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Un mois et demi sur l'EuroVelo 8 ou 6? English translation pending
Bonjour à ceux qui lirons ce post.
Je m'appelle Antoine, j'ai 33 ans. Dans la vie je suis prof d'histoire. Donc j'ai pas mal de temps pour voyager l'été 😛.
J'adore l'aventure, la randonnée, le vélo ! l'année dernière je me suis dit mais pourquoi pas lier ces trois passions ! voilou une idée qu'elle est bonne 😮. Du cou j'ai acheté un vélo, fait des weekend en ile de France, Rambouillet, Fontainebleau puis la Loire de Montargis à Nantes pendant les vacances de printemps.
Cet été je souhaite faire un vrai road trip, du coup j'étais méga ultra patate chaud pour l'eurovélo 8 du sud de la France ou de l'Italie à Athènes. Peut-être partir de Paris mais ça risque de faire un peu long 😐. Sinon peut-être moins l'aventure, corriger moi si je me trompe, faire l'eurovélo 6 de l'est jusqu'à la Roumanie... inchallah 😉
Je post ce message pour avoir des avis, des conseil, tout je prend touuuuut ! xD Pourquoi pas trouver, on ne sais jamais un(e) compagnon(ne) de route pour faire un bout de chemin ensemble. Cependant je suis un aventurier, la route seul ne me fait pas trop peur. L'année dernière j'ai fait le Finistère Barcelone a pied et en stop.
Je pense que c'est déjà pas mal pour un début de post, sinon personne ne le lira 😄. J'attends vos conseils et commentaires avec impatience.
Bizzz. Toitoine.
J'adore l'aventure, la randonnée, le vélo ! l'année dernière je me suis dit mais pourquoi pas lier ces trois passions ! voilou une idée qu'elle est bonne 😮. Du cou j'ai acheté un vélo, fait des weekend en ile de France, Rambouillet, Fontainebleau puis la Loire de Montargis à Nantes pendant les vacances de printemps.
Cet été je souhaite faire un vrai road trip, du coup j'étais méga ultra patate chaud pour l'eurovélo 8 du sud de la France ou de l'Italie à Athènes. Peut-être partir de Paris mais ça risque de faire un peu long 😐. Sinon peut-être moins l'aventure, corriger moi si je me trompe, faire l'eurovélo 6 de l'est jusqu'à la Roumanie... inchallah 😉
Je post ce message pour avoir des avis, des conseil, tout je prend touuuuut ! xD Pourquoi pas trouver, on ne sais jamais un(e) compagnon(ne) de route pour faire un bout de chemin ensemble. Cependant je suis un aventurier, la route seul ne me fait pas trop peur. L'année dernière j'ai fait le Finistère Barcelone a pied et en stop.
Je pense que c'est déjà pas mal pour un début de post, sinon personne ne le lira 😄. J'attends vos conseils et commentaires avec impatience.
Bizzz. Toitoine.
S'approcher du Massif Central en provenance de l'aéroport de Lyon pour débuter notre voyage à vélo English translation pending
Bonjour !
En train de réfléchir à notre prochain voyage à vélo ( cliquez ici), je me bute à un vieux problème que vous connaissez aussi sans doute. Comment quitter l'aéroport et sortir de la zone urbaine pas très conviviale pour les vélos sans trop de désagréments ? Autant j'aime faire le reste de l'itinéraire, autant je déteste planifier et vivre ces nécessaires premières et dernières journées du voyage...🤪 L'aéroport en question est celui de Lyon, en direction du Massif Central, l'itinéraire reste à déterminer. Et on arrivera du Québec, les vélos sont dans des cartons. Alors oui, lorsque les vélos sont remontés et que nous sommes prêts à pédaler, nous sommes debout depuis près de 24h (avec une heure ou deux de sommeil dans l'avion si on est chanceux), il est midi et faut pédaler jusqu'au lieu du premier dodo, un camping, idéalement ... Bien que nous l'ayons fait à quelques reprise et qu'on commence à connaître un peu les alentours de l'aéroport (ça sera notre troisième visite), la perspective reste désagréable. J'ai envisagé le train pour nous sortir carrément du secteur mais faut se rendre à Lyon Part-Dieu pour prendre un TER... rien d'évident là non plus. Je me demande : connaissez vous une compagnie qui offre un service de navette adapté, pour nous transporter avec les vélos (remontés ou encore dans leurs cartons) et nous amener dans un secteur agréable pour pédaler ? J'ai fait quelques recherches mais je n'ai rien trouvé. Avez-vous d'autres idées brillantes ? Toutes vos suggestions sont les bienvenues.
Merci !
Mathieu
En train de réfléchir à notre prochain voyage à vélo ( cliquez ici), je me bute à un vieux problème que vous connaissez aussi sans doute. Comment quitter l'aéroport et sortir de la zone urbaine pas très conviviale pour les vélos sans trop de désagréments ? Autant j'aime faire le reste de l'itinéraire, autant je déteste planifier et vivre ces nécessaires premières et dernières journées du voyage...🤪 L'aéroport en question est celui de Lyon, en direction du Massif Central, l'itinéraire reste à déterminer. Et on arrivera du Québec, les vélos sont dans des cartons. Alors oui, lorsque les vélos sont remontés et que nous sommes prêts à pédaler, nous sommes debout depuis près de 24h (avec une heure ou deux de sommeil dans l'avion si on est chanceux), il est midi et faut pédaler jusqu'au lieu du premier dodo, un camping, idéalement ... Bien que nous l'ayons fait à quelques reprise et qu'on commence à connaître un peu les alentours de l'aéroport (ça sera notre troisième visite), la perspective reste désagréable. J'ai envisagé le train pour nous sortir carrément du secteur mais faut se rendre à Lyon Part-Dieu pour prendre un TER... rien d'évident là non plus. Je me demande : connaissez vous une compagnie qui offre un service de navette adapté, pour nous transporter avec les vélos (remontés ou encore dans leurs cartons) et nous amener dans un secteur agréable pour pédaler ? J'ai fait quelques recherches mais je n'ai rien trouvé. Avez-vous d'autres idées brillantes ? Toutes vos suggestions sont les bienvenues.
Merci !
Mathieu
Nouveau chez SNCF: recherche et achat avec vélo English translation pending
je viens par hasard de voir que par internet il est désormais possible de :
- rechercher un train avec le critère vélo
- acheter son billet avec la réservation pour le vélo
on précise si on a un vélo plié ou non dans la rubrique "+ de critères"
il vous sélectionne uniquement les trains acceptant les vélos . - si ter , intercité vous précise que c'est gratuit - si tgv n'indique pas le prix
pour un tgv j'ai été jusqu'à la validation (étape précédant le paiement) il ne précise pas le prix pour le vélo mais le prix pour la place et juste discrètement "vélo réservé"
je suis tombé dessus par hasard , je n'ai pas réussi à reproduire la procédure . je suppose que la sncf est en train d'introduire la fonctionnalité sur son site et que je suis tombé sur une nouvelle version par erreur mise en ligne .
on précise si on a un vélo plié ou non dans la rubrique "+ de critères"
il vous sélectionne uniquement les trains acceptant les vélos . - si ter , intercité vous précise que c'est gratuit - si tgv n'indique pas le prix
pour un tgv j'ai été jusqu'à la validation (étape précédant le paiement) il ne précise pas le prix pour le vélo mais le prix pour la place et juste discrètement "vélo réservé"
je suis tombé dessus par hasard , je n'ai pas réussi à reproduire la procédure . je suppose que la sncf est en train d'introduire la fonctionnalité sur son site et que je suis tombé sur une nouvelle version par erreur mise en ligne .
Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine)
Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.
Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est tr��s instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.
Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.
Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...
Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !

Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.
Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.
Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est tr��s instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !


Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora
Demande de prêt d'un vélo, Canal du Midi en août 2013 (Lyon) English translation pending
Bonjour à tous !
Je projetais de parcourir le Canal du midi à vélo au mois d'août 2013 avec ma copine. 🙂
2 vélos neufs, un Orlter Saragossa (pr moi) et un Triban Trail 7 (pr madame), 2x 1 paire de sacoches Vaude, tente récente, matos de camping etc. Le plus dur (ou pas) avait été de convaincre ma copine des bienfaits et des avantages de voyager à vélo !
Bref tout était prêt pr se faire un ptit bout de chemin tranquille jusqu'à vendredi dernier où je me suis fait piquer mon vélo (cadenassé à un arceau) en pleine ds le centre de Lyon... 😠 Je vous passe mon ressenti et les pensées qui m'ont traversé l'esprit à ce moment là (et encore auj !). 🤪 On baisse sa garde, on détourne les yeux 10mn et on paie une facture de 500 euros, voilà la situation de la France auj... 😐
Le projet étant lancé, je me demandais si une âme charitable (de Lyon et environs si possible) pourrait me prêter pour une durée de 3 semaines en Août, un vélo de voyage (de taille XL de préférence) ?
Merci d'avance de vos réponses positives ou négatives !
Seb
Je projetais de parcourir le Canal du midi à vélo au mois d'août 2013 avec ma copine. 🙂
2 vélos neufs, un Orlter Saragossa (pr moi) et un Triban Trail 7 (pr madame), 2x 1 paire de sacoches Vaude, tente récente, matos de camping etc. Le plus dur (ou pas) avait été de convaincre ma copine des bienfaits et des avantages de voyager à vélo !
Bref tout était prêt pr se faire un ptit bout de chemin tranquille jusqu'à vendredi dernier où je me suis fait piquer mon vélo (cadenassé à un arceau) en pleine ds le centre de Lyon... 😠 Je vous passe mon ressenti et les pensées qui m'ont traversé l'esprit à ce moment là (et encore auj !). 🤪 On baisse sa garde, on détourne les yeux 10mn et on paie une facture de 500 euros, voilà la situation de la France auj... 😐
Le projet étant lancé, je me demandais si une âme charitable (de Lyon et environs si possible) pourrait me prêter pour une durée de 3 semaines en Août, un vélo de voyage (de taille XL de préférence) ?
Merci d'avance de vos réponses positives ou négatives !
Seb
Paris-Lyon en train avec vélos, c'est possible English translation pending
De nouveaux trains acceptant les vélos (deux par jour environ) circulent depuis cet hiver. Ce sont des TER partant de Bercy. Ils desservent Sens pour ceux qui habitent au sud de l'Ile-de-France. transports des vélos gratuits. ils sont moins chers que les TGV, accès libre sans réservation. pour ceux qui cumulent des smiles, demander un billet ouvert pour avoir des points (sinon sur TER, ca ne compte pas). Il faut compter environ 5 h 30. ce n'est pas long quand on aime les voyages, lire, jouer, rêvasser, faire des rencontres
Parcourir la ViaRhôna de Genève à Sète à vélo et hébergement English translation pending
Bonjour, mon projet est de parcourir la ViaRhona de Genève jusqu'à Beaucaire (première partie)à Port-St-Louis-du-Rhone et retour Beaucaire et ensuite deuxième partie destination Sète qui en est le terminus. J'aurai voulu savoir si certains particuliers propose de l’hébergement aux voyageurs à vélo, sinon camping. En France ils y en a quelques uns qui en proposent. Merci d'avance
Vivre à Lyon, Grenoble ou Saint-Étienne: quartiers, logements...? English translation pending
bonjours
Mon sujet n'a pas pour objet de déclencher une polémique!
Mon travail pourrait m'amener à quitter la capitale en direction d'une de ces trois villes.
Quelles sont les quartiers les plus sympas pour vivre pour un célibataire (vie de quartier, réseau, association)
Au niveau des loyers qu'est ce qu'il en est?
Et pour finir, l'accès a la nature à proximité
d'avance merci pour vos réponses
France-Prague à vélo en juillet 2008 English translation pending
Bonjour, 🙂
j'ai 20 ans, étudiant à Lyon et je recherche du monde pour faire Rennes -> Prague à vélo cet été. Pour l'instant je suis tout seul dans le projet et je cherche donc quelques personnes motivées par ce voyage.
> Le but n'est pas de faire un exploit sportif mais plutôt de découvrir (ou redécouvrir) les régions traversées, les cultures mais aussi de rencontrer des gens. La moyenne sera environ de 100km/jour pour se laisser le temps de visiter. Il n'est pas exclu de prendre un peu le train, si le moral est dans les chaussettes ou la météo vraiment pourrie ... Bref, pas de prise de tête !
Les dates
Départ vers le 12 juillet de Rennes et arrivée à Prague le 28 juillet au plus tard. Si vous souhaitez faire qu'une partie du trajet, pas de problème !!!
L'itinéraire
Il y a environ 1300 km entre Rennes et Prague.
Le trajet sera défini en évitant au maximum les grosses routes et en privilégiant les chemins. En gros, on va suivre la ligne droite Rennes-Prague sauf au passage de la frontière Allemagne - République Tchèque où un passage par la vallée de l'Elbe est envisagé. Bref, rien de bien défini pour l'instant ... il faut laisser un peu de place à l'improvisation :)
L'hébergement
Essentiellement sous la tente, en bivouac sauvage ou en camping. Quelques nuits en Auberge de Jeunesse sont aussi possibles en fonction du budget de chacun.
Voilà, si vous êtes intéressés ou juste curieux, n'hésitez pas à me contacter 😉
Bon vent (dans le dos)
Kenavo
Valère
j'ai 20 ans, étudiant à Lyon et je recherche du monde pour faire Rennes -> Prague à vélo cet été. Pour l'instant je suis tout seul dans le projet et je cherche donc quelques personnes motivées par ce voyage.
> Le but n'est pas de faire un exploit sportif mais plutôt de découvrir (ou redécouvrir) les régions traversées, les cultures mais aussi de rencontrer des gens. La moyenne sera environ de 100km/jour pour se laisser le temps de visiter. Il n'est pas exclu de prendre un peu le train, si le moral est dans les chaussettes ou la météo vraiment pourrie ... Bref, pas de prise de tête !
Les dates
Départ vers le 12 juillet de Rennes et arrivée à Prague le 28 juillet au plus tard. Si vous souhaitez faire qu'une partie du trajet, pas de problème !!!
L'itinéraire
Il y a environ 1300 km entre Rennes et Prague.
Le trajet sera défini en évitant au maximum les grosses routes et en privilégiant les chemins. En gros, on va suivre la ligne droite Rennes-Prague sauf au passage de la frontière Allemagne - République Tchèque où un passage par la vallée de l'Elbe est envisagé. Bref, rien de bien défini pour l'instant ... il faut laisser un peu de place à l'improvisation :)
L'hébergement
Essentiellement sous la tente, en bivouac sauvage ou en camping. Quelques nuits en Auberge de Jeunesse sont aussi possibles en fonction du budget de chacun.
Voilà, si vous êtes intéressés ou juste curieux, n'hésitez pas à me contacter 😉
Bon vent (dans le dos)
Kenavo
Valère
Trajet à vélo Roanne - Beaulon English translation pending
bonjour,
je dois me rendre a beaulon ce samedi, je suis de Lyon et pour ne pas perdre l occasion d utiliser le vélo je souhaiterais me rendre a Roanne en train et parcourir le reste en vtt. je sais qu il existe un canal entre Roanne et digoin... J aimerais connaitre l etat du chemin, le nombre approximatif de km que vas me faire parcourir cette distance si je passe par bourbon lancy... Bref, tout conseils me sera utile merci a vous
je dois me rendre a beaulon ce samedi, je suis de Lyon et pour ne pas perdre l occasion d utiliser le vélo je souhaiterais me rendre a Roanne en train et parcourir le reste en vtt. je sais qu il existe un canal entre Roanne et digoin... J aimerais connaitre l etat du chemin, le nombre approximatif de km que vas me faire parcourir cette distance si je passe par bourbon lancy... Bref, tout conseils me sera utile merci a vous
Fanfare à vélo itinérante en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour!
Nous sommes 4 ingénieurs , 1 monteur de spectacle intermittent et 1 médecin urgentiste, d’un peu partout en France ( Lille, Lyon, Bordeaux, Paris et Marseille) et nous avons un projet bien ficelé de « fanfare à vélo » sur 7 mois (de décembre 2014 à juillet 2015).
Notre projet est d'allier musique et aventure à vélo pendant 7 mois en Amérique du sud (dont 4 mois en montagne). Nous aurons pour nous aider un véhicule "balais" acheté à Santiago à la mi Novembre 2014.
Notre itinéraire (de base), et notre dossier de com est accessible sur notre site www.ahsisisi.org
Mes questions sont les suivantes et s'adressent aux cyclo-touristes avertis nombreux sur ce forum ... :
- Quel serait le vélo optimal pour faire cet itinéraire, sachant qu'a priori nous roulerons plutot legers (puisque présence d'un véhicule balais portant notre matériel de musique ...) - Est-il plus interessant d'acheter le vélo en France ( qualité / prix ) ? - Avez vous des commentaires sur l'itinéraire prévu ? (carte sur notre site )
Enfin, si vous voulez nous soutenir, ou si vous etes sur la route et que vous voulez nous voir jouer pour un événement, n'hesitez pas à nous contacter !
Nous sommes 4 ingénieurs , 1 monteur de spectacle intermittent et 1 médecin urgentiste, d’un peu partout en France ( Lille, Lyon, Bordeaux, Paris et Marseille) et nous avons un projet bien ficelé de « fanfare à vélo » sur 7 mois (de décembre 2014 à juillet 2015).
Notre projet est d'allier musique et aventure à vélo pendant 7 mois en Amérique du sud (dont 4 mois en montagne). Nous aurons pour nous aider un véhicule "balais" acheté à Santiago à la mi Novembre 2014.
Notre itinéraire (de base), et notre dossier de com est accessible sur notre site www.ahsisisi.org
Mes questions sont les suivantes et s'adressent aux cyclo-touristes avertis nombreux sur ce forum ... :
- Quel serait le vélo optimal pour faire cet itinéraire, sachant qu'a priori nous roulerons plutot legers (puisque présence d'un véhicule balais portant notre matériel de musique ...) - Est-il plus interessant d'acheter le vélo en France ( qualité / prix ) ? - Avez vous des commentaires sur l'itinéraire prévu ? (carte sur notre site )
Enfin, si vous voulez nous soutenir, ou si vous etes sur la route et que vous voulez nous voir jouer pour un événement, n'hesitez pas à nous contacter !
Achat d'un vélo de randonnée English translation pending
Bonjour,
Je recherche des informations et des conseils pour l'achat d'un vélo de randonnée, éventuellement vendu équipé ou à équiper (porte bagage pour sacoches avant et arrière). Et comme tout le monde, je le souhaiterai le moins lourd et le plus costaud possible.
Mon budget est de 400euros max. J'opterai bien pour un vélo cadre homme (je mesure 1m73)
Pour l'instant, je roule avec un vélo vendu dans les supermarchés Carrefour, cadre homme, qui me sert pour mes déplacements journaliers et des rando de plusieurs jours.
J'ai commencé mes recherches sur internet et dans les différents magasins du Mans mais l'offre étant vaste, je m'y perds un peu.
🙂Merci bcp pour vos conseils ... à venir. Hélène
J'ai commencé mes recherches sur internet et dans les différents magasins du Mans mais l'offre étant vaste, je m'y perds un peu.
🙂Merci bcp pour vos conseils ... à venir. Hélène
The ViaRhôna from south to north
hi everyone,
I’m planning a little bike trip to the Meuse starting from Saint-Raphaël in early September, and I’d love to know if any of you have already done the ViaRhôna from south to north starting in Beaucaire?
I’ve already done the climb twice:
Vinon-sur-Verdon → Oraison → Les Mées → Volonne → Noyer-sur-Jabron → Séderon → Sainte-Jalle, etc.
This time, I’d like to avoid the elevation gain and ride more relaxed, but the mistral worries me.
Anyone have any experience or tips to share?
olivier
I’m planning a little bike trip to the Meuse starting from Saint-Raphaël in early September, and I’d love to know if any of you have already done the ViaRhôna from south to north starting in Beaucaire?
I’ve already done the climb twice:
Vinon-sur-Verdon → Oraison → Les Mées → Volonne → Noyer-sur-Jabron → Séderon → Sainte-Jalle, etc.
This time, I’d like to avoid the elevation gain and ride more relaxed, but the mistral worries me.
Anyone have any experience or tips to share?
olivier
Idées itinéraire vélo cet été English translation pending
Salut à tous,
L'été arrive ! Et donc c'est le moment de planifier les vacances !
Il y a quelques années j'ai fait avec mon amie la Loire à vélo suivie de la Vélodyssée de saint Nazaire à Hendaye, le tout en un peu moins de 3 semaines. C'était tout simplement génial...
Cette année on voudrait remettre ça et on cherche un parcours similaire, avec de préférence des pistes cyclables/voies vertes, et/ou alors des routes très très peu fréquentées.
Quelles seraient vos suggestions ? Pour l'instant on pense à la Via Rhona qui a l'air sympa et praticable, mais ça ne suffit pas pour 3 semaines...
J'ai regardé sur le site de l'eurovélo, les projets sont très bien mais malheureusement j'ai l'impression que rien n'est achevé si ce n'est la vélodyssée qu'on a déja faite. C'est dommage car du coup on ne peut pas suivre les itinéraires proposés...
Merci !
L'été arrive ! Et donc c'est le moment de planifier les vacances !
Il y a quelques années j'ai fait avec mon amie la Loire à vélo suivie de la Vélodyssée de saint Nazaire à Hendaye, le tout en un peu moins de 3 semaines. C'était tout simplement génial...
Cette année on voudrait remettre ça et on cherche un parcours similaire, avec de préférence des pistes cyclables/voies vertes, et/ou alors des routes très très peu fréquentées.
Quelles seraient vos suggestions ? Pour l'instant on pense à la Via Rhona qui a l'air sympa et praticable, mais ça ne suffit pas pour 3 semaines...
J'ai regardé sur le site de l'eurovélo, les projets sont très bien mais malheureusement j'ai l'impression que rien n'est achevé si ce n'est la vélodyssée qu'on a déja faite. C'est dommage car du coup on ne peut pas suivre les itinéraires proposés...
Merci !
Traversée à vélo de la Mauritanie par la route côtière: faisabilité? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je fais le trajet à vélo de France au Mali à vélo. Je suis actuellement en attente de visa Mauritanien à Rabat. Je suis allé sur le site du ministère des aff. étrangères. Ils déconseillent de traverser la zone "rouge" située à l'intérieur des terres. J'ai envoyé un mail à l'ambassade de France en Mauritanie à Nouakchott (je n'aurai peut-être pas dû). Ils me répondent qu'ils me déconseillent formellement mon projet (risque d'accident circulation, attentats, enlèvement). Je précise que ma route suit la côte jusqu'à la frontière Sénégalaise.
Du coup, le doute m'habite et ça me fout un peu les boules. Que dois-je en penser ?
Je sais que par définition, les autorités consulaires ou ambassades ouvrent le parapluie, c'est leur rôle mais jusque dans quelles mesure doit-on bien tenir compte de leurs conseils.
Voyager présente forcément un risque. Celui du risque d'accident est évident, il est présent et c'est pas pour autant que l'on renonce à faire du vélo ! Pour le reste, attentats enlèvement : n'est-ce pas un peu la même chose ? Ma question est donc la suivante : est-ce suicidaire ou pas ? Vos avis pour ceux qui on fait par exemple récemment cette route m'intéressent pour prendre une décision et passer éventuellement au plan B, Merci d'avance
Voyager présente forcément un risque. Celui du risque d'accident est évident, il est présent et c'est pas pour autant que l'on renonce à faire du vélo ! Pour le reste, attentats enlèvement : n'est-ce pas un peu la même chose ? Ma question est donc la suivante : est-ce suicidaire ou pas ? Vos avis pour ceux qui on fait par exemple récemment cette route m'intéressent pour prendre une décision et passer éventuellement au plan B, Merci d'avance
Périple à vélo d'Avignon à Strasbourg English translation pending
Bonjour,
Je pars cette fin de semaine, et voudrais dans un premier temps emprunter la "Viarhôna" jusqu'à Genève, de là, faire le tour du Lac Léman jusqu'à Nyon....Les Rousses...Pontarlier etc... Est-ce le bon choix de remonter le rhône? Dans quel sens souffle le vent?? Merci de me donner quelques conseils!! Sportivement Véloanne.
Je pars cette fin de semaine, et voudrais dans un premier temps emprunter la "Viarhôna" jusqu'à Genève, de là, faire le tour du Lac Léman jusqu'à Nyon....Les Rousses...Pontarlier etc... Est-ce le bon choix de remonter le rhône? Dans quel sens souffle le vent?? Merci de me donner quelques conseils!! Sportivement Véloanne.
Meilleur itinéraire à vélo de Givors à Bellegarde? English translation pending
bonjours
quel est le meilleur itinéraire vélo de Givors à Bellegarde en évitant Lyon et les grands axes
merci
Voyage à vélo en Corse English translation pending
Salut! Je vous demande conseil pour mon 3 ème voyage en vélo pour juillet 2011! Nous allons partir de lyon , et direction la corse! J'aimerais donc avoir des itinéraire(surtout pour la corse) et eventuellement des renseignement sur l'endroit ou nous allons prendre le bateau... J'aimerais aussi etre conseiller sur les vélo! j'ai utilisé jusqu'a maintenant un vtc mais j'aimerais essayer avec un velo de course! Donner moi conseil svp!
merci! vive le vélo🙂
Bonne année 2006 English translation pending
bonne ANNEE et meilleurs PNEUS a tous
et surtout que tous vos projets se réalisent comme sur des roulettes
et a bientot sur les routes de France ou de navarre avec au detour un petit signe, quelque soit votre humeur 🙂😉🙁😛😎😊😇🤪😠😮😄😕😐😏🏴☠️
Grande traversée du Massif Central à vélo pour débutants? English translation pending
Bonjour à tous !
Mon amie et moi même voudrions faire la grande traversée du massif central de Clermont Ferrand à Sète en vingt jours environ, en juin.
La seule chose, c'est que nous ne pratiquons pas (encore) spécialement le vélo et n'avons jamais fait de trip à vélo. Par contre, on est toutes les deux très sportives et les défis ne nous font pas peur.
Pour ceux qui l'auraient déjà fait, ou qui s'y connaissent un peu, ça vous semble jouable ou ça risque d'être un enfer ?
Sachant qu'on compte bien s'équiper et qu'on a (un peu) de temps avant pour s'entrainer :)
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses et éclairages !!
L'Italie depuis Lyon English translation pending
Bonjour
J’aimerais Partir en Italie depuis Lyon et je voudrais avoir l’avis de quelqu’un qui a fait ce trajet
Une idée de vélo? English translation pending
Bonjour à tous!
Je m'appelle Marie et je suis nouvelle ici. Je ne vais surement pas vous parler tout de suite de performances ou de périples mais ne vous inquiétez pas ça viendra!
Alors voilà je suis à la recherche d'un nouveau vélo, et oui mon vieux gitane rose et blanc commence à se faire trop petit. J'adore faire du vélo pour me déplacer et je compte tout d'abord utiliser mon vélo dans la vie de tous les jours, aller au lycée, aller en ville ou même aller chercher des croissants! Mais par la suite j'aimerais faire de plus grands voyages: je prévois de rejoindre une amie à Amsterdam et d'aller ensuite ensemble jusqu'en Pologne. Ainsi il me faudrait un vélo adapté au deux.. à la vie de tous les jours et à mes premières escapades! Je cherche donc un vélo léger, maniable et confortable et pourquoi pas capable de porter des petites sacoches. Tout ça avec un budget d'étudiant 😏! Voila j'adorerais entendre vos avis et conseils 😉 Merci beaucoup 😛
Alors voilà je suis à la recherche d'un nouveau vélo, et oui mon vieux gitane rose et blanc commence à se faire trop petit. J'adore faire du vélo pour me déplacer et je compte tout d'abord utiliser mon vélo dans la vie de tous les jours, aller au lycée, aller en ville ou même aller chercher des croissants! Mais par la suite j'aimerais faire de plus grands voyages: je prévois de rejoindre une amie à Amsterdam et d'aller ensuite ensemble jusqu'en Pologne. Ainsi il me faudrait un vélo adapté au deux.. à la vie de tous les jours et à mes premières escapades! Je cherche donc un vélo léger, maniable et confortable et pourquoi pas capable de porter des petites sacoches. Tout ça avec un budget d'étudiant 😏! Voila j'adorerais entendre vos avis et conseils 😉 Merci beaucoup 😛
Aérofreins pour un voyage à vélo dans les Alpes? English translation pending
salut toutes et tous,
je vais aller me promener dans les Alpes avec un vélo un peu chargé, et l'idée de rester crispé sur mes freins sur 2000m de dénivelé ça m'enchante guère ... Donc je vais certainement me bricoler des aérofreins, façon mini parachute. En général, quand j'ai une idée tordue, ya toujours un autre tordu qui l'a eue avant moi. Mais là, j'ai rien trouvé sur le oueb ... Les questions que je me pose, c'est est-ce que ça peut être efficace en restant d'une taille raisonnable (moins d'1 m2), et quelle proportion il faut entre la longueur des cordes et le diamètre du bidule pour que ça reste bien ouvert sans être trop long, la robe de mariée c'est pas mon style vestimentaire.
Je suis sûr que yen a déjà pas mal qui rigolent, mais je suis sûr aussi que c'est une bonne idée ! Donc, si vous avez des tuyaux sur où chercher l'info, ou si ça a déjà été fait ... merci !
Je suis sûr que yen a déjà pas mal qui rigolent, mais je suis sûr aussi que c'est une bonne idée ! Donc, si vous avez des tuyaux sur où chercher l'info, ou si ça a déjà été fait ... merci !
Hébergement pour une nuit à Lyon? English translation pending
Bonjour à tous
J'arrive à Lyon en septembre et j'aimerais avoir le nom d'un petit hôtel pas trop cher pour une nuit. Je n'y serai pas longtemps mais pouvez-vous me conseiller sur des choses à voir à tout prix à Lyon
J'aimerais aussi avoir l'adresse d'un magasin de vélo, je pars pour 3 semaines à vélo et s'il y a un pépin avec le transport en avion, je saurai où aller
Merci Nathalie
J'arrive à Lyon en septembre et j'aimerais avoir le nom d'un petit hôtel pas trop cher pour une nuit. Je n'y serai pas longtemps mais pouvez-vous me conseiller sur des choses à voir à tout prix à Lyon
J'aimerais aussi avoir l'adresse d'un magasin de vélo, je pars pour 3 semaines à vélo et s'il y a un pépin avec le transport en avion, je saurai où aller
Merci Nathalie
Guidon papillon? English translation pending
je suis en train d'equiper un velo de randonné pour ma moitié et elle voudrais un guidon papillon ( je crois que ca s'appelle comme ça).
si c'est bien j'equiperais aussi le mien
qu'elle est votre avis ?
bien ou pas bien pour voyager ?
si oui ! ou les trouver ?
nous sommes entre st etienne et lyon
merki
Cherche traductions franco-russe et russo-français English translation pending
Bonjour.
Je dois pour la préparation du Raid Paris Pekin 2008 en vélo, ecrire une cinquantaine de lettre en RUSSE a des maires et a des hébergeurs en Russie, Kazakhstan et Khirghizie. je cherche une personne pouvant me traduire, dans les deux sens les courriers envoyés et recus. Il faut posséder naturellemnt un double clavier avec les lettres Cyriliques;
au plaisir de vous lire
Routes du sud de la France à vélo English translation pending
Bonjour a tous et a toutes
J'ai comme projet courant avril de partir en vélo de la maison ( prés de la Rochelle ) jusqu’ à Nice , puis faire marche arrière jusqu’à Beaucaire pour attaqué la via Rhôna pour allée a Chambéry .
Jusqu'a Sète je connais pour l'avoir fait il y a 2 ou 3 ans ! Mon interrogation serais plutôt de Séte a Nice les meilleurs routes sans trop de dénivelés ci possible ( je suis assez chargé ) au plus prés de la mer ? évité les grandes agglomérations comme Marseille ! je ne connais pas du tout le sud de la France mais a se que j'ai pu voir sur Map ça ma l'air de grimpé pas mal ! j'ai l'habitude de pédalé mais quand il y a de long voyage comme celui là , si je peut contourné les portions qui grimpe je préfère !
Si quelqu'un peut me donné des conseilles , des infos , c'est avec plaisir que je vous lirez .😛
Ps Elle est sympa cette partie de la via Rhôna Beaucaire Chambéry , pas trop difficile ?
Où voyager à vélo en mai/juin? English translation pending
bonjour, je souhaite faire un voyage en vélo de 2 mois en mai/juin 2011.
je recherche un circuit de 3000 à 5000 km maxi pas trop montagneux et avec un temps pas trop froid, ni trop chaud!!!
à votre avis ? il existe bien un circuit en Europe.
l'idéal pour moi, partir de Lyon et revenir à Lyon en effectuant un circuit, sans prendre de transport en commun.
sinon, prendre un avion ou train et rejoindre une destination pour en revenir à vélo.
si certains d'entre vous ont de bonnes idées, merci. Je préfère les paysages et rencontres en évitant les grandes villes. bonne journée
sinon, prendre un avion ou train et rejoindre une destination pour en revenir à vélo.
si certains d'entre vous ont de bonnes idées, merci. Je préfère les paysages et rencontres en évitant les grandes villes. bonne journée
Se loger et vivre à Phnom Penh English translation pending
Bonjour à tous, je suis un étudiant de 22 ans en droit à Lyon et je vais effectuer un stage dans un cabinet d'avocats à Phnom Penh de fin avril à novembre 2010. Partant totalement à l'inconnu, je voulais glaner quelques conseils auprès des personnes qui vivent ou qui ont vécu au Cambodge.
Concernant le logement, j'aimerais bien trouver une colocation mais je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Y-a-t'il des endroits où il y a des annonces, dois-je plutôt aller dans une agence immobilière ou dans une association d'expatriés?! Et si je ne trouve pas et que je dois louer une chambre, que me conseillez-vous, sachant que j'ai un budget relativement limité (environ 150$ par mois).
Enfin, je souhaite acheter/louer une moto une fois sur place pour me déplacer plus facilement et pour pouvoir visiter le pays. Si vous avez de bonnes adresses où je peux trouver mon bonheur, je serais ravi que vous me les communiquiez.
Merci beaucoup!
PS : si vous avez un conseil quel qu'il soit à me donner, je suis aussi preneur.
Thiebault.
Concernant le logement, j'aimerais bien trouver une colocation mais je ne sais pas vraiment comment m'y prendre. Y-a-t'il des endroits où il y a des annonces, dois-je plutôt aller dans une agence immobilière ou dans une association d'expatriés?! Et si je ne trouve pas et que je dois louer une chambre, que me conseillez-vous, sachant que j'ai un budget relativement limité (environ 150$ par mois).
Enfin, je souhaite acheter/louer une moto une fois sur place pour me déplacer plus facilement et pour pouvoir visiter le pays. Si vous avez de bonnes adresses où je peux trouver mon bonheur, je serais ravi que vous me les communiquiez.
Merci beaucoup!
PS : si vous avez un conseil quel qu'il soit à me donner, je suis aussi preneur.
Thiebault.
Différence entre des jantes de vélo Mavic? English translation pending
j'ai acheté un cadre acier VTT et j'aimerais mettre des jantes solides.J'ai déjà lu plusieurs commentaires et on parle souvent de jantes MAVIC XC717 et XM117;c'est quoi la différence? Merci de me renseigner