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Vol de vélo: nouvelle technique! English translation pending
by Caterina · 2015-10-20 · 6 replies
Mon vélo a été volé près du métro Château de Vincennes, accroché avec très bon antivol à un arceau de stationnement prévu à cet effet. Après vérification, l'arceau était descellé et il suffisait de le soulever pour enlever le vélo et l'emporter. A cet endroit au moins un autre arceau était descellé (ça ne s'était sans doute pas fait tout seul !). Attention donc à vérifier le matériel quand vous accrochez votre vélo dans les parkings urbains !!!
Site de covoiturage vélo? English translation pending
by Bouaye · 2014-07-04 · 29 replies
J'ai regardé le site Blablacar, dédié au covoiturage ; ça a l'air sympa et pratique, mais il n'y a rien pour les vélos. Or moi, ce qui me manque, c'est de pouvoir démarrer une rando ailleurs que dans ma région. Non pas qu'elle soit moche, mais j'en ai un peu marre de toujours commencer par les mêmes 100 km, voire plus. Et comme les TGV vers le sud est nous sont interdits, je vais toujours vers Strasbourg. je voudrais par exemple faire enfin la Via Rhona, ou la Passa Païs, et c'est la galère pour rejoindre ces lieux depuis Nantes. Le covoiturage serait une solution ; il est plus souple que le train, mais surtout il est plus sûr de trouver une place : parce que, je suppose que vous connaissez : l'angoisse quand on veut monter dans un TER ou un intercité et qu'il n'y a plus de place pour le vélo (je parle surtout de l'été, mais justement, l'été est une saison propice aux randonnées) ; et là, on est très mal. Je me souviens un départ vers Toulouse, les vélos dans le soufflet entre les wagons ; le contrôleur râlait, mais il n'y avait aucune autre solution. ma question est donc : existe-t-il un site où on pourrait demander un covoiturage vélo ? sinon, ça vaudrait le coup de proposer cette extension aux sites pour piétons... votre opinion ?
Traversée du Vercors à vélo en avril English translation pending
by Jillou · 2012-02-28 · 9 replies
bonjour,

nous prevoyons une traversée du vercors a velo cette année en avril est ce une bonne période (neige etc ...) et quelle est la route la plus facile ? merci pour vos réponses

cordialement gilles
Inscription sur Warmshowers solidarité? English translation pending
by Gabey · 2011-11-24 · 42 replies
Bonjour,

Je lis depuis plusieurs mois les posts du forum voyage à vélo et je me demandais si toutes les personnes passionnées de voyage à vélos étaient prêtes à accueillir des cyclorandonneurs et cela via une inscription à Warmshowers. Alors êtes vous inscrits (es) sur Warmschowers?
Quelqu'un utilise-t-il un vélo cyclo-randonnée? English translation pending
by Tontonfredo · 2011-06-09 · 56 replies
Salut à tous,

Je compte m'équiper très prochainement en vélo rando et j'ai repéré les vélos Cyclo-randonnée (
http://www.cyclo-randonnee.fr/achat/cat-velo-cyclo-randonnee-198.html) qui ont vraiment l'air très bien étudiés et équipés de matos de qualité (sauf la béquille un peu légère apparemment pour un vélo chargé !). Le rapport qualité/prix parait difficile à battre. Malheureusement, je ne trouve aucun avis d'utilisateur de es vélos sur le net..., quelqu'un a pourtant déjà dû en acheter non ???

Même si la vente se fait par correspondance, ils offrent la spécificité de laisser 30 jours pour se rétracter, ce qui est rarissime ! D'autre part, la réputation du site étant excellente, je ne vois pas pourquoi leurs bécanes ne le seraient pas également, même si ce ne sont pas des Koga....

Merci de me faire part de vos avis et critiques éventuelles si vous en avez !

Amicalement.

Tontonfredo
Périple Montpellier-Boën comme premier voyage à vélo English translation pending
by Kaujay · 2010-04-06 · 14 replies
Salut à tous,

Le vélo trainait depuis un moment dans les discussions, et on s'est lancés, presques... On a décidé pour les prochaines vacances de paques de relier Montpellier, où vit ma douce, à Boen dans le forez (42), ou je vis. En réalité on a à peu près aucun entrainement, mais on a juste vraiment envie de faire ce petit voyage pour voir un peu ce que ca fait de partir comme ca, dans quelle mesure on a besoin de s'entrainer, et si on y arrive pas, ben on prendra le train pour rentrer puis on se fera des balades de 10 bornes le dimanche... en attendant les prochaines vacances!

Niveau matériel on devrait avoir chacun un vélo donc déjà c'est pas mal, ensuite pour le chargement est ce que c'est mieux sacoches ou remorque (sachant qu'on a une remorque à dispo et pas de sacoche du tout...). On a aussi des bons duvets, et on devrait pourvoir récupérer une tente ultralight. Pour la popote, on hésite à prendre un réchaud où à prévoir que des trucs froids, en espérant bien trouver du chaud sur la route quand même. Ensuite au niveau du matériel de réparation je pensais emmener quelques clés et tournevis, puis des rustines, un ou deux cables et roule! qu'en pensez vous? Enfin il y a la sécurité, donc casques, et gilets fluos!

Bon et puis si y a des gens qui ont des tuyaux de routes qui valent le coup dans ces coin la, on est preneurs!

Merci
Vélo Giant Expedition: bonne affaire pour les Grenoblois English translation pending
by Gsa · 2009-09-15 · 14 replies
Bonjour

juste pour info, car je pense que cela peut intéresser celui qui recherche un Giant Expedition

un celebre mag de la region de Grenoble en brade un , en taille L, 1078€ au lieu de 1600

si je ne venais pas de changer mon VTT, il y serait passé !

bon voyage

Guillaume
Pédales vélo SPD M324: gardent-elles leur position? English translation pending
by Miloc · 2009-08-28 · 10 replies
Salut !

Après avoir lu moult messages sur le sujet j’ai une question a la c** à poser aux possesseurs de telles pédales :

Je reviens de Suisse (pays génial pour le vélo) et je suis passé par quelques cols.

Mon problème est que lors de l’ascension si pour une raison quelconque je suis obligé de mettre pied à terre la pédale (classique) bascule en position cale-pied vers le sol ; ceci est très gênant car au redémarrage en côte il faut jongler pour remettre le cale-pied dans la bonne position, ce qui occasionne des embardées (avec ou sans gros mots 😎).

Est ce que avec les pédales SPD M324 la partie automatique reste en position de départ et ne bascule donc pas vers le sol ?

Merci
Tour de France à vélo English translation pending
by Rolento8 · 2009-03-18 · 22 replies
Bonjour à tous🙂,

nous sommes 2 étudiants belges de 19 et 20 ans qui avons décidé, voilà 6 mois, de partir, cet été, faire le tour de France à vélo. Nous avons déja acheté le plus gros du matériel; ne manque que la tente et quelques bricoles...

Nous avons choisi de partir du Luxembourg et de réaliser le tour dans le sens horloger sans passer par le centre. Nous comptons démarrer dans les alentours du 15 juillet pour revenir aux environs de fin aout-début septembre. N'ayant pas beaucoup d'expérience dans les longs périples à vélo et ne connaissant pas vraiment la plupart des régions que nous allons traverser, nous aimerions avoir quelques conseils de voyageurs plus aguéris que nous... Qu'emporter absolument ? Que faut il ne surtout pas emporter? Où loger? : si vous connaissez des campings à bas prix, des endroits idéals pour le camping sauvage où même si vous êtes prêts à nous laisser planter notre tente dans votre jardin ou prairie, pourquoi pas😉.

Que voir absolument?: les villes à ne pas manquer ( à part Paris que nous voulons éviter ), celles à éviter, les régions les plus belles, les petits villages à visiter, etc...

Comment gérer le budget ( qui n'a pas encore été fixé mais qui ne sera pas énorme )? : nourriture, logement, etc...

Voila je pense que ça fait assez de questions🙂. Bien sur, nous avons déja une petite idée de certaines réponses mais nous voulons vraiment avoir l'avis de personnes qui savent de quoi elles parlent

Merci d'avance à ceux qui pourront nous aider dans nos préparatifs.

Bonne journée à tous.

Chris et Jérôme
Bretagne à vélo avec un enfant dans sa remorque English translation pending
by Mezzo38 · 2009-02-10 · 13 replies
Je souhaite faire une escapade d'une dizaine de jour en bretagne au moi sde juillet 2 adultes et un enfant dans sa remorque, je pensais emprunter le réseaux des voies vertes

je partirais de Rennes direction dinard, puis direction carhaix pour finir vers concarneau.

je m'apercois que les voies vertes ne sont pas en enrobé mais en stabilisé, je m'inquiete surtout pour le confort de ma fille est ce possible de rouler sur ces itnéraires avec une remorque pour enfant ?

le camping est il facile ? voila je suis preneur d'info merci
Quels braquets? English translation pending
by Bouviereric · 2008-12-24 · 24 replies
Je voudrai avoir des avis sur les braquets idéaux ( dents sur plateau et dérailleur) de façon à rouler n'importe où sur route. Je vais m'acheter un V.T.C qui propose un pédalier 24/34/42 et une roue 14-28. Je vais cet été me taper quelques plats mais aussi et surtout quelques bosses...je tire une remorque. je suis un peu profane dans une configuration optimum...merci de vos connaissances en la matière.
Voyager à vélo qu'avec un sac à dos? English translation pending
by Adrock · 2008-12-02 · 79 replies
Bonjour,

Je souhaite voyager à vélo pour de petits séjours (pas plus de 2 mois) à droite et à gauche quand mon taf me le permet.

Bref ce que je veux c'est voyager léger et uniquement avec un sac à dos, sans utiliser aucun porte bagage, vélo nu.

Je sais déjà un peu comment m'organiser :

Sac à dos léger bien respirant au dos et pouvant contenir une tente et un duvet ultra light : quels modèles de sac, tente et duvet me conseillez vous ? Ensuite je compte prendre le minimum de vêtement, juste le necessaire et faire l'acquisition de vêtement ultra light et qui sèche très rapidement : c'est la ou j'ai besoins de conseils pour savoir si ça existe (je crois que oui) et ou peut en en acheter. Ensuite pourquoi pas prendre une popotte et de quoi chauffer des pates et autre si ça pèse pas trop lourd ... Puis tous ce qui faut pour réparer le vélo etc.... Je compte camper sauvage pour pas payer les campings (ou en tout cas un minimum car pas toujours le choix) et me laver en allant dans les piscines des villes que je croiserai.

Bref le but est de faire un sac ou l'essentiel y est sans que cela pèse une tonne. Je dirai 15 kg maximum pour pas me flinguer le dos.

Pouvez vous me donner le max d'avis et de conseils sur ce type de randonnée à vélo ?

MERCI BEAUCOUP
Chamonix-Nice à vélo de route English translation pending
by Chamonice · 2008-05-31 · 9 replies
Bonjour,

Nous sommes trois copines (débutantes en vélo de route ) à avoir décider de partir en août de chamonix pour arriver aux alentours de Nice. Nous redoutons la route des grandes alpes et ses 16 cols. Nous préférons un itinéraire avec un peu moins de dénivellé mais si possible tout aussi beau. Si vous avez des infos, idées par rapport à cet itinéraire et des astuces pour établir notre road book, on est interessé.

Merci d'avance,

Juliette
Itinéraire Paris-Marseille à vélo English translation pending
by Vinvin0 · 2007-02-28 · 25 replies
Bonjour forumvélo. Je pars à la fin mars pour Paris charles degaule. Je suis de québec. Je conte rejoindre la méditéranée par le sud est. Dijon en passant à l'ouest de grenoble. Descendre le long du rhône. Avez vous des sugestions à me donner pour des étinéraires sécuritaires et piste cyclabe. Merci
Caen - Digne à vélo English translation pending
by Bouviereric · 2007-01-25 · 9 replies
J'aimerai avoir des conseils sur ce genre de périple sachant que je compte partir avec une remorque à vélo où je mettrai simplement ma tente, duvet et matelas ( le tout super léger). Comment choisir son itinéraire? Combien de kms par jour semblent possible pour un cycliste amateur sans prétention? Est-ce une bonne idée la remorque? Je cherche éventuellement un compagnon. Merci Eric
Alarme antivol pour vélo English translation pending
by Veloescargot · 2006-05-04 · 10 replies
Bonjour à vous tous, Nous cherchons un antivol, doublant le bon, gros, visible antivol spirale. Le « lifeventure cable lock » fabriqué en Angleterre pourrait convenir, mais où le trouver en France (à Paris ou à Grenoble par exemple ?) L’idéal : comme sur le vélo d’un cyclo voyageur rencontré : un long filin d’acier, très fin (1 m 50 ?) pratiquement invisible (en passant entre les sacoches et les constituants essentiels du vélo en question…avec un cadenas de qualité, associé à une alarme sur pile. AVEZ-VOUS CONNAISSANCE DE CE GENRE D’ANTIVOL-ALARME ??? DES IDEES ? Bien sûr ! rétorquerez vous, il n’y pas d’idéal dans ce domaine. Mais pendant une absence pour quelques achats dans un lieu fréquenté … un futur cyclo voyageur pas très honnête, peut être découragé….. MERCI pour vos réponses

« La Liberté ? D’accord ! Mais avec un petit vélo, par le chemin des écoliers » Georges nous a encouragés, hier encore, au téléphone
France: transport du vélo jusqu'en Bretagne English translation pending
by Remy40 · 2005-08-03 · 4 replies
Bonjour à tous,

Mi-septembre je me lance dans un tour d'Irlande en vélo. Je pense partir avec une petite remorque et donc tout naturellement se pose le problème du transport jusqu'en Irlande :)

J'ai "le choix" entre : l'avion Biarritz - Dublin mais ça m'étonnerait fortement que ce soit possible de trimballer un vélo et une remorque le ferry qui part de Roscoff ou de Cherbourg et là je pense qu'il n'y a pas de souci pour un vélo et une remorque

Seul hic, comment aller à Roscoff ou Cherbourg ? En vélo j'en ai pour plus d'une semaine et je suis pas trop motivé, En train je pense pas que ça soit possible, une voiture de location ça coûte très cher, avec ma propre voiture mais où la laisser pendant 2 mois, etc ...

J'imagine que d'autres personnes avant moi ont été confronté à ce genre de problème :) C'est pourquoi je viens vous demander conseil :)

Merci d'avance.
Tour de l'Europe 2007-2008 English translation pending
by Mary2007 · 2005-06-01 · 20 replies
Bonjour je m'appelle Marie-Eve et je voudrais partir pour le tour de l'europe en 2007-2008 en vélo ! je commence mes recherches sur le sujets auriex-vous des infos sur l'itinéraire, le choix de vélo, accessoires, etc. tout ce qui pourrais toucher ce voyage. Je pars seul ou accompagner et je ne sais pas ma date de retour. Merci d'avance🙂
Bikepacking questions with a Brompton bike
by SAMgeneral · 2025-05-16 · 5 replies
Hi everyone, I’m seriously considering going bikepacking with my Brompton (6-speed model) on a mixed route of roads and bike paths for a trip lasting a few days or even a week. I know the Brompton isn’t the typical touring bike, but its compactness and practicality really appeal to me for combining train + bike travel and staying super mobile. I’ve got a few questions, and I’d love to hear your experiences or tips:

What panniers or luggage setup do you recommend for a Brompton in travel mode? Have you run into any specific limitations (comfort, carrying capacity, elevation gain, etc.)? Should I adjust any components (tires, gearing, saddle) to make it more durable for multi-day trips? Do you prefer wild camping or lightweight accommodations (hostels, campsites, etc.) with this kind of setup? Finally: what types of routes do you think a Brompton handles well? (And what should I absolutely avoid?)

I’d love to chat with others who’ve tried (or are considering) the Brompton bikepacking adventure. Thanks in advance for your insights! 🚴‍♂️ Happy riding,
Voyager avec sa guitare à vélo English translation pending
by Sacavelo · 2018-02-17 · 3 replies
Bonjour, Jouer d'un instrument de musique est de nature à faire tomber la barrière de la langue. J'étais frustré de ne pas pouvoir utiliser la guitare lors de mes voyages, alors j'ai décidé de construire un support pour mon instrument favori accroché à la tige de selle. Bien musicalement

Alain

Caractéristiques: -hauteur : 600mm -largeur: 350mm -poids: 600g Montage en acier inox et tube en aluminium Ensemble entièrement démontable Sangles fournies
La ville dans laquelle vous habitez favorise t-elle les déplacements à vélo? English translation pending
by Mariebicycle · 2018-02-08 · 61 replies
Bonjour à tous Je pars travailler chaque jour à vélo, j’habite Marseille, et je peux vous dire que cette ville n’est vraiment pas faite pour la circulation à vélo ! Très peu de pistes cyclables, des piétons peu respectueux des personnes à vélo, des automobilistes tout autant dépourvus de citoyenneté... et pourtant je préfère me déplacer à vélo plutôt que de prendre un transport en commun. Qu’en est - il de la ville dans laquelle vous habitez ? Merci pour vos témoignages.
Transport collectifs & vélo English translation pending
by Mazzzz · 2017-05-29 · 10 replies
bonjour, Ce retour de Weekend prolongé j'ai encore râlè devant la misère des transports collectifs de vélo. C'est pas la première fois ...

nous prenons le TER avec les vélos chargés de le pin du lac a Aix les bains pour retrouver ma voiture. On aurait bien pris un des cars a moitiés vides qui font la liaison mais il ne prennent pas les velos bien que les soutes soit quasi vides... pour infos il y a plein de pays ou l'on peu charger un vélo dans la soute d'un car moyennant ou pas un supplément mais en France manifestement c'est trop compliqué ...

Consultation des horaires : a priori seuls les TER acceptent les velos , et encore s'il y a de la place c'est le contrôleur qui juge ... curieux mais pour les passagers il n'y a pas de restrictions... Le comble c'est que tous les horaires je les ai trouvé sur le site de la Deutch Bahn car sur sncf voyage il en manquant la moitié !

Évidement en gare il n'est indiqué nulle part dans quelle partie de la rame se trouve le compartiment vélo , ce serait trop simple ! du coup quand la rame arrive c'est la course sur le quai pour pouvoir charger en 2 mn chrono !

Le train arrive, 4 marches à gravir très raides, autant dire que ma femme seule avec son vélo chargé n'aurait pas eu la force de le monter.

Le compartiment est blindé, visiblement pour un grand weekend de printemps mettre un second compartiment vélo sur la rame relevait de l'utopie.

on a pas pu prendre de billet car la gare est fermée le dimanche après midi et mettre un distributeur de billet ça doit être trop compliqué aussi ! quand au contrôleur , je le cherche encore...

Ce matin j'entends que la sncf se recentre sur le TGV qu'elle va désormais appeler INOUIT ou INUIT ou peut être INNOUI (je n'ai pas bien compris) en vue de la privatisation en 2020.

en conclusion je me demande si c'est pas un peu fait exprès tout ça . On commence par dégouter les gens de prendre le train, on fait en sorte de diminuer les recettes (absence de distributeur de billet) et au final on supprime la ligne car non rentable.

ps: quand j'ai commencé le cyclotourisme il y a trente ans on pouvait amener son vélo dans n'importe quelle gare et moyennant la modique somme de 12 francs (2 euros) il était livré dans n'importe quelle gare de son choix. (il fallait simplement l'amener un jour ou deux avant pour être sur qu'il soit bien présent à l'arrivée)

C'est beau le progrès ...
Film de notre voyage à tandem en Asie Centrale: Le Voyagenstan English translation pending
by Juliestel · 2017-01-01 · 32 replies
Partis à l'aventure sur Sam notre tandem avec Bob la remorque, Kevin et Juliette, 27 ans, égrènent les pays en "stan" : Ouzbekistan, Kirghizstan, Turkmenistan, Tadkjikistan... sans oublier l'Armenistan :) Ces 6 mois d'aventure au grand air nous ont mené à la rencontre de pays et de cultures méconnues pour nous jusqu'alors, sans a priori, découvrant le long de la route de la soie cette région du monde : l'Asie centrale. 2015

Le Voyagenstan

Bon visionnage Kevin & Juliette
Vélo de voyage pour femme de petite taille English translation pending
by Lablonde38 · 2015-01-20 · 11 replies
Bonjour,

J'envisage l'achat d'un vélo de voyage. J'hésite entre deux modèles: le Fahrradmanufaktur 400 et le Cyclo randonnée Déore.Mais surtout, je ne suis pas grande: 1m 57 et pas bien costaud, plutôt courtes de jambes !! Du coup, j'ai un peu peur de la taille des cadres, même des plus petits. J'aimerai avoir des retours éventuels, par rapport aux réglages possibles pour être le plus confortable possible, d'autant que je ne trouve personne autour de moi qui puisse me faire essayer ce genre de vélo. Merci de tous vos conseils.

Anne-Marie
Traversée des États-Unis à vélo English translation pending
by Roadtoameric · 2014-09-22 · 34 replies
Bonjour tout le monde,

Je m'appelle François, j'ai 25 ans et je projette de partir aux états-unis l'été prochain pour un long roadtrip à vélo. Cela fait 2 mois que je parcours le net sur ce sujet (climats, régions les plus remarquables, matériels, campings, ...)

Mon voyage se déroulerait du 20 juin au 20 août et se ferait au départ de portland en Oregon. Depuis cette ville, je longerai la Columbia river en circulant sur la route 14 pour ensuite emprunter la road 12 qui traverse la forêt de Clearwater et de lolo pour rejoindre Missoula puis Helena pour enfin rejoindre Yellowstone national park et grand teton national park. De là , je traverserai le Wyoming pour rejoindre le rocky mountain national park au Colorado. Que pensez-vous de ce début d'itinéraire? (J'aurais aimé partir de San Francisco et rejoindre le parc national du yosemite pour pouvoir faire la boucle des parcs de l'utah , de l'Arizona et du Colorado mais les températures semblent intenables durant cette période de l'année et j'ai peur de me retrouver sans eau au milieu de nulle part!) Une fois le Colorado atteint, je continuerai soit la boucle de l'ouest vers le Sud ou je poursuivrai vers l'Est pour continuer et achever la traversée en effectuant environ 100 km par jour jusque Washington D.C.(ce qui me semble réalisable à mon âge et avec ma forme...) J'ai lu à de nombreuses reprises que les paysages de l'est du pays était plus banales et que les grandes plaines aux paysages monotones pourraient décourager les cyclistes mais les grands espaces de ce genre m'attirent tout autant que les reliefs de l'ouest).

Merci d'avance pour vos remarques et conseils

François 🙂
Hautes altitudes à vélo, comment le gérer? English translation pending
by Elyseb · 2013-01-10 · 11 replies
Bonjour à tous,

Nous partons pour un périple à vélo entre Santiago du Chili et Lima (Pérou). Pour ceux qui ont déjà vécu une expérience similaire, pouvez-vous nous éclairer sur ce point :

Lors de traversée de zones de très hautes altitudes (supérieures à 3000 mètres), est-il toujours possible de pédaler ? Quelle a été votre expérience sur ce sujet? Y-a-t-il des précautions à prendre avant de partir ou même pendant le voyage concernant ces hautes altitudes qu'il faudra traverser à vélo?

Merci pour votre aide!

A bientôt!
À vélo à travers l'Europe English translation pending
by StanleyH · 2012-03-19 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.



Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.

Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.

Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.

Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.

J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.

José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?

Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.

J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".

Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.

Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.

*

D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.

Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.

Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.

Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…

Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.

J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.

Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.

Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.

Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.

En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.

A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.

Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.

Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.

Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.

*

Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.

Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.

J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.

En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?

Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.

Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.

Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.

C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?

Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.

Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.

La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.

La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Passage à vélo de la frontière Tunisie - Algérie English translation pending
by Edtortue · 2010-10-14 · 23 replies
Bjr,

La frontière vers Tamerza ( Tunisie) - Betita ( Algérie) sur la route allant de Tozeur vers El Oued est elle ouverte aux étrangers ?

Idem pour la frontière El Meridi ( Algérie) - vers Kalaat Es Senan ( Tunisie ) ?

Ou bien tout simplement quelles sont les frontières ouvertes aux cyclos entre ces 2 pays ?

Merci d'avance.

Ed
État des pistes en Macédoine pour un voyage à vélo? English translation pending
by Meg2 · 2010-05-25 · 8 replies
bonjour

j'ai consulté 2 cartes de Macédoine : une vieille carte topographique soviétique (échelle 1:200k ou 1:50k) téléchargée sur poehali.org, et une carte hongroise Gizi Map au 1:250k trouvée dans une libraire de Grenoble. J'ai du mal à me rendre compte de la fiabilité de leur classification route / piste / chemin, d'autant plus que leur tracé diffère parfois entre les 2 sources.

Quelqu'un saurait-il par hasard si les pistes suivantes sont "carrossables" avec un vélo de trek chargé :traversée nord-sud du massif Karadzica entre Sopiste et Belica (col Karadzica), ou un peu plus à l'est, entre Gorno Jabolciste et Bogomila (cols Jakupicki et Starec) ? traversée du parc national de Pelister entre le lac Prespan et Bitola ? traversée est-ouest en limite sud du parc de Mavrovo, entre le barrage de Debar et la route E65

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