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Les îles thaïlandaises enceinte English translation pending
Bonjour,
Habitué aux vacances actives (visites, randos...), je compte innover cet été, avec des vacances farniente, sur une plage paradisiaque. En effet, il y a des chances que ma femme soit enceinte d'ici là, donc on va pas trop se fatiguer.
Après, je me suis rendu compte que les vols avec escale dans une capitale ne sont pas plus chers si on s'arrête quelques jours dans la capitale en question, si on choisit bien ses dates. Le concept serait donc : une capitale + une île (les Fidji avec pause à Séoul avec Korean, Zanzibar avec pause à Rome par Alitalia, etc). L'avantage est aussi d'éviter les longs vols pour ma femme, en faisant une pause à mi-chemin.
Pour l'instant, le moins cher qu'on ait trouvé, c'est donc la Thaïlande par Aeroflot avec pause à Moscou, ça tombe bien parce que mon frère habite dans la capitale russe donc c'est l'occasion d'aller le voir. En plus, pas de palu comme à Zanzibar (traitement déconseillé aux femmes enceintes).
Par contre, on a un peu peur de voir monter les prix si on attend trop ! Ce serait bien de se décider bientôt... alors que nous sommes dans l’expectative.
Itinéraire envisagé sur 4 semaines :
Vol de nuit : Paris - Moscou Du 27/7 au 1/8 : Moscou Vol de nuit : Moscou - Bangkok Du 2/8 au 4/8 : Bangkok 5/8 : Train Bangkok - Ayutthaya 6/8 : Ayutthaya 7/8 : Lopburi 8/8 : Train Ayutthaya - Bangkok Train de nuit Bangkok - Chumphon (1ère classe) 9/8 : Ferry Chumphon - Ko Tao Du 10/8 au 13/8 : Ko Tao 14/8 : Ferry Ko Tao - Koh Phangan Du 15 au 21/8 : Koh Phangan 22/8 : Vol pour Bangkok par Airasia, qui assure le transfert en ferry de Koh Phangan à l'aéroport 23/8 : Vol Bangkok-Moscou-Paris
Alors plusieurs questions :
1) Quid des conditions de voyage en Thailande, au niveau hygiène et santé ? Nous avons déjà voyagé 2 fois en Inde et avons "survécu" à ce pays particulièrement roots, nous sommes des voyageurs relativement aguerris, mais là, avec une femme enceinte, ça change la donne.
2) Je sais que la grossesse n'est pas un motif d'annulation... Mais si elle s'avèrait à risque, est-ce que c'est un motif suffisant, sachant que le vol sera payé avec une visa premier ?
3) C'est pas le but de visiter l'intérieur des terres, donc j'ai juste ajouté Ayutthaya et Lopburi sans aller jusqu'à Sukhotai, ce qui limite les longs voyages assis en train pour ma femme. Qu'en pensez-vous ?
3) Pour les plages, vue la saison, j'ai évidemment pensé aux îles de la côte est. J'ai prévu 2 îles, parce que dans mon esprit, Ko Tao est meilleur pour le snorkelling et Koh Phangan pour les plages... Est-ce que je me trompe ?
4) Pour le choix des plages : nous voudrions des plages pas trop fréquentées, avec sable fin, baignade facile (problème de la profondeur à marée basse), etc...
- Pour Koh Phangan, j'avais pensé à la double plage de Thong nai pan. Est-ce un bon choix ? Quel hébergement choisir ? J'avais repéré Thongtapan Resort en confortable, et Dolphin Resort en plus roots... Le second semble moins cher, mais pas réservable : restera-t-il toujours de la place si on arrive par le premier bateau après le train de nuit ? Y a-t-il des restos avec de la bouffe relativement "occidentale" (ou pas trop épicée) si ma femme entre dans une phase "nausées" ? Y a-t-il des commerces aux alentours ? Est-ce trop isolé pour une femme enceinte ?
- Pour Ko Tao, j'ai plus de mal à choisir. Le plus tranquille me semble Ao Leuk, mais du coup, n'est-ce pas trop isolé dans notre cas ? Sinon, j'avais vu Chalok Bay, relativement tranquille tout en restant proche des commerces... Mais il parait que la plage manque de profondeur pour la baignade ? Bon ceci dit, si on va à Chalok Bay et que la baignade n'est pas terrible, on pourra se rattraper à Koh Phangan, je suppose... Avez-vous un hébergement style bungalow à conseiller, 20-25€ max et relativement confortable ?
5) La dernière nuit à Koh Phangan, ça tombe sur une full moon party... C'est fortuit, mais j'aimerais bien y passer, rien que pour le coup d’œil "anthropologique", sans vraiment participer au délire évidemment, vue la situation de ma femme. Le seul truc c'est que c'est loin de Thong nai pan, et le lendemain, le ferry est à 10h du matin... D'ailleurs, qu'on aille ou pas à la full moon, Thong Nai Pan semble un peu trop isolée pour aller jusqu'au port tôt dans la matinée... Vaut-il mieux passer la dernière nuit dans un hôtel plus proche du port (et de la plage de la full moon), histoire de ne pas manquer le ferry ?
6) Si voir la full moon party n'est pas très raisonnable, j'avais pensé à un itinéraire alternatif, qui nous fait arriver à Koh Phangan à d'autres dates : repousser Ayutthaya et Lopburi pour la fin du voyage. Ce qui permettrait de ne pas prendre trop de vols de suite à la fin du voyage : 11 au 17/8 : Koh Phangan 18/8 : Vol des îles vers Bangkok Du 19 au 22 : escapade à Ayutthaya 23/8 : vol retour vers Paris C'est peut-être plus raisonnable ?
Merci, nak
Habitué aux vacances actives (visites, randos...), je compte innover cet été, avec des vacances farniente, sur une plage paradisiaque. En effet, il y a des chances que ma femme soit enceinte d'ici là, donc on va pas trop se fatiguer.
Après, je me suis rendu compte que les vols avec escale dans une capitale ne sont pas plus chers si on s'arrête quelques jours dans la capitale en question, si on choisit bien ses dates. Le concept serait donc : une capitale + une île (les Fidji avec pause à Séoul avec Korean, Zanzibar avec pause à Rome par Alitalia, etc). L'avantage est aussi d'éviter les longs vols pour ma femme, en faisant une pause à mi-chemin.
Pour l'instant, le moins cher qu'on ait trouvé, c'est donc la Thaïlande par Aeroflot avec pause à Moscou, ça tombe bien parce que mon frère habite dans la capitale russe donc c'est l'occasion d'aller le voir. En plus, pas de palu comme à Zanzibar (traitement déconseillé aux femmes enceintes).
Par contre, on a un peu peur de voir monter les prix si on attend trop ! Ce serait bien de se décider bientôt... alors que nous sommes dans l’expectative.
Itinéraire envisagé sur 4 semaines :
Vol de nuit : Paris - Moscou Du 27/7 au 1/8 : Moscou Vol de nuit : Moscou - Bangkok Du 2/8 au 4/8 : Bangkok 5/8 : Train Bangkok - Ayutthaya 6/8 : Ayutthaya 7/8 : Lopburi 8/8 : Train Ayutthaya - Bangkok Train de nuit Bangkok - Chumphon (1ère classe) 9/8 : Ferry Chumphon - Ko Tao Du 10/8 au 13/8 : Ko Tao 14/8 : Ferry Ko Tao - Koh Phangan Du 15 au 21/8 : Koh Phangan 22/8 : Vol pour Bangkok par Airasia, qui assure le transfert en ferry de Koh Phangan à l'aéroport 23/8 : Vol Bangkok-Moscou-Paris
Alors plusieurs questions :
1) Quid des conditions de voyage en Thailande, au niveau hygiène et santé ? Nous avons déjà voyagé 2 fois en Inde et avons "survécu" à ce pays particulièrement roots, nous sommes des voyageurs relativement aguerris, mais là, avec une femme enceinte, ça change la donne.
2) Je sais que la grossesse n'est pas un motif d'annulation... Mais si elle s'avèrait à risque, est-ce que c'est un motif suffisant, sachant que le vol sera payé avec une visa premier ?
3) C'est pas le but de visiter l'intérieur des terres, donc j'ai juste ajouté Ayutthaya et Lopburi sans aller jusqu'à Sukhotai, ce qui limite les longs voyages assis en train pour ma femme. Qu'en pensez-vous ?
3) Pour les plages, vue la saison, j'ai évidemment pensé aux îles de la côte est. J'ai prévu 2 îles, parce que dans mon esprit, Ko Tao est meilleur pour le snorkelling et Koh Phangan pour les plages... Est-ce que je me trompe ?
4) Pour le choix des plages : nous voudrions des plages pas trop fréquentées, avec sable fin, baignade facile (problème de la profondeur à marée basse), etc...
- Pour Koh Phangan, j'avais pensé à la double plage de Thong nai pan. Est-ce un bon choix ? Quel hébergement choisir ? J'avais repéré Thongtapan Resort en confortable, et Dolphin Resort en plus roots... Le second semble moins cher, mais pas réservable : restera-t-il toujours de la place si on arrive par le premier bateau après le train de nuit ? Y a-t-il des restos avec de la bouffe relativement "occidentale" (ou pas trop épicée) si ma femme entre dans une phase "nausées" ? Y a-t-il des commerces aux alentours ? Est-ce trop isolé pour une femme enceinte ?
- Pour Ko Tao, j'ai plus de mal à choisir. Le plus tranquille me semble Ao Leuk, mais du coup, n'est-ce pas trop isolé dans notre cas ? Sinon, j'avais vu Chalok Bay, relativement tranquille tout en restant proche des commerces... Mais il parait que la plage manque de profondeur pour la baignade ? Bon ceci dit, si on va à Chalok Bay et que la baignade n'est pas terrible, on pourra se rattraper à Koh Phangan, je suppose... Avez-vous un hébergement style bungalow à conseiller, 20-25€ max et relativement confortable ?
5) La dernière nuit à Koh Phangan, ça tombe sur une full moon party... C'est fortuit, mais j'aimerais bien y passer, rien que pour le coup d’œil "anthropologique", sans vraiment participer au délire évidemment, vue la situation de ma femme. Le seul truc c'est que c'est loin de Thong nai pan, et le lendemain, le ferry est à 10h du matin... D'ailleurs, qu'on aille ou pas à la full moon, Thong Nai Pan semble un peu trop isolée pour aller jusqu'au port tôt dans la matinée... Vaut-il mieux passer la dernière nuit dans un hôtel plus proche du port (et de la plage de la full moon), histoire de ne pas manquer le ferry ?
6) Si voir la full moon party n'est pas très raisonnable, j'avais pensé à un itinéraire alternatif, qui nous fait arriver à Koh Phangan à d'autres dates : repousser Ayutthaya et Lopburi pour la fin du voyage. Ce qui permettrait de ne pas prendre trop de vols de suite à la fin du voyage : 11 au 17/8 : Koh Phangan 18/8 : Vol des îles vers Bangkok Du 19 au 22 : escapade à Ayutthaya 23/8 : vol retour vers Paris C'est peut-être plus raisonnable ?
Merci, nak
Snorkeling en Thaïlande en mars, quelle île choisir? English translation pending
Bonjour,
Je projète de partir 3 jours mi mars en Thaïlande pour faire du snorkelling. Je cherche donc une belle plage (sable fin et eaux turquoises) avec de beaux fonds marins. Je ne cherche pas un resort de luxe, mais je préfère éviter un hôtel trop "roots" (ce qui n'a rien de péjoratif), je précise parce que je sais que sur certaines îles il n'y a qu'un ou deux hôtels voir que l'option camping.
J'ai déjà fait Koh Yao, au changement de saison et un peu déçue parce qu'il n'y avait pas grande chose à voir (j'ai remis ça sur le fait qu'on était juste au début de la saison sèche, les fonds étaient très troubles, pas vu vraiment de poissons différents).
Phuket : désolée🙂 je ne suis pas fan.
J'avais pensé à d'autres endroits mais j'ai lu sur le forum des avis très controversés, du coup je suis perdue. Je préfèrerais éviter des plages bondées de monde et de bateaux, sans forcement chercher quelque chose de désert. Maintenant, peut-être qu'en mars il y a moins de tourisme?
J'ai donc lu que : Koh Lanta : jolie mais "crasseuse" pour reprendre les mots utilisés, fonds marins abîmés Koh Lipe : beaux paysages mais sale, sacs poubelles et chiens errants Koh Phi Phi : belles plages mais super bondées Koh Samui : trop touristique, plages pas belles comparé à certaines îles, et pas top pour faire du snorkelling Koh Tao/Koh Phangan : avis mitigés aussi, on m'avait pourtant dit que Koh Tao était super pour le snorkelling
Similan Island : je n'ai pas trouvé d'hôtel
Bilan, je ne sais plus quoi choisir. Si vous pouviez éclairer ma lanterne. Certains d'entre vous ont-ils fait plusieurs de ces îles?
Merci par avance pour votre aide.
Alexandra
Je projète de partir 3 jours mi mars en Thaïlande pour faire du snorkelling. Je cherche donc une belle plage (sable fin et eaux turquoises) avec de beaux fonds marins. Je ne cherche pas un resort de luxe, mais je préfère éviter un hôtel trop "roots" (ce qui n'a rien de péjoratif), je précise parce que je sais que sur certaines îles il n'y a qu'un ou deux hôtels voir que l'option camping.
J'ai déjà fait Koh Yao, au changement de saison et un peu déçue parce qu'il n'y avait pas grande chose à voir (j'ai remis ça sur le fait qu'on était juste au début de la saison sèche, les fonds étaient très troubles, pas vu vraiment de poissons différents).
Phuket : désolée🙂 je ne suis pas fan.
J'avais pensé à d'autres endroits mais j'ai lu sur le forum des avis très controversés, du coup je suis perdue. Je préfèrerais éviter des plages bondées de monde et de bateaux, sans forcement chercher quelque chose de désert. Maintenant, peut-être qu'en mars il y a moins de tourisme?
J'ai donc lu que : Koh Lanta : jolie mais "crasseuse" pour reprendre les mots utilisés, fonds marins abîmés Koh Lipe : beaux paysages mais sale, sacs poubelles et chiens errants Koh Phi Phi : belles plages mais super bondées Koh Samui : trop touristique, plages pas belles comparé à certaines îles, et pas top pour faire du snorkelling Koh Tao/Koh Phangan : avis mitigés aussi, on m'avait pourtant dit que Koh Tao était super pour le snorkelling
Similan Island : je n'ai pas trouvé d'hôtel
Bilan, je ne sais plus quoi choisir. Si vous pouviez éclairer ma lanterne. Certains d'entre vous ont-ils fait plusieurs de ces îles?
Merci par avance pour votre aide.
Alexandra
Se faire comprendre en Thaïlande English translation pending
Bonsoir,
Je suis francais et je ne parle pas anglais , c'est un gros soucis pour se faire comprendre en thailande ou pas ? Pour rencontrer des thai est se un gros handicap ? Merci à plus tard😉
Je suis francais et je ne parle pas anglais , c'est un gros soucis pour se faire comprendre en thailande ou pas ? Pour rencontrer des thai est se un gros handicap ? Merci à plus tard😉
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada English translation pending
2 août : de Paris à Calgary
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana
J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.
Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.
7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Artisanat algérien à Alger English translation pending
Bonjour,
Je suis en cours de création d'entreprise en France pour la vente d'artisanat algérien (poterie, tissu, maillechort, brocanterie, passementerie, etc..).
Je suis donc à la recherche d'artisans (mes fournisseurs) sur Alger dans un 1er temps.
Merci d'avance.
Vol Bruxelles - Buenos Aires: utiliser le voyage retour sans l'aller? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, j'ai un ami qui se trouvre pour le moment à Buenos Aires. Nous comptons aller le rejoindre en juillet et ensuite, nous rentrerions ensemble en Belgique.
Après quelques recherches, je me suis rendu compte que le moyen le moins cher pour rentrer en Belgique depuis l'Argentine était de prendre un voyage aller retour Bruxelles - Buenos Aires.
Ma question est donc celle-ci, est-il possible d'utiliser que le retour d'un ticket d'avion aller-retour.
Merci d'avance pour vos réponses
Martin
Voilà, j'ai un ami qui se trouvre pour le moment à Buenos Aires. Nous comptons aller le rejoindre en juillet et ensuite, nous rentrerions ensemble en Belgique.
Après quelques recherches, je me suis rendu compte que le moyen le moins cher pour rentrer en Belgique depuis l'Argentine était de prendre un voyage aller retour Bruxelles - Buenos Aires.
Ma question est donc celle-ci, est-il possible d'utiliser que le retour d'un ticket d'avion aller-retour.
Merci d'avance pour vos réponses
Martin
Tuyaux sur le Brésil et la Colombie pour mars 2013? English translation pending
Bonjour
je me rends pour quelques jours (10 jours) au Bresil et je souhaiterai échanger et obtenir quelques tuyaux .
Déjà d'une part :
- sur les auberges de jeunesse et autres logements pas trop couteux à rio et sao paulo - sur les immanquables à Rio de Janeiro et Sao Paulo - Voir un match de foot (maracana est fermé) par conséquent ou voir un match ?
je souhaite également me rendre en colombie (18 jours) : - meilleur option (niveau tarif) pour me rendre soit en amazonie, soit à la frontière équatorienne Pasto ? - option logements en colombie ?
- A ne pas rater en colombie ?
Merci beaucoup pour vos futures réponses… Cordialement
- sur les auberges de jeunesse et autres logements pas trop couteux à rio et sao paulo - sur les immanquables à Rio de Janeiro et Sao Paulo - Voir un match de foot (maracana est fermé) par conséquent ou voir un match ?
je souhaite également me rendre en colombie (18 jours) : - meilleur option (niveau tarif) pour me rendre soit en amazonie, soit à la frontière équatorienne Pasto ? - option logements en colombie ?
- A ne pas rater en colombie ?
Merci beaucoup pour vos futures réponses… Cordialement
Vol aller/retour pour visa américain? English translation pending
bonjour
je prepare un voyage a velo qui debutera a prudoebay (alaska) pour se terminer au alentour de quebec 2 mois et demi plus tard.je ne pensais pas prendre le vol retour en france car je ne sais pas trop ou je serai a la fin du voyage mais apparement il faut un billet A/R pour la demande electronique(nouveau passeport), et bien-sur impossible de contacter l'ambassade(pas de reponse meme par mail) ou repondeur..si quelqu'un a des infos ou un telephone valable j'en serai très heureux
merci d'avance😏
Avez-vous encore envie de partir pour la Tunisie? English translation pending
Un touriste français, pourtant d'origine tunisienne, s'est fait tabasser à Bizerte par des islamistes mécontents de la tenue vestimentaire de sa femme !
Pour moi c'est décidé, le tourisme en Tunisie c'est fini. Tant que les salafistes séviront, je ne me risquerai plus à amener ma femme dans ce coupe gorge !
Et vous ? Ne pensez-vous pas que les salafistes vont tuer le tourisme en Tunisie ?
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
Randonnée à vélo de route de Grenoble à Toulon: porte-bagages? English translation pending
Salut à tous!!
Pour mon premier post sur ce forum, une petite question niveau équipement!
Je vais partir avec un ami du 8 au 12 Mai en vélo de Grenoble jusqu'à Six-Fours dans le Var en passant pour la route des alpes histoire de se faire quelques cols et d'en baver un petit peu...! Je ne suis jamais parti en rando comme cela et je dois donc équiper mon vélo de route (car oui, je pars avec un vélo de route!). Mon soucis se situe justement au niveau du vélo. C'est un vélo avec fourche et haubans carbone et sans oeillet de fixation pour porte bagage. Alors, j'ai vu qu'il existe tout un tas d'adaptateurs qui permettent de surmonter ce problème, mais mon intérogation se situe plutot au niveau de la résistance de mes haubans carbone!! Pensez-vous que cela puisse être risqué de mettre un porte bagage avec saccoche pour un poids de 20kg max sur des haubans carbones ? sachant que je pèse déjà 90kg (je suis sencé perdre 10kg d'ici le départ)??!! Quid des roues également ?
Merci pour votre aide!
@+
Je vais partir avec un ami du 8 au 12 Mai en vélo de Grenoble jusqu'à Six-Fours dans le Var en passant pour la route des alpes histoire de se faire quelques cols et d'en baver un petit peu...! Je ne suis jamais parti en rando comme cela et je dois donc équiper mon vélo de route (car oui, je pars avec un vélo de route!). Mon soucis se situe justement au niveau du vélo. C'est un vélo avec fourche et haubans carbone et sans oeillet de fixation pour porte bagage. Alors, j'ai vu qu'il existe tout un tas d'adaptateurs qui permettent de surmonter ce problème, mais mon intérogation se situe plutot au niveau de la résistance de mes haubans carbone!! Pensez-vous que cela puisse être risqué de mettre un porte bagage avec saccoche pour un poids de 20kg max sur des haubans carbones ? sachant que je pèse déjà 90kg (je suis sencé perdre 10kg d'ici le départ)??!! Quid des roues également ?
Merci pour votre aide!
@+
Conseils sur itinéraire de seize jours en famille à Bangkok en février? English translation pending
Bonjour, nous partons 16 jours en famille avec 1 ado 16 ans et une fille de 10 ans. Nous voudrions visiter Bangkok : 2 à 3 jours, cela suffit-il pour voir l'essentiel ? marché flottant, canaux, temple et palais, Chinatown pour un brin de shopping ... y a t il d'autres incontournables selon vous ? vaut il mieux le faire à l'aller ou au retour ? (je précise qu'aller nous faisons escale une journée entière à Dubai : occaz de faire un p'tit tour, du coup on s'enfile 2 nuits consécutives dans l'avion avant de débarquer à Bangkok, sûrement pas très frais....)
POur la suite nous hésitons : nous voudrions passer au moins une journée et une nuit dans un camp à soigner les éléphants avec bain, balade à cru, journée avec les cornac, nous aimerions aussi passer un moment dans un village avec des locaux, chez l'habitant, (branché cuisine, artisanat, agrotourisme, exploitation agricole locale, eco-tourisme réel). Nous aimerions nous faire une bonne excursion dans la foret (jungle) avec un guide à pied ou autre pour voir la végétation, nous baigner dans une belle cascade, voir des animaux sauvages.... donc pour trouver tous ces aspects j'ai vu que du côté Kanchanaburi, parc Erawan et plus loin il y a plusieurs centres avec des elephants type Ganesha park, Elephant's Wolrd, Elephant's Village, etc. . Allons nous pouvoir concilier les centres d'intéret que nous avons ?? si oui comment ? avec vous des contacts ?? sinon l'autre option est d'aller dans le nord côté Chiang Mai, mais cela me semble éloigné, bcp d'énergie, pour peu de temps sur place.... car ensuite...
Nous souhaitons aller dans le sud, coté mer/plage, nous voulons trouver un endroit qui ne soit pas l'usine à touristes, un endroit un peu préservé ayant gardé de l'authenticité, où l'on puisse faire du snorkeling à gogo depuis la plage, quelques plongées bouteille sympa aussi (mon mari voudrait idéalement voir des gros poissons, raies, tortues, etc.....) un lieu où il y ait encore de beaux paysages naturels, avec des balades à faire, en revanche on ne souhaite pas non plus un lieu complètement désert à la crusoé.... s'il y a un tant soit peu de vie le soir (soft quand même, pas la full moon party....) voilà l'idée,
Je cherche dans les guides depuis des jours et je suis de plus en plus perdue.... les avis sont très variés, voire divergents. Nous n'avons non plus un temps immense, puisque sur place nous n'avons que 16 jours pleins.
Voilà auriez vous de bons conseils à nous donner pour essayer d'allier tous ces aspects? ou est ce que ça n'est pas du tout réaliste et faut abandonner des trucs en route. ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés, car là j'avoue que je suis paumée ..... 🤪 et nous partons dans 23 jours !! dernière question : j'ai vu qu'il ne faut réserver sur internet car 3 fois plus cher, en même temps à 4 en pleine saison c'est peut être risqué ?? de plus ne perd-on pas un temps précieux à chercher sur place ??
Merci Dominique
POur la suite nous hésitons : nous voudrions passer au moins une journée et une nuit dans un camp à soigner les éléphants avec bain, balade à cru, journée avec les cornac, nous aimerions aussi passer un moment dans un village avec des locaux, chez l'habitant, (branché cuisine, artisanat, agrotourisme, exploitation agricole locale, eco-tourisme réel). Nous aimerions nous faire une bonne excursion dans la foret (jungle) avec un guide à pied ou autre pour voir la végétation, nous baigner dans une belle cascade, voir des animaux sauvages.... donc pour trouver tous ces aspects j'ai vu que du côté Kanchanaburi, parc Erawan et plus loin il y a plusieurs centres avec des elephants type Ganesha park, Elephant's Wolrd, Elephant's Village, etc. . Allons nous pouvoir concilier les centres d'intéret que nous avons ?? si oui comment ? avec vous des contacts ?? sinon l'autre option est d'aller dans le nord côté Chiang Mai, mais cela me semble éloigné, bcp d'énergie, pour peu de temps sur place.... car ensuite...
Nous souhaitons aller dans le sud, coté mer/plage, nous voulons trouver un endroit qui ne soit pas l'usine à touristes, un endroit un peu préservé ayant gardé de l'authenticité, où l'on puisse faire du snorkeling à gogo depuis la plage, quelques plongées bouteille sympa aussi (mon mari voudrait idéalement voir des gros poissons, raies, tortues, etc.....) un lieu où il y ait encore de beaux paysages naturels, avec des balades à faire, en revanche on ne souhaite pas non plus un lieu complètement désert à la crusoé.... s'il y a un tant soit peu de vie le soir (soft quand même, pas la full moon party....) voilà l'idée,
Je cherche dans les guides depuis des jours et je suis de plus en plus perdue.... les avis sont très variés, voire divergents. Nous n'avons non plus un temps immense, puisque sur place nous n'avons que 16 jours pleins.
Voilà auriez vous de bons conseils à nous donner pour essayer d'allier tous ces aspects? ou est ce que ça n'est pas du tout réaliste et faut abandonner des trucs en route. ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés, car là j'avoue que je suis paumée ..... 🤪 et nous partons dans 23 jours !! dernière question : j'ai vu qu'il ne faut réserver sur internet car 3 fois plus cher, en même temps à 4 en pleine saison c'est peut être risqué ?? de plus ne perd-on pas un temps précieux à chercher sur place ??
Merci Dominique
On part en vadrouille en Thaïlande! English translation pending
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Repas en Yacht Club (MSC Divina) English translation pending
Bonsoir,
Nous partons le 8 janvier prochain 😎 sur le MSC Divina et en Yacht Club ! Nous pouvons prendre nos repas au restaurant dédié, mais peut-on aller déjeuner aux autres restaurants ? (pas dîner, car je pense que nous serons mieux au Muse...). Et si oui, comment cela se passe-t-il ? Faut-il réserver, prévenir ??? J'imagine également qu'il n'y a pas de supplément (sauf pour les boissons, si j'ai bien compris).
Merci de vos réponses ! Sincèrement, Véro
Nous partons le 8 janvier prochain 😎 sur le MSC Divina et en Yacht Club ! Nous pouvons prendre nos repas au restaurant dédié, mais peut-on aller déjeuner aux autres restaurants ? (pas dîner, car je pense que nous serons mieux au Muse...). Et si oui, comment cela se passe-t-il ? Faut-il réserver, prévenir ??? J'imagine également qu'il n'y a pas de supplément (sauf pour les boissons, si j'ai bien compris).
Merci de vos réponses ! Sincèrement, Véro
Questions sur programme en Floride English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs!!
Nous partons (6 personnes) du 31 Mars au 16 Avril en Floride et j'aurais quelques questions concernant notre programme :
Semaine du 31 Mars au 7 Avril :
Nous serons postés à Miami dans une villa, nous comptons accorder 3-4 jours à Miami, 1 jour Everglades, 1 jour Fort Lauderdale + Palm Beach et 1 jour Key West.
Est-il possible de faire Key West en 1 journée? En sachant que nous soihaitons partir aux alentours de 6-7h du matin de Miami et ne rentrer que vers 2 ou 3h du matin. En sachant aussi que nous nous arrêterons faire du snorkeling (Bahia Honda ou John Pennenkampf)
Fort Lauderdale + Palm Beach en 1 journée c'est faisable?
J'ai lu que Little Haïti était un quartier parfois mal fréquenté. Faut-il néanmoins le visiter?
Y-a-t-il des places de parking à South Beach? (même payantes c'est pas grave)
Semaine du 8 au 16 Avril :
1 journée Seaworld, 2 journées Universal (2 parcs), 1 journée Busch Gardens, 1 journée Wet n' Wild et 2 jours Orlando.
Ma question concerne ici surtout le trajet entre Miami et Orlando. En effet, nous souhaiterions passer par la côte Ouest pour rejoindre Orlando et donc prendre 1 journée entière pour le trajet. En nous arrêtant à Naples (2h) et à Sanibel (2h). ça vaut le coup de ne s'arrêter que 2h à Naples?
Merci d'avance pour vos réponses!!
Nous partons (6 personnes) du 31 Mars au 16 Avril en Floride et j'aurais quelques questions concernant notre programme :
Semaine du 31 Mars au 7 Avril :
Nous serons postés à Miami dans une villa, nous comptons accorder 3-4 jours à Miami, 1 jour Everglades, 1 jour Fort Lauderdale + Palm Beach et 1 jour Key West.
Est-il possible de faire Key West en 1 journée? En sachant que nous soihaitons partir aux alentours de 6-7h du matin de Miami et ne rentrer que vers 2 ou 3h du matin. En sachant aussi que nous nous arrêterons faire du snorkeling (Bahia Honda ou John Pennenkampf)
Fort Lauderdale + Palm Beach en 1 journée c'est faisable?
J'ai lu que Little Haïti était un quartier parfois mal fréquenté. Faut-il néanmoins le visiter?
Y-a-t-il des places de parking à South Beach? (même payantes c'est pas grave)
Semaine du 8 au 16 Avril :
1 journée Seaworld, 2 journées Universal (2 parcs), 1 journée Busch Gardens, 1 journée Wet n' Wild et 2 jours Orlando.
Ma question concerne ici surtout le trajet entre Miami et Orlando. En effet, nous souhaiterions passer par la côte Ouest pour rejoindre Orlando et donc prendre 1 journée entière pour le trajet. En nous arrêtant à Naples (2h) et à Sanibel (2h). ça vaut le coup de ne s'arrêter que 2h à Naples?
Merci d'avance pour vos réponses!!
"Échapées belles" France 5 sur l'Ouest américain English translation pending
salut
a ne pas louper samedi 29/12 20.35 échapées belles france 5. ouest u s a vegas, gd canyon etc, etc , etc bonne soirée
Costa Diadema, nouvelle baisse de qualité English translation pending
bonjour à tous
Je suis très déçue en prenant connaissance du nouveau projet de COSTA encore plus grand avec plus de passagers et moins d equipage
Il est donc manifeste que COSTA vise la quantité à la qualité !! on arrive maintenant à 1 memebre d'equipage pour 4 passagers ce qui je pense est l'un des pires ratio que l'on puisse trouver parmi les compagnies de croisiere
quel dommage !!!
voici pour illustrer mes propos l’évolution de la flotte COSTA ces 10 dernieres années
COSTA DIADEMA 2014 132500 T / 4947 PASSAGERS / 1253 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 / 3,94 RATIO ESPACE / PASSAGER = 26,78
COSTA FASCINOSA 2012 112 000 T / 3800 PASSAGERS / 1100 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 / 3,45 RATIO ESPACE / PASSAGER = 29,47
COSTA SERENA 2007 114500 T / 3780 PASSAGERS / 1100 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 / 3,43 RATIO ESPACE / PASSAGER = 30.29
COSTA MAGICA 2005 102587 T / 3470 PASSAGERS / 1027 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 /3, 37 RATIO ESPACE / PASSAGER = 29,56
COSTA MEDITERRANEA 2003 85619 T / 2680 PASSAGERS / 897 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 2 ,98 RATIO ESPACE / PASSAGER = 31,94
Seule la classe LUMINOSA semblme épargnée par la baisse importante du personnel J'apprecie pourtant COSTA Mais je suis déçue qu'ils choisissent de diminuer encore la qualité !!! 😕
SUR CE, JE VOUS SOUHAITE A TOUS UN TRÈS JOYEUX NOEL !!! puisse le père Noel déposer plein de croisières au pied du sapin 🙂🙂🙂
COSTA DIADEMA 2014 132500 T / 4947 PASSAGERS / 1253 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 / 3,94 RATIO ESPACE / PASSAGER = 26,78
COSTA FASCINOSA 2012 112 000 T / 3800 PASSAGERS / 1100 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 / 3,45 RATIO ESPACE / PASSAGER = 29,47
COSTA SERENA 2007 114500 T / 3780 PASSAGERS / 1100 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 / 3,43 RATIO ESPACE / PASSAGER = 30.29
COSTA MAGICA 2005 102587 T / 3470 PASSAGERS / 1027 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 1 /3, 37 RATIO ESPACE / PASSAGER = 29,56
COSTA MEDITERRANEA 2003 85619 T / 2680 PASSAGERS / 897 MEMBRES D EQUIPAGE RATIO PASSAGERS / EQUIPAGE = 2 ,98 RATIO ESPACE / PASSAGER = 31,94
Seule la classe LUMINOSA semblme épargnée par la baisse importante du personnel J'apprecie pourtant COSTA Mais je suis déçue qu'ils choisissent de diminuer encore la qualité !!! 😕
SUR CE, JE VOUS SOUHAITE A TOUS UN TRÈS JOYEUX NOEL !!! puisse le père Noel déposer plein de croisières au pied du sapin 🙂🙂🙂

Suppression du visa multi-entrées au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
je viens de recevoir un message d'un organisme qui m'annonce que les autorités compétentes du Vietnam ne délivrent plus de visa à entrées multiples pour l’instant.🤪
Etes-vous informé de cette nouveauté?
Cuba: changement d'hôtel déasavantageux imposé à la dernière minute English translation pending
Bonjour à tous,
Ma famille et moi avons acheté il y a 5 mois (en juillet 2012) 12 forfaits tout-inclus (10 adultes + 2 enfants) pour Cuba via une agence de voyage. Nous étions censés loger au Tuxpan. Nous avions payé un extra de 80$/forfait (soit près de 1000$) pour avoir le forfait VIP qui assure un balcon vue sur la mer, un mini-bar et d'autres avantages. Toutefois, hier, à moins de dix jours du départ, nous recevons un appel nous disant que nous avons été "bumpé" de cet hôtel et que nous logerions plutôt à l'hôtel le Breeze qui est près. Ils nous disent que nous sommes surclassés, donc que nous logerions dans un meilleur hôtel. Par contre, c'est complètement faux. Il y a à peine une différence de 10$ entre les deux forfaits de BASE. De plus, nous perderions notre extra payé pour le VIP car toutes les chambres balcon sont déjà vendues au Breeze. Bref, on se ramasse dans un hôtel différent dans la même gamme mais sans les avantages que nous avons payés. L'agente de voyage semble désolée pour nous mais nous répète néanmoins qu'on n'a pas le choix. Il est même hors de question de nous rembourser l'argent payé pour l'extra ! Certaines personnes qui ont été "bumpés" d'hôtel mais qui n'avaient pas payé d'extra vont se retrouver dans le même hôtel que nous dans les mêmes conditions. C'est absurde. De plus, nous tenions énormément à nos chambres balcon, cela avait été un point important dans la sélection de l'hôtel. J'ai peine à croire que l'agence de voyage n'y puisse rien. Ils sont sensés se charger de ce genre de pépins il me semble ! Mais ils nous répètent que ce n'est pas eux mais l'hôtel ou Westjet qui sont les responsables. Nous n'avons le choix que d'accepter leur offre désavantageuse pour nous ou tout annuler. C'est insensé. Quels sont nos recours ? Que feriez-vous à notre place ? Est-ce qu'une telle situation vous ait déjà arrivé ? Merci de vos conseils.
Ma famille et moi avons acheté il y a 5 mois (en juillet 2012) 12 forfaits tout-inclus (10 adultes + 2 enfants) pour Cuba via une agence de voyage. Nous étions censés loger au Tuxpan. Nous avions payé un extra de 80$/forfait (soit près de 1000$) pour avoir le forfait VIP qui assure un balcon vue sur la mer, un mini-bar et d'autres avantages. Toutefois, hier, à moins de dix jours du départ, nous recevons un appel nous disant que nous avons été "bumpé" de cet hôtel et que nous logerions plutôt à l'hôtel le Breeze qui est près. Ils nous disent que nous sommes surclassés, donc que nous logerions dans un meilleur hôtel. Par contre, c'est complètement faux. Il y a à peine une différence de 10$ entre les deux forfaits de BASE. De plus, nous perderions notre extra payé pour le VIP car toutes les chambres balcon sont déjà vendues au Breeze. Bref, on se ramasse dans un hôtel différent dans la même gamme mais sans les avantages que nous avons payés. L'agente de voyage semble désolée pour nous mais nous répète néanmoins qu'on n'a pas le choix. Il est même hors de question de nous rembourser l'argent payé pour l'extra ! Certaines personnes qui ont été "bumpés" d'hôtel mais qui n'avaient pas payé d'extra vont se retrouver dans le même hôtel que nous dans les mêmes conditions. C'est absurde. De plus, nous tenions énormément à nos chambres balcon, cela avait été un point important dans la sélection de l'hôtel. J'ai peine à croire que l'agence de voyage n'y puisse rien. Ils sont sensés se charger de ce genre de pépins il me semble ! Mais ils nous répètent que ce n'est pas eux mais l'hôtel ou Westjet qui sont les responsables. Nous n'avons le choix que d'accepter leur offre désavantageuse pour nous ou tout annuler. C'est insensé. Quels sont nos recours ? Que feriez-vous à notre place ? Est-ce qu'une telle situation vous ait déjà arrivé ? Merci de vos conseils.
Croisière sur le Magnifica, départ le 28 juillet 2013 d'Amsterdam English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de réserver pour cette croisière, ce n'est pas pour tout de suite mais les cabines sont déjà prises d'assaut 🏴☠️. je suis preneuse de tout renseignement concernant ce bateau que je en connais pas et de tout conseil concernant les excursions à faire ..ou pas 😉
Un grans merci à tout les membres de VF pour leurs renseignements toujours précieux 🙂
Coralie
Quelle ville choisir pour étudier en Chine? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Voilà j'envisage d'aller étudier deux ans en Chine à partir de septembre prochain. Et pourquoi pas si je trouve un travail rester y vivre.
Mais je ne sais pas quelle ville choisir.
Pour moi les critères essentielles sont : ville où le mandarin est parlé, où il y a pas trop de français (le moins possible) et ville où le coût de la vie n'est pas trop cher.
Je connais Guangzhou mais là bas ils parlent cantonais, pas le top pour apprendre le mandarin sachant qu'en plus il y a quand même pas mal d'étrangers donc des français et ça aussi ça freine l'apprentissage.
Des villes comme Pékin ou Shanghai c'est même pas la peine car plein d'expats et là bas c'est assez cher.
Du coup je voulais savoir ce que vous pensez de villes comme Xi'An, Kunming, Chongqing, Jinan, Qingdao, Harbin, Chengdu ...
Je me suis déjà renseigné sur un forum consacré à la Chine personne ou presque ne m'a répondu.
Shenzen me tente énormément aussi car très ben situé géographiquement : il y a Hong Kong et Guangzhou pas loin ! Mais je ne sais pas si c'est un bon endroit pour apprendre le mandarin.
Voilà j'espère avoir des avis, des conseils.
😉
Voilà j'envisage d'aller étudier deux ans en Chine à partir de septembre prochain. Et pourquoi pas si je trouve un travail rester y vivre.
Mais je ne sais pas quelle ville choisir.
Pour moi les critères essentielles sont : ville où le mandarin est parlé, où il y a pas trop de français (le moins possible) et ville où le coût de la vie n'est pas trop cher.
Je connais Guangzhou mais là bas ils parlent cantonais, pas le top pour apprendre le mandarin sachant qu'en plus il y a quand même pas mal d'étrangers donc des français et ça aussi ça freine l'apprentissage.
Des villes comme Pékin ou Shanghai c'est même pas la peine car plein d'expats et là bas c'est assez cher.
Du coup je voulais savoir ce que vous pensez de villes comme Xi'An, Kunming, Chongqing, Jinan, Qingdao, Harbin, Chengdu ...
Je me suis déjà renseigné sur un forum consacré à la Chine personne ou presque ne m'a répondu.
Shenzen me tente énormément aussi car très ben situé géographiquement : il y a Hong Kong et Guangzhou pas loin ! Mais je ne sais pas si c'est un bon endroit pour apprendre le mandarin.
Voilà j'espère avoir des avis, des conseils.
😉
Appartement ou villa à Koh Phi Phi? English translation pending
Bonsoir
Je me posais une question.... existe t il à Koh Phi Phi des appartements ou autres maisons à louer, plutôt que l'hôtel....
Merci déjà des renseignements que vous pourrez me donner
Je me posais une question.... existe t il à Koh Phi Phi des appartements ou autres maisons à louer, plutôt que l'hôtel....
Merci déjà des renseignements que vous pourrez me donner
Trek au Ladakh sans tente English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons au Ladakh en aout prochain avec ma compagne et mon fils qui aura alors presque 2 ans.
J'ai entendu dire que les lodges se développaient pas mal ces dernières années sur les itinéraires de treks.
Vu qu'on sera avec le petit, on est intéressé par des treks de 3 à 6 jours où on peut dormir en lodge et non en tente.
Si vous avez des infos récentes, je suis preneur.
Jérôme.
Si vous avez des infos récentes, je suis preneur.
Jérôme.
Roissy 1. Y'a t-il un manager dans l'aéroport? English translation pending
Arrivee vers 7h a Roissy en provenance de Kuala.
C'est un bazar assez etonnant. Une foule assez importante tente de trouver le meilleur chemin pour avoir acces aux guichets de la Police des frontieres. Des poteaux relies entre eux par des rubans places n'importe comment facilitent cette recherche. Heureusement une empoyee d'ADP nous donne une info importante.
" Ca risque d'etre un peu long " sourit-elle gentiment.
La rapidite avec laquelle s'ecoule la foule confirme la justesse de ses previsions.
Comme elle repasse devant moi, je lui fait remarquer qu'il n'y a que 3 fonctionnaires de la PF.
Reponse.
" On n'avait pas prevu quil y ait autant de monde. ADP n'y est pour rien, c'est la PF qui a mal anticipee."
Apres 30 minutes de queue, je questionne la fonctionnaire de la PF sur les causes de ce bazar. Elle a une reaction de flic des annees 60. Elle se met a lire et a relire mon passeport pendant quelques minutes. Comme je lui fais remarquer que j'ai tout montemps , que j'habite a 10 minutes de Roissy et qu'il ne reste maintenant que 2 guichets de la PF d'ouvert, elle melaisse passer, en me balancant que ce n'est pas la faute de la Police des Frontieres mais dADP qui ne demande pas assez de fonctionnaires a ces heures la.
Sachant que les vols Malaysia, Singapore, Thai airways arrivent quotidiennement vers 6h30 , que des vols en provenance des emirats fo nt de meme et qu'ou 2 vols en provenance des USA font pareils depuis des annees, je m'etonne q'ADP ou la Police des Frontieres n'est pas encore trouve une reponse satisfaisante au desarroi , a la fatigue d'attendre et a l'enervement des voyageurs.
En tout cas, c'est une excellente image que la France donne d'elle aux etrangers qui debarquent.
Le Made in France fait envie des les premiers pas effectues a Roissy.
C'est un bazar assez etonnant. Une foule assez importante tente de trouver le meilleur chemin pour avoir acces aux guichets de la Police des frontieres. Des poteaux relies entre eux par des rubans places n'importe comment facilitent cette recherche. Heureusement une empoyee d'ADP nous donne une info importante.
" Ca risque d'etre un peu long " sourit-elle gentiment.
La rapidite avec laquelle s'ecoule la foule confirme la justesse de ses previsions.
Comme elle repasse devant moi, je lui fait remarquer qu'il n'y a que 3 fonctionnaires de la PF.
Reponse.
" On n'avait pas prevu quil y ait autant de monde. ADP n'y est pour rien, c'est la PF qui a mal anticipee."
Apres 30 minutes de queue, je questionne la fonctionnaire de la PF sur les causes de ce bazar. Elle a une reaction de flic des annees 60. Elle se met a lire et a relire mon passeport pendant quelques minutes. Comme je lui fais remarquer que j'ai tout montemps , que j'habite a 10 minutes de Roissy et qu'il ne reste maintenant que 2 guichets de la PF d'ouvert, elle melaisse passer, en me balancant que ce n'est pas la faute de la Police des Frontieres mais dADP qui ne demande pas assez de fonctionnaires a ces heures la.
Sachant que les vols Malaysia, Singapore, Thai airways arrivent quotidiennement vers 6h30 , que des vols en provenance des emirats fo nt de meme et qu'ou 2 vols en provenance des USA font pareils depuis des annees, je m'etonne q'ADP ou la Police des Frontieres n'est pas encore trouve une reponse satisfaisante au desarroi , a la fatigue d'attendre et a l'enervement des voyageurs.
En tout cas, c'est une excellente image que la France donne d'elle aux etrangers qui debarquent.
Le Made in France fait envie des les premiers pas effectues a Roissy.
Sénégal: mise en place du visa au 1er janvier 2013 English translation pending
Le Gouvernement sénégalais a décidé d'appliquer la réciprocité des visas à compter du 1er janvier 2013.
Son "effectivité" sera toutefois différée au 1er juillet 2013, compte tenu du surcroit de travail que cela représente et de la mise en place du personnel nécessaire pour en assurer la délivrance.
Selon le Ministre des Affaires Etrangères, ''L'argumentaire selon lequel l'application automatique du visa pourrait influer négativement sur les lux touristiques n'est pas démontré''.
Espérons qu'il ait raison...
Son "effectivité" sera toutefois différée au 1er juillet 2013, compte tenu du surcroit de travail que cela représente et de la mise en place du personnel nécessaire pour en assurer la délivrance.
Selon le Ministre des Affaires Etrangères, ''L'argumentaire selon lequel l'application automatique du visa pourrait influer négativement sur les lux touristiques n'est pas démontré''.
Espérons qu'il ait raison...
Partir aux Pays-Bas sans carte d'identité ni passeport? English translation pending
Bonjour, je prends l'avion dans 2 jours, et je n'ai toujours pas reçu ma carte d'identité (que j'ai fais refaire car elle était périmée). Je n'ai plus mon passeport.
J'ai bien fais un papier de la mairie comme "carte provisoire", mais apparemment ça ne servirait à rien à l'aéroport car j'ai déjà téléphoné à airfrance, et envoyé un mail, et ils m'ont dit qu'il fallait une carte en cours de validité ou bien un passeport. Mais sur certain forum j'ai lu que quelques personnes qui avait réussi à passer. Croyez vous qu'il y ait une solution, que ça dépend de la personne qui me recevra à l'aéroport ? J'ai toujours mon ancienne carte d'identité cependant. Merci de me donner vos conseils
Carnet de passage et délai d'expiration English translation pending
Bonjour à tous
Cela fait un certain temps que nous n'avons pas parlé de carnet de passage....!!!!
Mon propos concerne la date d'expiration. Sur un carnet il y a une date d'expiration, OK. Un de mes amis hollandais qui l'utilise sans discontinuer depuis 15 ans en Afrique du sud en sortant du pays chaque année m'assure, pour le pratiquer lui-même qu'il y a une tolérance acceptée par l'AIT/ FIA (Alliance Internationale de Tourisme/ Federation Internationale de l'Automobile) qui permettrait de sortir du pays 30 jours après la date d'expiration mentionnée à condition bien sur d'avoir le nouveau lui en règle.
Compte tenu de la difficulté à s'exprimer sur ce pb du carnet de passage je vais prendre un exemple. J'ai un ancien carnet date d'expiration 1er aout, un nouveau, date de début 2 aout. Avec cette tolérance, je ne pourrais donc quitter le pays où je suis , ( en l’occurrence l'AfSud mais ceci devrait être valable quelque soit le pays), que le 30 aout au plus tard, sachant que si je sors de ZA au 30 aout en faisant tamponner l'ancien CPD, je dois évidemment pour pouvoir rentrer dans le nouveau pays, avoir le nouveau, qui lui a une date de début du 2 aout et là je suis complètement en conformité avec la loi.
Cela ne rallonge pas la durée globale des carnets de passage mais permet une certaine souplesse (30j) pour sortir d'un pays.
Qu'en pensent nos éminents spécialistes......?
Cordialement à tous
jean michel
Ps: je vais envoyer la question à notre amie à tous, madame Carmen Fauconnet à l'Automobile club à Paris et je vous tiendrais au courant.
Le projet qui menace une partie de la Patagonie (reportage RFI) English translation pending
Si vous avez l'intention de visiter une des dernières régions sauvages de la Patagonie, faites le maintenant. un projet de 5 centrales hydroélectriques est en cours. Résultat: une partie de la Patagonie sera inondée , sans compter la construction de la plus longue ligne à haute tension.
pour les gens qui n'auront pas la chance d'y aller, restent les photos de la région menacées.
"Elles seraient cinq au total. Cinq méga centrales hydroélectriques implantées à l’extrême sud du pays, dans la région isolée d’Aysen, en pleine Patagonie, encore vierge et épargnée par l’industrialisation. Pour une production de 2 750 MW qui alimenterait les industries minières du nord du Chili, située à l’autre bout du pays. C’est le projet des deux entreprises, l’italo-espagnole Endesa et la chilienne Colbun, qui concentrent dans leurs mains 96% des droits sur l’eau de la région d’Aysen. Deux entreprises extrêmement puissantes, appartenant aux hommes les plus riches du pays, lesquels sont parvenus à gagner le soutien inébranlable des différents gouvernements au pouvoir depuis 2005. Sans HidroAysen, le Chili pourrait connaître une crise énergétique dans les dix ans, selon l’actuel président de droite Sebastian Piñera. Ce projet connaît une levée de bouclier sans précédent au Chili. Près de 70% des Chiliens s’opposent au projet de centrales hydroélectriques le plus important du pays, qui contemple une des plus longues lignes à haute tension du monde. Avec 2 400 km reliant Santiago à la région d’Aysen, elle équivaut à la distance Paris-Moscou. « Patagonie sans barrages », c’est le mot d’ordre de l’opposition, qui a réussi à mobiliser plusieurs dizaines de milliers de gens dans les rues du pays en avril 2011. Des mobilisations qui ont précédé le mouvement étudiant. Les centrales ont reçu le feu vert des autorités. Reste encore à HidroAysen à faire approuver sa ligne à haute tension. L’opposition espère encore pouvoir faire échouer un projet, qui, avec le temps, revient de plus en plus cher à l’entreprise. Mais HidroAysen n’est que la pointe de l’iceberg. Derrière lui se profile déjà une douzaine d’autres méga projets hydroélectriques."
http://www.rfi.fr/ameriques/20120910-hidroaysen-projet-centrales-hydroelectriques-pleine-patagonie-chilienne http://www.rfi.fr/emission/20120911-hidroaysen-un-projet-centrales-hydroelectriques-pleine-patagonie
"Elles seraient cinq au total. Cinq méga centrales hydroélectriques implantées à l’extrême sud du pays, dans la région isolée d’Aysen, en pleine Patagonie, encore vierge et épargnée par l’industrialisation. Pour une production de 2 750 MW qui alimenterait les industries minières du nord du Chili, située à l’autre bout du pays. C’est le projet des deux entreprises, l’italo-espagnole Endesa et la chilienne Colbun, qui concentrent dans leurs mains 96% des droits sur l’eau de la région d’Aysen. Deux entreprises extrêmement puissantes, appartenant aux hommes les plus riches du pays, lesquels sont parvenus à gagner le soutien inébranlable des différents gouvernements au pouvoir depuis 2005. Sans HidroAysen, le Chili pourrait connaître une crise énergétique dans les dix ans, selon l’actuel président de droite Sebastian Piñera. Ce projet connaît une levée de bouclier sans précédent au Chili. Près de 70% des Chiliens s’opposent au projet de centrales hydroélectriques le plus important du pays, qui contemple une des plus longues lignes à haute tension du monde. Avec 2 400 km reliant Santiago à la région d’Aysen, elle équivaut à la distance Paris-Moscou. « Patagonie sans barrages », c’est le mot d’ordre de l’opposition, qui a réussi à mobiliser plusieurs dizaines de milliers de gens dans les rues du pays en avril 2011. Des mobilisations qui ont précédé le mouvement étudiant. Les centrales ont reçu le feu vert des autorités. Reste encore à HidroAysen à faire approuver sa ligne à haute tension. L’opposition espère encore pouvoir faire échouer un projet, qui, avec le temps, revient de plus en plus cher à l’entreprise. Mais HidroAysen n’est que la pointe de l’iceberg. Derrière lui se profile déjà une douzaine d’autres méga projets hydroélectriques."
http://www.rfi.fr/ameriques/20120910-hidroaysen-projet-centrales-hydroelectriques-pleine-patagonie-chilienne http://www.rfi.fr/emission/20120911-hidroaysen-un-projet-centrales-hydroelectriques-pleine-patagonie
Des "greeters" à Rio de Janeiro? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais m'envoler d'ici peu pour le Brésil! J'ai beaucoup parcouru le forum ces derniers temps et malgré toute ma bonne volonté de ne pas céder à la panique, je dois bien admettre que la perspective de séjourner quelques temps à Rio m'angoisse. L'objet de mon post n'est pas de relancer un énième débat sur l'insécurité, ce sujet complexe a déjà été traité sans qu'il en résulte un avis tranché. Puis de toute façon, qu'elle soit fondée ou non, l'angoisse est bien présente maintenant... Pour autant, hors de question de céder à la peur et de passer mon séjour à admirer la ville depuis ma chambre d'hôtel. Je vais donc prendre mon courage à deux mains et visiter cette ville qui j'en suis sure va m'enchanter! Mais je serai plus rassurée (comment profiter de mon aventure si je suis flipée?) si j'étais accompagnée d'un carioca, d'autant plus que je ne parle pas et ne comprend pas le portugais (la maitrise de la langue est un sujet qui revient souvent dans les discussions sur la sécurité). Et au delà de ça, l'idée de passer du temps, d'échanger, de faire connaissance avec des locaux est une idée qui me séduit énormément. C'est aussi de cette manière qu'on découvre un pays je trouve. J'avais tenté de trouver des greeters sur Rio en faisant des recherches sur google (avant même de paniquer) mais elles n'avaient rien données. Hormis des guides pratiquant des honoraires bien trop élevés pour mon budget, je n'ai rien trouvé. Je tente donc ma chance sur le forum. Si vous même vous habitez Rio et que vous voulez vous improviser guide le temps d'un ou plusieurs jours, si vous avez des connaissances à Rio qui pourraient être intéressées ou tout simplement si vous avez connaissance de l'existence de ce service à Rio, je suis preneuse! 🙂
Après Rio, direction Ilha Grande puis Paraty... Petite précision: à me lire on pourrait croire que je vais voyager seule mais non, je serai en couple.
Merci d'avance pour vos retours!
Je vais m'envoler d'ici peu pour le Brésil! J'ai beaucoup parcouru le forum ces derniers temps et malgré toute ma bonne volonté de ne pas céder à la panique, je dois bien admettre que la perspective de séjourner quelques temps à Rio m'angoisse. L'objet de mon post n'est pas de relancer un énième débat sur l'insécurité, ce sujet complexe a déjà été traité sans qu'il en résulte un avis tranché. Puis de toute façon, qu'elle soit fondée ou non, l'angoisse est bien présente maintenant... Pour autant, hors de question de céder à la peur et de passer mon séjour à admirer la ville depuis ma chambre d'hôtel. Je vais donc prendre mon courage à deux mains et visiter cette ville qui j'en suis sure va m'enchanter! Mais je serai plus rassurée (comment profiter de mon aventure si je suis flipée?) si j'étais accompagnée d'un carioca, d'autant plus que je ne parle pas et ne comprend pas le portugais (la maitrise de la langue est un sujet qui revient souvent dans les discussions sur la sécurité). Et au delà de ça, l'idée de passer du temps, d'échanger, de faire connaissance avec des locaux est une idée qui me séduit énormément. C'est aussi de cette manière qu'on découvre un pays je trouve. J'avais tenté de trouver des greeters sur Rio en faisant des recherches sur google (avant même de paniquer) mais elles n'avaient rien données. Hormis des guides pratiquant des honoraires bien trop élevés pour mon budget, je n'ai rien trouvé. Je tente donc ma chance sur le forum. Si vous même vous habitez Rio et que vous voulez vous improviser guide le temps d'un ou plusieurs jours, si vous avez des connaissances à Rio qui pourraient être intéressées ou tout simplement si vous avez connaissance de l'existence de ce service à Rio, je suis preneuse! 🙂
Après Rio, direction Ilha Grande puis Paraty... Petite précision: à me lire on pourrait croire que je vais voyager seule mais non, je serai en couple.
Merci d'avance pour vos retours!
Cuba en août: dormir chez l'habitant? (urgent) English translation pending
bonjour , mon amie et moi même partons a cuba pour deux semaines au mois de Aout du 10 au 24 Aout . Seulement nous aimerions loger chez l'habitant ,
comment ce passe la réservation ? est ce que c'est dangereux ? nous aimerions aller a la havane , varadero , trinidad , vinales , cayo-largo , maria la gorda et
pourquoi pas d'autres. J'attend vos avis et vos experience a cuba .Merci😎😎
comment ce passe la réservation ? est ce que c'est dangereux ? nous aimerions aller a la havane , varadero , trinidad , vinales , cayo-largo , maria la gorda et
pourquoi pas d'autres. J'attend vos avis et vos experience a cuba .Merci😎😎
Meilleures périodes climatiques pour Sulawesi et les Molluques? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un voyage d'1 an en Asie du sud-est avec 2 passages 2 mois en Indonésie (visa oblige !!!). Quelle serait la meilleure période pour : 1°) SULAWESI : Rantepao, Toggian, Manado, voir ternate aux Molluques 2°) Les MOLLUQUES : Ambon, Banda, Kei En plus des périodes, nous sommes friands de toutes infos sur ces régions. Merci
Nous projetons un voyage d'1 an en Asie du sud-est avec 2 passages 2 mois en Indonésie (visa oblige !!!). Quelle serait la meilleure période pour : 1°) SULAWESI : Rantepao, Toggian, Manado, voir ternate aux Molluques 2°) Les MOLLUQUES : Ambon, Banda, Kei En plus des périodes, nous sommes friands de toutes infos sur ces régions. Merci