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Rando, entre Lozère, Mézenc et Velay English translation pending
by Chouhibou · 2012-02-15 · 2 replies
Bonjour, Ce n'est pas vraiment de saison, mais voici le topo d'une rando de quelques jours faite l'été dernier. A bien y réfléchir, c'est la bonne saison: cela vous donnera peut être des (bonnes) idées pour l'été prochain. En tout cas si vous êtes un peu marcheur, c'est un parcours que je vous recommande vraiment. (et je vous le recommande énormément si vous n'êtes pas marcheur: c'est l'endroit pour s'y mettre, à la marche)

C'est un peu long mais ça tombe bien, vous en aviez marre de regarder la télé.

Circulade, entre Lozère, Mézenc et Velay

Jeudi : Ce soir je bivouaque au sommet de Pézouillouse, un nom qui fleure bon le sud, le sud de l’Ardèche en l’occurrence. C’est pas très malin parce que j’imagine qu’au petit matin, à 1300 m d’altitude, il ne fera pas chaud. Peut-être bien. Mais de cette crête la vue est splendide, notamment sur le mont Lozère et les vallées qui l’environnent, et puis le soleil commence à baisser, et puis je trouvais sympa de planter la tente tout à côté d’un champs où paissent les brebis dont les clochettes tintent joliment dans la montagne. C’est un peu con-con une brebis, et un mouton c’est pareil, mais j’aime ce petit tintamarre qu’ils font. J’ai apprécié la première étape –courte- de cette rando qui doit m’amener à Langogne (Lozère 48), en 6/7 jours. Rien de formidable toutefois entre Labastide Puylaurent mon point de départ et Notre Dame des neiges. J’avais volontairement zappé cette étape lors de ma descente du Stevenson, en juillet (http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread). Force est de constater que je n’avais rien raté, même si le site, l’abbaye, n’est pas désagréable. On peut loger ici comme le fit Stevenson il y a plus d’un siècle. Il y consacre un long chapitre dans son « Voyage avec un âne… ». A l’intérieur ce ne doit pas être la franche rigolade puisque les moines n’ont pas le droit de parler. Ajouter à l’enfermement physique, un enfermement psychologique et social, voilà qui me dépasse. Certains - des gens comme vous et moi - viennent ici le temps d’une retraite de quelques jours, le temps de se ressourcer, de se retrouver (avec soi-même). S’enfermer pour se retrouver, quel bizarre concept ! Je fais ça très bien affalé dans mon canapé, un verre de Pic St Loup aux lèvres ! Et en quoi l’enfermement, la prière de 5h (du mat’ !!) et la promiscuité avec des moines muets peuvent-ils bien aider à la méditation ? Pour gâcher définitivement le tableau, j’apprends que ces trappistes-là ne font même pas de bière, la misère (j’apprendrai plus tard qu’ils font du vin, notamment un blanc moelleux, j’aime pas le blanc moelleux). Mais Je m’emporte, ok, ok, chacun son chemin. En poursuivant sur le GR7 je m’engage sur les premiers dénivelés positifs, jamais bien longs. Après le croisement du « Coulet de Pécovol » ma moyenne baisse d’un cran, mais pas à cause de la fatigue : par gourmandise ! Le chemin est bordé de framboisiers et devinez-quoi ?: c’est pleine saison ! Miam et gros miam, j’en ai plein les doigts, c’est trop bon et après mes blasphèmes de tout à l’heure, une preuve de plus de la non-existence de Dieu (mais si demain je meurs dans d’atroces souffrances gastriques pour avoir confondu framboises et amanites phalloïdes, je la ramènerai moins). Encore une bonne côte à grimper et me voici donc sur cette crête où je bivouaque, bien loin du tumulte de la ville et des villages. Carottes râpées, sandwich au jambon et pomme : un repas en bivouac c’est bien meilleur qu’à la maison, car on prend conscience que demain on n’aura plus à porter les 500 grammes ingurgités ce soir. Le soleil se couche, le vent se calme. Bêêêêêêêê….. pas les moutons

Vendredi : Je poursuis sur cette crête qui laisse deviner de belles perspectives sur la campagne environnante. Le chemin descend et j’arrive vite au Bez où l’auberge est accueillante. Situé sur la ligne de partage des eaux, j’en profite pour faire le plein (d’eau !). 200 mètres et quelques framboises plus haut, le col du Pendu à 1435 m sera probablement un des points les plus hauts de ma rando. Je croise là quelques spécimens de l’espèce humaine, dont je devine qu’ils sont à la recherche de champignons, mais clairement les spécimens des espèces ovines et bovines sont les plus nombreux depuis mon départ. Au pied d’un champs d’éoliennes je devine tout au fond le Gerbier de Jonc dont j’ai repéré auparavant la silhouette sur le net. Et puis le Mézenc, un peu plus haut. Le café pris au « Pas de l’âne » est juste dégueu mais il fait bon se poser là quelques minutes. Un jeune, marcheur solitaire, m’y interpelle à propos de mon sac qui lui parait très léger. Le sien pèse 15 kg (ouftiiii) et il n’en peut plus de le porter. Tu m’étonnes ! Papotage sympa. Mais nos routes bifurquent vite car lui file vers Le Puy. La montagne ardéchoise a beaucoup à offrir en termes de paysages, alternance de surfaces boisées et de prairies. Je suis donc désormais bien loin des Cévennes où la forêt laisse peu de place aux pâturages. C’est juste avant le hameau de Fontbonne –où un chien genre saucisson à pattes m’agresse- que le point de vue est le plus spectaculaire sur cette petite « chaîne de puys » qui court du Gerbier au Mézenc. En matinée le ciel voilé me préservait de la chaleur du soleil, je souffre plus cet après-midi alors que les nuages ont disparu et j’apprécie d’autant plus les quelques sous-bois de hêtres. Mais le soleil n’est plus très méchant quand j’arrive au lac Ferrand. Croquignolet ce lac mais privé et interdit à tout campement. C’est vraiment dommage à l’heure où mes jambes méritaient un peu de repos. Je pique-nique là quand même et ce n’est qu’en repartant que je m’aperçois que ça aussi –le pique-nique – est interdit. Pas vu pas pris . Quelques centaines de mètres plus loin une belle prairie m’accueille. Vue sur une montagne boisée sur laquelle le soleil va lentement se coucher. C’est ici que je plante ma tente ce soir, même si le lieu me parait un peu trop fréquenté par les promeneurs. Aujourd’hui j’ai vu un renard et 2 chevreuils. J’ai mangé 2 mûres et 3 fraises des bois et si j’avais trouvé et revendu autant de cèpes que j’ai avalé de framboises, j’aurais pu me payer un bon resto demain.

Samedi : C’est peu dire que les nuits sont fraîches, et le sac de couchage Ultralight de chez Décathlon est probablement top sur la plage mais à 1200 mètres d’altitude, j’ai clairement dépassé ses limites. J’ai peu dormi donc. La balade du jour commence en sous-bois par un petit déjeuner sauvage aux framboises (ou bien un petit déjeuner aux framboises sauvages comme il vous convient). Les cueilleurs de champignons s’en donnent à cœur-joie. Enfin, les clairières et les belles vues sur les volcans éteints : Les falaises du Gerbier de Jonc qui domine Ste Eulalie semblent grignotées par quelques arbres intrépides. M’y voici justement à Ste Eulalie. Un petit coucou à Mme la boulangère, à Mme la charcutière, à Mme l’épicière et au M. du bistrot. Le temps de quelques courses et d’un café, je dois déjà connaître la moitié des villageois. Et il est grand temps que je fasse connaissance avec M. ou Mme du camping car une bonne douche ne me ferait pas de mal avant de poursuivre. Le bureau du camping est vide et cette douche est d’autant meilleure qu’elle est, du coup, gratuite. Les 5,5 kms qui séparent Ste Eulalie du Gerbier sont à parcourir sur le bitume, à l’écart du GR. Ce n’est donc pas le terrain que le randonneur préfère, d’autant plus que le cafetier du village l’a bien prévenu de la densité des baraques à frites à proximité de la source. Oui mais voilà. De mes premières leçons de géographie à l’école primaire, je me souviens de 3 choses. - L’utilisation de l’échelle qui apparait sur une carte - La Nouvelle-Zélande est située aux antipodes de la France - La Loire, plus long fleuve français, prend sa source au mont Gerbier de Jonc. Depuis mes 8-10 ans j’ai parfaitement compris l’utilisation (à l’époque bien nébuleuse) d’une échelle et j’ai visité 2 fois (oui oui je suis un sacré veinard) la Nouvelle-Zélande. Alors non, je ne raterai pas la source de la Loire et ses baraques à frites. Il y a de la nostalgie dans ces 5,5 kms de bitume qui parfois longent le fleuve. Il y a –allez n’ayons pas peur des mots- du voyage initiatique dans l’air et les dernières centaines de mètres qui montent dans un paysage serein mènent à un sanctuaire : le Gerbier. Mouais, c’est ridicule ! Quelle connerie ! Sacraliser ce moment-là est aussi con que s’enfermer pendant une semaine avec une bande de curés muets, à la recherche d’un je ne sais quel soi-même enfoui. Mais, très tolérant avec moi-même, je m’autorise ces contradictions-là. Une fois arrivé, on n’est pas déçu, si on aime les frites. Quant à la Loire, son premier filet coule d’un robinet ! Peu importe, voici une ligne à rayer sur ma liste de trucs à faire avant de mourir. Un coup d’œil à la colonne de fourmis humaines qui grimpe au sommet. Je leur laisse cette victoire. Ma gourde est pleine du plus grand fleuve français et j’ai désormais le Mézenc en ligne de mire, plein nord. Du GR3, je rejoints vite le GR7 et j’aurais bien planté ma tente là, juste avant cette jonction, pour passer la nuit dans ce joli pré, en compagnie des vaches indolentes. Mais le soleil est encore haut. A peine plus bas, au croisement du GR7 et de la départementale 378, j’admire le plus beau paysage de mon périple. Une parfaite harmonie entre forêts, bois et prairies ; les modestes sommets désormais bien arrondis d’anciens volcans ; une ferme ; une autre ; une belle ruine là-bas à flanc de colline ; enfin, en toile de fond, le Mézenc. Evidemment quand on use de superlatifs pour décrire un panorama qui nous transporte, on atteint vite la misère sémantique pour décrire le paysage qui, quelques kilomètres plus loin, touche au sublime : sur la carte IGN Top25, pli C9, sur le GR7, un poil au sud du Mézenc, il y a une étoile rouge ; là on domine le cirque des Boutières et quand j’ai vu le paysage le mot qui m’est venu c’est « Wouahoooooooo… » (oui, j’avais prévenu que ça ne volait pas haut coté vocabulaire). Et le Mézenc et le Gerbier et puis le Gouleyou, les roches de Borée, le suc de Touron et celui de Sara, tous autant de clochetons volcaniques sont témoins : devant ce paysage unique, assurément un des plus beaux que j’ai vu en France, le saucisson de Mme la charcutière et le pain de Mme la boulangère de Ste Eulalie se marient drôlement bien. Et définitivement, c’est ici, à 1560 mètres d’altitude, que je plante ma tente. Where else ?

Dimanche : C’est le plic-plic des gouttelettes sur la toile de tente qui me réveille. Zut ! Le ciel est sombre mais heureusement la pluie est hésitante. Je démonte vite fait et file me mettre à l’abri, sous le toit de chaume d’un gîte fermé, et en vente. C’est mort pour le Mézenc dont le sommet est pris dans les nuages. Et même si le ciel semble s’éclaircir, la grimpette me ferait arriver tard à Fay sur Lignon (prononcer Faï) au risque donc de me faire marcher à nouveau sous d’autres averses. Et puis une pancarte « Maison forestière, gîte, snack-bar à 2 km » me promet monts et merveilles et en tout cas café et, rêvons un peu, croissant. On vous accueille ici avec un grand panneau « OUVERT » mais laissez tomber, c’est FERME. J’enrage car voilà un détour dont je me serai bien passé et à défaut de petit déjeuner, j’avale mes rancœurs envers ces gens qui vivent du tourisme et à la fois se contrefoutent de ce qu’il attend, le touriste. Un 14 août, ne pas ouvrir son snack-bar situé au pied du Mézenc, c’est fort. Je le contourne justement le Mézenc, d’abord en forêt, puis à travers la belle campagne non plus ardéchoise, mais désormais de Haute-Loire. A Chaudeyrolles, l’auberge « Jean le dindon » sert un café très moyen mais l’ambiance très familiale et la belle vue depuis la terrasse font qu’on pardonne beaucoup. Les nuages moutonnent bien et le challenge c’est d’arriver sec au Fay. Sur le chemin qui y mène le paysage perd de sa superbe. J’arrive sec et j’aurais de quoi l’être vraiment –comme un coucou- car j’ai compté 6 bars (ou maisons identifiées comme telles) dans ce bled. Au café des amis, la vieille qui me sert un café n’est pas particulièrement amicale. Le gris des nuages n’annonce rien de bon. A l’unanimité de moi-même je décide de descendre au camping prendre une douche et faire le point plus tard. Je quitte sans regret le café des amis où les vieilles braillardes qui hurlent après les chiourmes qui le sont tout autant me saoulent un chouilla. Le festival sur Lignon transmet sa coolitude extrême au camping situé juste en face. Ici pas de braillards mais Higelin en musique de fond et quelques gratteurs de guitare devant leur tente. Cools aussi les patrons du camping, partis pour 3 jours, pendant le week-end du 15 août, je le crois pas !!! On (un campeur) m’invite donc à utiliser les douches gratuitement. Et c’est décidément une grande journée car au moment de quitter le bloc sanitaire je trouve refuge dans la tente principale du festival pour éviter la monstrueuse averse qui s’abat sur la tente principale du festival (j’assume complètement cet humour à 2 balles). Les nuages ne font rien qu’à confirmer les prévisions de Météo-France. Après 1 km de marche je trouve refuge près d’une maison qui semble abandonnée. Et là, sous un abri de fortune, grignotant ce qui me reste du saucisson de Mme la charcutière et du bon pain de Mme la boulangère, les automobilistes qui passent, c’est sûr, me prennent pour un vagabond. Je rebrousse chemin à la faveur d’une accalmie. Après tout ce festival m’avait l’air bien sympathique et c’est une belle soirée pour tester l’étanchéité de la tente. Ce soir, sous ma tente, il y a moi et mon odeur de randonneur, pourtant deux fois lavé aujourd’hui, qui imprègne mes vêtements. Et depuis la tente d’à côté, berceuse agréable, me viennent les répétitions du groupe qui se produit ce soir au festival. Je m’endors au son du jazz manouche.

Lundi : Il a plu au cours de la nuit, ça a peut-être refroidi les fêtards qui ne se sont pas couchés tard. Le ciel est bas. A marcher dans l’herbe détrempée mes chaussures même pas Goretex prennent vite l’eau. J’aime marcher sur cette voie romaine où on devine parfois, au creusement des pierres, le passage répété des carrioles antiques. Cette voie a 2.000 ans. Donc grosso modo 70 générations de commerçants, paysans, randonneurs et pèlerins de tous poils l’ont empruntée. Je trouve ça émouvant de poser mes pas dans les pas de ceux-là. C’est mon côté gonzesse. Le lac de St Front n’est pas enthousiasmant sous ce temps maussade. Un peu plus haut les arbres se font discrets et la campagne s’ouvre en grand. Les paysans ont dessiné une jolie mosaïque. Les maisons et les toits du village de St Front sont à l’image du ciel, gris. M. le curé, de toute évidence très fier de la sonorité de ses cloches, rameute ses ouailles vers sa belle église romane. Avec ce tintamarre tout le département est au courant : nous sommes le 15 août (Tiens, d’un coup, je me demande : le 15 août c’est grosse chouille à ND des neiges ? Les moines sortent les cotillons ? De ce que j’en sais c’est autorisé s’ils sont silencieux. Par exemple les pétards sont interdits). Les premiers rayons de soleil redonnent le sourire à la campagne. Encore de jolis promontoires volcaniques (le rocher d’Aiglet, le mont d’Alambre, la roche du Bachat). Difficile d’imaginer que ces prairies et collines si douces et paisibles faisaient autrefois du paysage un enfer, mis à feu et à lave. Le chemin est essentiellement bitumé mais très peu fréquenté. Petite pause devant un nouveau paysage, pas forcément spectaculaire, mais reposant. Freycenet-la-tour est un petit village mi-mi, qui a su préserver l’authenticité de son architecture. Une vieille dame serviable, assise sur un banc depuis peut-être des lustres, se lève pour aller remplir ma bouteille d’eau chez elle. Après la forêt des Courbes, j’arrive sur un plateau. Des murs de pierre séparent les pâturages les uns des autres. Un peu trop de soleil toutefois pour confondre avec l’Irlande. La descente est abrupte sur Le Monastier mais ce soir je reste en haut, sur le plateau. C’est ici que je plante la tente sur une aire de bivouac sensationnelle au soleil couchant. Aujourd’hui, 15 août, je campe aux pieds de la Vierge qui domine les toits roses de la ville. C’est pas un hommage çà ?

Mardi : Réveil dans un brouillard qui se lève en 10 minutes, le temps d’atteindre le centre-ville. Avec son nom bien franchouillard, son abbatiale qui s’affiche romane mais finalement s’offre gothique, et ses belles maisons, j’avais envie de l’aimer Le Monastier sur Gazeille. Mais non, même un jour de marché, le charme n’opère pas. Arrêt douche et toilettes, 1,60 euro, au camping en contrebas. J’ai par contre beaucoup aimé les 2 premiers hameaux du chemin Stevenson, Courmacès puis Le Cros. J’ai aimé les granges, les belles maisons de granit, de basalte, et de roches volcaniques et j’ai cherché dans le paysage les champs de la célébrissime lentille du Velay. Si je peux en parler c’est que j’ai eu une longue conversation avec un monsieur bavard, fier de son rude pays, de sa belle maison de granit, de basalte (si dur à travailler) et de roches volcaniques, fier de ses jardinières de lentilles (dont la récolte a déjà débuté dans les champs). A l’aplomb de Goudet, Frémajoux est une belle maison isolée qui donnerait, si je n’avais pas autant de sang nomade, des envies d’investissement. Les plus gros pourcentage de mon périple dessinent une vallée dans laquelle s’est blotti le village. Et au milieu coule une rivière, la Loire, qui offre ici une belle plage. L’œil est désormais moins attiré par le paysage – peut-être l’accoutumance – mais quel plaisir de traverser ces hameaux, tous charmants, où les maisons sont le plus souvent remarquablement rénovées. La randonnée est parfois l’occasion d’assister à certains spectacles auxquels on ne s’attend pas, en l’occurrence un gros insecte, genre méga-sauterelle, en train de pondre sur un chardon. J’ai assisté à l’accouchement et aux dernières nouvelles la mère et les enfants se portaient bien. Après Bargette je me retourne. Car aujourd’hui le spectacle est dans mon dos : - à l’horizon le 1er champs d’éolienne que j’ai longé voici 4 jours - J’ai un doute sur le Gerbier mais je suis sûr de reconnaître les 2 sommets (en fait ils sont 3) du Mézenc. - Le 2eme champs d’éoliennes au pied desquelles je suis passé - Et puis là-bas, je le parierai, Le Monastier Grand moment de solitude au Bouchet St Nicolas où l’épicier, un grand malade à éviter celui-là, se croit obligé de me faire un plan du chemin Stevenson pour éviter que je me perde. Je fuis et je renonce au camping municipal. De toute façon je n’ai sué que 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui, je suis donc quasiment propre, pas besoin de douche. Une demi-heure plus tard je plante la tente sur un champs moissonné, entre lentilles et orge.

Mercredi : Le Velay c’est le pays de la lentille. Et définitivement, ça n’est pas le pays du café. Au bar de la bascule, à Landos comme ailleurs dans le coin, on ne me sert qu’un infâme jus de chaussette. C’est aussi le pays des abreuvoirs et des lavoirs. Je rencontre ici mon 2eme randonneur solitaire, en l’occurrence une randonneuse, que je devine anglophone à sa façon de dire bonjour. J’aurais certes pu lui conter fleurette – le basalte qui fait les maisons et délimite les parcelles, les champs de lentilles de bleu et de blanc lorsqu’ils n’ont pas été traités, autant de discours que les femmes aiment à entendre – mais on n’est pas là pour rigoler, je suis là pour avaler des kilomètres ma p’tite dame, allez zou, le bonjour chez les rosbifs et tchao. Au moment de franchir une petite crête après Landos, en doublant sur la gauche les deux derniers cônes volcaniques, le changement est évident : au sud s’étend la Lozère et c’est alors 90% du territoire qui est couvert de forêts. Le mont Lozère fait désormais office de ligne d’horizon. La fourberie de nos voisins d’outre-Manche n’est plus à prouver, et la randonneuse de Landos profite de ma pause syndicale au hameau d’Arouejol pour me dépasser et … filer à l’anglaise. C’est peut-être à cause de ce trop-plein de forêt que le sentier semble hésiter. Il flirte encore avec quelques sommets qui affichent 1159m, 1202m, 1265m, mais ces grimpettes successives sont pour moi les dernières à endurer. Un peu plus loin je profite de la pause-goûter de l’anglaise (ridicule et risible besoin de s’alimenter) pour reprendre la pôle position. Du dernier sommet je décide une pause face au lac de Naussac, comme une mer promise puisque terme de mon périple (Naussac et Langogne sont voisines). Une dernière fois, profitant de ma pause-déjeuner et poussant donc la bassesse à son comble, l’anglaise reprend la tête du classement. Le chemin descend rapidement sur Pradelles, dans les bois. L’anglaise fait le stop de trop à l’entrée de la ville. Une rapide causette me confirme qu’elle a un accent pas catholique et c’est gonflé d’afficher ici un accent so british. Car le grand fait d’arme dont se glorifie la ville catholique est d’avoir repoussé, au XVIIe siècle, les envahissants protestants à grands coups de pierre dans la tronche, si, si. Et si vous aimez les belles histoires de crânes fracassés, vous en saurez plus en visitant la vieille cité, car il faut visiter Pradelles, de loin la plus jolie ville du parcours Stevenson. Je marche très lentement sur les 5 derniers kilomètres, tout en descente, qui me mènent à Langogne. Comme un dernier clin d’œil du séduisant Velay, un paysan moissonne son champs de lentilles. Quel état d’esprit anime le commun des randonneurs qui en finit d’un tel périple ? Y’a-t-il de la fierté tirée de la mission (bien) menée à terme, de la performance accomplie ? En ce qui me concerne, c’est l’amertume qui l’emporte, le regret de quelque chose de pas fini, un gros coup de blues. Longer la nationale 88 pour parcourir les derniers hectomètres n’arrange rien à ce sentiment-là. Langogne n’est pas désagréable, la menthe à l’eau que l’on me sert sous les belles halles est fraîche. Je ne m’étale pas là-dessus, j’ai mieux décrit cette ville (et j’ai parlé de sa fabuleuse charcuterie) sur http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread , récit de ma descente du Stevenson à partir de Langogne. Je plante la tente au camping situé sur les bords du lac de Naussac, 12,80 euros la nuit. A ce prix-là pas de mouches, pas de fourmis, pas de bestioles qui entrent dans la tente. A ce prix-là piscine, terrain de tennis, barbecue collectif et douches à volonté. Et zéro charme. Oui, je m’y sentais bien dans mes champs de lentilles.

Jeudi, 12h20 Gare de Langogne, je traverse les voies. Je m’installe dans le TER pour Nîmes. A bien y réfléchir, il me semble que le GR7 traverse la France des Vosges (vient-il d’Allemagne ?) à Andorre (file-t-il en Espagne ?). A raison de 5 jours de marche consécutifs, 20 kms parcourus par jour de marche, 1 jour de repos au 6eme jour, le GR7 est faisable en 2 mois. Sifflet strident du chef de gare, il lève son drapeau ; les portes claquent. C’est parti !

Chouhibou.
Voyage en Tandem de Strasbourg vers Nice cet été 2012 English translation pending
by Syl1962 · 2012-02-06 · 39 replies
Bonjour, Nous sommes du Québec et prévoyons un voyage à vélo tandem. Départ de Strasbourg Alsac avec comme point d'arriver la Côté-d'Azur Nice. On prévoit 3 ou 4 semaines. Notre parcours donne environs 1 100km en passant par Colmar, Mulhouse, Lausane, Genève, Annecy, Grenoble ensuite direction Côté-d'azur...

Est-ce réaliste comme itinéraire ? Je suis un habitué de vélo, j ai fais la traverser du Canada en 2011 www.defiespoir.com et ma conjointe est en forme... Du moins elle le sera !!

Nous voyageons à partir de Paris, est-ce possible de transporter le tandem de Paris vers Strasbourg et pour le retour de Nice vers Paris ?

Avez-vous des conseilles à nous donner.

Merci beaucoup

Isabel et Sylvain Sté Anne des Lacs Québec
Quinze jours en Thaïlande au mois d'avril 2012: vos conseils? English translation pending
by Julzor · 2012-01-12 · 24 replies
Bonjour,

Un ami et moi aimerions faire notre première expérience en Asie (Sud-Est) et partir à l'aventure.

Nous sommes assez jeunes et inexpérimentés, aussi nous aimerions avoir des avis et éventuellement des témoignages.

J'ai donc tout un tas de questions désordonnées qui me passent par la tête (évidemment, on s'y prend un peu tard... mais pas trop! :)).

Nos envies/attentes :

* La Thaïlande, en Avril 2012, pour 2 à 3 semaines (j'y reviendrai) * Visiter des endroits atypiques, nous ne sommes pas intéressés par les hauts lieux du tourisme de masse (par exemple Phuket). * Ceci n'exclut évidemment pas de passer à certains endroits incontournables (même si fort touristique), mais nous ne comptons pas nous y éterniser. * Un minimum de contact avec le peuple Thaïlandais.

Nos questions :

* Est-ce qu'Avril est une bonne période pour partir en Thaïlande? * Faut-il passer par une agence? Ou est-il possible de simplement réserver les déplacements (surtout les vols) et de se débrouiller sur place pour le logement (en ayant une liste de bons plans, tout de même)? * J'ai cru comprendre qu'en venant par avion et moins de 30 jours, il n'y avait pas besoin de visa (pour les Belges en tout cas), qu'en est-il? * Quels sont, d'après vous, les endroits INCONTOURNABLES de la Thaïlande? * Sur quelle(s) île(s) nous conseillez-vous d'aller passer quelques jours? Y en a-t-il certaines avec "moins de touristes" que d'autres? * Est-il facile de se déplacer en transport en commun (train, bus, taxi ...) en Thaïlande? * D'après vous, est-ce que 2 semaines permettent de passer un bon séjour et d'avoir un bon aperçu du pays?

Une de nos grandes questions est également de savoir si une 3ème semaine de voyage permettrait de faire un petit détour par un pays voisin. D'après vous? Lequel conseillez-vous? Nous pensons beaucoup au Laos, mais n'excluons rien (Myanmar, Cambodge, Malaisie ...). Tout cela en sachant -évidemment- que notre vol de retour démarrera de Bangkok en fin de séjour...

Donc voilà, c'est un peu brouillon... :-$ Ca sera notre première expérience de "grand voyage" (hors U.E. disons, et sans papa/maman).

N'hésitez pas à nous donner tous vos conseils ainsi que toutes vos remarques (constructives), c'est grâce à cela que nos idées seront plus ordonnées et pourront se mettre en place :-)

N'hésitez pas à nous rediriger vers des témoignages de voyages similaires à celui que nous planifions, bien que nous en ayons déja lu quelques uns!

Julien
Météo pour la semaine à venir dans le golfe de Thaïlande? (janvier 2012) English translation pending
by Charlyethai · 2012-01-09 · 41 replies
Les prévisions pour les jours a venir sont plutôt mauvaises pour le sud de la Thaïlande si on croit ce site : http://www.windguru.cz/fr/index.php?sc=30397 , Est-ce fiable et si oui , pensez-vous que les activités aquatiques soient possibles.D’après un autre site internet consacrés a Koh Tao quand il y a du vent la visibilité est nulle et il faut plusieurs jours pour que ça s’améliore. vaut-il la peine d'aller sur les iles quand le vent souffle et que les vagues dépassent 1m ?
A Baler: le Bignay, une alternative au vin rouge (Philippines) English translation pending
by Doud2 · 2011-12-22 · 31 replies
De passage à Baler, j'ai gouté au vin de fruit de Bignay ou Wineberry de façon étonnante, ce vin était plus pres d'un vin de raisin que d'un vin de fruit rouge tres foncé, charpenté comme un vin de soleil, agréable, surprenant je l'ai trouvé très intéressant cela m'a semblé une bonne alternative au vin rouge, surtout quand il est cher ou introuvable ou...mauvais, je vous le livre: Wineberry BIGNAY Aurora red 2008 9,5 degres 750mml pour la modeste somme de 150-180php selon la mise en bouteille disponible au magasin de produits artisanaux pres du nouveau market, pasalubong center. confectionné à partir des fruits d'un laurier ( Antidesma bonius L.) avec un nom comme ça c'est obligatoirement ''bon'' A Siquijor, il existe aussi un vin de fruit, mais resté introuvable lors de mon dernier passage.

A signaler un hébergement á Baler, directement sur la plage, qques chambres basiques, propres, wc et douche fonctionnelles (ce qui n'est pas tjrs le cas), wifi, cuisine inventive élaborée par Marco... pour la somme de 800 php breakfastt included, negociable: vrai café, cereales, lait frais, fruits, bons petits pans de sal... un petit hic, le owner qui se dit mexicano a le gosier un peu en pente. Comme chez soi: Littles girls surfer Lodge sur Sabang beach.

B
Communiquer avec les locaux en Asie? English translation pending
by Antginie · 2011-12-22 · 140 replies
Bonjour à tous,

Nous quittons la Nouvelle Zélande mi-février prochain pour traverser plusieurs des pays suivants (nous n'avons pas encore défini notre itinéraire) : Thailande, Laos, Vietnam, Cambodge, Malaisie, Singapour, Indonésie, Chine, Mongolie et Russie. Nous nous débrouillons pas trop mal en Anglais, ce qui sera peut être pratique pour les bases (transports, hébergements, ...) dans certains pays (Asie du Sud Est et Indo notamment), mais pour le reste ? Nous devrions à peu près réussir à baragouiner les "Bonjour, au revoir, s'il vous plait, merci, .." mais ça reste bien sûr très limité !!!! Nous aimerions connaitre vos retours d'expériences sur le sujet, est ce facile de communiquer avec les locaux, en ville, à la campagne, hors des sentiers battus, avez vous des tuyaux pour rendre la communication plus facile ?

Merci pour vos réponses
Voyager à travers le monde avec un budget de trois à cinq € ou $ par jour English translation pending
by Staphliora · 2011-12-16 · 45 replies
Hello

Voila j'ai 18 ans et depuis que je suis gamine je rêve de voyager à travers le monde. Cet été pour un projet scolaire je pensais faire une première expérience de 2-3 semaines.

J'aurai vraiment voulu descendre une partie de la côte ouest américaine mais le problème c'est le billet d'avion. Je pense que ce sera donc plutôt un voyage en europe (la France aurai pu être sympa mais un pays où je ne parle pas la langue serai un défi plutôt sympa)

J'ai déjà lu pas mal de forum et de blog mais j'ai encore besoin d'info 😛

Donc si vous avez des astuces, des idées de trajets et quoi que ce soit ce serai vraiment trop cool de votre part de m'aider !! 😉

Merci à tous
Itinéraire au Sri Lanka du 19 au 31 décembre 2011 English translation pending
by Ditoute · 2011-12-12 · 60 replies
Bonjour,

nous sommes un couple, (26 ans , plutot sportifs) et nous avons enfin une idée de notre itinéraire ! Nous arrivons à Negombo le 19 à 5h du matin et repartons le 31 à 6h du matin...

Je vous expose ce qu'on a prévu pour l'instant (sans avoir encore réserve de GH ou d'hôtel, nous préférerions les GH la plupart du temps....en recherchant les contacts avec les sri lankais)

19 déc : arrivée Negombo --> direction Kandy, en passant par la visite de l'orphelinat de Pinnewala (ou pas, on hésite avec le parc d'Uwa Watale, ou faire les deux...) Y'a-t-il des bus depuis Negombo jusque Kandy, en passant par Rambukkana (pour rejoindre pinnewala en tuk tuk?), on pense sortir de l'aéroport à 6h30 donc à voir pour les horaires de bus, s'il ne vaut pas mieux prévoir un chauffeur...

APrès-midi et soirée à Kandy. Nuit à Kandy

20 déc : visites/ballades sur Kandy, puis direction Hatton en train, pour rejoindre Dalhousie en bus. Ballade dans le village Nuit à Dalhousie

21 déc : à 3h départ pour la montée de l'Adam's Peak puis Hatton-Haputale en train.

Haputale : Lipton's seat. Et les chutes de Diyaluma ? je n'ai pas lu d'avis dessus je ne sais à quoi m'attendre. Je me demande aussi si Horton's Plains vaut le coup ? et le détour pour World's end ?

Nuit à Haputale.

22 déc : rester sur Haputale et environs pour une autre visite le matin et début d'après midi, ou rejoindre Ella en train directement.

Nuit à Ella.

23 déc : à Ella nous aimerions faire le petit Adam's peak, ou Ella Rock, les deux ça fait un peu beaucoup non? Et visiter la fabrique de thé "Macwoods "

Nuit à Ella.

J'ai quelques questions sur la région montagneuse : nous voudrions profiter d'un ou deux sites de chutes d'eau, avez vous un avis, entre Dilayuma, les chutes de saint clair, les chutes de Bambarakanda (qui nous feraient un détour) ou d'autres ? Vu le climat est-il possible de s'y baigner, ou l'eau est trop froide ?

24 déc : soit rester à Ella cette journée encore ,

soit partir vers la côte sud pour rejoindre Tangalle en passant par buduruwagala, et le parc d'Uwa Watale : à quelle heure vaut-il mieux arriver pour voir le plus d'animaux (aux repas ?), sans arriver dans l'heure de pointe des touristes non plus !

soit partir sur la côte Est ...mais je me questionne sur le climat à l'est à cette période ? les plages d'Arugam Bay et plus au sud valent-elles le détour ?

25 au 28 déc : Tangalle et environs (plages), et excursions pour voir les baleines à Dondra. J'aimerais votre avis sur celle-ci, si vous l'avez faite.

ou du 25 au 27 à l'est et 28-29 à Tangalle.

28 déc : passage pour la journée à matara ou weligama : si on peut y faire de la plongée masque-tuba, et si ça vaut le coup ?? nuit aux environs de Koggala-Unawatuna.

Nous prévoyons sur la côte sud de nous déplacer en tuk-tuk, ou en bus, tout dépend des horaires des bus, et des tarifs en tuk tuk...

29-30-nuit du 30 : Bentota pour les plages, et les tortues à Kosgoda. Savez-vous si l'on en voit à t oute période de l'année ?

Et encore quelques questions :

après avoir déjà échangé avec notamment lepiaf et genevois (dont les réponses m'ont déjà bien aiguillée pour l'itinéraire) , nous allons prendre 1 gros sac à dos, 1 sac à roulettes et un sac à dos normal...mais pour pas se surcharger, que dites vous d'emmener masques et tuba pour le voyage ?? la plongée vaut-elle le coup à certains endroits (poissons colorés en quantité quand meme raisonnable...) ?

Horton's plains vaut-il le détour par rapport aux autres sites que nous avons déjà prévu de faire ? Et World's End ?

Ca fait beaucoup mais je ne voudrais pas regretter de ne pas avoir passer du temps pour un site qui valait le coup...ou l'inverse !

Merci beaucoup d'avance 🙂
Où se rendre pour un voyage inoubliable en juin 2012 pour mes 30 ans? English translation pending
by Libellule82 · 2011-12-05 · 97 replies
Bonjour, Voilà j'aurai 30 ans en juin prochain et nous souhaitons faire une voyage inoubliable avec mon copain pour l'occasion. Nous recherchons un lieu où visites culturelles et paysages paradisiaques s'alterneraient!!! Le voyage ne sera que de 10 à 12 jours maximum au départ de Paris. J'espère que les voyageurs avertis sauront nous orienter....????? Merci d'avance, Lib
Concours photos du 1er au 16 décembre 2011 English translation pending
by Yannickg · 2011-11-30 · 142 replies
Thème Les fêtes

"Fêtes à travers le monde : Qu’elles soient religieuses, culturelles ou familiales, les fêtes rythment la vie des habitants des pays du monde entier. Elles marquent les saisons, les âges de la vie, les temps forts religieux et les dieux. Elles sont hautes en couleurs, en musiques et en costumes."

Dates du concours 1er décembre au 16 décembre 2011 :

- Les photos devront être publiées jusqu’au 16 décembre 12H00.

- Les votes seront ouverts, du 16 décembre au 31 décembre.

- Les résultats seront publiés le 2 janvier 2012.

Règles du concours :

Elles ont pour but de rendre lisible le concours et de SIMPLIFIER le comptage final:

- Deux photos par candidat uniquement liées au thème ci-dessus.

- Une photo par message.

- Les deux photos devront être impérativement être mises dans deux messages successifs et non à deux moments différents du topic.

- Chaque photo doit obligatoirement être accompagnée : du nom du photographe, un numéro, d’un titre et. Merci de donner ces infos dans cet ordre précis.

ex : Yannickg - photo N°1 – Noël

- vous pouvez éventuellement rajouter un texte présentant le contexte, ou l’aspect technique de la prise de vue.

- L’image des personnes visibles sur les photos ne devra pas être dégradante pour ces dernières afin d’être en cohérence avec le droit à l’image.

Délibération du gagnant

La photo gagnante sera celle qui aura obtenue le plus de votes. En cas d’égalité entre deux photos, le photographe qui aura le plus de votes sur ses deux photos cumulées sera déclaré vainqueur.

Le système de vote reste le même :

- Chaque personne peut sélectionner 3 photos.

- Vous devrez dans votre message énoncer clairement en début de message les 3 photos de la façon suivante :

- PHOTO N°1 : Auteur – numéro de la photo – son titre

- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre

- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre

- Dans une seconde partie du message, et seulement dans une seconde partie du message ^^, vous pouvez justifier votre choix.

- La photo positionnée en 1ere position gagne 3 POINTS, la seconde 2 POINTS et la troisième 1 POINT. (il n’est pas nécessaire de rappeler le nombre de points en face de votre sélection)

- Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre.

. Manu 78 et Yannick G
Voyager un an en Australie en campervan ou en 4x4? English translation pending
by Maud1985 · 2011-11-06 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en autralie a 2 entre 6 mois et 1 an, mais nous hesitons entre acheter un van ou un 4x4 (à rajouter : rooftop) , quelle solution serai la plus pratique sachant que nous comptons faire le tour de l'australie en passant par le centre et certaines iles ( fraser island ). Nous voudrions un véhicule équipé pour avoir une autonomie niveau repas.. Est ce que cela existe déjà? On voulait prendre un van équipé mais on hésite sachant qu'il y a beaucoup d'endroit plus accessible en 4x4. Si vous connaissez des bons plans ou avez des conseils n'hésitez pas.

Merci d'avance.
Achetez une propriété, obtenez un visa américain English translation pending
by Nikky · 2011-11-01 · 97 replies
Vous voulez profiter des aubaines dans le secteur immobilier américain? Dépêchez-vous, car beaucoup d'individus fortunés de la Suisse ou de la Chine saisissent actuellement les plus belles pièces.

Selon de nouvelles données compilées par la firme Real Capital Analytics, les achats de maisons américaines effectués par des étrangers au cours des neuf premiers mois de 2011 surpassent de 73% (en dollars) toutes les transactions du même type réalisées tout au long de 2010.

Et s'il n'en tient qu'à deux sénateurs américains, des millions d'acheteurs potentiels en Europe, en Asie et évidemment au Canada seront invités à ce grand solde immobilier... avec un beau visa en guise de cadeau pour pendre la crémaillère. Le démocrate Charles Schumer (New York) et le républicain Mike Lee (Utah) viennent de déposer un projet de loi audacieux, qui offrirait un visa à tous les non-résidents qui dépensent au moins 500 000$ US dans l'immobilier américain. Si leur proposition est acceptée, cela donnerait un nouvel élan aux investissements dans ce secteur, qui en a grand besoin. L'afflux de capitaux étrangers dans cette industrie, en véritable perdition depuis l'éclatement de la crise du «subprime» en 2007, est déjà un phénomène en croissance. Les étrangers ont dépensé quelque 82 milliards US pour acheter une propriété américaine durant la période de 12 mois se terminant le 31 mars dernier, soit une augmentation de 24%, selon une association immobilière (National Association of Realtors). Cela ne représente que 8% de l'ensemble des transactions à l'échelle du pays. Mais en Floride, les étrangers sont à l'origine du quart des ventes immobilières, notait récemment le réseau CNN.

Venez vivre aux «États»

La Californie, le Texas et l'Arizona, comme plusieurs médias l'ont déjà souligné, sont aussi devenus des terres attrayantes pour les étrangers. «Beaucoup de gens veulent vivre aux États-Unis», a déclaré M. Schumer en expliquant son projet législatif. «Ils (les étrangers) vont venir ici dépenser de l'argent et, la chose la plus importante, ils vont réduire le surplus de maisons sur le marché (...) ce qui étouffe notre économie». Avant de faire ses valises, cependant, il faut savoir que le projet de loi comporte plusieurs restrictions et conditions: - notamment, pour obtenir un visa, il faudra dépenser au moins 250 000$ - en argent comptant - pour l'achat d'une résidence principale qu'il faudra habiter au moins 180 jours par an; - il faudra aussi investir au moins 500 000$ au total dans le secteur l'immobilier, en achetant une seconde propriété s'il le faut ou un immeuble à logements; - et le visa, renouvelable à tous les trois ans, n'accorde pas la citoyenneté américaine aux acheteurs.

La grosse maison

Il n'en demeure pas moins que le marché immobilier américain, avec des prix qui ont chuté de plus de 50% en trois ans dans plusieurs régions, constitue une belle occasion pour des investisseurs outre-frontière. D'ailleurs, des études confirment que les acheteurs étrangers sont des gens relativement fortunés, qui ont aussi un penchant pour les belles et grosses demeures américaines. En Floride, par exemple, le prix des maisons achetées par des étrangers est en moyenne de 175 000$ US, contre un prix moyen d'environ 136 000$ US pour l'ensemble des propriétés vendues. Et, fait important à souligner, la grande majorité des étrangers paie son pied-à-terre américain en argent comptant. Donc, pas de soucis additionnels pour le fragile système financier local.

«Les investisseurs sont à la recherche d'actifs moins risqués, dont la valeur ne fluctuera pas autant que les autres investissements qui nous sont offerts dans cette économie mondiale turbulente», notait la semaine dernière un analyste de Real Capital Analytics. D'ailleurs, pour l'ensemble de 2011, cette firme de New York s'attend déjà à une augmentation de près de 100% des investissements étrangers dans l'immobilier américain. Entre-temps, MM. Lee et Schumer en redemandent et lancent au monde un message: «Oncle Sam wants you», en s'inspirant de la fameuse affiche de recrutement de l'armée américaine. Mais cette fois, les Américains ont besoin de proprios, pas de soldats.

La Presse
Un mois à Vaison-la-Romaine et dans le Vaucluse (France) English translation pending
by Mguibentif · 2011-10-22 · 2 replies
1er jour : samedi 24 septembre 2011

Départ de Bandol vers 7 h 30, petit déjeuner à Saint-Cyr les Lecques.

Puis, autoroute jusqu'à Aix-en-Provence, ensuite route D7N via Saint-Cannat, Lambesc, Cavaillon, Malaucène et Vaison-la-Romaine. A la sortie de Malaucène, à droite, grand terrain pour camping cars en face de la gendarmerie, pas arboré, avec terrains pour jouer aux boules à côté et un petit étang/parc. De l'autre côté de la route, env. 100 m. plus loin, il est possible de mettre environ 2 camping car à l'ombre à côté d'une aire de pique nique.

Nous avons réservé un mobilhome au camping Carpe Diem, via Carrefour Voyages, pour 169 euros pour un mois (depuis aujourd'hui, que l'on reste 1 semaine, 2, 3 ou 4, le prix total est le même...)

En arrivant de Malaucène, en suivant à droite la sortie « Vaison centre », le camping est sur la route à droite. Nous arrivons vers 11 h 30, jetons un coup d'oeil, mais n'y allons pas car nous devons nous présenter entre 16 h et 18 h. Dans les faits, la réception est ouverte dès 14 h pour les campeurs et nous n'aurons pas de problème tout à l'heure en arrivant à 15 h 30.

Vers 11 h 30, nous nous garons à côté de la poste (grand parking gratuit, sur lequel le marché a lieu le mardi matin). Les 2 sites archéologiques sont de part et d'autre du parking, l'office du tourisme également face au parking. Il y a des WC publics gratuits sur le parking. Nous allons ramasser des prospectus à l'office du tourisme, qui ferme entre 12 h et 14 h, puis faire une petite reconnaissance. Il y a une rue piétonne qui mène au vieux pont romain.

Nous allons jusqu'au pont et revenons en arrière, sur notre droite, place Montfort, nous mangeons au UNKfe. 2 menus du jour à 15 euros (salade et aubergine farcie, lapin et gratin, ananas avec crumble, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 vin rouge local = 39 euros. Le plat du jour seul coûte 8.50 euros, l'entrée et le plat du jour, 11.90 euros.

Sur la place Montfort, une dizaine de places de parking payantes de 8 h à 19 h, on peut prendre un billet gratuit pour une heure au parcomètre.

Puis, nous retournons vers le pont pour prendre à pied la route pour Saint Marcellin pour vérifier si elle arrive bien vers le camping. Effectivement, en longeant l'Ouvèze, c'est tout plat et goudronné, on arrive sur la route importante où il y a le camping, on peut tourner à droite dans un chemin non goudronné en contrebas de la route, la longer sur 200 mètres, traverser la route pour aller au camping. Il faut 25 à 30 min pour aller du centre du camping au centre ville vers l'office du tourisme.

Juste avant le débouché de la petite route sur la grande route, il y a à droite un centre de vacances « Escapade » où l'on peut louer des studios (
http://www.provenceguide.com/centre-escapade-a-coeur-joie/vaison-la-romaine/tabid/8363/offreid/07e46b2a-f261-42f4-8344-3428e49aea6e/detail-hebergements-collectifs.aspx)

Agréable ballade. Nous revenons au centre ville.

Je me renseigne au site archéologique, nous allons prendre un billet groupé à 12 euros pour Vaison et Orange. Il est valable 6 jours, mais les 2 sites de Vaison doivent être visités sur 24 heures. Pour Orange, théâtre antique et musée, on peut y aller sur les 5 jours suivants. Demain dimanche, il y a un vide-greniers sur la place à côté de la poste, cela semble être le cas tous les dimanches matin. Le 3e dimanche du mois, il y a aussi une brocante en plein air à cet endroit.

Nous reprenons la voiture, trouvons la route qui contourne la rue piétonne, via la rue Jules Ferry, et qui mène à un autre pont sur l'Ouvèze. Là, on tourne à gauche et on se retrouve vers le pont romain. On peut soit continuer sur ce côté de l'Ouvèze et plus loin tourner à gauche pour Saint-Marcellin, ce que nous faisons, soit franchir le pont romain en voiture et tourner à droite pour effectuer en voiture le trajet que nous avons fait auparavant à pied. C'est ce que nous ferons la prochaine fois, c'est plus court et plus agréable. A droite du chemin que nous avons fait à pied à 50 mètres du pont, il y a une grande surface terre/herbe pour pique nique, voitures, etc. La zone est inondable, il suffit hélas de se rappeler ce qui s'est passé le 22 septembre 1992... C'est noté interdit aux camping cars, mais il n'y a pas d'arceau en hauteur interdisant l'entrée du terrain et il y a 2 camping cars qui piqueniquent...

Vers 15 h 30, nous arrivons au camping. Je dépose une caution de 200 euros en espèces et nous prenons possession de notre mobilhome, no 269, presque tout en haut du camping. La voiture est garée à 2 mètres sur la droite. Ceux qui sont en bas doivent être bruyants, à cause de la route en contrebas. Certains sont sous les arbres, d'autres pas. Ceux qui sont en haut, comme le nôtre, ne sont pas du tout sous les arbres, il doit y faire très chaud en été, à cette saison, bien sûr ça va très bien.

Les douches, WC, etc.. du camping sont très proches de l'entrée piétonne du camping, on peut se demander si certaines personnes extérieures n'en profitent pas en passant, car on peut y accéder facilement et gratuitement 24 h/24 sans passer devant la réception...

Mobilhome très pratique, une chambre à coucher avec un grand lit pour les adultes (140 x 190), un WC, une douche avec lavabo, une petite chambre pour 2 enfants, un coin salon avec cuisine, frigo/congélateur, micro-ondes, cuisinière à gaz 4 feux, une machine à café, apparemment une prise d'antenne TV ronde (mais pas vu d'antenne sur le toit) peut-être pour les gens qui auraient une TV portative, une terrasse couverte, une place pour mettre la voiture.

Pour info, pour 2 personnes, j'ai apporté :

- un protège-matelas

- un drap housse 140 x 190 cm

- un drap simple de dessus

- un duvet avec taie

- 2 oreillers avec taies

- linges, lavettes, etc. pour salle de bains et cuisine

- sacs poubelle, liquide vaisselle, grattoir pour laver vaisselle, sopalin, papier WC, boîte kleenex, papier aluminium, filtres à café, café moulu, serviettes en papier, ciseaux, scotch

- 1 tube de lessive liquide pour lavage à la main.

Sinon, ce matériel (draps/taies/couvertures) est à disposition gratuitement dans le mobilhome.

Il y avait sur place 5 oreillers, 4 couvertures, draps, taies. Du matériel (genre draps, taies d'oreiller, je pense en papier à usage unique) emballé, etc... Nous avons déposé tout ceci dans la chambre d'enfants sans y toucher.

L'eau chaude de la salle de bains et de la cuisine est fournie par un chauffe-eau à gaz et il y a 4 radiateurs électriques dans le mobilhome (étrangement, la lumière ne s'allume pas lorsqu'on les met en position « on », mais ils fonctionnent très bien...)

Nous nous installons pendant env. 2 h. Puis nous descendons à pied voir l'entrée du camping, les piscines, etc. On n'arrive pas à fermer à clef la porte du mobilhome, en fait, on nous explique qu'il faut soulever la poignée pour arriver à tourner la clef, effectivement...

Il y a une barrière à l'entrée, on entre avec un code fourni à l'accueil. Aucune voiture ne peut entrer ou sortir entre 22 h 30 et 7 h 30 du matin. Sinon, si nécessaire, il faut laisser sa voiture devant l'entrée, il y a un parking pour ce faire, et entrer ou sortir à pied. A côté de l'accueil, grande table et banc avec zone WIFI. Je me connecte facilement avec mon PC portable. En fait, je constaterai par la suite que je peux me connecter aussi dans le mobilhome sans problème... Les choses vont changer en cours de route (voir le 21e jour).

2e jour : dimanche 25 septembre 2011

Départ du mobilhome vers 8 h 30.

Nous nous garons vers le pont romain à Vaison.

2 cafés sur la place Montfort, 2.60 euros

Visite du vide-greniers à côté de la poste, il pleut quelques gouttes... ça va juste.

Puis, nous descendons voir la cathédrale, nous entrons brièvement vers 10 h 20, juste avant la messe de 10 h 30, nous faisons le tour du bâtiment, cloître à l'arrière, fermé, nous reviendrons voir ceci plus en détail un autre jour.

Ensuite, nous allons voir la chapelle Saint-Quenin, fermée... L'arrière extérieur est intéressant de par sa forme + chapiteaux et a dû être restauré.

Puis, nous revenons au centre ville, nous allons voir les prix dans la laverie, 4.20 euros pour 6 kg de linge avec lessive, séchoir 1 euro pour 11 minutes. Au camping même, 5 euros pour 6 kg, séchoir 2 euros pour 45 min.

Nous mangeons à midi une pizza au feu de bois sur la place Montfort, restaurant Ma Ma Mia, 2 pizzas 4 saisons (11 euros chacune), 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 30.90 euros. Menu complet du dimanche possible (entrée, plat, glace) à 13 euros.

A côté de ce restaurant, il y a un magasin Petit Casino. Achat de filtres à café pour la cafetière du mobilhome (69 ct les 40...)

Ensuite, nous reprenons la voiture pour aller voir Malaucène, il pleut toujours par moments.

Parking devant l'école, car au centre ville, fête foraine sur le parking. Nous faisons un tour à pied, fontaines, lavoir, cathédrale (intérieur peu intéressant à notre goût), quelques vieilles maisons.

Presque au croisement de la D974 qui monte au Ventoux, il y a un magasin de vélos, réparations, etc, ouvert le dimanche jusqu'à 13 h...

Au milieu du village, il y a l'hôtel Origan qui semble être fréquenté par de nombreux cyclistes (avec terrasse fermée chauffée pour les petits déjeuners). Presqu'à côté, il y a un magasin Super U.

Une laverie, ici 3.80 euros pour 5 kg de linge avec lessive.

2 cafés face à la fête foraine = 2.60 euros.

Nous rentrons vers 16 h au camping. Repos.

Pas très faim après la pizza de midi, petit casse croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, nous retournons à Vaison, parking vers le pont, promenade.

2 cafés sur la place Montfort = 2.60 euros.

Nous voyons ensuite le pont illuminé et rentrons vers 20 h 20 au camping.

3e jour : lundi 26 septembre 2011

Départ vers 8 h pour Carpentras.

Nous nous arrêtons près du centre et allons à pied vers la cathédrale, en suivant le plan du guide Michelin.

2 cafés, 2 pains au chocolat au café restaurant Restopouce, près de la cathédrale, 4.60 euros. Cet endroit semble faire caféteria à midi.

Puis visite de la cathédrale, voir le trésor à gauche du choeur (derrière une grille, interrupteur gratuit à disposition). A l'arrière de la cathédrale, petit arc romain, peu accessible en ce moment car travaux, puis porte de la ville avec une tour, puis rue des Halles, puis synagogue (quelqu'un en sort à 10 h 35, nous profitons pour entrer) visite libre, on prête une kippa aux hommes sur place, une personne surveille et donne quelques informations très sommaires. Je pense inaccessible aux handicapés car escalier pour monter au premier étage (sauf s'il existe un ascenseur, je n'en ai pas vu). La partie ancienne sous le bâtiment n'est pas visitable en ce moment car travaux.

2 cafés en face = 2.60 euros.

Nous continuons voir l'hôtel de ville, la fontaine sur la place (copie d'une ancienne, refaite en 2004), la Chapelle des Pénitents blancs, puis la Charité, transformée en centre culturel, nous entrons voir les 2 cours intérieures et revenons à la voiture vers 11 h 30.

Nous reviendrons vendredi matin pour voir spécifiquement le marché hebdomadaire.

Nous prenons la voiture pour aller faire le plein chez Leclerc. Il est tout à fait possible d'atteindre à pied ce centre Leclerc depuis le centre ville, il n'est pas « en pleine campagne » comme certains dans les zones industrielles...

Essence à 1.485 euro. Le plein = 33 euros.

Sur place, nous mangeons au Flunch. 1 foie de veau, 1 tartelette aux fraises, 1 Bordeaux 18.75 cl = 13.50 euros 1 spaghetti bolognaise, 1 religieuse, 1 coca light = 8.20 euros

Quelques achats pour le soir dans le supermarché, 10.30 euros.

Nous repartons vers 13 h pour aller au sommet du Ventoux. Donc, retour à Malaucène, route D974, piste cyclable dans le sens de la montée jusqu'à env. 5 km du sommet. Depuis cet endroit, plus de piste cyclable et les caravanes sont interdites. Dans le sens de la descente, il n'y a pas de piste cyclable du tout. Tous les kilomètres, il est indiqué le nombre de kilomètres restant et la pente en pourcentage... Environ 21 km depuis Malaucène jusqu'au sommet.

Nous montons jusqu'au sommet et nous garons à côté de l'émetteur. Une belle vue alentours, un peu de brume tout de même... Il y a des marchands de bonbons, un magasin de souvenirs (à noter de jolis t-shirts brodés Mont Ventoux à 20 euros pour les amateurs...) et un café-restaurant. 2 cafés = 3 euros. Il y a par ex. ce jour 1 menu avec plat principal et dessert à 16 euros. Toilettes gratuites pour les clients, sinon 1 euro.

Nous redescendons par la même route en faisant un crochet dans la station de ski de Mont-Serein ; un petit sentier botanique, quelques restaurants, au bout de la route, un camping qui paraît ouvert, et redescendons à Malaucène ; 1 km avant Malaucène, il y a la chapelle romane du Groseau à côté de la route, petit arrêt pour voir le chevet, tout près un camping municipal, une place pour camping cars avec WC.

Nous arrivons au camping vers 16 h. Repos, il fait très chaud sur la terrasse au soleil du mobilhome...

Nous mangeons ici et repartons à Vaison vers 19 h. Parking vers le pont, promenade et 2 cafés sur la place Montfort, café-restaurant Dolce Vita, sur la terrasse, 2.40 euros. WIFI gratuit sur place.

Ensuite, nous rentrons au camping et allons voir comment est Saint-Marcellin au dessus, petit village, demi-tour, nous redescendons au camping, arrivée vers 20 h 15.

4e jour : mardi 27 septembre 2011

Départ vers 8 h 15. Nous nous garons vers le pont romain, pour l'instant, peu de monde, la place sera pleine vers 11 h 30 (marché aujourd'hui).

Nous allons boire 2 cafés au restaurant Dolce Vita, 2,40 euros et lire les journaux, puis nous faisons le tour du marché, très grand, beaucoup de vendeurs de savons provençaux, de fromages, etc. et nous regardons les stands de fripes... (près de l'hôtel l'Athéna)...

Nous repassons brièvement vers 11 h 30 à la voiture poser nos vestes et le pain acheté sur le marché (1.10 euros pour 400 gr.).

Puis, sur la place Montfort, repas à midi au restaurant Le Refuge des Pirates. Menus du jour à 15 euros, 2 énormes salades en entrée, sauté de veau avec pâtes, 2 boules de glace, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 vin rouge = 36.60 euros. Les cafés semblent être compris dans le menu. Excellent et très copieux. Normalement, nous aurions dû avoir un flan comme dessert, mais avons pris la glace plus légère... Il faut également aller visiter les toilettes du rez-de-chaussée, assez spéciales dirons-nous..., sorte de géoles pour les pirates justement !

Ensuite, nous allons acheter 2 entrées aux sites à visiter, entrées combinées avec le théâtre d'Orange et le musée d'Orange (comme expliqué précédemment) = 24 euros pour les deux personnes. On peut avoir un audioguide pour les 2 sites à l'entrée du musée contre dépôt d'une pièce d'identité.

Nous visitons le premier site historique (Puymin) pendant 2 h. Il fait 30 degrés... avec le musée et le théâtre au sommet. Plusieurs endroits à l'ombre possibles. Un peu déçue par le théâtre « trop neuf »... Il y a des WC à côté du théâtre. C'est le site le plus intéressant des deux. 1 très belle mosaïque dans le musée.

Ensuite, il faut traverser la route et entrer dans l'autre site (La Villasse) avec une carte magnétique remise à l'achat et à conserver pour Orange. Ce côté-là, nous y restons environ 30 min. 2 mosaïques sous un auvent. Aucun arbre ou presque... Il n'y a pas de WC dans ce site-là. On peut aussi le voir dans son ensemble en faisant le tour extérieur, notamment pour descendre à la Cathédrale.

Ensuite, repos sur une terrasse face à la poste un moment, 2 cocas light = 6 euros.

Puis, nous descendons à la Cathédrale en longeant La Villasse. Le choeur en partie roman est très intéressant, avec une cathèdre pré-romane, je crois n'en avoir jamais vu ailleurs... Depuis l'intérieur de la cathédrale, on accède gratuitement au cloître, quelques chapiteaux intéressants et une inscription latine contre le mur extérieur de la cathédrale.

Nous revenons au centre ville en passant devant l'école Jules Ferry et le cinéma de Vaison (le Florian).

A côté du cinéma, 1 boutique de la Croix-Rouge, ouverte lundi 15 h -17 h, mardi 10 h -12 h, vendredi 15 h - 17 h et 1 boutique du Secours catholique, ouverte mardi 9 h 30 -11 h 30 et jeudi 9 h 30 – 11 h 30. Nous reviendrons fouiller par ici mardi prochain lors du marché hebdomadaire...

Nous rejoignons notre voiture et revenons au camping vers 17 h.

Repos.

Petit repas dans le mobilhome, on reste ici, il fait trop chaud...

5e jour : mercredi 28 septembre 2011

Départ vers 8 h pour aller à Orange.

Arrêt en route à Camaret, joli petit village, avec portes de ville anciennes.

2 cafés, 2.80 euros, lecture des journaux.

A 9 h 30, parking gratuit à côté de l'arc de triomphe d'Orange. WC publics gratuit à gauche du parking.

Nous le regardons et allons en ville par l'avenue de l'arc de Triomphe et la rue Victor Hugo.

Dans la rue Victor Hugo, boutique La Ruche, fripes, objets, etc. nous entrons un moment. Ouvert tous les jours matin et après-midi du lundi au samedi.

Apparemment, grand marché en ville le jeudi matin.

Ensuite, nous allons voir le théâtre, nous préférons commencer par là plutôt que par le musée en face car il fait déjà chaud... Nous y arrivons à 10 h 30 et y restons jusqu'à midi. Nous avons bien fait d'acheter un billet groupé Vaison + Orange à 12 euros. Vaison seul fait 8 euros et Orange seul fait 8.50 euros. Ici, on offre d'autres billets groupés Orange + les Baux de Provence ou Orange + Nîmes, ou théâtre Orange + musée Orange + petit train à 11 euros. Curieusement, aucune offre Orange + Vaison n'est affichée ici. Notre ticket ne passe pas dans la machine à l'entrée, on arrive pourtant à nous refaire gratuitement un ticket Orange + Vaison...

Entrée dans le théâtre, boutique souvenirs, où l'on peut avoir un audioguide en 10 langues, WC à droite après l'entrée à côté des ruines d'un temple. Restaurant La grotte d'Auguste à l'intérieur à droite également (menu du jour à 16 euros).

Visite du théâtre, à mi-hauteur, à l'intérieur, aménagement de 4 petites salles avec 4 films retraçant 4 périodes différentes. WC à côté des salles de projection. Puis, nous montons tout en haut.

A midi, nous partons au centre ville et mangeons dans un restaurant italien Il Peperoncino di Barbara, tenu par des Italiennes cuisinant avec des produits de leur jardin. 2 menus à 15 euros. Assiette végétarienne, fusilli au jambon, spaghetti aux fruits de mer, gâteau au chocolat, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 de vin rouge = 39.50 euros.

Vers 13 h 45, nous repartons visiter le musée face au théâtre. Essentiellement, 2 mosaïques à l'intérieur, 3 cadastres romains en marbre, 1 reconstitution d'un atelier d'indienneries. Apparemment, pas de WC à l'intérieur ici. Nous y restons env. 1/2 h.

Avant d'arriver au musée, nous voyons l'hôtel de ville, la cour d'un hôtel particulier à côté et la cathédrale (la porte extérieure côté hôtel-de-ville est intéressante).

Nous revenons à la voiture en passant vers le tribunal, le nouveau théâtre, l'office du tourisme.

Près de l'office du tourisme, 1 coca et 1 eau minérale sous les arbres, 5.90 euros.

Nous quittons Orange vers 16 h 30 et arrivons au camping vers 17 h.

Petit essai de la piscine, extérieure froide, celle couverte, ça va.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Nous repartons à Vaison vers 19 h et nous garons vers le pont romain.

2 cafés place Montfort au restaurant Le Refuge des Pirates, 2.40 euros.

Nous allons ensuite voir si les ruines sont éclairées, apparemment non, un petit peu la cathédrale au loin seulement et la ville médiévale sur la colline près du pont romain aussi.

Nous rentrons vers 20 h 15 au camping.

6e jour : jeudi 29 septembre 2011

Départ vers 8 h 10 pour Nyons.

Nous nous arrêtons pour un café à Mirabel-les-Baronnies. Lecture des journaux. 2 cafés = 2 euros.

Arrivée à Nyons vers 9 h 30, parking à l'entrée de la ville, grand marché aujourd'hui jeudi... beaucoup de monde.

Nous allons voir les fripes derrière l'office du tourisme, certains marchands étaient déjà à Vaison mardi... et le reste du marché...

Puis, nous allons voir la place à arcades, la cathédrale (beaucoup de tableaux), le pont roman, le magasin Autrand (dont nous avions visité le pressoir à huile il y a quelques années), nous montons à la chapelle Notre-Dame de Bon Secours, puis voyons le château fort et le quartier autour.

Une excellente impression de cette ville, de belles maisons, un quartier ancien agréable (sans voiture)

A 12 h, nous mangeons au restaurant salon de thé L'Aveyriane un menu du jour à 12 euros. 2 quiches lorraines avec salade, 2 osso bucco de veau avec pommes vapeur, 1 gâteau au chocolat, 2 boules glace mangue, 2 cafés, 1 coca, 1/4 vin rouge = 33.10 euros.

Nous quittons Nyons vers 13 h 45 pour aller à Valréas, l'enclave des papes.

A l'entrée de Valréas, essence au supermarché Leclerc, 1.464 euro, nous refaisons le plein, 17 euros.

Vers 14 h 30 parking à Valréas, petit tour en ville, hôtels particuliers dans la Grand Rue, mais beaucoup à vendre et en mauvais état, tour de Tivoli (reste de rempart), église fermée, très déçue par cette ville dont le centre comporte de nombreux magasins vides et maisons à vendre...

Le marché semble avoir lieu le mercredi dans cette ville.

A 15 h, nous voyons par hasard en passant rue Victor Hugo, la brocante du Secours Catholique (ouverte 2 h le jeudi après-midi), beaucoup de désordre, peu de choses intéressantes.

A dire vrai, plutôt que l'enclave des Papes, j'ai eu une impression « d'une enclave maghrébine »... un peu désertée par les Français...

Nous quittons vers 15 h 15 et allons à Tulette.

2 coca light (servis au verre) = 3 euros, sur la place du marché (qui semble avoir lieu ici le lundi). Très étonnée par une tribune montée sur la place avec une inscription devant « Honneur aux étrangers »... ?! Quelques carrousels alentours pour une fête vendredi si j'ai bien compris.

Puis, petit tour de l'église (fermée), des restes de remparts et du village qui fait un effort de restauration, nettement plus joli que Valréas, même s'il y a encore du travail à accomplir...

Ensuite, retour à Vaison-la-Romaine vers 16 h 30. Il fait toujours très chaud...

Vers 19 h, on se gare au pont romain.

2 cafés à l'hôtel l'Athéna, 2.80 euros.

Retour vers 20 h 15 au camping.

7e jour : vendredi 30 septembre 2011

Départ vers 8 h 15 pour aller voir le marché de Carpentras. Arrêt à Carpentras vers 8 h 40.

2 cafés et lecture des journaux, 2.60 euros.

Puis, nous visitons le marché. Les 3 stands de fripes sont d'ailleurs les mêmes que ceux de Nyons et de Vaison... Immense marché dans la ville et sur le cours ceinturant la ville.

Nous repartons vers 10 h 45 pour Monteux.

11 h, arrêt à Monteux (places parking blanches gratuites dans le village, bleues sur le boulevard circulaire...). Petit tour, nous voyons une tour (reste du château d'un pape, ne se visite pas, sert de transformateur électrique...), l'église, le monument à Saint Gens, il n'y a pratiquement plus aucun commerce au centre ville, uniquement sur le boulevard circulaire.

A 12 h, nous mangeons face à une porte d'entrée médiévale de la ville, au Café de Paris. 1 aioli, 1 entrecôte, 2 salades vertes, 2 desserts, 2 cafés = 28 euros.

Départ vers 12 h 45 pour Avignon.

Nous nous garons à l'arrière de la gare, dans l'impasse Calvet, passons à pied sous la voie ferrée et entrons par la porte Saint-Michel.

Nous allons voir le couvent des Célestins (extérieur), le parc à côté, la rue de la République, nous passons devant le musée lapidaire, la place de l'Horloge, l'Hôtel de Ville (magnifique intérieur), puis déambulons dans les rues piétonnes derrière la place de l'Horloge et revenons en direction de notre voiture par la rue des Fourbisseurs. Nous reviendrons pour voir la suite...

2 cocas light au bas de la rue des Fourbisseurs, 5 euros.

Nous arrivons à la voiture vers 16 h 30. Pas mal de circulation, nous mettrons 1 heure pour rentrer au camping.

Ensuite, repos, on ne bouge plus.

8e jour : samedi 1er octobre 2011

Départ vers 8 h 10 pour Cavaillon.

Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés 2.60 euros. Lecture des journaux.

9 h 30, arrivée à Cavaillon, on s'arrête sur le parking gratuit devant l'Office du tourisme et l'arc de triomphe romain.

Nous prenons un plan à l'Office du tourisme.

Promenade au centre ville à pied depuis là. Le marché ici semble avoir lieu le lundi matin.

Arc de triomphe, 1 hôtel particulier (fermé), l'hôtel de ville, la cathédrale (fermée le samedi matin), les petites rues avec magasins.

On arrive à la Synagogue qui se visite également le samedi car musée uniquement. Une visite à 10 h et une à 11 h, puis à 14 h l'après-midi, etc. Nous prenons celle de 11 h. (3 euros par personne). Visite guidée très intéressante, nous voyons l'extérieur du bâtiment, la salle de prière, la salle au dessous où se trouvaient femmes et enfants et qui servaient aussi pour cuire le pain. Il y avait là auparavant un petit musée, mais trop humide, donc on a dû enlever les pièces fragiles et l'on cherche actuellement une solution pour les exposer ailleurs. Notamment dans un immeuble voisin que l'on cherche à acquérir, mais ceci semble difficile à réaliser. On ne peut pas visiter les bains, situés à côté, parce qu'il faut les restaurer et en plus il faudrait, semble-t-il, justement pouvoir passer par l'immeuble que l'on essaie d'acquérir...

Le billet à 3 euros permettrait de visiter aussi le musée archéologique (dans l'ancien Hôtel Dieu), mais ce dernier n'est ouvert que de mai à septembre et nous sommes le 1er octobre...

A 12 h, nous ressortons et allons manger place Gambetta.

Café brasserie La Fourmi. Menu du jour à 9.90 euros. 1 salade mixte, 1 terrine, 1 magret de canard, 1 pièce de boeuf, 1 tarte tropézienne, 1 fromage, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 27.20 euros. Un peu gras tout ça... Je ne pense pas que nous y retournerons...

A 13 h 45, nous remontons le cours Gambetta en travaux et arrivons à la porte d'Avignon, passons devant le Musée archéologique (ancien Hôtel Dieu), ensuite nous allons à la Chapelle du Grand Couvent (qui ouvre à 13 h 30). La porte en bois est magnifique.

3 tableaux restaurés récemment sont temporairement exposés là, avant de rejoindre la cathédrale.

Ensuite, nous allons visiter la cathédrale (sachant qu'elle ouvre à 14 h et qu'à 16 h il y aura un mariage...). L'extérieur n'est pas terrible, mais l'intérieur est somptueux. Peintures, fresques et plusieurs tableaux de Mignard. Un mignon petit cloître est accessible depuis l'intérieur de l'église (chapiteaux assez endommagés en revanche).

Nous retournons à la voiture, il est 15 h 30.

Nous décidons de monter à la chapelle Saint-Jacques, mais pas à pied vu la chaleur... Sinon, il y a un chemin partant vers l'office du tourisme pour y monter à pied en 45 min. env.

Nous ressortons par la porte d'Avignon en voiture et prenons la route Avignon/Carpentras, un ou deux kilomètres après, il y a une route à gauche pour y monter, c'est fléché « Saint-Baldou », on doit se garer à env. 200 mètres de la chapelle et terminer à pied le chemin. On n'entre pas, mais la vue y est magnifique sur la ville, le Ventoux...

Départ vers 16 h 15.

Une heure après, nous sommes sur la place Montfort à Vaison-la-Romaine. On peut se garer et prendre un ticket gratuitement pour 1 h. Nous allons acheter quelques provisions au Petit Casino et un pain à côté. 23 euros.

Retour au camping vers 17 h 30.

Repos, il fait toujours très chaud. Piscine.

On ne bouge plus pour ce soir...

9e jour : dimanche 2 octobre 2011

Départ vers 8 h pour Mazan, près de Carpentras où il y a un immense vide-greniers annuel (avec env. 400 participants selon le journal local).

Arrivée et parking vers 8 h 30.

2 cafés, 1 pain au chocolat = 3 euros. Lecture des journaux.

On attaque le vide-greniers, très étendu dans tout le village, nous verrons en même temps l'ex-château du Marquis de Sade reconverti en hôtel restaurant 4 étoiles..., l'église, quelques fontaines et de jolies maisons.

A midi, repas dans un restaurant dénommé La Pizzeria, 2 pizzas au feu de bois, 2 salades, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés = 34,40 euros. Très bon et accueil très agréable.

Nous finissons ensuite la visite du vide-greniers de 13 h à 14 h 15.

Départ pour aller visiter le château de Barroux. Vu la chaleur, nous sommes assez contents de pouvoir nous garer 50 mètres au dessous du château... Extérieur impressionnant, intérieur assez hétéroclite je trouve... 2 entrées = 10 euros.

Vers 15 h 15, nous repartons et nous nous arrêtons à Malaucène.

2 coca light, 1 glace 2 boules mangue = 8 euros.

Il fait vraiment très chaud.

Retour au camping vers 16 h 30.

Repos.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h 15, nous repartons nous garer vers le pont.

2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.

Petit tour à pied et retour au camping vers 20 h 15, il commence enfin à faire un peu plus frais...

10e jour : lundi 3 octobre 2011

Départ vers 8 h.

Arrêt à Malaucène, 2 cafés = 2.60 euros. Les journaux du jour ne sont pas arrivés...

Départ pour Bédouin. Arrêt dans un parking derrière l'école communale, aujourd'hui, grand marché en ville. Curieusement, ici, apparemment pas de fripes... Nous regardons le marché, puis montons voir l'église, fermée pour travaux. Façade de l'église ressemblant à celle du Gesu Nuovo à Rome, avec un figuier de Barbarie qui est venu s'enraciner là très haut au dessus de la porte... De nombreuses fontaines/lavoirs en ville et quelques belles maisons. On voit que beaucoup de vélos passent par là pour aller au Ventoux, 2 magasins de vélos/réparations en ville, dont l'un affiche « navettes Ventoux ».

Vers 10 h, nous repartons en direction de Sault. La route monte en direction du sommet du Ventoux, sans piste cyclable ni à droite, ni à gauche, pas mal de vélos montent également, puis à 6 km du sommet, on peut bifurquer pour aller à Sault, ce que nous faisons.

En route, chapelle de la Madeleine, romane, au bord de la route à droite, mais ne se visite que sur rendez-vous, elle est dans une propriété privée en fait.

Vers 11 h, arrêt à Sault, à l'entrée du village, devant l'office du tourisme. Ici, le marché semble avoir lieu le mercredi (et ce depuis l'an 1500 environ nous dit un panneau...).

Petit tour de la ville, de l'église, d'un magasin vendant les produits des producteurs de la région (lavande, etc.). De nombreux champs de lavande autour de Sault (bien sûr pas en fleur à cette saison).

A 12 h, nous mangeons à l'entrée du village, restaurant O'Pitchoun, excellent. Menu du jour à 15 euros (mais avec plusieurs suppléments possibles selon ce que l'on choisit dans le menu). Restaurant, terrasse et WC accessibles facilement aux personnes en chaise roulante.

1 menu à 15 euros, 1 terrine de canard, 1 cuisse de canard, 2 boules de glace parfum lavande 1 menu « spécial cycliste », à 13 euros, tagliatelles bolognaise, 1 pannacotta, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 41.60 euros

Vers 13 h 15, nous repartons pour aller voir l'église romane de Saint-Christol (22 km aller-retour). Magnifique autel et chevet roman, il faut voir l'intérieur, l'extérieur n'est pas spécialement intéressant, ouf, c'est ouvert ! Bouton pour la lumière à gauche du chevet.

Vers 14 h, nous sommes de retour à l'entrée de Sault et partons pour Monieux. Arrêt à la sortie du village, nous montons à l'église, intérieur assez curieux, en partie roman également. Petit tour dans le village.

Nous repartons pour rentrer à Carpentras par les gorges de la Nesque. Magnifique canyon qui rappelle un peu le Verdon.

Vers 16 h, nous arrivons à Carpentras.

Essence chez Leclerc, à 1.415 (essence E10) = 37.50 euros

Nous arrivons au camping vers 17 h.

Repos.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Ensuite, vers 19 h, parking vers le pont romain.

2 cafés sur la place Montfort et lecture du journal = 2.40 euros.

Retour au camping vers 20 h 15.

11e jour : mardi 4 octobre 2011

Départ vers 8 h.

Parking vers le pont romain.

Nous montons à pied dans la vieille ville de l'autre côté du pont, profitant de la fraîcheur pour ce faire...

Très jolies maisons, hôtels particuliers, heureusement peu de boutiques, sauf au début de la montée.

Nous allons jusqu'au château, les derniers 50 mètres ne sont pas à faire avec des talons aiguille... Il est fermé car dangereux, mais très beau sur son éperon en plein soleil.

Nous allons voir l'église, fermée elle aussi pour travaux futurs, on voit un petit peu l'intérieur depuis la serrure.

La vieille ville m'a beaucoup plu, très authentique et habitée.

Nous redescendons de l'autre côté pour arriver vers la cathédrale et la rue Jules Ferry.

Vers 9 h 30, 2 cafés face à la poste = 2.40 euros, lecture d'un journal.

Puis, nous retournons voir les boutiques du Secours populaire (très petite) et de la Croix Rouge en face (plus grande) dans la rue Jules Ferry.

Ensuite, petit tour au marché hebdomadaire.

Repas près de la poste vers 11 h 45 dans le restaurant « Bar à Thym ». Menu du jour à 12 euros.

1 salade de riz, poisson, 1 terrine, 2 rôtis de boeuf (en fait rumpfsteack) avec frites et flageollets, 1 gâteau aux fraises, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés = 32.80 euros. Rien d'extraordinaire...

Vers 13 h 15, nous reprenons la voiture pour aller au Crestet, le vieux village sur la colline que nous voyons en face de notre mobilhome.

A nouveau, très joli petit village, pratiquement pas de commerces, une église (fermée, mais on peut voir l'intérieur d'une grille derrière la porte. Lumière si nécessaire avec une pièce de 50 ct.

Ensuite, nous allons après Malaucène, voir le village de Caromb. Quelques jolies maisons, des passages, un beffroi, église fermée, travaux autour également. Des WC à côté de l'église (actuellement inaccessibles vu les travaux). Ce n'est pas le plus bel endroit que j'ai vu par ici. Le marché semble avoir lieu ici le mardi matin.

2 coca-light sur le cours = 5 euros.

Ensuite, nous allons voir le lac de Paty (interdit de se baigner, de mettre un bateau, une bouée, une planche à voile, etc. et de camper, pêche réglementée, et le réglement affiché me semble compliqué). Néanmoins, 2 personnes se baignaient et il y avait un camping car + auvent installé...

L'endroit est très joli, il y a une buvette (fermée à cette époque), des tables de pique-nique, des WC publics.

Nous rentrons par Malaucène, arrêt pour voir un magasin de brocante.

Retour au camping vers 16 h 15.

Mon mari part à pied en ville, il veut aller voir un film au cinéma à 18 h 30 (ici, 6 euros la séance pour info).

Je le rejoindrai avec la voiture vers 20 h 15.

Nous allons manger au bar le Sporting devant la poste (la poste va fermer du 6 octobre au 19 décembre pour travaux). 2 omelettes au jambon avec salade, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 22.20 euros.

Retour au camping vers 21 h 45.

12e jour : mercredi 5 octobre 2011

Départ à 8 h 15.

Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés 2.60 euros, lecture du journal.

9 h 15, arrêt à côté du baptistère de Venasque. C'est mal parti, aujourd'hui fermeture exceptionnelle, le personnel est en formation... On reviendra un autre jour...

Nous allons voir l'église, très belle extérieurement et intérieurement (notamment explications très claires sur un tableau avec Marie Madeleine et sur une croix de procession du XVe siècle).

Tour de la ville à pied, jusqu'au 2 tours de rempart. WC à l'extérieur du rempart face à la porte de sortie.

Les maisons sont extrêmement belles et il n'y a pas trop de magasins de souvenirs, etc.

Nous repartons pour l'abbaye de Sénanque (que nous avions déjà visitée une fois il y a longtemps). Parking gratuit. Nous arrivons à 10 h 59 dans l'accueil et arrivons encore juste à acheter 2 billets d'entrée individuels (7 euros par personne), sinon, la prochaine visite guidée obligatoire aurait été à 12 h 40 (apparemment au même prix), mais nous devons être ressortis à 11 h 30 au plus tard nous dit-on. On ne peut plus du tout rentrer en individuel après 11 h apparemment, en tout cas en octobre. Ca va, ce n'est pas très grand à visiter, ouf. WC dans le magasin d'accueil et de nombreux ouvrages religieux ainsi que des CD de musique religieuse, etc.

Dortoir des moines, église proprement dite, cloître, salle capitulaire, salle chauffée pour les moines où ils travaillaient. Tout est extrêmement sobre et nous adorons cette sobriété...

En arrivant depuis le parking, il est possible de passer à gauche en direction de l'hôtellerie des moines et d'entrer dans l'église gratuitement. A ce moment-là, on voit l'ensemble de l'église, mais on ne peut pas faire plus qu'environ 5 mètres à l'intérieur, on ne voit bien sûr pas le cloître et le reste...

Nous repartons vers 11 h 45 pour Gordes. Pour ce faire, à la sortie de l'abbaye, nous prenons une route étroite interdite aux campings car avec de belles vues.

Parking à l'entrée derrière la gendarmerie, 3 euros par jour, c'est aussi le parking des campings car qui paient d'autres tarifs, il y a pour eux une prise d'eau et de vidange WC, etc.

Vers 12 h, nous sommes au restaurant l'Estaminet, près du château. Plat du jour + dessert = 15 euros. 2 brochettes de boeuf, salade mesclun, écrasé de patates à l'ail, 1 île flottante, 1 boule glace moka, pas de café, 1 Vittel, 1 coca light = 37 euros. Très bon et très frais.

Nous allons faire un petit tour : intérieur de l'église, très kitch et aurait besoin de restauration urgente, le château extérieur très beau, ressemble à celui du Barroux, nous ne sommes pas entrés, le peintre hollandais exposé ne nous intéressant pas. L'office du tourisme est face à l'entrée du musée du château. Quelques belles maisons, trop de magasins de souvenirs, de peintures, personnellement je préfère de loin Vénasque...

Nous partons pour aller voir le Village des Bories, sans conviction, parking gratuit, env. 200 m. à pied pour y arriver, 6 euros l'entrée par personne, il fait très chaud, nous renonçons, ayant déjà vu en plus des bories ailleurs... Les campings car, eux, doivent s'arrêter beaucoup plus loin de l'entrée du Village, env. 2 km à pied je dirais...

Ensuite, nous nous arrêtons devant le musée du Vitrail, nous entrons dans le jardin, des vitraux modernes, des sculptures modernes, pas de vitraux à vendre à l'échoppe, ce qui aurait pu nous intéresser, il y a un moulin à huile ancien (Moulin du Bouillon) dans le même jardin. On nous explique qu'une entrée pour les 2 musées = 7.50 euros par personne, sinon 5 euros par musée par personne. Il y a des WC dans le jardin près de l'entrée du musée du vitrail. Peu convaincus, nous repartons sans rien visiter...

Nous allons ensuite à Saint-Pantaléon voir l'église romane et sa nécropole.

Parking au dessous de l'église le long d'une auberge. Nous remontons 50 mètres pour aller voir l'église et passons devant un salon de thé fermé ce jour et en travaux. L'extérieur de l'église est magnifique, + tombes d'enfants et d'adultes à l'arrière à l'extérieur creusées dans le roc. Il est marqué que l'on peut obtenir la clef soit à l'auberge, soit au salon de thé. Ce dernier étant fermé, je redescends à l'auberge. Je traverse le jardin/terrasse. Une femme lisant le journal me voyant arriver s'empresse de rentrer et de fermer hermétiquement sa porte... Autant dire que je n'irai jamais manger là pendant mon séjour... J'essaie au salon de thé, là, accueil plus agréable, bien que je dérange une personne faisant de la peinture, on obtient la clef, on retourne voir l'intérieur, très sobre, petits vitraux neufs assez vifs provenant du fameux musée du vitrail (même artiste)... Peu romans, mais ça va, parce qu'ils sont petits et sobres... Photos à l'intérieur d'une nécropole sous le sol, mais, après la découverte, le dallage en pierre a été remis, on ne voit plus rien.

Vers 15 h 15, arrêt à Lumières, 2 cocas light = 5.40 euros, juste avant de rejoindre la D900 menant à Avignon, puis, nous rentrons via Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras et arrivons à 17 h 15 au camping.

Repos et petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 18 h 45, on se gare au pont romain.

2 cafés à l'hôtel l'Athéna, promenade et retour vers 20 h 15 au camping.

13e jour : jeudi 6 octobre 2011

Départ à 8 h. Arrêt sur la place Montfort à Vaison, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros, lecture du journal.

Vers 9 h, arrêt à Séguret, au pied du villge, petite montée vers le centre en passant devant une source, je pense, faisant cascade de mousse. En haut de la montée, avant la porte d'entrée de la ville, WC publics à gauche en montant.

Très joli village, le plus beau que l'on verra ce jour à mon goût, avec quelques ateliers de poterie, etc, mais discrets à cette période et à cette heure, c'est parfait, ballade dans les ruelles, montée à l'église (fermée), de belles vues sur Sablet et les montagnes environnantes. Nous poursuivons sur la route goudronnée pour essayer de monter au château (donjon uniquement, en ruines), un moment donné, il y a sur la droite un chemin très pierreux et très pentu, nous renonçons donc, et poursuivons encore environ 500 mètres sur la route pour voir s'il y avait éventuellement une vue de l'arrière du village, un beau renard traverse la route devant nous... Ne voyant rien de plus, nous rebroussons chemin, tiens un beau trèfle à 4 feuilles aperçu par hasard sur le bas côté et ramassé.

Nous revenons jusqu'au village et redescendons à la voiture. Là, un car de Valaisans qui nous saluent...

Puis, nous allons à Sablet, arrêt, petit tour jusqu'à l'église, rien de notoire je trouve.

Ensuite, vers 10 h 30, nous arrivons à Gigondas, nous nous garons avant la poste. Face à la poste, il y a un WC public. Après la poste, un autre parking voitures et campings cars.

Petit tour du village, montée assez rude jusqu'à l'église, restes de château à l'arrière, joli village, mais envahi de marchands de vin évidemment. 2 cafés dans le village = 2.60 euros.

Nous repartons ensuite pour aller manger à Courthézon, parking près du restaurant. Petit tour dans le village, église (fermée), rien de notoire.

Restaurant Chez Marielle, menu du jour sans entrée à 11 euros ou plat du jour à 9 euros. Nous prenons 2 menus, rôti de boeuf, salade haricots, salade verte, 1 mousse au chocolat, 1 choix de fromages, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 26.60 euros.

Nous repartons pour aller voir Emmaus qui ouvre à 14 h. Nous trouvons assez facilement, c'est fléché, et arrivons à 13 h 30, nous attendons l'ouverture. Quelques jolis objets, des meubles, des fripes. Départ vers 14 h 50.

Vers 15 h 15, nous sommes garés au centre de Châteauneuf du Pape. Parking 1 euro pour 1 h 15 env.

1 coca light et 1 Perrier au café-restaurant La Mule du Pape = 5.60 euros. Il fait 32 degrés selon la pharmacie en face...

Nous montons la rue centrale jusqu'à l'église, ouverte, rien de notoire. Au vu de la température, nous ne monterons pas au château, trop c'est trop ! A nouveau, évidemment, beaucoup de magasins de vin... Petit arrêt au magasin Casino en descendant, 23 euros d'achats pour les casse croûtes des prochains soirs...

Nous partons vers 16 h 15, arrivée au camping à 16 h. 40.

Repos et casse croûte dans le mobilhome.

Vers 18 h 45, parking au pont romain, 1 café et 1 glace 3 boules mangue sur la place Montfort au restaurant le Refuge des Pirates = 5.60 euros.

Retour au camping vers 20 h 15.

14e jour : vendredi 7 octobre 2011

Départ vers 8 h.

Fort mistral, il fait nettement moins chaud que les jours précédents, environ 20 degrés dans l'après midi.

Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.

Passage au Leclerc de Carpentras, essence (E10) à 1.415 euros = 27 euros.

Nous retournons à Vénasque voir le baptistère qui était fermé le 5 octobre, nous y arrivons vers 9 h 20.

3 euros d'entrée par personne. Absolument magnifique, ressemble à celui de Fréjus notamment et certainement à celui d'Albenga en Italie (dans lequel je n'avais pas pu entrer lors d'un autre voyage). Sur place, on nous parle d'ailleurs également de celui de Riez dans les Alpes de Haute Provence (sur la route entre Valensole et Moustiers Sainte-Marie.

Puis, nous prenons la route par Murs pour aller à Apt. Route de montagne très jolie, mais ça ne va pas vite, surtout avec le soleil dans l'oeil...

Arrêt à la sortie de Murs, dans une épicerie qui fait café. 2 cafés = 2.40 euros. Pas de WC.

A l'entrée d'Apt, gare SNCF, Etap Hôtel, Hôtel Mont Ventoux à côté de la gare, magasin Leclerc aussi.

Vers 11 h, nous sommes parqués gratuitement près du monument aux morts (assez spécial) d'Apt.

Visite de la rue centrale piétonnière, 1 beffroi, 1 porte de sortie de ville. Visite de la Basilique (ex-cathédrale, 2 cryptes superposées très dépouillées, la plus ancienne du IVe siècle, l'autre du XIe siècle. 1 autel et 1 sarcophage anciens également dans l'église. Nous voyons également le hall d'entrée du Musée local dont l'accès est libre (+ WC accessibles), installé dans une ancienne usine.

Achat d'un pain dans une boulangerie au passage pour ce soir = 0.40 ct.

Vers 12 h, repas au restaurant-crèperie « Le Chant de l'Heure » dans la rue centrale. Joli restaurant sur 2 étages dans une maison ancienne + terrasse ouverte dans une cour intérieure avec un noyer de Chine (arbre). Absolument inaccessible en chaise roulante... sauf peut-être les WC, seule chose au rez-de-chaussée...

2 plats du jour à 12 euros = raclette, jambon, salade, pomme de terre, servis sur une assiette, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 34 euros.

Départ d'Apt vers 13 h 15, nous allons en direction de Rustrel pour voir le Colorado (circuit montrant l'ocre contre les montagnes), sans trop insister sachant qu'on ira ensuite à Roussillon. Tour en voiture par Gignac et retour à Apt. A un endroit, il est possible de se garer, en payant, et d'aller à pied dans la gorge, ce que nous ne faisons pas.

Vers 14 h, nous sommes à Apt et partons à Roussillon.

A l'entrée de Roussillon, arrêt dans une ancienne usine où il y a possibilité d'acheter de l'ocre, des livres, de faire des stages de formation, etc. On peut aussi faire une visite guidée ou non, payante. On fait juste un petit tour dans le magasin et dans la cour. Là aussi, WC accessibles.

Parking gratuit vers 14 h 30 à la sortie du village de Roussillon. Il y a différents parkings payants en ville et à la sortie de la ville (2 à 3 euros, selon le parking). Il y en a un juste à côté du départ du Sentier des Ocres notamment.

Nous montons 200 mètres à pied depuis la voiture, belles vues sur le village et allons directement visiter le Sentier (qui ferme ce jour à 16 h 30 selon un panneau aperçu avant d'arriver au village). Entrée, 2.5 euros par personne. Il est possible de faire (pour le même prix) soit un tour fléché en jaune qui dure 35 min. env. soit un tour fléché en rouge qui dure env. 50 min. Dès l'entrée, c'est très impressionnant, les couleurs du sol et des falaises allant du rouge au jaune, etc. Nous optons pour la version à 35 min. En fait, nous nous sommes arrêtés en route et sans stresser nous avons mis 40 min. Evitez peut-être les baskets blanches, car l'ocre au sol colore les semelles... Je me demande ce que ça donne quand il pleut...

A la sortie, 2 x 2 boules de glace lavande = 8 euros. Nous les mangeons sur un banc et montons ensuite dans le village, magnifiques couleurs des maisons peintes avec l'ocre locale sous le soleil et les feuilles d'automne. Tout en haut, église, rien d'extraordinaire à l'intérieur et belvédère à l'arrière avec magnifiques vues. Beaucoup (trop !) de magasins vendant des tableaux...

Puis, nous regagnons notre voiture et partons à 16 h 30 en direction d'Apt, pour retrouver la D900 et revenir via l'Isle sur la Sorgue, Carpentras, sans reprendre le col de ce matin...

Nous arrivons au camping à 18 h 15.

Petit casse croûte, nous ne bougerons plus... et nous allumons les radiateurs du mobilhome... fait frisquet avec ce mistral...

15e jour : samedi 8 octobre 2011

Départ à 8 h. 20 pour aller à Avignon.

Fort mistral et soleil, on ne dépassera pas 18 degrés ce jour...

Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.

Vers 9 h 30, on se gare gratuitement à Avignon, près de la porte Saint-Dominique, allée des Oulles.

9 h 45, nous arrivons vers le musée Calvet qui ouvre à 10 h.

2 cafés à côté en attendant au chaud = 2.20 euros.

10 h, on entre dans le Musée, 2 entrées à demi-tarif, 4 euros par personne (au lieu de 7.50) si j'ai bien compris parce que certaines salles sont fermées au premier étage. Ce qui nous intéresse surtout c'est l'exposition temporaire sur l'Egypte en fait.

WC et vestiaire gratuit pour poser les sacs à dos après la caisse.

Compter au minimum 1 h pour faire le tour du musée (sans s'arrêter dans le local de projection de films de l'exposition temporaire, les 3 films proposés durant 1 h en tout environ).

Nous ressortons vers 11 h 40.

Nous nous dirigeons vers le musée lapidaire (annexe du musée Calvet), rue de la République.

A 12 h, repas au restaurant « Maison Nani » : 1 menu du jour, avec plat principal, dessert et café, magret de canard, crumble de fruits = 14.20 1 brochettes de boeuf avec frites et salade (10.90 euros) + 1 café gourmand (4.90 euros) 1 coca light (3 euros) et 1/4 vin rouge (2.90 euros). Total = 35.90 euros. Très bon, restaurant bien chauffé, personnel agréable et souriant, ce qui est rare...

Un enfant a mangé à la table à côté de nous, sans nous déranger, mais la patronne nous offre 2 cafés pour s'excuser « du dérangement »... Un geste commercial spontané très apprécié car nous ne nous étions pas plaints du tout..., l'enfant n'était pas bruyant, même plutôt drôle...

Ensuite, nous allons en direction de la gare en attendant 14 h. Sur notre droite, nous allons voir le cloître Saint-Louis (ancien hospice), avec hôtel 4 étoiles à côté, ainsi que la chapelle Saint-Louis attenante ouverte.

Nous marchons jusqu'à l'intérieur de la gare centrale d'Avignon. Un fléchage au sol mène devant la gare, en franchissant le rempart, au bus navette pour l'aéroport, à 100 m. environ de la sortie de la gare.

Nous revenons sur nos pas jusqu'au musée lapidaire où nous entrons à 14 h 05. Normalement, entrée 2 euros pas personne. Dès que j'ai eu dit que nous venions du musée Calvet le matin, sans même montrer nos tickets, on nous a dit que c'était gratuit... Je n'ai rien vu d'indiqué dans ce sens ni ici, ni au musée Calvet, mais bon, on en profite. Compter au minimum 30 min pour voir de très belles stèles, statues et 4 mosaïques, exposée dans l'ancienne église des Jésuites. Nous restons env. 40 min.

Puis, nous remontons la rue de la République, fermée à la circulation sauf pour les bus, pour faciliter la promenade des piétons le samedi nous dit-on, dans l'idée d'aller voir l'église Saint-Agricole, qui, selon mon guide, n'est ouverte que le samedi après-midi ; nous en faisons le tour pour passer voir les anciens murs romains et trouvons la porte de l'église dans la rue Saint-Agricole, là, le curé nous dit que c'est fermé... En passant, avant l'église, nous voyons la cour du Palais Roure (dont l'intérieur semble ne se visiter que le mardi après-midi).

Ensuite, nous poursuivons en direction de la Place Crillon, pour passer le rempart et rejoindre la voiture. Nous arrivons à la voiture à 15 h 45 environ.

Beaucoup de circulation en direction de la zone commerciale du Pontet ce samedi après-midi, mais ça avance...

Arrêt 10 min. au Lidl à l'entrée de Carpentras, achats bricoles 5.45 euros.

On arrive à 17 h 05 au camping.

Repos et casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 18 h 45, petit tour en ville, 2 cafés au chaud sur la place Montfort = 2.40 euros

Retour au camping vers 20 h, il y a un mistral fou...

16e jour : dimanche 9 octobre 2011

Heureux de constater que le toit du mobilhome a résisté au mistral de cette nuit... !

Départ 7 h 45. Toujours fort mistral et grand soleil, la température n'excédera pas 18 degrés dans la journée...

Arrêt à Malaucène, 2 cafés = 2.40 euros, 2 croissants dans une boulangerie = 1.60 euros.

Visite du vide-greniers sur la place (30 minutes).

Départ vers 9 h pour Saint-Didier, arrivée env. 9 h 30, vide-greniers sur le terrain à côté de la cave coopérative (env. 200 exposants selon le journal local, en fait plutôt 150).

Départ vers 11 h 40.

Nous retournons manger au Flunch à Carpentras.

1 cuisse de canard, 1 paella, 1 portion de fraises, 1 tarte tropézienne, 3 petits pains, 1 bouteille de Bordeaux (18.75 cl), 1 coca light, pas de café = 27.50 euros.

Puis, nous retournons en centre ville et visitons la brocante/antiquité sous les arbres du cours (pendant 1 h environ).

Retour au camping vers 14 h 30.

Repos.

Lessive et séchage du linge au camping = 5 euros (machine 6 kg) et 2 euros (séchage 45 min.). Pas besoin de lessive, la machine en met automatiquement. Parfait et bien sec.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 18 h 30, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison, 3 euros.

Retour vers 19 h 30 au camping.

17e jour : lundi 10 octobre 2011

Il fait nettement plus chaud que les 3 jours précédents et presque plus de mistral.

Départ vers 7 h 45.

2 cafés, 1 croissant au Hameau de Serres = 3.70 euros. Lecture des journaux.

Arrêt au Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euros = 33 euros. Départ à 9 h.

10 h, nous sommes garés au Pont du Gard (rive gauche), on prend un ticket à l'entrée du parking et l'on paie à la sortie 15 euros pour une voiture (avec 1 à 5 passagers compris). Donc, apparemment, si l'on arrive à pied ou à vélo, c'est gratuit, aucun contrôle du ticket après (au pont, au musée, etc.).

Nous passons l'entrée, WC, souvenirs, caféteria, musée, etc... et allons revoir le pont, nous le traversons et allons jusqu'au parking (rive droite) et revenons tranquillement. Tiens, une mante religieuse traverse le chemin en marchant, nous la poussons pour que personne ne l'écrase par mégarde...

Magnifique en ce jour d'automne ensoleillé. Nous avons mis 1 h pour l'aller retour. Sur la rive droite, essentiellement un restaurant avec terrasse (menu du jour à 15.50 euros).

Un souvenir nostalgique du temps où l'on pouvait encore marcher à l'intérieur du pont et même tout en haut sur l'aqueduc... Maintenant, seulement au pied du pont sur la route...

Ensuite, nous visitons le musée et ciné (toilettes aussi au sous-sol à côté de l'entrée du musée), il y a aussi une ludothèque dans le bâtiment. Compter aussi 1 h pour bien voir le musée, les films, etc.

On peut payer son ticket 15 euros à une machine ou au stand d'information juste en face avant de partir.

Nous quittons le parking à 12 h 30.

Nous nous arrêtons 10 min. après à Rémoulins, zone bleue 1 h 30 devant l'office du tourisme.

Repas au restaurant de l'hôtel du Nord, menus entrée/plat/dessert à 13 euros. 1 assiette tomate/mozarella, 1 salade de gésiers, 1 cuisse de canard, 1 entrecôte, 2 glaces 2 boules, 2 cafés, 1 coca, 1/4 de vin = 35.20 euros.

Vers 14 h, départ pour Avignon. En route, arrêt au Leclerc à la sortie de Rémoulins pour quelques bricoles et une bouteille de Châteauneuf du Pape = 20 euros.

Nous nous garons à Avignon en dehors des remparts, allée des Oulles.

A pied, nous allons en direction du Palais des Papes. A côté du Palais des Papes, nous allons voir l'église Sainte-Marie des Doms, essentiellement pour voir la cathèdre du 12e siècle en marbre (à gauche du choeur).

Nous arrivons à 15 h 45 au Palais des Papes. Entrée 10.50 euros par personne (sans le pont Bénézet, sinon 13 euros pour info), nous passons les 24 étapes/pièces à visiter. Audioguides disponibles à l'entrée compris dans le prix. Au milieu de la visite, il y a dans le cloître des WC, distributeurs de boissons, bancs, cendriers. Un petit Vichy citron à 2 euros... et on repart courageusement...

Nous sortons à 17 h 30 et rejoignons la voiture, départ 17 h 45, énormément de circulation, 25 min. pour arriver au Pontet, ensuite ça va.

Nous arrivons au camping à 19 h 15.

Petit casse-croûte dans le mobilhome, on ne bouge plus, mal aux pieds...

18e jour : mardi 11 octobre 2011

Quelques grèves diverses sont annoncées ce jour... et plusieurs musées sont fermés le mardi, donc, nous organisons notre journée pour éviter tout ça...

Départ 7 h 50.

Malaucène, 2 cafés = 2.40 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.65 euro.

Départ pour Beaumes de Venise en passant par la route avec panoramas sur les Dentelles de Montmirail, magnifique, cela vaut le passage.

9 h, nous sommes garés place du Marché, près de l'Office du tourisme. Il y a effectivement un petit marché ce jour, mais plus haut dans le village, près de l'église.

Nous partons à pied visiter, très belles maisons, nous montons au pied du château en ruine et voyons plusieurs rues et portes, puis visite de l'église néo-romane (extérieur pas mal, intérieur assez quelconque).

2 cafés sur une terrasse en face de l'église = 3 euros.

Puis, nous prenons la route de Vaquéras et à la sortie de Beaumes de Venise à droite, une toute petite route pour aller voir la chapelle Notre-Dame d'Aubune, route qui passe par dessus le Canal de Carpentras. On pourrait y aller à pied depuis le centre ville (env. 2 km). La chapelle est très belle mais fermée. Accolé à la chapelle, il y a un gite de France (17 places). A l'arrière, plusieurs chemins piétonniers pour aller voir diverses chapelles en ruine ou non sur la colline.

Ensuite, un bref arrêt à la sortie d'Aubignan, vers le Carrefour Market, pour regarder un curieux pont ancien aperçu depuis la route.

Nous partons ensuite pour Pernes-les-Fontaines, arrêt à 11 h 15 derrière l'Office du Tourisme (= aussi parking pour camping cars), parking avec WC publics gratuits.

Nous partons à pied dans le village, très belles maisons, fontaines, portes, tours et église (fermée).

A 12 h, repas au restaurant La Nesque, le carrefour est bruyant, nous mangeons à l'intérieur... WIFI gratuit disponible pour le restaurant. Menus du jour entrée/plat/dessert = 12 euros. 2 tartines paysannes avec salade, 2 bouchées à la reine avec riz et haricots, 2 glaces 2 boules chocolat et caramel, 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 26.40 euros, le vin étant offert nous dit-on.

Vers 13 h, nous poursuivons la visite de la ville et nous reprenons la voiture vers 14 h 15.

Nous allons à l'Isle-sur-la-Sorgue. Parking gratuit derrière le parc Gautier. Nous traversons ce parc à pied pour rejoindre le centre ville. WC à la sortie du parc, près de la Sorgue.

Nous voyons que le Village des Antiquaires n'est ouvert que les samedi, dimanche et lundi. Il se trouve près de la gare.

Tour de la ville à pied, petit arrêt à la brocante de la Croix-Rouge, place Henri Dunant, ouverte mardi après-midi, vendredi après-midi et samedi matin. Nous allons voir la cathédrale très baroque à l'intérieur, une personne présente demande aux visiteurs s'ils veulent une visite guidée, nous ne sommes pas intéressés.

2 cocas light devant la cathédrale, 5.60 euros.

De jolis canaux, on se croirait un peu à Annecy, quelques roues à aubes.

Nous repartons à 16 h 30 et arrivons au camping à 17 h 45.

Vers 19 h, nous allons manger au centre ville de Vaison au restaurant le Sporting, une envie d'avoir la même omelette qui nous a plu il y a une semaine...

1 omelette jambon avec salade, 1 omelette jambon-fromage avec salade, 1 coca light, 1 carafe d'eau, 2 cafés = 19.30 euros. On peut prendre les omelettes soit avec salade, soit avec frites pour les amateurs.

Toujours aussi bon...

Retour au camping vers 20 h 30.

19e jour : mercredi 12 octobre 2011

Départ vers 7 h 50

2 cafés et 2 croissants au Hameau de Serres = 4.60 euros. Lecture du journal.

Essence chez Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euro = 22 euros. Départ vers 9 h.

10 h, nous nous garons à Saint-Rémy-de-Provence, au tout début de la route pour Tarascon. Marché ce jour au centre ville...

Nous faisons un tour du marché et de la ville, visite de la Cathédrale, il y aurait des restaurations à faire, rien d'extraordinaire.

Départ vers 11 h 15.

Petit arrêt pour revoir sur la route les Antiques de Glanum qui ont été restaurés récemment. Nous ne visiterons pas le site de Glanum proprement dit en face, déjà vu une fois et qui ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable (pour info, entrée = 7 euros).

A 12 h, parking au pied des Baux-de-Provence = 4 euros.

Nous montons à pied, voyons l'église, la chapelle en face, la place devant. WC habilement dissimulés sous le rocher.

Repas au restaurant Le Jardin des Délices. 1 plat du jour à 10 euros = filets de poulet, ratatouille, riz et 2 boules de glace rhum/raisin. 1 menu à 15 euros = salade mêlée, entrecôte, ratatouille, riz, 1 crèpe au sucre. 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 36.90 euros. Tout était très bon.

Nous poursuivons la visite du village, sans entrer au château (pour info, entrée = 7.50 euros). Le village et son site sont magnifiques, mais un peu trop de magasins de souvenirs...

Départ vers 14 h 30 pour aller à l'abbaye de Montmajour.

En route, petit détour sur la gauche pour aller voir un aqueduc romain fléché. Tiens, un faisan traverse la rue en marchant... L'aqueduc est très abimé, demi-tour, nous revenons sur la route.

14 h 50, parking en face de l'abbaye de Montmajour, de l'autre côté de la route. Il y a un arrêt de bus Cartreize devant l'abbaye. Nous visitons, 7 euros d'entrée par personne. Très sobre et dépouillé. Là aussi, une restauration du cloître s'imposerait. Quelques magnifiques chapiteaux, mais beaucoup très endommagés. WC dans la cour à côté du cloître. La chapelle Saint-Pierre est fermée pour restauration, dommage.

Nous repartons vers 15 h 50 et rentrons via Avignon. 16 h 15, Avignon, pratiquement pas de circulation, pas comme l'autre jour... Nous arrivons au camping à 17 h 25.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

A 19 h 15, nous repartons boire un café à la Place Montfort = 2.40 euros.

Nous rentrons vers 20 h 15, un frelon dans le mobilhome, 10 min. pour arriver à le faire sortir, brrrr.... Sinon, ici, nous n'avons jusqu'à maintenant été « importunés » que par quelques mouches, jamais vu d'abeilles ou de guêpes.

20e jour : jeudi 13 octobre 2011

Départ 7 h 45.

2 cafés au Hameau de Serres = 2.60 euros. Lecture du journal.

Nous partons en direction de Cavaillon, puis route d'Apt.

Arrêt au Pont Julien, pont romain, très beau et également joli lit de rivière, belles pierres. Beaucoup de routes pour vélos autour.

Départ pour Lourmarin, via Bonnieux, très jolie route avec vues sur Lacoste et sur Bonnieux.

10 h 45, nous sommes garés à Lourmarin (près d'une maison d'hôte dénommée Villa Saint Louis qui semble magnifique).

Petit tour dans le village, belles maisons, un peu trop de galeries de peinture, etc, nous allons au château, sans y entrer pour visiter (pour info, entrée = 7.50 euros), nous voyons l'extérieur à l'arrière et le bassin à l'entrée de la cour, ainsi qu'une cave à vins sous le château. WC à l'entrée de la cour, avant la caisse, en principe réservés aux visiteurs...

Puis, tout près, le temple protestant (fermé), nous revenons au centre et nous allons voir l'église catholique et une tour-horloge, le village est agréable, assez plat, assez aéré, le château et le temple sont légèrement à l'extérieur du village. Le marché semble avoir lieu le vendredi ici. WC à côté de l'office du tourisme.

Ensuite, repas à la Pizzeria Nonni (pizzas au feu de bois). 2 pizzas Parma à 13 euros (c'est la plus chère de la carte), 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 38 euros. La pizza était excellente et copieuse.

Nous quittons vers 13 h 30 et arrivons un peu avant 14 h à l'abbaye cistercienne de Silvacane. Parking au bord de la route, il est écrit « parking surveillé 2 euros », aucun parcomètre dans le secteur, et certainement aucun surveillant non plus, nous ne payons rien. Peut-être en été ?

Nous attendons 14 h pour pouvoir entrer. Entrée 7 euros par personne. Magnifique de sobriété, ceux qui veulent voir des chapiteaux décorés ne doivent pas venir ici... WC après la caisse.

Nous partons à 14 h 50 et allons dans le centre ancien de la Roque d'Anthéron, château reconverti en clinique... 2 cocas light devant le château = 6 euros.

Nous repartons à 15 h 40 et rentrons via Sénas, Orgon, Cavaillon, Carpentras. Nous arrivons au camping à 17 h 05.

Petit casse croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison = 2.40 euros.

Retour au camping à 20 h 30.

21e jour : vendredi 14 octobre 2011

Départ 7 h 45.

Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture du journal.

Essence chez Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euro le litre = 31 euros. Départ 9 h.

Nous allons à Avignon, suivons le Rhône (fléchage Avignon Centre) en nous tenant sur la voie de gauche, pour prendre le pont Daladier et aller à Villefranche-lez-Avignon.

9 h 35 parking gratuit près de la Tour Philippe le Bel, le long de la promenade du Canal (selon un panneau, il semble y avoir des castors le long du canal). On peut aussi s'arrêter au pied de la tour. Très belle tour, très imposante.

La tour n'ouvre qu'à 14 h en octobre, de toute façon, pas envie d'y monter...

Nous montons la rue à côté, de très belles maisons.

Sur la gauche, parc de la Colline de Mourgues (ouvert à 8 h), nous montons, magnifiques vues sur la tour, sur le fort Saint-André, la collégiale, la chartreuse. A conseiller pour les amateurs de photos... Dans le parc, restes d'un ermitage et chapelle Notre-Dame de la Consolation (avec fresques new look de 2002... no comment....), ce qui est intéressant, c'est la vue.

Ensuite, nous poursuivons la même rue, arrivons place de l'Oratoire et rue de l'Hôpital, toujours de belles maisons et des arcades.

Nous arrivons vers la Collégiale (aussi ouverte à 14 h en octobre...), nous passons devant le musée Pierre de Luxembourg (idem, ouvert à 14 h en octobre, entrée = 3.20 euros pour info), voyons la place centrale (restaurants), sur la place une petite sculpture de lézard de 2005 nous invite à « lézarder » dans la ville...

Nous prenons la rue de la République, fléchage pour le cloître de la Collégiale, ceci mène dans une cour... le cloître n'est accessible apparemment que depuis l'intérieur de la Collégiale. Egalement un fléchage pour la chapelle des pénitents dans une cour.

Ensuite, nous arrivons à 10 h 50 à la Chartreuse du Val de Bénédiction. A Avignon, lorsque j'ai acheté le billet pour le Palais des Papes, on m'a remis une carte de réduction pour 5 personnes sur des monuments à Avignon et à Villeneuve (= Avignon Pass) . Nous achetons un billet à 6.50 euros par personne valable pour la Chartreuse et le Fort Saint-André (grâce à la carte de réduction Avignon Pass).

Sinon, billet combiné à 8.50 euros. Le billet pour la Chartreuse seule = 7.50 euros, celui pour le Fort Saint André = 5 euros.

WC dans la cour après la caisse.

Compter 1 heure pour suivre le fléchage.

Très sobre, très beau, une chapelle aussi avec fresques XIVe siècle. Dans l'un des jardins intérieurs, un magnifique kaki géant couvert de ses fruits orangés.

Ensuite, nous allons encore jusqu'au bout de la rue voir la porte d'entrée de la ville. Un magasin vend de l'huile de la Chartreuse.

Nous revenons à la place centrale.

Repas au bar tabac « l'Univers ». Plat du jour à 10 euros. 1 tartare de boeuf, frites, salade, 1 tagliatelles bolognaise, 1 fondant au chocolat, 1 pièce glacée au nougat, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés (à 1 euro) = 35.40 euros. Tout était très bon.

Nous montons ensuite au Fort Saint-André qui ferme entre 13 h et 14 h. Nous entrons un peu avant 14 h, la porte étant ouverte et nous avons nos tickets. WC dans la maison vendant les tickets d'entrée. Ne pas aller au fort avec des talons aiguille... !

Nous voyons une chapelle assez quelconque et arrivons pour monter sur la tour et les remparts, contrôle des tickets, nous montons sur une tour, escaliers sur les remparts et redescendons par une autre tour près de l'entrée. A nouveau, de magnifiques vues. Compter 30 à 40 min. pour visiter, sans l'abbaye Saint-André.

Une bonne moitié de la surface de la colline est occupée par l'Abbaye Saint-André, privée, si l'on veut y entrer, soit billet à 5 euros pour les jardins, soit billet à 10 euros pour abbaye + jardins. Nous n'y allons pas.

Nous redescendons à la place centrale et allons voir la Collégiale et son cloître, quelques travaux à l'intérieur, très beau cloître gothique.

Nous avons beaucoup aimé cette ville, ses maisons, ses monuments. La quasi totalité des monuments sont fermés le lundi ici.

Puis, nous rejoignons la voiture en suivant la route le long du Rhône.

Départ 15 h 45.

Nous nous arrêtons au Carrefour Market à Monteux pour des bricoles = 22.20 euros.

Arrivée au camping à 17 h 25.

Jusqu'à maintenant, le WIFI était gratuit. Apparemment, ceci a changé aujourd'hui, 5 euros pour 1 semaine ou 2 euros par jour. Il faut demander un code via son téléphone portable. Pour la Suisse, apparemment 3 frs par semaine. Je demande le code, ça fonctionne très bien.

Repos et petit casse-croûte dans le mobilhome.

Nous ne bougerons plus...

22e jour : samedi 15 octobre 2011

Départ 7 h 55 après 10 min. pour franchir la barrière du camping qui ne voulait pas s'ouvrir...

Hameau de Serres, 2 cafés et 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.

Route en direction d'Avignon, sortie pour Sorgues, arrêt pour visiter une friperie sur la gauche.

Ensuite, arrêt au Thor pour voir l'église, portail et choeur romans, mais besoin urgent de restauration... De jolis chapiteaux. Nous allons voir également le beffroi. Derrière le beffroi, marché hebdomadaire.

Ensuite, nous retournons à l'Isle-sur-la-Sorgue, pour aller voir le Village des Antiquaires. A 11 h, parking gratuit à côté de la gare, c'est tout près. WC publics devant la gare (adaptés pour les handicapés aussi). La gare dessert l'Isle-sur-la-Sorgue et Fontaine-de-Vaucluse.

De 11 h à 12 h, visite d'une partie du Village des Antiquaires.

Repas à la Brasserie Pascal, en face, près de la roue à aube. 2 lasagnes salade, 1 profiteroles, 1 tarte tatin, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 45 euros.

De 13 h à 14 h, suite de la visite du Village des Antiquaires. De magnifiques meubles, tableaux, fontaines et cheminées anciennes en pierre, etc.

A 14 h 15, nous partons pour Fontaine-de-Vaucluse.

Vers 14 h 30, nous nous garons à l'entrée du village, en face du centre pour kayak, gratuitement au bord de la route, devant un gîte. Sinon, 300 m. plus loin et également de l'autre côté du village, parkings 3,50 euros la journée. A l'entrée du village, parking pour camping cars avec WC publics gratuits.

Nous revenons dans le village en admirant l'eau « verte » de la rivière en route.

A l'entrée, visite de l'église. Quelques pièces très anciennes à l'intérieur. Prenez une torche pour voir la tombe mérovingienne... Très beau, très sobre.

Puis, nous allons à pied à la source (500 m. depuis le centre du village), là aussi, talons aiguille déconseillés, surtout sur les derniers 100 m. Pour ce faire, nous traversons une galerie commerciale menant à l'exposition gratuite d'une papeterie d'époque (roue, appareils, etc.) où l'on peut acheter divers papiers également.

Avant la galerie commerciale, on peut également descendre voir le Musée du Monde souterrain. Tout près, il y a aussi un musée de la Résistance. Dans le village, il y a également un musée Pétrarque.

La source à cette époque n'est pas à son niveau maximum, certaines personnes descendent pour s'approcher de l'eau, c'est très dangereux, mieux vaut regarder d'en haut. A certaines périodes, l'eau monte davantage et fait cascade semble-t-il, loin d'être le cas ce jour...

Nous redescendons par le chemin sans retraverser la galerie commerciale. Sur la gauche, WC publics avec une dame-pipi d'un autre âge, 20 ct...

De nombreux restaurants et magasins de souvenirs dans tout le village... Au dessus du village, ruines d'un château et de nombreux trous dans les rochers. Le site est très beau.

Nous retraversons le village et retournons à la voiture.

Nous partons à 16 h 30 et arrivons au camping à 17 h 40.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, nous retournons à Vaison.

2 cafés au bar le Sporting = 2.80 euros.

Retour au camping vers 20 h 15.

23e jour : dimanche 16 octobre 2011

Départ à 7 h 45, à nouveau quelques soucis pendant 5 min. avec la barrière d'entrée du parking, rien de bien méchant...

2 cafés à Malaucène = 2.40 euros, départ à 8 h 20

Route pour Avignon, sortie pour Sorgues.

Parking gratuit près de la place du marché à 9 h. WC publics sur la place du marché.

Nous faisons un tour du marché, tiens un seul stand de fripes ici, autrefois, il y en avait davantage. Puis, petit tour dans la ville. Rien de notoire.

Départ 10 h 20.

Nous allons à Caumont-sur-Durance.

Parking gratuit sur la place du marché, WC publics à côté.

Nous montons à pied sur 200 m. environ pour voir la chapelle Saint Symphorien (fermée, extérieur très sobre) et le jardin romain à côté, il n'ouvre qu'à 14 h en cette saison, nous abandonnons pour aujourd'hui et allons voir l'église du village, très belle, il y a la messe, mais on peut au moins voir l'ensemble en entrant, puis de jolies maisons restaurées ou non dans le village.

Nous allons ensuite à Cavaillon et nous dirigeons vers le village des Taillades, nous y arrivons vers 11 h 45.

Nous nous garons sur la place de la Mairie. WC publics à côté de la place. Nous montons à pied voir les anciennes carrières et les maisons construites au dessus ainsi que l'église (fermée) et le théâtre. C'est très petit, mais le site est assez spectaculaire. Il me fait un peu penser aux Météores en Grèce, mais en moins haut... Nous repartons à 12 h 20.

Nous nous arrêtons à Robion 10 min. plus tard au bord de la route, nous n'irons pas dans le vieux village car il y a une foire agricole ce jour...

Repas à 12 h 30 au restaurant Lou Luberon. 1 faux filet, 1 assiette avec merguez et côtelette agneau, accompagnés de ratatouille, haricots et salade à 13.50 euros par personne. 2 boules de glace rhum raisin, 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 40.20 euros. Tout était très bon. Repas sur la terrasse, dans la véranda ou à l'intérieur. La loi Evin semble inconnue à l'intérieur au bar... !

Nous repartons vers 13 h 40 et allons voir le vieux village de Maubec, sans s'arrêter, juste pour voir l'ensemble, puis, nous allons à Oppède-le-Vieux.

Parking à 14 h 10 au pied du village, 3 euros pour 1 jour.

Nous montons à pied jusqu'à la place centrale du village. WC publics au droit de la place (en fait sous la place). Quelques restaurants. L'endroit est très beau, certaines maisons sont restaurées, d'autres pas. Nous montons voir le château (privé), sa chapelle (fermée) et ensuite l'église en cours de restauration. Intérieur et clocher très beaux, vue magnifique, talons aiguilles fortement déconseillés ici aussi...

Nous redescendons à la voiture et partons vers 15 h 50.

17 h 10, retour au camping.

Repos au soleil, délicieux...

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, petit café au Sporting à Vaison = 3 euros, en fait 2.80 euros, mais le garçon « oublie » de rapporter la monnaie, peut-être même oublie-t-il de tiper car aucun ticket fourni... peu importe, mais comportement bizarre...

Retour au camping vers 20 h 15.

24e jour : lundi 17 octobre 2011

Départ 8 h.

2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort = 4 euros.

Nous allons à Crestet prendre la route pour Entrechaux et Buis-les-Baronies.

Parking gratuit à Buis-les-Baronies devant l'office du tourisme vers 9 h. WC publics sur la place devant l'office du tourisme. Il fait 8 degrés...

Petit tour en ville, magnifique place à arcades du XVe siècle (marché sous les arcades le mercredi et le samedi). Un très joli hôtel 2 étoiles, hôtel le Lion d'Or les Arcades, dans un bâtiment ancien de la place, à prix très corrects.

Puis, nous allons voir l'église, le cloître d'un ancien couvent des Dominicains converti en centre d'accueil Escapade (la même société que celui de Vaison la Romaine, voir http://www.escapade-vacances.com/fr/. Très bel endroit pour un centre d'accueil, évidemment plus joli que celui de Vaison. Nous allons voir le reste des remparts et une tour.

Nous repartons vers 9 h 45.

Nous passons par Vercoiran, Saint-Auban, Aulan (magnifique château), les gorges du Toulourenc, magnifiques paysages d'automne, et arrivons à Montbrun-les-Bains vers 10 h 30. Arrêt au bas du village et nous montons à pied. Ravissant beffroi (avec WC publics dissimulés à côté derrière une porte de bois), adorable rue étroite, là aussi il vaut mieux éviter les talons aiguille..., et montons voir l'église, ouverte (une fresque du XVIe siècle), belles maisons, ruines du château visibles de l'église sans y monter, vues magnifiques.

A 12 h, nous mangeons à l'hôtel des Voyageurs. Très beau restaurant, tables pas trop serrées, très calme, serviettes en tissu, personnel charmant, menu du jour entrée/plat/dessert à 12 euros. 2 salades endive/fromage/noix, 2 poulet curry avec riz, dessert à choix sur la carte, 1 tarte au sucre et sirop d'érable, 2 boules fruit passion, 1 coca, 1/4 vin, 2 cafés = 33 euros. Excellent rapport qualité/prix.

A 13 h, nous repartons, non sans avoir été voir au passage le centre thermal au bas du village en voiture, le bâtiment paraît assez neuf.

Nous passons par Sault et revenons sur Carpentras par la route principale, pas par les gorges de la Nesque.

Vers 14 h 30, arrêt au Leclerc. Achat de bricoles = 14.15 euros et plein esssence E10 à 1.415 euro le litre = 40.20 euros.

Nous allons ensuite voir le village de Velleron.

Parking à l'entrée, au dessous d'un château.

Petit tour à pied, 2 châteaux face à face, l'un est devenu l'hôtel-de-ville, l'autre la bibliothèque, puis passage à l'église (fermée), quelques jolies maisons, le centre ancien a une surface assez restreinte.

2 cocas light au café au dessous de l'église = 6 euros.

Nous repartons vers 15 h 45 et arrivons au camping à 17 h 10.

Repos au soleil, délicieux...

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.

Retour au camping vers 20 h.

25e jour : mardi 18 octobre 2011

Départ 8 h.

2 cafés, 2 croissants au Hameau de Serres = 4.60 euros. Lecture du journal, départ 9 h.

9 h 30, parking gratuit à Orange, à côté de l'Arc de Triomphe.

Nous allons en ville à pied, arrêt dans le magasin La Ruche vu lors de notre dernière visite et, près du théâtre, dans le magasin de la Croix-Rouge (ouvert mardi, jeudi et vendredi matin). Il fait 14 degrés.

Retour à la voiture, départ à 11 h 10.

Nous passons par Mornas, sans nous arrêter car nous connaissons.

11 h 35, nous nous garons gratuitement à Bollène, boulevard Gambetta.

Traversée du centre ville à pied par la rue de la Paix, arrêt rapide au magasin du Secours Catholique... qui ferme à 12 h pile...

Encore quelques rues et église fermée...

A 12 h 30, repas à la Brasserie de Paris. Plat du jour à 7 euros. 1 plat du jour, escalope de dinde roulée avec jambon-mozarella à l'intérieur, riz et velouté de courgettes, original et pas mauvais du tout. 1 magret de canard, 1 coca light, 1/4 vin, 1 tarte normande aux pommes avec boule de glace vanille, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 34 euros.

Cette ville ne me plaît toujours pas, ça n'a pas beaucoup changé depuis au moins 10 ans...

Nous rentrons via Uchaud. Avant Uchaud, petit détour de 2 km env. sur la gauche pour voir une chapelle romane fléchée et fermée d'ailleurs (sans nom ?). Rien de notoire, nous revenons sur la route.

Nous nous arrêtons à Sérignan-du-Comtat, jolie église, voir la façade « très italienne » (ouverte, mais vue générale de l'intérieur, car grille après l'entrée), belles maisons alentours, la surface de la vieille ville est assez restreinte. Beaucoup de vignobles et châteaux viticoles dans la région.

Départ vers 14 h 30, nous retournons à Courthézon voir Emmaus, arrivée vers 15 h. Nous repartons à 15 h 40 et arrivons au camping à 16 h 10.

Délicieux repos au soleil.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.

Retour vers 20 h 15 au camping.

26e jour : mercredi 19 octobre 2011

Grosse averse à 4 h du matin pendant 30 min... Des cordes ! Pendant toute la journée, nous aurons un temps nuageux et de petites averses, surtout l'après-midi. 15 degrés env. dans l'après-midi.

Départ 7 h 50.

2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort à Vaison = 4 euros.

Nous passons par Buisson, Visan, Valréas pour aller à Grignan. Parking gratuit rue de l'Hôpital à 9 h 30. Nous montons à travers le village à pied en direction de la Collégiale. Très belles maisons, la Collégiale est ouverte (remarquer la loge à 15 m. de haut qui communiquait avec le château voisin). Puis, nous allons visiter le château. 4.50 euros par personne visite non commentée (sinon 5.50 euros). On peut aussi acheter différents billets groupés avec le château de Suze-la-Rousse et/ou celui de Montélimar (qui est d'ailleurs fermé jusqu'au 5 novembre). WC avant l'entrée sous le porche ainsi qu'un distributeur de boissons. Sinon WC après la caisse, dans la cour du château.

Le château est très imposant, bien meublé, beaux tableaux, belles tapisseries. On visite le 1er étage et, si l'on veut, il y a un point rencontre à heures fixes (genre 10 h, 10 h 30, 11 h, etc.) pour être accompagnés au 2e étage voir 4 autres pièces (nous le ferons à 10 h 30). Ensuite, nous faisons un petit tour du jardin. Belles vues sur les environs. On peut également ne visiter que le jardin gratuitement. Sortie du château à 11 h 15.

Nous rejoignons la voiture et partons à La Garde Adhémar. Parking gratuit à l'entrée du village vers 11 h 45. Nous montons au centre voir l'église romane, magnifique vierge du XIIe s. à gauche en entrant, l'autre statue provenant du val des Nymphes a été volée en 2006, il n'y a plus que sa photo... Belle église extérieure et intérieure, magnifiques vues sur les alentours. Une épicerie/dépôt de pain, nous achetons un pain au passage = 1.35 euro.

Vers 12 h 15, nous allons manger au restaurant « L'Absynthe » sur la place centrale, paraît-il ouvert tous les jours toute l'année, terrasse avec jeux pour enfants à disposition (c'est-à-dire trottinettes, petits vélos, tricycles, etc.). Très joli restaurant, calme, accueil agréable. Plat du jour = 13.50 euros. 2 plats du jour = côte de veau avec purée maison et carottes Vichy, 1 fondant au chocolat et 1 fondant aux marrons. 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 49.80 euros. Tout était très bon.

En sortant du village, nous allons voir la chapelle romane du Val des Nymphes, à environ 2 km. Intérieur visible à travers une grille, extérieur imposant avec des contreforts (à cause du sol instable). Devant la chapelle, un petit étang avec de minuscules poissons rouges. L'endroit est assez joli, assez bucolique, mais comme il pleut, nous ne nous éternisons pas...

Vers 14 h, départ pour Saint-Paul-Trois-Châteaux. Parking gratuit à l'extérieur de la vieille ville, devant l'Espace Médical. Nous montons voir la place centrale et surtout l'église romane, une merveille à l'extérieur comme à l'intérieur. Fresques, chapiteaux, une mosaïque du XIIe siècle dans le choeur (au sol), tout est bien mis en valeur par des lumières. De jolies maisons dans le village.

Nous partons vers 14 h 50 pour Saint-Restitut. Arrêt à l'entrée du village, nous allons voir l'église romane. Une frise extérieure sur 3 façades de la tour. L'intérieur pourrait être intéressant s'il était éclairé... Prenez une torche ! Sinon, il faudrait restaurer le porche d'entrée. Les maisons ici sont assez « rustiques »...

Nous allons ensuite voir le château de Suze-la-Rousse, avec son jeu de paume avant l'entrée. Nous nous garons gratuitement avant le jeu de paume. Très imposant château à nouveau. Nous ne voulons pas le visiter, seulement entrer et voir la cour intérieure, belle cour avec un puits sur le côté. Sur la gauche, un escalier mène à l'Université du Vin. Il y a des WC dans la cour après la caisse.

Nous repartons vers 15 h 45 et arrivons au camping à 16 h 20. Il pleut.

Repos à l'intérieur du mobilhome.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison = 2.80 euros.

Retour au camping vers 20 h, il ne pleut plus...

27e jour : jeudi 20 octobre 2011

Départ 7 h 45.

Fort mistral et grand soleil toute la journée, env. 15 degrés dans l'après-midi.

Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros.

Carpentras à 9 h

Nous passons par Cavaillon, prenons la route d'Apt et sortons pour aller visiter Lacoste.

Parking au bas du village vers 9 h 45, nous montons à pied, belle église, WC publics gratuits à côté, 1 café sur la place, nous continuons à monter jusqu'au château, ici aussi, talons aiguille à proscrire, nous finissons dans le fossé du château et ressortons devant l'entrée, 3 bronzes modernes, le château est en partie restauré, la vue de loin est plus belle que de près. De belles maisons dans le village, de belles vues sur le Ventoux et les environs. Nous redescendons par un autre chemin. 2 restaurants sur le début de la route menant à Ménerbes, dont l'un avec une terrasse panoramique.

Nous repartons vers 10 h 45 et allons à Ménerbes où nous arrivons une dizaine de minutes après. Parking gratuit à l'entrée du village, WC publics gratuits sur ce parking. Nous montons à pied, le chemin est plat (dalles semblant avoir été posées récemment), praticable avec chaussures à talon, et les rues sont relativement larges pour un village ancien, pas mal de voitures y circulent malheureusement. Nous montons à l'église, tout au bout du village, fresques assez endommagées, l'extérieur semble avoir été rénové récemment. De très belles maisons, un peu trop de boutiques à mon goût, à nouveau de belles vues, également sur une carrière (qui ne semble pas être le village de Taillades vu l'autre jour, mais il y a une lointaine ressemblance).

Vers 12 h, nous repartons pour aller manger à Robion dans le restaurant déjà testé l'autre jour Lou Luberon.

Parking gratuit devant vers 12 h 15. La loi Evin est massacrée dans la véranda du café-restaurant, dont les 3 côtés sont clos ce jour et au bar, la salle intérieure du restaurant semble épargnée... Menus du jour à 12.90 euros (entrée/plat/dessert). 2 menus = 2 vols au vent, salade, 1 fois fricassée de lapin, riz, ratatouille, 1 fois 3 saucisses (2 merguez et 1 chipolata), patates, haricots, 2 tranches napolitaines, 2 cafés = 36 euros.

Nous repartons vers 13 h 15 et allons à Caumont-sur-Durance pour voir le Jardin romain qu'on n'a pas pu voir l'autre jour... Arrivée vers 13 h 30. Parking gratuit au dessus du Jardin romain, face au cimetière. Nous redescendons sur la place du Marché à pied et nous nous installons au soleil au café en attendant l'ouverture à 14 h. 2 cafés = 2.40 euros.

Il y a un arrêt du bus no 21 allant à Avignon Poste en passant par l'aéroport devant le café, place du Marché. Un bus à 14 h, apparemment ensuite, un par heure.

Vers 14 h 15, nous allons au Jardin romain. Entrée 3.10 euros par personne. WC face à la caisse (il me semble qu'il serait difficile d'utiliser les WC sans payer l'entrée...).

On nous présente un diaporama sur le site et son historique, puis quelques objets exposés à voir dans la salle du diaporama. Dans le jardin, surtout un bassin de 65 m. de long, le plus long de toute la Gaule, sinon, une reconstitution de jardins romains tel qu'ils pouvaient être à l'époque sur la base de documents trouvés dans d'autres lieux. On ne peut pas visiter les ruines de la villa romaine proprement dite, elles sont sous les villas actuelles environnantes... Le site a été découvert il y a environ 10 ans seulement et mis en valeur.

Nous repartons à 15 h 15, passons par l'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras, ça ne va pas vite, quelques transports exceptionnels, etc. A 16 h 15, nous nous arrêtons au Super U à Malaucène pour quelques achats = 9.80 euros.

Arrivée au camping vers 16 h 30.

Petit casse-croûte dans le mobilhome...

On ne bouge plus...

28e jour : vendredi 21 octobre 2011

Départ 8 h, après 15 min. de grattage de pare-brise, il a dû faire froid cette nuit, ce matin env. 5 degrés, mais plus de vent. Dans l'après-midi, env. 15 degrés, grand soleil, pas de vent non plus, ouf !

Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.

Carpentras, essence chez Leclerc, essence E10 à 1.415 euro le litre = 40 euros.

A 9 h 30, parking gratuit près du marché.

Tour du marché et de la ville à pied. En route, 2 cafés près de la cathédrale = 3 euros.

A midi, repas à l'hôtel restaurant « Les Lavandes », menu du jour (entrée/plat/dessert) à 15 euros. 1 soupe de poisson, 1 salade mêlée, 2 gigots d'agneau avec pommes sautées, 2 tartes au citron, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 38.50 euros. Tout est très bon et semble fait maison, le personnel est charmant.

Vers 13 h 45, nous reprenons la voiture et rentrons au camping où nous arrivons à 14 h 15.

Le reste de l'après-midi sera consacré au nettoyage du mobilhome et à prendre le soleil sur sa terrasse. Malheureusement, le personnel du camping a décidé de brûler des branchages au dessus de notre mobilhome, nous serons enfumés sur la terrasse et à l'intérieur... grrr... ! Pour ceux qui ne veulent pas nettoyer eux-mêmes leur mobilhome, le nettoyage est facturé de 50 à 80 euros selon le type de mobilhome. Demain, à 9 h, nous devons rendre les clefs et récupérer notre caution versée en espèces.

En rentrant, je règle encore la taxe de séjour de 40 ct par personne et par jour (28 jours) = 22.40 euros.

Petit casse-croûte dans le mobilhome.

Vers 19 h, 2 cafés place Montfort à Vaison = 2.40 euros.

Retour au camping à 20 h 15.

29e jour : samedi 22 octobre 2011

Seulement un peu de buée sur la voiture ce matin, ouf !

Nuageux et brumeux jusqu'au repas de midi, ensuite, frais, mais grand soleil jusqu'à Genève.

Finalement, la personne vérifiant le mobilhome vient à 8 h 35. Tout est OK, je passe au bureau récupérer ma caution.

Départ 8 h 50, 2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort à Vaison = 4 euros, départ 9 h 20.

Nous passons par Buisson, Suze-la-Rousse, Bollène, Montélimar, Valence, Romans.

11 h 45, arrêt à la Cafétéria Casino près de Romans, 1 petite salade mimosa, 1 tortellini, 1 foie de veau avec riz/endives, 1 gâteau aux poires, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 bouteille Bordeaux 25 cl = 26.70 euros. Départ vers 12 h 40.

Vers 13 h 30, arrêt 20 min. pour 2 cafés au soleil à Vinay = 2.40 euros.

Nous passons par Voiron, Chambéry.

15 h 10, Aix-les-Bains

16 h 30, arrivée à Genève, nous avons fait 350 km.
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Retour de Namibie du 28 août au 19 septembre English translation pending
by Titili7 · 2011-09-28 · 54 replies
Bonjour,

Me voilà revenue de notre superbe voyage en Namibie et je souhaitais tout d'abord remercier tous les participants du forum, véritable mine d'or pour un voyage réussi.

A mon tour de donner mes conseils pour les futurs chanceux.

Les voyageurs : nous sommes un jeune couple (27 et 30 ans), déjà quelques voyages derrière nous mais pour tous les deux, il s'agit de nos premiers pas sur le continent africain. Un seul conducteur pour tout le voyage.

La durée: 21 jours sur place du 28 août au 19 septembre 2011

La voiture : Nous avions opté pour une 2X4 SUV (type Daihatsu Terios/ Nissan Qashqai) équipée camping. Le choix de la voiture 2X4 surélevée me semble un bon compromis pour un circuit standard en Namibie. Nous avions loué chez Camping Car Hire et je le recommande fortement. Nous n'avons eu aucun soucis. Voiture relativement neuve, roues en bon état, matériel de camping de bonne qualité (même si un coup de vent à Sesriem a malheureusement rendu la tente inutilisable … mais 36 heures plus tard, une nouvelle tente nous attendait à l'hotel où on logeait !) Par sécurité, nous avions pris 2 roues de secours … nous n'en avons utilisé aucune des deux et un bidon de 20 litres d'essence, qui lui fut utile lors de notre arrivée aux pompes à sec de Solitaire.

Le logement : Nous avions opté pour un mixte camping/lodge (plus ou moins 50/50). Nous avions réservé tous les logements à l'avance via internet. Seuls quelques hébergements doivent être réservés à temps (outre les célèbres Sesriem et Etosha, qui au final sont souvent vides sur place, je citerais aussi Okonjima, Opuwo Country Lodge et Londiningi qui sont régulièrement complets). L'équipement de camping (tente au sol) nous était fourni par Camping Car Hire, le tout en très bon état et complet !

Avant de commencer le récit de nos aventures. Un petit point sur l'état des routes actuellement. Les pluies de cette année ont dégradé fortement les routes, mais heureusement, la majorité d'entre elles ont déjà été réparées.La Spreetshoodge pass est désormais réouverte à tous les véhicules même si certains (courts) passages restent difficiles (mais faisables) pour une voiture basse.La C14 de Sesriem à Walvis Bay est en travaux et certaines parties sont en très mauvais état. La route est longue et à ne pas trop sous-estimer. Aucun soucis pour les routes menant de Swakopmund à Spitzkoppe D1918 et D3716. Idem pour la D1930 en direction du Brandberg et la route qui mène à TwyfelfonteinGros point négatif : la partie de la C39 entre Twyfelfontein et Palmwag. Vraiment très pénible et particulièrement difficile pour le moment avec une voiture basse. Compter 2h30-3h. Heureusement, ils sont au travail et peu après Palmwag vers le nord, la route redevient meilleure.Le reste de la C39: Palmwag- Opuwo-Epupa : très bon (en tout cas nettement meilleur que tout ce qu'on a pu entendre) et ne pose aucun soucis (y compris sur les 80 derniers kilomètres avant Epupa). Une voiture normale peut facilement rejoindre Epupa (compter un petit 3h pour faire Opuwo-Epupa)La suite (C35, C40, B1) devient goudronnée, je ne la commenterai donc pas ;-)Le circuit :

J0: Vol Bruxelles-Francfort-Johannesbourg J1: Vol Johannesbourg-Windhoek (Hotel : Pension Steiner) J2: Windhoek – Camp Gecko J3: Camp Gecko – Namib Desert Lodge J4: Namib Desert Lodge – Sesriem (NWR) J5: Sesriem – Walvis Bay (Lagoon Lodge) J6: Walvis Bay – Swakopmund (Pension Rapmund) J7: Swakopmund – Spitzkoppe (Nacobta) J8: Spitzkoppe – Brandberg (Brandberg White Lady Lodge) J9: Brandberg – Twyfelfontein (Aba Huab Campsite) J10: Twyfelfontein – Opuwo (Opuwo Country Lodge) J11: Opuwo – Epupa (Epupa Camp) J12: Epupa (Epupa Camp) J13: Epupa – Opuwo (Ohakane Guest Lodge) J14: Opuwo – Kamanjab (Kavita Lion Lodge) J15: Kamanjab (Otjitotongwe Cheetah Farm) J16: Kamanjab – Etosha (Okaukuejo) J17: Etosha (Halali) J18: Etosha (Namutoni) J19: Etosha- Otjiwarongo (C'est si bon Hotel) J20: Otjiwarongo (Okonjima) J21: Otjiwarongo – Windhoek (Londiningi) J22: Vol Windhoek-Johannesbourg-Francfort-Bruxelles

Voilà pour l'introduction.

Julie
Quinze jours dans le sud de la Floride au printemps English translation pending
by Karibou77 · 2011-09-07 · 116 replies
Bonsoir à tous !

Allez je me lance dans un petit récit de mon voyage en Floride, même s'il date un peu (Mai 2010), peut-être qu'il pourra aider les futurs voyageurs 🙂 Je précise qu'à l'époque je ne connaissais pas VF, aussi ai-je tout préparé seule avec mes petits guides touristiques, du coup y'a des ratés mais bon... c'était aussi mon premier voyage aux Etats-Unis et du coup j'ai été enchantée tout de même ! Quelques regrets mais je me dis qu'on y retournera peut-être qui sait 😉

Pour la préparation dites "pratique", je suis passée par le biais d'une agence : billets d'avion et réservation d'hôtels en fonction d'un parcours que j'avais établi. J'aime bien savoir où je vais mettre les pieds donc chaque logement était réservé à l'avance.

1er Mai 2010 - J1 MIAMI Départ de Paris Charles de Gaulle vers 10h30, vol direct pour Miami. 9h de vol avec Air France sans encombres, mis à part une mauvaise place dans l'avion nous obligeant à déranger nos voisins pour chaque pause pipi... Je suis impatiente et euphorique, c'est la première fois que je me rends aux Etats-Unis, enfin ! Pourquoi la Floride ? Parce que j'ai travaillé sur le site web d'un agent immobilier local et à force de passer du temps au milieu de toutes ces photos qui font rêver et ben... voilà 🙂

Arrivée à Miami et là commence la looooooongue attente à l'immigration ! 9h de vol + 1h30 d'attente avant d'enfin être sur le continent Américain, on en a déjà plein les pattes ! Passage à la douane rapide, les bagages nous attendent près du tapis, ils sont tous là, tout va bien. Après avoir légèrement galéré pour trouver un taxi (on était en haut... fallait aller en bas... bref des bons ploucs de touristes quoi ! 😛), nous montons dans le premier venu (d'une longue file là encore) et je crois que nous avons trouvé la voiture la plus pourrie de la ville 😕 Siège élimés, boutons de fermeture des portes arrières cassés enfin bref une première impression spéciale ! On se demande où on est tombé ! Le chauffeur, apparemment d'origine Haïtienne, nous emmène à Miami Beach (sans trop nous balader semble t-il...) tout en passant une multitude de coups de fil, voire en notant des trucs... Oui me direz-vous avec quelle main conduit-il ??? Parfois aucune 🤪 "Chériiiiiiii le téléphone au volant c'est pas interdit au states on dirait ?!" Non en effet on dirait 😉 Allez on arrive en vie devant notre hôtel : le Penguin hôtel (Ocean Drive / 14th street)

http://www.penguinhotel.com/

Ca y est on y est ! South Beach ! Il est 16h30, je suis à Miami Beach ! 😛 Mais... il fait gris 😕 Allez allez c'est pas grave, t'es à Miami quoi ! Nous déposons nos bagages, petite phase de repos... la chambre on en fait vite le tour ! Pas très grande mais bon tout à fait correcte. la salle de bain est un peu riquiqui (surtout pour les Etats-Unis mais ça je ne le verrai que plus tard). Pas question de s'endormir, on part se balader pas de temps à perdre ! Nous nous contenterons de déambuler sur Ocean Drive puis de revenir par la plage. Il fait gris certes mais la température est plus qu'agréable. Au bout de 10 minutes nous sommes dans l'ambiance et déjà nous nous faisons accoster par un jeune homme de style rasta qui commence à nous parler de Dieu 🙂 Ah oui nous y sommes vraiment là aux States ! Bon moi je comprends pas tout ce qu'il raconte et puis j'ai envie de découvrir alors je piaffe un peu d'impatience pendant que mon mari l'écoute et essaye de répondre patiemment 🙂 Tout en prêchant la bonne parole il tentait de vendre son CD de rap ! Euh no thank you ça va aller 😉 Cette brève rencontre m'a surprise sur le coup mais j'ai constaté par la suite que beaucoup d'Américains parlaient facilement aux étrangers, étonnant pour nous qui sommes beaucoup plus sauvages, mais très sympa. Nous nous arrêtons pour grignoter un truc Front Porch Café, le resto qui se trouvait à cette époque au rez-de chaussée de notre hôtel (a déménagé depuis un peu plus loin dans la même rue). Notre choix se portera sur une Key Lime Pie excellente, j'en salive encore plus d'un an après ! Ce soir là nous ne dînerons pas et serons couchés à 21h....

Un peu floue mais j'ai pas de pied 🙂

2 Mai - J2 MIAMI SOUTH BEACH J'ouvre un oeil... quelle heure est-il donc... ah 5h30 ok ! Bon ben va falloir patienter un peu avant le petit déj' hein ! Petit zapping des émissions matinales, toilette, et enfin une odeur de petit déj' qui arrive à mes narines ! On doit être au dessus des cuisines c'est pas possible ! A 8h nous pouvons enfin descendre manger. Et là je découvre le breakfast à l'Américaine, ça y est je sais pourquoi j'aime déjà ce pays ! La carte est impressionnante, on a envie de tout goûter : muffins, pancakes (géants !), même les omelettes aux patates et le bacon me tentent ! J'ignore combien de kilos j'ai pris durant ce voyage, je ne veux pas savoir ! Au programme du jour : visite du quartier Art Déco, balade sur la plage puis découverte un peu plus large du coin. Il fait beau, très beau, très chaud ! C'est bon le Canon est autour du cou, c'est parti ! Nous mettrons deux ou trois heures en marchant tranquille et avec arrêts photos (et j'en fais beaucoup !) à errer dans le quartier Art déco jusqu'à South Point Park avec retour par la plage (il est midi............ je crâme des mollets ! On pourra m'appeler Red socks tout le reste du voyage ! 😮). C'est sympa le quartier Art déco, bonne idée de l'avoir restauré, les bâtiments sont pour la plupart bien entretenus et colorés. Nous sommes Dimanche et il y pas mal de monde sur la plage, certains ont emmené la tonnelle, les fauteuils de camping, la table, la musique, les glacières... équipés quoi ! J'adore les cabanes des Lifeguards, toutes plus colorées et originales les unes que les autres (Pas vu de Pamela hein ! 😉). Dans un petit chemin le long de la plage nous croisons un flic... qui dit bonjour en souriant ! Euh on est où là ???! Jamais vu ça avant ! 😎😛 La suite de la balade nous mènera jusqu'à la marina puis Espagnola way et Lincoln road mall, un mall en plein air : magasins sur les côtés, terrasses de resto et jolies fontaines au milieu de la rue. Quelques achats et un en-cas plus tard (Chez Paul ! C'te honte quand même être aux Etats-Unis et aller grignoter chez Paul ! 😛 ) nous sommes de retour à l'hôtel. Le temps de s'équiper et direction la plage. Allongée là sur le sable je me dis "Waouh t'es à Miami Beach ma vieille !"............... mais à côté c'est Français que j'entends parler ! 😉 Pour le repas du soir nous retournons au Front Porch café, la carte nous avait fait de l'oeil dés le matin. Nous commandons un cocktail et heureusement qu'on rentrait à pieds hein ! Les quantités là bas ça rigole pas, et je crois que la dose de rhum était... Américaine ! 😎 Petite promenade sur Ocean Drive ensuite, ambiance festive. A noter que Lummus Park, qui sépare la rue et la plage, est occupé par pas mal de SDF et j'avoue avoir été légèrement mal à l'aise parfois mais nous avons remarqué une présence policière forte et visible, je ne sais pas si c'est toujours le cas mais en tous cas ce jour là ils étaient là. Bon ceci ils n'avaient pas du tout l'air agressifs les SDF. D'un côté de la rue la misère, de l'autre les boîtes et restos plein à craquer, la musique, la fête, la futilité... un vrai contraste. Une fois encore nous ne serons pas couchés très tard, le jetlag est encore présent et la journée a été longue ! Demain c'est Key West 🙂

Colony Hotel

Miami Beach









La police à la plage !



Lincoln Road Mall

Un "petit" pancake 😉
Ma petite tribu au "far west" américain English translation pending
by Missnine · 2011-07-27 · 84 replies
j'hésitais à faire part de nos 24 jours ds l'ouest américain mais les nombreux post et divers récits de voyage m'ont tellement aidée à organiser mon voyage que je me suis dit (enfin surtout mes enfants) que si ça pouvait aider je devais raconter notre périple certes très classique, mais pour une première fois, on commence par suivre les guides... et les touristes !!... donc tout d'abord je tiens à remercier tous les fidèles du forum, dont j'ai fidèlement et consciencieusement lu les posts et m'ont bien aidé à trouver mon chemin dans ce vaste continent, je ne les citerai pas tous mais le coeur y est !!! j'ai préparé ce voyage pdt 2 ans, nous devions partir en aout dernier mais un contretemps médical (mon fils Merlin a été découvert diabétique) nous a obligé à annuler le voyage à 4 jours du départ.... ce ne fut que partie remise et nous sommes partis le 30 juin... enfin !!! lyon-londres-Los angeles avec british airways (780€/ pers)voyage ss souci sauf que sur les centaines de passagers du vol le tirage au sort de la fouille est tombée sur moi, 3 douaniers pour moi et mon sac à dos pdt 25 minutes devant tout les passagers embarquant, ça a bcp fait rire mes enfants... mais c'est long !! par contre on a été surclassé en class world au premier rang ce qui veut dire de la place pour allonger ses jambes et basculer son siège..donc 25 mn de honte c'est vite passée pour avoir 12h de confort !! passage en douane sans trop de problème , sauf que ma fille fatiguée (bien sur c’était tellement plus tentant de passer 12 heures devant un écran avec Ashton Kutcher que de dormir) le ventre vide + la chaleur s'est prise de nausées juste devant le douanier (pas souriant du tout !!) elle était verte, mon mari l'a assise par terre , une gentille maman suisse dans la file d'attente m'a tendu un sac plastique "tenez ça peu servir mon fils a eu le même problème..." "-il a eu mal au coeur aussi ???" "- lui il a vomi sur l'hotesse !!" (et dire que ce métier fait parfois rêver !!) le douanier voyant qu'elle allait lui "redécorer" non seulement son comptoir mais aussi sa chemise, a accéléré son inspection, nous a rendu nos passeports et a complètement zappé mon fils !!!

arrivée 15h prise de la voiture de loc chez Dollar (via voituredelocation 970€ pour 24 jours un ford explorer qui a l'avantage d'etre un vrai 4x4) direction l'hotel saharan motor , rien à redire... on a voulu passer par Hollywood bvld complétement bouché par la première d'"horrible bosses"(sortie en france fin aout) et on appelle ça la chance du débutant toutes les stars du film ont traversé juste devant notre Ford pour aller signer des autographes: jamie foxx, jenifer Aniston, jason Bateman.... et quant on est à l'arrière et qu'on a 15 ans(et qu'on a plus du tout envie de vomir !!) c'est une TRES grand moment !!!!! après tant d’émotions, on a diner au Mel's diner et dodo !

1/07 debout 4h pour ma part (première matinée de grande solitude d'une longue, très longue série !!) 6h30 prem's au petit dej avec 8 bikers avec ts les attributs et de très bonne humeur... je suis ds le bain! aujourd'hui ce sera beverly hills et venice beach/santa monica et je peux vous dire qu'à beverly hills à 8h du matin à part les jardiniers (qui ne semblent pas connaitre la crise vu le nombre) il n'y a pas grand monde ! on a rêvé dvt les maisons de luxe, fait une photo sous le célèbre panneaux, passé à rodéo drive, bu du vrai café au starbuck (parce que George et son "what else" il ne fait pas le malin aux states !!!), puis fait qq courses au westside pavilion (pas loin de berverly hills , sur la route de santa Monica )car on a des ados de 13 et 15 ans et on n’échappe pas à Abercrombie , hollister et autre aeropostale et AEO... quel chance c'est tt au même endroit ! puis Venice beach toujours aussi haut en couleurs (au parking hors de prix) franchement la nuit je ne serais pas rassurée ! mon mari n'a pas croisé de belles blondes en roller par contre on a vu que la marijuana thérapeutique etait à 40$....et la pas thérapeutique ??? bref on s'est baigné dans le Pacifique (trop heureux et même pas froide) puis on a fait un tour à Santa monica et nous sommes rentrés... ma fille voulait des palmiers, elle en a eu!

2/07 toujours debout avec le soleil... dc nous sommes partis Downtown (sur les conseil de virginath, et bien merci!!!) comme c'etait samedi matin, on s'est pris pour Will Smith ds "je suis une légende" , tellement il n'y avait personne ! le Disney concert hall est magnifique, ce downtown donne du cachet à une ville qui franchement n'en a pas beaucoup mais mérite largement d’être explorée et possède de très belles choses qd on sort un peu du traditionnel.. on a fait le tour, ne pas oublier le Bradbury building... surtout !!!

puis retour sur hollywood bvld avec au loin les lettres Hollywood (mais loin qd même !!) les étoiles les empreintes...les enfants étaient ravis , pour nous un peu trop touristique mais il faut le faire ! ma fille a les mêmes mains que Marilyn... et moi les pieds plus petits que Dark vador..(quelle chance !) bon L.A. on aime , ou pas, moi je dis qu'il faut prendre le temps de la connaitre (c'était une seconde fois pour moi ...) et surtout ne pas négliger les distances... c'est grand... très grand.... et ça prend du temps... bien savoir ce que l'on veut voir et un bon GPS! pas le genre du notre!

puis on a pris l'autoroute l'aventure commence !!!

2h de route pour quitter enfin la ville pour du désert et 110°F.....des cabanes au milieu de nulle part, ça sent un peu la misère..... on a pris la route 66 et fait halte à 18h à Kingman à la recherche d'un hôtel (l'un des 2 que je n'avais pas réservé)et bien croyez le ou non KIngman était complet !!! après 5 hôtels on a enfin trouvé une chambre au Motel6, et même avec une piscine....à coté de la voie ferrée et de ses trains qui passent toutes les heures, même la nuit, et klaxonnent 12 fois au cas ou on ne les verrait pas avec leur 100 wagons !!! mais moi j'ai trouvé Kingman sympa.. si on est sourd... il n'y a rien, mais c'est l'ouest ! diner au Calico avec la serveuse qui nous prend pour des allemands , nous lui disons que nous sommes français, pas de problème , elle nous parle en italien !!

3/07 en route pour le grand canyon !!! passage à Hackberry (vraiment à ne pas rater) on se croirait ds un film...on a bien discuté avec le propriétaire de l'unique bar resto souvenirs, avec son stetson et son colt , qui nous a montré son trophée (serpent à sonnette) qu'il avait tué la semaine précédente ds la corvette garée devant...disons qu’après on a fait attention ou l'ont mettait les pieds ! puis arrêt à Williams :charmante bourgade en plein préparatifs du 4 juillet avec exposition de tracteurs.

puis route pr le Grand canyon et là , magnifique orage qui nous a obligé à pique niquer ds la voiture et la température est passée de 92°F à 56... dc on a sorti les pulls! comme ça ne s'arrangeait pas on est allé à voir le film IMAX (bien mais pas extraordinaire selon moi...) et achat du pass (80$) pour les parcs. à l'arrivée sur le gd Canyon la pluie avait cessé (mais toujours très nuageux, on ne reverra pas le soleil, ce ne fut que le début du "pas de coucher de soleil pour cette année !!") on a donc commencé les points de vue et à part Mather point avec ses touristes en tongs , les autres points de vue étaient déserts...pour un début on était bluffé devant une telle immensité même si avec le recul ça ne restera pas le souvenir le plus marquant, par contre on s'est dit qu'on reviendrait en compagnie du soleil et faire la north rim...

diner et nuit au Maswick (très bien pour le prix et cafeteria pratique et aux tarifs très abordables) accompagnés de biches pas farouches du tout.

4/07 7h15 on est tous à Hopi point (les chipmunks en tête) pour le lever du soleil (qui traine derrière les nuages bas) on était 6 ds la navette !! c'est vraiment très beau et le calme rend cette immensité encore plus imposante... sauf que ma fille a le vertige (son frère c'est l'inverse il faut le retenir)! on enchainera ts les points de vue, tranquilles sous le soleil sur la rim est jusqu'à Cameron (grand view point est l'un de nos préférés ). je rajouterai juste qu'on a été très étonné du peu de "sécurité" du parc à part les qq points de vue les + touristiques, le reste du parc est à l’état brut (et c'est tant mieux) mais on s’étonne presque qu'il y ai si peu de morts par an !!

en route pour Page, assez magnifique désertique et vaste, le grand canyon se poursuit, c'est une route sublime , lunaire presque; ce n'est que le début de notre émerveillement. passage à Lee's ferry paysage vraiment très impressionnant (début des "photos qui courent" sous les mushrooms, on prendra le plus gros, et des touristes allemands le petit, normal ils ne sont que 2, et on courra tous aussi vite pour retrouver la clim de la voiture !) , on en prend plein les yeux et déjà on se dit qu'on reviendra pour prendre plus le temps...... on se trempe les pieds ds le colorado, qui est le plus fier des enfants ou du père... mais elle est fraiche !! mais à l’extérieur une chaleur à peine supportable... lee's ferry est vraiment à recommander pour son calme et sa beauté... le grand ouest est bien là et nous attend !!! checking au best western Arizona inn (qui a une magnifique vue de la salle du petit dej', pas cher et une piscine à18°C !!)... que dire de Page, souvent dénigrée... petite ville fondée en 1957, lors de la construction du barrage, un oasis au milieu de nulle part, ( et alors là vraiment NULLE PART !!!).... sa Main street..et au bout, bien alignées, ses 8 églises pour 8000 hab.!! certes pas beaucoup de cachet mais une vue magnifique et tellement de belles choses autour qu'on lui a trouvé plein de charme et qu'on reviendra c'est sur ! entre arizona et Utah on est allé se baigner sur la plage de Lone Rock au milieu des indiens qui étaient venus passer le W-E de la fête nationale et nous regardaient qq peu circonspects... le lac powell est magnifique... un vrai coup de coeur pour cette région. on reviendra et on fera du bateau..promis! eau nettement plus chaude que le colorado et vue magnifique!

il faut aller voir le point de vue aussi sur le chemin du retour. diner pizza au Stromboli ( parce qu'à Page il n'y a pas affluence de resto il faut l'avouer...) avec tous les touristes de Page (et tous les lecteurs du routard), puis feux d'artifice de 30 mn digne de celui de Paris ss exagérer!!) debout sur le capot de voiture comme tout les locaux !!

5/07 THIS IS MY DAY (mon cadeau d'anniversaire d'il y a 2 ans ) !!! enfin quand je me levée (à 4h) c’était pas trop bien partie , la clim avait eu raison de moi et j'avais une énorme rhinite, puis après le retour de petit dej' j'avais fait connaissance avec un énorme (selon les locaux) scorpion en villégiature sur la moquette du couloir, qui après mes cris, ceux de ma fille, ceux de 4 femmes de chambre, de la réceptionniste, fut délogé par un ado allemand de 15ans et d'un balai !! j'avais réservé ce gd jour depuis des mois: Coyote buttes south (à défaut d'avoir eu permis pour the waves)

et white pocket , c'est grâce à tous les fidèles et accro de l'ouest que j'ai d'abord découvert virtuellement ces sites si magiques... donc j'avais décidé que ce serait mon cadeau de 40 ans...et que ma tribu n'aurait qu'à suivre !! mais pour les novices il faut un permis , pris sur le site officiel 3 mois avant et que les premiers arrivés sont les premiers servis, donc grâce à ma rapidité et mes nombreux post-it, nous furent parmi les 20élus de la journée, à défaut d'avoir été tiré au sort pour the Wave, mais aucun regret !! pour ceux qui ont un peu eu vent de mes questions sur le forum, trouver un guide ne fut pas une mince affaire, les Dobson étant en vacances et ce genre d'excursion ne semble pas être monnaie courante dans la région....en fait c'est + à la réservation que ce fut compliqué... il a fallu trouver un outfitters en premier lieu, et on a comme "pas eu de choix", ce fut Kayak powell (les seuls dispo et ayant l'agrément) et ce ne fut que le début de nombreux e-mail avec Kyle de kayak powell après avoir encaissé nos 650$ a sous traité avec Antelope tours qui comme son nom l'indique fait les visites de Antelope canyon... j'ai dc eu multiples échanges de mails avec Carolyn Elkis qui ne semblait pas du tout connaitre Coyote buttes mais ravie et tout à fait prête à nous y conduire.....nos échanges étaient limite risibles tellement surnaturels !!! bref sur les conseils de Kyle on a pris rendez vous à 12h pour partir visiter CBS ( et avoir une belle lumière de fin journée) et white pocket avec notre guide, un indien nommé Elroy..... après une matinée off à me moucher( j'adore la clim, et elle me le rend bien !!) et regarder "maisons à vendre" version USA le temps restait couvert... 12h15 il était là.... c'est déjà ça !!! et nous voilà partis sans clim celine Dion à fond !!!! arrivés sur la piste, Elroy nous dit que si les nuages tournent on fera demi tour.....(en fait on suivait l'orage... et moi j'étais au bord des larmes !!!) mais non , coup de chance après une heure de piste l'orage est parti ds un sens et nous ds l'autre.... je demande à Elroy s'il vient souvent ds le coin... réponse "c'est la deuxième fois..."... "ah ????" "je suis déjà venu il y a 3 ans , avec steve Dobson....." (quand on sait que c'est presuqe 2h de no man's land , pistes sans aucune indication, un très grand RIEN mais un si beau rien.....) et bien nous aussi on aurait bien aimé venir avec steve Dobson...et revenir aussi !!! mon mari était mort de rire ! bref on est arrivé je ne sais comment et sans GPS à bon port ( ah oui il n'a non seulement pas de GPS mais surement un bon sens de l'orientation) mais pas de portable non plus...!! ..... ciel couvert , moyen pour les photos mais parfait pour la température.... c’était magique, vraiment magnifique , on a tous les 4 adoré et pour nous tout seul..... on s'est baladé tous les 4, Elroy faisait des photos... et nous a perdu !!!! au bout d'une heure ils nous a retrouvés, essoufflé et inquiet, nous pas du tout ! puis on a pris la route pour White Pocket toujours avec céline et sans GPS... mais pas de souci et la le soleil a fait son apparition et ce fut grandiose pour ma part encore plus beau que CBS mais tellement différent et avec le soleil de fin de journée, je crois que c'est mon plus beau souvenir.

pour clore les émotions de la journée en prenant le sentier retour on a croisé un magnifique serpent à sonnette! mais on avait de la chance c’était un gros, s'il nous mordait on mourrait pas tout de suite...on aurait 1h ou 2 devant nous... mais à white pocket, 2 heures ce n'est pas vraiment nécessaire, on meurt quand même, on souffre juste plus longtemps !!! mon mari l'a pris en photo...pour ma part j'étais hors service !

on est rentré à la voiture...on a mangé nos sandwichs, nos pommes assis sur la barrière, les pieds bien en hauteur et nous sommes rentrés au milieu des biches et des lapins la nuit tombante, et on se demande encore comment il a retrouvé son chemin de nuit, mais à 22h on était à l'hotel morts de fatigue mais avec tellement de belles images... je crois que c’était notre jour !!!

après réflexion on s'est dit qu'il nous envoyé Elroy parce que c'etait le seul a y être déjà allé... et qu'on a essuyé les plâtres, avec succès pour notre part.... par contre le lendemain on voulait aller voir horseshoes bend mais un touriste a eu le malheureuse idée de tomber et le site fut fermé pour la journée, donc je rassure Jacqueline, on ne peut pas gagner à tous les coups ! on reviendra !! ça reste l'un des moments forts de notre voyage qui récompense toutes les heures de préparation et nous rend humble . mes 3 co-voyageurs m'ont remerciée d'une si belle journée...

voilà dc je ne conseillerai pas kayak powell( qui s'appelle Vermillions cliffs d'ailleurs et avec un beau site internet !!) pour l'instant en attendant que la machine soit rodée... ou demander à y aller avec Elroy qui visiblement a un GPS ds la tête (et aime celine Dion !!)!!! par contre la fin de journée donne de très belles lumières et couleurs si le soleil fait son apparition, en revanche si le soleil plombe on meurt de chaud en début d'après midi... donc.....

6/07 Lower antelope canyon... pourquoi celui là plutôt que l'autre ??? parce qu'il fallait faire un choix (104$ à 4 ), parce que je voulais éviter un peu la foule, parce que je pensais que ce serait plus fun... dc je ne ferais aucune comparaison ne connaissant pas l'autre, mais c'etait super!! à 8h30 on etait 12 avec notre guide très sympa (à 10h ils étaient 40...) , on est resté 1h30 ds le canyon à notre rythme c’était super fun et MAGNIFIQUE, le plus beau souvenir de ma fille qui l'a même mis en fond d'écran sur son portable , et ça c'est pas rien !!!

d'ailleurs pour l'anecdote , au bout de 5 jours elle n'avait plus de crédit MAIS du réseau de partout même ds les endroits les + reculés alors que mois même à Vegas je n'ai eu que 2h de réseau puis plus rien jusqu'à San Francisco !!!)

pour en revenir à Lower :MAGIQUE !!!une pure merveille... par contre pour faire des photos il faut un pied de préférence... je pense que c'est notre plus beau souvenir...

puis on pensait faire horseshoe bend... et bien non, un accident a contrecarré nos projets, c'est pour nous faire revenir...donc on a fait le walmart...c'est autre chose.... pas mal non plus; on a rempli la glacière, acheté des fruits tout propres et épluchés ds leur barquette... et en route pour Monument Valley, dans un décors de western, mon mari retrouvait ses 8 ans, il était au anges ! franchement on s'attendait à être un peu déçu, forcement c'est des paysages que l'on connait.... et bien pas du tout dans le top 3 de nos préférences !! on est dans le film, mais en mieux !! on a pris la piste vers 18h sous un beau soleil avec un bel orage (un de plus) en toile de fond juste pour faire de magnifiques photos... on a croisé, allez, 10 voitures (dont des français), autant dire personne... on a fait des pauses, des photos, les enfants ont décoré la voiture de leurs empreintes de mains avec la terre rouge des indiens (elle a donc fait l'attraction jusqu'à vegas, où on du changer de carrosse mais c'est une autre histoire) bref on a passé un moment extraordinaire avec une lumière de rêve...

on a fait le tour en 2h30. on a fait pleins de photos, qui "courent " (si je veux être dans le paysage moi aussi !!) ou pas; parce que je suis multitâche : j'organise, je lis les cartes, je filme, je fais les photos, tiens un journal de bord..et même écris des cartes postales....!

la piste est un peu défoncée (ça dépend de la météo du moment) par contre très faisable en allant doucement, et éviter les "bus" touristique navajo (sauf pour ceux qui voyagent en camping car bien sur...) à moins de vouloir manger du sable pendant 2 heures.. c'est un choix ...

diner pique nique ds notre bungalow du camping du goulding lodge, que j'ai trouvé charmant , ma fille moins " ils savent qu'on n' a pas la taille des Barbie??" dixit... car vraiment petit, mais ça nous a fait rire, le cadre est super! encore une journée de rêve...

7/07 encore une nuit qui se termine à 4h pour moi... chic je vais aller voir le lever du soleil... et bien non... je vais attendre l'ouverture de la superette à 7h avec les scouts qui attendent pour prendre une douche (et bien nous on loge ds 7 m2 mais on a une douche !!) j’achète de quoi déjeuner et et je profite du calme, des écureuils, du soleil qui sort des nuages et des français qui rangent leur camping car... et je ne dirais qu'une chose (et je m'inclus) le français est bruyant !! j'admire ceux qui rangent leur tente et tt ce qui avec, en me disant "non décidément le camping n'est pas fait pour moi !!"

ce matin c'est Gooseneck , très beau mais sans soleil au départ, couleurs écrasées ce n'était sans doute pas le meilleur moment pour le faire) puis Valley of the gods (mais là sous le soleil!)avec multiples arrêts, photos de la route qui part de Monument valley , la lumière n'est pas la meilleure mais c'est sublime qd meme !!

et pour ceux qui hésitent.... n'hésitez plus: c'est à faire !!!! on a croisé une seule voiture, le soleil a fait son apparition, c'est super beau rien à rajouter sauf que pour nous ce fut un gd moment , enfin surtout pour mon fils car son père lui a laissé le volant sur toute la piste !!! est ce qu'il y a un mot plus fort que FIER ???? les filles à l'arrière on s'est assises sur les portières et profité à fond du paysage !!



puis remontée par Mokey dugway, trop géniale cette route, splendide (euh mon mari avait repris le volant.... au cas ou) on a pris la 261 ds un changement de décors avec enfin des arbres, mais toujours personne sur la route pourtant très belle.. dejeuner à Blanding ou Elijah nous a servi , ma fille était hypnotisée tellement il était beau avec ses yeux bleu et son sourire ultrabright, on a discuté d’où on venait quel était notre parcours et là, il nous a demandé si le grand canyon c’était beau??? il aimerait bien y aller.....??? et là mes enfants m'ont dit "mais on n'a pas de grand canyon en France???" - "mais non mon chéri il parle bien du grand canyon en Arizona celui qui est à250miles..." Elijah n'avait jamais quitté l'Utah.... ça remet certaines choses en place ce genre de conversation... puis re-route... vers Moab.

MOAB Jolie petite ville de l'ouest ou il fait bon vivre (un peu sportifs soixante-huitards..) entouré de belles montagnes bien rouges... on posera nos valises pour 3 jours au sleep inn , un peu excentré mais sympa avec une piscine à 35° toujours vide à nos heures de baignade, on fera une lessive...... et comme on n'est pas fatigués et qu'on a pas quitté la voiture, on va aller s'oxygéner et donc on repart à l'assaut de Delicate Arch ou j'ai cru voir ma dernière heure lors de l'ascension en plein soleil...... il faut l'avouer je suis une fille pas trop sportive, mais quand même, mais elle est raide...super raide !! une bonne pente sur une roche bien lisse et pas un brin d'ombre j'ai cru mourir, mon mari a même ralenti sa cadence histoire que je me sente moins seule, quand à mon fils il est arrivé 1h avant moi !! mais j'ai ressuscité en la voyant ! l'emblème de l'Utah !

pour ma part, elle est magnifique, c'est la plus belle du parc (mon mari a préféré landscape Arch) suspendue au milieu de nulle part, majestueuse... on est arrivé à 18h on était une bonne 20aine pas plus, on a fait des photos avec un beau soleil , admiré jusqu'à 19h30.. les nuages sont apparus (je le savais qu'on aurait pas de coucher de soleil... c'est juste une question d'habitude !!) on est donc redescendu en croisant 150 personnes cramoisies (dont en tong est sans eau, alors que nous on a bu 3 litres) venant admirer le coucher de soleil qu'ils ne verraient pas !! pour l'anecdote on a encore croisé des français qui m'ont encore fait honte en ne voulant pas que leur fils aille se mettre sous l'Arche pour faire une photos ...de peur qu'elle ne s'effondre !!! j'ai demandé à mon mari si on était aussi cons et qu'on s'en rendait pas compte?? il m'a répondu "t'inquiète c'est pas spécifique aux français seulement les autres on les comprends pas !!!" ouf rassurés !!! dc nous on est allé sous l'arch en parlant bien fort et on a fait 15 photos ds toutes les positions, le ridicule on connait pas !!!! elle reste un moment fort de mon voyage, même si j'ai préféré le parc de Canyonlands à celui d'Arches

, la suite si ça vous intéresse est pour plus tard !! mon linge fait la queue devant le sèche linge dc mon devoir 'd'organisatrice avant- pendant -après voyage m'attend !!

virginie au pays des lessives !
Sept jours à Venise et en Vénétie English translation pending
by Cbodeau · 2011-06-02 · 28 replies
Bonjour,

Je viens à la pêche aux conseils pour mon petit voyage du 16 au 23juin...

En effet, nous atterrirons le matin à l'aéroport Marco Polo. Je pense y louer une voiture pour les 4 premiers jours (du 16 matin -> 19 soir).

Pour ces premiers jours, les villes de la Vénétie et le Lac de Garde retiennent mon attention. Vérone (1journée nécessaire je suppose), mais aussi Vicenza, Padoue, ... d'autres? J'ai beaucoup entendu parler du Lac de Garde, toujours en bien... Nous serions plutôt intéressés par un joli parcours autour du Lac ainsi que la visite de quelques villes/villages autour (Sirmione...) au lieu d'activités nautiques.

Retour le 19 soir de la voiture de location a l'aéroport pour ensuite se rendre a Venise (plutôt par Bus que par bateau la traversée me semble longue). Il nous restera alors 3 jours complets a Venise. Nous logerons dans le Cannareggio. Est-ce suffisant? Pourrons-nous "tout" voir?

Autant cela semble simple pour Venise (guide "Voir" et "National Géographic" en poche, nous aurons suffisamment de détails), autant le programme et le temps a consacrer au premiers endroits paraît flou. Je pensais opter pour une Vérone Card et une Venice Card pour les différentes visites...

D'avance merci pour vos avis éclairés :-)

Christophe
Concours photo du mois de juin 2011. Thème "La bouffe à travers le monde" English translation pending
by Ragamuffin · 2011-05-31 · 265 replies
Le thème du mois est : la bouffe à travers le monde

De l'entrée en passant par le plat principal et jusqu'au dessert. Le tout boisson comprise. De l'étal de nourriture prête à la consommation (cela exclut donc les étals de marché car sinon on peut s'attendre à des photos de vaches paissant dans un pré sous un ciel menaçant 🤪) à la consommation elle-même. Sont exclues du concours les photos de chien se faisant étripé au fond d'une cuisine de restaurant chinois et bien sûr ... les concombres. Quelques exemples (hors concours) en photos attachées ci-dessous.

- 3 photos maximum par personne à poster jusqu'au 24 Juin minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil des images du concours, merci de poster 1 seule image par post et de lui donner un numéro d'ordre (photo 1, photo 2 et photo 3) - On vote du 25 au 29 Juin. - On vote pour 3 photos. La première reçoit 3 points; la seconde, 2 points et la troisième, 1 point. - La photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus de points. - Tout le monde peut voter, participant ou non, avec indication du nom de l'auteur et du numéro d'ordre de la photo. Un petit commentaire pour expliciter le vote est le bienvenu. - Proclamation des résultats le 30 Juin. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de Juillet. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.

Bonne participation et bonne chance à toutes et tous

Afin de ne pas encombrer ce topic de palabres et autres discussions vous avez l'espace voisin suivant pour vous exprimer : Discussion autour du thème du concours du mois de Juin 2011 "Bouffe"
Orly devra adapter ses Halls 3 et 4 du terminal Ouest à l'A380 English translation pending
by Yoyo744 · 2011-05-10 · 52 replies
En 2014, Air Austral via sa filiale low-cost devrait mettre en ligne ses deux A380 vers La Réunion auquel pourrait se rajouter deux autres appareils vers les Antilles. Mais il y a fort à parier qu'Air France ne restera pas les bras croisés. En effet si la compagnie française riposte à la compagnie réunionnaise en commandant 4 très gros porteurs spécialement aménagés pour la desserte de La Réunion et des Antilles, Orly Ouest (d'où partent actuellement les vols d'AF vers les DOM) va devoir adapter ses Halls 3 et 4 au très gros porteur européen. Le projet de reconfiguration des Halls 3 et 4 visera à rendre Orly Ouest polyvalent et flexible au regard des évolutions possibles du mix de trafic Schengen et international. Le projet consistera àopérer un regroupement des 2 halls et augmenter le dimensionnement et la qualité des espaces créés, regrouper et optimiser les ressources (PIF, contrôles transfrontières, livraison bagages), augmenter l’offre commerciale et les services offerts.Sur ce graphique (voir images attachées), on voit la présence de 3 triples-passerelles adaptées pour recevoir l'A380. Les études de faisabilité sont en cours pour une mise en service fin 2015.
Fermeture des parcs nationaux américains! English translation pending
by FredCagou · 2011-04-08 · 250 replies
Salut à tous,

Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça :
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴‍☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Obsessions observées dans le forum "Amérique du Nord" English translation pending
by Aquilegia · 2011-03-20 · 93 replies
Après avoir participé pendant quelques années dans ce forum, je suis parfois étonné par quelques questions et sujets qu'on voit très ouvent ici. Typiquement, c'est un post d'un européen et non pas d'un québecois. Donc je crois que c'est une différence culturelle entre l'Europe et L'Amérique du Nord. Par exemple, je ne comprends pas du tout l'obsession avec les couchers de soleil. On en parle très souvent ici. Pareil pour la Route 66 (qui n'existe plus!). Et puis il y a la messe gospel. A mon avis, ce n'est pas du tout une activité touristique.

Il y a aussi l'obsession avec le sales tax qu'il faut payer dans la plupart des états. Et aussi des questions comme "Quand est la période des soldes aux USA?".

Bien sûr, je sais bien qu'un européen probablement trouverait des questions des touristes américains surprenantes aussi.
Pays en voie de "sous-développement" ou pas? English translation pending
by Cleastre · 2011-03-02 · 313 replies
Bonjour,

Il y a seulement quelques années en arrière, certains pays comme la France pouvaient se prévaloir d'avoir nombre de longueurs d'avance en matière de développements technologiques, évolutions sociales, droits de l'homme, recherches scientifiques, techniques commerciales etc...

Pour cette raison et durant des décennies, on parlait tous de "Pays en voie de développement" en peu comme en opposition à d'autres pays occidentaux et asiatiques réputés "en avance" sur nombre de ces thèmes, alors qu'à l'inverse de la Chine (devenue 3eme puissance mondiale non seulement pour être devenue la zone industrielle de la planète mais qui en plus s'est lancée dans les créations et inventions propres à elle), d'autres en revanche nous semblent en perte de vitesse ce qui reviendrait à dire par comparaison, "Pays en voie de sous-développement"...

Partagez-vous cette impression lors de vos voyages en Europe et ailleurs, et pourquoi ???
Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
by Mamina64 · 2010-10-28 · 8 replies
Début du Carnet de Voyage Partie 1

Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)

Le 22 novembre 2009 Pau - Paris

Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !

Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !

Lundi 23 Novembre - dans l'avion

Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !



Mardi 24 Novembre Phnom Penh

Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !

Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…

Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…



Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.

Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.

Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.

La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…



Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.

Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!

Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !



Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !



Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…

Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.





C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!

Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…



Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir

Mercredi 25 Novembre Battambang

Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !

Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!

Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !



Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !

Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.



Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.



A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.



Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !

Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.

Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!



Jeudi 26 Novembre Battambang

Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.

Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !

Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!

Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.





Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?

Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…



Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de v��lo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…



Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !

Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant

Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)

Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».

L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)

Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.

Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…



Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.

Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…



Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…



Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…

Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.

Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…



La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !

Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.

Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !

A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !

Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…



Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !





Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !

Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap

Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!

Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !



D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.





Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)



Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».



Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…

le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !



Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !

Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !

Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos

Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.

Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !

Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.



Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…

Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…



Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !

En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.

Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….





Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.



A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…





Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.



Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.

Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !





Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!

En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !

Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!

Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode

Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !



Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !

A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.



Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…



Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....

Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.

Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !

Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !







Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !



Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !

Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !

Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.

Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !



Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année. Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire ! Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons. Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ? Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps ! Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien ! Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes… Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout ! Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit… Nous vivons un moment unique, exceptionnel… Bouddha veille sur nous !

Mardi l ier Décembre Siem Reap

La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !

Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.

Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.



Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.



Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.

Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.

La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…



Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…

Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !









Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !

Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !

Hop ! Au lit !
Hôtel Club Olympien Sauipe Fun 4* à Salvador de Bahia English translation pending
by Familyreve · 2010-09-20 · 101 replies
Bonjour, Je suis à la recherche d'une destination pour janvier 2011 ; j'ai trouvé un séjour intéressant au BRESIL, mais je voudrais savoir si quelqu'un connait cet hotel : Club Olympien Sauipe Fun 4* à Salvador De Bahia. Je crains qu'il ne soit trop isolé ou loin des choses à voir ; bref, cet hotel est-il bien situé géographiquement ? Est-il facile de se déplacer par nos propres moyens (location de voiture, chauffeur avec voiture, transports locaux...)

Combien de temps faut-il pour se rendre à SALVADOR depuis cet hotel ?

J'ai peur qu'on ne s'ennuie dans un club si beau soit-il.

Merci de vos infos qui pourraient m'aider à prendre une décision ! 🙂

ML
Les kangourous n'ont toujours pas d'arête! (Australie) English translation pending
by Ferdex · 2010-08-28 · 4 replies
Les Kangourous n’ont toujours pas d'arête ! Et inversement ! 2008/2009 Escapade australienne.

Allusion a une célèbre émission d’Europe N*1 avec le regretté Francis BLANCHE et Cichignou, Les kangourous n'ont pas d'arête ;

Bonjour !

Comme vous en avez pris l’habitude les années passées, je vous ai mitonné un petit texte avec quelques anecdotes pour vous narrer l’escapade que je viens d’effectuer en Australie, où mon fiston, unique et préféré, passe un an à bosser et à améliorer son anglais afin de pouvoir continuer à voyager. Et ça marche ! Il a chopé le virus des voyages ! Et il est moins grave que celui de la castapiane !Et bien plus enrichissant ! Les photos sont visibles sur PICASAWEB à l’adresse suivante :
http://picasaweb.google.com/home?tab=mq ou http://picasaweb.google.com/ferdex01 Je sais que certains d’entre vous attendent mes textes avec impatience, que d’autres les parcourent en diagonale, d’autres enfin : ‘’Corbeille’’.Ma fierté : Grâce à mes textes, quelques uns (3 au moins) en ont attrapé l’envie de voyager et ont largué les amarres. Si vous me passez un petit mot pour me dire ce que vous en pensez . . . bienvenue !Je peux vous garantir que ça me fera plaisir.Comme ce texte comporte environ 35 pages, je vous conseille de l’imprimer (à votre boulot, par exemple, ce qui vous en facilitera la lecture. .oO0Oo.

Donc petit trip à Kangourouland où mon fils travaille comme un chien, des 10 ou 15 heures part jour (ou par nuit) à nettoyer des bureaux, couper des herbes ou à cueillir des fruits sous un soleil de 40 °C, à l’ombre et comme il y a peu d’ombre. . .

Un petit voyage en train de seconde classe de Ban Krut à Hat Yai au sud de la Thaïlande. Pas de couchettes, mais comme il y a de la place pour caser mes longues jambes et les étendre, je peux un peu dormir. Le reste de la journée à Hat Yai : Hat Yai, est la ville où les musulmans de Malaisie viennent s’encanailler avec les belles Pam Pam girls Thaïes Et départ en Bus pour Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie. Ici, les bus sont spacieux et je fais de bonnes siestes, mais nous mettons 10 heures au lieu des 7 heures annoncées. Ô ! Temps suspend ton vol, dit-on en Asie, et même ton voyage en bus. « Comme ça tu peux dormir plus longtemps ! - Ben voyons ! » Encore une nuit dans le placard d’une des guest houses en face de la gare routière de Kuala Lumpur sur Jalan Pudu. Et le lendemain, trip en Bus jusqu'à Singapour. Et rebelote, retard de 2 heures. J’ai hâte de revoir ce fiston qui en met un coup pour améliorer grandement son anglais . (Conversations à bâtons pas toujours très rompus, d’ailleurs, avec des Taïwanaises, des Japonaises, des coréennes, des Allemandes, des Néerlandaises, des Thaïlandaises, des Italiennes, des Indonésiennes, des Philippines, des Estoniennes, des ETCeteriiennes. Et même d’autres Françaises !). Au lycée, il avait le choix entre pétard et radiateur d’une part et autres matières d’autre part. Il avait choisi la première option. Maintenant il a l’intelligence de rattraper les devoirs en retard.

Par contre les espaces entre les sièges de l’avion de la Low Cost compagnie Jet Star Airways, ont été dessinés pour des Pygmées et je ne peux y caser jambes et mes panards dépassent dans l’allée. Les hôtesses, heureusement compréhensives et souriantes, mais aussi les passagers prostatiques ou systiqueuses, me les écrasent royalement.L’AUSTRALIE. LA NOURRITURE AUSTRALEMENT(ARRIVEE A DARWIN INTERNATIONAL AIRPORT.)

Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !

Ca y est ! J'entends déjà les "Anorexiques", les "Slim-addicts" Les maigrichons de tout poils, récriminer âprement : « Encore un chapitre sur la grounche. Il va encore nous bassiner avec ses considérations gastronomiques et ses recettes de cuisine. » Que nenni ! C'est un autre aspect de la bouffe que je vais évoquer ici. Ou plutôt de la parano à propos de la bouffe.

Déjà le formulaire à remplir dans l'avion m'avait mis la puce à l'oreille. Mais la litanie des immenses pancartes tout au long du chemin balisé pour sortir de l'avion et aller hors de la zone de transit était très explicite. "Pas un gramme de bouffe étrangère ne mettra le pied sur le territoire australien"

J'avais dans mon sac quelques friandises données par des amies Ban Krutieres pour non Dominique unique et préféré, très aimé aussi dans ce petit village du Golfe du Siam. Des fines lanières de poisson séché, délicieuses avec une p'tite bière; des crevettes séchées pour faire de succulentes soupes; de la pâte de foie de poisson (?) pour faire je ne sais trop quoi et une mandarine, tellement bonnes en Thaïlande

Et le la rage au ventre, à contre cœur, à contre courant, à contre emploi, et à contre esprit et je me suis exécuté et j’ai viré les friandises, dans une immense poubelle en inox, qui en plus me narguait. Mes parents, pas très riches, et ayant connus les affres de l'avant guerre et les restrictions de la guerre et de l'après guerre, (âpre guerre, aussi d’ailleurs : là je réponds au correcteur d’orthographe, vexé parce que je n’avais pas mis d’accent grave à ‘’après’’) m'avaient appris que la nourriture était quelque chose d'important, à ne pas gaspiller : "Finit ton assiette ! Pense aux petits nègres (On disait nègres en ce temps là et dans notre bouche, cela n'avait rien de péjoratif) qui n'ont rien à manger (Déjà ! Et soixante ans après, c’est toujours d’actualité, malheureusement) : On ne jette pas le pain ! Ne mange pas ton caviar à la louche, à la petite cuiller c'est aussi bon et ça dure plus longtemps ! Etc. !" Et ces injonctions, bien entendu, sont toujours gravées dans mon esprit. Je passe devant la meute des policiers spécialisés, au flair d'enfer, et aux "X-rays" implacables, qui reniflent la malheureuse mandarine solitaire que j'avais complètement délaissée dans le fond de mon petit sac ! Le plus costaud vient me sermonner et me menacer de peines toutes plus dures les unes que les autres que je suis susceptible d'encourir : Roué en place de grève (Ah ! Non ! Y’a pas de grève, ici, je m’en rendrai compte bientôt) enfermé au pain de mie local sec et à l'eau, empalé sur une termitière, électrocuté sur un transat électrique, gazé au gaz ''chili sauce'' (Ils n'ont pas de gaz moutarde ici), boxé par un kangourou, etc. Heureusement, il a un accent à couper à la scie circulaire et je n'entrave pas le moindre mot ! Sinon je ne te raconte pas la trouille que j'aurais eue. Je fais profil bas et des "sorry !" à n'en plus finir. La mandarine incriminée va rejoindre les autres marchandises au fond de la poubelle en inox qui là, heureusement le nargue, lui l" " Et à part ca, la bouffe australienne, ca donne quoi ? - Restons polis ! - C'est à dire ? - J'ai du percer un trou de plus à ma ceinture . . . - T’as grossi ? - GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! ! ! - O.K. Compris !" Ben oui ! Pour des prix raisonnables : des sandwichs, des hqmburgers, des chickenburgers, des fishburgers, des crocoburgers, des kangarooburgers, des chaispasquoiburgers, des ETCburgers, des spaghettis à la sauce Uhu (Vous savez la colle qui n’a même plus le mérite d’avoir l’odeur d’amandes, comme celle , en pots, dont on se délectait lorsqu’on était petits écoliers, après avoir lu.) . . . J’en passe et des pires ;

Mais ils sont tellement paranos à propos de la bouffe, qu’il est même interdit de passer les frontières entre les régions avec de la nourriture, surtout avec des fruits. Tu as intérêt de finir ton sandwich avant la douane sinon : Bastonnade !

Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !

LE VISA WORKING HOLIDAY

Hou! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !

Déjà ‘’Working’’ et ‘’Holiday’’, pour moi, ça ne va pas très bien ensemble. J’ai du mal. J'avais déjà eu une conversation fort animée avec la tenancière chambérienne de l'association sportive et touristique ''Tourisme et Travail'', fortement CGTisée, qui annonçait à peu près la même chose. Mais comme elle manquait d'humour, je n'avais pas insisté. L'Australie a renouvelé le concept, malin, tout à son avantage. L'exploitation des travailleurs a encore de beaux jours devant elle. Rien à voir cependant avec l’esclavage de mes amis birmans exiles plus ou moins clandestinement en Thaïlande ; Mais . . . Je vais vous résumer l'affaire : bon bizness pour le pays et les employeurs, des fermiers le plus souvent, dont l’immensité des terrains réduit les fermes des céréaliers de la Beauce à des jardins de banlieue. Ils sèment en hélicoptère et désinsectisent en avion. Mais faut des larbins pour cueillir les fruits. Ils avaient essayé de dresser les kangourous, mais ça n’a pas marché : pas folles les bêtes ! Le gouvernement australien, a donc passé des accords avec certains pays, la France en particulier, dont les ressortissants de moins de 31 ans, peuvent obtenir un visa '' Working Holiday''. Munis de ce sésame, ils peuvent venir dans le pays pour y travailler - principalement dans les fermes - et y voyager - surtout pour changer de fermes. C'est sensé être bien payé, surtout parce que les ‘’workers’’ en question effectuent des journées de 10 ou 12 heures. Mon fiston qui trempe dans la combine, mais du mauvais côté, a même durant 2 mois fait du '' night cleaning'' de bureaux pendant parfois 15 heures par nuit, avec la responsabilité (et donc les risques) d'une voiture à conduire. C’était pour la bonne cause. Avec le pécule amassé, il a pu payer deux mois de cours d’anglais intensif à un prix exorbitant, certes, mais d’une efficacité implacable. Lorsque ces ''workers'' ont empoché leur salaire hebdo, minoré des impôts y afférant, soit 13%, ils doivent encore payer leur hébergement - même s'ils sont logés par le fermier - et leur nourriture - même s'ils sont nourris par l'employeur. La plupart du temps ils engraissent le patron d'un ‘’Backpacker Hostel’’.

Il leur reste 6 ou 7 Euro - Parait qu’on ne mets pas de S à Euro, même au pluriel, mais la règle n’existait pas à mon époque - par heure, moins le lit et l'assiette, donc. Belle évolution sociale. Les boulots sont des plus plaisants : arrachage d'herbes, cueillette de pastèques dans des lessiveuses de plus de 20 kg à trimballer, taille des arbres, élagage, cueillettes de mangues à la peau allergisante à cause des insecticides et autres fongicides (bon appétit !), mines d'opale, mines de diamants, mines de crayons, nettoyage de coquilles d’huitres perlières, etc. Et tout ça sous un soleil de plomb. Le top serait nettoyage d’huitres perlières avec séjour de 15 jours en mer. Là, Dominique a trouvé un boulot peinard, enfin . . . Pendant 10 à 12 heures par jour il s'hypnotise à trier des mangues : Bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, pas bonne, bonne ! Ou à gerber sur des palettes des cartons de 10 kilos de fruits. Vive le progrès social.

Souvent pour calmer leurs nerfs malmenés par 12 heures de cueillette de pastèques ou de mangues allergisantes ou le tri fastidieux et hypnotique de celles-ci, ils ingurgitent, après leur journée, force bières, bourbons, rhums ou whiskies à des prix prohibitifs. Un des moyens pour l'Australie de récupérer l'argent engagé par les fermiers. Un autre moyen est la visite du pays avec des transports, des malbouffes et des hébergements plutôt chers. Le troisième, est les cours d’anglais. Nombreux en effet sont ceux qui viennent ici pour apprendre ou améliorer leur anglais. Bon plan, donc pour l'Australie et ses fermiers.

Certains de ces jeunes essaient quand même de gagner le plus d'argent possible et envisagent de voyager ou de monter des bizness avec les pécules amassés ou ce qu’il en reste. Le rêve capitaliste de la grande fortune est toujours présent et donc pas toujours américain. Mais sur des milliers de ces doux ‘’workers’’ rêveurs, et dans le monde de requins du bizness, à peine 1 pour 10 000 pourra espérer toucher le jackpot. Et comme ils n'ont apparemment pas d'Olivier BESANCENOT et autres syndicalistes pour prendre leur défense, les esclavagistes modernes ont encore de beaux jours devant eux.

Dominique, ton grand père paternel, anarcho-syndicaliste ardent, qui a fait les grèves de 1936 qui ont apporté beaucoup d’acquis sociaux et de 1953 à la poste, se retourne dans sa tombe.

Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !

LES BACK PACKERS HOSTELS.

Hou! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !

Les ''Working Holiday Workers'' qui ne sont pas logés par leurs fermiers, se retrouvent dans des ‘’Backpackers Hostels’’. Dortoirs de 4 à 20 lits selon l'établissement. Entre 22 et 25$ la nuit avec réduction pur une semaine. 2 $ ausrtaliens valent environ 1 euro, à un poil de cul près. En début de saison, comme au moment où je suis arrivé, le sujet de discussion exclusif est le boulot : « Vais-je en trouver ? - Payé combien ? - Sera-t-il moins dur que le dernier ? - T’as pas un plan ? - Y aura-t’il des nanas ? Ca, c’est une des questions cruciales de Dominique et de son pote Chico.» Je suis arrivé à Katherine au début de la cueillette des mangues dans la région. Un mec de Harvest, l’Addeco spécialisé local, passe pour employer des cueilleurs pour 3 semaines, 1 mois. Un autre mec de Harvest Staff, cette fois, le même mais en plus chef, passe ensuite pour lui aussi, embaucher des cueilleurs et des emballeurs, mais avec suite après en suivant les saisons de ‘’fruit picking’’ au fil des régions. Déjà plus intéressant pour ceux qui veulent une extension de visa, ce qui permettra de rester ou de revenir une année de plus. Mais dur ! Puis Helen passe pour son usine d'empaquetage : 4 semaines à 10 ou 12 heures par jour. Avec peut-être suite pour l’élagage des arbres. Et peut-être une autre suite avec la cueillette des citrons. Comme l'empaquetage est moins pénible que la cueillette, les esclaves se précipitent. Surtout qu'ensuite, il y aura la taille des arbres et une nouvelle période d'empaquetage, de citrons, donc, cette fois. On compare les tarifs, les avantages, les horaires, les possibilités d'extension de visa, les perspectives. La vie est ensuite rythmée par les départs matinaux et les retours plus ou moins tardifs. Dans la journée, je suis presque seul dans l’auberge, avec ceux qui n’ont pas trouvé de boulot et ceux qui n’en veulent pas. (Ben ! Moi, tiens !)

En outre, la promiscuité n'est pas toujours facile à vivre. Là, un hurluberlu hirsute, tatoué et odorant (Bière pas fraîche mâtinée de sueur pas fraîche non plus, de pipi pas frais et de musc d’ornithorynque, des effluves de kangouroutes en rut, voire peut-être même un petit relent d’opossum) vient d’arriver dans notre chambre. A peine son baluchon posé sur le lit il court acheter un gros, mais alors gros pack de bière. Il en gave le mini frigo, mais n’a pas le temps de les laisser refroidir, car il les descend les unes après les autres. S’il descend le Galibier à la même vitesse, il est sur de gagner l’étape à Briançon. Il se couche tout habillé sans même prendre le temps de faire son lit. Pas besoin de somnifère. Je ne vous parle pas des conditions d’hygiène. Le matin, à peine levé il dégoupille une canette pour breakfaster. Il ne boit que le week-end m’affirme t’il. Ben, il a l’air de bien se rattraper. Il prend des douches, mais ne change pas de vêtements, donc pas d’odeurs. Il bosse 3 ou 4 heures par jour pour un salaire de misère, mais qui lui permet quand même d’acheter des bières. Son accent m’occulte quel genre de travail il fait. Comme ça ne shlingue pas assez dans la piaule, il y mange, et des crevettes, en plus.

Certains, qui n'ont pas trouvé de travail flippent. L'un d'entre eux, un peu âgé, pique des colères contre tout le monde et passe ses journées devant la télé commune à regarder son téléphone, comme une télécommande et parfois se lève dans une frénésie de changement de chaines. Un autre en profite pour picoler du soit disant vin fait avec des extraits de viande, d'œuf et de poisson (sic). J'ai goûté : C'est infâme ! Un arrière goût de merde, là aussi pas fraîche ! J’ai vite recraché, mais pas comme les goûteurs, les œnologues ou les sommeliers professionnels qui testent les grands Bourgognes Et ces gens là concurrencent nos vignerons !

Une affichette dans la cuisine indique ‘’’Free Food’’. Mais les bocaux de sucre et de café incriminés sont désespérément vides pendant la semaine et demi où je suis là. J’écris ‘’good joke’’ au feutre indélébile à côté !

Au retour les esclaves envahissent la cuisine beaucoup trop petite. Comme ils n'ont pas eu le temps de faire des courses, c'est vite réglé. Seuls les Taïwanais mijotent de bons petits plats. La plupart se contente de spaghettis en boite, à la colle rosie par de la soit disant tomate, ou des sachets de ‘’Noodle Soup’’. Vachement équilibré ! Ou de sandwichs au pain de mie insipide avec pas grand-chose entre les tranches. Pendant le peu de temps où je serai là, je vais mijoter à mon fiston des petites merveilles pour le remplumer un peu, car il ne risque pas l'obésité ni la boulimie, lui. Vous pouvez me faire confiance pour le mijotage et le remplumage.. Une jeune Taïwanaise tres sympa au demeurant, viens systématiquement gouter et commenter mes plats et envie Dominique d'avoir un père si délicieusement attentionné. Vu le genre de nourriture ingurgité par la majorité travailleuse, ces jeunes peuvent craindre des carences graves et ils risquent fort des problèmes de santé plus tard, mais la médecine aura fait des progrès d’ici là.

Il y a en outre pas mal de vols. La bouffe disparait des frigos. Faut quand même avoir faim ! Mon fils, s'est fait voler sa sacoche pendant son sommeil par un colocataire qui a disparu juste après son forfait : Passeport, fric, cartes de crédit, permis de conduire français et international. Sympa. Comme dans d'autres ‘’Backpackers’’ il s’était déjà fait gauler son appareil photo et son lecteur MP3, bénéfice net, égal moins. Et il n'est pas le seul. Une jeune Allemande se serait fait voler sa virginité, mais elle était parait-il complice. J'en ai vu un qui s'est en plus fait faucher son ordinateur portable. Content le mec ! Je suis arrive à point pour les formalités de renouvellement de son passeport, car il n'en a pas vraiment le temps avec ces horaires de dingue. Dans son malheur, il a un peu de chance, car l’ambassade française en Australie refait des passeports, contrairement à celles qui sont dans d’autres pays qui ne font que des laissez-passer valables un mois.

Un soir, je fais sécher mon short rouge sur la rambarde du balcon devant ma chambre. 1/2 heure après plus de short, alors qu’il aurait du être toujours là, mais sec. (Ben oui ! 40° à l’ombre, ça vous sèche un short en un rien de temps !) Je pousse un grand coup de gueule à l'intention des asiatiques – probablement pas coupables vu leur gabarit - qui habitent dans les chambres environnantes. Mais bon . . . Le lendemain, comme par hasard, à la première heure, le short trône sur le banc à coté de notre ‘’dorm’’.

Il faut se faire respecter dans ces usines à sommeil !

Le manager voulait nous changer de chambre pour une à 8 lits prétextant que la 210 était une chambre de filles. Dominique n'y avait vu que des mecs, dont son voleur, qui, entre parenthèses court toujours. La police locale n'est pas plus efficace que la police française pour retrouver des voleurs qui ont spolié et détroussé des petites gens. Plus efficace pour virer la bouffe des arrivants ! Ou dégager les aborigènes un peu bourrés ! J'ai tenu ferme, bien râlé, comme je saïs le faire - Ceux qui me connaissent avaient peut-être remarqué ? Il a trouvé une autre solution ! Ben voyons !

Il se noue aussi quelques histoires d’amour et quelques rêves d’histoires d’amour. Chico, notre colocataire, est victime, un soir, d’une telle espérance d’une liaison philippino-germanique dont la partie allemande est dotée d’une laiterie avantageuse( ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Teutons !) mais comme il n’y a pas eu de malentendu, ça n’a pas marché et il n’a pas concrétisé et s’est consolé avec quelques boites de bière locale.

Parfois un ‘’big possum’’, un opossum, sorte de singe local assez spécial, viens faire un tour sur les palmiers qui bordent l’auberge, mais j’ai beau me précipiter à l’appel de Chico, j’arrive trop tard pour la photo. Chico, c*est le bon pote de Dominique. Il est Australien, mais d’origine philippine. Ils bossent dans la même ‘’shed’’, partagent les repas et les désirs de ‘’nanas’’ et couchent dans le même lit, mais rassurez-vous à des étages différents ; Mon gamin, unique et préféré, n’a pas encore viré sa cuti et n’est pas adepte de cette définition de Boris VIAN : « La femme c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on n’a pas la chance d’être homosexuel » Il n’a pas cette chance ! Au contraire.

Pour le ménage, le nettoyage de la piscine (Eh oui ! Classe ! Il y a une piscine !) et les petits travaux du backpacker, le patron malin lui aussi, fait appel aux bras des workers contre une réduc sur le loyer ou même la gratuité selon la quantité des tâches effectuées.

Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi ! LES ABORIGENES Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !

" . . . Ils (les Aborigènes) sont de loin, plus heureux que les Européens. Ils s'estiment riches de tout ce qui est nécessaire à la vie et ne sont encombrés d'aucune surabondance."Capitaine COOK Cette phrase en exergue, était vraie à l’époque de ce brave capitaine, mais . . . Il a bien contribué à la rendre caduque. Quand Zachary HICKS (Sic) se réveilla, ce matin la, sur le Endavour, le navire du Capitaine COOK, qui après avoir inventé le thon en boite, faisait le tour du monde, il ne savait pas qu'en criant " Earth ! Earth ! ", il allait signer le début des emmerdements des Aborigènes australiens. Leur cauchemar avait commencé. En effet ces braves gens qui vivaient de cueillette, de pêche (Oui ! de cueillette de pêches sauvages aussi !) et de chasse, d'airs de didjeridoos et de bonnes siestes depuis 46 000 ans, depuis l'ère glacière ou ils semblent être venus d'Asie du Sud Est pour se réchauffer, ne demandant rien à personne et encore moins aux Anglais. Ils ont eu une évolution spirituelle à défaut d'être matérielle, technique (quoique) ou même physique. Leur tradition orale est encore présente et puissante. Ils ont développé une vie spirituelle (Je ne dis pas religieuse même si ça devrait être à peux près la même chose.) extrêmement riche, croyant à une forme de réincarnation et à la survivance d'un Esprit Ancestral qui après la mort retourne sur le Site Sacré, tandis que l'âme mortelle (Le corps) disparait. Tout être vivant (plante, animal et humain) est lié au plan spirituel à ce Site Sacré. D’où l’importance du respect des terres, des lieux, des Sites sacrés. Mais les colons s’en tamponnaient, eux, des Sites sacrés. La cour suprême leur a donne raison, une fois, sur la possession de leur terres d'où jurisprudence, mais les gouvernements successifs ont vite promulgué des lois rendant caduques les effets de cette jurisprudence. Belle mentalité. Maintenant, le spectacle des ces Aborigènes est désolant. Ils touchent une sorte de pension qui leur permet de survivre, en tentant d’oublier leur dignité. Ils errent dans les rues, s'agglutinant dans les rares flaques d’ombre des rares arbres. Ils sont presque tous obèses, gonflés de pain de mie cotonneux, de ‘’junk food’’, de caca-cola, de bière, de promesses, de souffrances, de manque de dignité. Beaucoup sont alcooliques ou drogués à tel point qu’à Perth, les toilettes sont équipées de poubelles spéciales pour y jeter les seringues. Les Australiens n’ont pas fait mieux que les autres colonisateurs.

Les Aborigènes pratiquent divers arts de façon magistrale : La musique et la peinture, entre autres. Côté musique, l’instrument de prédilection est le didjeridoo, une sorte de long tube de bois, en principe creusé par les termites. En y soufflant d’une certaine façon, on obtient un son grave, extrêmement riche en harmoniques : La musique qui en résulte est très originale, belle, prenante et méditative. Les peintures sur écorces (et maintenant sur toiles) sont aussi très, très belles, modernes, surtout les envolées pointillistes abstraites, pour moi, profane, en tout cas. D’ailleurs elles valent plutôt cher !

Les Aborigènes, désœuvrés, crient souvent dans la rue, dans les centres commerciaux, lorsqu’ils se rencontrent et se hèlent. Ils font comme chez eux. D’ailleurs, ils sont chez eux ! Ben oui ! Mais leurs envahisseurs ne les aiment pas beaucoup, juste à voir les regards méprisants qu’ils leur jettent. Quoi ? Vous avez dit racisme, ségrégation ?

Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !

KATERINE Petite ville, de province, plutôt chaude, pas à cause les quartiers mal famés, mais par le soleil qui tape comme un rétameur. Pas mal d’aborigènes. J’ai bien surpris la tenancière d’une petite stalle de restaurant thaï en lui parlant la langue de son pays. « Sawat dii khrap ! - Ho ! Pud passat thai dai ? - Chai. Pom pud passat thai dai nitnoï ! - Mai chai ! Pud passat thai mack mack ! » (Bonjour – Oh Vous parlez thai ? – Oui. Je parle thai un peu – Pas oui Vous parlez thai beaucoup, beaucoup !) Contente la ‘’phou yin’’ (femme)

A part Woodworth, le grand magasin local, genre Carrouf, mais surtout axé sur la bouffe, - enfin si on peut dire -, et l’air conditionné rafraîchissant, pas grand-chose à en dire ? Les boutiques spécialisées dans les boissons alcoolisées sont autorisées à en vendre à des heures fixes et au vu du passeport ou de l’ID Card du client. Le vendeur est autorisé par une licence spéciale et il risque une peine de prison, s’il ne vérifie pas le passeport, par exemple ! Et la meute de ‘’working holidays’’ workers. Et mon fiston, bien sur ! Sinon je n’aurais jamais mis les nougats dans ce bled. KATHERINE GORGES AH ! Oui ! En étant à Katherine, il est recommandé d’aller visiter ‘’Katherine Nitmiluk Gorge’’, des gorges situées sur un petit pipi local à une trentaine de kilomètres de la ville. Bon ! Ce sont des gorges. . . Celles du Verdon ont une autre gueule, quand même ! Mais si on fait la balade en bateau, très chère ou en kayak, moins chère parce qu’on risque de servir de casse croute aux crocodiles et aux alligators qui font la sieste sur les rives et sont plutôt affamés, ça occupe la journée. J’ai réussi à éviter ces deux pièges à touristes. Mais, heureusement muni d’une bouteille d’eau temporairement fraîche, je vais grimper sur la colline qui les surplombe. Beau panorama ! Les crocodiles sont bien cachés, je n’en vois aucun. Je pense redescendre par les escaliers prévus à cet effet, mais je me goure de chemin et me retrouve sur une sente qui monte le long des flancs de cette colline. Après le virage, on va arriver au sommet et surement redescendre par la droite jusqu’au bâtiment où se trouve le resto et le bureau des bateaux. Non ça sera donc après le prochain virage Que nenni ! Après la prochaine courbe, alors ? Ben non ! Comme je pense être pas très loin de la descente, je m’abstiens de faire demi-tour. Les arbres son trop riquiquis pour se mettre à l’ombre. Mon reste d’eau minérale chauffe de plus en plus et diminue au gré des rasades pourtant mesurées que je bois. Et le chemin monte toujours Le soleil tape de plus en plus, sur le coup de onze heures du matin et me fait bouillir la cafetière. Je commence à serrer les miches. Les mouches, le pire animal de l’Australie, en profitent pour me harceler. Les crocodiles sont bien moins pires. En tout cas l’agacement qu’ils provoquent dure moins longtemps. Et moi je continue de serrer les miches !

Pas âme qui vive ! A part, donc, les mouches. Mais les mouches ont-elles une âme ? Vaste question dont je vous invite à débattre à votre ‘’café philo’’ préféré. Finalement j’arrive au dernier virage de montée et à une carte qui me dit qu’il me reste encore autant de route à faire. Mais, là, ça va descendre. Et le soleil ! Et les mouches ! Mes jambes commencent à s’alourdir, à flageoler. Ma langue se dessèche de plus en plus. Et mes miches se serrent, elles aussi, de plus en plus. Finalement, j’arrive enfin aux toilettes du camping proche de la délivrance. L’eau des robinets est aussi chaude que le thé sans thé de ma bouteille. Mais : Ouf ! Sauvé ! J’ai bien compris à quel point la mort de soif doit être dure à vivre.

Au retour le chauffeur, reconnaissant mon accent inimitable me précise qu’il est lui aussi d’origine française. Mais il n’a plus l’accent de Fontainebleau d’où il est originaire. Il est là depuis 32 ans ayant épousé une Australienne, il a la double nationalité. Ce qu’il aime surtout ici : Les grands espaces. « Ici, on peut rouler 500 kilomètres sans croiser un autre véhicule. » La France ne lui manque pas du tout même s’il y est retourné une fois pendant un an pour la faire découvrir à sa femme.

CROC Croc ! LA figure typique de la guest house de Katherine. Le Crocodile Dundee local. Même accent ! Même dégaine ! Même chapeau. Il fait du nettoyage et des petits travaux pour la guest house en échange d’un lit dans un dortoir, gratos. Il a une soixantaine d’année. Il a été toute sa vie, ouvrier dans des fermes. Pendant un certain temps, dans une ‘’crocodile farm’’, ces fermes qui élèvent des crocodiles et des alligators (c’est caïman pareil !) où il nourrissait les crocodiles en leur tendant des poulets et autres quartiers de viande avec une perche. Le repas des crocodiles, moment toujours prisé par les estivants qui ont payé la peau des fesses pour visiter. Un jour, pour épater une belle blonde aux yeux bleus et à la poitrine généreuse, (une allemande ?) venue admirer des sacs à main, avant qu’on ne leur mette une poignée, Croc, faisant le dégourdi a voulu donner à manger directement à la main, sans la perche prévue à cet effet. Bonne idée. Question frime, ça le fait bien. Mais . . . Ca ne fait pas trop attention quand ça mange, les crocodiles. (« Attention ! Tu vas faire renverser ton assiette ! »)

Le bestiau a fait un bond*, comme ces animaux savent si bien le faire et lui a arraché un doigt en même temps que le poulet. D’où son surnom : Croc ! Périodiquement il organise une soirée BBQ à la piscine du Palm Court Backpacker Hostel où il récite quelques uns de ses poèmes. Pour lui rendre un petit hommage, en voici un que les amateurs de Rock’n Roll apprécieront. Pour les autres, ça vous fera réviser votre anglais ! Je respecte son manque de ponctuation ; certains poètes français ont aussi écrit ainsi HeroesEvery one has a heroAn idol a super starCould be Janis JOPLIN Jim MORRISONOr HENDRIX with his guitarNow I’ve sat down and wondered whyThese three great people had to dieI’ve shed a tear what can I sayI think to lead the world in rock’n rollFunk and blues punk and soulSome they pay a heavy tollToo big too fast without controlToo many have died on a down hill sideWith back stage needles to ease the rideWith contracts to keepNo time to sleepThe fans don’t see the pain insideThe constant drain on energyBecame too much to handleWith main line barbs and acidThe spoon above the candleThere was the stage collapseThe drug arrest the writing on the wallMore concert tours more drugs and boozeYou gave the world your allAlthough you’ve died you still live onYour fans they still adoreThey will never let you rest in peaceMay you live forever more.Written by Croc –The bastard from the bush –Brendan Boyce Pas mal, non ? Allez ! Encore un autre pour la route ! Je sais très bien que peu d’entre vous feront l’effort de le lire, mais . . . Là, je respecte même les fautes d’orthographe, à moins que ce ne soient des tournures locales, mais mon correcteur d’orthographe ne le sais pas, lui. Alors vous pensez : Moi ! Bluey and the crocBluey was a mate of mineHe’d been around a bitHe used to smoke, he used to drinkAnd to talk some shitHe’d caught the biggest fishHe’d run the fastest raceAnd he’d tell you true yeh black and blueOf truth there was no traceHe’d tell you about the women he’d hadWhen he was in the primeAnd how he’d dodge the husband shotgunAnd out the windows he would climbHe could talk underwater with a moutful of marblesTalk the left right off a chairAnd everybody knew it was rubbishBut Bluey didn’t careHe’d tell you how he thumped the local sergeantFor bashing on the kidJesus Christ was an amateurCompared to the things that Bluey didNow one day down at Daily RiverBluey was fishing for the dayAnd he snagged his lure on a sunken logAnd the lure was there to stayNow Bluey walked down the river bankNot a crocodile in sightBut it wouldn’t the first timeA reptile he’d had to fightWell this croc came out full steam aheadBut Bluey didn’t runThen he whipped him with its two meter tailAnt Bluey went for his gunWell the croc grabbed him mid sectionAnd tossed Old Bluey aboutThen Bluey started talking shitAnd the croc spat Bluey aboutI’ll see you another dayCried Bluey to the crocAnd grabbed his beer and planned his yarnPerched safely high upon a rockWell I an tell the boys I near soiled my pantsOr how I though I was gunna dieI’ll tell the boys there were three big crocsYes, I tell a little lieWhen Bluey reached the local pubThe pub was in a rageA five mile drive from the river to the pubThere were ten crocs by this stageWell I led the crocs a merry danceAnd we wrestle in the sandAnd I reckon I am the bravest manWho ever walked this landThe publican had said it all thatHe’d heard too much to careHe said Bluey if bullshit was worth a centYou’d be a flaming millionaire.Croc Alors ? Ce n’est pas une figure, ce Croc ? Lui aussi il breakfaste à la bière et c’est rare de le croiser sans une cannette à la main. Il enseigne pas mal d’expressions typiquement australiennes, particulièrement imagées, à Dominique ; ça enrichit son vocabulaire. Tu m’étonnes que maintenant il ‘’speak’’ mieux que moi. * : Ils peuvent faire des bonds de 5 mètres, lorsqu’ils sont dans l’eau. A terre, ils sont un peu plus patauds, mais courent quand même plus vite qu’un homme, surtout si celui-ci n’est pas dopé comme un champion olympique.

DARWIN

A l’aéroport maudit. Petite ville un peu plus grande que Katherine Le ‘’Chili backpacker où je loge à mon retour est muni d’un jaccusi bien agréable. C’est aussi un melting pot de d’jeuns de tous continents. L”ANGLAIS J’ai concocté quelques photos d’enseignes, panneaux, affiches qui montrent a quel point l’anglais contient de mots d’origine latine ou même française. Cela relativise la difficulté à l’apprendre ; Mon fils qui a compris ce là en use et abuse.

MES IMPRESSIONS DE L’AUSTRALIE

KANGOUROUS

Ben ! Je n'en ai pas vu ! Il n'y en a pas dans les villes.

J'en ai loupe un aux Katherine Gorge

Et j'aurai pu en voir si j'étais allé un matin au Park national ''Wildlife'', mais on ne peut pas y aller en bus public et le ‘’tour’’ qui y allait ce matin là était complètement ‘’booké’’

Mais je vous ai fait quand même quelques photos.

Et pour me venger, j’en ai mangé et cuisiné. Plutôt meilleur que les poulets insipides qu’ils ont par là. En fait, j’ai compris, ils élèvent des poulets pour les crocodiles et ils vendent aux restos et à ‘’ Woolworth’’ ceux que les bestiaux ne mangent pas.

LA LANGUE D’ABORD : C'est de l'anglais, mais je n'y comprends pas grand chose. Un putain d'accent à couper à la tronçonneuse, et bien affutée en plus, l’outil. Pour vous donner une idée ; Yes, c'est ya You c'est ya aussi How are you ? C’est Hawaya ?

Tout cela d’une voix nasillarde. Etc . . . Dominique mon fiston, après 8 mois ici, ne comprends pas toujours, mais quand même beaucoup mieux que moi.

Et on se plaignait de l’accent de Khaing Oo Maung, le Principal du BHSOH, la ‘’Migrant School’’, que, aidé par le staff de l’association MENGLABA, je pourvois en bénévoles qui y enseignent le français. Et ils sont encore plus difficiles à comprendre le soir après quelques bières.

LA BIERE ENSUITE Qu'est ce qu'ils en boivent ! Et en plus elle n'est pas terrible. Il n'est pas rare, au lever de voir des australiens breakfaster avec des bières Ben ! A la tienne !

LES FILLES ET LES FEMMES Belles et même très belles ou plutôt spectaculaires. Les femmes, plutôt bourges grandes classes ou plouques Les filles en short ou en minijupes comme les ''top models'' russes avec lesquelles je vous avait bassiné lors de mon voyage en TransSiberien (TRIP à l' AIR : http://voyageforum.com/v.f?post=793160 ) Blondes (On se demande inévitablement si la race des grands blonds a vraiment perdu la guerre de 39/45.)

Tu leur dit que tu es français, tu as déjà fait la moitié du chemin, me dit Domi qui, sur ce coup là, a probablement raison. Et beaucoup d'Indonésiennes et de Philippines qui font le nettoyage un peu partout ou sont vendeuses dans les boutiques ou caissières à Coles ou à Woolworth, les ‘’Carouf’’ locaux.

LES ROAD TRAINS De gros ''trucks'' comme dans les films américains, mais avec trois ou quatre semi remorques.

Impressionnants !

LES ROAD SIGN Les panneaux routiers jaunes Je vous en ai fait quelques photos.

C’est une marque de pantalons en plus Je ne suis pas rancunier. Lorsque j’ai effectué ma traversée transsibérienne, justement, j’en avais acheté un avant mon départ : il n’a pas fini le voyage et j’ai du aller – à ma grande honte (tu parles !) - au centre commercial ‘’Rue de la Soie’’ à Beijing pour m’acheter une fausse imitation de copie de simili jean ‘’Lee Cooper’’.

BACKPACKERS Les employés sont souvent des clients auxquels est accordée 1 ristourne + ou - importante ou des Philippines et des Indonésiennes qui font le nettoyage, comme au '' Chili Backpackers", à Darwin.

LE BUSH Pas pire que George Deubeulyou du même nom. Obhama va le remplacer. Et les américains qui croient que des élections vont changer leur vie. Si c’était le cas, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.

LA CHAMBRE B7 AU CHILI BACKPACKER Lits superposés 2 mecs qui bossent toute la journée

1 mec qui dort 20 heures sur 24 et ne répond même pas lorsque je lui dis ‘’Good morning !’’ Et moi ! FRUSTRATIONS ET JOIES. Je n’ai pas vu de kangourou, ni de wallaby. Je n’ai pas été ému par les émeus. Pas oppressé par les opossums, Pas arborisé par les Aborigènes, Pas évolué à Darwin, Pas câliné de koala, Et Odile ne s’est pas fait croquer par un alligator : Ça, c’est caïman une bonne chose. Je la refais pour ceux qui n’avaient pas ri la première fois.

Par contre, après presqu’un an de séparation, j’ai passé une dizaine de jours avec mon gamin, et : Ça c’est une véritable bénédiction. Et pourtant on ne s’est trop souvent vu que le matin et le soir. Because ‘’mango packing’’ Et je crois que nous nous comprenons de plus en plus, de mieux en mieux. Je suis émerveillé par le niveau d’anglais qu’il a atteint, nettement meilleur que le mien maintenant. Et il n’a pas encore fini son année d’imprégnation anglostralienne. Faut dire qu’il a mis le paquet, qu’il a bossé dur, qu’il a bien rattrapé son retard scolaire dans cette langue. Oui, il s’en est donné la peine avec les cours intensifs de langue et de langues. Il a même appris un peu de japonais et de mandarin, la langue parlée à Taïwan, dont les ressortissant(e)s sont nombreux à pratiquer le ‘’ Working Holiday’’, et plus si affinité ! Et, plus tard, il veut refaire une année, avec encore des cours intensifs de niveaux plus élevés. Il va friser l’agrégation ! (Non ! Rassures-toi, Mireille, il n’en est pas encore là ! Mais . . .) Maintenant, c’est lui qui m’apprend des mots, des trucs de grammaire, qui me fait réviser les verbes irréguliers. Qui aurait pu dire ça il y a quelques années ? On a fait quelques bons repas ensemble. Des repas que nous avions mijoté, bien sur, car les restos ici . . . Raconté quelques anecdotes. Bu quelques petites bières, dont une dizaine de ‘’Beer Chang’’ qu’il aime bien et que j’avais apportées de Thaïlande. Et que le grand policier ne m’a pas fait jeter. La bière, ça doit être sacré, ici. On a bien discuté. Et je suis reparti.

ON THE ROAD AGAIN SINGAPOUR Je ne vais pas m'étendre sur Singapour que je vous avais présenté dans un précèdent texte. C'est une belle ville, selon nos critères européens, aux larges avenues bien clean, un peu comme Geneve (Suisse) mais sans jet d'eau et sans vue sur le Mont Blanc, et en plus chaus car c’est sur l’équateur. Dans cette ville, il y a des quartiers moins cleans, moins ordonnés. Je vous avais déjà parlé de Little India, le quartier ou je réside dans une petite Guest House familiale : Ali's Nest tenue pourtant par une famille d'origine Chinoise.

Ca permet de voir, de se rendre compte, parfois même un peu trop, de la vie de famille dans cette ville. Elle a probablement le grand mérite de proposer des chambres doubles à 25 ou 27 $ Singapour (soit de 12,5 à 14,5 €) petit dej’ simple compris. Pour ce prix là, dans les autres GH, vous avez un lit dans un dormitory. Le gros problème de cette GH est la surdité de la Grand Mère ; tout le monde crie pour lui parler et elle crie car c'est comme ça qu'elle pense qu'on doit parler ou pour s'entendre elle même, tout simplement. (Ben oui, tiens, puisqu’elle est sourde !) Depuis mon premier passage dans cet établissement, ils ont muni la télé d'un casque afin que la Mamie puisse la regarder et surtout, en fait, l'écouter sans empêcher tout le monde de dormir. Faut pas louper les feuilletons, quand même ! Ali est une mine d'or pour les renseignements à propos de sa ville.

Bref, Little India est un ilot bordelique (peu) organisé dans une ville genre clinique. Il y a des temples magnifiques aux bas reliefs colorés et kitchs comme des BD. Et on peut s'y régaler des mille parfums ou des mille goûts de la cuisine indienne, pour des prix qui n'ont rien à voir avec ceux du célèbre Hôtel Rafles.

Et le marché de ''Little India Arcade''

J'y ai découvert un autre quartier presqu'aussi bordelique : Chinatown. Mais pas le Chinatown conseillé par les guides touristiques, fussent-ils routardisés, mais le Chinatown populaire avec des marchés de vêtements (pas à ma taille, malheureusement) de fruits et légumes, d'épices parfumées et de food centers qui peuvent vous faire goûter toute les cuisines de cet immense pays : La Chine

ROUTE SINGAPOUR TO KUALA LUMPUR

Je prends un bus ! En soit ca n'a rien d'extraordinaire.

On traverse des hectares de palmiers à huile. Et le pullman fait un arrêt pipi dans une station service ‘’Petronas’’, celle des 2 tours jumelles de Kuala Lumpur.

Toujours rien d'extraordinaire.

Je descends donc faire un petit pissou et arrive à ce qui me semble des toilettes. Le symbole de la femme étant un visage de femme voilée et celui de l'homme étant une sorte de bonnet comme en porte certains musulmans ou comme le dôme d'1 mosquée. Je trouve un tantinet étrange, mais je me dis que c'est un petit clin d'œil pour les musulmans, majoritaires ici. Je jette un coup d'œil et comme ce sont bien des WC, j'envisage la besogne. Et je vais arroser le pissodrome. Je vois, en ressortant une paire de godasses qui monte la garde devant un cacatory et soudain un hurluberlu se met à me houspiller en malais, donc je ne m'effraie pas outre mesure, car je ne comprends pas - ou alors peut-être sous la torture, heureusement il ne va pas jusque là - mais je pense quand même avoir commis une bourde. Et une fois sorti de l'édicule clochemerlesque, j'en aperçois un autre avec les symboles normaux. On ne me l'avait jamais faite celle-ci ! Je savais, pour en avoir déjà vu, qu'il y avait souvent des salles de prières pour musulmans, mais des chiottes et des pissotières de prière, sorry, mais je ne connaissais pas. Je ne vois que cette explication.

Jusqu'ou s'arrêteront-ils ! Ca doit être parce que les bus ne s'arrêtent pas longtemps et pour que les fideles puissent prier en faisant leurs besoins. Mais pour faire la prosternation comment font-ils ? En regardant leur boussole, en plus ! Donc les chiottes normales sont réservées en fait pour les infidèles, les mécréants. J'espère que Al Quaïda ne saura rien de ma cagade, c'est le cas de le dire.

Déjà, une fois, en Malaisie ou en Indonésie, dans un pays sans fourchette ni cuiller en tout cas, je mangeais dans un resto dépourvu de couverts pour les non initiés. Et je vous garanti que c'est plus difficile de manger à la main qu'avec des baguettes. Il faut faire une boule avec le riz, la compacter avec la sauce et y glisser un morceau de viande. Pas facile, je vous dis ! Et je ne vous raconte pas les mains poisseuses au bout de trois bouchées. Et, là, j’avais dérogé aux règles de bienséance musulmane. . .

Donc dans un tel resto, un musulman m'a mis une avoinée car j'y mettais allégrement les deux mains, alors qu'il ne faut utiliser que la droite, la gauche étant impure, réservée pour s'essuyer le derrière ou changer de Tampax pour les femmes. Les gauchers et les manchots sont vachement emmerdés, dans ce genre d'endroit. Ils ont intérêt à acheter des ''take away'' et manger à la maison. J'avais répondu à ce brave quidam que moi, mes deux mains étaient impures car je m'essuyais alternativement avec les deux mains selon que le rouleau de papier était à droite ou à gauche. Alors fallait-il que je contracte l'anorexie voire que je meure de faim ? Il était reste coi, quoique . . . il ne devait pas en penser moins sur ce mécréant. Les rencontres du voyage . . .

KUALA LUMPUR A Kuala Lumpur aussi il y a un little India, près de la gare routière de Pudujaya sur Jalan Pudu, avec quelques guest houses aux chambres grande comme des placards et deux ou trois excellents restos indiens, et un Chinatown avec un marche de nuit spécialisé dans les contrefaçons comme le marche aux contrefaçons de Shanghai, le centre commercial ''Rue de la Soie'' à Beijing, le Silom Market à Bangkock. J'en passe et des meilleurs.

BAN KRUT La langue thaïe, s’écrit avec un alphabet thaï, avec des lettres superbement calligraphiées et elle est tonale. Elle peut s’écrire en lettres de notre alphabet, mais de façon intuitive et sans orthographe précise. L’écriture thaïe se compose d’environ 59 lettres plus les signes indiquant les tons, mais il y des lettres thaïes qui correspondent à nos lettres mais d’autres qui sont a mi-chemin entre deux lettres. Par exemple la lettre R est un mélange de R et de L, la lettre T est un mélange de T et de D. Ainsi AROÏ, (bon pour ce qui concerne la nourriture) s’entend parfois ALOÏ et Ban Krut se voit écrit : Ban Krut, Ban Krud, Ban Krood . Les différents livres qui enseignent le thaï de façon phonétique, ont tous des codifications différentes. Pas toujours facile de s’y retrouver. Contrairement à la langue chinoise, qui s’écrit en idéogrammes assez compliqués, qui cependant ont été codifiés pour s’écrire avec les lettres de notre alphabet, phonétiquement certes, mais avec une orthographe bien précise : le pinyin. Je rentre donc au bercail, à Ban Krut, où je loue une petite maison. Celle-ci est un peu éloignée du village et de la superbe plage d’une trentaine de kilomètres, pratiquement déserte, 7 ou 8 kilomètres, ce qui m’oblige à de nombreux trajets en motorbike. En outre la maison est un tantinet rustique : murs simplement crépis et non peints ou tapissés, sol crépi d’un ciment extrêmement lisse et particulièrement glissant lorsqu’on a les pieds mouillés, plafond au dessus des deux chambres seulement, etc . . . En Thaïlande, on se déchausse lorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi dans une maison. Joli symbole où on laisse ‘’la boue du chemin’’ à l’extérieur. Et bonne surprise à mon retour : Une maison, un peu moins rustique (murs peints, sol carrelé, plafonds partout) vient de se libérer et Eid, une masseuse sympa que je connais m’en avise rapidement. Et surtout cette maison qui compte une chambre de plus que celle que je loue actuellement, est située à un peu plus d’un kilomètre du centre ville, de la gare, du marché, de la quincaillerie, et des principaux restaurants.Vu le prix des repas, (entre 20 et 1OO Baths - 50 Baths valant environ 1 €) je mange toujours dans une gargote, un étal, un banc, une noodle shop, une échoppe ou un restaurant, différents des critères français, bien sur. Les normes draconiennes, exigées par les commissaires européens (même pas élus, vive la démocratie !) n’ont pas cours ici.Et je n’ai pas encore entendu parler de personnes ayant attrapé la listériose, la salmonellose, le visou ou la castapiane à cause d’un plat pas frais ou de vaisselle sale.Une petite turista de temps en temps, et encore . . . Et cerises sur le gâteau, elle est au même prix, 30 € par mois et se trouve à environ 100 mètres de la plage, dans une petite ruelle très calme ! ‘’Elle est pas belle, la vie !’’ .oO0Oo. J’espère que je vous ai appris des choses qui vous intéressent, divertis, fait rêver un tantinet et donné l’envie de sortir de votre hexagone et de vos quatre murs, ou au moins fait passer une agréable moment. Amicalmement ! Fernand.
USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota English translation pending
by Cendryon · 2010-08-21 · 211 replies
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON. Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme. Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...

Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...

Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :



Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !

2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal

La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.

Que des oiseaux British Airways sur le parking !...

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...

Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.

Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.

A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !

Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...

Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...



Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !



Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...



Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...



Et puis soudain de l'eau !



Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !

Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …

Bon, ben on le prend quand même hein ?!



Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !

La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.

Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !













Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.

En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......

Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.

Ah, quel bonheur !
L'Ouest américain c'est effectivement vraiment bien English translation pending
by Max68 · 2010-08-20 · 187 replies
Pour ceux qu'une version plus photogénique intéresserait j'ai créé un blog en parallèle initialement destiné à la famille et aux amis, vous y êtes donc les bienvenus: "http://retourdelouest.blogspot.com/";

Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.

Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…

Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.

Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.

Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».

Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).

Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.

Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).

Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).

Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)

Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.

Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.

Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.

Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…

Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.

Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)

A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.

Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique. Même les noms de rues sont sous-titrés

Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !

A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.

Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".

Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)





puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes, Mes préférées en haut de Masonic

Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)

nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.

Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voitures

Diner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.

Et ça grimpe !!!

On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.

A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)



et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite. Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beau

Ensuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.

Non ce n'est pas une navette spaciale

Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...

Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...

J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito

Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.

Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes

01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps

Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.

En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).



Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...

Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.

Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).

02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.

Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.

Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine. Casse croûte tiré du sac sur le balcon.

Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.

Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.

Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes. Belle vue non

Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°





Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.

Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité

03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.

Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques. Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petite

Là je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.



Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.

Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.





Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.

Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉 ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.

Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…



Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.

Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.

Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).



Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.

Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)



A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.

Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.

04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)

Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.

Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.

J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).





Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.

Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.



Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.

Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.

Un cactus pour nous montrer la route...

Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top. Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !

Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.

Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.

Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.

Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.

Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.



Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).



Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).

Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).

Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.

Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.

Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...

Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.

Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.

Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous

Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...

Jean-François

la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Full Moon Party à Koh Phangan le 31 décembre 2010 English translation pending
by Camalia · 2010-08-13 · 40 replies
Bonjour à tous,

Je serais en Thailande du 18 décembre au 15 janvier.

Dans la région de Chiang mai les 10 premiers jours puis je fonce dans le sud ou je compte faire un passage a koh phan gam pour la full moon pour le nouvel an. J'ai oui dire qu'il est nécessaire de réserver un bungalows pour ne pas me retrouver dehors.!!! Et c ca le pb, je n'arrive pas a reserver sur le site de koh phan gam info guide. J'ai trouvé un bungalows sympa a fantasea resort Chaloklum pour 900baths/ jours. D'ailleurs on m'a dit que c cher. Mais c la saison haute. Faut t'il que je m'affole? Auriez vous un bon plan sympa de bungalows sur la plage?

Ceci est mon premier voyage et je serais seule. Si vous etes dans les parages dans cette periode, cela sera un plaizir de vous rencontrer et boire un verre.

Merci pour votre aide. Camalia
Croisière Costa: carte Pearl English translation pending
by Gg08 · 2010-06-29 · 23 replies
Bonjour,

L'année dernière j'ai fait ma première croisière avec costa. A l'issue j'ai eu assez de points pour la carte pearl. Vais-je la recevoir à mon domicile ou m'attendra-t-elle dans ma cabine à la prochaine croisière? merci

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