Results for "Miami+et+métro+|+3+>+99"
13563 results found.
Le Puy-Compostelle à pied English translation pending
Le départ est prévu au Puy pour la mi-mai 2010.
Je prépare les détails de la soixantaine d'étapes.
Mes préoccupations sont les suivantes :
- la longueur des étapes 33 km maxi mais ça me paraît beaucoup
- quel est l'entraînement préalable pour pouvoir faire 25 km tous les jours quand on a 6O ans.
- hébergement camping et hôtel (une nuitée sur 3. quel guide prendre ? ou télécharger
- recensement des terrains de camping en France et en Espagne
Si vous avez des conseils, je vous remercie par avance
Halt
Si vous avez des conseils, je vous remercie par avance
Halt
Hôtel romantique à Hangzhou? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'un hotel "romantique" à Hangzhou : calme, au bord du lac pour avoir une belle depuis la fenetre de la chambre et depuis la salle du p'tit dej, chambre mignonne et confortable... Et si possible pas trop cher non plus (comment ça j'en demande trop 😉)
Donc si vous connaissez ce genre d'adresses, n'hésitez pas ! Merci par avance
Je suis à la recherche d'un hotel "romantique" à Hangzhou : calme, au bord du lac pour avoir une belle depuis la fenetre de la chambre et depuis la salle du p'tit dej, chambre mignonne et confortable... Et si possible pas trop cher non plus (comment ça j'en demande trop 😉)
Donc si vous connaissez ce genre d'adresses, n'hésitez pas ! Merci par avance
Programmer cinq excursions depuis Porto-Vecchio? English translation pending
merci à tous ceux qui m'ont repondu pour la location
j'ai trouvé à Porto vecchio pour 15 jours
maintenant si je dois programmer 5 excursions depuis là que me conseillez vous? avec la petite on ne pourra malheureusement en faire plus je pense
j'ai regardé vos differents posts et je vois:Bonifaccio et environs avec voyage en bateau calvi et ile rousse en passant par cortele cap corse un petit tourla montagne :ospedale et les aiguillesde balettaqu'ai je oublié ?(d'inoubliable!!! lol!!)
merci infiniment colette
maintenant si je dois programmer 5 excursions depuis là que me conseillez vous? avec la petite on ne pourra malheureusement en faire plus je pense
j'ai regardé vos differents posts et je vois:Bonifaccio et environs avec voyage en bateau calvi et ile rousse en passant par cortele cap corse un petit tourla montagne :ospedale et les aiguillesde balettaqu'ai je oublié ?(d'inoubliable!!! lol!!)
merci infiniment colette
De Yellowstone à Las Vegas en août/septembre 2008 (1e partie) English translation pending
23 août 2008 :

Il fait beau sur Salt Lake City. Il est 13H30 et je viens d’atterrir. « Best time to see Yellow » me lance un officiel cordial en consultant mon formulaire de douane. Ca commence mieux que lors de mon arrivée à Atlanta l’année passée où je m’étais fait envoyer direct dans le bureau du chef.
« Ca ne vous dérange pas d’avoir une catégorie un peu plus grosse que celle de votre réservation ? » me demande le type derrière le comptoir chez Alamo Rent a Car. Non, ça ne me dérange pas. Puis je me présente devant le véhicule en question qui s’avère être un mini van de 8 places, et là, finalement, il se trouve que ça me dérange quand même un peu… Le temps de négocier un nouveau changement, je quitte l’aéroport vers 15h30 à bord d’une Toyota Camry rouge, m’étant fait souffler le dernier SUV restant par un quatuor de jeunes frenchies.
Six heures de route plus tard, j’arrive à proximité de West Yellowstone. Je m’arrête juste le temps d’admirer mon premier coucher de soleil sur le Wyoming.

J’entends les clameurs d’un rodéo qui se déroule près d’un ranch dont je longe les barrières. Je suis tenté mais j’ai déjà douze heures de vol en plus des six de route au compteur de cette journée. Je repars. J’arrive à West Yellowstone. Mon hôtel, le Madison Historic, est une vieille bâtisse chaleureuse entièrement faite de poutres avec des bois de cerfs accrochés aux murs, un genre de cabane de trappeur géante. Après une courte promenade dans cette petite ville agréable quoique entièrement dévolue au tourisme, je m’endors dans la chambre de Buddy Longway.

24 Août :
Je me lève vers sept heures et j’avale mon premier petit déjeuner yankee de la quinzaine. Miam. J’entre dans Yellowstone par l’ouest. Arrivé à la jonction de Madison, je prends vers le sud. Mon premier arrêt est pour le Midway Geyser Basin. Je fais le tour du Grand Prismatic.

Les couleurs sont incroyables mais c’est vrai qu’au ras des pâquerettes on n’en profite pas suffisamment. Je traverse la route et gagne le haut de la colline qui la borde. C’est beaucoup mieux de là haut.

J’avise une autre colline, juste en face, de l’autre côté du Grand Prismatic, que s’échinent à grimper de minuscules silhouettes. Le point de vue doit être encore plus chouette de là bas. Je m’y rend aussitôt. Le chemin qui y mène est précédé d’une pancarte sur laquelle on peut lire : « Fairy falls ». Avis aux amateurs.

Midi. Arrivé à Upper Geyser Basin, je gagne Observation point pour assister en altitude à une éruption du Old Faithfull, geyser à la régularité métronomique (une éruption toutes les 50 minutes environ) et star du coin. Puis je me lance dans le grand tour sur les chemins de planches. On en prend plein les yeux et autant dans les narines. Des couleurs et des odeurs, mais pas seulement. Ca bouillonne, ça glougloute et ça crache de partout. Du coup, je fais davantage de vidéo que de photos.




Tout au bout du circuit se trouve Morning Glory Pool, la plus belle source chaude du secteur. Sur le chemin du retour, Riverside Geyser se déclenche lors de mon passage. Charmante attention. Je termine par un second spectacle au pied du Old Faithfull Geyser.


Mine de rien, il est déjà 17 heures. Je file à Grand village installer ma tente. Près des douches, je croise un jeune couple de français, Aude et Julien. Ils sont en train de s’offrir une descente nord/sud du continent américain en six mois. De l’Alaska à l’Argentine. Gonflé, non ? On prévoit de se retrouver près de nos tentes un peu plus tard pour partager une bière. En attendant, je cours explorer West Thumb. Le site est assez petit mais intéressant, juste en bordure du Yellowstone Lake, et la lumière de fin de journée rendent la balade encore plus belle. En plus, à cette heure, on n’est pas dérangé par la foule.





La nuit est tombée. Je rejoins Aude et Julien. On mange ensemble autour d’un feu de camp. Ils me racontent leurs aventures en Alaska où ils se sont fait quelques frayeurs avec des ours. Je leur donne les dernières nouvelles des JO de pékin. Soirée très agréable.
25 aout :

Je me réveille à l’aube. Je replie ma tente en grelottant. Il fait froid le matin à Yellowstone. Je longe le lac sans quasiment croiser une seule voiture.

Je m’arrête prendre un petit déjeuner à Lake Village. La bouffe est assez infâme. Elle le sera dans tous les restaurants du parc. Je stoppe quelques instants à Mud Volcano. Je fais quelques pas sur le site et tombe sur un troupeau de bisons en train de paître paisiblement.

Milieu de matinée. J’arrive au Grand Canyon de Yellowstone où j’ai prévu de passer la journée. Premier arrêt à Artist Point. Magnifique point de vue mais le meilleur est à venir.


Le sentier qui part de ce point pour longer le canyon vers l’est (direction Point Sublime) est à tomber par terre. Et comme tout le monde ou presque se contente du point de vue d'Artist point, on s’y retrouve complètement seul.






Pause du midi à Canyon village ou j’avale quelques sandwiches. Je m’engage sur Brink of the Lower falls, un sentier qui m’emmène au sommet des chutes, impressionnantes et vertigineuses, avec leur arc en ciel privatif. Je tourne tout un moment dans le secteur des Lower et Upper falls, beaucoup plus fréquenté que celui de ce matin alors que le spectacle est, à mon avis, bien moins somptueux.



En milieu d’après midi, je décide d’aller planter ma tente dans le Canyon Campground. Je trouve mon emplacement, m’extrais de ma voiture que je ferme aussitôt par pur réflexe. Je sors ma tente 2secondes du coffre. Je referme le coffre. Ayant les bras encombrés de ma tente et de mon duvet, je pose les clés sur la table de l’emplacement. Je déplie ma tente, balance mon duvet à l’intérieur, reviens vers la table récupérer mes clés et découvre à la place mes… lunettes de soleil ( !). Je cherche partout, je furète, je m’inquiète, j’explore la moindre parcelle de sol et finis par comprendre que le seul endroit ou elles sont à présent susceptibles de se trouver, c’est le coffre à présent fermé, de ma voiture qui l’est tout autant. J’ai envie de me taper la tête contre un arbre de manière répétée.
Un type sur l’emplacement voisin a visiblement compris que j’avais un problème. Il vient aussitôt s’en enquérir. Je lui explique la situation. Il se propose d’appeler Alamo avec son téléphone portable, objet fort pratique en l’occurrence et dont je suis hélas dépourvu. Une heure plus tard, un dépanneur local débarque pour forcer ma portière à l’aide de cales en plastique et d’une tige de métal. Je retrouve à la fois mes clés et mon moral. Je partage ensuite le repas de mes providentiels voisins. Il y a Mark (mon sauveur), ingénieur informatique, et Dave qui est un ancien pilote d’hélicoptère de la Navy. Ils sont accompagnés de deux femmes, Carla et une autre dont j’ai oublié le nom, tous très accueillants comme les américains savent si bien l’être. Je termine la journée en allant assister au coucher de soleil sur la Hayden Valley, où trois ours viendront également se faire admirer (de loin). Idéal point final d’une journée riche en émotions diverses et variées.


26 Août :
Je me lève de bonne heure, à nouveau frigorifié. Je replie ma tente et quitte les lieux, non sans laisser un petit mot d’adieu pour mes sympathiques autant que providentiels voisins.
Il est 7 heures. Je suis seul sur les chemins de planches de Norris Geyser Basin. C’est ici que se trouvent les sources les plus chaudes du parc. Les fumerolles sortent de partout et le sol bouillonne comme dans une cocotte minute. Beaucoup de couleurs là encore, des bleus profonds, des verts limpides et des rouges sanguins. Comme une atmosphère de fin du monde, ou de début. Du moins jusqu’à ce que débarquent les cars de japonais. Pas grave, j’aurais largement eu le temps d’en profiter avant ça.





Fin de matinée, je pars vers Mammoth Hot Springs, le site le plus au nord du parc. Très beau mais moins fascinant que Norris. Faut dire qu’il est midi, le moment où la lumière est au zénith, donc la moins intéressante pour les photos. Et puis je me fais assez vite rattraper par les japonais qui visitent tout ça à un rythme beaucoup plus soutenu que moi. Ca braille et ça rigole, ça caquète et ça cliquète.





Je mets les voiles vers 15h00 après une légère collation. Direct au sud. Je rejoins mon hôtel. Pour ma dernière soirée à Yellowstone, je me suis offert le Old Faithfull Inn, plus vieil hôtel du parc, immense chalet de bois de plus d’un siècle d’âge.

Ca me donne l’occasion d’une ultime ballade au soleil couchant sur les chemins de planches de l’Upper Geyser Basin.
Je passe la soirée dans le hall du Old Faithfull Inn. C’est ma première soirée en solitaire. Un pianiste y joue du Debussy et du Chopin. J’imagine qu’ils ne se seraient pas attendus à voir leurs œuvres représentées dans un tel endroit. Le contraste est singulier mais tout à fait agréable.

Il y a aussi ce grand type assis non loin de moi au milieu d’une cour de mamies. Il a le visage buriné des cow-boys de cinéma, le maintien raide et digne, une chemise à carreau et un foulard noué autour de la gorge. John Wayne s’est réincarné et c’est moi qui l’ai trouvé. Le pianiste fait une pause. Je file me coucher. Ils m’ont encore filé la chambre de Buddy Longway.
27 Août.
Je me lève aux aurores. Faut dire que le programme du jour est chargé et pas forcément folichon : Il s’agit dans un premier temps de traverser du nord au sud le parc du Grand Teton, puis de descendre le plus loin possible de façon à me trouver au plus près de Bryce Canyon pour le lendemain. Traversée du Grand Teton en express. Je n’avais pas l’intention de m’y arrêter plus que le temps de prendre quelques photos sur le chemin. On a déjà ça chez nous, de toute façon.



J’arrive à Jackson Hole vers 11h00. Je me ballade un peu. Je me rappelle une phrase de Stéphane rencontré avec son frère Laurent l’année dernière à Arches (connus ici sous le sigle LSConseil). Il m’avait dit : « Jackson, c’est Frontierland en vrai ! » Bien vu LSC !

(A lire si on aime la région : « L’homme délaissé » de C.J. BOX aux éditions Points Policiers.)
Je repars en début d’après-midi avec pour unique but d’avaler un maximum de kilomètres avant la nuit. Ce sera heureusement la seule journée de ce type cette année. J’avance beaucoup plus vite que je ne l’aurais cru, et ce en respectant les limites. Les routes empruntées sont somptueuses. Je ne m’ennuie pas une seconde alors que défilent devant moi les plaines ocres du Wyoming et que le soleil traverse le ciel. Sur la route de Provo, je me fais l’effet d’être sur un vertigineux toboggan coincé entre deux montagnes. A la tombée du jour, le couchant s’étire interminablement à la droite de l’interstate 15, spectacle grandiose qui clôture cette journée que je redoutais et qui s’est finalement avérée extrêmement plaisante. J’ai quand même roulé presque sans arrêt de 8h00 à 22h00.

Je trouve un motel à Beaver. La fille qui me donne mes clés correspond à l’image typique de l’américaine obèse telle qu’on peut se la représenter chez nous. Maquillée comme un pick-up volé, elle trimballe ses trois quintaux sur une tondeuse quand elle circule sur le parking. C’est trop, je dois rêver...
28 Août :
La nuit est encore là quand je me lève. Je ne suis plus qu’à une heure trente de Bryce Canyon et j’ai envie d’y assister au lever du soleil. J’avale la route tout en restant prudent. L’année dernière, en descendant vers Tropic, j’ai failli percuter une biche qui avait surgi dans la lumière de mes phares. J’y pense encore… J’arrive à Sunrise Point. Le soleil est levé depuis une bonne demi-heure mais les couleurs sont encore extraordinaires. Les quelques personnes présentes sont toutes muettes de saisissement. Comment ne pas les comprendre…



Je décide de faire le Peek-a-boo loop trail. Quatre heures de marche et un véritable émerveillement à chaque pas. Bryce est définitivement la plus belle des cathédrales. C’est la troisième fois que j’y reviens et il me semble impossible de m’en lasser. Il ne manque plus à mon palmarès que Fairyland loop trail. Pour la prochaine fois.





Je termine la promenade assez fatigué, même si je n’en regrette pas une seconde. Il fait à présent une chaleur à crever sur le parking du Ruby’s Inn. Après un repas de midi rapide et assez médiocre, l’idée me prend de gagner Kanab dès maintenant afin de tenter une visite de Yellow Rock dans l’après midi.
J’arrive deux heures plus tard à Kanab. Je me repose un peu dans ma chambre du Bob-Bon Inn et je prends la route de Page. Je repère l’entrée de la Cottonwood Canyon Road et je m’y engage malgré les avertissements d’un couple d’américains qui en reviennent à bord de leur SUV. La piste leur semble difficilement praticable avec un véhicule de tourisme. J'y vais quand même. Je roule depuis une heure et j’attends désespérément que la piste s’améliore mais la tôle ondulée a fait place à des ornières assez profondes pour y noyer un cheval. Je racle le fond de caisse. J’ai la trouille de crever un pneu ou de rester bloqué. Je regarde ma montre. J’ai parcouru à peine 10 miles et je commence à comprendre que je n’aurais jamais le temps d’aller à Yellow Rock et d’en revenir avant la nuit. Je fais demi-tour assez déçu.
Je termine dans un Subway à l’entrée de Page. Demain, Coyote Buttes North et son icône : The Wave.
la suite ici : http://voyageforum.com/...8_partie_2_D2576137/

Il fait beau sur Salt Lake City. Il est 13H30 et je viens d’atterrir. « Best time to see Yellow » me lance un officiel cordial en consultant mon formulaire de douane. Ca commence mieux que lors de mon arrivée à Atlanta l’année passée où je m’étais fait envoyer direct dans le bureau du chef.
« Ca ne vous dérange pas d’avoir une catégorie un peu plus grosse que celle de votre réservation ? » me demande le type derrière le comptoir chez Alamo Rent a Car. Non, ça ne me dérange pas. Puis je me présente devant le véhicule en question qui s’avère être un mini van de 8 places, et là, finalement, il se trouve que ça me dérange quand même un peu… Le temps de négocier un nouveau changement, je quitte l’aéroport vers 15h30 à bord d’une Toyota Camry rouge, m’étant fait souffler le dernier SUV restant par un quatuor de jeunes frenchies.
Six heures de route plus tard, j’arrive à proximité de West Yellowstone. Je m’arrête juste le temps d’admirer mon premier coucher de soleil sur le Wyoming.

J’entends les clameurs d’un rodéo qui se déroule près d’un ranch dont je longe les barrières. Je suis tenté mais j’ai déjà douze heures de vol en plus des six de route au compteur de cette journée. Je repars. J’arrive à West Yellowstone. Mon hôtel, le Madison Historic, est une vieille bâtisse chaleureuse entièrement faite de poutres avec des bois de cerfs accrochés aux murs, un genre de cabane de trappeur géante. Après une courte promenade dans cette petite ville agréable quoique entièrement dévolue au tourisme, je m’endors dans la chambre de Buddy Longway.

24 Août :
Je me lève vers sept heures et j’avale mon premier petit déjeuner yankee de la quinzaine. Miam. J’entre dans Yellowstone par l’ouest. Arrivé à la jonction de Madison, je prends vers le sud. Mon premier arrêt est pour le Midway Geyser Basin. Je fais le tour du Grand Prismatic.

Les couleurs sont incroyables mais c’est vrai qu’au ras des pâquerettes on n’en profite pas suffisamment. Je traverse la route et gagne le haut de la colline qui la borde. C’est beaucoup mieux de là haut.

J’avise une autre colline, juste en face, de l’autre côté du Grand Prismatic, que s’échinent à grimper de minuscules silhouettes. Le point de vue doit être encore plus chouette de là bas. Je m’y rend aussitôt. Le chemin qui y mène est précédé d’une pancarte sur laquelle on peut lire : « Fairy falls ». Avis aux amateurs.


Midi. Arrivé à Upper Geyser Basin, je gagne Observation point pour assister en altitude à une éruption du Old Faithfull, geyser à la régularité métronomique (une éruption toutes les 50 minutes environ) et star du coin. Puis je me lance dans le grand tour sur les chemins de planches. On en prend plein les yeux et autant dans les narines. Des couleurs et des odeurs, mais pas seulement. Ca bouillonne, ça glougloute et ça crache de partout. Du coup, je fais davantage de vidéo que de photos.




Tout au bout du circuit se trouve Morning Glory Pool, la plus belle source chaude du secteur. Sur le chemin du retour, Riverside Geyser se déclenche lors de mon passage. Charmante attention. Je termine par un second spectacle au pied du Old Faithfull Geyser.


Mine de rien, il est déjà 17 heures. Je file à Grand village installer ma tente. Près des douches, je croise un jeune couple de français, Aude et Julien. Ils sont en train de s’offrir une descente nord/sud du continent américain en six mois. De l’Alaska à l’Argentine. Gonflé, non ? On prévoit de se retrouver près de nos tentes un peu plus tard pour partager une bière. En attendant, je cours explorer West Thumb. Le site est assez petit mais intéressant, juste en bordure du Yellowstone Lake, et la lumière de fin de journée rendent la balade encore plus belle. En plus, à cette heure, on n’est pas dérangé par la foule.





La nuit est tombée. Je rejoins Aude et Julien. On mange ensemble autour d’un feu de camp. Ils me racontent leurs aventures en Alaska où ils se sont fait quelques frayeurs avec des ours. Je leur donne les dernières nouvelles des JO de pékin. Soirée très agréable.
25 aout :

Je me réveille à l’aube. Je replie ma tente en grelottant. Il fait froid le matin à Yellowstone. Je longe le lac sans quasiment croiser une seule voiture.

Je m’arrête prendre un petit déjeuner à Lake Village. La bouffe est assez infâme. Elle le sera dans tous les restaurants du parc. Je stoppe quelques instants à Mud Volcano. Je fais quelques pas sur le site et tombe sur un troupeau de bisons en train de paître paisiblement.

Milieu de matinée. J’arrive au Grand Canyon de Yellowstone où j’ai prévu de passer la journée. Premier arrêt à Artist Point. Magnifique point de vue mais le meilleur est à venir.


Le sentier qui part de ce point pour longer le canyon vers l’est (direction Point Sublime) est à tomber par terre. Et comme tout le monde ou presque se contente du point de vue d'Artist point, on s’y retrouve complètement seul.






Pause du midi à Canyon village ou j’avale quelques sandwiches. Je m’engage sur Brink of the Lower falls, un sentier qui m’emmène au sommet des chutes, impressionnantes et vertigineuses, avec leur arc en ciel privatif. Je tourne tout un moment dans le secteur des Lower et Upper falls, beaucoup plus fréquenté que celui de ce matin alors que le spectacle est, à mon avis, bien moins somptueux.



En milieu d’après midi, je décide d’aller planter ma tente dans le Canyon Campground. Je trouve mon emplacement, m’extrais de ma voiture que je ferme aussitôt par pur réflexe. Je sors ma tente 2secondes du coffre. Je referme le coffre. Ayant les bras encombrés de ma tente et de mon duvet, je pose les clés sur la table de l’emplacement. Je déplie ma tente, balance mon duvet à l’intérieur, reviens vers la table récupérer mes clés et découvre à la place mes… lunettes de soleil ( !). Je cherche partout, je furète, je m’inquiète, j’explore la moindre parcelle de sol et finis par comprendre que le seul endroit ou elles sont à présent susceptibles de se trouver, c’est le coffre à présent fermé, de ma voiture qui l’est tout autant. J’ai envie de me taper la tête contre un arbre de manière répétée.
Un type sur l’emplacement voisin a visiblement compris que j’avais un problème. Il vient aussitôt s’en enquérir. Je lui explique la situation. Il se propose d’appeler Alamo avec son téléphone portable, objet fort pratique en l’occurrence et dont je suis hélas dépourvu. Une heure plus tard, un dépanneur local débarque pour forcer ma portière à l’aide de cales en plastique et d’une tige de métal. Je retrouve à la fois mes clés et mon moral. Je partage ensuite le repas de mes providentiels voisins. Il y a Mark (mon sauveur), ingénieur informatique, et Dave qui est un ancien pilote d’hélicoptère de la Navy. Ils sont accompagnés de deux femmes, Carla et une autre dont j’ai oublié le nom, tous très accueillants comme les américains savent si bien l’être. Je termine la journée en allant assister au coucher de soleil sur la Hayden Valley, où trois ours viendront également se faire admirer (de loin). Idéal point final d’une journée riche en émotions diverses et variées.


26 Août :
Je me lève de bonne heure, à nouveau frigorifié. Je replie ma tente et quitte les lieux, non sans laisser un petit mot d’adieu pour mes sympathiques autant que providentiels voisins.
Il est 7 heures. Je suis seul sur les chemins de planches de Norris Geyser Basin. C’est ici que se trouvent les sources les plus chaudes du parc. Les fumerolles sortent de partout et le sol bouillonne comme dans une cocotte minute. Beaucoup de couleurs là encore, des bleus profonds, des verts limpides et des rouges sanguins. Comme une atmosphère de fin du monde, ou de début. Du moins jusqu’à ce que débarquent les cars de japonais. Pas grave, j’aurais largement eu le temps d’en profiter avant ça.





Fin de matinée, je pars vers Mammoth Hot Springs, le site le plus au nord du parc. Très beau mais moins fascinant que Norris. Faut dire qu’il est midi, le moment où la lumière est au zénith, donc la moins intéressante pour les photos. Et puis je me fais assez vite rattraper par les japonais qui visitent tout ça à un rythme beaucoup plus soutenu que moi. Ca braille et ça rigole, ça caquète et ça cliquète.





Je mets les voiles vers 15h00 après une légère collation. Direct au sud. Je rejoins mon hôtel. Pour ma dernière soirée à Yellowstone, je me suis offert le Old Faithfull Inn, plus vieil hôtel du parc, immense chalet de bois de plus d’un siècle d’âge.

Ca me donne l’occasion d’une ultime ballade au soleil couchant sur les chemins de planches de l’Upper Geyser Basin.
Je passe la soirée dans le hall du Old Faithfull Inn. C’est ma première soirée en solitaire. Un pianiste y joue du Debussy et du Chopin. J’imagine qu’ils ne se seraient pas attendus à voir leurs œuvres représentées dans un tel endroit. Le contraste est singulier mais tout à fait agréable.

Il y a aussi ce grand type assis non loin de moi au milieu d’une cour de mamies. Il a le visage buriné des cow-boys de cinéma, le maintien raide et digne, une chemise à carreau et un foulard noué autour de la gorge. John Wayne s’est réincarné et c’est moi qui l’ai trouvé. Le pianiste fait une pause. Je file me coucher. Ils m’ont encore filé la chambre de Buddy Longway.
27 Août.
Je me lève aux aurores. Faut dire que le programme du jour est chargé et pas forcément folichon : Il s’agit dans un premier temps de traverser du nord au sud le parc du Grand Teton, puis de descendre le plus loin possible de façon à me trouver au plus près de Bryce Canyon pour le lendemain. Traversée du Grand Teton en express. Je n’avais pas l’intention de m’y arrêter plus que le temps de prendre quelques photos sur le chemin. On a déjà ça chez nous, de toute façon.



J’arrive à Jackson Hole vers 11h00. Je me ballade un peu. Je me rappelle une phrase de Stéphane rencontré avec son frère Laurent l’année dernière à Arches (connus ici sous le sigle LSConseil). Il m’avait dit : « Jackson, c’est Frontierland en vrai ! » Bien vu LSC !

(A lire si on aime la région : « L’homme délaissé » de C.J. BOX aux éditions Points Policiers.)
Je repars en début d’après-midi avec pour unique but d’avaler un maximum de kilomètres avant la nuit. Ce sera heureusement la seule journée de ce type cette année. J’avance beaucoup plus vite que je ne l’aurais cru, et ce en respectant les limites. Les routes empruntées sont somptueuses. Je ne m’ennuie pas une seconde alors que défilent devant moi les plaines ocres du Wyoming et que le soleil traverse le ciel. Sur la route de Provo, je me fais l’effet d’être sur un vertigineux toboggan coincé entre deux montagnes. A la tombée du jour, le couchant s’étire interminablement à la droite de l’interstate 15, spectacle grandiose qui clôture cette journée que je redoutais et qui s’est finalement avérée extrêmement plaisante. J’ai quand même roulé presque sans arrêt de 8h00 à 22h00.

Je trouve un motel à Beaver. La fille qui me donne mes clés correspond à l’image typique de l’américaine obèse telle qu’on peut se la représenter chez nous. Maquillée comme un pick-up volé, elle trimballe ses trois quintaux sur une tondeuse quand elle circule sur le parking. C’est trop, je dois rêver...
28 Août :
La nuit est encore là quand je me lève. Je ne suis plus qu’à une heure trente de Bryce Canyon et j’ai envie d’y assister au lever du soleil. J’avale la route tout en restant prudent. L’année dernière, en descendant vers Tropic, j’ai failli percuter une biche qui avait surgi dans la lumière de mes phares. J’y pense encore… J’arrive à Sunrise Point. Le soleil est levé depuis une bonne demi-heure mais les couleurs sont encore extraordinaires. Les quelques personnes présentes sont toutes muettes de saisissement. Comment ne pas les comprendre…



Je décide de faire le Peek-a-boo loop trail. Quatre heures de marche et un véritable émerveillement à chaque pas. Bryce est définitivement la plus belle des cathédrales. C’est la troisième fois que j’y reviens et il me semble impossible de m’en lasser. Il ne manque plus à mon palmarès que Fairyland loop trail. Pour la prochaine fois.





Je termine la promenade assez fatigué, même si je n’en regrette pas une seconde. Il fait à présent une chaleur à crever sur le parking du Ruby’s Inn. Après un repas de midi rapide et assez médiocre, l’idée me prend de gagner Kanab dès maintenant afin de tenter une visite de Yellow Rock dans l’après midi.
J’arrive deux heures plus tard à Kanab. Je me repose un peu dans ma chambre du Bob-Bon Inn et je prends la route de Page. Je repère l’entrée de la Cottonwood Canyon Road et je m’y engage malgré les avertissements d’un couple d’américains qui en reviennent à bord de leur SUV. La piste leur semble difficilement praticable avec un véhicule de tourisme. J'y vais quand même. Je roule depuis une heure et j’attends désespérément que la piste s’améliore mais la tôle ondulée a fait place à des ornières assez profondes pour y noyer un cheval. Je racle le fond de caisse. J’ai la trouille de crever un pneu ou de rester bloqué. Je regarde ma montre. J’ai parcouru à peine 10 miles et je commence à comprendre que je n’aurais jamais le temps d’aller à Yellow Rock et d’en revenir avant la nuit. Je fais demi-tour assez déçu.
Je termine dans un Subway à l’entrée de Page. Demain, Coyote Buttes North et son icône : The Wave.
la suite ici : http://voyageforum.com/...8_partie_2_D2576137/
Trois jours dans le désert tunisien? English translation pending
Salam,
Bonjour à tous,
je pars 8 jours en Tunisie (dans la région Monastir-Sousse-Hammamet) avec 2 amis... Nous avons l'intention de partir 3 jours dans le désert, je me demandais quel circuit on pourrait faire en voiture? Quelles routes est-ce que vous nous conseillez? Et quels endroits à ne pas rater?
Comme on a pris une voiture pour toute la durée de notre séjour, on aurait bien aimé faire un circuit en voiture, est-ce que c'est conseillé ou pas?
Merci pour vos conseils et suggestions!
😏
je pars 8 jours en Tunisie (dans la région Monastir-Sousse-Hammamet) avec 2 amis... Nous avons l'intention de partir 3 jours dans le désert, je me demandais quel circuit on pourrait faire en voiture? Quelles routes est-ce que vous nous conseillez? Et quels endroits à ne pas rater?
Comme on a pris une voiture pour toute la durée de notre séjour, on aurait bien aimé faire un circuit en voiture, est-ce que c'est conseillé ou pas?
Merci pour vos conseils et suggestions!
😏
Tentative de record sur le GR 20 en Corse English translation pending
Ce matin à 3 h 45, Jean Louis Cinqui doit prendre le départ du GR à Calenzana pour tenter de battre le record détenu par Pierrot Santucci en 36 h 53.
Arrivée prévue demain à Conca entre 16 et 17 heures.
Nul doute que certains vont se faire doubler dans la journée.Seulement un petit conseil:ne pas essayer de le suivre.Gardez tout de même le moral !😉
Nul doute que certains vont se faire doubler dans la journée.Seulement un petit conseil:ne pas essayer de le suivre.Gardez tout de même le moral !😉
Après les sourires, bon appétit! English translation pending
Pour tout ceux qui ont une faim insatiable !!!
Post certifié sans odeurs, quel dommage !!!
Post certifié sans odeurs, quel dommage !!!
Postes de télévision québécoise à l'hôtel Barlovento? English translation pending
je vais au barlovento en mars qqn sait sils ont les postes tva tqs radio canada avec leurs tv sattellite ?
Retour de l'hôtel Club Venus Hammamet du 20 au 27 octobre 2007 English translation pending
Nous venons de revenir de notre voyage en tunisie a l'hotel club venus a hammamet
un super hotel malgré se qu'on peut en dire, nous revenons de notre voyage du 20 au 27 octobre 2007
et nous sommes ravi d'avoir sejourné dans cet hotel nous pensons y retourner avec nos enfants.
nous avons trouvé des chambres propres, des repas varies et copieux aussi bien en entrée, plat chaud, dessert, ... les activités y sont nombreuses piscine, piscine avec tobogan, piscine couverte, pateogeoire, centre de soins (hammam, massage, soins visage, pose d'algues, gommage, ...), salle de sports, mini golf, tennis, volley ball, bitchvolley, plage privé à l'hotel, bar, pizzeria sur la plage, barbecue, animateur journée et jusqu'a 23h avec spectacles et animations, discotheque de 22h a 4 h du matin.
cet hotel fait le all incluse et on est servi sans passer apres les autres, toutes la journée on peut boire, gouter a 16 heures, salle de chicha, 2 salles de télé, salle de jeux (babifoot, billard, jeux de voiture, ...), magasin de souvenir, change.
le seul point negatif c'est qu'il n'y a pas de point de retrait à l'hotel et donc il faut compter 5 dinars soit 3 euros si on veut retirer.
voila nous on etait en couple, on est pas tomber malade, on a profiter de presque toute les activites tellement ils y en avaient meme les activites nautiques sur la plage qui ne sont pas gratuites mais qu'il vait le coup.
le personnel est super acceuillant et a disposition
Endroit pour boire un bon café à Chiang Mai? English translation pending
plutôt café du matin, pour accompagner ma premiére ptite camel, amis fumeurs comprendront, un ptit noir bien serré, des adresses connues!!merci!
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Bientôt le Ramadan en Tunisie English translation pending
bonjour,
cela faisait pas mal de temps que je n'étais pas venue ici..... 😉 et c est toujours avec plaisir que je découvre les posts et les différents avis de nos voyageurs...😏
moi je pars lundi, comme je le fais régulierement.. et je m en réjoui 😛.. yes yes.. youpi oup la boommmmm... la la lere........
simplement, j ai lu pas mal de demandes de renseignements pour des départs proches ou a partir de mi-septembre... et je voudrais attirer l attention de mes concitoyens occidentaux sur le respect a tenir dans cette période particuliere pour tous les musulmans......
s'il vous plait, sur les plages, dans la rue, soyez correct.. ne mangez pas de sandwich (pas bon pour la santé !!! je plaisante) abstenez vous de fumer et ayez une tenue décente... nous sommes en congés et notre seule préoccupation est de découvrir, visiter, manger et boire et s amuser.. donc nous pouvons le faire allégrement mais avec de la tenue......
en juin dernier, j etais sur une plage privée d un hotel a hammamet, c etait un dimanche.. c était le fameux dimanche de canicule, et énormément de tunisiens en famille étaient venus chercher fraicheur et détente au bord de la belle bleue.. ben j ai vu de mes propres yeux l'accés refusé a une famille avec enfants, bébé et mamy.. la polémique est partie d'une location de transat et je ne rentrerai pas ds les détails, cela m importe peu...ces gens ont fait un scandale en disant qu'ils étaient ds leur pays et le ton est monté et leur colére s'est dirigé vers une touriste d'une taille plus qu'imposante qui faisait la daurade ds une tenue indécente sur la plage (un minuscule string et rien d autre)... je suis francaise, catholique.. je le précise pour pas m attirer les foudres... c'est clair que la colére n'etait pas bonne pour la touriste.. on sait que l économie de la tunisie est basée sur le tourisme... mais d une certaine manière, je comprenais aussi les tunisiens... bon il faisait une chaleur a mourrir, les esprits se sont un peu trop échauffés on va dire... le soir quand je suis rentrée à l appartement, j ai raconté l incident à mon ami tunisien qui m'a dit on doit pas rien dire sur les touristes....... alors eux s'ils peuvent rien dire moi j avais juste envie de le dire...
s'il vous plait respectez les femmes, les enfants sur les plages surtout les dimanches, quand vous les voyez arriver avec leur chaise pliante, glaciere, parasol etc... ben qu'est ce que cela peut bien changer si pendant quelques heures notre anatomie ne soit pas totalement offerte aux rayons du soleil??? de toute façon avec le temps pourri qu'on a en france, cela m étonnerait beaucoup que l'étalions en rentrant......... brrrrrrrrrrrr 😛... en plus la plupart des hotels, laisse les touristes faire du monokini au bord de leur piscine.... donc ya aucun probleme pour faire disparaitre les disgracieuses traces blanches...
alors en cette période de ramadan, soyons encore plus respectueux et tout le monde sera heureux.... 😇😇😇
cela faisait pas mal de temps que je n'étais pas venue ici..... 😉 et c est toujours avec plaisir que je découvre les posts et les différents avis de nos voyageurs...😏
moi je pars lundi, comme je le fais régulierement.. et je m en réjoui 😛.. yes yes.. youpi oup la boommmmm... la la lere........
simplement, j ai lu pas mal de demandes de renseignements pour des départs proches ou a partir de mi-septembre... et je voudrais attirer l attention de mes concitoyens occidentaux sur le respect a tenir dans cette période particuliere pour tous les musulmans......
s'il vous plait, sur les plages, dans la rue, soyez correct.. ne mangez pas de sandwich (pas bon pour la santé !!! je plaisante) abstenez vous de fumer et ayez une tenue décente... nous sommes en congés et notre seule préoccupation est de découvrir, visiter, manger et boire et s amuser.. donc nous pouvons le faire allégrement mais avec de la tenue......
en juin dernier, j etais sur une plage privée d un hotel a hammamet, c etait un dimanche.. c était le fameux dimanche de canicule, et énormément de tunisiens en famille étaient venus chercher fraicheur et détente au bord de la belle bleue.. ben j ai vu de mes propres yeux l'accés refusé a une famille avec enfants, bébé et mamy.. la polémique est partie d'une location de transat et je ne rentrerai pas ds les détails, cela m importe peu...ces gens ont fait un scandale en disant qu'ils étaient ds leur pays et le ton est monté et leur colére s'est dirigé vers une touriste d'une taille plus qu'imposante qui faisait la daurade ds une tenue indécente sur la plage (un minuscule string et rien d autre)... je suis francaise, catholique.. je le précise pour pas m attirer les foudres... c'est clair que la colére n'etait pas bonne pour la touriste.. on sait que l économie de la tunisie est basée sur le tourisme... mais d une certaine manière, je comprenais aussi les tunisiens... bon il faisait une chaleur a mourrir, les esprits se sont un peu trop échauffés on va dire... le soir quand je suis rentrée à l appartement, j ai raconté l incident à mon ami tunisien qui m'a dit on doit pas rien dire sur les touristes....... alors eux s'ils peuvent rien dire moi j avais juste envie de le dire...
s'il vous plait respectez les femmes, les enfants sur les plages surtout les dimanches, quand vous les voyez arriver avec leur chaise pliante, glaciere, parasol etc... ben qu'est ce que cela peut bien changer si pendant quelques heures notre anatomie ne soit pas totalement offerte aux rayons du soleil??? de toute façon avec le temps pourri qu'on a en france, cela m étonnerait beaucoup que l'étalions en rentrant......... brrrrrrrrrrrr 😛... en plus la plupart des hotels, laisse les touristes faire du monokini au bord de leur piscine.... donc ya aucun probleme pour faire disparaitre les disgracieuses traces blanches...
alors en cette période de ramadan, soyons encore plus respectueux et tout le monde sera heureux.... 😇😇😇
Retour de l'hôtel Bahia Principe Bavaro à Punta Cana (séjour du 27 avril au 11 mai) English translation pending
hola ! hola amigos ! De retour de la République Dominicaine, un séjour ( du 27 avril au 11 mai à l'hôtel Bahia Principe Bavaro à Punta Cana) merveilleux sur une côte idyllique, une mer cristalline avec des degradés de verts turquoise frangée de magiques cocotiers, un sable d'un blanc extraordinaire qui invite au farniente
avec des intervalless pour danser le merengué entre'autres ! Une météo radieuse, beau temps durant le séjour, petites pluies nocturnes (env.10' quelques soirées..) un seul jour de grosses pluies tropicales. C'est franchement peu. Chaleur très supportable car il y avait un peu de vent. Mes vacances se sont extrêmement bien déroulées dans ce fabuleux hôtel : le Bahia Principe Bavaro que je recommande chaudement . Un complexe immense mais absolument pas dérangeant par son étendue que du contraire tout y est bien organisé de façon à ne pas se rendre compte qu'il y a autant de résidents. Pour se déplacer, à longueur de journée, des petits trains circulent c'est rigolo d'autant plus que c'est aussi un moyen pour ma part, de se faire des contacts avec des résidents de tous les coins de l'Univers ! C'est génial ! Tout d'abord, je vous rassure toutes les chambres de l'hôtel sont identiques c.à.d. spacieuses et très confortables. Très belles salles de bain en marbre correspondant exactement à l'attente d'un 5 étoiles vacances. Que vous logez dans la section Punta Cana, ou Bavaro, ou Club Premier etc....seule différence l'emplacement . Pour ma part j'avais réservé l'Hacienda et je dépendais du Diamond Club où les adorables petites hotesses se coupent en quatre pour enjoliver votre séjour, réserver les restaurants, vous donner une gratuité pour internet - 20 minutes - etc...). D'ailleurs partout dans l'hôtel le personnel est d'une serviabilité et d'une gentillesse remarquables, ils ont le soleil dans le coeur, ils chantent, ils dégagent quelque chose de formidable "une joie de vivre, même si malheureusement ils n'ont pas nos privilèges comme "nous" les touristes ! Alors passons aux choses dites "sérieuses" ;-)), miam miam la cuisine . A tout point de vue délicieuse, il faut vraiment être extrêmement difficiles pour se plaindre . Les buffets excellents, la nourriture bigrement bien présentée, très variée, avec thèmes. Malgré le monde, aucune pagaille et les plats sont remplacés régulièrement quelque soit le moment ou vous arrivez. Donc aucune crainte pour votre heure d'arrivée comme dans la plupart des hôtels /buffets où les gens se ruent sur la nourriture comme le mendiant sur l'aumône donc dès 19h30 bonjour les plats vides ! Au Bahia Principe Bavaro vous arrivez à votre convenance, sans la moindre inquiètude, les plats sont régulièrement remplacés ! Puis il y a aussi l'opportunité de manger à la carte dans différents restaurants. Faisant partie de l'Hacienda, j'avais la possibilité de 4 choix de restaurants à la semaine (c'est vrai que vu le monde, il vaut mieux réserver vos places au tout début de votre séjour) Vous dire lequel est le meilleur, c'est un ressenti personnel . Pour ma part, j'ai fort apprécié "le Café de Paris", le Méditerranéo (2 restaurants ou la saveur est dans l'assiètte ainsi que la présentation ), j'ai très bien mangé également au restaurant Italien ainsi qu'aux restaurant de Poissons. Le Japonais ( je ne suis pas une inconditionnelle de cette cuisine ) mais je vous le recommande pour sa table d'hôte très amusante et le show que le chef propose. La décoration est superbe, vraiment même si vous n'êtes pas adeptes de cette cuisine, il faut y aller à tout prix! Le Garden Grill était bon sans être mon préféré . Le seul petit bémol, je dois vous le signaler, mamamia bonjour les kilos !!!! Les piscines sont toutes sans exception magnifiques et très propres. Un charmant bar au centre des piscines permet de se désaltérer à volonté. J'ajouterais aussi que j'ai été bluffée par les shows dans la soirée." Le Michael Jackson show fabuleux, spectacle digne de Brodway . Vraiment du grand professionnalisme, c'était magique ! Pour les mariages, notez que tout est absolument prévu pour se marier sur place, kiosque, fleurs etc...j'ai même trouvé ces mariages nettement plus sympas qu'à Las Vegas ! Ah oui, je dois dire qu'avant mon départ, j'étais un peu angoissée suite à tout ce que j'avais lu sur le forum à propos de la malaria etc.... Finalement, je n'ai rien fait comme vaccin et j'en suis ravie car ce n'est absolument pas nécessaire si l'on séjourne dans un bon hôtel. J'en profite pour remercier une nouvelle fois Easy2use de m'avoir tranquillisée à ce sujet avant mon départ et aussi d'avoir été aussi précis dans ces explications, ses partages relatifs à cet hotel qui se sont révélés totalement exactes à tout point de vue Je suis, par prudence, nénamoins partie avec une petite pharmacie indispensable pour chaque voyage, hormis un bon répulsif contre les moustiques quoiqu'il y en avait peu...mais il vaut mieux prévoir que guérir, je n'ai du rien utiliser ! Pour conclure, j'ai adoré cet hôtel paradisiaque comprenant une jolie infrastrure, une propreté exemplaire, une excellente cuisine, une très chouette animation ainsi qu' une gestion impeccable sans oublier la gentillesse du personnel qui ne sait que faire pour vous être agréables ! Si vous souhaitez une information complémentaire, n'hésitez pas je me ferai un plaisir de vous répondre VIVE LE BAHIA PRINCIPE BAVARO à PUNTA CANA !
Randonnée dans le Morvan: les meilleurs coins? (France) English translation pending
Bonsoir à tous,
J'aimerai savoir quels sont les meilleurs endroits selon vous pour des randonnées dans le Morvan pour un séjour de 8 jours; Connaissez-vous un hôtel avec plus de 25 chambres idéalement situé pour des randonnées en étoile ? Cordialement Didier
J'aimerai savoir quels sont les meilleurs endroits selon vous pour des randonnées dans le Morvan pour un séjour de 8 jours; Connaissez-vous un hôtel avec plus de 25 chambres idéalement situé pour des randonnées en étoile ? Cordialement Didier
Organiser un voyage aux Seychelles English translation pending
salut a tous
voila, j'envisage de faire une surprise a ma femme et je veux lui offrir un voyage aux seychelles au mois de novembre Je souhaiterais faire les 3 iles mahé, praslin et la digue et y sejourner 3 ou 4 nuits pourriez vous me conseiller a savoir: si il est preferable de passer par une agence de voyage ou bien d'organiser soi meme son voyage ( hotel + avion) dans quel ordre visiter les iles (vol interieur - bateau ?) est-il plus souhaitable de sejourner sur praslin et de se rendre sur la digue en navette, cela reduit-il le cout du voyage? enfin toutes questions que l'on se pose à l'organisation d'un voyage
je vous remercie par avance de vos reponses amicalement patrick
voila, j'envisage de faire une surprise a ma femme et je veux lui offrir un voyage aux seychelles au mois de novembre Je souhaiterais faire les 3 iles mahé, praslin et la digue et y sejourner 3 ou 4 nuits pourriez vous me conseiller a savoir: si il est preferable de passer par une agence de voyage ou bien d'organiser soi meme son voyage ( hotel + avion) dans quel ordre visiter les iles (vol interieur - bateau ?) est-il plus souhaitable de sejourner sur praslin et de se rendre sur la digue en navette, cela reduit-il le cout du voyage? enfin toutes questions que l'on se pose à l'organisation d'un voyage
je vous remercie par avance de vos reponses amicalement patrick
Deux semaines en Thaïlande début septembre English translation pending
Salut salut,
Je pars deux semaines en Thaïlande début septembre avec 6 amis et j'aurais aimé avoir quelques infos concernant : Le traitement anti-paludéen : oui ou non ?! Voici notre programme : 2 jours à Bkk pour visite de Palais, de la ville et marché flottant Trekking dans le nord Chang-Mai ou Chang-Rai (4 jours) Et pour finir, une île mais nous ne savons pas encore laquelle, à cette période parrait qu'il vaut mieux aller à l'Est ?! Des conseils sur les lieux imanquables et/ou paradisique Et t'il préférable d'un point de vue financier de reserver un vol interne "Nord-île" en france en avance ou directement sur place ? Quel est l'odre de prix ? Dois-je changer mes euros avant mon départ ?
Bref si quelqu'un à déjà fait le voyage ou vit là-bas... merci de bien vouloir m'éclairer un pti peu ! Merci d'avance Delphine
Je pars deux semaines en Thaïlande début septembre avec 6 amis et j'aurais aimé avoir quelques infos concernant : Le traitement anti-paludéen : oui ou non ?! Voici notre programme : 2 jours à Bkk pour visite de Palais, de la ville et marché flottant Trekking dans le nord Chang-Mai ou Chang-Rai (4 jours) Et pour finir, une île mais nous ne savons pas encore laquelle, à cette période parrait qu'il vaut mieux aller à l'Est ?! Des conseils sur les lieux imanquables et/ou paradisique Et t'il préférable d'un point de vue financier de reserver un vol interne "Nord-île" en france en avance ou directement sur place ? Quel est l'odre de prix ? Dois-je changer mes euros avant mon départ ?
Bref si quelqu'un à déjà fait le voyage ou vit là-bas... merci de bien vouloir m'éclairer un pti peu ! Merci d'avance Delphine
Les supermarchés australiens English translation pending
Bon, je ne sais pas pouquoi mais je vous parlerais bien des supermarchés australiens... Futile me direz-vous ? Et bien je trouve qu ils sont assez révélateurs de l'Australian way of life...
Coles et Woolworth (appelé Safeway dans le Victoria) sont les plus connus. Travellers, si vous etes serrés du budget, oubliez 7-eleven qui est hors de prix, foncez chez Coles ou chez Woolworth, c'est les moins chers !
D'abord, ne vous étonez pas si tout le monde vient faire ses courses en tongues ( vous etes à Sydney ou à Melbourne ) symbole de la cool attitude qui n est pas une légende, on repère un vrai Australien à sa collection de Hawaianas ( tongues à la mode). Si vous voyez quelques individus à pieds nus ( et surtout des enfants ) c'est que vous vous êtes eloingnés des grandes villes ! Là, il n est pas rare de voir les gens conduire pieds nus !
Mais revenons en à nos rayons... Si vous avez soif, ce sera eau, lait ( écremé ou entier, pas de demie-mesure ) ou soda ( et la vous aurez le choix ! d'ailleurs, le litre de coca est bien moins cher que le litre d eau minérale !) Pas d'alcool en vente libre ! Il faut aller dans des bottleshop et y presenter sa carte d identité pour prouver sa majorité ! On trouve meme des bottleshop drive ( comme le Mc Do !) Je ne sais pas pouquoi mais l'idée qu on puisse acheter des bierres au volant me dérange...
Sinon, rayon biscuits, vous aurez le choix entre 200 sortes de cookies au pétites de chocolat et quelques gateaux secs ( les fameux arnotts) et les TimTam, mais pas de madeleines, de biscuits fourés au chocolat, de style barquettes de lu, de gauffres, bref aucun veritable choix... deception d une gourmande...
Rayon frais... Oubliez les yaourts et le fromage, ici, le chédar et les quelques yaourts ( vendus par pack de 2) ne prennent qu un mètre du rayon ! Par contre si vous voulez du bacon, il y en a pour un régiment !
J oubliais le plus marquant : tout est fat free ( zero pour cent de gras ) les yaourts mais aussi, le fromage, les chips et meme... le beurre ! (là, il faudra m expliquer)
Sinon, n'oubliez pas de prendre une boussole pour faire vos courses car l'organisation de magasin ne relève pas d'une logique qui m est familière : il n'est pas rare de voir les gels douches en face du rayon bonbons et si vous cherchez du shampooing, ce sera à l autre bout du magasin, à coté du rayon frais... le lait ? Rayon huile de moteur et equipement de la voiture. Et les chaussetes sont en promo au rayon surgelés !
Indispensable, le sac en toile vert vendu dans chaque magasin pour ne pas untiliser de sacs plastiques... tout le monde l'a ! Vous le verrez partout dans la rue, il est tres pratique et écolo !
Voilà, j'espere que cette petite cronique vous à plu !
Pour ceux qui m'ont trouvée un peu acide, sachez que l'australie est un pays que j affectionne tout particulièrement et c'est avec tendresse que je parle des petites choses qui m ont fait rire sur le coup !
Si vous avez déjà mis les pieds dans un des ces supermarché, donnez moi vos impressions !
Comment retrouver le goût inimitable du phàt thai? English translation pending
Bonjour,
J'adore le phàt thai (ou pad thaï, je ne sais pas quelle est la transcription adéquate), ce plat de nouilles sautées que l'on déguste en Thaïlande. En essayant d'en refaire chez moi avec mon guide de cuisine, je n'arrive pas à retrouver le goût et le parfum de la-bas. Mon plat ressemble alors à des nouilles chinoises toutes bètes.
Est-ce que quelqu'un connait l'assaisonnement du phàt thai? Peut être faut il ajouter des herbes spéciales?
Merci
J'adore le phàt thai (ou pad thaï, je ne sais pas quelle est la transcription adéquate), ce plat de nouilles sautées que l'on déguste en Thaïlande. En essayant d'en refaire chez moi avec mon guide de cuisine, je n'arrive pas à retrouver le goût et le parfum de la-bas. Mon plat ressemble alors à des nouilles chinoises toutes bètes.
Est-ce que quelqu'un connait l'assaisonnement du phàt thai? Peut être faut il ajouter des herbes spéciales?
Merci
Vos conseils pour Rep Dom à Bayahibe English translation pending
Salut à tous,
suite aux différentes recherche, nous allons surement parti pour Bayahibe au Casa Del Mar par nouvelle Frontieres pdt 3 semaines début septembre
Prix pour 2 : 3000€ tout compris (taxes, paseport touristique .....)
Nous allons profiter de ces vacances pour plonger un max (surtout moi) environ 15 à 20 plongée et 10 à 15 pour madame. Je pense plonger avec Casa Daniel mais fo k'il me fassent des prix qd mm 🙂
Plans quad, cheval, un max de voile si le vent le permet enfin j'aime pas rester sur la plage koi 😎
Je tiens pas en place alors si vous allez la bas à cette periode, faites nous signe
Merci pour vos retours d'infos sur les bons plans à faire et à ne pas louper 😎
Et puis si vous avez de meilleurs prix pour septembre au départ de Paris, on est aussi preneur
suite aux différentes recherche, nous allons surement parti pour Bayahibe au Casa Del Mar par nouvelle Frontieres pdt 3 semaines début septembre
Prix pour 2 : 3000€ tout compris (taxes, paseport touristique .....)
Nous allons profiter de ces vacances pour plonger un max (surtout moi) environ 15 à 20 plongée et 10 à 15 pour madame. Je pense plonger avec Casa Daniel mais fo k'il me fassent des prix qd mm 🙂
Plans quad, cheval, un max de voile si le vent le permet enfin j'aime pas rester sur la plage koi 😎
Je tiens pas en place alors si vous allez la bas à cette periode, faites nous signe
Merci pour vos retours d'infos sur les bons plans à faire et à ne pas louper 😎
Et puis si vous avez de meilleurs prix pour septembre au départ de Paris, on est aussi preneur

Iberostar Hacienda Dominicus en septembre English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon ami au Hacienda Dominicus du 4 au 18 septembre 2004 ; quelqu'un aurait-il des infos sur les chambres ? lesquelles, dans la catégorie standard, sont les plus sympas au niveau du cadre notamment et du bruit surtout ! Concernant les excursions et le village de Bayahibé, celui-ci est-il loin de l'hôtel ? est-ce posssible d'y aller à pieds ?
Je suis preneuse de toutes infos sur cet hôtel et des possibilités d'excursions sympas à faire.
Si quelqu'un part à cette période, faites-moi signe !
Merci pour vos réponses. 🙂
Turkoise
Je pars avec mon ami au Hacienda Dominicus du 4 au 18 septembre 2004 ; quelqu'un aurait-il des infos sur les chambres ? lesquelles, dans la catégorie standard, sont les plus sympas au niveau du cadre notamment et du bruit surtout ! Concernant les excursions et le village de Bayahibé, celui-ci est-il loin de l'hôtel ? est-ce posssible d'y aller à pieds ?
Je suis preneuse de toutes infos sur cet hôtel et des possibilités d'excursions sympas à faire.
Si quelqu'un part à cette période, faites-moi signe !
Merci pour vos réponses. 🙂
Turkoise
1 month in northern Laos (Oct 23 to Nov 24, 2025)
Northern Laos, Nov 25
Thursday, Oct 23. Left home at 8:25 AM, took the bus from St Cyp to Perpignan, then a BlaBlaBus to Barcelona airport. Last night, a huge storm crossed France, and the bus was an hour late. We finally left at 11 AM. At the Spanish border, we were checked—several Africans were traveling on the bus, and their document verification took quite a while. In the end, everything was in order, and we set off again a good half-hour later. We finally arrived at Barcelona airport after 2 PM, but no stress since my flight was scheduled for 4:30 PM with Saudia. At check-in, the hostess told me there’d be a 1-hour delay due to bad weather in France and Belgium. In the end, the flight didn’t just have a 1-hour delay but a 5-hour one because of a technical issue. The next flight wouldn’t wait for us. When we arrived in Jeddah, they gave us another ticket for the following day—the flight to Bangkok was scheduled for 11:55 AM. The airline assigned us a room, which was good news since I was exhausted. Friday morning, the flight was still scheduled for 11:55 AM, but the gate wasn’t displayed. It was announced with a 1-hour delay, but that stretched to 4 hours. They handed out drinks and a snack—again, the delay was due to technical problems. In Bangkok, I had a connecting flight to Chiang Rai, where I’d also booked a room—I lost everything. We finally arrived in Bangkok on Saturday at 4 AM. I had to buy another ticket for a 7 AM flight. The formalities were quick, and my flight went smoothly. A taxi took me to Bus Terminal 1, where I caught a bus leaving at 10 AM, and we arrived at the Thailand-Laos border. I shared a taxi with other travelers, which took us to Houay Xai. The guesthouse I’d booked was right across from the stop—that was great. I exchanged some money and bought a SIM card at the guesthouse. Despite the fatigue, I needed to stretch my legs, so I walked down the street to the temple.




and continued to Fort Carnot, built by the French.

The views of the Mekong are beautiful for a first glimpse of the country.


yum-yum, bon appétit!
At 6:30 PM, I went to dinner at a restaurant across from the guesthouse—a chicken curry with vegetables.

I didn’t linger and went back to bed. I slept well, even if I woke up often.
Thursday, Oct 23. Left home at 8:25 AM, took the bus from St Cyp to Perpignan, then a BlaBlaBus to Barcelona airport. Last night, a huge storm crossed France, and the bus was an hour late. We finally left at 11 AM. At the Spanish border, we were checked—several Africans were traveling on the bus, and their document verification took quite a while. In the end, everything was in order, and we set off again a good half-hour later. We finally arrived at Barcelona airport after 2 PM, but no stress since my flight was scheduled for 4:30 PM with Saudia. At check-in, the hostess told me there’d be a 1-hour delay due to bad weather in France and Belgium. In the end, the flight didn’t just have a 1-hour delay but a 5-hour one because of a technical issue. The next flight wouldn’t wait for us. When we arrived in Jeddah, they gave us another ticket for the following day—the flight to Bangkok was scheduled for 11:55 AM. The airline assigned us a room, which was good news since I was exhausted. Friday morning, the flight was still scheduled for 11:55 AM, but the gate wasn’t displayed. It was announced with a 1-hour delay, but that stretched to 4 hours. They handed out drinks and a snack—again, the delay was due to technical problems. In Bangkok, I had a connecting flight to Chiang Rai, where I’d also booked a room—I lost everything. We finally arrived in Bangkok on Saturday at 4 AM. I had to buy another ticket for a 7 AM flight. The formalities were quick, and my flight went smoothly. A taxi took me to Bus Terminal 1, where I caught a bus leaving at 10 AM, and we arrived at the Thailand-Laos border. I shared a taxi with other travelers, which took us to Houay Xai. The guesthouse I’d booked was right across from the stop—that was great. I exchanged some money and bought a SIM card at the guesthouse. Despite the fatigue, I needed to stretch my legs, so I walked down the street to the temple.




and continued to Fort Carnot, built by the French.

The views of the Mekong are beautiful for a first glimpse of the country.


yum-yum, bon appétit!

At 6:30 PM, I went to dinner at a restaurant across from the guesthouse—a chicken curry with vegetables.

I didn’t linger and went back to bed. I slept well, even if I woke up often.
A breath of fresh air!
Vrrrrrm, vrmmmm! (phone on vibrate)
"Hi Mamido, it's Clémence." Clémence, 5 years old, is a giggly, cheerful little girl and the queen of mischief.
"Mom says we're coming to your place until the holidays because we're on vacation tonight."
"Yes, I know. She asked me—do you know why?" "Because of the croronavirus." "And do you know what that is?"
"Oh yeah, at school Théo told me it's like a louse that doesn't itch, that doesn't get in your head but in your lungs, that it's all round with red bumps like raspberries, and that it makes old people die."
"Your friend knows a lot of things."
"His dad showed him a microscope picture, and you—are you old?" "What do you think?" "Well, yeah, but only a little because you always leave on your motorcycle to travel. Are you going traveling?"
"No, because you're coming with your brother and sister."
"Can we go to the little bridge to look for frog eggs? You remember, there were some last year, and we'll make them grow and put the baby frogs in the washhouse, and we'll also make boats to put in the stream so they can go to the sea." "That's a great idea." "And you'll make me the model in print letters so I can write which country my boat is going to." "Where do you want your boat to go?" "To the land of pandas—is it far?" "Oh yes, very far." "Then we have to make the boat strong so it doesn't sink." "Promise, we'll have so much fun." "Mom says in some countries they wear masks. Do you still have the chicken, rabbit, and pig masks in the attic? Can we wear them like that?"
"You know, here there are only trees, birds, and fields—we'll do whatever we want."
"Mom's calling me."
Click, she hangs up, and I laugh.
"Hi Mamido, it's Clémence." Clémence, 5 years old, is a giggly, cheerful little girl and the queen of mischief.
"Mom says we're coming to your place until the holidays because we're on vacation tonight."
"Yes, I know. She asked me—do you know why?" "Because of the croronavirus." "And do you know what that is?"
"Oh yeah, at school Théo told me it's like a louse that doesn't itch, that doesn't get in your head but in your lungs, that it's all round with red bumps like raspberries, and that it makes old people die."
"Your friend knows a lot of things."
"His dad showed him a microscope picture, and you—are you old?" "What do you think?" "Well, yeah, but only a little because you always leave on your motorcycle to travel. Are you going traveling?"
"No, because you're coming with your brother and sister."
"Can we go to the little bridge to look for frog eggs? You remember, there were some last year, and we'll make them grow and put the baby frogs in the washhouse, and we'll also make boats to put in the stream so they can go to the sea." "That's a great idea." "And you'll make me the model in print letters so I can write which country my boat is going to." "Where do you want your boat to go?" "To the land of pandas—is it far?" "Oh yes, very far." "Then we have to make the boat strong so it doesn't sink." "Promise, we'll have so much fun." "Mom says in some countries they wear masks. Do you still have the chicken, rabbit, and pig masks in the attic? Can we wear them like that?"
"You know, here there are only trees, birds, and fields—we'll do whatever we want."
"Mom's calling me."
Click, she hangs up, and I laugh.
Vos avis sur un autotour en Tanzanie en Rav4 English translation pending
Bonjour à tou(te)s 😉
L'année 2021 pourrait être celle de la Tanzanie. Le voyage aurait lieu en mars ( pas la meilleure période...)et en self drive. En tente au sol et BB.
Pas envie d'y laisser ma chemise (prix d entrée mais aussi prix du véhicule) ni de me retrouver dans des lieux trop fréquentés. J'ai donc écarté le Serengeti et le Ngorongoro. Les animaux ne sont d'ailleurs pas le but principal du voyage. L'idée est plutôt de combiner paysages, animaux, un peu de farniente, un peu de randos, "voir du pays".
Mon premier jet est une boucle au départ d'Arusha, boucle du genre :
Arrivée Arusha 1nuit Arusha NP nuit au pied du Kilimanjaro - Quelle route/piste à faire pour de belles vues ? Mkomazi NP 2 nuits : Possible avec un rav 4 ? Western Usambara's 2nuits Bord de mer 3 nuits : une idée de plage ? Pangani ? Mikumi NP 2 nuits : Peut être envisager une étape intermédiaire ? Parc possible en Rav 4 ? 1 nuit intermédiaire en direction de Tarangire: Dodoma ? Tarangire 3 nuits Manyara 2nuits
Retour du véhicule et départ...
Si j'ai bien compris, chaque nuit en camping à l'intérieur d'un parc coûte 30 USD +18% par personne ? Les coûts d'entrée pour Arusha, Manyara et Tarangire sont de 45 usd +18% par personne et pour 24 heures ? Ceux de Mikumi et de Mkomazi sont de 30 usd +18 % par personne toujours pour 24 heures ? Une fois entré dans un parc, on ne peut pas ressortir sinon il faut repayer ?
Je suppose que la question de la Malarone ne se pose pas. C'est oui ?
Je me demande si les prix hors parcs sont aussi élevés que dedans. Combien faut il compter pour une double avec sdb privative propre et avec un peu de charme ? Un repas dans un restaurant ?
Trouver un supermarché un peu achalandé est-il difficile hors Arusha, Dodoma ?
Merci !🙂
L'année 2021 pourrait être celle de la Tanzanie. Le voyage aurait lieu en mars ( pas la meilleure période...)et en self drive. En tente au sol et BB.
Pas envie d'y laisser ma chemise (prix d entrée mais aussi prix du véhicule) ni de me retrouver dans des lieux trop fréquentés. J'ai donc écarté le Serengeti et le Ngorongoro. Les animaux ne sont d'ailleurs pas le but principal du voyage. L'idée est plutôt de combiner paysages, animaux, un peu de farniente, un peu de randos, "voir du pays".
Mon premier jet est une boucle au départ d'Arusha, boucle du genre :
Arrivée Arusha 1nuit Arusha NP nuit au pied du Kilimanjaro - Quelle route/piste à faire pour de belles vues ? Mkomazi NP 2 nuits : Possible avec un rav 4 ? Western Usambara's 2nuits Bord de mer 3 nuits : une idée de plage ? Pangani ? Mikumi NP 2 nuits : Peut être envisager une étape intermédiaire ? Parc possible en Rav 4 ? 1 nuit intermédiaire en direction de Tarangire: Dodoma ? Tarangire 3 nuits Manyara 2nuits
Retour du véhicule et départ...
Si j'ai bien compris, chaque nuit en camping à l'intérieur d'un parc coûte 30 USD +18% par personne ? Les coûts d'entrée pour Arusha, Manyara et Tarangire sont de 45 usd +18% par personne et pour 24 heures ? Ceux de Mikumi et de Mkomazi sont de 30 usd +18 % par personne toujours pour 24 heures ? Une fois entré dans un parc, on ne peut pas ressortir sinon il faut repayer ?
Je suppose que la question de la Malarone ne se pose pas. C'est oui ?
Je me demande si les prix hors parcs sont aussi élevés que dedans. Combien faut il compter pour une double avec sdb privative propre et avec un peu de charme ? Un repas dans un restaurant ?
Trouver un supermarché un peu achalandé est-il difficile hors Arusha, Dodoma ?
Merci !🙂
Itinéraire pour un voyage de 4 semaines au Maroc English translation pending
Bonjour,
Nous devions partir pour le Maroc au printemps 2018 mais finalement nous comptons partir le 12 octobre 2017 pour 4 semaines et arriver à Casablanca (vol le moins cher du canada). Après lectures des différents blogs et commentaires reçus, j'ai préparé un itinéraire préliminaire pour lesquels j'aimerais vraiment avoir vos commentaires car il y a tellement de possibilités qu'il devient très difficile d'avoir une idée claire du meilleur itinéraire. Nous comptons louer une voiture en arrivant ( si vous avez une compagnie fiable à suggérer à Casablanca, merci) 12 oct : jour 0 : départ de Montreal 13/14 oct : Jour 1-2 ; Arrivée à Casablanca, location auto et visite rapide 14/15/16 oct : jour 2-3-4 : départ matin pour Rabat, visite et 2 dodo ) devrions-nous rester une seule nuit ? 16/17/18/19 oct : Jour 4-5-6-7 : départ pour Fes et visite ville et alentours et 3 dodos (est-ce trop) 19/20 oct : jour 7-8: départ pour Midelt, visite ville et environs et dodo 20/21/22 oct : Jour 8-9-10 : départ pour Merzouga, visite, bivouac et 2 dodos 22/23/24 oct : Jour 10-11-12: départ pour Tinghir ou Skoura, visites et 2 dodos (Tinghir ou Skoura ??) 24/25/26/27 oct : Jour 12-13-14-15 : départ pour Marrarakesh, visites, 3 dodos (est-ce trop ???) 27/28/29 oct : jour 15-16-17 : départ pour Talouine - visite des environs et dodo 29/30/31 oct : jour 17-18-19 : départ pour Tafraroute, visite des environs et 2 dodos 31/01/02/03/04 nov : jour 19-20-21-22-23 : départ pour Tiznit ou Sidi Ifni (recommandation ?) pour profiter de la mer et des environs (est-ce trop ?) Devrions-nous intégrer Agadir ? 04/05/06/07 nov : jour 23-24-25-26 : départ pour Essaouira, visite des environs et 3 dodos 07/08 nov : jour 26-27 : Visite Casablanca 09 nov : Jour 28 ; avion de retour
Tout commentaire ou suggestion de modification sera grandement apprécié de même que des choses à ne pas manquer et des hotels ou logis confortables et propres sur notre chemin à nous recommander.
Merci d'avance
Claude, Montreal
Nous devions partir pour le Maroc au printemps 2018 mais finalement nous comptons partir le 12 octobre 2017 pour 4 semaines et arriver à Casablanca (vol le moins cher du canada). Après lectures des différents blogs et commentaires reçus, j'ai préparé un itinéraire préliminaire pour lesquels j'aimerais vraiment avoir vos commentaires car il y a tellement de possibilités qu'il devient très difficile d'avoir une idée claire du meilleur itinéraire. Nous comptons louer une voiture en arrivant ( si vous avez une compagnie fiable à suggérer à Casablanca, merci) 12 oct : jour 0 : départ de Montreal 13/14 oct : Jour 1-2 ; Arrivée à Casablanca, location auto et visite rapide 14/15/16 oct : jour 2-3-4 : départ matin pour Rabat, visite et 2 dodo ) devrions-nous rester une seule nuit ? 16/17/18/19 oct : Jour 4-5-6-7 : départ pour Fes et visite ville et alentours et 3 dodos (est-ce trop) 19/20 oct : jour 7-8: départ pour Midelt, visite ville et environs et dodo 20/21/22 oct : Jour 8-9-10 : départ pour Merzouga, visite, bivouac et 2 dodos 22/23/24 oct : Jour 10-11-12: départ pour Tinghir ou Skoura, visites et 2 dodos (Tinghir ou Skoura ??) 24/25/26/27 oct : Jour 12-13-14-15 : départ pour Marrarakesh, visites, 3 dodos (est-ce trop ???) 27/28/29 oct : jour 15-16-17 : départ pour Talouine - visite des environs et dodo 29/30/31 oct : jour 17-18-19 : départ pour Tafraroute, visite des environs et 2 dodos 31/01/02/03/04 nov : jour 19-20-21-22-23 : départ pour Tiznit ou Sidi Ifni (recommandation ?) pour profiter de la mer et des environs (est-ce trop ?) Devrions-nous intégrer Agadir ? 04/05/06/07 nov : jour 23-24-25-26 : départ pour Essaouira, visite des environs et 3 dodos 07/08 nov : jour 26-27 : Visite Casablanca 09 nov : Jour 28 ; avion de retour
Tout commentaire ou suggestion de modification sera grandement apprécié de même que des choses à ne pas manquer et des hotels ou logis confortables et propres sur notre chemin à nous recommander.
Merci d'avance
Claude, Montreal
3 semaines aux USA: de L.A au Mont Rushmore, Grand Canyon, Yellowstone... English translation pending
Bonjour à tous;
Après des mois à éplucher chaque site internet parlant des États unis, à la recherche de piste et renseignements pour notre voyage, je suis tombée sur ce forum: UNE MINE D'OR
Je me suis délecté de tous les récits que j'ai lus. J'ai noté chaque bon plan intéressant, chaque détail de vos récits m'a servi pour mon second voyage au pays de l'oncle Sam.
C'est donc avec beaucoup de plaisir que je me permets, à mon tour de vous raconter mon voyage.
Pour commencer, je me présente, Jenny, 27 ans, esthéticienne, fan de sport en salle et Britney.
Petite ardéchoise, qui flippe dès qu'il faut prendre les transports en commun... Bah oui, ma voiture c'est la VIE.^^
Je suis partie pour la première fois aux États unis en février 2015 (avec mon ami et ma soeur) et le retour fut horriblement difficile, j'ai très mal vécu le retour en France, je n'avais donc qu'une OBSESSION, retourné là-bas.
Après des mois et des mois de négociations intenses avec Monsieur, j'obtins ENFIN le Graal.
Un bon plan sur internet et l'ultime argument fut le bon.
Pas question pour Monsieur de faire un voyage de merde ( bah oui la fois d'avant fut quelque peu "ratée").
La question de base: tu veux voir quoi toi? euh
Je vous passe les détails, mais après des semaines à me creuser la tête sûre comment planifiez-le parcourt en perdant le moins de temps possible.
LE ROAD TRIP DE FOU

ET le copier/coller de mes notes pour le bon déroulement du périple:
GRAND CANYON: Barage hoover 1h Grand canyon *pass* point sublime PDV grand view point PDV lipan point PDV > direction -> Marble Canyon passage
PAGE: Lake powell - Wahweap *pass* Big water - Paria Contact Station Horseshoe Bend (milieu de journée) 1h Alstrom Point (accessible en 4x4) pass Scenic View (fin de journée pour photos)Coordonnées GPS: 36.969066, -111.499368 LOWER ANTELOPE CANYON 40$/personne + 8$/pers passe ville 2h
MONUMENT VALLEY *20$/car* Valley drive (de 8h à 16h30) 2 à 3h de visite- The Mittens and Merrick Bute - The Three Sisters - Artist Point Visitor center Fin de journée/couché de soleil
MOAB *pass* arches: > park avanue viewpiont PDV > Park avanue trail (3.2km A/R, 1h30) Devil's garden > devils garden trail ( 6.7km A/R, 3h) CANYONLANDS island in the sky: > shafer canyon ( à coté du vistor center) PDV > green river overlook PDV > mesa arch (0.8km, à faire au lever de soleil) RAD
MONT RUSHMORE: *pass* visite 1 à 2h parking payant
YELLOWSTONE 3/4 jours de visite *pass* A ne pas manquer Le Upper et Lower geyser basin Mud Volcano Le Grand Canyon de Yellowstone, les points des vue Artist Point, Inspiration Point Les chutes Lower Falls et Tower Falls La vallée Lamar Valley Le basin Norris Geyser Basin Les sources Mammoth hot springs
idaho falls
BRYCE CANYON *pass* Fairyland Point (avant le péage) Sunrise point (lever de soleil de préférence) Sunset Point (fin de journée) Inspiration Point Bryce Point Paria View + une rando au choix (Navajo Loop Trail,
ZION CANYON *pass* Kanarra Falls Emerald Pool trail The Narrows zion Riverside walk - temple of sinawava Angels Landing trail The subway (permis, la veille)
VALLEY OF FIRE *10$* Elephant rock (0.6km, A/R, 20min)
LAS VEGAS:
DEATH VALLEY: *pass* BADWATER ROAD:Badwater basin/Mushroom Rock/Devil's Golf Course/Natural Bridge The Racetrack Dante's view/Twenty Mule Team Canyon/Zabriskie Point
GROOM LAKE: Rachel Alien burger Nevada State Route 375
LOS ANGELES: Hollywood blvd (jour) Panneau Hollywood Beverly Hills Venice beach Santa Monica Observatoire Griffith (fin de journée) Vermont Avenue

ET le copier/coller de mes notes pour le bon déroulement du périple:
GRAND CANYON: Barage hoover 1h Grand canyon *pass* point sublime PDV grand view point PDV lipan point PDV > direction -> Marble Canyon passage
PAGE: Lake powell - Wahweap *pass* Big water - Paria Contact Station Horseshoe Bend (milieu de journée) 1h Alstrom Point (accessible en 4x4) pass Scenic View (fin de journée pour photos)Coordonnées GPS: 36.969066, -111.499368 LOWER ANTELOPE CANYON 40$/personne + 8$/pers passe ville 2h
MONUMENT VALLEY *20$/car* Valley drive (de 8h à 16h30) 2 à 3h de visite- The Mittens and Merrick Bute - The Three Sisters - Artist Point Visitor center Fin de journée/couché de soleil
MOAB *pass* arches: > park avanue viewpiont PDV > Park avanue trail (3.2km A/R, 1h30) Devil's garden > devils garden trail ( 6.7km A/R, 3h) CANYONLANDS island in the sky: > shafer canyon ( à coté du vistor center) PDV > green river overlook PDV > mesa arch (0.8km, à faire au lever de soleil) RAD
MONT RUSHMORE: *pass* visite 1 à 2h parking payant
YELLOWSTONE 3/4 jours de visite *pass* A ne pas manquer Le Upper et Lower geyser basin Mud Volcano Le Grand Canyon de Yellowstone, les points des vue Artist Point, Inspiration Point Les chutes Lower Falls et Tower Falls La vallée Lamar Valley Le basin Norris Geyser Basin Les sources Mammoth hot springs
idaho falls
BRYCE CANYON *pass* Fairyland Point (avant le péage) Sunrise point (lever de soleil de préférence) Sunset Point (fin de journée) Inspiration Point Bryce Point Paria View + une rando au choix (Navajo Loop Trail,
ZION CANYON *pass* Kanarra Falls Emerald Pool trail The Narrows zion Riverside walk - temple of sinawava Angels Landing trail The subway (permis, la veille)
VALLEY OF FIRE *10$* Elephant rock (0.6km, A/R, 20min)
LAS VEGAS:
DEATH VALLEY: *pass* BADWATER ROAD:Badwater basin/Mushroom Rock/Devil's Golf Course/Natural Bridge The Racetrack Dante's view/Twenty Mule Team Canyon/Zabriskie Point
GROOM LAKE: Rachel Alien burger Nevada State Route 375
LOS ANGELES: Hollywood blvd (jour) Panneau Hollywood Beverly Hills Venice beach Santa Monica Observatoire Griffith (fin de journée) Vermont Avenue
De l'Alsace à Vienne en passant par le Tyrol English translation pending
Bonjour à tous. Voici le récit de mon dernier voyage qui s’est déroulé du 16 juillet au 4 aout 2016. Comme d’habitude, je suis partie en solo et en voiture car j’adore conduire, et comme souvent, j’ai fait une partie « nature » avec de nombreuses randos et une partie « culture » avec des visites de musées. Pour le côté nature, cette année j’ai choisi la région d’Innsbruck et pour la culture, j’ai choisi d’aller découvrir Vienne. Et comme d’habitude, le fait de voyager en solo m’a permis de faire quelques belles rencontres. A titre indicatif, j'indique le kilométrage parcouru par déplacement en voiture.
SAMEDI 16 JUILLET 2016 :
Reims-Wingen-Saint Louis lès Bitches- Hochfelden : 356 km
7 h 30 : C’est parti. Direction l’Alsace. Pas de bouchons sur la route. J’arrive à Wingem sur Moder peu après ma pause de midi et je vais visiter le musée Lalique. Le musée présente les objets emblématiques qui ont fait la réputation de la maison. C’est très varié et c’est vraiment intéressant. Dommage qu’il n’y ait pas plus de vidéos explicatives sur les techniques de travail.



Au magasin, je craque pour un petit poisson emblématique de Lalique du plus bel effet destiné à compléter mon aquarium en cristal commencé il y a quelques années avec les nautiles et les étoiles de mer de chez Baccarat.

Comme aujourd’hui j’avais envie de découvrir les Vosges du Nord et le patrimoine industriel, après Lalique, je me rends à Saint-Louis-Lès-Bitches pour visiter la cristallerie Saint Louis. Certes, le bâtiment du musée ne paye pas de mine car c’est un bâtiment d’usine à l’inverse du musée Lalique qui est un bâtiment d’architecte, mais l’exposition permanente est super intéressante.

Les différentes techniques de fabrication du verre sont expliquées par de nombreuses petites vidéos qui passent en boucle tout le long du parcours. J’ai eu le sentiment d’avoir appris plus de choses que chez Lalique.


Chez Saint Louis, le billet d’entrée donne droit à une réduction de 5 % au magasin du musée qui propose des pièces réformées car elles ont des petits défauts que seuls un expert peut déceler. De ce fait, les prix de beaucoup d’objets sont donc inférieurs de 40 % par rapport aux prix du marché. 45 % au total, c’est vraiment très intéressant si on veut se faire plaisir ou faire un petit cadeau. Voilà pour le bon plan du jour.
C’est par les petites routes que je rejoins Hochfelden, un petit village situé à une trentaine de km au nord de Strasbourg, en fin d’après-midi pour loger en chambre d’hôte à la Villa Béatrice. Béatrice et Michel proposent 3 chambres d’hôte très coquettes avec salle de bain privative. Ils sont super adorables et m’accueillent comme un membre de la famille. La maison est entourée d’un beau jardin qui comprend une piscine dans laquelle je me délasse sitôt mon sac posé. Un vrai bonheur que de nager toute seule au calme en cette belle fin de journée avant de passer une bonne nuit. Pour demain j’ai prévu un programme « nature ».
SAMEDI 16 JUILLET 2016 :
Reims-Wingen-Saint Louis lès Bitches- Hochfelden : 356 km
7 h 30 : C’est parti. Direction l’Alsace. Pas de bouchons sur la route. J’arrive à Wingem sur Moder peu après ma pause de midi et je vais visiter le musée Lalique. Le musée présente les objets emblématiques qui ont fait la réputation de la maison. C’est très varié et c’est vraiment intéressant. Dommage qu’il n’y ait pas plus de vidéos explicatives sur les techniques de travail.



Au magasin, je craque pour un petit poisson emblématique de Lalique du plus bel effet destiné à compléter mon aquarium en cristal commencé il y a quelques années avec les nautiles et les étoiles de mer de chez Baccarat.

Comme aujourd’hui j’avais envie de découvrir les Vosges du Nord et le patrimoine industriel, après Lalique, je me rends à Saint-Louis-Lès-Bitches pour visiter la cristallerie Saint Louis. Certes, le bâtiment du musée ne paye pas de mine car c’est un bâtiment d’usine à l’inverse du musée Lalique qui est un bâtiment d’architecte, mais l’exposition permanente est super intéressante.

Les différentes techniques de fabrication du verre sont expliquées par de nombreuses petites vidéos qui passent en boucle tout le long du parcours. J’ai eu le sentiment d’avoir appris plus de choses que chez Lalique.


Chez Saint Louis, le billet d’entrée donne droit à une réduction de 5 % au magasin du musée qui propose des pièces réformées car elles ont des petits défauts que seuls un expert peut déceler. De ce fait, les prix de beaucoup d’objets sont donc inférieurs de 40 % par rapport aux prix du marché. 45 % au total, c’est vraiment très intéressant si on veut se faire plaisir ou faire un petit cadeau. Voilà pour le bon plan du jour.
C’est par les petites routes que je rejoins Hochfelden, un petit village situé à une trentaine de km au nord de Strasbourg, en fin d’après-midi pour loger en chambre d’hôte à la Villa Béatrice. Béatrice et Michel proposent 3 chambres d’hôte très coquettes avec salle de bain privative. Ils sont super adorables et m’accueillent comme un membre de la famille. La maison est entourée d’un beau jardin qui comprend une piscine dans laquelle je me délasse sitôt mon sac posé. Un vrai bonheur que de nager toute seule au calme en cette belle fin de journée avant de passer une bonne nuit. Pour demain j’ai prévu un programme « nature ».
Un mois en Polynésie: Polynésie-Française, île de Pâques English translation pending
En juin 2015 j'ai eu la chance de passer 4 semaines en Polynésie. Le prétexte était de rendre visite à mon frère qui habite là-bas (Papeete). Grâce à lui nous avons pu bénéficier de l'hébergement sur Tahiti, et il nous a aidé à préparer le voyage en réservant les transferts et hébergements sur les autres îles au salon du Tourisme de Tahiti, où les résidents peuvent avoir des offres intéressantes. Nous avons visité Tahiti, Moorea, Maupiti et Tikehau.
De plus, au milieu du voyage, nous avons passé une semaine à l'Ile de Pâques (Rapa Nui) en profitant des vols directs hebdomadaires de la compagnie Lan Airlines. Cette destination était un peu un fantasme pour moi depuis longtemps et je ne suis pas sûre de me retrouver un jour aussi "proche" donc nous avons franchi le pas!
Notre profil c'est pas très sportif, plutôt contemplatif. J'aime bien les beaux paysages, les couleurs, les lumières (je fais de la photo), un peu de balade à pied, mais pas trop de farniente plage. On s'intéresse aussi à la culture, à l'histoire, à la vie locale et en particulier tout ce qui a trait à la mer et les relations des habitants avec la mer. Je n'avais aucune expérience de snorkeling avant de partir mais je m'y suis mise (forcément) et je dois dire que c'est assez plaisant! 😉
Le budget total du voyage a été d'environ 5500€ par personne (billets d'avion compris).
On a eu une météo assez contrastée, avec pas mal de pluie et de vent, mais rarement de la pluie toute la journée (sauf une fois...) et donc des températures relativement supportables, autour de 26/28°C (j'ai du mal avec la chaleur, donc ça m'a très bien convenu). Beaucoup plus frais à Rapa Nui.
J'ai posté le récit et photos de ce voyage sur mon blog, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...ent-de-latitude.html Si seule l'Ile de Pâques vous intéresse, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...paques-1er-jour.html
Et j’ai aussi regroupé tous les points visités (ou parfois juste survolés) sur une carte
Je vais donner dans les messages suivant quelques détails et infos pratiques sur notre voyage, pour ceux que ça intéresse (et je réponds volontiers à toutes vos questions !).
De plus, au milieu du voyage, nous avons passé une semaine à l'Ile de Pâques (Rapa Nui) en profitant des vols directs hebdomadaires de la compagnie Lan Airlines. Cette destination était un peu un fantasme pour moi depuis longtemps et je ne suis pas sûre de me retrouver un jour aussi "proche" donc nous avons franchi le pas!
Notre profil c'est pas très sportif, plutôt contemplatif. J'aime bien les beaux paysages, les couleurs, les lumières (je fais de la photo), un peu de balade à pied, mais pas trop de farniente plage. On s'intéresse aussi à la culture, à l'histoire, à la vie locale et en particulier tout ce qui a trait à la mer et les relations des habitants avec la mer. Je n'avais aucune expérience de snorkeling avant de partir mais je m'y suis mise (forcément) et je dois dire que c'est assez plaisant! 😉
Le budget total du voyage a été d'environ 5500€ par personne (billets d'avion compris).
On a eu une météo assez contrastée, avec pas mal de pluie et de vent, mais rarement de la pluie toute la journée (sauf une fois...) et donc des températures relativement supportables, autour de 26/28°C (j'ai du mal avec la chaleur, donc ça m'a très bien convenu). Beaucoup plus frais à Rapa Nui.
J'ai posté le récit et photos de ce voyage sur mon blog, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...ent-de-latitude.html Si seule l'Ile de Pâques vous intéresse, ça commence ici : voyageterremer.blogspot.fr/...paques-1er-jour.html
Et j’ai aussi regroupé tous les points visités (ou parfois juste survolés) sur une carte
Je vais donner dans les messages suivant quelques détails et infos pratiques sur notre voyage, pour ceux que ça intéresse (et je réponds volontiers à toutes vos questions !).
Quel itinéraire pour un tour du monde avec camion? English translation pending
Bonjour
Je suis en pleine réflexion sur quel est le meilleur itinéraire pour un tour du monde avec mon camion Glouglou, celui qui facilite le passage de frontières et le transport en bateaux et évite les pays à gros risque (guerre ou très dangereux )
Dans quel sens partir , est ou ouest ou pourquoi pas vers l Afrique côté est, l ouest ça craint
en Partant de France sans limite de temps
Pour l Amérique il n y a pas trop de problème à part le passage Panama Colombie
D Amérique du Sud de quel port faut il partir vers l Australie, et quel est le port d arrivée en Australie
D ou partir d Australie vers l Indonésie ou faut il éviter l Indonésie, et partir vers l Asie du sud est mais quel port
D Asie du sud pour aller vers l inde il y a la Birmanie par ou passer pour l éviter
La Chine ne m attire pas je ne sais pas pourquoi mais comment faire pour aller d inde vers la Mongolie sans passer par la Chine et le paquistan et l Afghanistan
Je compte voir les pays Stan
Et comment arriver en Égypte pour faire tout l est de l Afrique , jusqu en Afrique du Sud et . prendre la bateau vers Dakar pour éviter l ouest africaine puis retour en France
Ou partir vers ouest mais quel circuit
Ou sinon les faire en trois fois
L Amérique et rentrer en France
Partir vers Asie et rentrer en France
Et l Afrique
Reste l australie?
Merci d avance pour vos conseils
A+jes
Première fois au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous
Notre futur voyage prend forme mais j'espere le finaliser grâce a vous
Donc :
Période : du 19 Fevrier 2016 au 11 Mars 2016
Programme : Bangkok le 20 fevrier, Laos du 20 fév au 24 fév( tout est calé ) et vietnam du 24 fév au 11 Mars 2016
Participants : 6 adultes et 2 enfants
Voila ma demande d'aide concerne éssentiellement le Vietnam
Etape n: 1 ( 2 jours à Hanoi )
ou se loger quels hotels , quoi faire ?
Etape n: 2 ( 2 jours Baie d'halong )
Avec qui et conseil ?
Etape n:3 ( 10 jours les plages et 2 jours Ho Chi Ming )
à partir de la je suis un peu perdu niveau organisation :
Comment se rendre vers les plages depuis le Baie d'Halong où aller où se loger et quoi faire: plages et Ho Chi Ming
Retour pour la France le 11 Mars 2016 de Ho Chi Ming Merci à tous si vous pouvez m'aider
Retour pour la France le 11 Mars 2016 de Ho Chi Ming Merci à tous si vous pouvez m'aider
Travel Journal: Northern Laos, Chiang Mai, Bangkok
Here’s our third travel journal with photos, following Vietnam in 2012 and Southern Thailand + Angkor in 2013.
Once again, we’d like to thank everyone who brightens up this site with their experiences and tips. Every year, some parts of our itinerary are made easier or richer thanks to your contributions.
We hope our own story will do the same for other travelers.
**10 JULY 2014**
We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.
Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.
We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!
A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.
**11 JULY**
We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.
We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.
There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.
The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.
We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.
Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.
Here’s a very incomplete sample of what we admired:












Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.
The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
**10 JULY 2014**
We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.
Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.
We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!
A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.
**11 JULY**
We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.
We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.
There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.
The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.
We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.
Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.
Here’s a very incomplete sample of what we admired:













Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.
The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.