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Envoyer ses souvenirs et meubles de la Thaïlande et Bali vers la France English translation pending
by Kalani · 2005-05-15 · 25 replies
Bonjour à tous,

En avril-mai 2006, je serai surement 15 jours en thailande puis 15 J à Bali dans le cadre d'un tour du monde.

Etant donné que je ne rentrerai en france que 4 mois plus tard, j'aurai voulu savoir si il était possible d'envoyer nos souvenirs de thailande et de bali (statues, vases... voire meme meubles) vers la france.

J'ai entendu parler d'envois par bateau: qu'en est il vraiment? est-ce fiable? cher?

Merci à tous pour votre aide:

PS: j'ai déjà créé un topic sur ce sujet pour la Chine. 😉
Quel vélo Gravel choisir en 2020? English translation pending
by Wassilys · 2020-07-14 · 120 replies
Bonjour,

J'ai acheté il y a 4 jours un gravel croix de fer Genesis 20, que je me suis fait vélo hier !!! J'avoue avoir eu un coup de coeur pour ce vélo.... mais depuis ce vol je me suis mise à nouveau en quête de recherche car j'ai à nouveau comparé les prix et les équipements et à nouveau le doute plane. Le problème du croix de fer c'est la dimension du cadre il faut avoir un buste assez long pour avoir un minimum de confort ou alors raccourcir la potence mais le guidon devient nerveux et la tenue de route se dégrade selon avis d'expert ! Alors toutes les questions sont là pour un budget entre 1000 et 1500e grand max car l'assurance heureusement va me rembourser mais je vais perdre de billes ! : - cadre acier ou alu - choisir un cadre et faire monter son vélo // cadre ll city par exemple // - choix de la transition - choix des freins - pneu en 700 de quelle marque ? car il paraît qu'on ne fait pas assez attention aux pneus quand on achète son vélo alors que ce sont eux qui après le cadre offre une belle adhérence et confort route

déjà une bonne base si je pouvais avoir vos avis d'expert ....! voire quelques modèles en exemple ....

Bonne journée à tous, Anne
Tahiti - Croisière aux Iles Marquises et Huahine English translation pending
by Lilevis · 2020-01-26 · 96 replies
Bonjour tout le monde

Je viens partager avec vous le magnifique voyage que nous avons fait en Polynésie Française du 3 au 23 Novembre 2019

Depuis de très nombreuses années nous avions envie d’aller en Polynésie Française, mais le nombre d’heures de voyage pour y arriver ainsi que le décalage horaire nous rebutait un peu, voir beaucoup. L’an passé nous avons fait 18 heures de voyage ça c’est très bien passé, alors pourquoi pas aller en Polynésie.

Des personnes rencontrées au cours de nos différents voyages, nous parlaient d’une croisière qu’ils avaient faite aux Iles Marquises sur un cargo mixte L’Aranui et qu’ils en étaient revenus enchantés. Une croisière sur ce bateau nous tentait bien. Régulièrement on reparlait de ce voyage, donc courant 2018 je ressors donc les guides, me renseigne sur le trajet du bateau, sa durée, etc.. Nous aimerions aussi passer 4 nuits et 3 jours pleins à Papeete pour nous remettre du voyage, du décallage horaire, visiter l’île tranquillement, ensuite nous ferions la croisière aux Iles Marquises et finirions par 2 nuits et une journée complète à Huahine. Yapuka à articuler tout ça.

Début Octobre 2018 je me renseigne auprès de Voyageurs du Monde pour avoir un devis. nous pensions faire ce voyage en Septembre 2019 mais il n’y avait plus de place dans la catégorie de cabine que je voulais, ce sera donc pour début Novembre 2019. Bon nous allons casser la tirelire, mais c’est maintenant où jamais.

Voilà notre trajet

Paris – Papeete (Tahiti) Iles de la Société Papeete Vallée de la Papenoo Tour de l’ile Embarquement sur l’Aranui Fakarava Iles des Tuamotu En mer Hiva Oa – Tahuata Iles Marquises Fatu Hiva (Omoa-Hananave) Hiva Oa – (Tahuata (plage) Ua Huka (Vaipaee – Hokatu) Nuku-Hiva Ua Pou En mer Rangiroa Iles Tuamotu Bora-Bora Iles de la Société Papeete – Huahine Huahine Huhaine – Papeete Papeete - Paris

Pour plus de photos c'est ici.

à suivre
Cahier de vacances: de la côte murcienne à l'Andalousie des sierras de Jaen English translation pending
by Hannahannah · 2018-07-04 · 97 replies
Un cahier de vacances , c'est comme ça que je conçoit ce récit .

Tellement habituée à cette region pour y passer mes vacances depuis de nombreuses années je n'avais jamais fait de carnet de voyage . Rattrapons le temps perdu avec ce cahier de vacances 😉

Les vacances etaient programmées sur trois semaines , moitié mer , moitié montagne .

Deux jours pour descendre par le chemin des écoliers , Region bordelaise , Pampelune, Soria et arret dans la petite ville médiévale de Sepulveda ( une centaine de kms en amont de Madrid) . Pas de photos , lä grêle nous ä accompagné tout au long du parcours . Dommage . Deuxième jour on continue par les petites routes de traverses quî nous mènent à Guadalajarra, Tarancon , Albacete , ensuite autoroute jusqu' ä Puerto de Mazaron . Le temps s'arrangeant lentement , nous avons pris le chemin des écoliers à Hellin pour decouvrir les anciennes mines d'agramonte , les rizières qui produisent le riz de Calasparra ( AOC) sans lequel je n'envisage pas de faire une paella , et de trouver les traces des anciens volcans . Deux photos pour illustrer





Dans la soiree nous sommes arrivés sur cette côte tranquille , vers le village de La Azohia ( après El Puerto de Mazaron) , ce petit port où la route s'arrête pour buter sur le Cap Tinosa . Le soleil etait de retour . Les vacances pouvaient commencer sous de bonnes auspices . Le village se niche au fond de la photo en bas du cap .



Du Cap Tinoso on peut emprunter le GR92 quî longe toute la côte méditerranéenne jusqu'à Almeria . Ces sentiers de randonnées ont été mis en valeur au milieu des années 90 , ils suivent les anciens sentiers de paysans , de mineurs et des garde côtes . Remarquablement bien balisées , on ne risque pas de se perdre , le seul, risque insolation et déshydratation , pas d'eau sur le sentier entre Portus et Lä Azohia , le soleil tape fort sur ces roches volcaniques .mais la chance etaient avec nous , température entre 20/25° que du bonheur . Quelques photos pour vous donner une idee .

De petites criques permettent la baignade



Les petits palmiers endémiques de la zone bordent le sentier .

Sur ce site vous trouverez toutes les indications sur le GR
https://www.murciaturistica.es/fr/sentier?ficha=camino-del-mediterraneo-region-de-murcia-3
Thailande mars 2018, carnet du sourire English translation pending
by Elerius · 2018-03-20 · 76 replies
Après avoir écumé pendant de nombreuses semaines le forum, avoir lu les carnets de voyages très riches de certains d'entre vous je viens à mon tour vous faire part de notre carnet.

Nous sommes un couple de trentenaire et voyageons avec notre fille aînée de 6 ans. Je suis plutot de nature ultra organisée aimant un minimum de confort, alors que mon mari serait plutot voyage à la roots, sac à dos, tente et hamac. Personnellement j'aime bien savoir où je mets les pieds et surtout où je vais dormir, d'autant plus que nous partions avec notre fille. Nous n'aimons pas les endroits trop bondés, mon mari étant limite agoraphobe, nous choisissons toujours des endroits plutot reculés, loin des hauts lieux touristiques, et ce dans le but d'être au plus proche des habitants, et de voir le pays au plus près.

Nous avons choisi la Thaïlande car des amis nous en parlaient. Certains disent aussi que c'est le pays idéal pour découvrir l'Asie. Au départ nous voulions partir à Cuba mais les prix d'un voyage en Thaïlande étaient beaucoup plus intéressants. Grosso modo à 3, l'A/R équivalait à un seul A/R pour Cuba.

Nous avons choisi de partir avec Emirates. La compagnie nous a été recommandée pour un voyage avec un enfant. Mais egalement pour voyager en A380. En prenant nos billets mi janvier nous avons payé pour 3 environ 1600 euros A/R.

Nous n'avons pas choisi nos places vu le coût élevé (env 25e par siège sur chaque vol). L'enregistrement s'ouvre 48h avant, à l'heure précise d'ouverture je procédais à notre enregistrement en ligne et nous avons eu une rangée de 3 sièges côté hublot. (Pour info dans les A380 le bas est en 3 sièges / 4 sièges / 3 sieges).

Pour les plus pressés, le recap : - Mardi 27/02/2018 : bus Marseille - Nice 27 € (FLIXBUS) - Mercredi 28/02/2018 : vol Nice - Bangkok (escale à Dubai), départ 14h30 via Emirates - Jeudi 01/03/2018 : arrivée sur Bangkok à 12h35 - Vendredi 02/03/2018 : vol Bangkok Don Muang - Krabi, départ 7h25 via Air Asia // transfert à Koh Jum - Samedi 03/03/2018 : Koh Jum - Dimanche 04/03/2017 : Koh Jum - Lundi 05/03/2018 : Koh Jum - Mardi 06/03/2018 : Transfert Koh Jum - Koh Lanta - Mercredi 07/03/2018 : Koh Lanta - Jeudi 08/03/2018 : Transfert Koh Lanta - Koh Yao Noi - Vendredi 09/03/2018 : Koh Yao Noi - Samedi 10/03/2018 : Koh Yao Noi - Dimanche 11/03/2018 : Koh Yao Noi - Lundi 12/03/2018 : Transfert Koh Yao Noi - Pattaya via vol Air Asia Phuket / Pattaya - Mardi 13/03/2017 : Transfert Pattaya - Koh Chang - Mercredi 14/03/2018 : Koh Chang - Jeudi 15/03/2018 : Transfert Koh Chang - Koh Mak - Vendredi 16/03/2018 : Koh Mak - Samedi 17/03/2018 : Koh Mak - Dimanche 18/03/2018 : Transfert Koh Mak - Bangkok - Lundi 19/03/2018 : vol Bangkok - Nice (escale Dubai), départ 1h05 arrivée 12h35 via Emirates - bus Nice Marseille via Eurolines 57 €

Budget avion : 1940 € Vol international A/R Nice - Bangkok = 1600 € Vol interne Bangkok - Krabi = 160 € Vol interne Phuket - Pattaya = 180 €

Budget hotel (Booking / Agoda) pour 17 nuits : 629 € Bangkok Hotel Amari Don Muang : 81 € Koh Jum 4 nuits au Jungle Hill Beach Bungalow en Deluxe Sea View : 182 € (45,5 € par nuit) Koh Lanta 2 nuits au Cottage Hill en Bungalow Familial (1 lit king size + 1 lit simple) 50 € (25€ par nuit) Koh Yao Noi 4 nuits au Najjamee Bungalow : 81 € (20,25 € par nuit) Pattaya 1 nuit au Seven Zea Hotel avec piscine : 43 € petit déj inclus Koh Chang, 2 nuits au Baan Ton Rak : 66 € (33 € par nuit) Koh Mak, 2 nuits au Sea Breaze avec piscine 87 € (43,5 € par nuit petit déj inclus) Koh Mak, 1 nuit au Bamboo Hideway avec piscine 39 €

Transferts sur place (taxi, bateau, minibus...) : 16 683 bahts (435 €) Krabi - Joh Jum = 1500b (transfert privé + longtail + tuk tuk) Koh Jum - Koh Lanta = 1050b (ferry) + 400b (tuk tuk) Koh Lanta - Koh Yao Noi = 1100b (ferry) + 1100b (minivan + speedboat) + 200b (songthaew) Koh Yao Noi - Phuket = 200b (songthaew) + 500b (speedboat) + 650b (taxi pour aéroport) Aeroport de Pataya - jusqu'à hotel = 750b (minibus) Pattaya - Koh Chang = 2000b (minibus) Koh Chang - Koh Mak = 1500b (speedboat) Koh Mak - Bangkok = 100b (songthaew) + 1200b (speedboat) + 3500b (transfert privé) Bangkok en Uber (transfert aéroport - KTM - MBK - aéroport) = 360b + 113b + 460b = 933b (24 €)

Argent liquide sur place : 1500 €

Dépense totale à 3 : 4588 €

Mercredi 28 février 2018 : Le voyage

Nous habitons sur Marseille. Emirates part de Nice nous avons donc fait un premier trajet en bus via Flixbus pour 27 euros à 3 (env 3h). L'arrêt se fait directement au Terminal 2 où nous devions partir.

Super accueil à l'enregistrement n'ayant encore jamais effectué un si long voyage l'hôtesse nous a confirmé que 1h30 après le départ nous serait servi le repas du midi. Notre avion decollait à 14h30.

5h15 de vol que nous n'avons pas vu passé. Chacun a son écran avec films, musique ou jeux. Notre fille de 6 ans en a profité pour regarder un Disney. Le temps passe vite les sièges sont plutôt confortables et l'équipe très sympa.

Notre fille reçoit une peluche couverture et une ardoise magique. Les enfants sont également servis en premier pour le repas.

Escale à Dubai. On nous avait dit que l'escale était top que c'était géant. Certes ce long couloir dédié au dutty free est immense mais sans grand intérêt. Les toilettes ne sont pas toujours très propres. J'avais choisi d'avoir les escales le plus courtes possibles (max 4h) et heureusement car le temps est long. Les sièges dont les jambes peuvent être posées sont pris d'assaut. Nous nous sommes mis loin de notre porte d'embarquement pour être au calme. Nous comprendrons à notre retour qu'il y a deux espaces de dutty free, au retour nous ne serons pas du tout dans le même hall et l'espace y sera beaucoup plus sympa.

La zone fumoir est un aquarium géant mais pour les accro ça n'a pas de prix !

Nous réembarquons à 3h du mat. Petite frayeur de mon mari qui ne trouve plus son passeport mais finalement c'est bon. De nouveaux une peluche couverture et un sac avec carnets de jeux offerts à notre fille. L'arrivée prévue à Bangkok est à 12h35 heure locale. Encore environ 5h de vol. Nous pensions pouvoir dormir mais entre le service des boissons puis ensuite le déjeuner nous n'y parviendrons pas.

Jeudi 1er mars 2018 : Arrivée à Bangkok

Descente de l'avion content d'être arrivés mais le périple ne fait que commencer ! Par chance nous sommes repérés dans ma file d'attente pour le visa et l'agent nous fait passer à un guichet prioritaire. Un couple de français qui était avec nous et que l'agent a pris certainement pour les grands parents en bénéficie également et sont ravis !

Nous passons donc rapidement les formalités et s'en suit la longue attente pour récupérer nos bagages au milieu des centaines autres ! Mais ouf elles sont la.

Comme je l'avais lu et repéré nous descendons pour prendre le métro aérien (BTS) et nous rendre dans le centre pour faire du shopping. C'est plutôt bien indiqué.

C'est aussi au sous sol que nous trouvons le meilleur taux de change : 38.25 (agence Super Rich), alors que le taux est aux alentours de 36.01 dans le hall des arrivées.

A noter qu'au niveau du Super Rich tout au fond du couloir des toilettes très propres immenses et désertiques. Idéal quand on veut se changer en arrivant.

Le BTS (métro aerien) nous coûte jusqu'à son terminus Phayathai 137b à 3. Nous changeons ensuite de ligne pour descendre à l'arrêt suivant SIAM pour 69b à 3.

J'ai lu qu'en descendant à SIAM on arrivait directement devant les centres commerciaux SIAM Paragon et SIAM Center. Personnellement ils ne nous intéressait pas trop, très beaux certes mais aussi beaucoup de boutiques de luxe nous, nous voulions aller au MBK.

Devant les centres sont installés des stand de street food. Nous allons d'emblée faire connaissance avec la gentillesse thaïlandaise. Nous sommes chargés comme des boeufs, affamés, en sueur, on s'arrête au premier stand pour acheter un plat : mélange de riz et de sea food pour 25b tellement grand que tu peux y manger à 2, ou même à 3 avec un enfant. Nous essayons de faire comprendre que nous cherchons de l'eau c'est un stand unique qui en vend, alors que j'attends avec la petite et les bagages et voyant que notre fille s'impatientait sous cette chaleur pesante une jeune fille nous offrira une bouteille d'eau.

Nous prenons ensuite la direction du MBK à pied. J'avais lu qu'une passerelle reliait le MBK via le SIAM Discovery en longeant les deux précédents SIAM nous tombons sur un ascenseur et montons sur la passerelle pour nous rendre au MBK.

J'avais également noté que le centre avait une consigne à bagage gratuite au 6eme étage zone b. Nous commençons donc par aller y déposer nos affaires. L'équipe est super sympa nous pouvons que vous recommander ce service.

S'en suit des dizaines et des dizaines d étalages divers et variés, de quoi avoir mal aux pieds à arpenter les couloirs et les étages.

Nous voulions un masque de plongée spécial go pro (acheté 750b avec étui de rangement), quelques fringues d'été (100b le tee shirt) et des cartes sim thai. Le tout est facilement trouvable et surtout facilement marchandable.

Côté carte sim c'est un peu plus compliqué. A l aéroport nous avions vu une seule boutique totalement prise d'assaut. Au MBK à l'étage électronique les 3 opérateurs (AIS, DTAC ou True Moove) ont leur boutique mais aucune info sur les offres proposées ni flyers. J'avais repéré sur le net que grosso modo pour 30 jours 3Go c'était 350b.

Après avoir fait les 2 premières boutiques à la 3eme (chez AIS) et parce que ça fait déjà 2h qu'on traîne dans le centre je demande au vendeur de nous renseigner. Il parle très mal anglais mais prend les choses en main. Nous payerons pour 30 jours 3Go un peu de crédit téléphonique environ 450b sachant que sont compris 50b pour la puce. Il nous installe le tout, paramètre les mms, le wifi gratuit AIS et nous voilà équipés pour nos 3 semaines de vacances.

Il est temps de rejoindre notre hôtel. En rez-de-chaussée de MBK se trouve la station de taxi. Plutôt bien organisée chacun prend un ticket et attend son tour.

Nous avons choisi l'hôtel Amari Don Muang à côté de l'aéroport de Don Muang vu que nous devions prendre un vol interne tôt le lendemain matin.

Le trajet en taxi meter du MBK à l'hôtel nous coûte 180b.

L'hôtel est assez cher il faut le dire. 80 euros la nuit sur Booking mais il est directement relié au Terminal 1 de l'aéroport via une passerelle. Quelques minutes suffisent pour traverser et nous ne voulions pas nous embêter avec des transports tôt le matin sachant que nous devions être à l aéroport à 6h.

Très grand hôtel, accueil chaleureux, groom pour les bagages. Grande chambre très spacieuse le lit est tellement grand que même à 3 nous avions encore de la place. Sans que je n'en fasse la demande ni que cela nous soit facturé l'hôtel avait installé pour notre fille un lit d'appoint.

La piscine très grande est ouverte jusqu'à 21h. Elle est déserte nous en profiterons pendant un long moment c'est le début des vacances !

Le soir nous allons manger au resto de l'hôtel, pas envie de chercher bien loin. L'idée est de manger et d'aller au lit dans un vrai lit ! Seul le resto grill est ouvert. La bouffe n'est vraiment pas terrible et la climatisation poussée à fond, il nous faudra remonter chercher des gilets pour manger. Surprise à l'addition près de 200b de taxes nous sont facturées. Pour 3 plats et une boisson nous payerons environ 800b.
Retour de 16 jours en Birmanie - février 2016 English translation pending
by Derf69 · 2016-03-25 · 0 replies
Bonjour à tous,

voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!

Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !

Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.

Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.

Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.

Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !

Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.

Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.

Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !

Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !

Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !

Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J

Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…

Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !

Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)

Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !

Le lendemain avion le matin pour retour en France !

Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.

Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.

On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.

Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...

A bon entendeur!
Rajasthan seule mais avec un chauffeur (mars 2015) English translation pending
by Hebdomars · 2015-09-03 · 2 replies
Voyage au rajasthan

Après un retard de plus de 1 an sur la date de départ par faute d’ami(e) et d’économies pour ce voyage me voila avec un programme de 11 jours (oui trop peu !!) avec la sécurité sur place. J’ai opté pour une agence franco-indienne basée à Delhi (VF m’a bien aidé dans mon choix). Le directeur Ranjeet s’est lié d’amitié avec Alex, un français, et c’est ce dernier qui m’a organisé ce séjour, informé et rassuré. C’est plutôt ma famille que je devais rassurer car moi je pars confiante avec eux. J’ai hâte d’arriver mais je me pose pleins de questions, et la plus grande est celle concernant mon anglais. Oui en fait je me rends compte que mon anglais « is very bad » rien que dans l’avion lorsqu’il faut remplir les petits papiers pour la douane de Delhi….

Il est très tôt et comme tout aéroport, logique, je suis les gens pour sortir. Il y a beaucoup de chauffeurs et de famille dans l’attente, Sunil est présent. Ouf !

En quittant Delhi je n’ose pas poser de questions à Sunil car je me rends vite compte que le dialogue ne va pas être facile. Mais je finis par demander si c’était la pollution ou la rosée du matin, allez c’est parti je suis en mode découverte.

Vers 10h premier arrêt dans un resto « routier » pour un tchai. Pas mauvais mais je me rends compte qu’évidemment ce n’est pas le même gout que le tchai en sachet français.

Direction Jaipur où je vais y passer 2 nuits, j’observe tout ce qui se passe autours de nous. Le paysage est aride et quelques arbustes verts l’égayent. La double voie en construction ou rénovation ?, nous fait la longer, pleins de petits snack proposent bonbons, cigarettes, snacks… ça donnent des couleurs aux murs grisonnant. Sur les bords de route je vois aussi des petites stations de gonflage de pneus et surement de réparation. Je pense que les indiens usent leur pneus jusqu’au bout.

Jaipur passage obligé au Monnaie Change puis l’hôtel Rajputana Haveli. L’après midi je visite Fort Amber, le City Palace et Jantar Mantar. Nous sommes à la veille de Holi, jour férié un Inde. Des tas de bois sont prêts à être brûler à la nuit tombée. Malheureusement je ne connais pas l’heure et je le manque avant notre départ pour le rooftop Peacock de l’hôtel Pearl Palace. Sunil me présente à un couple de français. J’en profite pour parler français et quelques traductions. Pour une première soirée, j’aime beaucoup. C’est Holi la fête à laquelle je veux participer et Sunil doit m’emmener le fêter dans un fête privée. Ceci dit en traversant Jaipur je me rends compte que les policiers ont de longs bâtons, je me dis que seule je fais bien de ne pas déambuler dans la ville aujourd’hui.

J’attends Sunil, avec le couple de français rencontré la veille, en haut des escaliers car on aperçoit que le chien vient de se faire canarder de couleurs par les enfants. C’est amusant. Il est là. Nous embarquons et nous nous dirigeons vers un hôtel indien du sud de Jaipur. Journée bien sympathique malgré que je sois un peu réservée, je regarde les jeunes indiens dansaient et profitaient de cette journée en se donnant des étreintes et criant « Happy Holi ». Des couleurs vivent qui au fils des heures s’estompent et passent au vert foncé. Je pleins le personnel nettoyant les douches après le passage des touristes, la mienne est toute rose…

Je finis la journée sur la rooftop de mon hôtel qui est bien agréable. Je parle avec le serveur tant bien que mal et une scène digne des scènes d’amours bollywoodien surgit. Le serveur me montre un cerf volant qui vient d’atterrir sur la terrasse et me désigne pour le lancer dans le ciel. Je n’avais pas remarqué qu’il y en avait pleins dans le ciel de Jaipur. En demoiselle, je le laisse faire. Repas commandé dans ma chambre.

La route pour Pushkar est chaotique, des dos de « camels » comme m’apprend Sunil parmi les nids de poules. C’ est un bon chauffeur. Les derniers mètres jusqu’à l’hôtel Everest se font en scooter, on circule à pieds dans le cœur de Pushkar enfin presque ! Les klaxons s’entendent à la terrasse du café de la rue principale, ça fait mal aux oreilles. Valise posée je vais promener. Comme je m’attends à l’arnaque du bracelet dixit le Routard et mon anglais bof je préfère le style je sais où je vais. J’ai envie de m’aventurer à l’écart de le rue principale, d’ailleurs j’aperçois un vache (oui encore une normale !) au dessus d’un tas d’ordure (re-normale en Inde) et qui machouille un sachet plastique jusqu’à l’avaler. Je suis stupéfaite par cette scène. Je ne comprends pas pourquoi les indiens laisse leur poubelles dehors alors que leur vache « sacré » peuvent les manger et en mourir !

Du coup je me retrouve à l’opposée de la ville et je m’installe sur les ghâts avec une vue sur le lac. De l’autre côté, j’aperçois le temple sikh auquel je suis invitée par Sunil pour une visite. J’ai oublié de dire que mon chauffeur est de religion sikh, il ne porte pas le turban et a les cheveux courts mais il pratique. Sur les ghâts je me fais tout même aborder par un vieil homme qui tente de me prendre en photo avec un vieux nokia qui n’a même pas la fonction photo. Lol. Heureusement qu’il a un appel parce qu’il commence à être insistant. Sans mettre tout le monde dans le même panier 2 jeunes me demandent à être pris en photo avec eux, j’hésite car j’ai peur de devoir de l’argent comme le vieil homme d’avant. Mais non juste une photo avec la touriste blanche. Ce satané anglais grrrr

C’est l’heure de retraverser la rue principale et son bazar pour rejoindre Sunil. Le temple est magnifique. Heureusement que j’ai mon foulard car je dois me couvrir la tête pour la visite, passage dans le pédiluve. C’est calme, le marbre est frais. Le lieu est tellement apaisant. Sunil me dit qu’il dort dans le bâtiment situé plus bas sur le terrain, l’hospitalité des sikhs. Je me suis intéressée à cette religion durant mon séjour, c’est tout de même la 5° religion pratiquée. Retour à l’hôtel, j’ai l’impression d’être dans un village hippy. Des touristes de Woodstock un peu partout, je me sens à l’aise un jour de plus m’aurait bien plu. Encore une vue imprenable de la rooftop sur Pushkar et les collines environnantes.

A l’arrivée à Udaipur il fait 32° à 14h. Sunil m’accompagne en rickshaw jusqu’à l’hôtel Devraj Niwas. Puis petite ballade autours de l’hôtel. Ce soir je rencontre Louis avec qui je chat sur VF au Baghore Ki Haveli Museum pour regarder un spectacle de danse traditionnelle. Fait, nous allons faire connaissance autour d’un repas. Les heures passent je pars vers 00h30, je ne suis pas rassurée les rues sont désertes.

Le lendemain, Louis et moi allons visiter le City Palace. Nous nous rejoindrons dans la soirée, je vais promener en ville en mode solo et bien sûr je me perds au milieu des rues et sous la chaleur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je voulais m’imprégner de l’ambiance, qui sait ? En fait je cherchais un parc avec des animaux, heureusement que j’ai le sens de l’orientation. Point important dans les villes en Inde je pense ! Mais l’entrée est trop discrète car je l’ai dépassé et je suis revenue à mon point de départ, j’ai tourné en rond pendant 2 heures !! Tant pis, je ne fais plus marche arrière. Retour à l’hôtel après quelques achats et une vache qui a failli m’embrocher. Quelle idée de vouloir passer à coté alors qu’elle a son veau ppfffff

De la rooftop vue imprenable sur le lac Pichola, magnifique a toute heure de la journée. Un petit écureuil vient boire la rosée du matin à un mètre de moi. C’est paisible.

En route pour Chittorgarh, la ville me parait longue à traverser. Il y a pleins de mariages en prévision car il y a des chars à musiques, des guirlandes et des banderoles colorées un peu partout. Le fort est sur la falaise, presque dans le même ton que la roche rouge. Les remparts font 5 km de long. Sunil me dépose au bas de la tour de la Victoire. Là je crois que je vis le temps fort du séjour. Je suis la seule touriste, les indiens visite ce site car il y a des temples hindoues, les singes circulent et les biquettes aussi. Une enfant essaye de me vendre une carte dessinée par ses soins, je me lance dans ce premier geste charitable ou arnaque ? au moins elle l’a fait de ses mains. Sur le parvis un groupe de jeunes indiens d’une quinzaine d’années m’abordent. Nous tentons de communiquer mais c’est bref, je suis frustrée de ne pas pouvoir leur parler en anglais. Je monte dans la tour, pieds nus, la pierre est froide, c’est étroit et sombre. Je flâne, je souris aux indiens. Il y a une vue magnifique du haut de la tour. En redescendant deux indiens vont vite puis je vois passer 2-3 indiens d’âges mures qui me demandent de poser avec eux, je commence à m’habituer et je lance un « no roupies ». Photo prises, encore 3 gars s’arrêtent et rebelote, malchance c’était un groupe d’au moins 15 personnes. Je finis par redescendre et reprendre mes chaussures. Je continue ma visite, je n’ose pas visiter tous ces temples, je ne veux pas offenser sur le lieu de croyance, mal faire le geste ou aller dans le sens inverse.

Sur ce magnifique site, une dame proposant des offrandes pour le temple me fait le 3ème œil de la sagesse avec la poudre rouge, je trouve cet échange photo de son enfant contre roupie + le bindi, chaleureux. Elle me propose en plus un morceau de fruit, je décline gentiment, en clair avec la tourista je ne voulais pas tenter le diable. Allez j’accepte et le temps que je me tourne un singe est devant moi, du coup j’engloutis le fruit. Il m’a fait peur. J’ai vu au Fort Amber un indien jeté sa glace car le singe courait vers lui. Je ne sais pas si j’ai bien fait ou si j’aurais du lui donner ??? cela reste encore un problème pour moi de juste limites. Je ne sais toujours pas à qui je dois donner des roupies pour porter mon bagage, au barman, au serveur, au gars du parking, … pareil aux animaux il faut les nourrir !!!??!! Sunil a géré beaucoup d’échanges de monnaies et j’espère qu’à la fin il sera toujours dans ses comptes.

En voiture, Sunil me parle d’un arrêt, yes sans trop savoir ce qu’il me dit. Arrivée à Menal. Arrêt rapide car la route est encore longue. Magnifique site non cité dans le Routard et faisant parti du patrimoine archéologique de l’Inde. C’est un temple dédié à Shiva et dans le style de Khajurâho. Accolé et séparé par une rivière à sec, se trouve deux autres petit temple : Ganesh et Gauri. Endroit magnifique et simple.

La route vers Bundi me semble interminable et les « camel » sont toujours là… Puis j’ai l’impression d’arrivée dans un grand parking à poids lourd et voiture car il y a beaucoup de poussières. Sunil me montre sur ma gauche le temple sikh où je comprends qu’il va dormir ainsi que différents temple. Je pense être arrivée, non encore 5 km et ça monte, je distingue une ville en bas qui s’étends sur des kilomètres.

Enfin nous arrivons à l’extrême de cette grande ville je suppose. J’aperçois un lac de couleur verte foncée, quelques havelis et une colline. Sunil s’arrête sur un parking. L’hotel Kasera Heritage donne sur la route. C’est une vrai haveli comme à Pushkar. Les fenêtres de ma chambre donnent sur Taragarh Fort et sont ornés de vitraux. 17h je décide d’aller faire un tour dans la ville. J’ai en tête de gouter les fameux lassi de Mr Sathi, lu sur internet, et dont Sunil m’a aussi parlé. Bha le problème c’est que la ville est grande et bien sur je ne parle pas anglais grrr Bref je déambule dans les rues, je ne sais pas où je vais, vers le centre ville ?

Plus j’avance plus je me dis qu’il ne faut pas que je m’éloigne trop de l’hôtel mais je suis attirée par le monde devant moi. Je découvre pleins de petites échoppes collé les unes aux autres. Je suis dans le bazar. Des matelas par terre et deux ou trois hommes assis dessus semblent attendre. J’en déduis que chacune à son corps de métiers : tissu, bijoux, quincaillers, laundry etc… et les marchands attendent le client. Je passe dans une rue très étroite et bruyante, les rickshaws klaxonnent et il n’y a pas la place pour deux véhicules et moi. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter car je dois vérifier à chaque fois qu’un véhicule ne va pas me rouler dessus ! Je passe sous la porte chogan gate et voila une grande place, je continue à déambuler dans Indira Market. J’ai l’impression d’être au marché aux puces. Des vendeurs présentent leur marchandise : cadenas, bracelets, mini poterie etc Il y a de la musique dans une rue. Je m’avance, le char s’apprête à partir vers le mariage. Du monde est autours et certaines personnes dansent. Lorsqu’il y a un mariage, la famille fait appelle à ces chars musicaux pour l’ambiance, ils peuvent faire des kilomètres jusqu’au lieu de la fête. Je fais demi-tour et je rentre à l’hôtel pour manger. Je vais m’installer au roof top. Je suis seule et la vue de nuit est magnifique.

Le lendemain direction Garh Palace qui surplombe mon hôtel et la vieille ville. Le temple est ancien mais il y a encore de belles couleurs sur les peintures. Par contre des essaims d’abeilles empêchent l’accès aux étages, un guide m’entendant parlais seule me fais signe de le suivre. La dame est française et nous passons par une porte secrète. Je gagne un peu de temps. J’arrive dans le jardin principal avec un puit au milieu. Bundi est réputé pour ses puits mais je n’ai pas l’occasion d’aller voir ceux dans la ville.

Puis je sort et là un gentil guide se propose de m’accompagner à Taragarh Fort, il dit quelques mots en français et me fait comprendre qu’il y a des singes là-haut. Je l’ai lu dans le Routard. Allez un guide contre les méchants singes, je paye ! Il m’explique qu’il y vient depuis petit et qu’il connait les lieux. Il fait très chaud à 12h. Un peu plus haut sur le chemin, il se propose de me prendre en photo avec le palace en contre bas. Puis nous montons toujours. L’endroit et vraiment beau, un grand puit et nous traversons quelques arbres pour avoir un point de vue sur le Lac Jait Sagar et la maison de Rudyard Kipling. Le guide m’explique que c’est ici qu’il a eu l’idée d’écrire The Jungle Book… Il a toujours la même expression orale quand nous passons devant des peintures abimés ou un trou dans un mur « no no no les indiens pas bien … » Il me fait rire. Nous commençons à redescendre vers le palace et en chemin nous rencontrons des français, mon guide explique au groupe qu’il peut leur faire visiter le Fort. J’en profite pour leur donner la direction du point de vue et de les rassurer en leur disant qu’il n’y a pas de singes. Un simple bâton en location m’aurait suffit.

Au bas de la pente du Palace et au croisement avec la rue du bazar sur la gauche, j’aperçois l’échoppe de Mr Sati avec ses fameux lassi. Evidemment à 14h il n’y en a plus ! Je décide pour mon repas de mi journée d’acheter seule des fruits et je tombe sur un vendeur de jalebi, hmmm voila mon dessert d’aujourd’hui ! Il ressemble au zlabia et les indiens ont beau apprécié le sucré je n’ai pas trouvé de dessert intéressant sur les cartes. Des oranges, des jalebi et une boisson dans ma chambre d’hôtel au calme. Oui je suis repassée dans la rue très étroite et mes oreilles réclament du calme.

En fin de journée, je profite d’aller voir le lac artificiel Nawal Sagar. J’ai de la chance au mois de Mars il est plein. J’ai repéré en arrivant un marchand ambulant de jus de canne à sucre. Eau du robinet ou pas, je veux gouter. Je m’assoies avec mon verre à la main face au lac et le petit temple. C’est beaucoup plus calme que dans le bazar. J’observe ce qui se passe autours du lac et j’imagine… Mon repas du soir se fait à nouveau sur le roof top, pas de voyageurs. Je pense que je suis la seule dans l’hôtel.

La route pour Agra est interminable, malgré le levé plus tôt en prévision 7h ! C’est le trajet le plus long du séjour et une contrariété féminine me bloque quelques minutes à l’hôtel Tourist Rest House. Je ne peux l’expliquer à Sunil qui m’attend pour la visite et me demande de faire vite. Il m’accompagne voir le Taj Mahal, demain c’est Vendredi et c’est fermé. Il s’occupe de la réservation et me conduit au mini bus qui conduit les touristes sur le site. Oups une file d’attente homme et femme, je me trompe, au même moment un garde me rappelle à l’ordre. Apres le passage de sécurité, je rentre par le jardin principal et je traverse le premier bâtiment. Dans l’alcôve sombre j’ai une vue sur le Taj Mahal magnifique, il est 17h30 et le soleil reflète sur le marbre blanc. Les conseils du Routard ne sont pas erronés. A savoir, sur la place autours du Taj Mahal, les photos de groupes avec une française sont interdites. Un policier nous siffle mais je ne comprends pas tout de suite. Les indiens à mes cotés vont le voir et s’en vont, le policier ne me dit rien. Les photos sont autorisés et ils étaient 3 indiens donc je ne comprends pas bien. Encore une question sans réponse. En allant vers la sortie j’aperçois deux jeunes hommes se tenir les mains, ça me fait bizarre parce que je sais que l’Inde n’est pas tolérante envers les homosexuels et je me rappelle à travers les lectures sur l’Inde qu’ils expriment leur amitié en se tenant la main. Paradoxe tout de même…

Je rejoins Sunil à son hôtel pour me raccompagner au mien. Cet hôtel n’a pas de roof top mais une jolie cour verdoyante où les tables sont quasiment toutes pleines pour le repas. Je me trouve une place, les touristes autours de moi font des allers-retours, ils reviennent avec des bières, je suppose que l’hôtel n’en vends pas. Ma chambre est confortable mais a 6h du mat’, tourista me voila. Je me gave des cachets pris en France. Toutefois il est possible d’acheter ses cachets sur place, j’ai vu pleins de shops. Sunil arrive à 9h et je lui dis qu’on va directement à Delhi. Tant pis le fort rouge de Agra, j’y passe devant rapidement et en route vers la capitale. Je dors dans la voiture pour la première fois. Enfin une autoroute, ça change. Encore un arrêt à la « frontière de l’état ». Arrivée à l’hôtel In Tawang de Delhi, sieste de 2h. Il n’est que 17h à mon réveil, je n’ai pas envie de perdre encore de temps donc je vais promener dans les alentours. Le réceptionniste me parle d’un marché, je vais essayer de le trouver et me dégourdir un peu. Au coin de la rue un homme vient me parler, je crois qu’il veut m’accompagner… mais je lui dis gentiment que je veux juste « parler » au lieu de « marcher ». Il part de son coté voyant que nous ne nous comprenions pas du tout !

Je repère une ville bien différente des villages de l’Inde. Sauf que j’arrive à une succession de tôle qui ressemble à un marché. Je m’y promène mais rien de bien intéressant et coté esthétique c’est moyen. Je reviens sur le coté « ville ». Je rentre à l’hôtel déçu du « marché » et à cause des bouffées de chaleur.

MTV india et T-séries sont les deux chaines que j’ai le plus écouté. La bollywood n’a pas l’air d’avoir la cote dans le nord du pays et encore moins au Rajasthan. Mais les jeunes doivent apprécier en dehors des traditions.

J’ai faim mais je ne veux commander quelque chose de compliquer à comprendre sur la carte et de gaspiller. « I’m sick » mais je dois mal le prononcer. Le serveur me regarde d’un drôle d’air. Et j’ai gaspillé mon riz biryani. En plus il était accompagné d’une sauce yaourt qui me donnait envie. Ca devait être trop bon… seul le coca a été fini!

L’hotel luxe n’a rien a envié au petit haveli. Le bruit des indiens est présent dans leur langage et dans les pas dans les escaliers ou bien celui du personnel mais la chambre est confortable, y’a rien à redire.

Allez hop prête pour 9h. Dernier jour avec Sunil et je me suis bien reposée. Tournée des monuments que j’ai envie de voir et que Sunil me conseil. Moi ce sera Mahatma gandhi et le temple Bahaï.

Il réfléchit au circuit puis nous commençons par le Raj ghat pour voir le lieu de mémoire de Mahatma Gandhi. C’est calme, joli et reposant. Beaucoup de verdures. A proximité, plusieurs grand hommes et femmes de l’Inde ont été incinérés car le parc longe la Yamuna. Vu le pas de course de cette journée je ne peux pas aller jusqu’aux ghat. Direction la tombe d’Humayun. Ce tombeau a été construit par la femme d’Humayun pour son mari en 1572 et non l’inverse comme pour le Taj Mahal, d’ailleurs construit vers 1654. Des charbagh (jardin) avec les canaux et les jaali (fenêtre sculptée) du mausolée, magnifique. Plusieurs tombeaux entourent le tombeau de Humayun. On y accède à chacun par une porte. Beaucoup d’enfants en tenue scolaire promènent, cela fait partie de leur programme scolaire et culturel. Des rénovations sont en cours. Ensuite c’est le temple du Lotus (temple Bahaï). Je n’ai pas le temps de rentrer à l’intérieur du parc ni à l’intérieur du temple, il y a trop de visiteurs. De l’extérieur c’est beau. Vraiment j’admire les différentes architectures que j’ai pu observer en Inde. Construire un temple en forme de lotus, chapeau. Enfin le Gandhi Smriti qui d’après le Routard, est mieux que le musée à coté de Raj Gaht, je ne suis pas déçue. C’est un endroit vert, calme et reposant, j’adore le jardin. Je suis à Delhi et j’entends les oiseaux qui chantent. Birla House est composé de photographies, textes et de mini scène de vie de Gandhi en miniature, c’est à but éducatif et sympa à voir. Quelques manifestations sont encore organisées dans l’enceinte. Et marcher en parallèle des derniers pas de Gandhi me fait une impression bizarre. Dans tout les peuples il y aura toujours des fanatiques. Sunil s’est garé non loin mais là encore il paye un gars pourtant je ne vois pas Parking ! Il me demande si j’ai encore des achats, pourquoi pas. Il me conduit dans une boutique trop fourni pour moi mais j’y achète une peinture sur tissu couleur or et noir puis nous rentrons. Nous repassons devant le temple de Hanuman celui de Jhandewalan, la statue est immense, presque 30 m de haut, les personnes voient la statue de la rame du métro aérien. J’aperçois les indous rentrants par l’immense gueule d’Hanuman. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de circulation. Très impressionnant. Je ne sais plus a quel moment de la journée, il a voulu me montrer le temple sikh, trop de monde mais ça valait le détour aussi. Ce temple est immense est ressemble à celui que j’ai visité a Pushkar mais en 10 fois plus grand. Nous avons fait le tour et je suis à mon hôtel vers 17h, nous nous donnons rendez vous à 2h du matin pour l’aéroport. La fin de mon séjour pointe son nez, je n’ai pas vraiment envie de partir…

Allez hop hop le marché de Karol Bagh n’est surement pas loin et je prends un rickshaw, mon premier que je commande seule. Une catastrophe, il me fallait bien une arnaque pendant mon séjour. Le chauffeur me demande ce que je veux, je lui dis que je ne sais pas mais je veux voir jewels, saari and spices, j’ai pas su traduire statuette. Là il me dépose devant un magasin de tissu. Je reste ferme sur mon idée car je ne vois pas de marché tel que je l’entends. Le chauffeur très désagréable me montre une direction avec la main. Je ne suis pas rassurée mais j’ai repéré le chemin retour à pieds cette fois ci ! Au loin de la rue désignée j’y vois …l’enseigne Subway. La civilisation. Ca me fait toujours ça en voyage, je finis par saturer de la nourriture locale et j’avoue que la viande me manque un peu. Surtout que je n’ai quasiment pas mangé depuis la veille. Au bout de la rue j’arrive enfin dans une rue comme Saint Férréol à la Noël (rue piétonne à Marseille). Du monde à perte de vue et toutes les boutiques possible de l’enseigne Tata comme H&M aux boutiques d’épices dont je n’en avais pas vu auparavant (Il y en a de partout en Inde mais des étals et ne parlant pas anglais, je n’ai pas demandé). Bref mes derniers achats sont faits. Je retourne en longeant le métro aérien jusqu’à mon hôtel. J’ai envie de rester encore quelques jours dans Delhi mais je dois essayer de dormir, le lever est très matinal.

Voilà Sunil me dépose, ça m’a fait plaisir d’avoir été accompagné, le fait de ne pas parler anglais et être seule à voyager a rendu le voyage plus rassurant en sa présence. Si un jour je reviens j’irais faire le nord de l’Inde, si si encore plus au Nord, le Punjab et Himachal Pradesh avec le temple d’or Sikh, Dharamsala et la source du Gange en passant par plusieurs villes sacrées. Moment de songe….

Je vais passer par les tracas du vol retour, fatiguant mais arrivée à bon port !
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
by Chamadou · 2015-08-17 · 118 replies
Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian
De Singapour à Hong Kong avec Celebrity Millenium English translation pending
by Jipebe2b · 2015-02-25 · 10 replies
Cette croisière a déja été fort bien commentée ici et je remercie ceux qui nous ont fait part de leur expérience sur ce forum et que j'ai lu avec énormément d'interêt et de profit.

Je dois dire que je souscrit largement à tout ce que mes prédécesseurs ont écrit ici.

J'ajoute mon petit grain de sel simplement pour faire partager quelques impressions.

Nous sommes partis le 1er février 2015 de Singapour (où nous sommes arrivés deux jours avant) pour se terminer à Hong Kong (où nous sommes restés trois jours de plus).

J'ai beaucoup apprecié le Celebrity Millennium et son luxe sobre et confortable.

- Les repas au restaurant étaient très raffinés et au buffet le choix était particulèrement varié et appétissant.

Cette nourriture délicieuse à profusion à très vite anihilé toutes les bonnes résolutions de modération imprudemment prises en début d'année.

- Les spectacles du bord m'ont bluffé.

Moi qui ne suis pas amateur de ces spectacles, je n'y suis allé que pour faire plaisir à mes compagnons de voyage.

Je ne l'ai pas regretté.

C'était à mon avis digne des plus grandes scènes, pour faire simple largement aussi bien, voire mieux "qu'à la télé". Tout était très "pro". Une très bonne communication avec le public, un orchestre excellent, des artistes de très grande qualité.

- Le français est très peu parlé à bord. Toutes les annonces sont en anglais, allemand et parfois espagnol.

Seuls quelques membres de l'équipage canadiens, caraibéens ou mauriciens ont très volontiers échangé en français avec nous.

Donc il faut parler (ou baragouiner dans notre cas) anglais et tenter de comprendre l'autre. Mais la courtoisie et l'obligeance du personnel ont pu sans difficulté rendre la vie du bord particulièrement agréable.

Le problème est plus ardu dans les relations avec les habitants des pays traversés. Pour la plus part d'entre eux la France n'évoque strictement rien sauf peut être dans les grandes villes riches, les produits de luxe vendus dans de somptueuses boutiques.

Seul l'anglais permet, mal, et pas toujours, de se débrouiller.

Mais dans ces endroits très surs l'aventure est sans risques.

Un petit exemple: dans plusieurs restaurants nous n'avons pas été compris en demandant a boire "water, mineral water, soda water etc... " on a même obtenu une carafe d'eau bouillante. C'était amusant et nous a permis en plus d'apprecier de succulents thés.

- Les excursions du bord Comme tous les suppléments (pack boissons etc..) les excursions sont très chères, et même exagérément chères.

Tout a été dit sur ce forum sur l'éloignement du bateau des lieux d'excursion.

C'est vraiment très pénalisant d'être amarré dans un port industriel à plus de deux heures de route des endroits à visiter, avec souvent un trafic très dense et avec un parcours loin d'être touristique.

Les informations données à bord sont parfois plutôt peu fiables.

Par exemple il nous a été dit officiellement qu'au terminal croisière à Honk Kong il y avait très peu de taxis et donc un risque de 90 mn d'attente. Le conseil était de prendre la navette prévue à 50 Euros par personne.

Or restant plusieurs jours à HK nous ne sommes pas inquiétés de ça et nous avons pu constater qu'il y avait de tres nombreux taxis.

Par la suite nous sommes allés de notre hôtel (centre ville) à l'aéroport, en taxi à 4 pour moins de 40 euros .....

- Climatisation :

Pour des raisons liées je pense (sans en être sur) aux risques sanitaires (gastro ou autres), il régnait parfois à bord un froid polaire. Si bien qu'il fallait impérativement que les petites natures méditerranéennes que nous sommes soient très chaudement vétues dans certains salons ou restaurants. (Je me souvient du salon panoramique à l'avant ou les serviettes de la piscine servaient de "couvertures survie" à ceux qui voulaient voir la Baie d'Halong sans aller chercher leur vêtements chauds dans la cabine.... Tant pis pour eux la Baie d'Halong se déguste sur le pont ....).

- Infirmerie : Un de nos compagnions de voyage a dû recourir à l'infirmerie du bord, pour une bronchite assez dure.

Il a été remarquablement soigné mais il en a eu pour près de 1000 Euros.

Je pense que nos mutuelles ne rembourseront rien, mais il va faire les démarches et me tiendra au courant.

Je n'ai pas dit l'essentiel : nous avons adoré cette croisière et ce premier contact avec l'extrème orient m'a donné une très grande envie d'y retourner.

Dans un prochain message je detaillerai sommairement quelques escales.
Evénements en Ukraine English translation pending
by Mamymarie · 2014-05-02 · 215 replies
Bonjour à tous, je veux juste dire ma peine concernant ce qui se passe en Ukraine. J'ai vu ce beau pays il y a 3 ans. La gentillesse des gens, la beauté des paysages, magnifique Crime et aujourd' hui la guerre. Tous ces politiques qui ont participer à cette destruction ont - ils réfléchi avant de se mêler de ce qui ne les regardait pas. Je suis en colère
Aléafrica, dix semaines au hasard dans le sud de l’Afrique English translation pending
by Voyajou · 2014-02-19 · 243 replies
Il y a vingt ans, en avance sur les Etats-Unis, l’Afrique du Sud élisait son premier président noir. Ceux qui étaient réduits au silence avaient tant à dire qu’on valida onze langues officielles et, pour évoquer une histoire compliquée et conjurer un avenir qui ne l’était pas moins, on inventa un drapeau multicolore : noir, rouge, bleu, jaune, vert, blanc

Rouge Le bleu du bâtiment pourrait prolonger celui de l’Océan mais l’eau du port est rouge. Dix requins pantelants gisent en plein soleil, à même le quai, devant l’entrée d’un fish &chips. Un ouvrier les arrose à jet continu évacuant dans le port ce qu’il leur reste de sang. Au moment où je sors un appareil photo un homme accourt, inquiet, et m’assure que ces requins n’appartiennent pas à une espèce protégée ; il est très convaincant bien que ne portant pas de harpon. Un camion arrive et les embarque au palan : ils partent en Australie, tous frais payés. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la couleur de l’eau. Une usine de conditionnement de sardines occupe le quai suivant, alimentée à flots continu par les bateaux : ce sont ses rejets qui colorent le port. On comprend mieux dans quel piège ont été pris ces malheureux requins qui n’ont pas eu la bonne idée d’appartenir à une espèce protégée. Cette marée sanglante fait le bonheur de dizaines de pêcheurs alignés surla jetée et qui relèvent, à chaque lancer de cuiller, des hadas qui se trouvent être d’autres victimes collatérales de la pêche à ces abruties de sardines : qui apprendra aux sardines à voyager individuellement plutôt qu’en boule affolée. Mis en appétit, nous choisissons un autre caboulot et optons pour un… fish & chips, sans requins sur la terrasse. L’écran géant retransmet un match de cricket opposant l’Afrique du Sud à… l’Australie. Qui, hors du Commonwealth, a jamais compris les règles du cricket ? Il reste l’élégance de arbitres coiffés de panamas et le masque des batteurs, casqués comme des footballeurs américains, dans ce sport où jamais on ne se touche. Un pick-up qui n’a pas osé le rouge remonte un bateau, affuté et lourdement motorisé, un bateau de guerre dont le nom sur la coque, en noir et en français est Assassin.

Bleu Les géographes ont décidé que la pointe où le continent rend les armes au sud délimitait deux océans, l’Indien à l’Est, l’Atlantique à l’Ouest. Cape Agulhas ne doit pas son nom aux aiguilles de pins qui seraient bien en peine de survivre ici, encore moins aux aiguilles de schiste, en première ligne, mais à l’observation des premiers marins portugais qui, croisant là il y a cinq siècles, constatèrent que l’aiguille des compas indiquait strictement le nord au passage de ce cap. Dans une ambiance de finisterre deux océans furieux s’affrontent-ils jour et nuit pour défendre leur territoire ou pour ne pas décevoir les géographes autour de ce méridien, le 20ème est, tranchant le continent et l’océan? En réalité, c’est là que se rencontrent le feu descendu de l’équateur et la glace remontée de l’Antarctique. L’Indien résiste refusant qu’on vienne geler ses côtes et contraignant le courant froid à remonter l’Atlantique. On accède au feu du phare par quatre volées d’échelles abruptes pour constater que les deux océans sont uniformément bleus. Plus loin, avec ses maisons de pêcheurs basses, chaulées comme en Irlande, Arniston malgré son R ne manque pas de charme.

Vert Les moutons sont des Suffolks et les vaches des Jersiaises, un ferry à chaîne doit nous permettre de traverser la Breede River tandis qu’un crachin persistant confirme l’impression d’être en Cornouaille en septembre. Mais le ferry, petite plate d’acier contenant deux voitures, est halé à bras d’hommes, trois Sisyphe noirs enchaînés à un câble.Successivement ils partent de la proue (réversible en poupe au retour, mais est-ce encore un bateau, qui jamais ne quitte son ancre?), enroulent, comme les bolas d’un gaucho, une chaîne lestée autour du filin d’acier, enfilent le baudrier et se dirigent vers la poupe. Arrivés là, ils recommencent. Je m’harnache, je hale, j’ahane, pourrais-je être plus blanc sous le harnais ? Sur l’autre rive, un cow-boy noir en bleu chevauche un quad jaune pour, décrivant d’amples demi-cercles, rassembler des bovins indociles. Sur les collines, les parcelles immenses sont d’un vert infini, les élevages d’autruches alternent avec ceux de moutons.

Jaune Cette vaste ferme du Baavianskloof, dans l’est du Karoo, propose des emplacements de camping. Comme vous êtes seuls, vous choisissez la vue sur les croupes de grès rose que, tout à l’heure, le soleil enflammera. Il est temps de penser au feu. Courbé dans les taillis d’acacias vous voilà en quête, quelques branches, menu fretin, pas de quoi faire des étincelles, jusqu’au moment où vous devinez la dépouille d’un jeune acacia, abattu depuis longtemps. Il est deux fois plus long que vous et en pèse bien la moitié. Vous lui racontez des histoires, que vous allez le réchauffer, l’incinérer, bref, lui offrir une sépulture le soustrayant aux milliers de bestioles qui le rongent, pour l’amadouer, pour qu’il vous épargne d’une épine lorsque vous le prendrez à l’épaule. Mais un arbre seul n’a jamais fait un feu. Deux souches, légères tant elles sont minées, tant elles ont nourri, seront ses compagnes de bûcher. Maître de cérémonie, vous appariez les souches puis formez un trio avec le tronc : elles l’auront vite coupé en deux. Vous voilà avec quatre morceaux, la fête peut commencer. Une souche en flamme sur les braises, les deux troncs en croix par-dessus, la dernière souche enfin. Feu d’artifice. Bilan probable malgré les sommations (sommations :heurter le bois contre le sol attendre pour permettre aux habitants de quitter les lieux et chercher une autre cantine, recommencer jusqu’à évacuation totale), quelques dizaines de fourmis et consorts.

Noir & Blanc Dans les cuisines de ce restaurant réputé une brigade de onze, en plein coup de feu : cinq métis, quatre noirs, deux blancs, huit hommes, trois femmes, deux en surpoids, un hypocondriaque. Silence absolu dans les rangs, seul le chef lance sèchement des ordres précis. Ce qu’il a commandé arrive de toutes parts devant lui qui se réserve, outre le contrôle, d’apposer la touche finale : citron vert, branche d’aneth, crustacé en extension.Les serveurs enlèvent à la volée. La région s’enorgueillit de ses moules, va pour une sea food crispy pizza : les moules doivent-elle leur taille à la présence de la raffinerie de pétrole voisine qu’on dit être la plus grande du monde ? Quant à la pâte, elle est beaucoup moins craquante que la mariée, en séance de photos sur fond de soleil couchant sur l’océan. C’est Valentine’s Day. A une portée de fusil d’ici, dans une grotte avec vue sur mer imprenable, on a récemment mis à jour des artéfacts utilisés par mes aïeux il y a 165 000ans. Les chercheurs n’en ont pas terminé l’inventaire mais savent d’ores et déjà que les coquillages formaient la part du lion du menu.
Retour de 3 semaines à vélo au Sri Lanka English translation pending
by Nico74 · 2014-01-05 · 10 replies
Retour sur notre périple de 3 semaines à vélo au Sri Lanka, en décembre 2013 :

Concernant le vol, nous avons pris un direct SriLankan Airlines (Paris - Colombo) qui ne fait pas payer de supplément pour le transport des vélos. Ils étaient en cartons que nous avons laissés à la consigne de l'aéroport (4400 Rs pour 2 cartons / 3 semaines).

Notre tour : Negombo - Chilaw - Anuaradhapura - Mannar - Jaffna Liaison Jaffna - Trincomalee en bus Trincomalee - Polonnaruwa - Matale Liaison Matare - Kandy - Nuwara Eliya en train et bus car ça monte pas mal, surtout entre Kandy et Nuwara. Nuwara - Haputale - Ella - Buttala - Hambantota - Matara - Galle - Colombo - Negombo.

Au final 1500 km.

- Circulation : des routes souvent très bonnes. La circulation est assez diverses (bus, vélos, tuktuk, etc...) et la route est souvent large avec un sorte de bande cyclable sur le côté empruntée par les piétons, motos, vélos. Ca klaxonne en permanence, ça double beaucoup et n'importe comment (surtout les bus) mais ça ne roule jamais très vite. Donc ça se passe pas trop mal, on s'attendait à pire. Les 60 derniers km pour remonter sur Colombo depuis la cote sud sont très chargés et pas très intéressants (urbanisé tout du long) mais ça se fait. Le réseau secondaire est assez variable: on l'a peu expérimenté et on s’est un peu perdu: pour ce réseau, les cartes ne sont pas très fiables. On était partis avec la carte routière Nelles Map, mais pas très précise. On a acheté dans une librairie de Negombo un "road atlas", bien plus précis (plus volumineux aussi : 59 pages !). - Météo : on a eu de bonnes averses de mousson sur Mannar, Jaffna et Trinco. Souvent un bonne averse en journée puis le soir. Ca mouille beaucoup, tout est moite, rien ne séche. C'est à expérimenter mais on en a vite eu marre et on s'est réfugiés dans les montagnes et sur la cote sud pour avoir un temps plus sec (mais pas totalement sec). - Accueil : super. Les gens sont toujours prêts à vous renseigner. Souvent des rabatteurs pour trouver un hotel, mais ils ne sont pas trop envahissants et du coup sont assez pratiques. Ca change un peu à Ella et surtout sur les plages du Sud (le pire : Mirissa) ou ça devient usine à touriste. - Langue : Anglais à peu près parlé partout. - Pour dormir : on avait amené la tente. On n'a pas osé faire de vrai camping sauvage isolé mais à 2 reprises on a demandé dans des villages. Ils nous ont trouvé un coin pour poser la tente. Le bon plan peut être de demander dans les temples. - Tarifs : en forte augmentation par rapport à ceux du Lonely édition 2012. Une chambre de base entre 1000 et 1500 Rs. Pour manger compter 120 à 150 Rs pour un Rice et curry et 70 Rs pour 1,5l d'eau en bouteille. Les entrées dans certains lieux touristiques ont souvent un prix pour les locaux (souvent gratuit) et un prix pour les étrangers. - Pour manger : des boutiques et des restos partout, aucun problème, même les dimanches et les jours fériés. Beaucoup de marchands de fruits sur le bord des routes

- le nord : aucun problème, il suffit de ne pas être allergique aux militaires. On est restés 3 jours à Jaffna. Très peu de touristes, et des paysages magnifiques . Beaucoup de sites en ruine et des militaires partout. Quelques check points sur la route de Maanar à Jaffna, mais aucun soucis. D'ailleurs, cette route de 100km est en construction, donc encore quelques portions en pistes un peu défoncées - Le Sud: Beaucoup beaucoup de touristes, ca tranche avec le Nord où on en a vu très peu! Les plages sont belles, mais l'ambiance n’est pas la même ! Ca vaut le coup d'être vu, mais ne pas sacrifier le reste : les montagnes et les cités anciennes - L'Est: trop de pluie, on n'a pas pu y rester !

- Les vélos dans les transports en commun : étonnamment c'est galère. Ils ont plein de gros bus qui n'ont pas de soute à bagage ni de galerie, juste un petit coffre à l'arrière. Il faut négocier pour les mettre dans ce petit coffre ou sur les sièges, ce qui quadruple le prix du trajet. Pour le train, tous les trains de la ligne Kandy n'acceptent pas les vélos et là aussi, ça quadruple le prix. Il vous faudra parfois mettre vos vélos dans un train de marchandise qui part à 3h du matin, et prendre le train de voyageurs qui part en journée. Vos vélos sont censés vous attendre à l arrivée : on n a pas testé ! - Magasins de vélo : très fréquents, mais par exemple ils n'ont que des chambres avec grosse valve et pas de 28'' - Les bêtes : plein de moustiques, et beaucoup de chiens amorphes au milieu des routes ! Aperçus des serpents, 2 éléphants et 1 buffle qui prenait son bain en traversant un parc, et des varans. Mais aucun problème

Au final un pays sympa, dépaysant, varié (montagne, plage, temples), où on mange bien et où l'accueil est très bon. Parfait pour 3 semaines de vacances à vélo.

A dispo si besoin de plus d'infos. Nico
Pushkar il y a quelques années... Nostalgie... English translation pending
by Migu · 2013-04-11 · 13 replies
Un reour sur les années 70/80

C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.

Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.

De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.

La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.

C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.

Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.

Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.

Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.

Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.

Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.

Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.

Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.

L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.

Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.

Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.

Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.

Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.

Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.

De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.

Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.

Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.

Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.

Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Les voyageurs n'existent (presque) plus English translation pending
by Roulelemonde · 2013-02-10 · 242 replies
Il part le temps des bohémiens Qui traçaient libres leur chemin De ceux qui méritaient leur route Car le monde part en déroute

Tu achètes tes vols directs Autoroutes aériennes abjectes Et pour aller du Caire au zen Tu déverses leur kérosene

Planète sillonnées de rails Reliant ces villes qui déraillent Surpeuplement et pollution Aveuglement sans solution

Rares sont les vrais voyageurs L'heure est aux sombres âges voyeurs Laissant la vie au numérique Tu pilles la nature pour du fric

Blogs, fastfood, sexe, mépris et zappe Tu brules le pétrole sur la mappe Mais tu n'es ni juste ni libre Tu suis ce vieux déséquilibre

Mouton des sociétés urbaines Tu te crois maitre de ta vie Mais conditionnements et chaines Sont ton lot pour payer ce prix

Systèmes sans amour ni âme L'argent, le dieu que tu venères Pour de vulgaires murs et rames Qui détruisent toujours plus la terre

Ni voyageur, ni découvreur Tu es lambda consommateur Et ton égo en veut encore Tu t'arretes quand, avant la mort ?
J'aime plus Bali English translation pending
by Ptilivier · 2012-08-16 · 59 replies
J'ai bien du y aller une dizaine de fois au cours de ces vingt derniere années. Je suis arrivé hier, il y a maintenant trop d'hôtels, les prix rattrapent les prix en France. Bref pour moi, Bali c'est la dernière fois. Dommage de finir mon trip après les Philippines, le Cambodge, sur une déception.
Sécurité pour un voyage camping-car en Espagne et au Portugal? English translation pending
by Sergipoulos · 2012-01-27 · 48 replies
😊Bonjour à tous Nous avons avec ma femme projeté de partir pendant deux mois visiter le Portugal du nord au sud. Venant de notre belle bretagne lointaine nous traverserons donc l'Espagne. Or en visitant le site de l'ambassade de France il est mentionné le fait qu'il règnait une insécurité aussi bien en Espagne (faux policiers, crevaisons provoquées etc)qu'au Portugal. Auriez vous la gentillesse de m'en dire un peu plus à ce sujet(c'est la première fois que nous y allons) si vous avez bien sur quelques éléments à me communiquer Kénavo Serge
Expérience étrange au Cameroun English translation pending
by Virginievach · 2010-02-25 · 28 replies
Bonsoir à tous, Je reviens de 15 jours en sac à dos au Cameroun, et à Douala, le dernier jour, j'ai été assaillie de propositions de partenariats commerciaux par des revendeurs d'objets artisanaux sur le marché aux fleurs. J'avais beau leur dire que j'habite dans un bled, que je n'ai aucun goût pour le business, au contraire ils me rétorquaient que c'était des gens comme moi qu'ils cherchaient car les businessmen sont des escrocs et les simples touristes sont plus honnêtes. Je me suis bien gardée d'accepter quoi que ce soit mais leur insistance m'a laissée perplexe. Tous racontaient la même histoire, grand-père gravement malade, village détruit par une inondation, fratrie orpheline à charge, besoin d'argent immédiat. Avez-vous connaissance d'histoires similaires? Codialement, Virginie
Transporter des oeufs à vélo? English translation pending
by Bikos · 2009-10-28 · 44 replies
Marre de la même bouffe ! Envie de changer et de faire des plats différents ... Avec des œufs ce serait un plus mais comment éviter la casse dans les sacoches ??? Outre le fait qu'il existe des boites spéciales de transport pour oeufs, cela se limite à 2 .... Solutions et alternatives ?
Vos impressions sur le Cambodge? English translation pending
by Roullet · 2008-12-28 · 55 replies
Je reviens d'un mois en Birmanie, sac à dos, ghest houses mini prix, à suivre ma routarde de fille. (elle voyage 1 an la veinarde !)

Trop bien ! Je ne parle pas de politique (nous avons eues qq aperçus désagréables), mais du peuple, des contacts, des aventures de transport (train incroyable, bus, mini bus bondés, trishaw, moto...), de notre guide pour le treck ...

Par contre, j'ai passé 10 jours au Cambodge (un peu court, mais c'est la faute de Bangkok !!!) . Bien sûr, Ankor est magnifique. Bien sûr, Phnom Penh est super interessant, mais j'ai moins aimé le contact avec la population, du moins la population avec laquelle nous devions avoir un rapport commercial.

J'aimerais avoir votre avis car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression, n'étant pas restée suffisemment longtemps pour arrèter mon jugement. Merci de me répondre. Amitiés MF
Janvier, pic de la saison touristique en Thaïlande? English translation pending
by Pepifleuf · 2008-07-10 · 38 replies
Bonjour,

Je souhaite partir avec mon copain en Thaïlande en sac à dos, pour 3 semaines. Nous avons prévu de partir de fin décembre à mi-janvier (du 28/12 au 16/01 environ), cependant je viens de voir que c'était pile le pic de la saison touristique? 😕

Je n'ai pas encore d'itinéraire de tracé, cependant nous voulons pas mal bouger en terminant 2-3 jours sur une île...

Est-ce vraiment blindé de monde et les prix sont-ils si chers que ça à cette période? Vaut-il mieux reporter cette destination à une autre période de l'année? (mais je ne sais pas où partir en janvier!!!)

Merci d'avance pour vos réponses ! 🙂
Téléfilm "Croisière Nuptiale en Birmanie". English translation pending
by AsianPat · 2008-01-31 · 4 replies
Hier mercredi 30 janvier dans l'après-midi, mon programme TV indiquait sur TF1 "Croisière Nuptiale en Birmanie", un téléfilm allemand de 2007 ! Malgré que ça fait peur, je l'ai quand même enregistré... Bon, c'était assez nul, les éditions Arlequin n'aurait pas fait mieux. Mais oh surprise : le film était bien tourné intégralement en Birmanie. Et ça c'est une denrée rare. Si vous en connaissez d'autres... Il y est question d'une croisière sur le "Road to Mandalay", un bateau de luxe qui fait Bagan-Mandalay.

La plus grande partie du film se déroule à Bagan. Evidemment, romantisme oblige, on a droit au survol des temples par les tourtereaux en mongolfière. Quelques scènes dans les temples. Ananda sous toutes les coutures. Longue séquence à la Pagode Schwezigon. Quelques images de Yangon et évidemment la Pagode Schwedagon. plus quelques séquences sur une plage de rêve, sable blanc, cocotiers. Celle-ci, je garantis pas qu'elle était en Birmanie, mais comme ils étaient sur place, je vois pas pourquoi ils seraient allés la tourner au Costa Rica !

A un moment, les jeunes mariés se barrent en pirogue parce qu'ils veulent échapper, lui à sa mère divorcée et riche, elle à son père veuf et pauvre. Mais une fois à terre (toujours à Bagan donc), lui se rend compte, oh catastrophe, que tout à l'heure, il s'est fâché avec sa mère et lui a jeté ses dollars, ses kyats et ses nombreuses cartes de crédit au visage. "Comment on va se nourrir ? Où est-ce qu'on va dormir ?". Mais les bonzes veillent, et le couple trouvera refuge pour la nuit dans un temple au pied d'une sublime statue de bouddha. Ils voyageront avec un marchand sur une charette tirée par des buffles comme on en voit tellement par là... "Il veut bien nous prendre, mais faut qu'on lui donne un coup de main". Ils se retrouveront dans un village à aider le gars à vendre sa marchandise.

Quand finalement, ils regagnent le groupe (ben oui quand même) :"Vous êtes dans un drôle d'état tous les deux". Réponse : "C'est normal, on vient de découvrir le pays et ses habitants". Textuellement. Vous voyez ce que vous avez raté.

Prochaine étape birmane sur grand écran cette fois, c'est le prochain Rambo. Dans un autre genre. Mais "pour de faux" puisque tourné en Thaïlande, mais d'après le grand Sly en personne, avec quelques vrais birmans...
Angkor en danger dû au tourisme! English translation pending
by Rogerbarthas · 2008-01-09 · 39 replies
Voilà plus d'une dizaine d'année que j'avais entendu parler du problème...aujourd'hui, lié à l'augmentation du tourisme et au développement de Siam Reap la question de la diminution des eaux de la nappe phreatique de la region des sites, revient dans l'actualité avec sa triste consequence l'affaissement des temples voire leur destruction...Le gouvernement va essayer de réactualiser les techniques anciennes de conservation et circulation de l'eau...

Place aux retraités routards... English translation pending
by Williama · 2007-11-16 · 264 replies
Fini le privilège du voyage sac à dos pour les plus jeunes😕 ça fait maintenant quelque temps que les retraités revendiquent aussi ce droit de routard comme un privilège. On les croise partout. "increvables", en bonne santé, ils sont de plus en plus nombreux et enchaînent destination sur destination...

Dès la quarantaine, ils décrète que la vieillesse est là, ça les titillent et ils parlent de droits acquis, de pénibilité, d'envie de partir...ils voyagent alors comme des gloutons, donnent des conseils blasés à tour de bras, font du comparatif, profitent au maximun du CE etc...

Papy et mamie s'éclatent pendant que les fistons restés au pays rament de CDD en stages bidons, en rêvant devant les affiches bien léchées du métro ou avec des plans foireux sur le net🏴‍☠️. Des retraités devenus grand voyageurs égoïstes et des jeunes... chomeurs et sans carrière à la maison! Faut-il une nouvelle canicule pour éradiquer le phénomène?😎
Fournisseurs d'artisanat indien, népalais en Inde English translation pending
by Raspigaous · 2007-10-16 · 56 replies
Namaste,

Je souhaite ouvrir une boutique commercialisant de l'artisanat indien, nepalais..., en France. Je suis actuellement en Inde, a la recherche des fournisseurs ideaux, et je me rends compte qu'il n'est pas si aise d'en degoter. J'ai rencontre 3 personnes qui venaient s'approvisionner en Inde et elles m'ont toutes dit que c'etait un vrai casse-tete (problemes de qualite, delais non respectes...).

Cela me freine quelque peu a m'approvisionner directement ici et je me demande s'il ne vaut pas mieux passer par un grossiste francais. Bref, je suis un peu perdu et j'ai vraiment vraiment besoin de vos conseils.

Au plaisir de vous lire.
Francais perturbateur!? English translation pending
by Gaelmartinez · 2006-03-27 · 188 replies
apres les violences urbaines, il y a les manifestations anti cpe, manifestations anti gouvernement!....les soulevements des francais reapparaissent aux medias!...et les images font de plus en plus le tour du monde!...et elles sont utilisees ds plusieurs pays pour justifier leur action!....en disant il y a pire en france !...c'est l'anarchie!... dernierement la bielorussie!..pour justifier leur dictature et leur propagande!..."pourquoi l'europe veut intervenir chez nous alors que c'est pire en france!.." et ca me revolte!...comparer ce qui est incomparable!..il y a le cameroun et l'angleterre aussi qui definissent nos etudiants comme des enfants gates!...l'allemagne qui ne comprend pas toutes ces manifestations contre une solution au chomage!..la france devient une nation imcomprise!.. la france a t'elle vraiment une mauvaise image vu de l'etranger??ou est ce que c'est la jalousie qui fait que l'on s'acharne sur notre pays!..??. ou bien tout simplement le monde devient fou!...???🤪 qu'est ce que l'on a fait pour meriter ca??? au secours!...
La Chine en roue libre? English translation pending
by Renephilippe · 2006-02-05 · 109 replies
Bonjour

mon rêve est de connaître la (les ?) Chine. A première vue, cela parait difficile en camping car pour des tas de raisons pratiques (guide, coût, etc).

D'autre part, pas de "tourisme organisé" pour visiter les "incontournables", sans vraiment voir la vraie Chine.

Alors, la seule solution est-elle le sac à dos (53 ans), le train, bus, et moyens locaux ? Mais dans ce cas, doit-on aussi avoir un "fil à la patte", autrement dit, peut-on aller où on veut, quand on veut ? J'envisage ce voyage avec mon épouse.

Et en ce qui concerne le logement ? Mon but est de voir la "vraie" Chine, celle que l'on voit dans les films ou les bouquins, et qui doit quand même encore exister dans les régions reculées.

Voila, ça peut paraître un peu enfantin comme question, voire naïf.

En tout cas, merci pour vos conseils et suggestions.

René
Contrefaçons italiennes... English translation pending
by Philou06 · 2005-10-03 · 77 replies
Ils sont nombreux celles et ceux qui goûtent aux produits de luxe et souhaitent s'en offrir une jolie copie. En Italie, juste après Menton, on rencontre très très très fréquemment des vendeurs de Vuitton et autres Rolex bidonnés... Sachez qu'il y a peu, les autorités italiennes ont mené une opération et ils ont interpellé les .......... acheteurs - gagné! Coût de l'amende chez nos voisins: 3.000 euros. En France, jusqu'à présent, nos douaniers se contentent de confisquer. Bref, faites attention, ce type d'achat n'est pas dénué de risques pour votre portefeuille! Comme ce type de négoce est courant par chez nous, l'affaire est à suivre...
Croisière sur le Nil English translation pending
by Lorelei06 · 2005-01-18 · 10 replies
Bonjour,

Ma situation n'est pas compliquée, mais il faut suivre.

Premierement, je souhaite offrir une croisiere sur le Nil (Louxor-Assouan) à mes parents pour leurs 25 ans de mariage et leurs 50 ans respectifs. Ils n'ont jamais voyagé de leur vie, mais ils sont débrouillards. J'ai dejà comparé les prix de différents TOs etc, mais au-delà du prix, je me pose plusieurs questions. Tout d'abord, pourriez-vous partager votre expérience et me signaler par quel TO vous etes partis et pourquoi vous en avez été contents ou non. Pourriez-vous me conseiller un/des Tos qui proposent de beaux bateaux (j'ai pu lire que la différence entre bateaux 4* et 5* n'était pas toujours flagrante). Ensuite, mes parents s'entendent bien avec les gens en général, mais ils aiment aussi avoir leurs moments de liberté. Vaut-il mieux qu'ils fassent les visites par eux-mêmes ou vaut-il mieux qu'ils suivent le groupe(premier voyage, besoin d'etre encadrés etc)? Quels sont les avantages/inconvénients de chaque choix?

Bref vous l'aurez compris, offrir un voyage à quelqu'un fait beaucoup plus stresser que lorsque c'est pour soi.

Mais ce n'est pas fini ! Toutes ces recherches nous (mon compagnon et moi) ont donné envie de partir où?.... Faire une croisiere sur le Nil !!

Par contre, nous savons d'ores et déjà que nous nous débrouillerons par nous-mêmes pour les visites etc...c'est ce que nous recherchons lors d'un voyage ! Il faut aussi l'avouer, de nombreux témoignages m'ont en plus montré qu'au niveau financier, le budget visites n'était pas du tout le même ! Mais ma grabde crainte est de ne pas vraiment avoir le temps de profiter vraiment des visites, de devoir se calquer exactement sur les visites des gens du bateau etc...Est-il possible de faire une croisiere sur le Nil et d'avoir un peu de liberté, de vadrouiller à sa guise, de voir le temple de Philae par ses propres moyens, faire un tour en ville alors que ce n'est pas prévu dans le programme du TO etc etc?

Je sais que j'ai beaucoup de questions, mais merci d'avance de vos réponses !
Idée originale à base de cumin English translation pending
by Bibouche · 2004-10-11 · 20 replies
bonjour,

le cumin est mon épice préférée, je l'utilise aussi bien sur des oeufs au plat, sur des steaks qu'en tagines of course !!

si vous avez des recettes avec cette épice, je suis preneuse

Mille mercis
Vol à l'arraché au Maroc English translation pending
by BernardDu · 2018-06-10 · 48 replies
Au Maroc depuis 17 jours, grand tour avec plus de 2000 km en voiture, paysages incroyables, peut-être parmi les plus beaux au monde. Je ferai un résumé du voyage plus tard mais je dois parler de la sollicitation omniprésente au Maroc, absolument partout, de la vallée du ZiZ en pleine montagne au milieu de nulle part en passant par Essaouira et particulièrement Marrakech. Ma conjointe et moi avons beaucoup voyagé et sommes avertis, discrets et respectueux mais elle a été victime d’une tentative de vol à l’arraché en plein jour près du palais Bahia, heureusement non réussie et sans dommages. Mais tout au long de notre séjour à Marrakech ce ne furent que des sollicitations insistantes et agressantes de la part de rabatteurs qui ont des stratégies malhonnêtes à peine imaginables. Ceci dit nous avons rencontré des gens d’une gentillesse et sincérité incroyable, j’essaie de ne conserver que ces souvenirs mais ces expériences sont si désagréables que ça nous enlève le goût de revenir. Triste 😒

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