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Retour de croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 8 au 15 avril 2012 English translation pending
by Angel31 · 2012-04-15 · 843 replies
🙁 On a échappé à la rébellion des passagers, prévue au port de Civitavecchia. Beaucoup d'ennuis sur ce bateau vétuste. Problèmes d'hygiène, manque de personnel, des retards considérables, enfin...très grosse déception ! Attention aussi aux légendes des cabines sur là brochure de CDF. Fausses ! J'étais séparée de mon mari pendant toute là croisière ! Cabine 9063 trois lits individuels...
Conservez-vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia? English translation pending
by Takacoser · 2012-01-27 · 308 replies
Le naufrage du Costa Concordia, pose au moins deux questions :

La première fait déjà l’objet d’un fil de discussion sur le forum, « le Costa Concordia et après ? « concerne plutôt le choix de croisière en fonction de la taille de bateau : prix, confort, sécurité…

Certains participants à ce fil regrettent la dérive de la discussion sur le choix de la compagnie. A l’évidence Costa n’est pas le seul armateur à proposer des bateaux gigantesques, de la taille d’un immeuble, voire d’une ville. Au moment où la justice Italienne se penche sur la responsabilité de la Compagnie, et où la compagnie Costa propose des indemnités, une seconde question se pose clairement :

Dans quelle mesure le comportement de la compagnie Costa au moment de la catastrophe, pour ce que nous pouvons en savoir, l’enquête n’étant pas terminée, et le système d’indemnisation proposé par la compagnie, va changer vos choix pour vos prochaines croisières et pourquoi.

Conservez vous votre confiance en Costa après le naufrage du Concordia ?
Y en a marre du «vrai»! English translation pending
by Alainqc · 2010-11-16 · 394 replies
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!

Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.

Et voilà, ma montée de lait est finie!

🤪
Retour d'une croisière en mer Méditerranée sur le MSC Magnifica du 10 au 17 avril English translation pending
by Pat06670 · 2010-04-18 · 122 replies
Bonjour,

je me lance à mon tour dans le compte-rendu de ma premiere croisiere avec MSC sur leur nouveau bateau, le Magnifica, pour sa deuxieme croisiere commerciale, au depart de Venise direction Bari, Katakolon, Izmir, Istanbul et Dubrovnik. Aprés quelques heures de voiture, et aprés avoir efféctué une inscription préalable sur internet, www.vtp.it, nous nous dirigeons vers le parking dédié aux croisieristes, suivre "stazione maritima", au bout du pont sur la droite, parking P2, tres pratique situé à 100 m du bateau, au tarif de 80€ pour la semaine, à payer en fin de croisiere en especes ou par cb à des caisses automatiques. L'ARRIVEE Premiere sensation vu du bas et de loin: le bateau est tres impressionnant et c'est vraiment le plus grand de tous les bateaux à quai et il le restera sur tous les ports que nous visiterons. Deuxieme sensation en arrivant dans la gare d'accueil: il y a beaucoup de monde, de tous les ages, de toutes les nationalités, et il va y avoir de l'attente. Cette sensation de monde va rester tout au long de la traversée. On nous prend nos valises, nous les retrouverons plus tard. LA CABINE Apres les formalités, nous grimpons enfin sur le bateau vers Midi et nous retrouvons notre cabine, decorée dans des tons bleus, de bonne taille, un grand lit et un coin canapé qui sera deplié le soir pour accueillir la troisieme personne, une agréable sensation de neuf, un balcon trés agréable qui nous permettra de suivre les differentes manoeuvres dans les ports, un coffre-fort, un mini bar, un rangement suffisant pour 3 personnes et, tout au fil des jours, un service efficcace, discret, qui est vraiment un des points forts de cette compagnie. Nous avions voyagé sur l'Atlantica, il y a 2 ans, et malgré ces 8 ans d'age, le bateau Costa soutient la comparaison. Egalité avec COSTA.

LE MSC MAGNIFICA. Comme je l'ai déjà dit, le bateau est superbe et presente des infrastructures de qualité, plusieurs piscines dont une couverte, un réel avantage en cette saison, de nombreux jacuzzis, un cinema 4D (8€ la seance), un bowling, une salle de jeux videos payants, une discotheque, une salle de fitness avec une vue magnifique à l'arriere de bateau, un spa avec massages, coiffeur, une déco relativement sobre, de nombreuses salles pour écouter la musique, un casino, une salle pour jouer aux cartes etc, etc, de quoi s'occuper toute la journée e les soirées. Concernant les ponts dediés au repos et au bronzage, il est possible , que l'été, cela soit un peu insuffisant en nombre de transats. Un bémol concernant les jeux de ping pong et de baby foot, 2 tables de peing pong et 2 baby foot, c'est un peu insuffisant. Avantage MSC.

LES REPAS - Nous nous dirigeons ensuite vers le buffet du Midi au pont 13, cafeteria Sahara, qui porte bien son nom de cafeteria, qui ouvre en moyenne de 12h à 15h. Du monde, beaucoup de monde, visiblement la salle est sous-dimensionée par rapport aux nombres de passagers, un peu la "guerre des places", des assiettes en plastique dur, des verres en plastique, assez loin de la vision glamour des croisieres. La nourriture est de bonne qualité pour un repas de midi, du choix, l'eternel hamburger frites, de la charcuterie, des salades, plusieurs sortes de viande, du poisson, des legumes, plusieurs choix de dessert. Leger avantage à COSTA, pas tant par la qualité que par cette impression de cafeteria. - De 16h à 17h, il est l'heure du Tea time, trés agreable, du choix en gateau et en petits fours salés, trés bien. - Le repas du soir arrive rapidement, nous étions du premier service à 18h15, c'est assez tôt, surtout aprés le tea time. Nous nous retrouvons à une table de 9 personnes, deux familles belges, qui parlaient également le français pour certains, une tablée sympathique. Premiere deception, la salle est assez banale, les tables serrées, peu de place, la déco quelconque. Les repas sont thématisées avec des spécialités de régions italiennes, entrées, salades, soupe, pates ou risotto, plat principal et dessert, et 2 menus spéciaux , celui du Commandant et celui de Gala. Autant le dire tout de suite, nous avons été déçus par la qualité generale des plats. Ce n'était pas mauvais, même assez bon, mais la presentation des plats et leur façon d'être cuisinés était d'un niveau d'un petit restau italien. Nous pouvons dire que, tant par la presentation que par la qualité, Costa nous a paru bien superieur. Avantage COSTA. - Les buffets de Minuit, nous n'avons assisté qu'à un seul , le Magnifique, organisé dans la cafeteria Sahara, bien mais sans plus, rien à voir avec le Magnifico de Costa. Avantage COSTA. - Petits dejeuners, le matin de 7h à 10h, un peu répetitif mais de bonne qualité et du choix, mais pas de cperpes, de gauffres, de pan cakes, dommage. Resultat sur la partie restauration, c'était bien mais peut certainement mieux faire et avantage assez net pour COSTA.

LES SPECTACLES. Nous avons trouvé les spectacles de bonne qualité, à 21h15, pour le premier service. Nous avons eu droit à un spectacle de magie, de ventriloquie et des spectacles tous les soirs organisés par la troupe residente avec 2 chanteurs, des acrobates, des danseurs, trés bien. Avantage léger MSC.

LES ANIMATIONS Pour les ados, trés, trés legère, pas trés mediatisées, nous sommes tombés par hasard sur un tournoi de ping pong, chez Costa, il y avait une personne chargée de l'animation ados qui avait une bonne ambiance et qui organisait pas mal d'activités dans la journée. Pour les adultes, tournois de baby-foot, de ping-pong, rien d'extraordinaire. Avantage COSTA.

CONCLUSION Pour conclure sur la partie bateau, je reviendrai sur les excursions une autre fois, nous avons effectué une croisiére trés agréable mais nous sommes retés un peu sur "notre faim" quant à la qualité de la restauration et de l'animation et une sensation de monde et d'attente que n'avions pas ressenti sur l'Atlantica. Je pense que lors de notre prochaine croisiére, nous risquons de partir avec COSTA mais MSC a eu une politique tarifaire assez agressive sur cette destination et nous repartirions sans problema avec eux. Pour finir, quel beau navire construit en France PAT
Air France attaque enfin Ryanair sur son illégalité English translation pending
by HLO · 2010-03-11 · 256 replies
Airfrance est enfin décidée à attaquer Ryanair en justice pour ses méthodes de bandit et de raquette!! J'espère que les autres compagnies vont suivre et que les capitaliste Irlandais vont prendre un grand coup dans les fesses pour leurs méthodes! ça leur apprendra à traiter leurs personnels comme de chien!(90h de vol par mois, c'est indigne!!). Je suis vraiment en colère contre cette compagnie qui n'esite pas à précariser au maximum les emplois!! Sachez que chaque billet Ryanair vendu en france c'est 8 à 15€ aides des collectivités locale.

Si vous voulez prendre du lowcoat il faut abolument éviter Ryanair!🏴‍☠️!

LE FIGARO 11/03/2010 :

La «distorsion de concurrence» en faveur de Ryanair dénoncée par Air France vient notamment de la perception d'aides illégales. Outre les réductions de frais d'escale et de taxes d'aéroport qu'elle semble pouvoir librement négocier, Ryanair touche en effet indûment des «aides au démarrage d'aéroports régionaux». Les conditions d'obtention de ces aides sont définies et encadrées depuis 2004 par la Commission européenne. • Exigence de transparence. Bruxelles exige que «toute aide soit notifiée à la Commission». Selon Air France, cette obligation a été respectée pour l'aéroport de Toulon seulement, où les aides perçues le sont «en conformité avec l'esprit européen». «La subvention octroyée s'inscrit dans le cadre d'une stratégie cohérente, estime un document d'Air France dont Le Figaro s'est procuré une copie. L'aide s'applique à l'ouverture d'une nouvelle route, l'aide a un effet incitatif. » Partout ailleurs, ce ne serait en revanche pas le cas. Pour les nouvelles lignes. Les textes rappellent que ces aides sont des «aides au démarrage pour l'exploitation de nouvelles lignes». Lorsqu'elle est arrivée à Strasbourg en 2002 pour faire du Strasbourg-Londres, la compagnie irlandaise était en concurrence directe et frontale avec Brit Air, la filiale d'Air France, qui exploitait déjà cette ligne. Du coup, Ryanair a dû quitter Strasbourg dès l'année suivante, suite à une plainte de Brit Air auprès du tribunal administratif de Strasbourg. • Une durée maximale de trois ans. Selon Bruxelles, ces aides au démarrage ne peuvent excéder trois ans, sauf «pour les régions ultrapériphériques» qui ont le droit à cinq ans. Air France souligne que Ryanair est arrivée à Carcassonne en 1998 avec une ligne vers Londres, avant d'ouvrir une liaison vers Bruxelles en 2001, vers Dublin en 2005, vers Liverpool en 2006, puis vers Shannon en 2008… Pour les aéroports de petite taille. Selon Bruxelles, «ces aides opérationnelles ne peuvent être justifiées que pour des aéroports de petite taille, qui n'ont pas encore atteint la taille critique pour un fonctionnement commercial autonome». Air France s'interroge sur le fait que des aides puissent être versées à Marseille ou encore Nice.De plus, ces deux aéroports, avec plus de 5 millions de passagerspar an, ne sont pas considérés comme des «aéroports régionaux» mais comme des «aéroports na­tionaux».
Deux semaines de vacances dans le sud de la France English translation pending
by Bellefrance · 2010-01-22 · 17 replies
Bonjour

Nous avons 2 semaines de vacances fin avril 2010.Nous arriverons à Nice. Est-que prendre un appart aux environs de Nimes/Montpelleir serait une bonne idée.

Nous aimerions visiter Carcassonne, Narbonne , Chateaux Cathares, Avignon, Orange, Arles.Gordes, Marseille et un vignoble n'importe où.

Est-ce qu'il serait mieux pour nous de prendre un appart pour une semaine dans l'est (près d'Aix-en-Provence)et l'autre dans l'ouest(près de Montpellier).

Il est difficile pour nous d'évaluer les distances et nous ne voudrions pas toujours être en auto. Est-ce que le train est facile d’accès

Merci de me répondre

Francine, Québec
Midnight Hanoï Express English translation pending
by Simplybrice · 2010-01-03 · 8 replies
Enfin quand même! Quatre jours consécutifs avec entre 6 et 13 heures de transport, ça commençait à faire!!! Il est enfin temps de poser mon sac pour plus qu'une nuit à un endroit et le fait de le faire à Hanoï, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien. La ville jouit d'un charme certain. Il y a beau y avoir un traffic de foldingo, tout est à échelle humaine, pas de grands immeubles récents, il y a des parcs, des lacs et en plus pour couronner le tout, je suis réellement en bonne compagnie avec ceux qui comme moi, sont des pieds nicklés : Nat, Jo, Dani et Marius. On s'entend comme larrons en foire et ça ne fait que commencer puisque chacun sauf Marius a encore un mois devant lui dans ce pays plein de promesses qu'est le Vietnam... Marius, lui n'a qu'une grosse semaine encore dans le pays avant de s'en retourner chez lui, c'est triste mais ça a au moins le mérite de nous faire garder le rythme.

A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.

L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...

On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!

Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.

On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.

Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...

Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.

A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.

En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.

Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!

On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!

Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!

Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.

Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!

Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!

Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.

Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...

Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.

Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.

Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!

On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!

Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.

C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!

Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..

J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
Pourquoi toujours retourner à Cuba? English translation pending
by Saint · 2009-12-30 · 48 replies
Je me rends à Cuba chaque année... Depuis des années..

Et chaque fois je me dis que je n'y reviendrai plus.. Les raisons sont nombreuses...

- Une nourriture globalement mauvaise et un service indigent pour un prix trop élevé. - Un trajet Aéroport>>>Centre ville qui ne cesse d'augmenter (25 cuc) et la mauvaise volonté des chauffeurs à prendre plusieurs passagers pour des destinations pourtant proches... - Une habitude de plus en plus ancrée à prendre les touristes pour des imbéciles sur pattes qui deviennent rapidement une cible potentielle avec les pesos qu'ils transportent. - Une capacité extraordinaire à mentir effrontément pour obtenir un petit rien. - De plus en plus de personnes (y compris des jeunes) qui sollicitent un peso dans la rue tout en continuant à lécher nonchalamment leur glace fondante. - Un prix de location de voitures totalement prohibitif... - Des jeunes machos qui sont prêts à vous vendre leur frère ou leur soeur pourvu qu'ils y trouvent un intérêt financier. - Des jeunes femmes ou filles qui vous trouvent extraordinairement intéressants pour le peu que vous consentiez à les "aider" financièrement.. - Une police qui ferait pâlir d'envie notre Sarko national, continuellement à l'affût d'un début d'échange avec un touriste. - Des prix qui vont varier de 1 à 20 si vous êtes étranger. - Des moyens de transports plutot trés couteux dés lors qu'il n'y a plus de bus. - Le prix des "casa particulares" en constante hausse notamment à la Habana Vieja.

......Je pourrais continuer la liste mais basta..!!!

Bref tout ce qui fait que l'on se dit quotidiennement qu'avec ce même bel argent, on aurait eu une superbe chambre au Myanmar, une nourriture exquise en Thailande, d'innombrables sourires au Laos, et un excellent service à Pnom Pehn..

Alors pourquoi y retourner...? Maso ???

A vrai dire, Cuba est incomparable. La chose est entendue et le dire est une banalité. Il régne dans cette île un mélange de musique , de rhum, de sensualité tellement palpable que l'on peut se laisser envoûter sans y prendre garde.. Si on ajoute à cela l'architecture "merveilleusement délabrée" de La Havane, quelques petits restos ( 1 ou 2 pas plus..) où on peut quand même bien manger sans se faire éreinter, la gouaille des cubains , leur mauvais goût pour le clinquant et les tatouages.. (partagé avec les anglais il est vrai...!)...on peut être ravi. Si vous savez passer une heure ou deux, assis à la minuscule terrasse du CASTILLO de FARNE rue Montserate, ( à 2 pas du trop connu et bien trop cher FLORIDITA ) à étudier les passants avec une bonhomie rigolarde et surtout d'excellents Daïquiri, vous voyez les choses différemment. Si de surcroît vous aimez les cigares...!

C'est bien peu me rétorquerez -vous..! " - Quand on vient à Cuba quand même"..!!!

Eh oui..! Si vous préférez vous faire griller à Varadero, c'est trop peu pour vous sans nul doute. Vous ne verrez qu'un bout de mer limpide et l'intérieur de votre chapeau. Mais c'est bien fait pour vous. Il est évident que vous ne méritez pas cette île.

Bien sûr il y a les autres.. C'est à eux que je m'adresse. Ceux qui veulent connaître, découvrir, apprendre... Santiago et sa vénérée "Casa de la Troba", Holguin et ses parcs, Pinar del Rio et ses environs, Camaguey et ses rue pittoresques... Cayo quelquechose...Et les autres petits coins que je ne vous dévoilerait que sous la torture.

Mais en fait, voyez -vous, et ce aprés de nombreux séjours, le matin, il m'arrive de détester Cuba et tout ce qui s'en rapporte et avoir un plaisir non feint à y être l'aprés-midi ou le soir. Humeur changeante? Sans doute.. Mais Cuba est un endroit tellement "contrasté.." C'est écrit dans les guides..!!! Est-il anormal dés lors d'avoir un avis toujours changeant..?

Une chose est sure. N'y allez pas pour la nourriture, le service offert où les paysages merveilleux. Je connais d'autres endroits bien plus appropriés pour ça sur cette planète.

Mais si vous aimez le mouvement, la danse, l'excellente musique, un brin de folie extravertie, et le Daïquiri... essayez de découvrir Cuba. Attention..! C'est une vieille dame. Elle ne se laisse pas séduire facilement...Elle en a déjà tellement vu..! Mais si vous lui plaisez, elle vous fera découvrir ses secrets qui malgré tous les agacements quotidiens vous donneront envie d'y retourner. Vous pourrez alors l'enlacer et qui sait... lui murmurer doucement des mots d'amour.
Le tour du monde, un concept qui m'énerve English translation pending
by Tsk · 2009-12-20 · 293 replies
quelle est cette maladie contagieuse qui s'appelle TDM? ce doit être Jules Verne l'instigateur de cette folle pandémie.

quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?

parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"

alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.

alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"

jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.

la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-08-23 · 520 replies
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?

Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):

« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……

Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?

Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».

Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).

On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !

Alors allons-y! Premier chapitre:

Les débuts - Xia

La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.

L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.

Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.

Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.

Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.

Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
by GeorgesOZ · 2009-06-20 · 259 replies
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.

C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.

Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.

Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.

En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.

Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.

Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.

La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.

Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.

« Suite au prochain numéro ! »
Livres sur l'Indochine? English translation pending
by Fabd · 2008-10-15 · 41 replies
Bonjour!

Pourriez-vous me conseiller des romans sur cette partie de l'Asie? Mis à part l'ouvrage de Pierre Loti sur Angkor...

Merci!

Fabrice
Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
by Pondy · 2007-12-09 · 879 replies
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
Appel à témoignages: transport de bijoux Inde-France English translation pending
by Kermitb · 2007-09-08 · 237 replies
Bonjour ! Mon fils vient de rentrer plutôt que prévu d'Inde car il s'est fait "détrousser" de 5 000.00 euros. En résumé : il a fait connaissance de gens super sympas - au bout de qques jours, ils lui ont demandé un "service" à savoir envoyer un colis en France à son nom (ça leur évitait de payer des taxes et ils lui ont assuré qu'en tant que touriste, no problem pour lui). Il n'était pas alors question d'argent. Le lendemain, ils lui ont dit qu'il avait mal compris et qu'il devait payer 2 000.00 euros. Il a compris qu'il était tombé dans un piège mais un peu tard. Ils lui ont mis la pression et il a négocié avec sa banque. Puis ils ont demandé 3 000.00 euros ..... que j'ai payés via Westernunion car il m'appelé en présence de ces gensqui lui ont dit qu'il auarit du mal à quitter l'Inde et:ou qu'ils feraient en sorte qu'il ait des super soucis à la douane... Il a été certes hyper crédule mais je pense que ces personnes sont très habiles pour déstabiliser leurs proies...

Certains d'entre vous ont ils connu une histoire semblable ? Y a t il eu des suites ? Dites moi tout !
Séjour à Phuket début septembre English translation pending
by Mickcool91 · 2007-07-23 · 110 replies
voila avec des potes nous avons lintention de partir au moins une semaine à phuket en thailande. en juin nous sommes alles en republique dominiciane à punta cana 2 semaines c etait sensationnel mais j ai entendu dire à droite et à gauche que la thailande et particulierement phuket c etaient encore plus beau plus fou au niveau de la fete, des paysages bref que pour des jeunes comme nous c est ce qui se fait de mieux.

j aimerai avoir d autres avis et surtout me donner des exemples de prix pour les boites de nuit, les excursions et sur la prostitution. je veux savoir un maximum de choses pour prevoir mon budget.
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
by Ilulya · 2007-01-16 · 293 replies
Bonjour,

suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.

Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.

Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.

Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...

Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.

Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.

Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.

Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...

Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...

Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.

Merci.

(je précise que je suis agnostique)
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
by Aristomakos · 2006-08-23 · 67 replies
II. L'Albanie

Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.

Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai !) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ? Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas. Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais ! En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !

J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.

On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪

Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...

En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.

Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !

Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...) .

On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !

Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.

On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !

On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !

On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.

On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !

On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.

On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.

Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.

On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).

Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !

Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.

Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...

On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.

On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.

L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.

On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.

La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.

On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !

Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.

Deuxième jour en Albanie

Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.

Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !

De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.

On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !

Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.

Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.

Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).

Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...

Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze ! Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.

On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.

Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.

Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !

Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...

On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.

Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.

Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !

L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...

On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.

Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !

Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.

Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.

Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.

On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.

De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise .

On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.

Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.

Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.

On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !

On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !

La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.

En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !

On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...

Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''

On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎

Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.

La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???

Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...

Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.

On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !

je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.

Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment ! Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴‍☠️

Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!

On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !

On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!

Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴‍☠️

Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !

On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !

la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.

je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...

On rentre à l'hotel et on se couche !

demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...

Troisième jour en Albanie

On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.

Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !

je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !

je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.

C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !

On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.

La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.

Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.

On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.

c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !

Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).

A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...

Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.

cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !

D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !

La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!

la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.

Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?

Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)

Conclusion sur l'Albanie :

3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !

Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.

Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?

J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !

Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂

L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.

CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...

Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !

Passons en Macédoine ! 🙂

Ben
Lesotho entièrement à pied English translation pending
by Zephyr01 · 2006-06-05 · 6 replies
Hello est ce que quelq'un a deja traversé le lesotho entierement a pied ? je n'est jamais fait ce genre de truc mais je pense que c'est faisaible, les gens ont la reputation d'etre vraiment acceuillant pour peux que ca soit un contact naturelle et desinteressé, c'est un asser petit pays mais vraiment beau a votre avis vous grand marcheur lol combien de semaine pour traver ce pays du sud au nord ?par ex en partant de la riviere Caledon, bifurquant sur le fleuve orange ensuite la chaine de montagne, la reserve nationale, ... j'ai vraiment pas encore d'itineraire car ca reste encore du reve mais je comte bien traverser un coin d'Afrique entierement a pied facon africa trek lol az la fin de mes etudes... Merci beaucoup de m'eclairer
Condition des animaux en Chine English translation pending
by Kirby · 2006-01-26 · 264 replies
j'ai envie de faire un cri de révolte là car j'en ai vraiment marre !!!!

Pour ceux qui aiment les animaux comme moi trouvez vous pas scandaleux ce que les chinois font subir aux animaux ??????? Chiens, chats, ours et tous le reste ? Moi je trouve celà inhumain et voilà pourquoi je n'irais jamais dans ce pays ! car je veux bien qu'on tue et mange des animaux pour se nourir ok mais alors la fourure et le moyen de tuer et de detenir ces animaux est inioble il n'y a pas de mot pour décrire ça c'est dégueulasse et c'est eux je trouve qu'on devrait dépecer à vif pour leur montrer !!!!

Bon là je suis vraiment en colère désolée mais je vois plein de joli message dans ce forum sur la chine mais je pense qu'on devrais aussi parler de ce coté horrible de ce pays ! C'est monstrueux !!! 😠
Hôtel "Villas Telamar" à Tela Honduras English translation pending
by Mike22 · 2005-10-23 · 101 replies
Qui connait cet hotel ???

Nouvelle destination (tout inclus) offert par TMR (Québec) Besoin de tout info nécessaire avant de faire un choix sur cette destination. Nous recherchons soleil, bonne bouffe, confort, longue plage et pouvoir rencontrer la population locale.

Vacances prévues pour mars prochain... Après Cuba et la République Dominicaine recherchons nouvelle destination.

Merci Mike 22 😉
Pétition contre la déforestation de la forêt amazonienne English translation pending
by Laneige · 2005-04-01 · 63 replies
Ceci est un copié collé d'une pétition que j'ai reçu (de mon ami vf olinda) et il m'a semblé intéressant de la mettre sur le site afin de multiplier les signatures et d'élargir l'impact de ce communiqué......maintenant désolé François je ne sais pas si le site "supporte" au niveau de la taille et de l'"encombrement" ce type de message, j'espère que oui car il semble important de "réagir"...merci!

Bonjour à tous, >Ce message passera sans doute 10 mètres par-dessus la tête de certains mais >si on n'essaye pas, un désastre ne sera assurément pas évité ... surtout >que >nous sommes Tous concernés. > >Le congrès brésilien vote maintenant un projet qui réduira la Foret >d'Amazonie à 50 % de sa taille. Cette pétition vous prendra 3 MINUTES, mais >S'IL VOUS PLAÎT, mettez vos noms en bas de la liste et envoyez-la. > >Le secteur qu'on veut déboiser représente 4 fois la taille du Portugal et >serait principalement utilisé pour l'agriculture et les pâturages pour le >bétail. > >Tout le bois doit être vendu aux marchés internationaux par des grandes >sociétés multinationales sous la forme de tranches de bois. Le fait est que >le sol de la foret d'Amazonie est inutile sans la foret. Il est très acide >et la région est encline aux inondations fréquentes. A ce jour, plus de 160 >000 kilomètres carrés, déboisés dans le même but, sont abandonnés et ont >entamé un processus de désertification. Le déboisement et le traitement du >bois à cette échelle libèrent dans l'atmosphère des quantités énormes de >carbone, accentuant ainsi l'effet de serre et les changements >climatiques.Nous ne pouvons pas laisser faire! > >SVP, Copiez le texte dans un nouveau courrier, mettez votre nom complet >dans >la liste ci-dessous et envoyez a chaque personne que vous connaissez. (NE >FAITES PAS SIMPLEMENT SUIVRE CETTE PÉTITION EN APPUYANT SUR "FAIRE SUIVRE" >ou " TRANSFÉRER", AFIN D'ÉVITER LES SÉRIES DE CARACTÈRES INUTILES). > >Si vous etes la 1000e personne a signer, s'il vous plaît, envoyez une copie >à afsaviolo@openlink.com.br > >01 - Fernanda de Souza Saviolo - Rio de Janeiro - RJ >02 - Nara Maria deSouza - Rio de Janeiro - RJ - >03 - Julio Cesar Fraga Viana - Rio deJaneiro - RJ- >04 - Monica Grotkowsky Brotto -Sao Paulo - SP - >05 -Mauricio Grotkowky Brotto - Sao Paulo >06 - Ricardo A.Corrallo - SP >07- Sunny Jonathan - SP >08 - Leonardo Larsen Rocha - SP >09 - EvandroSestrem - SP >10 - Marco Aurlio Wehrmeister - Blumenau - SP >11 - AngelaMaria Gonalves - Blumenau -SP >12 - Alessandra Bernardino- Blumenau -SP >13 - Pedro Carstens Penfold - Rio deJaneiro - RJ - >14 - Annelena PortoDelgado - Sao Paulo- >15 - Erica Couto -Sao Paulo - >16 - Elaine Couto-Sao Paulo - SP >17 - Tatiana de Almeida Voivodic - Sao Paulo >18 - S! olange B FurlanettoSao Paulo /SP >19 - Marcos deSouza Mello - Sao Paulo /SP >20 - ElianeSantiago - Sao Paulo/ SP >21 - Francisca J. Bezerra Alves Ara*jo - SaoPaulo SP >22 - Carlos Alberto Dantas Junior - Rio de Janeiro RJ >23 - Daniel Rodrigues da Cruz - Rio deJaneiro / RJ >24 - Gabriella Gaida -Rio de Janeiro -RJ >25 - Ceclia Silva Teixeira Pinto - RJ -03/06/75 >26- Tania Santos Miguel >27 - Celso Henrique Diniz Valente deFigueiredo-RJ >28 - Marcelo Lopes Rheingantz - Rio de Janeiro - RJ >29 - RodrigoTassinari de Oliveira - Rio de Janeiro >30 - Andr Lobato Pinheiro - RiodeJaneiro - RJ >31 - Ismael dos Santos Silva - RJ >32 - Gustavo Alexandre CaetanoCorrea -RJ >33 - Juana Varella Barca de Amorim - Rio de Janeiro >34 - Nara Faria Silva Rio de Janeiro-RJ- >35 - Isabella Jaggi SaoPaulo- SP >36 - Diana de Andrade Freitas - Rio de Janeiro -RJ >37 - Karina ! Dourad!o - Sao Paulo >38 - Pablo Genuncio Garcia - Rio de Janeiro >39 - Fabola Morais de Lucca - Sao Paulo >40 - Alexei Morais de Luc ca - SaoPaulo - SP >41 - Renata Regina Roxo - Sao Paulo - SP >42 - FernandaTeixeira - Sao Paulo - SP >43 - Patricia Freitas - Sao Paulo - SP >44- Cintia Regina Korner -Alemanha - DE - >45 - Wolfgang Korner - Alemanha- DE >46 - Ro seani Vieira Rocha - San Francisco - CA >47 - AngelaIchimura - Sao Paulo - SP >48 - Assunta Viola - Sao Paulo - SP >49- Francine Mordret-Chabot / Paris France >50 - Marina Amaral - Alemanha - DE >51 - Fabian Rodrigues Caetano - Sao Paulo - SP >52 - Luciana Cabrera-Santa Barbara- Ca >53 - Andrea Torres- Lahaina, Hawaii >54 - CarlaDuarte- New York, NY >55 - Sergio Goes - New York, NY >56 - Itaal Shur -New York, NY >57 - Hiroyoku Sanada-New York, NY, US >58 - MarianneEbert-new york, NY!, US >59 - Gloriana M. Calhoun -New York, NY >60 - Roger Jazilek - New York, NY >61 - Cheryl To - New York, NY >62 - JudyMercer - Paris, France >63 - Evelyne Pouget- Woodstock, NY >64 -Hera-W oodstock, NY >65 - Nicos Peonides - Cyprus - New York NY >66 -Fiona Cousins - New York, NY >67 - Alistair Millington - London, UK >68- Edgar Craggs - Bri stol, UK >69 - Chris Hastie - Nottingham, UK >70 -Adam Barley - Bristol, UK > >71 - Dawn Morgan - Bristol, UK > >72 - LottieBerthoud - Bristol, UK > >73 - Julia Simnett - Bristol, UK > >74 - LindseyColbourne - Bath, UK > >75 - Wendy Lawton - Bath, UK > >76 - James Friel -Birmingham, UK > >77 - Sylvia Magyar - Budapest, Hungary > >78 - DancoUzunov - Budapest Hungary > >79 - Vladimir Jurukovski - New York, USA > >80- Laste Stojanovski - Auckland, New Zealand >81 - Katerina Rusevska - Skopje, Macedonia >! >82 - SnezanaPesic -Kragujevac, Yugoslavia >83 - Sladjan Pavlovic - Beograd, Yugoslavia >84 - Jelka Crnobrnja-Isailovic -Belgrade, Yugoslavia > >85 - BegoqaArano-Brussels, Belgium > >86 - Brendan Kelly-Brussels, Belgium > >87 -Rafael Marquez-Madri d, Spain > >88 - Ignacio De la Riva-Madrid, Spain > >89- A. Townsend Peterson -Lawrence, Kansas > >90 - Anita Gamauf-Vienna, Austria > >91 - Desmon d Allen-Tokyo, Japan > >92 - Krys Kazmierczak, London, UK. > >93 - Anand Prasad, Denmark > >94 - Pauline McLeod, York, UK >95 - Lee Casey, Harrogate, UnitedKingdom > >96 - Sibylle Rhovier, Bournemouth, UK > >97 - Raphael Masse, Cereste, France > >98 - SimonFrydman, Paris, France > >99 - Godefroy Devevey, Dijon, France > >100 -cécile devevey, Quétigny, France > >101 - Muriel Aupy, Dijon, France > >102- Myriam Morghad, Bordeaux, France > >103 - Mémin Julie, Toulouse, France >104 - Amélie Delavaul! t, Poitiers, France > >105 - Charlotte Prosperi, Poitiers, France > >107 - Laure Doutreleau, Poitiers, France > >106- Marco Ghirotto, Montréal, Québec, Canada >108 - ClaireChouzenoux, Poitiers, France > >109 - Aurélie Tricoire, Paris, France >110 - Anne-Claire Sérézal, Paris, France > >111 - Irene Sérézal Gallais, Poitiers, France > >112 - Tr ianneau Léa, Poitiers, France > >113 - TrianneauChristian, citoyen du Monde de PoitiersFrance. > >114 -Enriquez-Sarano Fleur, Paris, France > >115 - Ahadji Nathalie, Paris, France > >116 - SUCHAIRE Eric, Villeneuve St Georges, France > >117 - FabienChevallier, Boinville le Gaillard, France> >118 - Thierry Louis Carron, Limas, France > >119 - Mikel Estrin, Castro Valley, California > >120 -Pierre Alardin, La Louviere, Belgium >121 - Marie Thérese Alardin, Mâcon, France > >122 - Christian DUPRAT, Mâcon, Fance > >123 - Alexandre GAREL, conjux, France > >124 -! Yannick BORGEL, Lyon, France > >125 - Henriette TORRALBA PELEGRIN, Lyon, France > >126 -Jean-Michel ROSA, Lyon, France > >127 - Fleurine GAUGE, Lyon, France > >128- marion vallet, lyon, france > >129 - floriane vallet, lyon, france > >130- Camille Vilain, Lyon, France > >131 - Ch loéRouveirolles, Montrouge-Paris, France > >132 - YannConchaudron, M ontrouge-Paris, France > >133 - Pierre Lantuejoul, Montrouge-Paris, France > >134 - Marion Rozenbaum, Montrouge-Paris, France >135 - Catherine Rozenbaum Montrouge- France > >136 - Eric Havard, Bonneuilsur Marne - France > >137 - Jean-Michel Payet, Combs la Ville, France > >138- Raphaele Heliot, Villepinte, France > >139 - Céline Veyssiere, Saint-Denis, France > >140 - Ludovik Bost, Saint-Denis, France > >141 -Karine Louilot, Bordeaux, France > >142 - Pierre Goutti, Bordeaux, France > >143 - Christine Abdelkrim-Delanne, France > >144 - Michel Collon, Belgique > >145 - Cristina Contramaestre, Roma, Italia > >146 - SéverineDelrieu, Paris, France > >147 - Ludovic Roux, Stockholm, Sweden > >148 -Catherine Jordy, Strasbourg, France >149 - Anne-Claire Cieutat, Strasbourg, France > >150 - Yann Véronneau, Strasbourg, France > >151 - Joëlle Kuhne, Engenthal, France > >152 -Guylaine Dionne, Montreal, Canada > >153 - Silvio M anfredi, Montreal, Canada > >154 - Stéphane Lebeau, Montéal, Québec, Canada > >155 - AnneProvencher, Montréal, Québec, Canada > >156 - Andrée Martin, Montréal, Québec, Canada > >157 - Isabelle Poulin, Montréal, Québec, Canada > >158 -Édith Grenon, Montréal, Québec, Canada > >159 - Sylvie Vachon, Montréal, Québec, Canada > >160 - Céline Charbonneau, Québec, Canada > >161 - DeniFalardeau, Montréal, Québec, Canada >162 - Line St-Amour, Montréal, Québec, Canada > >163 - Lisette Parent, Repentigny, Québec, Canada > >164 - Sylvie Parent, Queretaro, Mexico > >165- Maximiliano Sainz, Cholula, Mexico > >166 - Brigitte DIBI, Sherbrooke, Québec, Canada > >167 - Mélanie Lagacé, Sherbrooke, Québec, Canada > >168 -Virginie Paquin, Montréal > >169 - Ralph Maingrette, Montréal > >170 -Réjean Villeneuve, Alma, Québec, Canada > >171 - C laude Dufour, Cap-Rouge, Canada > >172 - Martine Dufour, Montreal, Canada > >173 - Jocelyn Fortier, Montreal, Canada > >174 - Géraldine Philippin, Montreal, Canada > >175 -Dominique Routhier, Montréal, Canada > >176 - Genevieve Faubert, Rigaud, Québec, Canada > >177 - Christine Faubert, Rigaud, Québec, Canada > >178 -Isabelle Arcand, Rockland, Ontario, Canada > >179 - Sévrine Calande, Gatineau, QC, CND > >180 - Maryse Chartrand, Bourget, Ontario, Canada > >181- Cindy Miron, Orleans, Ontario, Canada > >182 - Denis Huberdeau, Québec, Canada > >183 - Marjolaine Letendre, Québec, Cana! da >184 - Gerard Leboeuf, Québec, Canada > >185 - Mario Lemay, >Saskatchewan, Canada > >186 - Yvon Leveillé, Québec, Canada > >187 - Hélene Brunet, Montréal, Québec, Canada > >188 - Marie Brunet, L'Anse St-Jean, Canada >189 - Fiona Clarke, Plymouth, Devon, UK > >190 - André-Denis Côté, Plymouth, Devo n, UK >191 - Alexandre Lemay, Quebec, Canada > >192 - Pierre-Luc Bareil, Chambly, Canada > >193 - Anne-marie Lareau, Chambly, Canada > >194 - Aurelee Lareau, chambly, canada > >195 - Jean-Sebastien Roy, Montreal, canada > >196 -Anne-Marie Doiron, Montreal, Canada > >197 - Jean-Sébastien Senécal, Montréal, Canada > >198 - Antoine Fortin, montréal, Québec, Canada > >199 -Diane Fortin, Longueuil, Canada > >200 - Joane Bilodeau, Chicoutimi, Canada > >201 - Marie-Claude Asselin, Chicoutimi, Canada > >202 -Diane-Jocelyne Côté, Chicoutimi, Canada > >203 - Gilbert Talbot, Saguenay, Québec > >204 - Isabelle ! Duval, Saguenay, Canada > >205 - Pamela GonzalezFlores, Montreal, Canada >206 - Annie Nantel, Montréal, Canada > >207 - Lia Talbot, Montréal, Canada >208 - Marie-Noëlle P.Paquin, Montréal, Canada > >209 - Olivier Ouellette, sherbrooke, Québec > >210 - Jacinthe Ouimet, Québec, Canada > >211 - Chantal Grenier, Québec, Canada > >212 - Danie Blais, Thetford Mines, Canada > >213- Madeleine Parent, Thetford Mines, Canada > >214 - Annik Piché, St-Hyacinthe, Cana da > >215 - Denis Ouellet, Thetford Mines, Canada > >216 -Genevieve Grenier, Thetford Mines, Canada > >217 - Mélissa Bouffard, St-Antonin, Canada >218 - Marie-Hélene Dufour, Saint-Jean-Chrysostome, Quebec, Canada > >219 -Natalie Doyle, Halifax, Nova Scotia > >220 - Dominic Roy, Qc, Canada > >221- Caroline Boucher, Saint-Alexandre, Qc, Canada > >222 - Patricia Boucher, Saint-Alexandre, Qc, Canada > >223 - Emilie Girard, St-Jean-sur-Richelieu, Qc, Canada> >224 - Samuel Delvaux, Saint-Jean-sur-Richelieu, Qc, Canada >225 - Marie-Hélene Fraser, Saint-Alexandre, Qc, Canada> >226 - PierreAdant, Sherbrooke, Qc, Canada > >227 - Lyne La Roche, Sherbrooke, Qc, Canada > >228 - Michele Gary, Sherbrooke, Qc, Canada > >229 - VickiPaquette, Sherbrooke, qc, Canada > >230 - Isabelle Prince, Sherbrooke, qc, Canada > >231 - Véronique Nadeau, Sherbrooke, QUÉBEC, Canada> >232 -Olivier Nadeau, Sherbrooke, Québec, Canada > >233 - Carine Paqu in, Sherbrooke, Quebec, Canada > >234 - Alex Bouchard, Sherbrooke, Québec, Canada > >235 - Judith Munger, Sherbrooke, QC, Canada > >236 - Jean-M.-L.Bergeron, Sherbrooke. QC, Canada > >237 - Marc André Aubé, Gaspé, QC, Canada > >238 - Isabelle LaBarre, Québec, Qc, Canada > >239 - NormandCharest, Québec, Qc, Canada > >240 - HEIDI dechenes-doré, verdun, qc, canada >241 - DAvid Pineault, Verdun, QC, Canada > >242 - Simon Pineault, Québec, QC, Canada > >243 - Dominic Matte, Québec, Qc, Canada > >244 - Jean-MartinVeilleux, Québec, Qc, Canada > >245 - Marie-Andrée Coulombe, Sherbrooke, Qc, Canada > >246 - Marie-Annie Blackburn Lefebvre, Sherbrooke, Qc, Canada >247 - Miguel Fafar d, Sherbrooke, Qc, Canada > >248 - Bérangere deGrandmont-Bernard, Qc, Canada > >249 - Joëlle Poirier, Q c, Canada > >250 -Sabrine Paré, Qc, Canada > >251 - Rodney D'Abramo, Montreal, Qc, Canada >252 - Shannon Ryan, Montreal, Qc, Canada > >253 - Heathe r Keith, Mansonville, Qc, Canada > >254 - Patrick McDonald Eastman, Qc, Canada > >255- Anette Bald Eastman, Qc, Canada > >256 - Vincent Cottin, France > >257 -Pascale Cottin, Lyon, France > >258 - Stéphane Raymond, Metz, France > >259- Mary-Anne Haller, Nancy, France > >260 - Hélene Schuhmacher, Nancy, France > >261 - Pascale Voison, Nancy, France > >262 - Claude Vogel, Malzéville!, France > >263 - Yves Jeanmaire, Bussac-Foret, France > >264 -Patrice NADAUD, Corignac, France >265 - Sophie LOISEL, Corignac, France. > >266 - Véronique BOISBLEAU, Donnezac, France > >267 - Emmanuel ARCOBELLI, Jonzac, France > >268 -Olivier GRASSET, Cayenne, Guyane française > >269 - Charlotte HASSON, Matoury, Guyane française > >270 - Demory Jean Philippe, Matoury, GuyaneFrançaise >271 - NIVAULT Antoine, Cayenne, Guyane Française > >272 -RICHER Emilia, Cayenne, Guyane Française >273 - Jean-Baptiste RAUCH, Paris, France Métropolitaine >274 - Noram DEGLAS, Pointe a Pitre, Guadeloupe > >275 - Christophe LUPON, François, MARTINIQUE FWI > >276 - Rodolphe GARIN, Petit-Canal, GUADELOUPEF.W.I.> >277 - michel THOMER, chelles, FRANCE > >278 - Pauline Quantin, Paris, France > >279 - Elise Benoit, Lille, France > >280 - Jean-CharlesFarey, Lille, France > >281 - Bernard Piette, Reims, France > >282 - CarolFOU! QUE, Montcet, France > >283 - Christophe SAILLY, Montcet, France > >284 -Annick DUFOURG, >Sallanches, France > >285 - Reén REY Toulouse France > >286- Bernard FONTBUTE Toulouse France > >287 - Chantal PECCATTE Gordes France >288 - Noëlle ROZEC, Landerneau, France > >289 - Lili & Fabrice LE VEN, Brest, Bretagne, France >290 - Aurore & Marc CALIGARIS Nice, France > >291 - benoit et florence POULETNice, France > >292 - Isabelle et Ptrick LOUVET Toulon, France > >293 -Patricia & jean Collomb Annecy France > >294 - Jean et Gabrielle KARDACZ Argentat FRANCE > >295 - Bernard DESCHAMPS Lanteuil FRANCE > >296 - MartineSarazin Lanteuil FRANCE > >297 - François LUSIGNAN, FRANCE > >298 - Edith SALTIEL france > >299 - Béatrice AJCHENBAUM-BOFFETY, France > >300 - Pierre KAHN, France > >301 - Catherine DORISON, France > >302 - Michel DELATTRE, Marseille, France > >303 - Sam COHEN, Marse! ille, France > >304 - AlbertCohen, Tourrettes sur Loup, France > >305 - Yolande Cohen-Dichtel, Tourrettes sur Loup, France >306 - Yan Spielmann, Bourg-en-Bresse, France > >307 - Françoise Spielmann, Bourg-en-Bresse, France > >308 -Geoffroy MORHAIN, Arc-sur-Tille, France > >309 - Patrick Seurot, Dijon, France > >310 - David Lang, Dijon, France > >311 - LOUP PHILIP clermont-fd, france > >312 - Bernard MOIX, Suisse > >313 - Salamin Eric, Suisse > >314 -Christophe Crettaz, Suisse > >315 - Estelle Karlen, Valais, Suisse > >316 -myriam Constantin, Valais, Suisse > >317 - Morard Laurette, Fribou rg, Suisse > >318 - Morard Marlene, Fribourg, Suisse > >319 - Virginie Rossier, Fribourg, Suisse > >320 - Florine Jeanrenaud, Avenches, Suisse > >321 -Yasmine Collomb, Les Friques, Suisse > >322 - Madeleine Steffen, Gland, Suisse >323 - Vincent Prélaz, St-Aubin, Suisse > >324 - Alexandre Ballaman, Onnen! s, Suisse > >325 - Anne-Eugénie Collaud, Domdidier, Suisse > >326 - ChristopheRebetez, Belfaux, Suisse > >327 - Martine Berset, Fribourg, Suisse > >328 -Yvette Berset, Fribourg, Suisse > >329 - Rose-Marie Michel, Fribourg, Suisse >330 - Nicole Corpataux-Philipona, Bulle, Suisse > >331 - Karla Espinoza, Fribourg, Suisse >332 - Frédéric Schuwey, Bulle, Suisse > >333 - BarbaraNgoyi-Guex, Fribourg, Suiss e > >334 - Eric Monney, Fribourg, Suisse > >335 -Michele Laurel, Panglao, Philippines > >336 - Yannek Meunier, Manila, Philippines > >337 - Degard Harmonie, Louvain-la-Neuve, Belgique > >338 -Szablicki Carine, Bra ine-Le-Comte, Belgique > >339 - Denizet bruno, LePuiset, France > >340 - Yves Méchain, Orléans France > >341 - JessicaVerdon, Bourges France > >342 - Cécile Thibault, Tours, France > >343 -David CHaboisson, Châtellerault, France > >344 - Claude Montésinos, NOuméa, Nouvelle Calédonie >345 -Fabienne Montésinos, Nouvelle Calédonie > >346- Odile FAGOT, Cayenne, Guyane française. >347-Fabiola Urban, St Pargoire, France > >348- Bertrand Kuhn, Strasbourg, France > >349- Claude Renault, Cayenne, GuyaneFrancaise >350 - Camille Pelletier, Montréal, Québec, Canada > >351 - Cabole Denis, Montréal, Québec, Canada > >352- Carole Ouellette, Montréal, Québec, canada >353-jacinthe loranger, Montréal, québec, canada > >354-Marie-Eve Laneville, Montréal, Québec, Canada > >355-Geneviève Massicotte, Champlain, Québec, Canada > >356-Geneviève Proulx, Montréal, Québec, Canada > >357-BenoitDurand-Jodoin, Montréal, Québec > >358-Be njamin Lafleur, Montréal, Québec, Canada > >359-Julie Touchette, Montreal, Quebec, Canada > >360-SylvainSauvageau, Rouyn-Noranda, Québec, Canada >361-Anne Théberge, Rouyn-Noranda, Québec, Canada > >362-karine Proulx, montreal, quebec, canada > >363-Jo-Anne Greffard, Rouyn-Noranda!, Québec, Canada >364-SolenLabrie Trépanier, Montréal, Québec, Canada > >365- Denise Lacroix, Val-d'Or, Québec, Canada > >366- Michel Lacroix, Val-d'Or, Québec, Canada >367- Micheline Houle, Val-d'Or, Québec, Canada >368- Pascale Dénommée, Montréal, Québec, Canada > >369- Eric Gautron, Montréal, Québec, Canada > >370- Eric Champoux, Montréal, Québec, Canada >371- Wajdi Mouawad, Montréal, Québec, Canada > >372- Jean-François Côté, Mo ntréal, Québec, Canada > >373- Joann Doyon, Québec, Qc, Canada > >374- Nancy Belleau, Rimouski, QC, Canada > >375- Mélanie Hamel, Montréal, Qc, Canada > >376-Sophie-D Plante >377-Sara Delisle, Qc, Canada >378-David Widmer, QC, Canada> >379-Loïc Duvoisin, Toulouse, France >380- Catherine Gilliand, Genève, Suisse >381 - Roland Le Blévennec, Genève, Suisse >382-Pascal Rinaldi, Vouvry, Suisse >383-Carine Tripet, Panex, Suisse >384-Igor Lièvre, Panex, Suisse >385- Agnès Collet, Paris, Franc! e >386 Virginie COZE Paris France >387 Cristele MOREAU Paris France> >388 Nelly Riche Toulouse France >389 Sylvie Riche Bron France >390 Jean Pierre Cossard Bron France >391 Dominique PIREYRE Orléans France >392 Émilie Lordemus Marseille France >393 Pascal Lanciano Marseille France >394 Daniel Pigeon Marseille France >395_Peggy Clerc Jura France >396_Thomas BERNARDI Pau France >397_François Mazières Pau France >398_Julien Brohan Nantes France >399_Thierry Hausseguy Pau France >400_Marc Baudouy Chatham UK >401_Claire Barbarin Rouen France >402_Nicolas Robert Forges les eaux France >403_Emmeline Verriest Quimper France >404_Jérôme LANGLOIS France >405_Sophie LANGLOIS, Floride, Etats-Unis >> USA >406 Maxence Andrzejewski Reville FRANCE >407_Arnaud Lacombe, Sottevast Manche FRANCE >408_Sauvade guéric, Sottevast Manche France >409_Amiard Florian, Rocheville Manche FRANCE >410_Jourdan Claire, Breuville Manche FRANCE >411_Héry! Mathieu, Agneaux Manche FRANCE >412_Anne Gigondan, Vauvert, Gard, FRANCE >413 Jean Denat, Vauvert, Gard FRANCE >414 René Beaupoil Nîmes F rance >415 Boris Petroff >416 Michel BRUN, Nice, FRANCE >417- Solange RANDRIAMANANA, Antibes, France >418- Martine Randriamanana, Bellegarde, France >419- Eve Randriamanana, Nice, France >420- Jeanne Charmetant, Limoges, France >421-Christine LEGER, choisy-le-roi, France >422_Emilie An drzejewski, Reville, France >423 Emmanuel Bémer Paris France >425-ROGER MICHEL, choisy le roi, france >426-Antoine Duhem, nanterre, france >427 Nicole Rossi, Annecy France >428 Mara PUGLISI, Genève- SUISSE >429 Corinne CASA, Genève ? SUISSE >430 Antonio CASA, Genève - SUISSE >431 karim Bensemmane Genève-Suisse >432 Livia Marques Genève-Suisse >433 Laurent Derudet, Genève - Suisse >434 Angelo Cantiello Genève - Suisse >435 Cosimo Luciani Genève - Suisse >436 Chantal Haemmerli >437 Bastien Haemmerli >438 Nils Couturier >439 Alexandros Lemopoulos >440 Rui Reis >441 Gex Quentin Genève - Suisse >442 Friedli Sébastien Genève - Suisse >443 Low-Ders Jean-Marc-Genève-Suisse >444 joy_fraise - geneve - suisse >445 Samira_j-geneve-suisse >446 Sammy Abdulaziz >447 Roukain Abdallah -genève-suisse >448 Versaz Pierre - Genève - Suisse >449 Tuberosa Joël - Genève - Suisse >450 Dutilleul Coline - Tournai - Belgique >451 Hennart Antoine - Tournai - Belgique >452 Sutterman Daisy - Bernissart - Belgique >453 Rivière Blandine - Wadelincourt - Belgique >454 Rubio Ophelie - Péruwelz - Belgique >455 de Mûelenaere Paul - Meise - Belgique >456 de Mûelenaere Robert - Etterbeek - Belgique >457 de Mûelenaere Cécile - St-Lambert - Canada >458 Bardoul René - St-Lambert - Canada >459 Bardoul Patrick - Saint-Lambert - Canada >460 Turgeon-Bardoul Fanny - Saint-Lambert - Canada >461 Turgeon Francine - Saint-Lambert - Canada >462 Guérin Étienne - Montréal - Canad! a >463 Francis Marcoux - Montréal - Canada >464 Hugo Larenas - Montréal -Canada >465 Éric Auclair - Montréal- Canada >466 Mélanie Auclair - Montréal - Canada >467 Éric Pineault, Montréal, Québec >468 Alexandre Côté, Montréal, Québec >469 Mélanie Hamel, Montréal, Québec >470 sophie plante, montréal, québec >471 Olivier Crabalona, montreal quebec >472 Andrée-Aude Lambert, Montréal, Québec (Canada) >473 Catherine Lambert, Montreal, Québec >474 Ariane Dinkel, Montréal, Canada >475 Martine Anelard, Le Port, Ile de la Réunion >476 Gwenael Chamand, Ravine Des Cabris, Ile de la Réunion >477 Annie Fillion, Terrebonne, Québec (Canada) >478 Isabelle Rodrigue, Montréal, Québec (Canada) >479 Émilie Allard-Provost, Montréal, Québec (Canada) >480 Julie Ouellette, Montréal, Québec >481 Mireille Richard, Laval, Québec >482. Philippe Marcotte, Laval, Québec (Canada) >483 Philippe Nault, Laval, Québec >484 Francois Tanguay, Laval, Québec (Canada) >485! David Renaud, Laval, Québec (Canada) >486 Marie-Michelle Beauregard, Laval, Québec >487 Martin Sabourin, Montréal, Québec >488 isabelle Tremblay, Montréal, Québec >489 Caroline Gosselin, Gatineau, Québec >490 Céline St-Jean, Val-des-Monts, Québec >491 Anne Boucher, Breckenridge, Quebec >492 Mario Forget, Gatineau, Québec (Canada) >493. Éric Dupel, Gatineau, Québec (Canada) >494 Louis McCauley, Gatineau, Québec, Canada >495. Isabelle Vachon, Gatineau, Québec, (Canada) >496. Anne-Marie Landry-Voyer, Lévis, Québec, Canada >497. Julie Barbeau, Lévis, Québec, Canada >498. Virginie Dudragne, Ste-foy, Québec, Canada >499. Amélie Dudragne, Ste-foy, Québec, Canada >500. Stéphanie Morel, lévis, québec, canada >501. Marc-André Perron, Lévis, Québec, Canada >502. Caroline Housieaux, Amiens, France >503, Florian Lavernot, Amiens, France >504. Clément Vansteelandt, Amiens, France >505 Vincent Dabonneville, Amiens, France >506 Luc tanesie, Amiens, France >507 Nicolas cerisel, cottenchy, france >508 Hélène Quentin, Chatou, France >509 Thomas Vauzelle, Le Perreux, France >510 Guillaume Bertron, Saint Maur des Fosses, France >511 Julien D........., Paris, France >512 Nicolas Anselmi, Manche, France >513.Aurore Folny, Manche, FR >514.Penrat-Casanova Sacha, Manche, FR >515.Favennec Edith, Gironde France >516.Boudeliou Sofia, Gironde, France >517.Mahler Alexis, Genève, Suisse >518. Odile Curiel, Locarno (TI), CH >519. JACQUES geneviève, Nivelles, Belgique >520.Fanny Kersten, Ferrières, Belgique >521.Nicolas Kersten, Ferrières, Belgique >522.Gilles Verryken, Stavelot, Belgique >523.Verryken jean-Marc, Stavelot, Belgique >524. LIVRON Georges, Huy, Belgique >525. Maquoi Henri, Huy, Belgique >526. SIX Frédéric, Comines, Belgique >527. BERTOZZI Nina, Bruxelles, Belgique >528. DREESEN Mélodie, Bruxelles, Belgique >529, Anne PARISSE, BRUXELLES, BELGIQUE >530, Jean COULON, BRUXELLES, Belgique >5! 31, Alain Vanden Broeck, Tangissart, Belgique >532, Nicole Libbrecht, Tangissart, Belgique >533 Claude JARRY des LOGES, St MAURICE d'IBIE - ardèche - France >533 Castor - St Maurice d'Ibie - France >534. Laurence LARZUL, Paris, France >535 Angelique CAMUT, Asnières, France >536 Anaïde MORISSE, Issy les Moulineaux, France >537 Adrien MORISSE, Issy les Moulineaux, France >538 Evelyne GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >539 Philippe GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >540 Damien GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >541 Christelle GRIMBERT, Issy les Moulineaux, France >542 Pierre MARCHAND, Issy les Moulineaux, France >543 Philippe MARSEILLAIS, Asnières, France >544 Jean-Charles MARSEILLAIS, Asnières, France >545 Stéphane DUJARDIN, Paris, France >546 Françoise MACE, Courbevoie, France >547 Yvonne LUBOUT, Défense 92, France >548 Jean FAURE, Défense 92, France >549 Delphine PANIER, Paris, France >550 Lydia DEQUERO, Paris, France >551 Jean! nine GRUMBERG, Asnières, France >552 Marie-Laure CAMUT, Paris, France >553 Rejane WATIGNY, Reims, France >554 Pascal WATIGNY, Reims, France >555 Karine WATIGNY, Reims, France >556 Romuald PSAUME, Reims, France >557 Charlène GUY, Reims, France >558 Jerôme GUY, Reims, France >559 Jean-Michel FORTIN, Paris, France >560 Catherine BOULAIRE, Paris, France >561 Marianne BOULAIRE, Vincennes, France >562 Madeleine BIGARE, Asnières, France >563 Michel CAMUT, Bezeuville, Calvados, France >564 Claudie BIRD, Bougival, France >565 Richard MARTINEAU, Vincennes, France >566 Nathalie CHATEAU, Vincennes, France >567 Jean Pierre BRUN, Suresnes, France >568 Jean MOULLATIER, Paris, France >569 Jean PUIJALON, Issy les Moulineaux, France >570 Sylvia KALEMDARIAN, Chatenay Malabry, France >571 Rachid HENDI, Chatenay Malabry, France >572 Stéphane WATIGNY, Arles, France >573 Lila MITSA, Arles, France >574 Marie ECREMENT >575 Agathe Potel france lyon >576 Francoise ODIN, Lyon, France >577 Alice Odin, London, UK >578 juliette Griffon, Lyon, France >579 Lucie denosjean, Lyon, France >580 Audrey Scalliet, Dijon, France >581 Alexandra Mercier, Dijon, France >582 Alice Courouble, Sully, France >583 Sophie OLIVIER, Pau, France >584 Virginie MEHAY, Pau, France >585 Stéphane DAVID, Dijon, France >586 Julie RACOUCHOT, Dijon, France >587 Julien Terry, Caen, France >588 Elodie Terry, Caen, France >589 Géraldine Maillet, France >590 Sophie Lambard, France >591 Marie Lecoeur; France >592 Sandrine Jardin, Rennes, France >593 Hélène Gasnier, France >594 Bruno Vah, France >595 Jérôme Bioteau, France >596 Olivier Bioteau, Bourget du lac, France >597 Corti Roland, Chambéry, France >598 Falguier Axel, Grenoble, France >599 Second Julien, Grenoble, France >600 Poncet Bénédicte, Grenoble, France >601 Bois-Soulier Gaëlle, Grenoble, France >602 Bouvier Guillaume, Saint Etienne, France >603 Marchisio Adeline, Valence, France >604 LAURENT Stevens, Nantes, France >605 THOBY Sébastien, Rennes, France >606 Flayol Grégory, montréal, Québec, Canada >607 CABANES Jérôme, Paris, France >608 RONTET David, Toulouse, France >609 KLEIN Estelle, Toulouse, France >610. HANINE Samia, Strasbourg, France >611. Pierre Abeille, France >612. Pierre-Yves Scherer, France >613. LASSIAT Christelle, Mulhouse-Fance >614.FLAMMEN Benjamin, Mulhouse, France >615.SOHLER Lydie, France >616.DANNER Jean-Charles, France >617.TONIOLO Geoffrey, Mulhouse-France >618. MAGNARD Emilie, Mâcon, France >619. ZINBERG Jérémie, Lyon, France >620. PETULLA Mélissa, Montauroux, France >621. MATHIEU Aurélie, Montauroux, France >622. RIGAL Manon, Toulouse, France >623. LEVITTE Sabrina, Paris, France >624.RODRIGUES Marina Paris, France >625.CROZE amandine Nord, France >627.BARBAN Nicolas Nantes, France >628.GUYARD Cindy Nantes, France >629.QUELLEU Elsa, Nantes, France >630.LE BELLEGUIC Charline, Nantes, France >631.KERMORVAN Vincent, Nantes, France >632. HENRIQUE Sandra, Grenoble, France >633. TRAMONI Amaury, Grenoble, France >634. BECUWE Marie, Paris, France >635. GRANDJEAN Elise, France <636 AUDIFFREN Nadège, Montpelllier, France
Votre livre culte? English translation pending
by Vincent120 · 2004-12-26 · 351 replies
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Que voir avant de mourir? English translation pending
by Babiroussa · 2004-12-07 · 110 replies
🙂Ce We, je suis tombée sur un livre qui avait à peu près ce titre là... Genre "100 choses à voir ou à vivre dans le monde avant de mourir"... J'ouvre.... curieuse.....

Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)

Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...

Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java

A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
Les plus belles Eglises et Cathédrales! English translation pending
by Nawal · 2004-07-04 · 67 replies
... Puisque les sondages sont à la mode sur VF, je me lance !!!

Quels sont vos plus beaux souvenirs d' Eglises ou de Cathédrales de par le monde. Les Mosquées, Synagogues et Temples, sont bienvenues aussi of course !!!

Pour moi, la plus petite et la plus secrète : En plein coeur du Begijnhof à Amsterdam, l'Eglise catholique clandestine, installée dans 2 résidences privées. Elle abrita des reliques du Miracle d'Amsterdam.

Nawal auréolée .
Un mois en Birmanie dans l'état Shan English translation pending
by Berthier34 · 2009-01-29 · 16 replies
Bonjour a tous,

Ma femme et moi venons de rentrer d'1 petit mois en Birmanie, ou nous avons passe plus de la moitie du temps dans l'etat Shan. Genial. 😎

Nous sommes arrives en Birmanie le 31 decembre 2008 pour commencer par le circuit classique Yangoon, Bagan, Mandalay. D'ailleurs a propos de Mandalay, je ne sais pas si vous serez d'accord avec nous, mais Mandalay est une ville moche, sale, polluee...bref, certainement l'endroit le moins sympathique de tout le pays a notre avis 🙁. Nous ne sommes restes que 24h pour visiter les anciennes citees (tres sympa) puis ensuite pour faire des connections de bus.

A partir de Mandalay, nous avons rejoint Hsipaw dans le but de faire quelques jours de rando et si possible pousser jusqu'a Namshan. Nous avons dormi au "Mr. Charles guesthouse", une tres bonne option budget (la seule ?) qui organise des promenades d'1/2 journee voire 1 journee dans les environs.

Nous avons eu la chance de rencontrer un couple de francais qui revenaient tout juste d'une viree de 3 jours a Namshan et dans les montagnes alentoures. Nous avons saute sur l'occasion pour faire de meme ! Pour cela, vous pouvez contacter Kopalaung / Mr. bike par l'intermediaire de Mr. Charles, ou aller le chercher vous-meme 2 croisements plus loin dans la meme rue que la guest house (et eviter ainsi une commission de 10%).

Kopalaung est vraiment adorable, rigolo et vraiment serviable. Comme je suis grand et lourd, il est parti acheter le matin meme de notre depart 1 moto toute neuve 125 cm3 ayant peur que ses petits models (110 cm3) trepasses sous mon poids dans la montagne 😏.

Il peut organiser des virees de 2 a 3 jours dans la montagne, et pour les plus aventureux une descente dans un gouffre / grotte dans la montagne que nous n'avons pas eu le temps d'experimenter.

Le prix etait tres raisonnable, 10$ par moto par jour + 5$/j pour le guide. En plus viennent essence, nourriture, boissons et logement. Sur 3 jours cela nous est revenu sans doute a 90$ tout compris pour 2 personnes (je conduisais ma moto moi-meme).

Un tres bon investissement, le paysage est superbe, des vues a couper le souffle, tous les gens des villages traverses tres accueillants, et nous avons pu rencontrer egalement des habitants des ethnies Palaung et Lisu.

Si vous avez quelques jours c'est vraiment le meilleure circuit a faire dans le quartier ! Nous avons rencontre un canadien qui partait pour Namshan tout seul et a pied (80 km en montee assez raide)... mais Mr. Bike nous a dit ensuite qu'il n'est jamais arrive a Namshan, a dormi en route dans un village et a ete raccompagne a Hsipaw en moto par son cousin 🤪.

Ne tentez pas Namshan en bus ou pick-up par ailleurs... la "route" n'a qu'une voie, est a flanc de montagne, et nous avons depasse de nombreux vehicules arretes, ramassage de bois ou de the, problemes mecaniques, bus coince derriere un camion... Ou alors comptez 3 jours pour rejoindre Namshan !

Vraiment super, un des moments forts de notre voyage.

Nous sommes redescendu ensuite sur Mandalay pour attraper le meme jour le bus de 18h qui part sur Kalaw, Heho, Taunggyi (7000 kyats pour les locaux, 12000 pour les touristes).

Arrivee a Kalaw a 2h30 du matin... la route n'est vraiment pas terrible...plusieurs passagers etaient malades... l'horreur 😏 .

Nous avons dormi a la Lily guest house, un excellent choix, tres economique. Il s'agit d'une famille d'origine indienne (sikh) dont la 3e generations est aux affaire. Gentils, agreables, et ils peuvent organiser tout type de randonnee au depart de Kalaw, 1J comme plusieurs jours, ainsi que la fameuse rando Kalaw / Nyaung Shwe (Inle).

Nous sommes partis avec Robin, le frere de Lily. Une creme. Tres interessant, cultive, sait enormement de choses sur les plantes et aime partager sa passion. Il connait la plupart des gens des villages que nous avons traverses (nombreux villages Pa-O. Si nous devions recommander un guide pour faire les randos de la region de Kalaw, ce serait assurement Robin !

La rando de Kalaw a Nyanung Shwe se fait sur 3 jours (2 si vous etes vraiment sportifs mais bonne chance 😉), traverse des paysages tres varies, valonnes, de nombreux villages, tres tres sympa. Nous avons dormi dans 1 village le premier soir, et au monastere d'In Thein le 2nd.

Sur 3 jours, nous avons paye pour 2 environ 60$ tout compris (logement et nourriture aussi).

Cette rando de 60 km se fait dans les 2 sens, au depart de Kalaw ou au depart d'Inle, et vous pouvez-meme prolonger par des randos de plusieurs jour autour du lac et aussi autour de Kalaw. Je recommande cependant de partir avec un guide si vous allez a pied sur plusieurs jours.

Je ne m'etend pas sur Inle, c'est archi-classique mais tres beau. Nyaung Shwe est d'ailleurs peut-etre le patelin ou l'on voudrait rester le plus longtemps pour son ambiance, sa tranquilite, et le lac.

Nous sommes ensuite partis prendre l'avion a Heho en direction de KyengTung. C'est en effet la seule possibilite offerte aux touristes puisque la route de Taunggyi a KyengTung est absolument interdite aux etrangers.

Nous devions rester 4 jours a KyengTung, nous sommes finalement reste 1 semaine. Comme dans quelques autres etats peux courrus du pays, cette region permet d'approcher de nombreuses ethnies, dont certains portent encore leurs vetements et coiffes traditionnels, meme si la tendance est a la disparition rapide et a l'homogenisation... Si vous avez le temps et le budget, c'est maintenant qu'il faut y aller.

Nous n'avons pas pu dormir dans les villages malgre notre insistance aupres de personnes differentes. C'est strictement interdit par le gouvernement, et les guides ont un peu peur apparement des consequences possibles. Il y a des check-points, des authorisations a demander, des copies de passeport/visa a deposer a l'immigration office de la ville... j'imagine que cela n'aide pas trop 😕.

Nous sommes restes au Harry trekking house, option budget la encore. D'apres les guides, le nirvana du randonneur... Helas, la situation a bien change...🙁. Harry est tristement decede il y a environ 3 ans. Son enthousiasme et son envie de faire decouvrir les ethnies aux touristes sont semble-t-il partis avec lui.

La guest house est tenue maintenant par sa femme, adorable lorsque vous payez vos notes, qui tombent tous les matins au petit dejeuner... Le petit dejeuner change tous les jours en fonction de l'humeur. Toasts/oeufs/cafe/fruits un jour... Cafe uniquement un autre jour... Bof. Serviabilite et service ne vont pas de paire avec la guest house... qui prend de belles com sur tout.

Niveau randos, nous avons essaye de contacter Mr. Paul, le celebre guide, qui etait deja pris (pour partir avec Mr. Paul, il faut le contacter 1 mois avant !) et nous sommes donc rabattus sur les guides de la guest house.

Nous sommes partis 4 jours de suite par l'intermediaire de "Harry's" avec Francis, un guide d'une 40aine d'annees, de parents Akha et Khun, capable de parler les differents (nombreux) dialectes de la region, connaissant bien les villages et leurs habitants. Le cout etait en gros de 50$ pour un 4WD par jour, compris guide/nourriture/eau, mais on peu aussi partir en moto pour 20$ par tete.

Avec lui nous avons pu partir a la rencontre (apres quelques heures de marche dans la montagne qui monte et qui descend) des ethnies Eng, Akha, Lahu, Wa, Palaung, Akku.

Le moment le plus fort de notre voyage je pense.

Nous avons tellement aime que nous avons voulu prolonger de 2 jours. Pour des raisons de disponibilite, nous sommes partis avec un autre guide, un jeune Shan de 27 ans du nom de Sai SangMoonk. Nul. 😠

Il ne parlait aucun dialecte. Ne s'interesse pas plus que ca aux ethnies. Irrespectueux des coutumes locales. Moyennement sympa. Quasiment plus touriste dans les villages que nous apres 4 jours. Nous l'avons traine comme une ame en peine derriere nous. Il a meme recrute un gamin de 12 ans dans un village Akha pour faire traducteur et porter son sac, puis nous a demande de payer la note, ce que nous avons energiquement refuse ! 🙂, quel gignol !

Nous avons appris que les 6/7 guides locaux experimentes qui travaillaient avec Harry ont deserte apres la reprise du business par sa femme. En la rencontrant on comprend vite pourquoi, je pense qu'elle les paye au lance pierre, les $ brillent dans ses yeux. Seuls 1 ou 2 acceptent encore de partir de temps en temps, quand ils sont disponibles par rapport a leur travail de tous les jours (tous ont 2 ou 3 boulots).

Les guides que Mme Harry propose maintenant sont jeunes, inexperimentes, et sont tous Shan. Cad que pas un ne parlera les langue des ethnies, ce qui est un enorme probleme quand on va chez eux.

En faisant abstraction de ces boulets, il reste quand meme un formidable souvenir de cet endroit.

Les randos sont tout de meme cheres, mais c'est vrai que l'ont peut faire pas mal de route selon les villages vises. Pour nous le plus gros poste du budget fut cette semaine a KyengTung.

Pour avoir discute avec quelques francais tres sympas (Jocelyne, Thomas, Nicolas, Benoit, salut a vous, peut-etre a bientot sur le Globe ? Nous avons bien rigole 😄), je vous recommande ceci: tenter M. Paul, dont je n'ai pas le numero mais qui travaille souvent avec l'agence de voyage de Yangoon: GULLIVER (des gens d'ailleurs tres aimables), M. Paul peut etre joint a KyengTung par l'intermediaire du Princess Hotel, S'il n'est pas dispo il peut vous conseiller son fils, Sai SamTip, joignable par le Princess Hotel, apparement bien egalement, ne prenez pas (ou pas trop) de biscuits/bonbons au depart des randos, plutot du savon anti-bacterien, du baume du tigre, du paracetamol (tout est trouvable a KyenTung). C'est un peu plus cher mais tellement plus utile aux gens des villages !

Pour le reste: Harry Trekking House est impeccable pour dormir a petit prix, mais pour le reste allez voir ailleurs si possible, Pour changer de l'argent a un taux beaucoup plus interessant que chez Harry's, allez diner aux restaurants chinois de la ville :-), notament Lok Thar, Si vous partez quand meme avec un guide de Harry's, demandez a le rencontrer la veille de la rando, et insistez pour avoir un guide experimente parlant les dialectes (ce sera certainement possible le we, mettons du Ve au Lu comme pour nous)

Voila pour nos vacances ! Les birmans sont adorables, voyager en Birmanie est une belle aventure, qui peut parfois prendre beaucoup de temps si vous circulez en bus, tres differente du reste de l'asie du sud-est. Vraiment un pays somptueux, on ne peut que regretter la situation politique, mais les gens ont besoin des touristes: un peu d'argent, un peu de sympathie, un peu d'informations exterieures.

N'hesitez pas !!!😇

Sandrine & Nico

PS: Peut-etre quelques cliches en ligne quand nous aurons fini de trier dans nos 10000 photos ... ah ah
Février: bon temps pour Madagascar? English translation pending
by GenetBen · 2007-02-13 · 12 replies
Salut à tous,

Je prévois partir pour Mada en février de l'an prochain en solo et en sac à dos. J'ai 6 mois de sabbatique et plusieurs questions me viennent à l'esprit :

1- Dans mes premières lectures, je lis que février est la période des pluies. Est-ce partout sur l'île ? Sont-ce des pluies diluviennes ou une pluie qui dure 1h et on continu à nos occupations ? Est-ce de quoi de désagréable ou supportable ?

2- Étant donné que j'ai 6 mois de congé, est-ce trop long pour Mada seulement ou si j'ai assez de temps pour aller sur le continent au Zanzibar, Kenya et peut-être me rendre jusqu'à l'Éthiopie ?

Je ne veux surtout pas passez mon 6 mois de congé dans le transport mais bien profiter des belles découvertes, visiter, rencontrer et relaxer.

Y a t-il une ou plusieurs âmes charitables sur ce site qui auraient la gentillesse de me faire profiter de leur expériences afin de mieux organiser mon voyage.

Merci beaucoup! Benoit
Madagascar en vtt 15 jours English translation pending
by Moods · 2014-04-15 · 25 replies
Salut, J'envisage de découvrir Madagascar (une partie seulement) en VTT en Octobre prochain, je ne connais absolument pas cette île et je souhaiterai qqes conseils. Mon voyage idéal serait de l'itinérant en vtt uniquement, hébergement chez l'habitant ou dans des gites communaux. Je ne peux y rester que 15jrs. Je suis déjà partie plusieurs fois en vtt en itinérant mais en France uniquement. Quelle région dois je privilégier? quels sites impératifs à ne pas manquer? je vois qqes commentaires sur la sécurité des touristes: quelle est la situation aujourd'hui? D'autres questions à suivre. Merci tchao
Votre avis sur l'hôtel club Barlovento (Varadero) English translation pending
by Gaston52 · 2005-09-02 · 17 replies
Es ce quelqu'un de vous connait cet hôtel Je sait que c'est un trois étoiles et demi, mais ça me semble bien a pemière vue .J'aimerait obtenir plus de précisions sur ce complexe de la part de ceux qui le connaissent ou qui en ont entendu parlé !!Merci
Utilisation de téléphone mobile aux États-Unis English translation pending
by Benetniny · 2017-05-10 · 24 replies
Bonjour à tous,

Voici notre question, nous partons avec nos 3 enfants, fin juin, pour 6 semaines de séjour aux U.S.A, notre périple est axé sur la cote Est: de Philedelphia à Key West en longeant le littoral, puis Naples et terminons par Orlando.

Ma question est le suivante, nous sommes belges et les prix du roaming avec les USA étant exorbitant, nous voulons acheter un numéro (carte SIM) une fois arrivé au USA.

Nous avons fait des recherches sur le net mais on s'y perd un peu...

Nous avons principalement besoin de Data et d'appel local, car pour ce qui est des communications vers l'Europe j'ai mon téléphone professionnel (a utiliser avec parcimonie). Avez vous un conseil sur le choix du réseau mobile et de la formule prepaid, bonnement, ... sachant que nous souhaiterions conserver le téléphone de mon épouse dans lequel est stocké bon nombre d'infos.

D'avance merci pour vos réponses.

Benoit et la famille

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