à la maison !) mais ce sont les joies du voyage !
Après 90 km de marche, environ 6000 m de dénivelé positif, 4 sommets et une bonne quinzaine de cols, l’expérience était fantastique, inoubliable et m’a clairement donner envie de recommencer ici… et ailleurs !
Je remercie ceux qui ont eu le courage de lire ces « quelques lignes », en espérant que ce premier carnet de voyage ne soit pas trop soporifique.
Grégoire