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Douze jours à Minorque aux Baléares English translation pending
Je suis à la retraite depuis novembre 2019. Je mets ce temps libre à profit pour (entre autre) compiler notes et photos prises ces dernières années pendant nos vadrouilles autour du monde. Ça date un peu, mais devrait conserver son intérêt, le plupart des endroits visités restent accessibles de la même façon qu'alors.
dimanche 25 septembre 2016
Le réveil à 3h30 est un moment extrêmement pénible. C’est pas du tout dans mes plages horaires ! Mais il fallait bien ça ! On va se rendre compte au long des interminables files d’attente que de monter dans cet avion avant 6 heures va devenir un challenge qui va très vite me mettre sous tension! Ensuite, il n’y a plus qu’à s’affaler sur son fauteuil avec un bon casque sur les oreilles, à écouter de la musique, tout en jetant un coup d’œil au splendide lever du soleil qui déverse ses teintes de rouge jusque sur les parois de l’appareil…

A Majorque, c’est une longue attente de plus de quatre heures, avant de prendre le vol pour Minorque. C’est long ! Sans dire que l’administration aéroportuaire s’est distribuée le budget « chaises » pour s’offrir le tout dernier 4*4 de chez Porsche !

On arrive enfin à destination. Quand l’avion atterrit, il est 14 heures, l’atmosphère est sombre. Dominique et moi, on se regarde, les hublots sont constellés de petites bulles d’eau…Il pleut. Des trombes ! Il fait froid… Ambiance !

La voiture de chez Herz est une voiture complètement neuve avec GPS et surtout un connecteur MP3. Ça suffit tout à fait à me consoler ! En remontant vers le nord, on s’aperçoit qu’au fil du trajet le climat change complètement. Au nord il fait beau ! L’hôtel est une ancienne ferme retapée à neuf.

La chambre qu’on nous propose nous laisse cependant dubitatifs. Sans savoir trop pourquoi. Probablement l’absence de balcon. On décide d’aller négocier. Et ça marche. L’upgrade est spectaculaire, la chambre est superbe!


En fait, c’est un petit appartement. Il y a même une cuisine.

La mer est à 2km500. On décide de les faire à pied. On arrive au petit village qui entoure la Cala Morell. Les maisons sont toutes blanches. Même les toits. Il n’y a aucune exception et c’est assez joli…


Nous n’avons pas mangé de la journée, alors, quand le patron du resto qui donne sur la plage nous annonce qu’il ferme ses cuisines à 17 heures, soit dans cinq minutes, on se laisse immédiatement embarquer pour un dîner. Une nourriture oubliable, un vin qui pique, mais dans un décor grandiose…

dimanche 25 septembre 2016
Le réveil à 3h30 est un moment extrêmement pénible. C’est pas du tout dans mes plages horaires ! Mais il fallait bien ça ! On va se rendre compte au long des interminables files d’attente que de monter dans cet avion avant 6 heures va devenir un challenge qui va très vite me mettre sous tension! Ensuite, il n’y a plus qu’à s’affaler sur son fauteuil avec un bon casque sur les oreilles, à écouter de la musique, tout en jetant un coup d’œil au splendide lever du soleil qui déverse ses teintes de rouge jusque sur les parois de l’appareil…

A Majorque, c’est une longue attente de plus de quatre heures, avant de prendre le vol pour Minorque. C’est long ! Sans dire que l’administration aéroportuaire s’est distribuée le budget « chaises » pour s’offrir le tout dernier 4*4 de chez Porsche !

On arrive enfin à destination. Quand l’avion atterrit, il est 14 heures, l’atmosphère est sombre. Dominique et moi, on se regarde, les hublots sont constellés de petites bulles d’eau…Il pleut. Des trombes ! Il fait froid… Ambiance !

La voiture de chez Herz est une voiture complètement neuve avec GPS et surtout un connecteur MP3. Ça suffit tout à fait à me consoler ! En remontant vers le nord, on s’aperçoit qu’au fil du trajet le climat change complètement. Au nord il fait beau ! L’hôtel est une ancienne ferme retapée à neuf.

La chambre qu’on nous propose nous laisse cependant dubitatifs. Sans savoir trop pourquoi. Probablement l’absence de balcon. On décide d’aller négocier. Et ça marche. L’upgrade est spectaculaire, la chambre est superbe!


En fait, c’est un petit appartement. Il y a même une cuisine.

La mer est à 2km500. On décide de les faire à pied. On arrive au petit village qui entoure la Cala Morell. Les maisons sont toutes blanches. Même les toits. Il n’y a aucune exception et c’est assez joli…


Nous n’avons pas mangé de la journée, alors, quand le patron du resto qui donne sur la plage nous annonce qu’il ferme ses cuisines à 17 heures, soit dans cinq minutes, on se laisse immédiatement embarquer pour un dîner. Une nourriture oubliable, un vin qui pique, mais dans un décor grandiose…

Festival des éléphants en Thaïlande English translation pending
Salut tout le monde just partage d'une petite video sur la thailande, c'est tellement un beau pays, Mais vous pensez quoi des elephants la bas
https://www.youtube.com/watch?v=zlbo0_rpKM0
Déréclusion! English translation pending
Déréclusion !
Je ne suis pas à un néologisme près.
Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.
J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.
Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.
Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.
Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.
Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Je ne suis pas à un néologisme près.
Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.
J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.
Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.
Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.
Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.
Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Costa Rica: Two Incredible Weeks
Hi everyone,
Taking advantage of the quiet days that Covid-19 has brought us, I thought it was time to share my experience in Costa Rica. Once again, I found a lot of helpful information on this forum, so if I can help in return, I’d be happy to!
Here’s some general info: - 2-week trip in a 4x4 during the dry season, from 01/27 to 02/10 - Two 27-year-old travelers, no kids And here’s our itinerary: Day 1: Arrival in San José Day 2: San José - Tortuguero Day 3: Tortuguero Day 4: Tortuguero - Arenal Day 5: Arenal Day 6: Arenal - Tenorio Day 7: Tenorio - Monteverde Day 8: Monteverde - Quepos Day 9: Quepos Day 10: Quepos - Uvita Day 11: Uvita - Sierpe - Bahía Drake Day 12 & 13: Bahía Drake Day 14: Bahía Drake - San José Day 15: Flight back to Switzerland...
Of course, we had to make choices—it’s impossible to see everything in two weeks—but honestly, we’re *really* happy with our route. We even saw more than we expected!
So, ready 😉? Here we go!
DAY 1 – Arrival in San José
After a smooth Zürich-Frankfurt-San José flight, we finally made it to San José 😎!! After months of planning and excitement, we’re here! Since we’d booked a 4x4 with the ToutCostaRica agency for the next day, we stayed at one of their hotels, the Melrost. One of their agents was there to pick us up at the airport and take us to the hotel, which is really close. It was early evening, and it was already dark, so no exploring the city tonight. We treated ourselves to a first local beer on the terrace, listening to the birds, and then headed straight to bed.
Hotel Melrost: A simple little building, but super convenient for just one night in San José (well, Alajuela) before moving on. The room was great, and breakfast was excellent!

DAY 2 – Off to Tortuguero
This morning, we had a meet-up at the hotel with ToutCostaRica, where we’d rented our 4x4. They held a briefing in small groups for all the car renters to discuss our routes, tips, the country, and other advice. We found it interesting, but *way* too long! They could’ve kept it shorter—reminding us to wear sunscreen in the sun and not to leave valuables in the car seems pretty obvious... Anyway, after a while, we thanked them for all the advice and set off in our brand-new Toyota Rav4! The rental went perfectly with TCR—everything was great. After leaving the traffic jams of San José behind, we hit some pretty little roads (some in better shape than others) until we reached La Pavona. There, we left our car in a guarded parking lot and took a boat (departure at 3:00 PM) to Tortuguero on the Caribbean coast. Just the boat ride was amazing—we were lucky enough to spot a basilisk, iguanas, and tons of birds. After 40 minutes, we docked right at the pier of our hotel, Casa Marbella. After dropping off our stuff in the room, we headed out to explore the village via its one main street. Lively, colorful, and hot! Since we didn’t have anything else planned for the day, we went back to the hotel terrace to enjoy a juice by the canals. Then, a quick dinner and off to bed to be fresh for tomorrow morning!
Casa Marbella: Really nice, with a convenient pier/terrace for arriving and leaving by boat. Breakfast was absolutely delicious! The room was good, though the AC wasn’t working.


More to come soon!
Taking advantage of the quiet days that Covid-19 has brought us, I thought it was time to share my experience in Costa Rica. Once again, I found a lot of helpful information on this forum, so if I can help in return, I’d be happy to!
Here’s some general info: - 2-week trip in a 4x4 during the dry season, from 01/27 to 02/10 - Two 27-year-old travelers, no kids And here’s our itinerary: Day 1: Arrival in San José Day 2: San José - Tortuguero Day 3: Tortuguero Day 4: Tortuguero - Arenal Day 5: Arenal Day 6: Arenal - Tenorio Day 7: Tenorio - Monteverde Day 8: Monteverde - Quepos Day 9: Quepos Day 10: Quepos - Uvita Day 11: Uvita - Sierpe - Bahía Drake Day 12 & 13: Bahía Drake Day 14: Bahía Drake - San José Day 15: Flight back to Switzerland...
Of course, we had to make choices—it’s impossible to see everything in two weeks—but honestly, we’re *really* happy with our route. We even saw more than we expected!
So, ready 😉? Here we go!
DAY 1 – Arrival in San José
After a smooth Zürich-Frankfurt-San José flight, we finally made it to San José 😎!! After months of planning and excitement, we’re here! Since we’d booked a 4x4 with the ToutCostaRica agency for the next day, we stayed at one of their hotels, the Melrost. One of their agents was there to pick us up at the airport and take us to the hotel, which is really close. It was early evening, and it was already dark, so no exploring the city tonight. We treated ourselves to a first local beer on the terrace, listening to the birds, and then headed straight to bed.
Hotel Melrost: A simple little building, but super convenient for just one night in San José (well, Alajuela) before moving on. The room was great, and breakfast was excellent!

DAY 2 – Off to Tortuguero
This morning, we had a meet-up at the hotel with ToutCostaRica, where we’d rented our 4x4. They held a briefing in small groups for all the car renters to discuss our routes, tips, the country, and other advice. We found it interesting, but *way* too long! They could’ve kept it shorter—reminding us to wear sunscreen in the sun and not to leave valuables in the car seems pretty obvious... Anyway, after a while, we thanked them for all the advice and set off in our brand-new Toyota Rav4! The rental went perfectly with TCR—everything was great. After leaving the traffic jams of San José behind, we hit some pretty little roads (some in better shape than others) until we reached La Pavona. There, we left our car in a guarded parking lot and took a boat (departure at 3:00 PM) to Tortuguero on the Caribbean coast. Just the boat ride was amazing—we were lucky enough to spot a basilisk, iguanas, and tons of birds. After 40 minutes, we docked right at the pier of our hotel, Casa Marbella. After dropping off our stuff in the room, we headed out to explore the village via its one main street. Lively, colorful, and hot! Since we didn’t have anything else planned for the day, we went back to the hotel terrace to enjoy a juice by the canals. Then, a quick dinner and off to bed to be fresh for tomorrow morning!
Casa Marbella: Really nice, with a convenient pier/terrace for arriving and leaving by boat. Breakfast was absolutely delicious! The room was good, though the AC wasn’t working.


More to come soon!
Off to explore Jordan!
Well, since the lockdown is dragging on, I’m starting a new travel journal following the one I finished publishing yesterday:
https://voyageforum.com/discussion/voyage-pays-perles-voyage-dans-ouest-americain-d9943984/
This time, after the U.S., we’re heading to the Middle East—Jordan!
And we’re keeping up the good habits: one day’s entry published every day at 5:30 PM! Happy reading, and feel free to leave a comment, question, or remark...
Franck
Franck
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivi��re sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivi��re sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
20 jours en Birmanie en septembre 2019 English translation pending
En 2016 un membre du forum m’avait soufflé l’idée d’aller en Birmanie, j’avais finalement bouclé mes valises pour le Rajasthan. Trois années plus tard, l’envie de découvrir le pays aux milles pagodes était toujours dans un coin de ma tête et je me décide à prendre des billets pour 20 jours au mois de septembre 2019. Une décision que je ne regretterais pas ! 🙂
J’ai suivi un itinéraire assez classique pour la Birmanie, mais ai tout de même envie de le raconter ici, peut-être que cela en intéressera certains. 😉
30 août 2019 Décollage à 8h50 de Charles de Gaulle vers Doha. Mon premier vol dans un A380, quel bel avion ! Arrivée 6h30 plus tard, 4h d’escale et direction Rangoun en vol de nuit.
31 août 2019 J’atterris à 6h15 et doit enchaîner avec un vol pour Mandalay à 7h. En débarquant, une hôtesse m’attend pancarte à la main, et m’explique que l’enregistrement de mon bagage n’a pas fonctionné et qu’il faut donc que je le récupère et l’enregistre. Elle m’accompagnera avec un grand sourire tout le long du processus et je parviendrais à attraper mon dernier vol dans les temps. Une première approche de la gentillesse birmane ! Vol intérieur d’1h10 avec Myanmar Airways, on me sert le petit déjeuner et j’aperçois des premières pagodes depuis le hublot. Je suis la seule occidentale du vol et influencée par mon expérience indienne je m’attends à être prise d’assaut par les chauffeurs de taxis. Que nenni, pas un ne vient vers moi. Je me dirige alors vers un bus d’un autre âge qui semble être ce que le Routard appelle un « share taxi ». Le chauffeur m’annonce 4000 kyats et me demande le nom de mon auberge, alors qu’il lâche les trois autres voyageurs birmans à la station de bus de Mandalay, il aura la gentillesse de me déposer devant l’auberge. En arrivant vers 10h15 à Kaung Hostel on me propose d’aller déjà dans mon dortoir pourtant réservé pour le soir. Dans le dortoir de 4 lits, seul un autre lit est occupé par une jeune birmane qui tente de communiquer en anglais, je comprends qu’elle vient de l’état Kayin et achève un voyage de deux mois en Birmanie. Une douche plus tard, je décide de faire une sieste n’ayant pas beaucoup dormi dans l’avion. Vers midi je sors direction un petit resto de rue conseillé par le Routard nommé Lashio Lay. On y sert un buffet shan, il ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable mais de mémoire très correct et peu cher. Alors qu’il pleuviotait dans la matinée, il fait désormais grand soleil et je décide d’aller visiter le coin de la colline de Mandalay. Je m’y dirige à pied, pensant pouvoir passer par le parc du palais royal, mais seule la porte-est est ouverte aux touristes, je suis à l’ouest. Tant pis, je continue quand même mon trajet à pied, pour mieux m’imprégner de la ville. Cinq kilomètres plus tard, j’arrive à ma première pagode, la pagode Kyauktawgyi. Atmosphère intéressante, un bouddha assez kitch.

En sortant, je me laisse surprendre par une grosse averse, le long de la route se trouve un abri où se sont réfugiés des Birmans, je les rejoints, ils me font tous des grands sourires et rigolent de la pluie. Le temps finit par devenir plus clément et je reprends ma route vers le monastère Shwe Nandaw, un édifice en teck remarquable !


A quelques pas se trouve le monastère Atumashi, sans grand intérêt architectural, mais il est intéressant de voir les birmans s’y retrouver pour discuter. J’enchaîne avec la pagode Kuthodaw, plus grand livre ouvert au monde avec le canon bouddhique gravé sur 729 stèles de marbre, abritées par des stûpas, quel boulot ! Une balade agréable.

Je me rends ensuite au pied de la colline pour entamer l’ascension, quelques chauffeurs de trishaw et de scooter m’abordent, je leur réponds que je préfère y aller à pied, ils ne tentent pas de négocier et m’indiquent gentiment l’endroit où se trouve l’escalier sud. Je ne croise pas grand monde durant cette montée. Arrivée à un premier pallier, je profite d’une vue dégagée et un jeune moine d’une petite vingtaine d’année vient me parler. Il me montre les principaux lieux de la ville, son école d’informatique, et on discute une dizaine de minutes. Par naïveté, je n’aurais pas imaginé avant cette rencontre qu’un moine viennent me faire la discussion ainsi.

Je poursuis la montée, et arrive finalement en haut, il y a un peu plus de monde. Je profite de la vue, de la lumière de fin de journée, et redescend.



En arrivant en bas, la nuit finit de tomber, je prends un trishaw pour me rendre dans un restau indien conseillé par le routard, Marie-Min. Assez décevant, clairement une adresse pour touriste, et cuisine mal exécutée. Je retourne à l’auberge de jeunesse, fatiguée, mais heureuse de ma première journée en Birmanie.
30 août 2019 Décollage à 8h50 de Charles de Gaulle vers Doha. Mon premier vol dans un A380, quel bel avion ! Arrivée 6h30 plus tard, 4h d’escale et direction Rangoun en vol de nuit.
31 août 2019 J’atterris à 6h15 et doit enchaîner avec un vol pour Mandalay à 7h. En débarquant, une hôtesse m’attend pancarte à la main, et m’explique que l’enregistrement de mon bagage n’a pas fonctionné et qu’il faut donc que je le récupère et l’enregistre. Elle m’accompagnera avec un grand sourire tout le long du processus et je parviendrais à attraper mon dernier vol dans les temps. Une première approche de la gentillesse birmane ! Vol intérieur d’1h10 avec Myanmar Airways, on me sert le petit déjeuner et j’aperçois des premières pagodes depuis le hublot. Je suis la seule occidentale du vol et influencée par mon expérience indienne je m’attends à être prise d’assaut par les chauffeurs de taxis. Que nenni, pas un ne vient vers moi. Je me dirige alors vers un bus d’un autre âge qui semble être ce que le Routard appelle un « share taxi ». Le chauffeur m’annonce 4000 kyats et me demande le nom de mon auberge, alors qu’il lâche les trois autres voyageurs birmans à la station de bus de Mandalay, il aura la gentillesse de me déposer devant l’auberge. En arrivant vers 10h15 à Kaung Hostel on me propose d’aller déjà dans mon dortoir pourtant réservé pour le soir. Dans le dortoir de 4 lits, seul un autre lit est occupé par une jeune birmane qui tente de communiquer en anglais, je comprends qu’elle vient de l’état Kayin et achève un voyage de deux mois en Birmanie. Une douche plus tard, je décide de faire une sieste n’ayant pas beaucoup dormi dans l’avion. Vers midi je sors direction un petit resto de rue conseillé par le Routard nommé Lashio Lay. On y sert un buffet shan, il ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable mais de mémoire très correct et peu cher. Alors qu’il pleuviotait dans la matinée, il fait désormais grand soleil et je décide d’aller visiter le coin de la colline de Mandalay. Je m’y dirige à pied, pensant pouvoir passer par le parc du palais royal, mais seule la porte-est est ouverte aux touristes, je suis à l’ouest. Tant pis, je continue quand même mon trajet à pied, pour mieux m’imprégner de la ville. Cinq kilomètres plus tard, j’arrive à ma première pagode, la pagode Kyauktawgyi. Atmosphère intéressante, un bouddha assez kitch.

En sortant, je me laisse surprendre par une grosse averse, le long de la route se trouve un abri où se sont réfugiés des Birmans, je les rejoints, ils me font tous des grands sourires et rigolent de la pluie. Le temps finit par devenir plus clément et je reprends ma route vers le monastère Shwe Nandaw, un édifice en teck remarquable !


A quelques pas se trouve le monastère Atumashi, sans grand intérêt architectural, mais il est intéressant de voir les birmans s’y retrouver pour discuter. J’enchaîne avec la pagode Kuthodaw, plus grand livre ouvert au monde avec le canon bouddhique gravé sur 729 stèles de marbre, abritées par des stûpas, quel boulot ! Une balade agréable.

Je me rends ensuite au pied de la colline pour entamer l’ascension, quelques chauffeurs de trishaw et de scooter m’abordent, je leur réponds que je préfère y aller à pied, ils ne tentent pas de négocier et m’indiquent gentiment l’endroit où se trouve l’escalier sud. Je ne croise pas grand monde durant cette montée. Arrivée à un premier pallier, je profite d’une vue dégagée et un jeune moine d’une petite vingtaine d’année vient me parler. Il me montre les principaux lieux de la ville, son école d’informatique, et on discute une dizaine de minutes. Par naïveté, je n’aurais pas imaginé avant cette rencontre qu’un moine viennent me faire la discussion ainsi.

Je poursuis la montée, et arrive finalement en haut, il y a un peu plus de monde. Je profite de la vue, de la lumière de fin de journée, et redescend.



En arrivant en bas, la nuit finit de tomber, je prends un trishaw pour me rendre dans un restau indien conseillé par le routard, Marie-Min. Assez décevant, clairement une adresse pour touriste, et cuisine mal exécutée. Je retourne à l’auberge de jeunesse, fatiguée, mais heureuse de ma première journée en Birmanie.
USA 2018: Ciels de foudre et terres de feu English translation pending
Arrivée très tardive à Denver après un voyage long et fatiguant.
Récupération du SUV standard chez Alamo. Peu, voire pas de choix. Des hyundai Santa Fe et deux Kia. J’opte pour une Santa Fe Sport. Celle-ci est au moins AWD (automatic wheel drive) contrairement aux Kia.
Je n’ai pas réservé d’hôtel à Denver, préférant quitter de suite l’agglomération de la capitale du Colorado pour prendre de l’avance sur ma (très) longue journée de route du lendemain.
Malgré la fatigue et la nuit, je parviens à quitter la ville assez facilement et sans me tromper. Je file droit au nord sur l’interstate 25 North pendant deux bonnes heures avant de me trouver un motel quelque part entre Fort Collins et Cheyenne. Je m’endors comme une souche.
24 août – de Fort Collins à Badlands national park.
Réveil très matinal, décalage horaire oblige. Le lever du jour est encore loin. Le temps d’avaler un café dans salle d’accueil et je reprends la route. J’adore ces voyages en solo dans l’ouest que je m’offre en général tous les deux ans. Ils m’apportent un sentiment de liberté assez grisant. On monte dans sa voiture de location et on part à l’aventure ! En préparant ce voyage, j’ai coché une série de sites que je n’avais pas encore arpentés et quelques autres que j’avais envie de revoir. Tout cela va m’amener à parcourir un nombre impressionnant de kilomètres à travers un cercle qui inclue le Colorado, le South Dakota, le Wyoming, l’Utah, l’Arizona, et le Nouveau Mexique. Je préfère ne pas compter.
Le programme de ce premier jour doit me faire gagner le South Dakota et le Badlands national park, Ca fait de la route pour une visite que je soupçonne un peu trop courte puisque j’ai prévu d’en repartir le lendemain matin. J’aurais dû prévoir davantage. Il fait beau et la route est sympa. Les grandes plaines du Wyoming s’étirent sous le soleil matinal. Je fais une pause dans la petite ville de Custer, du nom du général de triste mémoire.
Puis c’est la traversée de Rapid city, agrémentée d’un rapide déjeuner. J’atteints l’entrée nord du Badlands national park en début d’après-midi. Beaucoup plus tôt qu’attendu. Tant mieux, je vais pouvoir en profiter. Le parc est tout en longueur et la route (Badlands loop road) qui le parcours du nord au sud est longue de 45 kilomètres. Le camping du parc que j’ai réservé est situé tout au bout de cette route, près de la sortie sud.
La première impression est excellente. Les falaises déchiquetées sont spectaculaires et plus haute que ce à quoi je m’attendais.

La route descend ensuite dans la vallée des « Yellow mounds ». C’est ma partie préférée du parc. On slalome entre des collines colorées surréalistes. Du jeune, du rouge, de l’orange au milieu d’une herbe vert pale. C’est sauvage, inattendu. J’adore…


Pas mal de pause à mesure que je progresse vers le sud. Certains points de vue improvisés sont incroyables. Dommage qu’une bande de brume grise bouche l’horizon et gâche un peu la perspective.


J’arrive au camping. Je mets un bon moment avant de trouver mon emplacement, celui-ci ayant été changé suite à quelques inondations dans la plaine.
Ballades dans la partie sud. Windows trail, tout petit bout du Notch trail et un peu d’improvisation. L’après-midi se déroule tranquillement sous un ciel d’azur.


Je m’interroge sur la partie à privilégier pour le coucher de soleil et je songe naturellement aux Yellow mounds.
Retour au nord, donc, après quelques arrêts pour de courtes ballades improvisées au milieu des badlands. Je suis complètement emballé par ce cadre atypique dont la lumière de fin de journée accentue la magie.


Je termine la journée sur une petite colline à l’entrée des Yellow mounds. Les couleurs qu’on peut y capter sont fabuleuses. Un coucher de soleil de compétition et qui ne ressemble à aucun autre.




Retour au camping à la nuit tombée. La particularité des campings des national parks, c’est que les rangers y organisent chaque soir des activités en rapport avec la nature. Ce soir, c’est « observation du ciel nocturne ». Deux télescopes ont été installés près du traditionnel amphithéâtre à ciel ouvert. L’un est braqué sur Jupiter, l’autre sur la Lune que je n’avais jamais vue d’aussi prêt. Une belle manière de terminer cette journée riche en découvertes. Je ne regrette décidément pas de m’être imposé ce long détour par le South Dakota.
25 aout 2018 : De Badlands national park à Devils Tower national monument.
Encore un réveil très matinal, volontaire celui-là. Emballé par le spectacle offert par les Yellow mounds au coucher du soleil, j’ai décidé d’aller y admirer le lever du jour.
Je commence par m’installer au point de vue « Conata Basin overlook » qui offre un point de vue général sur la zone. Toujours cette zone de brume au-dessus de l’horizon qui retarde l’arrivée du soleil. Je l’attribue, peut-être à tort, aux nombreux incendies qui ravagent l’ouest depuis des semaines. Je me dis que je vais peut-être devoir subir ce désagrément esthétique pendant le reste du voyage.

Le soleil finit par dépasser la brume et c’est assez grandiose. Sans doute manque-t-il un ciel dramatique au décor. Mais bon… Apprenons à nous contenter de l’existant.


Je poursuis vers le bas de la vallée en opérant un stop rapide à mi-chemin de la descente. Quelques dizaines de mètres de marche permettent de bénéficier d'une vue étendue sur les mounds.

Ma prochaine étape se situe à Yellow Mounds overlook, qui se trouve au sommet de la petite colline colorée de la veille. Presque aussi bien que la veille.


24 août – de Fort Collins à Badlands national park.
Réveil très matinal, décalage horaire oblige. Le lever du jour est encore loin. Le temps d’avaler un café dans salle d’accueil et je reprends la route. J’adore ces voyages en solo dans l’ouest que je m’offre en général tous les deux ans. Ils m’apportent un sentiment de liberté assez grisant. On monte dans sa voiture de location et on part à l’aventure ! En préparant ce voyage, j’ai coché une série de sites que je n’avais pas encore arpentés et quelques autres que j’avais envie de revoir. Tout cela va m’amener à parcourir un nombre impressionnant de kilomètres à travers un cercle qui inclue le Colorado, le South Dakota, le Wyoming, l’Utah, l’Arizona, et le Nouveau Mexique. Je préfère ne pas compter.
Le programme de ce premier jour doit me faire gagner le South Dakota et le Badlands national park, Ca fait de la route pour une visite que je soupçonne un peu trop courte puisque j’ai prévu d’en repartir le lendemain matin. J’aurais dû prévoir davantage. Il fait beau et la route est sympa. Les grandes plaines du Wyoming s’étirent sous le soleil matinal. Je fais une pause dans la petite ville de Custer, du nom du général de triste mémoire.
Puis c’est la traversée de Rapid city, agrémentée d’un rapide déjeuner. J’atteints l’entrée nord du Badlands national park en début d’après-midi. Beaucoup plus tôt qu’attendu. Tant mieux, je vais pouvoir en profiter. Le parc est tout en longueur et la route (Badlands loop road) qui le parcours du nord au sud est longue de 45 kilomètres. Le camping du parc que j’ai réservé est situé tout au bout de cette route, près de la sortie sud.La première impression est excellente. Les falaises déchiquetées sont spectaculaires et plus haute que ce à quoi je m’attendais.

La route descend ensuite dans la vallée des « Yellow mounds ». C’est ma partie préférée du parc. On slalome entre des collines colorées surréalistes. Du jeune, du rouge, de l’orange au milieu d’une herbe vert pale. C’est sauvage, inattendu. J’adore…


Pas mal de pause à mesure que je progresse vers le sud. Certains points de vue improvisés sont incroyables. Dommage qu’une bande de brume grise bouche l’horizon et gâche un peu la perspective.


J’arrive au camping. Je mets un bon moment avant de trouver mon emplacement, celui-ci ayant été changé suite à quelques inondations dans la plaine.
Ballades dans la partie sud. Windows trail, tout petit bout du Notch trail et un peu d’improvisation. L’après-midi se déroule tranquillement sous un ciel d’azur.


Je m’interroge sur la partie à privilégier pour le coucher de soleil et je songe naturellement aux Yellow mounds.
Retour au nord, donc, après quelques arrêts pour de courtes ballades improvisées au milieu des badlands. Je suis complètement emballé par ce cadre atypique dont la lumière de fin de journée accentue la magie.


Je termine la journée sur une petite colline à l’entrée des Yellow mounds. Les couleurs qu’on peut y capter sont fabuleuses. Un coucher de soleil de compétition et qui ne ressemble à aucun autre.




Retour au camping à la nuit tombée. La particularité des campings des national parks, c’est que les rangers y organisent chaque soir des activités en rapport avec la nature. Ce soir, c’est « observation du ciel nocturne ». Deux télescopes ont été installés près du traditionnel amphithéâtre à ciel ouvert. L’un est braqué sur Jupiter, l’autre sur la Lune que je n’avais jamais vue d’aussi prêt. Une belle manière de terminer cette journée riche en découvertes. Je ne regrette décidément pas de m’être imposé ce long détour par le South Dakota.
25 aout 2018 : De Badlands national park à Devils Tower national monument.
Encore un réveil très matinal, volontaire celui-là. Emballé par le spectacle offert par les Yellow mounds au coucher du soleil, j’ai décidé d’aller y admirer le lever du jour.
Je commence par m’installer au point de vue « Conata Basin overlook » qui offre un point de vue général sur la zone. Toujours cette zone de brume au-dessus de l’horizon qui retarde l’arrivée du soleil. Je l’attribue, peut-être à tort, aux nombreux incendies qui ravagent l’ouest depuis des semaines. Je me dis que je vais peut-être devoir subir ce désagrément esthétique pendant le reste du voyage.

Le soleil finit par dépasser la brume et c’est assez grandiose. Sans doute manque-t-il un ciel dramatique au décor. Mais bon… Apprenons à nous contenter de l’existant.


Je poursuis vers le bas de la vallée en opérant un stop rapide à mi-chemin de la descente. Quelques dizaines de mètres de marche permettent de bénéficier d'une vue étendue sur les mounds.

Ma prochaine étape se situe à Yellow Mounds overlook, qui se trouve au sommet de la petite colline colorée de la veille. Presque aussi bien que la veille.


Hiking in Arizona, just Arizona English translation pending
Les mois ont passé….
Ma demande en mariage à Dirty Devil Overlook (vers Hanksville, au fin fond de l’Utah) un soir de juin 2017, s’est concrétisée.... "Chérie", ma dame est devenue Madame.
..

C'était un voyage sensationnel, le meilleur. A peine rentrés, on savait qu'on repartirait...et le plus rapidement possible. Un mariage à organiser, la vente de la maison, l'acquisition d'une autre, un an de travaux et l'arrivée d'Utah notre Border Collie.... Voilà le contexte... (ce qui explique la longue absence sur VF et le délai pour s'occuper du carnet 😉)
Mais premier point noir: Au moment du peaufinage du roadbook, les USA sont plongés en plein Shutdown. Et ça dure, ça dure. …On suit alors ça de ‘’près’’. Le shutdown le plus long de l’histoire à ce jour s’est terminé 5 semaines avant le départ… Or le programme était de partir de Phoenix/ Tucson Saguaro NP/ Organ mountain / White Sands / Bisti Badlands / Canyon de Chelly / Painted desert / Walnut canyon / Grand Canyon avec boucle South kaibab Bright Angel / Sedona 4 nuits / puis retour Phoenix. Donc une grosse dominante de parcs nationaux cette année et peu de Wilderness; donc des coins potentiellement fermés et peu de plan B proches. Pas envie de prendre le risque si l’épisode reprend.
Deuxième point noir : quelques semaines avant le départ, double ernie discale et méchant lumbago lors des travaux dans la nouvelle maison. Arrêt de travail, kiné, ostéo, massages, etc. Grosse incertitude sur la capacité de partir, à tenir 10 heures dans l’avion, à pouvoir randonner… bref le doute domine.
Troisième point noir : Il nous est désormais impossible pour des raisons professionnelles de partir entre avril et septembre. Or en vérifiant la météo avant le départ (longtemps avant !!), la météo est détraquée dans le Southwest. Il fait anormalement froid….. et ça dure. Sauf vers Phoenix et Tucson où la météo est correcte.
Tous ces éléments nous font modifier le parcours peu de temps avant de partir. D’autres hôtels sont alors réservés, tout en gardant le plan A au cas où une éclaircie pointerait le bout de son nez…
Une chose est sûre, on part pour une boucle au départ de Phoenix, pour randonner en Arizona... A suivre ...
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C'était un voyage sensationnel, le meilleur. A peine rentrés, on savait qu'on repartirait...et le plus rapidement possible. Un mariage à organiser, la vente de la maison, l'acquisition d'une autre, un an de travaux et l'arrivée d'Utah notre Border Collie.... Voilà le contexte... (ce qui explique la longue absence sur VF et le délai pour s'occuper du carnet 😉)
Mais premier point noir: Au moment du peaufinage du roadbook, les USA sont plongés en plein Shutdown. Et ça dure, ça dure. …On suit alors ça de ‘’près’’. Le shutdown le plus long de l’histoire à ce jour s’est terminé 5 semaines avant le départ… Or le programme était de partir de Phoenix/ Tucson Saguaro NP/ Organ mountain / White Sands / Bisti Badlands / Canyon de Chelly / Painted desert / Walnut canyon / Grand Canyon avec boucle South kaibab Bright Angel / Sedona 4 nuits / puis retour Phoenix. Donc une grosse dominante de parcs nationaux cette année et peu de Wilderness; donc des coins potentiellement fermés et peu de plan B proches. Pas envie de prendre le risque si l’épisode reprend.
Deuxième point noir : quelques semaines avant le départ, double ernie discale et méchant lumbago lors des travaux dans la nouvelle maison. Arrêt de travail, kiné, ostéo, massages, etc. Grosse incertitude sur la capacité de partir, à tenir 10 heures dans l’avion, à pouvoir randonner… bref le doute domine.
Troisième point noir : Il nous est désormais impossible pour des raisons professionnelles de partir entre avril et septembre. Or en vérifiant la météo avant le départ (longtemps avant !!), la météo est détraquée dans le Southwest. Il fait anormalement froid….. et ça dure. Sauf vers Phoenix et Tucson où la météo est correcte.
Tous ces éléments nous font modifier le parcours peu de temps avant de partir. D’autres hôtels sont alors réservés, tout en gardant le plan A au cas où une éclaircie pointerait le bout de son nez…
Une chose est sûre, on part pour une boucle au départ de Phoenix, pour randonner en Arizona... A suivre ...
Brelan d'as dans les Stans: Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbekistan English translation pending
Hello tous,
C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂
La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)

10 jours dans le Telangana et l'Andhra Pradesh English translation pending
Comme promis voici le retour des 10 jours passés dans le Telangana et l'Andhra Pradesh.
Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.

Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.

Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
Choisir un pays d'Afrique de l'Est pour voir des animaux en liberté English translation pending
Bonjour à tous,
Notre couple envisage de voir en 2020 des animaux sauvages en toute liberté sans nuire à leur tranquillité et dans un pays qui les respecte. Nous avons pensé à trois destinations le Kenya, la Tanzanie ou la Namibie. Nous souhaitons aussi traiter directement avec une agence locale sérieuse. Nous vous remercions pour votre collaboration et aide.
Daniel
Notre couple envisage de voir en 2020 des animaux sauvages en toute liberté sans nuire à leur tranquillité et dans un pays qui les respecte. Nous avons pensé à trois destinations le Kenya, la Tanzanie ou la Namibie. Nous souhaitons aussi traiter directement avec une agence locale sérieuse. Nous vous remercions pour votre collaboration et aide.
Daniel
Ladakh et Zanskar en août 2019 English translation pending
Bonjour,
Je vous propose un compte-rendu de notre voyage en Inde et plus précisément au Ladakh et au Zanskar effectué au mois d'Août 2019.
Le voyage a été réalisé en couple (la trentaine).
C'est une destination que nous avions en tête depuis 2014 et les différents échanges sur le forum nous ont convaincu en début d'année.
Voici le parcours finalement réalisé : - J0 : Tentative de départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J1 : Départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J2 : Delhi - J3 : Départ pour Leh et visites de la ville - J4 : Leh -> Basgo -> Likir -> Alchi -> Lamayuru - J5 : Lamayuru -> Mulbek -> Shargole -> Sankoo - J6 : Sankoo -> Rangdum - > Sani - J7 : Festival de Sani - J8 : Sani -> Cha - J9 : Cha -> Phuktal - J10 : Phuktal - J11 : Phuktal -> Purne -> Tangze - J12 : Tangze -> Zingchan - J13 : Zingchan -> Phirtse La -> Chumik Marpo - J14 : Chumik Marpo -> Umlong - J15 : Umlong -> Sarchu -> Tso kar - J16 : Tso kar -> Tso Moriri - J17 : Tso Moriri -> Leh - J18 : Leh - J19 : Leh Palace et Tsomo complex - J20 : Hémis, Spituk - J21 : Stok, Shanti Stupa - J22 : Leh -> Amritsar - J23 : Amritsar - J24 : Amritsar - J25 : Retour à Paris
Le voyage a été réalisé en couple (la trentaine).
C'est une destination que nous avions en tête depuis 2014 et les différents échanges sur le forum nous ont convaincu en début d'année.
Voici le parcours finalement réalisé : - J0 : Tentative de départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J1 : Départ le soir de Paris (Air India) pour Delhi - J2 : Delhi - J3 : Départ pour Leh et visites de la ville - J4 : Leh -> Basgo -> Likir -> Alchi -> Lamayuru - J5 : Lamayuru -> Mulbek -> Shargole -> Sankoo - J6 : Sankoo -> Rangdum - > Sani - J7 : Festival de Sani - J8 : Sani -> Cha - J9 : Cha -> Phuktal - J10 : Phuktal - J11 : Phuktal -> Purne -> Tangze - J12 : Tangze -> Zingchan - J13 : Zingchan -> Phirtse La -> Chumik Marpo - J14 : Chumik Marpo -> Umlong - J15 : Umlong -> Sarchu -> Tso kar - J16 : Tso kar -> Tso Moriri - J17 : Tso Moriri -> Leh - J18 : Leh - J19 : Leh Palace et Tsomo complex - J20 : Hémis, Spituk - J21 : Stok, Shanti Stupa - J22 : Leh -> Amritsar - J23 : Amritsar - J24 : Amritsar - J25 : Retour à Paris
Phra Kreuang: Thai protective amulets
S🙂wasdee!
Kicking off the thread with an informative article about Phra Kreuang, protective amulets (according to local belief) that Thai people of all kinds wear around their necks:
https://www.objetsdevasion.com/guides/objet-bouddhiste/amulette-bouddha/les-amulettes-bouddhiques-thailandaises.html
You can find them all over the Kingdom: in temples, at markets, in specialty shops, and even in mail-order flyers at Seven/Eleven.
Also, heads up for those in Paris—from October 11th to 20th, there’s a collective exhibition featuring Thai artists: https://phenixwebtv.com/2019/07/23/facets-of-thailand-une-exposition-collective-de-cinq-artistes-de-la-scene-contemporaine-thailandaise/?fbclid=IwAR28PCY1t48M2DiwVlnc5uZvT20FnsxNLMppOb8d1pSfOjiw_sW_htV2CnI
@ ++, for the *sanouk* debrief from our last trip to the Land of the Free, as it’s so beautifully nicknamed.
Sânouk3😎
Kicking off the thread with an informative article about Phra Kreuang, protective amulets (according to local belief) that Thai people of all kinds wear around their necks:
https://www.objetsdevasion.com/guides/objet-bouddhiste/amulette-bouddha/les-amulettes-bouddhiques-thailandaises.html
You can find them all over the Kingdom: in temples, at markets, in specialty shops, and even in mail-order flyers at Seven/Eleven.
Also, heads up for those in Paris—from October 11th to 20th, there’s a collective exhibition featuring Thai artists: https://phenixwebtv.com/2019/07/23/facets-of-thailand-une-exposition-collective-de-cinq-artistes-de-la-scene-contemporaine-thailandaise/?fbclid=IwAR28PCY1t48M2DiwVlnc5uZvT20FnsxNLMppOb8d1pSfOjiw_sW_htV2CnI
@ ++, for the *sanouk* debrief from our last trip to the Land of the Free, as it’s so beautifully nicknamed.
Sânouk3😎
Vélo de voyage Fahrradmanufaktur English translation pending
Bonjour à tous, j'envisage l'achat d'un vélo de voyage mais pas que ... Utilisation en velotaf également le plus courant mais aussi pour 2/3 semaines de trip de temps à autres.
Des avis/réticences qui m'aideraient a faire mon choix entre ces deux ci :
- fahrradmanufaktur T randonneur lite
https://www.cyclable.com/14893-velo-de-randonnee-vsf-fahrradmanufaktur-t-randonneur-lite.html
- fahrradmanufaktur TX 400
https://www.cyclable.com/742-velo-randonnee-vsf-fahrradmanufaktur-tx-400.html
Merci pour vos retours Sportivement
- fahrradmanufaktur T randonneur lite
https://www.cyclable.com/14893-velo-de-randonnee-vsf-fahrradmanufaktur-t-randonneur-lite.html
- fahrradmanufaktur TX 400
https://www.cyclable.com/742-velo-randonnee-vsf-fahrradmanufaktur-tx-400.html
Merci pour vos retours Sportivement
Déprime post voyage English translation pending
Bonjour
Comment vaincre la déprime post voyage ? 🙁
A chaque fois c'est la même histoire.
Je suis hyper contente de voyager , je trépigne d'impatience, une fois sur place je profite à fond , je savoure chaque moment, j'oublie tout , je me déconnecte de tout ( téléphone, internet , télé ..) C'est l'apothéose.
Puis l'heure du retour sonne le glas. Et là c'est la descente aux enfers.
Je suis en train de vivre ce moment. C'est très difficile.
Je reviens de ANTALYA ( Turquie ) et je le vis très mal. J'ai laissé la mer , le soleil , la montagne, la zenitude... Et je me retrouve dans la ville du stress par excellence ( Paris )
Avez-vous des astuces pour remédier à cette déprime post voyage ?
Comment vaincre la déprime post voyage ? 🙁
A chaque fois c'est la même histoire.
Je suis hyper contente de voyager , je trépigne d'impatience, une fois sur place je profite à fond , je savoure chaque moment, j'oublie tout , je me déconnecte de tout ( téléphone, internet , télé ..) C'est l'apothéose.
Puis l'heure du retour sonne le glas. Et là c'est la descente aux enfers.
Je suis en train de vivre ce moment. C'est très difficile.
Je reviens de ANTALYA ( Turquie ) et je le vis très mal. J'ai laissé la mer , le soleil , la montagne, la zenitude... Et je me retrouve dans la ville du stress par excellence ( Paris )
Avez-vous des astuces pour remédier à cette déprime post voyage ?
Plaidoyer pour le Liban English translation pending
‘ Alors , vous partez où cet été ? ‘
‘ Au Liban , le rêve de mes 15 ans ‘
Et là …. on a tout entendu sauf : encore un super voyage … Mais plutôt allant du pire : ‘ mais vous êtes fous, c’est la guerre ‘ ‘ vous n’avez pas peur ‘ , ‘ ça craint là-bas , il n’y a pas plus simple ‘ au tolérable : ‘ ce n’est pas courant … ‘ . Le long silence qui s’en suivait , voulait tout dire .
Après moult inepties , nous voilà de retour : ‘ alors c’était comment ? ‘ Eh bien le Liban ne se raconte pas , il se vit ! . Mais ici , je vais tenter de vous en faire un plaidoyer car le petit pays du Levant mérite tant d’éloges ! Nous y avons ressenti une hospitalité rarement vécue , sourires par milliers , partages , mains tendues pour nous offrir fruits , gâteaux etc , des ‘ vives la France ‘ et nous y avons déjà laissé des amis .
Plein de choses à voir se trouvant au carrefour de tant de civilisations c’est un mélange permanent Orient / Occident et que dire de l’hospitalité , mer et montagne , saveurs culinaires : nous avons été charmés ! On nous avait mis en garde sur l’hyper-urbanisation et le fait que le paysage n’y est pas exceptionnel . Très urbanisé : sur la côte oui , et pour cause , le pays est petit . Paysages : il suffit de partir dans la montagne pour se retrouver en pleine nature . Certes , ce n’est pas l’Islande , ni l’Oman mais tout simplement , un paysage méditerranéen .
L’ ITINERAIRE :
J1 : vol de Marseille pour Beyrouth J2 : Visite de Beyrouth dont visite guidée pendant 5h J3 : Beyrouth / Saïda / Tyr J4 : Tyr / Jezzine / Baadarane / Khaibé / Deir el Qamar J5 : Palais de Beit Ed Dine et réservé des cêdres de Masser El Chouf . J6 : Anjar / Baalbek / Bcharré J7 : Vallée sainte de Qadischa J8 : Bcharré : musée Gibran / Reserve de cêdres / Mar Elias / Tripoli J9 : Tripoli J10 : Enfé / Douma/ Gouffre Balaa / Grotte d’Afqa / Byblos J11 : Byblos / Basilique d’Harissa / Grotte de Jeita / Beyrouth J12 : Beyrouth et vol retour dans la nuit .
LES TRANSPORTS :
Avion : Marseille / Beyrouth direct avec Aigle Azur : 1220 e
Location de voiture : chez Advanced Car dans Beyrouth mais agence aussi à l’aéroport . 450 e pour 10 jours avec franchise réduite à 100e ( les seuls à m’avoir proposé cela ) . Voiture récente en excellente état . Réservation après quelques échanges sur leur site mais sans versement d’acompte . Accueil cordial sans plus .
Essence : 0,70 le litre . Pas d’affolement , le prix au pompe est affiché pour 20 litres ! Mais , je conçois que cela fait un drôle d’effet la première fois . J’ai oublié de noter notre km total . Budget : 58 e pour le périple .
Navette en taxi AR aéroport : 25 e à l’aller et 20 au retour réservées auprès des hôtels respectifs .
Taxis : different taxis empruntés de ci de la dans les villes : 21 e . A Beyrouth et Tripoli , prenez les taxis aux plaques d’immatriculation rouge et demandez un ‘ service ‘ donc un taxi partagé , c’est beaucoup moins cher .
Et la circulation alors ? Tant déconseillée sur le forum , certes anarchique mais pas pire que dans beaucoup de pays . Bref , vigilance , prudence et vitesse adaptée , nous ont permis de circuler sans encombre .
LES HEBERGEMENTS :
1285 e pour 14 nuits . Le budget ne sera pas très significatif car , vieillissant sans doute , nous aimons notre confort et nous avons privilégié du cozy . Malgré tout , l’offre classique reste quand même assez cher au Liban . Plutôt ‘ sauvage ‘ habituellement , j’allais aussi pour rencontrer les Libanais donc , nous avons privilégié les chambres d’hôtes et l’excellent réseau : ‘ l’hôte libanais ‘ que je vous recommande chaudement si cette formule vous tente . Yara fut de très bon conseil et très efficace !
Beyrouth : Guesthouse Zanzoun dans le quartier Mar MIckael . 120 $ la nuit . Une très belle maison libanaise au charme désuet , meublée très classe . Grande chambre avec balcon et climatisation . Mario assure l’accueil de façon très cordial et est toujours disposé à donner conseils et effectuer réservations diverses . Excellent petit déjeuner !
Beyrouth : Hôtel Bella Riva sur la corniche , proche du rocher aux pigeons . Au retour , nous avons opté pour ce quartier à l’opposé du précédent . Très bon hôtel , grande chambre spacieuse et climatisée . Personnel sympathique et qui s’occupe de tout : réservation , taxi … Petit déjeuner sous forme de buffet de moyen qualité mais notre avis est peut être faussé tant nous avons été gâté en chambre d’hôte . 68 euros la nuit sans le petit déjeuner .
Tyr : Dar Alma . Hôtel situé dans la vieille ville pleine de charme et à quelques mètres de la plage . Chambre standard avec climatisation et petit déjeuner de moyenne qualité . L’hôtel est charmant et dispose d’un bar restaurant très sympa donnant sur un petite plage privée . Mon gros reproche : le prix !! trop cher pour cette gamme mais j’ai eu tant mal à trouver un hébergement à Tyr que je m’y suis résignée .
Deir el Qamar : Dar Linda : COUPS DE COEUR ! Nous sommes arrivés en tant qu’hôtes et repartis , trois jours plus tard , en y laissant des amis . 150 $ la nuit avec petit déjeuner gargantuesque et de grande qualité . Accueil formidable ! Jolie chambre dans une maison superbe décorée avec goûts ( Nour était archéologue ) donnant sur jardin et belle terrasse . Quartier très calme .
Hasroun ( prés de Bcharré ) : Chez Jacqueline . 80 $ la nuit avec petit déjeuner copieux . Chez Jacqueline c’est un autre univers qui , il faut bien l’avouer nous a d’abord laissé septique . Nous y sommes arrivés de nuit , après une longue journée et longue route . Jacqueline propose une chambre / appartement dans une maison libanaise traditionnelle . Nous avons eu un choc en arrivant car la chambre est propre mais vieillotte , décorée de partout par des autels et vierges Marie qui peuvent être oppressant . Tout est sans goût et sans chichi … Ma première réaction aurait été de partir mais il était tard et nous n’aurions pas trouvé où aller . Après une bonne nuit , nous avons relativisé et ri de notre réaction d’autant plus que Jacqueline est adorable !!! Nous avons pris notre petit déjeuner avec elle . Elle nous a concocté le programme de la journée et le soir , elle nous a invité à passer un moment chez elle avec son mari Tony où nous avons partagé un peu de leur vie et surtout de très gros fou-rires quand elle a voulu nous apprendre à parler quelques mots d’arabe . Bref , aller chez Jacqueline pour le personnage mais pas pour le chambre , cela vaut le détour !
Tripoli : quartier El Mina : Beit El Nessim . Superbe maison traditionnelle décorée avec goût dans le vieux quartier populaire d’Al mina . A quelques mètres de la mer et de la corniche . 150 $ la nuit avec petit déjeuner copieux . Chambre avec climatisation sur le toit avec une terrasse où il faut bon flâner le soir . Cela aurait pu être un coup de coeur si la maison n’était pas sans âme . J’avais lu beaucoup de commentaires sur la convivialité de l’hôte mais rien … et nous ne l’avons même pas rencontré . Nous avons été accueilli de façon polie mais sans plus par une jeune dame et le matin , et , au petit déjeuner , servi par jeune homme que nous avons dû réveiller et qui n’a apparemment pas apprécié car pas un mot , pas un sourire et service déplorable … dommage car le petit déjeuner était excellent !
Byblos : l’hôtel de mon père ( oui , oui c’est son nom ) 80 $ la nuit avec un petit déjeuner buffet gargantuesque et de très bonne qualité . Grande chambre avec climatisation aux standards habituels des hôtels . Piscine . Le propriétaire est très sympathique .
VISITES : ( prix indiqué par personne ) : total 125 euros
- Beyrouth : Musée Sursock : Donation : Musée National : 10 000 : crypte église orthodoxe St Georges : 5000 : visite guidée avec Karim ( contact : www.karimsark.com ) - Saïda : Musée du savon : 5000 : Château de la mer : 4000 - Tyr : Site archéologique : 6000 - Palais Beit ed Dine : 10 000 - Reserve des cêdres de Maaser el Chouf : 7000 - Site archéologique d’ Anjar : 6000 - Baalbek : 15000 - Musée Khalil Gibran : 8000 - Château St Gilles à Tripoli : 5000 - Grotte de Jeita : 18000
NOURRITURE :
Budget total 125 e entre quelques restaurants , pique-niques le soir en montagne et sur la plage mais aussi des invitations par nos hôtes .
Nous pouvons conseillé : le restaurant de Dar Alma à Tyr pour son hoummos entre autre . : ‘ Fish and Chips ‘ à Al Mina à Tripoli . Prés du parc . On y choisi son poisson frais et ils préparent : délicieux !! Fritures de poissons , hoummos, frites, pain , bouteille d’eau : 7euros pour nous deux . Les locaux y mangent et ne se trompent pas . : ‘ Salon Beyrouth ‘ centre Beyrouth . Autant pour un déjeuner que pour un rafraîchissement .
GUIDES et CARTES :
Peu de guides hélas et surtout ni Lonely planet ni Routard . J’ai acheté dans une brocante un vieux GUIDE BLEU ULYSSE qui nous a bien dépanné pour les explications dans les musées ou sites archéologiques . Le BRADT est bien fourni et récent mais en anglais . L’OLIZANE : très bien pour la culture , explications etc Carte : International travel maps : très bien et à jour !
DIVERS :
Visa : obtenu à l’arrivée mais sur présentation d’une réservation d’hôtel . Passage simple et facile . Vous ne devez pas avoir de tampon israélien sur votre passeport . Langue : les libanais parlent , en très grande majorité le français et en sont fiers . Sinon arabe ou anglais . Taux de change : 1 euro = 1650 livres libanaises . Le dollar US est accepté voire plébiscité partout . Nous , nous refusons toujours de payer dans une autre monnaie que celle du pays . Moyens de paiement : ATM partout pour toute carte de credit . Climat : en juillet : ciel bleu en permanence . Très chaud à Beyrouth . Chaud mais avec brise marine sur la côte : 30 à 35 degrés . En montagne : une trentaine de degrés et nuits fraîches . Achats : pas très touristique donc pas trop d’artisanat à part les multiples articles en bois de cèdres assez kitchs . Quelques prix : un coca : 500 . Une bouteille d’eau : 1000 . 3 à 5 galettes de pain : 1000 . Une glace : 2000 . Déplacements : nous nous sommes beaucoup servi de notre GPS monde que nous avions emmené et de Google Maps dans les villes .
LECTURES AVANT LE DEPART :
- ‘ La mémoire des cèdres ‘ de Jacqueline Massabki . Le livre qui m’a donné envie d’aller au Liban , il y a si longtemps . Je l’ai lu à sa parution , il y a plus de 30 ans et je l’ai relu avec toujours le même goût avant de partir . Ce fut pour moi une vraie bible .
- ' L'âge d'or ' : Diane Mazloum
- ‘ Les désorientés ‘ : Amin Maalouf
- ‘ Dans les meules de Beyrouth’ . Toufic Youssef Aquad
- ‘ Le rocher de Tanios ‘ Amin Maalouf
- ‘ Le quatrième mur ‘ Sorj Chalandon
- ‘ Le jour où Nina Simone a cessé de chanter ‘ Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi .
PARCOURS JOURNALIERS
Mercredi 10 juillet : Beyrouth
Arrivés dans la nuit , nous avions RDV pour une visite guidée de 5H avec Karim , guide et photographe . Excellente visite pour dégrossir la découverte de Beyrouth mais aussi sur l’histoire du Liban autant historique que politique . Karim était passionnant et nous a fait découvrir des petits coins où nous ne serions pas allés . Les grandes lignes de la visite : Le quartier Mar Mickael et la communauté arménienne , la ligne verte tristement célèbre lors de la guerre , et le quartier Sodecco , la place des canons ( aujourd’hui la place des martyrs) , la place de l’étoile, la grande mosquée El Amina , St Georges des maronites , l’oeuf , le grand serail , la tour de l’horloge , les thermes romains , avenue Clemenceau , les souks puis enfin le quartier Hamra .
En milieu d’après midi : le musée Sursock
Jeudi 11 juillet : Beyrouth / Saïda / Tyr
Coups de coeur pour Saïda , l’ancienne Sidon . Vieille ville très agréable . Château de la mer : construit par les croisés entre 1227 et 1228 avec des matériaux des ruines antiques ce qui donne un aspect assez perturbant … Chouette vue sur Saïda . Souk et caravanserail Musée du savon : une visite très agréable et instructive dans une très vieille bâtisse admirablement bien restaurée : Les cuves datent du XVII ème . Ne manquez pas de prendre une limonade et des gâteaux au café du musée !!!
Tyr : vieille ville très agréable , colorée et fleurie .
Vendredi 12 juillet : Tyr à Dar el Qamar
Visites des ruines . Nous y serons seuls pendant toute la visite . Ce n’est pas franchement entretenu mais cela confère au site un certain charme . Très belle allée monumentale qui aboutit à la mer . Une impression d’éternité suspendue . Nous avons aperçu des tortues au bord du rivage . Jezzine : charmant petit village de montagne réputé pour sa cascade( à sec ) en été . Deir El Qamar : Ancienne résidence des émirs , village charmant . Sur la place , les restes de l’ancien palais ont été restaurés en souk touristique et centre culturel . Baladez vous dans le village et observez le système d’écoulement des eaux .
Samedi 13 juillet :
Palais de Beit ed dine . Superbe !!! Construit en 1804 . Salons , fontaines , patios, jardins , marbre , bois sculpté bref le charme de l’orient . Le clou de la visite est au sous sol avec des dizaines de mosaïques du V ème siècle retrouvées dans une église enfouie dans le sable vers Byblos .
Reserve de Maaser El Chouf . On ne peut venir au Liban sans aller voir les derniers géants et emblème du pays : les cèdres . J’en rêvais donc émotion et larmes . Ils sont majestueux , invincibles ( peut être ) , hors du temps … Dans un très beau paysage méditerranéen , vallées encaissées , sommets pelés et raccornis . Belle balade au milieu des géants et jusqu’au célèbre cèdre de Lamartine .
Dimanche 14 juillet :
Anjar : cité Omeyade fondée en 705 . Le site est petit mais très agréable , original et entouré des sommets enneigés libanais du mont Liban et anti-Liban à 15 km de la Syrie .
Baalbek : FABULEUX ! Je vais manquer de mots pour décrire cette merveille donc allez y ! Malgré tout ce que nous avons lu , nous n’avons ressenti aucun danger à y aller seuls ( comme beaucoup de touristes d’ailleurs ) . Prévoir un peu plus de trois heures de visite et ne pas oublier le musée . Ne faites pas comme nous , ne cherchez pas le Jupiter Héiopolitain sur le site car il est au musée .
Route vers Bcharré et le col Qornet el Saouda : le toit du Liban qui n’est pas une appellation usurpée : formes arrondies , végétation rare , sols caillouteux , à son sommet , on domine d’un côté la vallée de la Bekaa et d’un autre la vallée de Qadisha . Magnifique et encore plus si vous avez la chance comme nous d’y être au coucher du soleil .
Lundi 15 juillet :
Journée dans la vallée sainte et ses monastères troglodytes . Nous devions initialement y randonner deux jours mais mon mari s’est fait une entorse deux jours avant le départ ce qui nous a valu de revoir le programme . Le coin propose de nombreux sentiers , que nous avons partiellement croisés et qui sont superbes !
Deir Mar Alichaa ou Saint Elisée . Adossé à la falaise , construit dans une énorme caverne , sa masse ocre se détache du gris et vert des parois : c’est magnifique ! Un univers de silence où nous avons été accueillis par un religieux français qui y vit depuis la guerre . On a passé avec lui deux heures de visite passionnante sur l’histoire du monastère mais aussi de la vallée . Une vraie chance de l’avoir rencontré .
Monastère de Qannoubine . La plupart des voyageurs y accèdent par le sentier de randonnée , ce qui n’était pas possible pour nous . Restent en principe deux solutions : payer à l’auberge proche du parking un 4X4 qui vous emmène pour 12$ ou se faire emmener et s’engager à manger à leur second restaurant situé à 700 m du monastère . Rien ne nous satisfaisait vraiment . Le religieux que nous avions rencontré à St Elisée et à qui nous avions exposé notre souci de santé , nous avait conseillé d’aller avec notre propre voiture en roulant tout doucement . Nous avons opté pour cette solution et c’est passé … long , cabossé mais possible . Le monastère de femmes cette fois est beaucoup plus petit et sobre en bordure d’une belle vallée . Au retour , nous avons finalement mangé au petit restaurant dans une ambiance très familiale et champêtre : salade , hoummos … simple mais bon .
Mar Qozhaya Plus loin dans la vallée . Lui aussi est à flanc de rocher . C’est le refuge historique des maronites . La chapelle est un lieu de culte surprenant située dans une grotte naturelle , immense , voutée avec un autel formé de deux mégalithes . Sur l’autel est posé un rouleau que les pèlerins se passe sur le corps pour soulager des douleurs . Nous sommes restés un moment à l’écart , toujours fascinés par les ferveurs du culte .
Mardi 16 juillet :
Le musée K Gibran situé dans l’ancien monastère Mar Sarkis . Peintre et écrivain du célèbre ‘ Prophète ‘ . Même si vous n’êtes pas un inconditionnel du peintre ou de l’écrivain , je vous conseille malgré tout la visite rien que pour le monastère totalement restauré .
La reserve des cèdres de Bcharré Plus petite et plus aménagée que Maaser el Chouf mais qui vaut le détour . A nouveau , balade au milieu des géants millénaires .
Mar Elias : A l’origine petite église au sommet d’une montagne qui domine toute la vallée et d’où on aperçoit la mer . C’est devenu un très grand lieu de culte mais en semaine , il n’y a pas personne et on oublie les aménagements extérieurs .
Mercredi 17 juillet : Tripoli
Journée à Tripoli . Visite du château St Gilles . Interessant . Les souks etc … Tripoli n’accueille quasiment pas de touristes donc la population vous accueille à bras ouverts ! Les souks sont dans leur jus et faits pour les habitants : rien de touristique ! On s’est baladé et égaré … une belle journée .
Jeudi 18 juillet :
Journée plus nature .
On est descendu de Tripoli vers Byblos mais par la route , même s’il fut difficile de ne pas se retrouver sur l’autoroute . Charmant village à Enfé .
Route vers Douma : village champêtre au charme désuet .
Gouffre de Balaa . Impressionnant , pas incontournable mais j’avais vu cette photo plusieurs fois dans des magazines et forums donc je voulais le voir de mes yeux , même si l’été c’est à sec donc moins verdoyant que les photos . Pas nécessaire de payer pour y descendre , il suffit de contourner le chemin pour arriver face au gouffre .
Les grottes d’Adonis à Afqa : au prix d’une route interminable et en travaux , un endroit charmant et rafraichissant . Une grotte ouverte au flanc de la falaise et ses cascades . Très prisées des libanais le week end . De jolies buvettes et une ambiance familiale comme on adore où nous nous sommes faits offrir des fruits et des pois chiche.
Byblos Arrivés en fin d’après midi, nous voulions y faire une première balade . Finalement , nous y avons passé toute la soirée sans y retourner le lendemain . Byblos est LE lieu touristique du Liban formule Jet set de St Tropez . Nous avons tenté d’occulter ce côté obscur et ne l’envisager que du côté historique . La vieille ville et le port sont alors magnifiques . Nous n’avons pas visité les ruines car on les aperçoit de l’extérieur et il n’en reste quasiment rien .
Vendredi 19 juillet
Nous avons mis le cap sur Jounié et sommes montés à Notre Dame Harissa , le Lourdes libanais . La vue sur la côte est exceptionnelle .
Jeita Grotte : beaucoup vont dire que rien ne ressemble plus à une grotte qu’une grotte . Nous , nous sommes fans de grottes et je veux vous dire de ne pas la manquer car elle est vraiment exceptionnelle ! De plus , la visite est aménagée pour rendre la visite funcky ;.Nous y avons passé un excellent moment ! Cela démarre par un petit téléphérique pour accéder à la première grotte qu’on visite à pied : énorme cathédrale de Stalactites !!! Des drapés , colonnes , champignons … On en a pris plein les yeux . Puis on descend vers la seconde grotte en petit train qu’on visite en bateau . Balade d’environ 15 mn sur 500 m de lac souterrain . Un excellent souvenir !!!
Samedi 20 juillet
C’est le dernier jour …
Le matin , visite du musée national . De magnifiques trésors et une très belle muséographie . Très didactique , rien de surchargé . Prévoir deux heures sans se presser .
On file ensuite vers le centre pour y refaire le tour fait avec Karim le premier jour mais cette fois en visitant la grande mosquée , la basilique St Georges , les jardins du pardon et l’église orthodoxes St Georges où nous descendrons dans la crypte très intéressante . Place de l’étoile , les deux petites mosquées d’origine et les anciens souks devenus centre commercial ( bof ) . On rejoint la corniche car je tenais beaucoup à y voir l’ Hotel St Georges ou ce qu’il en reste , fantôme d’un temps qui n’est plus au Liban . Nous sommes dans le quartier des ‘ grands hôtels ‘ qui fut le théâtre d’affrontements sévères pendant la guerre et qui témoignent ( avec l’Holiday Inn ) de la violence du passé . Retour à l’hôtel par la corniche . En soirée , nous sommes partis nous balader de l’autre côté de la corniche pour y voir le très célèbre ‘ rocher aux pigeons ‘ au soleil couchant .
CE QU’ON A AIME :
- L’hospitalité des libanais et nos hôtes avec mention spéciale pour Dar Linda . - La fabuleuse Baalbek - La reserve de cédres de Maaser El Chouf - Les souks authentiques de Tripoli - Les grottes de Jeita et tant de choses ….
CE QU’ON N’A PAS AIME :
- L’ambiance Jetset de Byblos - Devoir quitter le Liban ….
L’ ITINERAIRE :
J1 : vol de Marseille pour Beyrouth J2 : Visite de Beyrouth dont visite guidée pendant 5h J3 : Beyrouth / Saïda / Tyr J4 : Tyr / Jezzine / Baadarane / Khaibé / Deir el Qamar J5 : Palais de Beit Ed Dine et réservé des cêdres de Masser El Chouf . J6 : Anjar / Baalbek / Bcharré J7 : Vallée sainte de Qadischa J8 : Bcharré : musée Gibran / Reserve de cêdres / Mar Elias / Tripoli J9 : Tripoli J10 : Enfé / Douma/ Gouffre Balaa / Grotte d’Afqa / Byblos J11 : Byblos / Basilique d’Harissa / Grotte de Jeita / Beyrouth J12 : Beyrouth et vol retour dans la nuit .
LES TRANSPORTS :
Avion : Marseille / Beyrouth direct avec Aigle Azur : 1220 e
Location de voiture : chez Advanced Car dans Beyrouth mais agence aussi à l’aéroport . 450 e pour 10 jours avec franchise réduite à 100e ( les seuls à m’avoir proposé cela ) . Voiture récente en excellente état . Réservation après quelques échanges sur leur site mais sans versement d’acompte . Accueil cordial sans plus .
Essence : 0,70 le litre . Pas d’affolement , le prix au pompe est affiché pour 20 litres ! Mais , je conçois que cela fait un drôle d’effet la première fois . J’ai oublié de noter notre km total . Budget : 58 e pour le périple .
Navette en taxi AR aéroport : 25 e à l’aller et 20 au retour réservées auprès des hôtels respectifs .
Taxis : different taxis empruntés de ci de la dans les villes : 21 e . A Beyrouth et Tripoli , prenez les taxis aux plaques d’immatriculation rouge et demandez un ‘ service ‘ donc un taxi partagé , c’est beaucoup moins cher .
Et la circulation alors ? Tant déconseillée sur le forum , certes anarchique mais pas pire que dans beaucoup de pays . Bref , vigilance , prudence et vitesse adaptée , nous ont permis de circuler sans encombre .
LES HEBERGEMENTS :
1285 e pour 14 nuits . Le budget ne sera pas très significatif car , vieillissant sans doute , nous aimons notre confort et nous avons privilégié du cozy . Malgré tout , l’offre classique reste quand même assez cher au Liban . Plutôt ‘ sauvage ‘ habituellement , j’allais aussi pour rencontrer les Libanais donc , nous avons privilégié les chambres d’hôtes et l’excellent réseau : ‘ l’hôte libanais ‘ que je vous recommande chaudement si cette formule vous tente . Yara fut de très bon conseil et très efficace !
Beyrouth : Guesthouse Zanzoun dans le quartier Mar MIckael . 120 $ la nuit . Une très belle maison libanaise au charme désuet , meublée très classe . Grande chambre avec balcon et climatisation . Mario assure l’accueil de façon très cordial et est toujours disposé à donner conseils et effectuer réservations diverses . Excellent petit déjeuner !
Beyrouth : Hôtel Bella Riva sur la corniche , proche du rocher aux pigeons . Au retour , nous avons opté pour ce quartier à l’opposé du précédent . Très bon hôtel , grande chambre spacieuse et climatisée . Personnel sympathique et qui s’occupe de tout : réservation , taxi … Petit déjeuner sous forme de buffet de moyen qualité mais notre avis est peut être faussé tant nous avons été gâté en chambre d’hôte . 68 euros la nuit sans le petit déjeuner .
Tyr : Dar Alma . Hôtel situé dans la vieille ville pleine de charme et à quelques mètres de la plage . Chambre standard avec climatisation et petit déjeuner de moyenne qualité . L’hôtel est charmant et dispose d’un bar restaurant très sympa donnant sur un petite plage privée . Mon gros reproche : le prix !! trop cher pour cette gamme mais j’ai eu tant mal à trouver un hébergement à Tyr que je m’y suis résignée .
Deir el Qamar : Dar Linda : COUPS DE COEUR ! Nous sommes arrivés en tant qu’hôtes et repartis , trois jours plus tard , en y laissant des amis . 150 $ la nuit avec petit déjeuner gargantuesque et de grande qualité . Accueil formidable ! Jolie chambre dans une maison superbe décorée avec goûts ( Nour était archéologue ) donnant sur jardin et belle terrasse . Quartier très calme .
Hasroun ( prés de Bcharré ) : Chez Jacqueline . 80 $ la nuit avec petit déjeuner copieux . Chez Jacqueline c’est un autre univers qui , il faut bien l’avouer nous a d’abord laissé septique . Nous y sommes arrivés de nuit , après une longue journée et longue route . Jacqueline propose une chambre / appartement dans une maison libanaise traditionnelle . Nous avons eu un choc en arrivant car la chambre est propre mais vieillotte , décorée de partout par des autels et vierges Marie qui peuvent être oppressant . Tout est sans goût et sans chichi … Ma première réaction aurait été de partir mais il était tard et nous n’aurions pas trouvé où aller . Après une bonne nuit , nous avons relativisé et ri de notre réaction d’autant plus que Jacqueline est adorable !!! Nous avons pris notre petit déjeuner avec elle . Elle nous a concocté le programme de la journée et le soir , elle nous a invité à passer un moment chez elle avec son mari Tony où nous avons partagé un peu de leur vie et surtout de très gros fou-rires quand elle a voulu nous apprendre à parler quelques mots d’arabe . Bref , aller chez Jacqueline pour le personnage mais pas pour le chambre , cela vaut le détour !
Tripoli : quartier El Mina : Beit El Nessim . Superbe maison traditionnelle décorée avec goût dans le vieux quartier populaire d’Al mina . A quelques mètres de la mer et de la corniche . 150 $ la nuit avec petit déjeuner copieux . Chambre avec climatisation sur le toit avec une terrasse où il faut bon flâner le soir . Cela aurait pu être un coup de coeur si la maison n’était pas sans âme . J’avais lu beaucoup de commentaires sur la convivialité de l’hôte mais rien … et nous ne l’avons même pas rencontré . Nous avons été accueilli de façon polie mais sans plus par une jeune dame et le matin , et , au petit déjeuner , servi par jeune homme que nous avons dû réveiller et qui n’a apparemment pas apprécié car pas un mot , pas un sourire et service déplorable … dommage car le petit déjeuner était excellent !
Byblos : l’hôtel de mon père ( oui , oui c’est son nom ) 80 $ la nuit avec un petit déjeuner buffet gargantuesque et de très bonne qualité . Grande chambre avec climatisation aux standards habituels des hôtels . Piscine . Le propriétaire est très sympathique .
VISITES : ( prix indiqué par personne ) : total 125 euros
- Beyrouth : Musée Sursock : Donation : Musée National : 10 000 : crypte église orthodoxe St Georges : 5000 : visite guidée avec Karim ( contact : www.karimsark.com ) - Saïda : Musée du savon : 5000 : Château de la mer : 4000 - Tyr : Site archéologique : 6000 - Palais Beit ed Dine : 10 000 - Reserve des cêdres de Maaser el Chouf : 7000 - Site archéologique d’ Anjar : 6000 - Baalbek : 15000 - Musée Khalil Gibran : 8000 - Château St Gilles à Tripoli : 5000 - Grotte de Jeita : 18000
NOURRITURE :
Budget total 125 e entre quelques restaurants , pique-niques le soir en montagne et sur la plage mais aussi des invitations par nos hôtes .
Nous pouvons conseillé : le restaurant de Dar Alma à Tyr pour son hoummos entre autre . : ‘ Fish and Chips ‘ à Al Mina à Tripoli . Prés du parc . On y choisi son poisson frais et ils préparent : délicieux !! Fritures de poissons , hoummos, frites, pain , bouteille d’eau : 7euros pour nous deux . Les locaux y mangent et ne se trompent pas . : ‘ Salon Beyrouth ‘ centre Beyrouth . Autant pour un déjeuner que pour un rafraîchissement .
GUIDES et CARTES :
Peu de guides hélas et surtout ni Lonely planet ni Routard . J’ai acheté dans une brocante un vieux GUIDE BLEU ULYSSE qui nous a bien dépanné pour les explications dans les musées ou sites archéologiques . Le BRADT est bien fourni et récent mais en anglais . L’OLIZANE : très bien pour la culture , explications etc Carte : International travel maps : très bien et à jour !
DIVERS :
Visa : obtenu à l’arrivée mais sur présentation d’une réservation d’hôtel . Passage simple et facile . Vous ne devez pas avoir de tampon israélien sur votre passeport . Langue : les libanais parlent , en très grande majorité le français et en sont fiers . Sinon arabe ou anglais . Taux de change : 1 euro = 1650 livres libanaises . Le dollar US est accepté voire plébiscité partout . Nous , nous refusons toujours de payer dans une autre monnaie que celle du pays . Moyens de paiement : ATM partout pour toute carte de credit . Climat : en juillet : ciel bleu en permanence . Très chaud à Beyrouth . Chaud mais avec brise marine sur la côte : 30 à 35 degrés . En montagne : une trentaine de degrés et nuits fraîches . Achats : pas très touristique donc pas trop d’artisanat à part les multiples articles en bois de cèdres assez kitchs . Quelques prix : un coca : 500 . Une bouteille d’eau : 1000 . 3 à 5 galettes de pain : 1000 . Une glace : 2000 . Déplacements : nous nous sommes beaucoup servi de notre GPS monde que nous avions emmené et de Google Maps dans les villes .
LECTURES AVANT LE DEPART :
- ‘ La mémoire des cèdres ‘ de Jacqueline Massabki . Le livre qui m’a donné envie d’aller au Liban , il y a si longtemps . Je l’ai lu à sa parution , il y a plus de 30 ans et je l’ai relu avec toujours le même goût avant de partir . Ce fut pour moi une vraie bible .
- ' L'âge d'or ' : Diane Mazloum
- ‘ Les désorientés ‘ : Amin Maalouf
- ‘ Dans les meules de Beyrouth’ . Toufic Youssef Aquad
- ‘ Le rocher de Tanios ‘ Amin Maalouf
- ‘ Le quatrième mur ‘ Sorj Chalandon
- ‘ Le jour où Nina Simone a cessé de chanter ‘ Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi .
PARCOURS JOURNALIERS
Mercredi 10 juillet : Beyrouth
Arrivés dans la nuit , nous avions RDV pour une visite guidée de 5H avec Karim , guide et photographe . Excellente visite pour dégrossir la découverte de Beyrouth mais aussi sur l’histoire du Liban autant historique que politique . Karim était passionnant et nous a fait découvrir des petits coins où nous ne serions pas allés . Les grandes lignes de la visite : Le quartier Mar Mickael et la communauté arménienne , la ligne verte tristement célèbre lors de la guerre , et le quartier Sodecco , la place des canons ( aujourd’hui la place des martyrs) , la place de l’étoile, la grande mosquée El Amina , St Georges des maronites , l’oeuf , le grand serail , la tour de l’horloge , les thermes romains , avenue Clemenceau , les souks puis enfin le quartier Hamra .
En milieu d’après midi : le musée Sursock
Jeudi 11 juillet : Beyrouth / Saïda / Tyr
Coups de coeur pour Saïda , l’ancienne Sidon . Vieille ville très agréable . Château de la mer : construit par les croisés entre 1227 et 1228 avec des matériaux des ruines antiques ce qui donne un aspect assez perturbant … Chouette vue sur Saïda . Souk et caravanserail Musée du savon : une visite très agréable et instructive dans une très vieille bâtisse admirablement bien restaurée : Les cuves datent du XVII ème . Ne manquez pas de prendre une limonade et des gâteaux au café du musée !!!
Tyr : vieille ville très agréable , colorée et fleurie .
Vendredi 12 juillet : Tyr à Dar el Qamar
Visites des ruines . Nous y serons seuls pendant toute la visite . Ce n’est pas franchement entretenu mais cela confère au site un certain charme . Très belle allée monumentale qui aboutit à la mer . Une impression d’éternité suspendue . Nous avons aperçu des tortues au bord du rivage . Jezzine : charmant petit village de montagne réputé pour sa cascade( à sec ) en été . Deir El Qamar : Ancienne résidence des émirs , village charmant . Sur la place , les restes de l’ancien palais ont été restaurés en souk touristique et centre culturel . Baladez vous dans le village et observez le système d’écoulement des eaux .
Samedi 13 juillet :
Palais de Beit ed dine . Superbe !!! Construit en 1804 . Salons , fontaines , patios, jardins , marbre , bois sculpté bref le charme de l’orient . Le clou de la visite est au sous sol avec des dizaines de mosaïques du V ème siècle retrouvées dans une église enfouie dans le sable vers Byblos .
Reserve de Maaser El Chouf . On ne peut venir au Liban sans aller voir les derniers géants et emblème du pays : les cèdres . J’en rêvais donc émotion et larmes . Ils sont majestueux , invincibles ( peut être ) , hors du temps … Dans un très beau paysage méditerranéen , vallées encaissées , sommets pelés et raccornis . Belle balade au milieu des géants et jusqu’au célèbre cèdre de Lamartine .
Dimanche 14 juillet :
Anjar : cité Omeyade fondée en 705 . Le site est petit mais très agréable , original et entouré des sommets enneigés libanais du mont Liban et anti-Liban à 15 km de la Syrie .
Baalbek : FABULEUX ! Je vais manquer de mots pour décrire cette merveille donc allez y ! Malgré tout ce que nous avons lu , nous n’avons ressenti aucun danger à y aller seuls ( comme beaucoup de touristes d’ailleurs ) . Prévoir un peu plus de trois heures de visite et ne pas oublier le musée . Ne faites pas comme nous , ne cherchez pas le Jupiter Héiopolitain sur le site car il est au musée .
Route vers Bcharré et le col Qornet el Saouda : le toit du Liban qui n’est pas une appellation usurpée : formes arrondies , végétation rare , sols caillouteux , à son sommet , on domine d’un côté la vallée de la Bekaa et d’un autre la vallée de Qadisha . Magnifique et encore plus si vous avez la chance comme nous d’y être au coucher du soleil .
Lundi 15 juillet :
Journée dans la vallée sainte et ses monastères troglodytes . Nous devions initialement y randonner deux jours mais mon mari s’est fait une entorse deux jours avant le départ ce qui nous a valu de revoir le programme . Le coin propose de nombreux sentiers , que nous avons partiellement croisés et qui sont superbes !
Deir Mar Alichaa ou Saint Elisée . Adossé à la falaise , construit dans une énorme caverne , sa masse ocre se détache du gris et vert des parois : c’est magnifique ! Un univers de silence où nous avons été accueillis par un religieux français qui y vit depuis la guerre . On a passé avec lui deux heures de visite passionnante sur l’histoire du monastère mais aussi de la vallée . Une vraie chance de l’avoir rencontré .
Monastère de Qannoubine . La plupart des voyageurs y accèdent par le sentier de randonnée , ce qui n’était pas possible pour nous . Restent en principe deux solutions : payer à l’auberge proche du parking un 4X4 qui vous emmène pour 12$ ou se faire emmener et s’engager à manger à leur second restaurant situé à 700 m du monastère . Rien ne nous satisfaisait vraiment . Le religieux que nous avions rencontré à St Elisée et à qui nous avions exposé notre souci de santé , nous avait conseillé d’aller avec notre propre voiture en roulant tout doucement . Nous avons opté pour cette solution et c’est passé … long , cabossé mais possible . Le monastère de femmes cette fois est beaucoup plus petit et sobre en bordure d’une belle vallée . Au retour , nous avons finalement mangé au petit restaurant dans une ambiance très familiale et champêtre : salade , hoummos … simple mais bon .
Mar Qozhaya Plus loin dans la vallée . Lui aussi est à flanc de rocher . C’est le refuge historique des maronites . La chapelle est un lieu de culte surprenant située dans une grotte naturelle , immense , voutée avec un autel formé de deux mégalithes . Sur l’autel est posé un rouleau que les pèlerins se passe sur le corps pour soulager des douleurs . Nous sommes restés un moment à l’écart , toujours fascinés par les ferveurs du culte .
Mardi 16 juillet :
Le musée K Gibran situé dans l’ancien monastère Mar Sarkis . Peintre et écrivain du célèbre ‘ Prophète ‘ . Même si vous n’êtes pas un inconditionnel du peintre ou de l’écrivain , je vous conseille malgré tout la visite rien que pour le monastère totalement restauré .
La reserve des cèdres de Bcharré Plus petite et plus aménagée que Maaser el Chouf mais qui vaut le détour . A nouveau , balade au milieu des géants millénaires .
Mar Elias : A l’origine petite église au sommet d’une montagne qui domine toute la vallée et d’où on aperçoit la mer . C’est devenu un très grand lieu de culte mais en semaine , il n’y a pas personne et on oublie les aménagements extérieurs .
Mercredi 17 juillet : Tripoli
Journée à Tripoli . Visite du château St Gilles . Interessant . Les souks etc … Tripoli n’accueille quasiment pas de touristes donc la population vous accueille à bras ouverts ! Les souks sont dans leur jus et faits pour les habitants : rien de touristique ! On s’est baladé et égaré … une belle journée .
Jeudi 18 juillet :
Journée plus nature .
On est descendu de Tripoli vers Byblos mais par la route , même s’il fut difficile de ne pas se retrouver sur l’autoroute . Charmant village à Enfé .
Route vers Douma : village champêtre au charme désuet .
Gouffre de Balaa . Impressionnant , pas incontournable mais j’avais vu cette photo plusieurs fois dans des magazines et forums donc je voulais le voir de mes yeux , même si l’été c’est à sec donc moins verdoyant que les photos . Pas nécessaire de payer pour y descendre , il suffit de contourner le chemin pour arriver face au gouffre .
Les grottes d’Adonis à Afqa : au prix d’une route interminable et en travaux , un endroit charmant et rafraichissant . Une grotte ouverte au flanc de la falaise et ses cascades . Très prisées des libanais le week end . De jolies buvettes et une ambiance familiale comme on adore où nous nous sommes faits offrir des fruits et des pois chiche.
Byblos Arrivés en fin d’après midi, nous voulions y faire une première balade . Finalement , nous y avons passé toute la soirée sans y retourner le lendemain . Byblos est LE lieu touristique du Liban formule Jet set de St Tropez . Nous avons tenté d’occulter ce côté obscur et ne l’envisager que du côté historique . La vieille ville et le port sont alors magnifiques . Nous n’avons pas visité les ruines car on les aperçoit de l’extérieur et il n’en reste quasiment rien .
Vendredi 19 juillet
Nous avons mis le cap sur Jounié et sommes montés à Notre Dame Harissa , le Lourdes libanais . La vue sur la côte est exceptionnelle .
Jeita Grotte : beaucoup vont dire que rien ne ressemble plus à une grotte qu’une grotte . Nous , nous sommes fans de grottes et je veux vous dire de ne pas la manquer car elle est vraiment exceptionnelle ! De plus , la visite est aménagée pour rendre la visite funcky ;.Nous y avons passé un excellent moment ! Cela démarre par un petit téléphérique pour accéder à la première grotte qu’on visite à pied : énorme cathédrale de Stalactites !!! Des drapés , colonnes , champignons … On en a pris plein les yeux . Puis on descend vers la seconde grotte en petit train qu’on visite en bateau . Balade d’environ 15 mn sur 500 m de lac souterrain . Un excellent souvenir !!!
Samedi 20 juillet
C’est le dernier jour …
Le matin , visite du musée national . De magnifiques trésors et une très belle muséographie . Très didactique , rien de surchargé . Prévoir deux heures sans se presser .
On file ensuite vers le centre pour y refaire le tour fait avec Karim le premier jour mais cette fois en visitant la grande mosquée , la basilique St Georges , les jardins du pardon et l’église orthodoxes St Georges où nous descendrons dans la crypte très intéressante . Place de l’étoile , les deux petites mosquées d’origine et les anciens souks devenus centre commercial ( bof ) . On rejoint la corniche car je tenais beaucoup à y voir l’ Hotel St Georges ou ce qu’il en reste , fantôme d’un temps qui n’est plus au Liban . Nous sommes dans le quartier des ‘ grands hôtels ‘ qui fut le théâtre d’affrontements sévères pendant la guerre et qui témoignent ( avec l’Holiday Inn ) de la violence du passé . Retour à l’hôtel par la corniche . En soirée , nous sommes partis nous balader de l’autre côté de la corniche pour y voir le très célèbre ‘ rocher aux pigeons ‘ au soleil couchant .
CE QU’ON A AIME :
- L’hospitalité des libanais et nos hôtes avec mention spéciale pour Dar Linda . - La fabuleuse Baalbek - La reserve de cédres de Maaser El Chouf - Les souks authentiques de Tripoli - Les grottes de Jeita et tant de choses ….
CE QU’ON N’A PAS AIME :
- L’ambiance Jetset de Byblos - Devoir quitter le Liban ….
L'Indonésie, une si belle mosaïque English translation pending
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays ... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles rencontres 🙂
- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons
et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.

Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.
L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.
J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).
L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans
Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.
Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.
J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎
Jour 0 - jeudi 11 juillet
Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.
Jour 1 - vendredi 12 juillet
Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠
Jour 3 - samedi 13 juillet
Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.
Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.
Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.
C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.





Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.
Le photographe ...
photographié 🙂

Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.

Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.

Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)
Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).


Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.



Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.


Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠


Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons
et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.

Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.
L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.
J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).
L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans
Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.
Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.
J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎
Jour 0 - jeudi 11 juillet
Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.
Jour 1 - vendredi 12 juillet
Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠
Jour 3 - samedi 13 juillet
Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.
Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.
Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.
C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.





Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.
Le photographe ...

photographié 🙂

Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.

Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.

Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)
Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).


Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.



Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.


Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠


Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
Circuit 12 jours en backpacking dans des endroits reculés ou peu visités de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je me lance avec une proposition de circuit de 12 jours dans l'ouest pour le mois de mai prochain sachant que :
- Ce sera ma 4ème fois
- Je ne souhaite pas repasser dans des endroits déjà faits
- Nous serons deux très bons marcheurs
J'ai besoin de votre avis ou autres propositions, surtout pour des endroits insolites où nous pourrons dormir en backpacking :
Jour 1 - Arrivée à Las Vegas ; Nuit à Las Vegas Jour 2 – Valley of Fire + Yant Flat ; Nuit à Yant Flat en backpacking Jour 3 – Kanarra falls + Cedar Breaks NM + Red Canyon + Bryce (sunset point) ; Nuit à Kodachrome (campground) Jour 4 – Kodachrome + Willis Creek + Yellow Rock ; Nuit sur la Cottonwood en backpacking Jour 5 – Sidestep + Color + Wahweap + Nipple Bench + Alstrom ; Nuit à Alstrom en backpacking Jour 6 – Little Wave + Cathedral Wash + Spencer trail (jusqu'à Horseshoe Bend) ; Nuit en haut du Spencer trail en backpacking Jour 7 – North Rim Grand Canyon ; Nuit à North Rim (campground) Jour 8 – CBS + White Pocket + Paria Movie Set ; Nuit à Paria en backpacking Jour 9 – Tirage au sort pour CBN + Buckskin Gulch + White pass trail (dans East Zion) + Gooseberry Mesa ; Nuit à Gooseberry Mesa en backpacking Jour 10 – Grafton Ghost town + Fort Zion + Canaan Mountain (white Domes via Water Canyon jusqu'au dernier point de vue) ; Nuit à White Domes en backpacking Jour 11 – The Subway (Zion) ; Nuit à Little Finland en backpacking Jour 12 - Las Vegas ; Nuit dans l'avion
Si j'ai la chance d'être tiré au sort pour The Wave (internet ou tirage au sort sur place), je ne ferai pas the Subway et je ferai White Domes en J11...
Merci d'avance
J'ai besoin de votre avis ou autres propositions, surtout pour des endroits insolites où nous pourrons dormir en backpacking :
Jour 1 - Arrivée à Las Vegas ; Nuit à Las Vegas Jour 2 – Valley of Fire + Yant Flat ; Nuit à Yant Flat en backpacking Jour 3 – Kanarra falls + Cedar Breaks NM + Red Canyon + Bryce (sunset point) ; Nuit à Kodachrome (campground) Jour 4 – Kodachrome + Willis Creek + Yellow Rock ; Nuit sur la Cottonwood en backpacking Jour 5 – Sidestep + Color + Wahweap + Nipple Bench + Alstrom ; Nuit à Alstrom en backpacking Jour 6 – Little Wave + Cathedral Wash + Spencer trail (jusqu'à Horseshoe Bend) ; Nuit en haut du Spencer trail en backpacking Jour 7 – North Rim Grand Canyon ; Nuit à North Rim (campground) Jour 8 – CBS + White Pocket + Paria Movie Set ; Nuit à Paria en backpacking Jour 9 – Tirage au sort pour CBN + Buckskin Gulch + White pass trail (dans East Zion) + Gooseberry Mesa ; Nuit à Gooseberry Mesa en backpacking Jour 10 – Grafton Ghost town + Fort Zion + Canaan Mountain (white Domes via Water Canyon jusqu'au dernier point de vue) ; Nuit à White Domes en backpacking Jour 11 – The Subway (Zion) ; Nuit à Little Finland en backpacking Jour 12 - Las Vegas ; Nuit dans l'avion
Si j'ai la chance d'être tiré au sort pour The Wave (internet ou tirage au sort sur place), je ne ferai pas the Subway et je ferai White Domes en J11...
Merci d'avance
Pour les végétaliens et végétariens en Jamaïque English translation pending
Il y a beaucoup de restos qui se developpent depuis 5-6 ans et qui peuvent etre utiles aux vegetariens et aux veganes qui voyagent en Jamaique, a savoir d abord les restos rastas, la plupart vegetariens, qui se trouvent un peu partout, par exemple Calabash a ocho Rios, Susumbah sur Hope Bay, Countryfarmhouse ou King Ital a Kingston..
Il y a egalement des restos crudivores vegetaliens, "MI Hungry "en est un, ils sont a Kingston, Ocho Rios, Negril et Mandeville."Bush and Water" en est un autre sur Portmore.
La chaine jamaicaine Island Grill vend des repas vegetaliens a base de steack de soja , et on peut trouver des "patties" a base de proteine de soja dans les 3 chaines Mother s , Juicy, et Tasty, une patty est un chausson fourré avec une garniture salée, tres populaire localement.
Il y a un magasin bio au centre commercial Sovereign a Kingston, et le resto Countryfarmhouse a Kingston vend egalement quelques produits , qui ont le merite d etre locaux, comme la farine de fruit a pain ou de cassave, le sucre mouillé..
On peut trouver toutes les sortes de noix , amandes et graines dans les supermarchés de la chaine Progressive Foods, dont des noix de cajou produites dans l ile.
Dans les marchés locaux, on peut aussi trouver des feuilles d aloe vera et autres fruits et epices, dont des racines de curcuma, appelé en Jamaique "tumeric".
Il y a aussi une graine-noix interessante appelée Moringa qu on peut trouver sur les marchés locaux, on en mange deux ou trois par jour pour ses bienfaits, mais attention a son pouvoir laxatif.
Enfin, pour tous ceux que les produits naturels interessent, on peut acheter de l huile de riçin artisanale dans les marchés locaux, cela s appelle "castor oil".
Oh djadja in Karamoja...
Back from two weeks in Karamoja, northeastern Uganda, from Moroto to Kidepo Valley National Park.
A few notes from a few months ago for those who might be interested and whom this area wouldn’t leave indifferent. And rightly so.
First, about access to the region: There have been huge improvements to the infrastructure lately. Although not yet finished, the roadworks have made a big difference, and it’ll be even quicker to get there soon. Currently, allow 8 hours. First from Kampala to Mbale, then from Mbale to Moroto via Soroti. The Jinja to Mbale section is under construction, so that slows things down—count 3.5 to 4 hours from Kampala if there aren’t too many traffic jams on the way out or back. From Mbale to Moroto via Soroti, allow another 4 hours, with only a few kilometers of good dirt road left now that the tarmac is being laid. In a few months, it’ll be done, maybe even sooner.
You can do it in two legs with an overnight in Mbale itself or at Sipi Falls, or go direct. In Mbale, stay at Nurali’s if you really want to keep costs down—also a great spot for Indian food. The vibe is nostalgic, like stepping back in time with granny’s oilcloth table cover (if your granny were Indian). Otherwise, Wash and Wills has a nice pool and a view of the mountains across the way. Lovely garden.
For those who don’t mind driving on dirt roads when it hasn’t rained too much, or who aren’t afraid of taking longer, I’d still recommend going via Nakapiripirit from Mbale. It’s longer, more tiring, and tougher (and if it rains a lot, it can be a real hassle), but wow, is it ever more beautiful. Your call.
Once you arrive in Karamoja, it’s time to enjoy the region you’ve taken the time to reach. So many people only go for Kidepo—what a shame, since the area has so much more to offer. The people are incredibly friendly, and the local culture is so diverse and fascinating.
In Moroto, accommodation options are multiplying like loaves and fishes. At Tita’s, the Karatunga campsite, and of course the institution, Mount Moroto Hotel, which feels a bit stuck in time but is where you’ll find a bit of Moroto’s history. In short, something for every taste and budget. The same goes for meals—you can eat for 5,000 UGX (1.25 €) in local spots or 25,000 UGX (6 €) at the fancier places in town. No risk of going broke here.
Same in Kaabong. From a sleepy little town, it’s slowly but surely moving toward a gentle, steady kind of modernity. There are hotels and guesthouses like Kaabong Resort, which I’d recommend. Forget the name and the appearances—ignore the "Resort" part that’s just there to lure you in. In the end, it’s a cozy little place where you’ll hear both local radio and Madonna’s greatest hits (from the late ‘90s). The staff are welcoming and attentive. They really want to make you happy, and it shows. Here too, you can eat for 5,000 UGX in the village or 15,000–20,000 UGX at the hotels.
Between Moroto and Kaabong, stop in Kotido—more new developments there too. And more guesthouses and restaurants with very reasonable prices. La Maison is a spot that, for the more Francophone among us, will feel like a little taste of France. But Kotido is really worth it for the Karamoja region’s biggest livestock market, held on Wednesdays. Colors, noise, smells—so much joy in being there, right in the middle of all that energy pulsing with the pastoral life of Karamoja. Not a single herder will refuse a photo, proudly sporting the "Karamojong package": a vibrant piece of fabric, a military jacket harking back to the Karamojong’s glorious fighting days, an ostrich-feather hat (or a Guangzhou knockoff), a walking stick, and the dual-purpose stool (for sitting or resting your head, used vertically or horizontally depending on how tired you are and how much local beer you’ve had).
In Moroto, take the local tracks—either across the plains or along the Mount Moroto range. The area is mostly pastoral, with manyattas seeking protection not just from raiders (now rare) but also from grazing animals. On the tracks along the mountains, you’ll cross a few small streams and see some camps for gold prospectors or marble cutters, as well as other geological wonders that are putting pressure on the area from unscrupulous investors. You can also follow the tracks into the valleys to discover the Tepeth villages—more agricultural, more remote, surrounded by unexpected greenery.
KaraTunga can help you explore all this. It’s a local agency I haven’t used myself, but they can provide guides and offer services like mountain hikes or manyatta visits...
A few notes from a few months ago for those who might be interested and whom this area wouldn’t leave indifferent. And rightly so.
First, about access to the region: There have been huge improvements to the infrastructure lately. Although not yet finished, the roadworks have made a big difference, and it’ll be even quicker to get there soon. Currently, allow 8 hours. First from Kampala to Mbale, then from Mbale to Moroto via Soroti. The Jinja to Mbale section is under construction, so that slows things down—count 3.5 to 4 hours from Kampala if there aren’t too many traffic jams on the way out or back. From Mbale to Moroto via Soroti, allow another 4 hours, with only a few kilometers of good dirt road left now that the tarmac is being laid. In a few months, it’ll be done, maybe even sooner.
You can do it in two legs with an overnight in Mbale itself or at Sipi Falls, or go direct. In Mbale, stay at Nurali’s if you really want to keep costs down—also a great spot for Indian food. The vibe is nostalgic, like stepping back in time with granny’s oilcloth table cover (if your granny were Indian). Otherwise, Wash and Wills has a nice pool and a view of the mountains across the way. Lovely garden.
For those who don’t mind driving on dirt roads when it hasn’t rained too much, or who aren’t afraid of taking longer, I’d still recommend going via Nakapiripirit from Mbale. It’s longer, more tiring, and tougher (and if it rains a lot, it can be a real hassle), but wow, is it ever more beautiful. Your call.
Once you arrive in Karamoja, it’s time to enjoy the region you’ve taken the time to reach. So many people only go for Kidepo—what a shame, since the area has so much more to offer. The people are incredibly friendly, and the local culture is so diverse and fascinating.
In Moroto, accommodation options are multiplying like loaves and fishes. At Tita’s, the Karatunga campsite, and of course the institution, Mount Moroto Hotel, which feels a bit stuck in time but is where you’ll find a bit of Moroto’s history. In short, something for every taste and budget. The same goes for meals—you can eat for 5,000 UGX (1.25 €) in local spots or 25,000 UGX (6 €) at the fancier places in town. No risk of going broke here.
Same in Kaabong. From a sleepy little town, it’s slowly but surely moving toward a gentle, steady kind of modernity. There are hotels and guesthouses like Kaabong Resort, which I’d recommend. Forget the name and the appearances—ignore the "Resort" part that’s just there to lure you in. In the end, it’s a cozy little place where you’ll hear both local radio and Madonna’s greatest hits (from the late ‘90s). The staff are welcoming and attentive. They really want to make you happy, and it shows. Here too, you can eat for 5,000 UGX in the village or 15,000–20,000 UGX at the hotels.
Between Moroto and Kaabong, stop in Kotido—more new developments there too. And more guesthouses and restaurants with very reasonable prices. La Maison is a spot that, for the more Francophone among us, will feel like a little taste of France. But Kotido is really worth it for the Karamoja region’s biggest livestock market, held on Wednesdays. Colors, noise, smells—so much joy in being there, right in the middle of all that energy pulsing with the pastoral life of Karamoja. Not a single herder will refuse a photo, proudly sporting the "Karamojong package": a vibrant piece of fabric, a military jacket harking back to the Karamojong’s glorious fighting days, an ostrich-feather hat (or a Guangzhou knockoff), a walking stick, and the dual-purpose stool (for sitting or resting your head, used vertically or horizontally depending on how tired you are and how much local beer you’ve had).
In Moroto, take the local tracks—either across the plains or along the Mount Moroto range. The area is mostly pastoral, with manyattas seeking protection not just from raiders (now rare) but also from grazing animals. On the tracks along the mountains, you’ll cross a few small streams and see some camps for gold prospectors or marble cutters, as well as other geological wonders that are putting pressure on the area from unscrupulous investors. You can also follow the tracks into the valleys to discover the Tepeth villages—more agricultural, more remote, surrounded by unexpected greenery.
KaraTunga can help you explore all this. It’s a local agency I haven’t used myself, but they can provide guides and offer services like mountain hikes or manyatta visits...
Iles Féroé, un bijou dans l'Atlantique Nord English translation pending
Nous vous proposons ce carnet de voyage intitulé "Iles Féroé, un bijou dans l'Atlantique Nord".
Pourquoi les Féroé ? Parce qu'elles sont vraiment exceptionnelles : lors d'un voyage en Islande en 2005, notre bateau nous y avait déposés pour une escale de 48 heures. Insuffisant pour une découverte approfondie, mais suffisant pour nous éblouir et nous donner envie d'y revenir. Depuis 14 ans donc, nous en rêvons, cette fois nous allons réalise ce rêve.
Les Féroé quèsaco ? Si vous les cherchez sur une carte, vous aurez du mal à les trouver : c'est un petit archipel de 18 îles, perdu tout là-haut dans l'Atlantique Nord, entre l'Islande et la Norvège, où vivent 50 000 Féroïens. Les Féroé se déclarent "nation indépendante au sein du Royaume de Danemark" : elles jouissent d'une large autonomie depuis 1948.
Qui sommes-nous ? Nous sommes un couple qui se complète bien pour les voyages (lui ingénieur, elle géographe). Nous avons toujours aimé voyager, pour découvrir d'autres nations, d'autres cultures, d'autres paysages. Aujourd'hui retraités, nous avons parcouru à ce jour 65 pays. En outre nous avons une certaine attirance pour les îles (à cause de leur particularité géographique, de la vie spécifique des îliens, ...), ce qui fait que nous avons déjà visité 270 îles sur la planète.
Quel voyage ? Nous aimons voyager en individuels et préparons minutieusement nos circuits. Pour ce retour aux Féroé, nous partons avec notre propre véhicule, une Renault Scénic, et emprunterons le ferry Norröna, seul bateau qui relie le Danemark aux Féroé une fois par semaine, dans une (très) longue traversée de 33 heures (les Féroé sont à 1100 km au large ...). Nous séjournerons une semaine complète chez l'habitant dans la capitale Tórshavn.
Carnet de voyage Nous essaierons chaque soir de raconter nos aventures, de vous faire partager nos émotions, de vous montrer quelques photos, et de vous donner envie de découvrir vous aussi "ces îles de rêve de l'Atlantique Nord" comme les appellent les brochures touristiques.

Jour 1 : De Lille au Danemark Ce matin 12 juillet c'est le départ. Grande excitation, car nous attendions ce moment depuis longtemps. Nous quittons Lille à 7h45, un trajet de 1180 km nous attend pour rejoindre le port d'embarquement au Danemark. Nous traversons la Belgique (Courtrai, Gand, Anvers), puis les Pays-Bas (Breda, Nimègue). Un pique-nique sur l'autoroute près de la frontière allemande. Puis nous traversons l'Allemagne (Osnabrück, Brême, Hambourg, Flensburg). Il est 19h lorsque nous entrons au Danemark, après 800 m de route. Encore quelques kilomètres, puis nous arrivons à l'hôtel que nous avons réservé dans la ville de Kolding. Une bonne nuit réparatrice s'annonce avant le prochain épisode.
Pourquoi les Féroé ? Parce qu'elles sont vraiment exceptionnelles : lors d'un voyage en Islande en 2005, notre bateau nous y avait déposés pour une escale de 48 heures. Insuffisant pour une découverte approfondie, mais suffisant pour nous éblouir et nous donner envie d'y revenir. Depuis 14 ans donc, nous en rêvons, cette fois nous allons réalise ce rêve.
Les Féroé quèsaco ? Si vous les cherchez sur une carte, vous aurez du mal à les trouver : c'est un petit archipel de 18 îles, perdu tout là-haut dans l'Atlantique Nord, entre l'Islande et la Norvège, où vivent 50 000 Féroïens. Les Féroé se déclarent "nation indépendante au sein du Royaume de Danemark" : elles jouissent d'une large autonomie depuis 1948.
Qui sommes-nous ? Nous sommes un couple qui se complète bien pour les voyages (lui ingénieur, elle géographe). Nous avons toujours aimé voyager, pour découvrir d'autres nations, d'autres cultures, d'autres paysages. Aujourd'hui retraités, nous avons parcouru à ce jour 65 pays. En outre nous avons une certaine attirance pour les îles (à cause de leur particularité géographique, de la vie spécifique des îliens, ...), ce qui fait que nous avons déjà visité 270 îles sur la planète.
Quel voyage ? Nous aimons voyager en individuels et préparons minutieusement nos circuits. Pour ce retour aux Féroé, nous partons avec notre propre véhicule, une Renault Scénic, et emprunterons le ferry Norröna, seul bateau qui relie le Danemark aux Féroé une fois par semaine, dans une (très) longue traversée de 33 heures (les Féroé sont à 1100 km au large ...). Nous séjournerons une semaine complète chez l'habitant dans la capitale Tórshavn.
Carnet de voyage Nous essaierons chaque soir de raconter nos aventures, de vous faire partager nos émotions, de vous montrer quelques photos, et de vous donner envie de découvrir vous aussi "ces îles de rêve de l'Atlantique Nord" comme les appellent les brochures touristiques.

Jour 1 : De Lille au Danemark Ce matin 12 juillet c'est le départ. Grande excitation, car nous attendions ce moment depuis longtemps. Nous quittons Lille à 7h45, un trajet de 1180 km nous attend pour rejoindre le port d'embarquement au Danemark. Nous traversons la Belgique (Courtrai, Gand, Anvers), puis les Pays-Bas (Breda, Nimègue). Un pique-nique sur l'autoroute près de la frontière allemande. Puis nous traversons l'Allemagne (Osnabrück, Brême, Hambourg, Flensburg). Il est 19h lorsque nous entrons au Danemark, après 800 m de route. Encore quelques kilomètres, puis nous arrivons à l'hôtel que nous avons réservé dans la ville de Kolding. Une bonne nuit réparatrice s'annonce avant le prochain épisode.
Quand tu t'éclates à Ouarzazate! English translation pending
Coucou les voyageurs, ça gaze 😉 ???
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux. Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉. En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux. Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉. En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo English translation pending
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés.
Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient.
Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent
31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top
Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.


Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.
Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout
Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentins
Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde
Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.

La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.
J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le topNous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.



Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partoutCette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentinsCe qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au mondeDans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.


La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.Quarante trois jours en famille en Thaïlande (février/mars 2019) English translation pending
Actuellement en voyage pour un an avec nos trois enfants (15, 13 et 8 ans), nous venons de passer 43 jours en Thaïlande.
Nous avons fait dans l’ordre, 4 nuits à Bangkok, 1 nuit à Kanchanaburi, 2 nuits au Ganesha Park, 2 nuits à Bangkok, 9 nuits près de Ranong, 5 nuits à Khao Sok, 5 nuits à Ao Nang, 6 nuits à Ko Lanta, 3 nuits à Ko Muk, 2 nuits à Ko Ngai, 4 nuits à Ko Jum.
Voici quelques chiffres et informations qui, nous l’espérons, pourront aider de futures familles vagabondes.
BANGKOK
Logement : nous avons logé au total 6 nuits (4+2) à Bangkok. A l’arrivée en Thaïlande, nous sommes restés 4 nuits au Lamphu Tree house, un hôtel situé dans le quartier de Banglamphu. Nous avions deux chambres. L’hôtel est situé dans un quartier calme proche d’un canal, les chambres sont confortables, le petit déjeuner est copieux et l’hôtel possède une piscine. Prix d’une nuit pour les deux chambres, 112€, avec le petit déjeuner. Seul petit défaut, le quartier est mal desservi par les transports en commun. C’est un défaut mineur, car les taxis sont nombreux à Bangkok et vraiment pas chers. A notre retour de la région de Kanchanaburi, nous avons logé 2 nuits au Holiday Inn Express, un hôtel situé dans le quartier de Siam Square. Prix d’une nuit pour les deux chambres, 170€, avec le petit déjeuner. Hôtel sans grand intérêt sauf peut-être la vue depuis les chambres des derniers étages. Transports : Pour nous rendre de l’aéroport international de Don Muang au Lamphu Tree House, nous avons dû prendre 2 taxis. Au bout du hall des arrivées, il y a une station de taxis où, munis d’un numéro, vous attendez votre tour pour embarquer. Prix de la course pour les deux taxis, 20€. Dans Bangkok, nous avons pris des taxis où nous montions à 5. Prix moyen de la course de 2€ à 7€. Il faut parfois insister pour qu’ils mettent le compteur. Une fois sur deux, ils proposent une course au forfait, très souvent plus chère. Activités : nous avons visité la maison de Jim Thompson. La visite guidée est obligatoire, possibilité d’avoir un guide en français, départ des visites toutes les 20 minutes. Prix de l’entrée à 5, 17€. Nous avons visité le Wat Pho. Prix de l’entrée à 5, 23€. Beaucoup de monde ! Nous avons fait une excursion en long-tail boat sur les canaux de Thonburi. Nous sommes partis de Tha Tien Pier et avons débarqué à Tha Chang Pier. Il est possible de démarrer l’excursion des deux Pier, mais il y a beaucoup moins de monde à Tha Tien Pier. Nous avons fait la boucle de 1h30 qui passe par Khlong Bangkok Noi et Khlong Mon. La visite est très intéressante, mais les bateaux sont très bruyants et trop rapides. On aimerait passer plus de temps sur les canaux. Prix de l’excursion sur un bateau privatisé pour nous 5, 60€. Nourriture : pour tous les budgets et pour tous les goûts...
GANESHA PARK
Logement : nous avons logé 2 nuits au Ganesha Park. L’hébergement se fait dans de grandes tentes, chacune avec deux lits doubles et une salle de bains. En février, nous n’avons pas eu chaud la nuit et n’avons pas vu de moustiques ! Transports : pour nous rendre au Ganesha Park, nous sommes d’abord allés à Kanchanaburi en taxi depuis Bangkok. Prix de la course, 60€. Départ de Bangkok à 10h, arrivée à Kanchanaburi à 12h. Nous avons passé une nuit à Kanchanaburi avant de nous rendre le lendemain en taxi au Ganesha Park. Prix de la course, 16€, pour environ 27 km. Nous sommes retournés ensuite à Bangkok en taxi (le même qu’à l’aller), Prix de la course, 60€. Activités : nous ne détaillerons pas ici le déroulement d’une journée avec les éléphants pour réserver la surprise. Nous avons adoré ! Nourriture : tous les repas sont pris en grande tablée conviviale avec les pensionnaires et les volontaires. Les mahouts sont présents mais mangent de leur côté. Les repas sont copieux et bons. Seules les boissons prises au bar ne sont pas comprises dans le prix.
ECO LOGIC RESORT
Logement : nous avons logé 9 nuits à l’Eco-Logic Resort dans un bungalow familial face à la rivière et au milieu d’une belle nature tropicale. Prix d’une nuit pour 5 personnes avec petit-déjeuner, 82€. Superbe et très reposant ! L’Eco-Logic Resort jouxte la TCDF (Thai Child Development Foundation) qui est une école créée pour venir en aide aux enfants avec handicap. L’Eco-Logic Resort finance en grande partie la TCDF. Transports : l’Eco-Logic Resort et la TCDF se trouvent à Paksong à environ 40 km de la ville de Ranong et 20 km de l’aéroport. Depuis Bangkok, nous avons pris un vol d’une heure avec la compagnie Nok Air. Depuis l’aéroport de Ranong, nous avons pris un tuk tuk, prix de la course, 28€. Activités : il y a une foule d’activités à l’Eco-Logic Resort, à commencer par le yoga, tous les jours de 7h à 8h et de 17h à 18h pour les adultes et de 15h à 15h30 pour les enfants, la méditation en soirée, des cours de cuisine, du jardinage, des sorties en rafting, des sorties en mer, de la boxe thaïlandaise, se baigner dans la rivière, randonner, faire du volontariat ou tout simplement se reposer ! Il est aussi possible de visiter et même participer à l’école de la TCDF le vendredi et le samedi. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au TCDF. Il y a deux types de menus, un menu végétarien servi sous forme de buffet, et un menu à la carte (thaïlandais et international). Tous deux succulents. Prix moyen d’un repas pour 5 personnes, 30€.
KHAO SOK NATIONAL PARK
Logement : Notre séjour au Khao Sok National Park a été confié à Mathilde qui nous a organisé un séjour mémorable. Mathilde nous avait attribué un guide, Joy, très compétent Nous avons d’abord passé 2 nuits au Khao Sok Jungle Resort dans un bungalow familial. L’hôtel est un peu éloigné de l’entrée du parc, mais le couple qui le gère est très sympathique et la nourriture est succulente. Nous avons ensuite passé une nuit dans la jungle sur les rives du lac Chiew Larn. Une superbe expérience. Pour finir 2 nuits en bungalows flottants au Phutawan Raft House. Nous déconseillons cet hôtel où les fenêtres des bungalows sont des meurtrières, où il n’y a pas de chaise pour se détendre sur la terrasse du bungalow. Cet hôtel fonctionne avec des tours opérateurs qui déversent leur lot de touristes le midi au restaurant ou bien le matin pour y passer une nuit. A fuir ! Transports : notre transfert de Paksong vers le Khao Sok Jungle Resort a été organisé par Mathilde. Durée du trajet, environ 3h. Le trajet du Khao Sok Jungle Resort au lac Chiew Larn a lui aussi été organisé par Mathilde, durée environ 1h30. Activités : Au Khao Sok National Park, nous avons randonné avec notre guide pendant 3h dans le parc, qui est très beau et très faunique. A la suite, nous avons fait du bamboo rafting sur la rivière Sok où le débit était très faible. Sympathique, mais pas indispensable. Le Khao Sok National Park est vraiment magnifique et mérite une halte d’au moins 2 nuits, si ce n’est plus ! Sur le lac Chiew Larn, il est possible de faire du canoé, de partir à l’aube ou au crépuscule à la recherche de vie sauvage, de visiter des grottes, de randonner dans des forêts primaires… Le lac Chiew Larn est magnifique. Nourriture : tous nos repas étaient prévus avec le tour organisé par Mathilde.
AO NANG
Logement : notre séjour dans la région de Krabi a été confié à l’agence Amon Tour qui s’est chargée du logement et des excursions. Nous avons logé 5 nuits dans une maison avec piscine à Ao Nang, située dans l’enceinte du Ya’ Restaurant and Cookery School. La maison se trouve en dehors de l’agitation du bord de mer, dans un quartier calme. Belle adresse ! Transports : Tous nos transports ont été prévus par l’agence Amon Tour. Activités : nous avons participé à un cours de cuisine, nous avons fait une excursion en bateau long-tail boat sur Chicken Island, Ko Tup, Ko Poda pour finir avec un coucher de soleil sur la plage de Phra Nang, une autre excursion en speed-boat sur la magnifique baie de Phang Nga et enfin une sortie en kayaks sur la baie de Thalane. En mer, la région de Krabi avec ses îlots karstiques est absolument magnifique. En revanche sur le continent, Ao Nang est une station balnéaire moche. Les tours organisés par Amon Tour dans la région de Krabi sont très bien orchestrés et en dehors des sentiers battus. On recommande ! Nourriture : tous nos repas étaient prévus soit à la maison d’Ao Nang soit en excursions.
KO LANTA
Logement : nous avons logé 6 nuits dans la Old Town de Ko Lanta, dans la Mango House. Spacieuse maison sur pilotis, face à la mer et au soleil levant, grande terrasse extérieure. En revanche, il y fait très chaud et la nuit la maison est très bruyante avec la marée montante ou descendante. Prix d’une nuit pour 5 sans petit déjeuner, 90€. On a adoré l’ambiance de la Old Town de Ko Lanta, située à l’est de l’île et à 25 minutes en moto des premières plages de l’ouest de l’île. Transports : pour nous rendre d’Ao Nang à Ko Lanta, nous avons pris un mini-van privé, transfert organisé par Amon Tour. Durée du trajet, environ 3h. Sur l’île pour nous déplacer nous avons loué des mobylettes. Prix à la journée d’un scooter, 7€. Les routes ne sont pas trop mauvaises sur Ko Lanta, mais il faut rouler doucement, éviter la conduite de nuit et porter un casque même s’il décoiffe ou ne permet pas de peaufiner le bronzage. Nous avons été stupéfaits du nombre de touristes qui ne portaient pas de casques… Activités : nous n’avons fait aucune activité sur Ko Lanta, nous avons seulement butiné de plages en plages. Plus on se dirige vers le sud et plus elles sont belles et sauvages. Attention, près du rivage, ne comptez pas faire du snorkeling. Nous avons trouvé aussi qu’il y avait beaucoup de méduses. A refaire, nous passerions moins de temps à Ko Lanta pour séjourner plus longtemps sur les îles de Trang (Ko Ngai, Ko Muk et Ko Kradan) ou sur Ko Jum. Nourriture : un repas dans la Old Town pour 5 nous revenait à environ 25€ !
KO MUK
Logement : nous avons logé 3 nuits au Koh Mook Coco Lodge. Prix d’une nuit dans un bungalow en bambou pour 2 ou 3 personnes, sans petit déjeuner, 30€. L’hôtel est bien placé, pas loin du centre-ville, le personnel est adorable et très professionnel. Mais la plage en face de l’hôtel est sale et impropre à la baignade et il fait très chaud dans les bungalows. Bon rapport qualité/prix néanmoins. Transports : pour nous rendre de Ko Lanta à Ko Muk, nous avons pris un public boat réservé la veille dans une agence en ville. Prix de la traversée pour 5 personnes, 76€, durée du trajet, environ 2h30. Le bateau a d’abord desservi les îles de Ko Ngai et Ko Kradan. Sur l’île pour nous déplacer nous avons pris des tuk tuk. Prix d’une course, 5€. Activités : nous avons fait du snorkeling autour de Ko Muk (pas terrible) et sommes allés visiter en dehors ds heures d’affluence la grotte d’Emeraude. Pour la visiter avec le soleil il faut s’y rendre vers 10h, mais il risque d’y avoir un peu de monde… Le Coco Bar, tenu par un thaïlandais marié à une française organise des sorties sur les îles voisines de Ko Ngai, Ko Kradan, Ko Chueak, Ko Waen et Ko Ma où le snorkeling est très intéressant malgré une mauvaise visibilité. Ne pas rater le soleil couchant sur « Charlie Beach ». Nourriture : nous avons pris nos repas au restaurant du Koh Mook Coco Lodge, pour 20€ à 5. Nous sommes aussi allés dîner au Hilltop Restaurant, un des meilleurs de l’île.
KO NGAI
Logement : nous avons logé 2 nuits au Thanya Beach Resort. Prix d’une nuit dans un bungalow familial pour 5 personnes, avec petit déjeuner, 90€. L’hôtel est formidablement bien placé face à la plus belle portion de plage et aux meilleurs spots de snorkeling. Nous avons regretté de ne pas y rester une nuit de plus. Transports : pour nous rendre de Ko Muk à Ko Ngai, nous avons pris un long-tail boat privatisé et réservé la veille auprès du Koh Mook Coco Lodge. Prix de la traversée pour 5 personnes, 34€, durée du trajet, environ 1h. Activités : nous avons fait beaucoup de snorkeling en face de l’hôtel. Possibilité de randonner jusqu’à la sublime plage de « Paradise Beach » ou de faire de la plongée avec le club de l’hôtel. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au restaurant de l’hôtel. Prix moyen pour 5 personnes, 34€.
KO JUM
Logement : nous avons logé 4 nuits au Koh Jum Lodge dans deux bungalows face à la plage. Prix d’une nuit dans un bungalow pour 2 ou 3 personnes, avec petit déjeuner, 150€. L’hôtel est tout simplement superbe…. L’île de Ko Jum, est magnifique, authentique, paisible, un vrai ravissement. Notre île préférée! Transports : pour nous rendre de Ko Muk à Ko Jum, nous avons d’abord pris un long-tail boat privatif, là encore moins couteux à 5 que le boat public, direction le port de Pak Meng sur le continent pour une heure de traversée tranquille. Prix de la traversée vers le continent pour 5 personnes, 45€, durée du trajet, environ 1h. Au port, un mini-van nous attendait pour nous conduire au Laem Kruat Pier à 2 heures de route et où nous attendait le bateau de notre hôtel, le Koh Jum Lodge, pour une demi-heure de navigation avant d'atteindre l'île de Ko Jum. Prix du transfert depuis le continent vers l’île de Ko Jum, 130€ pour 5 personnes. Activités : nous avons fait une sortie bateau à la journée pour visiter Ko Phi Phi Don et Leh. La traversée depuis Ko Jum dure une heure et l’excursion nous a couté 150€. Beaucoup de monde sur Ko Phi Phi…. Mais à voir au moins une fois ! Nous avons aussi loué 3 scooters sur une demi-journée pour découvrir l’île de Ko Jum. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au restaurant du Koh Jum Lodge. Prix moyen d’un repas pour 5, 50€.
Dépenses pour 43 jours (43 nuits) en Thaïlande:
Logements 4 343€, soit une moyenne de 101€ par nuit Transports 1 556€ Nourriture 2 160€, soit une moyenne de 25.1€ par repas Activités et Divers 4 860€, poste important avec beaucoup de sorties organisées
soit un montant total de 12 919€, soit 60€ par jour et par personne.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas.Merci de poser vos questions via ce forum, afin qu'elles profitent au plus grand nombre
L’adresse de notre site : www.lanneebuissonniere.fr
YOLO
Nous avons fait dans l’ordre, 4 nuits à Bangkok, 1 nuit à Kanchanaburi, 2 nuits au Ganesha Park, 2 nuits à Bangkok, 9 nuits près de Ranong, 5 nuits à Khao Sok, 5 nuits à Ao Nang, 6 nuits à Ko Lanta, 3 nuits à Ko Muk, 2 nuits à Ko Ngai, 4 nuits à Ko Jum.
Voici quelques chiffres et informations qui, nous l’espérons, pourront aider de futures familles vagabondes.
BANGKOK
Logement : nous avons logé au total 6 nuits (4+2) à Bangkok. A l’arrivée en Thaïlande, nous sommes restés 4 nuits au Lamphu Tree house, un hôtel situé dans le quartier de Banglamphu. Nous avions deux chambres. L’hôtel est situé dans un quartier calme proche d’un canal, les chambres sont confortables, le petit déjeuner est copieux et l’hôtel possède une piscine. Prix d’une nuit pour les deux chambres, 112€, avec le petit déjeuner. Seul petit défaut, le quartier est mal desservi par les transports en commun. C’est un défaut mineur, car les taxis sont nombreux à Bangkok et vraiment pas chers. A notre retour de la région de Kanchanaburi, nous avons logé 2 nuits au Holiday Inn Express, un hôtel situé dans le quartier de Siam Square. Prix d’une nuit pour les deux chambres, 170€, avec le petit déjeuner. Hôtel sans grand intérêt sauf peut-être la vue depuis les chambres des derniers étages. Transports : Pour nous rendre de l’aéroport international de Don Muang au Lamphu Tree House, nous avons dû prendre 2 taxis. Au bout du hall des arrivées, il y a une station de taxis où, munis d’un numéro, vous attendez votre tour pour embarquer. Prix de la course pour les deux taxis, 20€. Dans Bangkok, nous avons pris des taxis où nous montions à 5. Prix moyen de la course de 2€ à 7€. Il faut parfois insister pour qu’ils mettent le compteur. Une fois sur deux, ils proposent une course au forfait, très souvent plus chère. Activités : nous avons visité la maison de Jim Thompson. La visite guidée est obligatoire, possibilité d’avoir un guide en français, départ des visites toutes les 20 minutes. Prix de l’entrée à 5, 17€. Nous avons visité le Wat Pho. Prix de l’entrée à 5, 23€. Beaucoup de monde ! Nous avons fait une excursion en long-tail boat sur les canaux de Thonburi. Nous sommes partis de Tha Tien Pier et avons débarqué à Tha Chang Pier. Il est possible de démarrer l’excursion des deux Pier, mais il y a beaucoup moins de monde à Tha Tien Pier. Nous avons fait la boucle de 1h30 qui passe par Khlong Bangkok Noi et Khlong Mon. La visite est très intéressante, mais les bateaux sont très bruyants et trop rapides. On aimerait passer plus de temps sur les canaux. Prix de l’excursion sur un bateau privatisé pour nous 5, 60€. Nourriture : pour tous les budgets et pour tous les goûts...
GANESHA PARK
Logement : nous avons logé 2 nuits au Ganesha Park. L’hébergement se fait dans de grandes tentes, chacune avec deux lits doubles et une salle de bains. En février, nous n’avons pas eu chaud la nuit et n’avons pas vu de moustiques ! Transports : pour nous rendre au Ganesha Park, nous sommes d’abord allés à Kanchanaburi en taxi depuis Bangkok. Prix de la course, 60€. Départ de Bangkok à 10h, arrivée à Kanchanaburi à 12h. Nous avons passé une nuit à Kanchanaburi avant de nous rendre le lendemain en taxi au Ganesha Park. Prix de la course, 16€, pour environ 27 km. Nous sommes retournés ensuite à Bangkok en taxi (le même qu’à l’aller), Prix de la course, 60€. Activités : nous ne détaillerons pas ici le déroulement d’une journée avec les éléphants pour réserver la surprise. Nous avons adoré ! Nourriture : tous les repas sont pris en grande tablée conviviale avec les pensionnaires et les volontaires. Les mahouts sont présents mais mangent de leur côté. Les repas sont copieux et bons. Seules les boissons prises au bar ne sont pas comprises dans le prix.
ECO LOGIC RESORT
Logement : nous avons logé 9 nuits à l’Eco-Logic Resort dans un bungalow familial face à la rivière et au milieu d’une belle nature tropicale. Prix d’une nuit pour 5 personnes avec petit-déjeuner, 82€. Superbe et très reposant ! L’Eco-Logic Resort jouxte la TCDF (Thai Child Development Foundation) qui est une école créée pour venir en aide aux enfants avec handicap. L’Eco-Logic Resort finance en grande partie la TCDF. Transports : l’Eco-Logic Resort et la TCDF se trouvent à Paksong à environ 40 km de la ville de Ranong et 20 km de l’aéroport. Depuis Bangkok, nous avons pris un vol d’une heure avec la compagnie Nok Air. Depuis l’aéroport de Ranong, nous avons pris un tuk tuk, prix de la course, 28€. Activités : il y a une foule d’activités à l’Eco-Logic Resort, à commencer par le yoga, tous les jours de 7h à 8h et de 17h à 18h pour les adultes et de 15h à 15h30 pour les enfants, la méditation en soirée, des cours de cuisine, du jardinage, des sorties en rafting, des sorties en mer, de la boxe thaïlandaise, se baigner dans la rivière, randonner, faire du volontariat ou tout simplement se reposer ! Il est aussi possible de visiter et même participer à l’école de la TCDF le vendredi et le samedi. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au TCDF. Il y a deux types de menus, un menu végétarien servi sous forme de buffet, et un menu à la carte (thaïlandais et international). Tous deux succulents. Prix moyen d’un repas pour 5 personnes, 30€.
KHAO SOK NATIONAL PARK
Logement : Notre séjour au Khao Sok National Park a été confié à Mathilde qui nous a organisé un séjour mémorable. Mathilde nous avait attribué un guide, Joy, très compétent Nous avons d’abord passé 2 nuits au Khao Sok Jungle Resort dans un bungalow familial. L’hôtel est un peu éloigné de l’entrée du parc, mais le couple qui le gère est très sympathique et la nourriture est succulente. Nous avons ensuite passé une nuit dans la jungle sur les rives du lac Chiew Larn. Une superbe expérience. Pour finir 2 nuits en bungalows flottants au Phutawan Raft House. Nous déconseillons cet hôtel où les fenêtres des bungalows sont des meurtrières, où il n’y a pas de chaise pour se détendre sur la terrasse du bungalow. Cet hôtel fonctionne avec des tours opérateurs qui déversent leur lot de touristes le midi au restaurant ou bien le matin pour y passer une nuit. A fuir ! Transports : notre transfert de Paksong vers le Khao Sok Jungle Resort a été organisé par Mathilde. Durée du trajet, environ 3h. Le trajet du Khao Sok Jungle Resort au lac Chiew Larn a lui aussi été organisé par Mathilde, durée environ 1h30. Activités : Au Khao Sok National Park, nous avons randonné avec notre guide pendant 3h dans le parc, qui est très beau et très faunique. A la suite, nous avons fait du bamboo rafting sur la rivière Sok où le débit était très faible. Sympathique, mais pas indispensable. Le Khao Sok National Park est vraiment magnifique et mérite une halte d’au moins 2 nuits, si ce n’est plus ! Sur le lac Chiew Larn, il est possible de faire du canoé, de partir à l’aube ou au crépuscule à la recherche de vie sauvage, de visiter des grottes, de randonner dans des forêts primaires… Le lac Chiew Larn est magnifique. Nourriture : tous nos repas étaient prévus avec le tour organisé par Mathilde.
AO NANG
Logement : notre séjour dans la région de Krabi a été confié à l’agence Amon Tour qui s’est chargée du logement et des excursions. Nous avons logé 5 nuits dans une maison avec piscine à Ao Nang, située dans l’enceinte du Ya’ Restaurant and Cookery School. La maison se trouve en dehors de l’agitation du bord de mer, dans un quartier calme. Belle adresse ! Transports : Tous nos transports ont été prévus par l’agence Amon Tour. Activités : nous avons participé à un cours de cuisine, nous avons fait une excursion en bateau long-tail boat sur Chicken Island, Ko Tup, Ko Poda pour finir avec un coucher de soleil sur la plage de Phra Nang, une autre excursion en speed-boat sur la magnifique baie de Phang Nga et enfin une sortie en kayaks sur la baie de Thalane. En mer, la région de Krabi avec ses îlots karstiques est absolument magnifique. En revanche sur le continent, Ao Nang est une station balnéaire moche. Les tours organisés par Amon Tour dans la région de Krabi sont très bien orchestrés et en dehors des sentiers battus. On recommande ! Nourriture : tous nos repas étaient prévus soit à la maison d’Ao Nang soit en excursions.
KO LANTA
Logement : nous avons logé 6 nuits dans la Old Town de Ko Lanta, dans la Mango House. Spacieuse maison sur pilotis, face à la mer et au soleil levant, grande terrasse extérieure. En revanche, il y fait très chaud et la nuit la maison est très bruyante avec la marée montante ou descendante. Prix d’une nuit pour 5 sans petit déjeuner, 90€. On a adoré l’ambiance de la Old Town de Ko Lanta, située à l’est de l’île et à 25 minutes en moto des premières plages de l’ouest de l’île. Transports : pour nous rendre d’Ao Nang à Ko Lanta, nous avons pris un mini-van privé, transfert organisé par Amon Tour. Durée du trajet, environ 3h. Sur l’île pour nous déplacer nous avons loué des mobylettes. Prix à la journée d’un scooter, 7€. Les routes ne sont pas trop mauvaises sur Ko Lanta, mais il faut rouler doucement, éviter la conduite de nuit et porter un casque même s’il décoiffe ou ne permet pas de peaufiner le bronzage. Nous avons été stupéfaits du nombre de touristes qui ne portaient pas de casques… Activités : nous n’avons fait aucune activité sur Ko Lanta, nous avons seulement butiné de plages en plages. Plus on se dirige vers le sud et plus elles sont belles et sauvages. Attention, près du rivage, ne comptez pas faire du snorkeling. Nous avons trouvé aussi qu’il y avait beaucoup de méduses. A refaire, nous passerions moins de temps à Ko Lanta pour séjourner plus longtemps sur les îles de Trang (Ko Ngai, Ko Muk et Ko Kradan) ou sur Ko Jum. Nourriture : un repas dans la Old Town pour 5 nous revenait à environ 25€ !
KO MUK
Logement : nous avons logé 3 nuits au Koh Mook Coco Lodge. Prix d’une nuit dans un bungalow en bambou pour 2 ou 3 personnes, sans petit déjeuner, 30€. L’hôtel est bien placé, pas loin du centre-ville, le personnel est adorable et très professionnel. Mais la plage en face de l’hôtel est sale et impropre à la baignade et il fait très chaud dans les bungalows. Bon rapport qualité/prix néanmoins. Transports : pour nous rendre de Ko Lanta à Ko Muk, nous avons pris un public boat réservé la veille dans une agence en ville. Prix de la traversée pour 5 personnes, 76€, durée du trajet, environ 2h30. Le bateau a d’abord desservi les îles de Ko Ngai et Ko Kradan. Sur l’île pour nous déplacer nous avons pris des tuk tuk. Prix d’une course, 5€. Activités : nous avons fait du snorkeling autour de Ko Muk (pas terrible) et sommes allés visiter en dehors ds heures d’affluence la grotte d’Emeraude. Pour la visiter avec le soleil il faut s’y rendre vers 10h, mais il risque d’y avoir un peu de monde… Le Coco Bar, tenu par un thaïlandais marié à une française organise des sorties sur les îles voisines de Ko Ngai, Ko Kradan, Ko Chueak, Ko Waen et Ko Ma où le snorkeling est très intéressant malgré une mauvaise visibilité. Ne pas rater le soleil couchant sur « Charlie Beach ». Nourriture : nous avons pris nos repas au restaurant du Koh Mook Coco Lodge, pour 20€ à 5. Nous sommes aussi allés dîner au Hilltop Restaurant, un des meilleurs de l’île.
KO NGAI
Logement : nous avons logé 2 nuits au Thanya Beach Resort. Prix d’une nuit dans un bungalow familial pour 5 personnes, avec petit déjeuner, 90€. L’hôtel est formidablement bien placé face à la plus belle portion de plage et aux meilleurs spots de snorkeling. Nous avons regretté de ne pas y rester une nuit de plus. Transports : pour nous rendre de Ko Muk à Ko Ngai, nous avons pris un long-tail boat privatisé et réservé la veille auprès du Koh Mook Coco Lodge. Prix de la traversée pour 5 personnes, 34€, durée du trajet, environ 1h. Activités : nous avons fait beaucoup de snorkeling en face de l’hôtel. Possibilité de randonner jusqu’à la sublime plage de « Paradise Beach » ou de faire de la plongée avec le club de l’hôtel. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au restaurant de l’hôtel. Prix moyen pour 5 personnes, 34€.
KO JUM
Logement : nous avons logé 4 nuits au Koh Jum Lodge dans deux bungalows face à la plage. Prix d’une nuit dans un bungalow pour 2 ou 3 personnes, avec petit déjeuner, 150€. L’hôtel est tout simplement superbe…. L’île de Ko Jum, est magnifique, authentique, paisible, un vrai ravissement. Notre île préférée! Transports : pour nous rendre de Ko Muk à Ko Jum, nous avons d’abord pris un long-tail boat privatif, là encore moins couteux à 5 que le boat public, direction le port de Pak Meng sur le continent pour une heure de traversée tranquille. Prix de la traversée vers le continent pour 5 personnes, 45€, durée du trajet, environ 1h. Au port, un mini-van nous attendait pour nous conduire au Laem Kruat Pier à 2 heures de route et où nous attendait le bateau de notre hôtel, le Koh Jum Lodge, pour une demi-heure de navigation avant d'atteindre l'île de Ko Jum. Prix du transfert depuis le continent vers l’île de Ko Jum, 130€ pour 5 personnes. Activités : nous avons fait une sortie bateau à la journée pour visiter Ko Phi Phi Don et Leh. La traversée depuis Ko Jum dure une heure et l’excursion nous a couté 150€. Beaucoup de monde sur Ko Phi Phi…. Mais à voir au moins une fois ! Nous avons aussi loué 3 scooters sur une demi-journée pour découvrir l’île de Ko Jum. Nourriture : nous avons pris tous nos repas au restaurant du Koh Jum Lodge. Prix moyen d’un repas pour 5, 50€.
Dépenses pour 43 jours (43 nuits) en Thaïlande:
Logements 4 343€, soit une moyenne de 101€ par nuit Transports 1 556€ Nourriture 2 160€, soit une moyenne de 25.1€ par repas Activités et Divers 4 860€, poste important avec beaucoup de sorties organisées
soit un montant total de 12 919€, soit 60€ par jour et par personne.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas.Merci de poser vos questions via ce forum, afin qu'elles profitent au plus grand nombre
L’adresse de notre site : www.lanneebuissonniere.fr
YOLO
2 semaines de rêve sur Palawan English translation pending
Bonjour à tous,
Comme j'ai profité des nombreux carnets de voyage pour préparer nos vacances aux Philippines, à mon tour je veux vous faire partager notre expérience. Nous sommes partis le 07 février de Paris avec la compagnie Emirates (Boeing A380) superbe compagnie, tout était parfait à bord: les sièges très confortables, les repas délicieux, en prime une photo souvenir pour notre fille de 5 ans par le personnel de bord. Escale à Dubaï et arrivée à Manille le 08.
A Manille, c'est la cohue....d'abord il faut changer l'argent en pesos. Le meilleur taux que nous ayons trouvé c'est dans l'aéroport (prenez sur votre droite et c'est au fond en face d'un fast food).
Ensuite, 2ème défi, prendre un taxi pour se rendre à l'hôtel...et là arnaque!!! Nous avions pourtant été prévenus, mais la fatigue n'aidant pas, nous nous sommes fait avoir...nous n'avons pas pris les "taxis regular" et nous avons donc payé 4x le prix!!! et de plus il a mis 1h45 pour trouver l'hôtel (Mella Hotel) qui se situait à 4km!!!
Pour trouver les "regular taxis", il faut traverser la route devant l'aéroport et aller sur la droite, au bout de l'aéroport, faire la file et donner l'adresse de destination et l'on vous attribuera un taxi...pour un prix correct.
Le lendemain, retour à l'aéroport pour prendre l'avion (Cebu Pacific) pour Puerto Princesa.
Nous y sommes arrivés dans l'après-midi, et un van (commandé via notre hôtel) nous attendait à l'aéroport. 1h30 de trajet pour rejoindre le 67th Heaven Holiday Resort à Conception.


Très bon accueil par Lydia, les bungalows sont dispersés dans un jardin face à la mer. Le repas du soir et le petit-déjeuner étaient très bons et très copieux...le tout dans une ambiance familiale. Nous avons regretté de n'y rester qu'une seule nuit.
Le 10 février, départ en van privé pour El Nido. (4h30 de route) Direction la plage de Caalan à l'hôtel "Garden Beach Resort", où nous passerons un merveilleux séjour. Pour y arriver, c'est le parcours du combattant...mais ça en vaut la peine. Tout d'abord, le van nous dépose à El Nido, où nous attendons notre tricycle, car aucune voiture ne sait aller jusque là. Notre chauffeur charge nos 3 valises dans et sur le toit et puis nous montons dans le tricycle. Nous sommes bien chargés!! Un petit passage entre 2 maisons nous amène sur la plage, que nous longeons pour prendre un sentier de terre vers Caalan Beach. A 300m de l'hôtel, notre chauffeur arrête le tricycle, et nous dit qu'il faut continuer à pieds. Nous arrivons en sueur à l'hôtel, où nous attend un délicieux cocktail...
Petit sentier entre notre bungalow et le bâtiment principal.
Nous resterons 4 nuits dans ce paradis....
Le personnel a été aux petits soins pour nous et surtout pour notre fille!!!
Ils se sont occupés de nous réserver les tricycles, les "Island Hopping", ...
Et que dire des repas, délicieux!!!, les petits-déjeuners servis à la carte copieux et délicieux...
Un bon rapport qualité/prix avec le calme en prime...


Notre bungalow

A El Nido, nous avons fait le tour C en bangka privée car notre fille n'ayant jamais fait de snorkelling, nous voulions l'initier en toute tranquilité, sans devoir suivre ou attendre tout un groupe. La sortie fut très réussie.
Helicopter Island
Secret Beach

Et la beauté des fonds marins

Repas sur la bangka : letchon, poisson, poulet, gambas, riz, légumes, bananes, mangue, ananas...un vrai festin!


Détente sur une plage déserte...
Retour vers 17h à notre bungalow pour admirer le beau coucher de soleil sur Caalan Beach.. apéro et repas à l'hôtel.


Le lendemain, la journée a été consacrée à la visite des alentours. Nous avions réservé le tricycle via l'hôtel. Ismaël notre chauffeur nous a amené à Nacpan Beach. Nous avons trouvé la plage très belle, mais que des touristes!! (trop pour nous qui étions habitués à être presque seuls). Tout y est organisé pour le touriste, petits restos pour manger ou déguster un cocktail. Transats payants. Nous n'y avons pas rencontrer de locaux, hormis le personnel de plage.

Ensuite direction les chutes d'eau, que nous ne verrons pas car il a fait trop sec, ...dommage.

A suivre.....


Très bon accueil par Lydia, les bungalows sont dispersés dans un jardin face à la mer. Le repas du soir et le petit-déjeuner étaient très bons et très copieux...le tout dans une ambiance familiale. Nous avons regretté de n'y rester qu'une seule nuit.
Le 10 février, départ en van privé pour El Nido. (4h30 de route) Direction la plage de Caalan à l'hôtel "Garden Beach Resort", où nous passerons un merveilleux séjour. Pour y arriver, c'est le parcours du combattant...mais ça en vaut la peine. Tout d'abord, le van nous dépose à El Nido, où nous attendons notre tricycle, car aucune voiture ne sait aller jusque là. Notre chauffeur charge nos 3 valises dans et sur le toit et puis nous montons dans le tricycle. Nous sommes bien chargés!! Un petit passage entre 2 maisons nous amène sur la plage, que nous longeons pour prendre un sentier de terre vers Caalan Beach. A 300m de l'hôtel, notre chauffeur arrête le tricycle, et nous dit qu'il faut continuer à pieds. Nous arrivons en sueur à l'hôtel, où nous attend un délicieux cocktail...
Petit sentier entre notre bungalow et le bâtiment principal.
Nous resterons 4 nuits dans ce paradis....
Le personnel a été aux petits soins pour nous et surtout pour notre fille!!!
Ils se sont occupés de nous réserver les tricycles, les "Island Hopping", ...
Et que dire des repas, délicieux!!!, les petits-déjeuners servis à la carte copieux et délicieux...
Un bon rapport qualité/prix avec le calme en prime...

Notre bungalow


A El Nido, nous avons fait le tour C en bangka privée car notre fille n'ayant jamais fait de snorkelling, nous voulions l'initier en toute tranquilité, sans devoir suivre ou attendre tout un groupe. La sortie fut très réussie.

Helicopter Island

Secret Beach

Et la beauté des fonds marins


Repas sur la bangka : letchon, poisson, poulet, gambas, riz, légumes, bananes, mangue, ananas...un vrai festin!



Détente sur une plage déserte...

Retour vers 17h à notre bungalow pour admirer le beau coucher de soleil sur Caalan Beach.. apéro et repas à l'hôtel.


Le lendemain, la journée a été consacrée à la visite des alentours. Nous avions réservé le tricycle via l'hôtel. Ismaël notre chauffeur nous a amené à Nacpan Beach. Nous avons trouvé la plage très belle, mais que des touristes!! (trop pour nous qui étions habitués à être presque seuls). Tout y est organisé pour le touriste, petits restos pour manger ou déguster un cocktail. Transats payants. Nous n'y avons pas rencontrer de locaux, hormis le personnel de plage.

Ensuite direction les chutes d'eau, que nous ne verrons pas car il a fait trop sec, ...dommage.

A suivre.....
Des photos du Rajasthan English translation pending
Bonjour, ceci est le carnet de mon voyage de deux semaines au Rajasthan.
J'ai fait ce voyage fin février dernier, c'était une première pour moi en Inde.
Le parcours : Delhi, Jaipur, Pushkar, Jodhpur, Ranakpur, Udaipur via Kumbhalgarh, Bundi via Chittorgarh, Jaipur, Delhi.
Pour 12 jours sur place j'ai retiré du circuit classique Jalsaimer et Agra. Je voulais éviter le "un jour/une ville" et limiter les kilomètres entre les étapes. Pas évident car le Rajasthan c'est grand. Je n'ai donc pas vu le Taj Mahal, ce sera pour une prochaine fois, mais j'ai ainsi pu passer deux nuits dans certaines villes et arriver tôt dans la journée aux étapes.
Je me suis organisé un voyage facile : voiture avec chauffeur et hôtels confortables, avec la perspective de ne jamais avoir à prendre le train de 6 heures du matin et de ne porter aucun sac. Pour un premier voyage en Inde je voulais des vacances, partir l'esprit, les épaules et le dos légers. J'ai même laissé à la maison le gros réflex, m'équipant seulement d'un compact du genre qui tient dans la poche. Un petite précision quand au budget : on peut faire un tel voyage pour 2000 €, billet d'avion compris.
Tout s'est très bien passé, pas la moindre petite contrariété, que du plaisir, du merveilleux et beaucoup de photos. Je ne m'étendrai pas sur certaines réalités du pays liées à la grande misère, surtout dans les villes. On l'observe, c'est souvent choquant, on gère au quotidien son statut de touriste, et puis on s'en va rejoindre les grands circuits du Rajasthan.
D'abord un petit résumé de mes coups de cœur au Rajasthan :
1) Le temple jain de Ranakpur

2) Les puits à niveau de Bundi

3) Les ghâts de Pushkar

4) La forteresse Mehrangarh de Jodhpur

5) Udaipur

(Post modifié à la fin du carnet pour y inclure le résumé)
D'abord un petit résumé de mes coups de cœur au Rajasthan :
1) Le temple jain de Ranakpur

2) Les puits à niveau de Bundi

3) Les ghâts de Pushkar

4) La forteresse Mehrangarh de Jodhpur

5) Udaipur

(Post modifié à la fin du carnet pour y inclure le résumé)
Retour de deux semaines en Oman en camping, février 2019 English translation pending
Bonjour
Tout d’abord, je remercie tous ceux qui, en postant des infos, m’ont aidé à construire notre circuit. A mon tour de faire un compte rendu sur nos 15 jours en Oman. Nous sommes 2 couples, la cinquantaine et avons choisi de louer un 4x4 et de camper. Notre parcours (2600 km) est le suivant : Mascat – Nakhal – Wadi Mistrall – Wadi Al Abyad – Wadi bani Awf – Al Hamra – Jabreen Castle- Nizwa – Misfat Al Abriyin – Jabal Shams – Wadi Damm – Plateau de Sayq – Wadi Bani Khalid – Sugar Dunes- Masirah Isand – Wadi Tiwi – White Beach – Wadi Shab – Seeb.
Nous avons choisi cet ordre pour pouvoir assister au marché aux bestiaux à Nizwa un vendredi et ne pas faire les wadi touristiques (bani khalid, wadiTiwi et wadi shab) pendant le weekend (vendredi et samedi).
Ce voyage nous a coûté 1021 euros par personne tout inclus (vol+visa+4x4+dépenses sur place)
L’essence est à environ 0,2 OMR le litre
Un plat dans un coffee shop entre 0,8 et 2 OMR.
Nous avons changé des euros : 1 OMR = 2,28 euros
J’indiquerai les prix plus spécifiques au fur et à mesure de mon récit.
Pour nous guider, l’application Mapsme qui fonctionne très bien et de partout, le guide « Oman off road » dont nous avons suivi les routes et le lonely planet qui ne nous a pratiquement pas servi. Voici le détail par jour : Avant le départ : Vols réservés sur Lufhtansa : 378 euros par personne. Visas pris sur le site officiel https://evisa.rop.gov.om/ : nécessite d’avoir une photo et son passeport scannés. Il faut rentrer dans le pays dans les 30 jours qui suivent l’obtention du visa. Nous avons fait la demande le soir, le lendemain matin nous avions un mail avec nos visas. Coût du visa pour 30 jours (pour 10 jours cela coute moins cher) : 20 OMR (soit 46 euros environ) 4x4 Prado : Réservé par internet chez Europcar (en passant par bsp-auto) : 1043 euros (remboursement franchise inclus – Kilométrage illimité). Attention les cartes visa premier n’assurent pas les 4x4 et il faut une carte de crédit au nom du conducteur principal au moment de la prise du véhicule (on peut payer sur internet avec n’importe quelle carte pas forcément au même nom).
Dimanche 3 février : Nous décollons de Lyon à 7h15 et faisons une escale à Francfort. A Lyon, nous n’avions pas pu obtenir nos cartes d’embarquement pour le vol Francfort-Mascat car il était assuré par Oman air et leur système informatique n’est, parait-il, pas connecté avec celui de la Lufhtansa. A l’arrivée à Francfort, nous demandons au premier agent que nous trouvons où aller pour récupérer nos cartes. Il nous envoie à un guichet. Là on nous renvoie à un autre guichet, puis un autre…Nous voyons l’heure avancer et tournons en rond. Personne n’a l’air de savoir. Finalement nous tombons sur le guichet Oman air. L’agent ne peut pas nous faire nos cartes d’embarquement et nous délivre un laisser-passer pour la douane. Munis de notre papier, nous repartons en direction de la porte de notre vol. A la douane, on a l’impression que nous sommes les premiers à avoir ce problème : la personne ne sait pas quoi faire et nous redirige vers une collègue. Heureusement celles-ci nous laisse passer et nous enchainons rapidement douane et sécurité. Arrivés à la porte d’embarquement, nous faisons la queue pour obtenir nos cartes et nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas. On ne comprend toujours pas pourquoi personne dans le hall de l’aéroport ne semblait connaitre notre problème… Tout finit bien, nous arrivons à 19h50 à Mascat et avançons nos montres de 3h. Longue attente à la douane car peu de guichets sont ouverts. Nous récupérons notre 4x4 et payons sur place l’ajout d’un second conducteur. Nous retirons à un DAB un minimum d’argent histoire d’avoir un peu de monnaie (10 OMR pour 23,1 EUR) : pour voyager et ne pas avoir de frais bancaires lorsque nous payons en carte (frais mini lors des retraits), nous avons opté pour une carte N26, une banque en ligne (carte gratuite). Nous quittons l’aéroport sous la pluie (ce sera la seule fois des vacances). Il fait 23 degrés. La route est une deux voies très bien éclairée. Attention beaucoup de radars. Pour notre première nuit, nous avons choisi un hôtel proche de l’aéroport et aussi de la mosquée que nous voulons visiter le lendemain.
Second conducteur : 42,5 OMR pour 15 jours Hôtel : weekend hotel & apartments (sur booking.com) : 25,43 OMR avec petit déjeuner inclus.
Lundi 4 février : Après un copieux petit déjeuner, nous partons pour 10 minutes de marche jusqu’à la grande mosquée. Nous avons tous enfilés des pantalons et des chemises à manches longues. Foulards sur la tête obligatoires pour les femmes. Par contre, les pieds nus ne semblent pas poser de problème. La mosquée est ouverte aux visiteurs de 8h30 à 11h le matin. Nous visitons la salle de prières réservée aux femmes (mais les hommes peuvent y entrer), la grande salle de prière avec son magnifique lustre, la bibliothèque puis les extérieurs. Nous avons oublié d’aller voir le jardin de bougainvillées que nous découvrirons de la route à notre retour sur la capitale. L’architecture est très fine, influencée par plusieurs cultures. Nous finissons notre visite par une petite pause café et dattes vers l’entrée de la mosquée : Une bénévole vient discuter avec nous pour, dit-elle, répondre à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la vie des Omanais et le pays. En fait, son discours sur la religion (car toute la vie des musulmans est dictée par la religion et donc toutes ses réponses tournent autour du sujet) n’est pas vraiment objectif mais elle parle un français impeccable et est très sympathique. Nous repartons avec un petit livret sur les différences entre musulmans et chrétiens.

Nous repassons à l’hôtel pour nous changer (il fait 26 degrés) puis repartons vers le quartier de Mutrah. ½ heure après, nous nous garons près du palais du sultan. Petite remarque : nous n’avons jamais eu de problème pour nous garer où que nous allions : Il y a toujours beaucoup de place, toujours gratuit. L’architecture du palais (dans lequel le sultan habite très rarement) est étrange et on se croirait chez Disney, le monde en moins : larges avenues, tout est nickel, pas de graffitis, de publicités et manque un peu de vie.

Après quelques photos, nous repartons dans l’autre sens avec un arrêt au parc de Ryam : des familles locales y pique niquent. Malheureusement la montée au bruleur d’encens est fermée. Nous reprenons la voiture jusqu’au souk de Mutrah (grand parking gratuit devant le marché aux poissons). Des maisons aux jolis balcons en bois bordent la corniche. Il est trop tôt pour voir le souk qui n’ouvre qu’à 17h. Nous faisons rapidement le tour de la partie qui reste ouverte pour les touristes et repartons. Direction Carrefour. Il y a plusieurs supermarchés carrefour dans la ville, nous choisissons d’aller à celui qui se trouve dans le quartier de Qurum. C’est en fait un centre commercial. Les rayons des supermarchés ressemblent aux nôtres. On y retrouve tous nos produits. Nous sommes venus avec nos tentes, duvets et matelas, réchauds et popotes. Nous achetons quelques indispensables pour camper (bouteilles de gaz, matelas gonflable pour nos amis, papier WC, produit vaisselle, …), un peu de nourriture pour le lendemain et pour les petits déjeuners et de l’eau : l’inconvénient d’avoir un 4x4 pour 4 personnes est que les sièges arrières ne peuvent pas être rabattus et donc que l’on se retrouve avec un petit coffre : lorsque l’on a eu mis nos 4 sacs/valises, il ne restait plus guère de place : donc adieu table, chaises, matelas épais…nous nous sommes contentés d’une grande natte mais c’était parfait. Petit aparté pour l’eau : dans beaucoup d’endroits notamment des mosquées, l’eau était réfrigérée et filtrée donc je pense potable mais on n’a pas osé tester : nous avions une gourde avec un filtre et nous achetions des bouteilles d’eau pour boire en complément. Lorsque la bouteille était vide, nous enlevions l’étiquette et cela devenait une bouteille pour la vaisselle que nous remplissions à la première mosquée trouvée (et ça ne manque pas). Pour revenir à nos courses, le fameux livre Oman Off road n’était pas disponible à Carrefour mais à la librairie « Borders » qui se trouve dans le même centre commercial. Ensuite il nous fallait changer de l’argent. Nous avons trouvé un « money exchange » dans la galerie marchande qui se trouve face à Carrefour : à vol d’oiseau, il suffit de traverser la voie express. Le money exchange est caché tout au fond de la galerie. Nous avons eu un taux à 2,2857 alors que la veille à l‘aéroport, c’était du 2,31. Nous échangeons 400 euros contre 175 rials, ce n’est pas l’Asie ! Fatigués, nous repartons pour l’hôtel en passant par la grande mosquée: très jolie de nuit mais on ne nous laisse pas entrer.

Nous mangeons dans un restaurant indien juste à côté de l’hôtel, le Mumbai-Chienna restaurant, très bon et copieux. Nuit dans le même hôtel que la veille.
Repas (plat principal+thé) : 8,9 OMR (pour 4) Oman Off road : 18,5 OMR Nuit hôtel : 25,43 rials la double avec petit déjeuner.
Mardi 5 février : Ce matin, c’est le grand départ. Nous quittons Muscat. La route jusqu’à Nakhal est très bonne (1h30 de route environ). Le long de la route, nous apercevons des élevages de dromadaires. Ce qui nous frappe le plus est le côté désertique du paysage : que des cailloux, pratiquement pas de verdure et peu de maisons : les maisons, généralement très grandes, sont entourées de grands murs (surement pour que les femmes puissent aller et venir sans être vues) et sont à bonne distante les unes des autres. On sent qu’il n’y a pas de problème de densité dans ce pays. Nous décidons de visiter le fort de Nakhal : il permet d’avoir une jolie vue sur la palmeraie qui l’entoure.

Petit tour dans la palmeraie avant de reprendre la route et de grimper dans le wadi Mistall (route 21 de l’OOR = Oman Off Road). La route de ce wadi est bonne jusqu’aux 2,5 derniers kilomètres avant l’arrivée à Wukan : pour atteindre le village en voiture, la route n’est pas goudronnée et grimpe sévèrement, ce sera notre premier test de la fonction 4x4. Nous laissons la voiture au petit parking (toilettes publiques disponibles) et entamons la montée à travers les jardins et le long du falaj (canaux d’irrigation omanais). Les arbres commencent à peine à fleurir et c’est nuageux : l’avantage c’est que nous n’avons pas trop chaud pour faire la balade, l’inconvénient c’est que c’est moins joli que ce sera dans quelques semaines avec le soleil et les arbres tous fleuris. Mais la balade est très sympa. Nous ne croisons que peu de touristes. Attention, à l’entrée de tous les villages dits « touristiques » une pancarte indique qu’il faut être correctement vêtu, ni short ni de débardeur.

Lors de la montée dans le wadi, nous n’avons pas vu de coin sympa pour planter les tentes (que des cailloux !), nous décidons donc de tenter le wadi Al Abyad (route 20 de l’OOR). Nous roulons dans le lit du wadi jusqu’au point de campement indiqué par l’OOR (les points ne sont pas toujours faciles à trouver mais on sait qu’on est au bon endroit lorsque l’on voit un endroit à peu près plat où les cailloux ont été enlevés, avec, à côté, des pierres noircies par les feux de camps).

Il y a très peu d’eau dans le wadi mais infaisable sans 4x4 ! Nous installons notre campement et partons nous promener dans le wadi avant la tombée de la nuit (vers 18h). De retour, nous nous faisons cuire des pâtes et essayons de nous réchauffer avec un petit feu de bois. A 19h30 nous sommes dans nos duvets. Il fait 16 degrés et, malgré nos gros duvets, la nuit sera un peu fraîche.

Fort de Nakhal : 0,5 OMR / personne
Mercredi 6 février : Encore sous l’effet du décalage horaire, nous nous levons vers 7h30. Pain de mie et confiture, thé et café (petit luxe, nous avons apporté dans nos bagages une cafetière à l’italienne) au menu du petit déjeuner. Vers 9h, tout est plié et rangé dans le coffre et nous regagnons la grande route. Nous nous arrêtons à Al Awali pour se ravitailler en nourriture et eau puis entamons le fameux wadi bani Awf (route 17 de l’OOR). Rapidement la route laisse la place à une piste et le 4x4 devient indispensable. Nous nous arrêtons au « little snake canyon » pour randonner un peu. Après 500m de sentier, le canyon s’élargit, il faut crapahuter dans les gros rochers pour trouver un chemin. Ensuite le canyon se rétrécit à nouveau formant comme un serpent et là, pas le choix, il faut nager sur environ 50m : comme il n’y a pas de soleil et que l’eau est froide, seuls les hommes se jettent à l’eau.

D’après eux, ensuite le canyon s’élargit à nouveau et on peut continuer à marcher un peu mais nous n’irons pas plus loin et ferons demi-tour. De retour à la voiture vers 13h30, nous pique-niquons avant de reprendre la route. Certains passages sont très pentus mais le 4x4 et le chauffeur s’en sortent bien. Le paysage est de plus en plus grandiose.

Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous pour les photos ! A un embranchement, le village de Bilat Sayt est indiqué à droite. Ne prendre cette direction que si on veut aller directement au village sans marcher. Sinon suivre la direction Hat , Al Hamra qui est la route normale pour monter au col. Quelques kilomètres plus loin après avoir passé un stade verdoyant et un petit gué, on peut se garer pour monter au village par le canyon. Il y a environ 20 minutes de marche (chemin fléché) pour arriver à Bilat Sayt. Nous faisons le tour du village et montons jusqu’à la tour pour admirer la vue d’ensemble sur la palmeraie.

Quelques enfants nous suivent et nous demandent de l’argent que nous leur refusons. Au retour, les femmes reviennent des champs et nous pouvons admirer leurs jolis vêtements colorés qui changent de leurs tenues noires. Retour par le même chemin. Des touristes avec leur guide se sont installés pour la nuit sur la terrasse dominant le parking nous décidons de faire demi-tour et d’aller planter nos tentes quelques centaines de mètres plus haut, avant le petit gué, sur une autre petite terrasse. Nous réchauffons les Biryani chicken achetés à un coffee shop le matin même. C’est très copieux (1 pour 2 aurait suffit) et épicé. A 19h, nous sommes dans nos duvets !
Jeudi 7 février
Nous sommes en altitude et la nuit a été très fraîche. La température a dû descendre autour de 10 degrés et la tente est toute humide. Levés à 7h, nous déjeunons et attendons que le soleil arrive sur notre emplacement pour faire sécher nos toiles. A 9h, nous partons enfin. Aujourd’hui le ciel est bleu. Plus on monte et plus la vue sur la vallée et les montagnes est grandiose. On s’arrête régulièrement pour prendre des photos.

Enfin le col…et une belle route goudronnée. Nous sortons de la voiture le temps d’une photo souvenir car le vent souffle et il ne fait pas chaud. 1 heure après, nous sommes à Al Hamra. Depuis le parking en dessous de la tour, nous traversons la jolie palmeraie et arrivons dans l’ancien village aux maisons abandonnées construites en pisé. Certaines ont le style yéménite. Notre objectif est de visiter la maison musée de Bait al Safah. Elle est bien indiquée et, ne voyant personne à l’entrée, nous commençons la visite des étages. Les pièces ont été aménagées en fonction de leur utilité, certaines ont des poutres finement peintes au plafond. A la fin de notre visite, un jeune homme nous invite à boire le thé à la cardamone et manger des dattes. C’est au moment de repartir qu’il nous demande gentiment de payer la visite : 3 OMR par personne. Cher pour la visite surtout que personne ne nous a rien expliqué ! Il nous indique qu’il y a une seconde maison à visiter, nous nous précipitons. A l’entrée, une femme nous accueille et nous demande de payer. Nous lui montrons nos tickets et comprenons que nous n’avons peut-être pas fait la visite dans le bon sens. Elle nous invite à la suivre et nous emmène dans une salle où 2 vieilles femmes montrent aux touristes comment torréfier des grains de café, faire de l’huile, faire du pain. C’est très rapide et commercial la guide, seule à parler anglais est déjà repartie à l’accueil attendre de nouveaux touristes et les 2 vieilles femmes, qui ne parlent pas anglais, essayent uniquement de nous vendre l’huile qu’elles viennent de nous faire tester (ressemble à de l’huile d’argan). Re-dégustation de café et dattes. Nous sommes mitigés sur l’intérêt de cette visite. Ensuite nous nous promenons un peu dans les ruelles avant de regagner la voiture.


Nous roulons jusqu’au château de Jabreen. C’est un joli château mais les pièces sont vides et, comme nous n’avons pas pris l’audio guide, cela manque d’explications. Mais sympa à faire.

Finalement nous rejoignons notre hôtel à Nizwa. Ce soir, nous avons décidé de dormir à l’hôtel pour pouvoir aller au marché aux bestiaux de bonne heure le lendemain matin. Nous avons réservé un appartement avec 2 chambres. C’est tout neuf et grand. Pour nous accueillir le gérant veut nous montrer les restaurants de la ville. Sans plus d’explications, il nous demande les clefs de notre voiture pour nous conduire en ville. Quand il monte dans la voiture, une forte odeur se fait sentir. Il nous demande s’il y une poubelle dans la voiture mais comme on ne semble pas comprendre, il conclut que c’est l’odeur des pieds. Le soir on comprendra que c’est une paire de baskets mouillées qui puait ! Quelle réputation les français vont avoir !!
Après cet aperçu rapide, nous décidons de repartir se promener, seuls cette fois, dans Nizwa. La vieille ville avec ses remparts et son fort est très belle.

A la tombée de la nuit, des petits vendeurs de brochettes s’installent sur le grand parking de l’entrée. Nous nous régalons. Les locaux (hommes uniquement) viennent manger ou acheter pour emporter : au volant de leur voiture, ils klaxonnent et attendent que le vendeur leur apporte leur commande. Et cela fonctionne ainsi dans tous les magasins du pays. Les omanais utilisent beaucoup leur voiture (l’essence n’est pas chère) qu’ils bichonnent. D’ailleurs une voiture sale est passible d’une amende.
Ce soir, douche et wifi !
A suivre...
Pour nous guider, l’application Mapsme qui fonctionne très bien et de partout, le guide « Oman off road » dont nous avons suivi les routes et le lonely planet qui ne nous a pratiquement pas servi. Voici le détail par jour : Avant le départ : Vols réservés sur Lufhtansa : 378 euros par personne. Visas pris sur le site officiel https://evisa.rop.gov.om/ : nécessite d’avoir une photo et son passeport scannés. Il faut rentrer dans le pays dans les 30 jours qui suivent l’obtention du visa. Nous avons fait la demande le soir, le lendemain matin nous avions un mail avec nos visas. Coût du visa pour 30 jours (pour 10 jours cela coute moins cher) : 20 OMR (soit 46 euros environ) 4x4 Prado : Réservé par internet chez Europcar (en passant par bsp-auto) : 1043 euros (remboursement franchise inclus – Kilométrage illimité). Attention les cartes visa premier n’assurent pas les 4x4 et il faut une carte de crédit au nom du conducteur principal au moment de la prise du véhicule (on peut payer sur internet avec n’importe quelle carte pas forcément au même nom).
Dimanche 3 février : Nous décollons de Lyon à 7h15 et faisons une escale à Francfort. A Lyon, nous n’avions pas pu obtenir nos cartes d’embarquement pour le vol Francfort-Mascat car il était assuré par Oman air et leur système informatique n’est, parait-il, pas connecté avec celui de la Lufhtansa. A l’arrivée à Francfort, nous demandons au premier agent que nous trouvons où aller pour récupérer nos cartes. Il nous envoie à un guichet. Là on nous renvoie à un autre guichet, puis un autre…Nous voyons l’heure avancer et tournons en rond. Personne n’a l’air de savoir. Finalement nous tombons sur le guichet Oman air. L’agent ne peut pas nous faire nos cartes d’embarquement et nous délivre un laisser-passer pour la douane. Munis de notre papier, nous repartons en direction de la porte de notre vol. A la douane, on a l’impression que nous sommes les premiers à avoir ce problème : la personne ne sait pas quoi faire et nous redirige vers une collègue. Heureusement celles-ci nous laisse passer et nous enchainons rapidement douane et sécurité. Arrivés à la porte d’embarquement, nous faisons la queue pour obtenir nos cartes et nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas. On ne comprend toujours pas pourquoi personne dans le hall de l’aéroport ne semblait connaitre notre problème… Tout finit bien, nous arrivons à 19h50 à Mascat et avançons nos montres de 3h. Longue attente à la douane car peu de guichets sont ouverts. Nous récupérons notre 4x4 et payons sur place l’ajout d’un second conducteur. Nous retirons à un DAB un minimum d’argent histoire d’avoir un peu de monnaie (10 OMR pour 23,1 EUR) : pour voyager et ne pas avoir de frais bancaires lorsque nous payons en carte (frais mini lors des retraits), nous avons opté pour une carte N26, une banque en ligne (carte gratuite). Nous quittons l’aéroport sous la pluie (ce sera la seule fois des vacances). Il fait 23 degrés. La route est une deux voies très bien éclairée. Attention beaucoup de radars. Pour notre première nuit, nous avons choisi un hôtel proche de l’aéroport et aussi de la mosquée que nous voulons visiter le lendemain.
Second conducteur : 42,5 OMR pour 15 jours Hôtel : weekend hotel & apartments (sur booking.com) : 25,43 OMR avec petit déjeuner inclus.
Lundi 4 février : Après un copieux petit déjeuner, nous partons pour 10 minutes de marche jusqu’à la grande mosquée. Nous avons tous enfilés des pantalons et des chemises à manches longues. Foulards sur la tête obligatoires pour les femmes. Par contre, les pieds nus ne semblent pas poser de problème. La mosquée est ouverte aux visiteurs de 8h30 à 11h le matin. Nous visitons la salle de prières réservée aux femmes (mais les hommes peuvent y entrer), la grande salle de prière avec son magnifique lustre, la bibliothèque puis les extérieurs. Nous avons oublié d’aller voir le jardin de bougainvillées que nous découvrirons de la route à notre retour sur la capitale. L’architecture est très fine, influencée par plusieurs cultures. Nous finissons notre visite par une petite pause café et dattes vers l’entrée de la mosquée : Une bénévole vient discuter avec nous pour, dit-elle, répondre à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la vie des Omanais et le pays. En fait, son discours sur la religion (car toute la vie des musulmans est dictée par la religion et donc toutes ses réponses tournent autour du sujet) n’est pas vraiment objectif mais elle parle un français impeccable et est très sympathique. Nous repartons avec un petit livret sur les différences entre musulmans et chrétiens.

Nous repassons à l’hôtel pour nous changer (il fait 26 degrés) puis repartons vers le quartier de Mutrah. ½ heure après, nous nous garons près du palais du sultan. Petite remarque : nous n’avons jamais eu de problème pour nous garer où que nous allions : Il y a toujours beaucoup de place, toujours gratuit. L’architecture du palais (dans lequel le sultan habite très rarement) est étrange et on se croirait chez Disney, le monde en moins : larges avenues, tout est nickel, pas de graffitis, de publicités et manque un peu de vie.

Après quelques photos, nous repartons dans l’autre sens avec un arrêt au parc de Ryam : des familles locales y pique niquent. Malheureusement la montée au bruleur d’encens est fermée. Nous reprenons la voiture jusqu’au souk de Mutrah (grand parking gratuit devant le marché aux poissons). Des maisons aux jolis balcons en bois bordent la corniche. Il est trop tôt pour voir le souk qui n’ouvre qu’à 17h. Nous faisons rapidement le tour de la partie qui reste ouverte pour les touristes et repartons. Direction Carrefour. Il y a plusieurs supermarchés carrefour dans la ville, nous choisissons d’aller à celui qui se trouve dans le quartier de Qurum. C’est en fait un centre commercial. Les rayons des supermarchés ressemblent aux nôtres. On y retrouve tous nos produits. Nous sommes venus avec nos tentes, duvets et matelas, réchauds et popotes. Nous achetons quelques indispensables pour camper (bouteilles de gaz, matelas gonflable pour nos amis, papier WC, produit vaisselle, …), un peu de nourriture pour le lendemain et pour les petits déjeuners et de l’eau : l’inconvénient d’avoir un 4x4 pour 4 personnes est que les sièges arrières ne peuvent pas être rabattus et donc que l’on se retrouve avec un petit coffre : lorsque l’on a eu mis nos 4 sacs/valises, il ne restait plus guère de place : donc adieu table, chaises, matelas épais…nous nous sommes contentés d’une grande natte mais c’était parfait. Petit aparté pour l’eau : dans beaucoup d’endroits notamment des mosquées, l’eau était réfrigérée et filtrée donc je pense potable mais on n’a pas osé tester : nous avions une gourde avec un filtre et nous achetions des bouteilles d’eau pour boire en complément. Lorsque la bouteille était vide, nous enlevions l’étiquette et cela devenait une bouteille pour la vaisselle que nous remplissions à la première mosquée trouvée (et ça ne manque pas). Pour revenir à nos courses, le fameux livre Oman Off road n’était pas disponible à Carrefour mais à la librairie « Borders » qui se trouve dans le même centre commercial. Ensuite il nous fallait changer de l’argent. Nous avons trouvé un « money exchange » dans la galerie marchande qui se trouve face à Carrefour : à vol d’oiseau, il suffit de traverser la voie express. Le money exchange est caché tout au fond de la galerie. Nous avons eu un taux à 2,2857 alors que la veille à l‘aéroport, c’était du 2,31. Nous échangeons 400 euros contre 175 rials, ce n’est pas l’Asie ! Fatigués, nous repartons pour l’hôtel en passant par la grande mosquée: très jolie de nuit mais on ne nous laisse pas entrer.

Nous mangeons dans un restaurant indien juste à côté de l’hôtel, le Mumbai-Chienna restaurant, très bon et copieux. Nuit dans le même hôtel que la veille.
Repas (plat principal+thé) : 8,9 OMR (pour 4) Oman Off road : 18,5 OMR Nuit hôtel : 25,43 rials la double avec petit déjeuner.
Mardi 5 février : Ce matin, c’est le grand départ. Nous quittons Muscat. La route jusqu’à Nakhal est très bonne (1h30 de route environ). Le long de la route, nous apercevons des élevages de dromadaires. Ce qui nous frappe le plus est le côté désertique du paysage : que des cailloux, pratiquement pas de verdure et peu de maisons : les maisons, généralement très grandes, sont entourées de grands murs (surement pour que les femmes puissent aller et venir sans être vues) et sont à bonne distante les unes des autres. On sent qu’il n’y a pas de problème de densité dans ce pays. Nous décidons de visiter le fort de Nakhal : il permet d’avoir une jolie vue sur la palmeraie qui l’entoure.

Petit tour dans la palmeraie avant de reprendre la route et de grimper dans le wadi Mistall (route 21 de l’OOR = Oman Off Road). La route de ce wadi est bonne jusqu’aux 2,5 derniers kilomètres avant l’arrivée à Wukan : pour atteindre le village en voiture, la route n’est pas goudronnée et grimpe sévèrement, ce sera notre premier test de la fonction 4x4. Nous laissons la voiture au petit parking (toilettes publiques disponibles) et entamons la montée à travers les jardins et le long du falaj (canaux d’irrigation omanais). Les arbres commencent à peine à fleurir et c’est nuageux : l’avantage c’est que nous n’avons pas trop chaud pour faire la balade, l’inconvénient c’est que c’est moins joli que ce sera dans quelques semaines avec le soleil et les arbres tous fleuris. Mais la balade est très sympa. Nous ne croisons que peu de touristes. Attention, à l’entrée de tous les villages dits « touristiques » une pancarte indique qu’il faut être correctement vêtu, ni short ni de débardeur.

Lors de la montée dans le wadi, nous n’avons pas vu de coin sympa pour planter les tentes (que des cailloux !), nous décidons donc de tenter le wadi Al Abyad (route 20 de l’OOR). Nous roulons dans le lit du wadi jusqu’au point de campement indiqué par l’OOR (les points ne sont pas toujours faciles à trouver mais on sait qu’on est au bon endroit lorsque l’on voit un endroit à peu près plat où les cailloux ont été enlevés, avec, à côté, des pierres noircies par les feux de camps).

Il y a très peu d’eau dans le wadi mais infaisable sans 4x4 ! Nous installons notre campement et partons nous promener dans le wadi avant la tombée de la nuit (vers 18h). De retour, nous nous faisons cuire des pâtes et essayons de nous réchauffer avec un petit feu de bois. A 19h30 nous sommes dans nos duvets. Il fait 16 degrés et, malgré nos gros duvets, la nuit sera un peu fraîche.

Fort de Nakhal : 0,5 OMR / personne
Mercredi 6 février : Encore sous l’effet du décalage horaire, nous nous levons vers 7h30. Pain de mie et confiture, thé et café (petit luxe, nous avons apporté dans nos bagages une cafetière à l’italienne) au menu du petit déjeuner. Vers 9h, tout est plié et rangé dans le coffre et nous regagnons la grande route. Nous nous arrêtons à Al Awali pour se ravitailler en nourriture et eau puis entamons le fameux wadi bani Awf (route 17 de l’OOR). Rapidement la route laisse la place à une piste et le 4x4 devient indispensable. Nous nous arrêtons au « little snake canyon » pour randonner un peu. Après 500m de sentier, le canyon s’élargit, il faut crapahuter dans les gros rochers pour trouver un chemin. Ensuite le canyon se rétrécit à nouveau formant comme un serpent et là, pas le choix, il faut nager sur environ 50m : comme il n’y a pas de soleil et que l’eau est froide, seuls les hommes se jettent à l’eau.

D’après eux, ensuite le canyon s’élargit à nouveau et on peut continuer à marcher un peu mais nous n’irons pas plus loin et ferons demi-tour. De retour à la voiture vers 13h30, nous pique-niquons avant de reprendre la route. Certains passages sont très pentus mais le 4x4 et le chauffeur s’en sortent bien. Le paysage est de plus en plus grandiose.

Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous pour les photos ! A un embranchement, le village de Bilat Sayt est indiqué à droite. Ne prendre cette direction que si on veut aller directement au village sans marcher. Sinon suivre la direction Hat , Al Hamra qui est la route normale pour monter au col. Quelques kilomètres plus loin après avoir passé un stade verdoyant et un petit gué, on peut se garer pour monter au village par le canyon. Il y a environ 20 minutes de marche (chemin fléché) pour arriver à Bilat Sayt. Nous faisons le tour du village et montons jusqu’à la tour pour admirer la vue d’ensemble sur la palmeraie.

Quelques enfants nous suivent et nous demandent de l’argent que nous leur refusons. Au retour, les femmes reviennent des champs et nous pouvons admirer leurs jolis vêtements colorés qui changent de leurs tenues noires. Retour par le même chemin. Des touristes avec leur guide se sont installés pour la nuit sur la terrasse dominant le parking nous décidons de faire demi-tour et d’aller planter nos tentes quelques centaines de mètres plus haut, avant le petit gué, sur une autre petite terrasse. Nous réchauffons les Biryani chicken achetés à un coffee shop le matin même. C’est très copieux (1 pour 2 aurait suffit) et épicé. A 19h, nous sommes dans nos duvets !
Jeudi 7 février
Nous sommes en altitude et la nuit a été très fraîche. La température a dû descendre autour de 10 degrés et la tente est toute humide. Levés à 7h, nous déjeunons et attendons que le soleil arrive sur notre emplacement pour faire sécher nos toiles. A 9h, nous partons enfin. Aujourd’hui le ciel est bleu. Plus on monte et plus la vue sur la vallée et les montagnes est grandiose. On s’arrête régulièrement pour prendre des photos.

Enfin le col…et une belle route goudronnée. Nous sortons de la voiture le temps d’une photo souvenir car le vent souffle et il ne fait pas chaud. 1 heure après, nous sommes à Al Hamra. Depuis le parking en dessous de la tour, nous traversons la jolie palmeraie et arrivons dans l’ancien village aux maisons abandonnées construites en pisé. Certaines ont le style yéménite. Notre objectif est de visiter la maison musée de Bait al Safah. Elle est bien indiquée et, ne voyant personne à l’entrée, nous commençons la visite des étages. Les pièces ont été aménagées en fonction de leur utilité, certaines ont des poutres finement peintes au plafond. A la fin de notre visite, un jeune homme nous invite à boire le thé à la cardamone et manger des dattes. C’est au moment de repartir qu’il nous demande gentiment de payer la visite : 3 OMR par personne. Cher pour la visite surtout que personne ne nous a rien expliqué ! Il nous indique qu’il y a une seconde maison à visiter, nous nous précipitons. A l’entrée, une femme nous accueille et nous demande de payer. Nous lui montrons nos tickets et comprenons que nous n’avons peut-être pas fait la visite dans le bon sens. Elle nous invite à la suivre et nous emmène dans une salle où 2 vieilles femmes montrent aux touristes comment torréfier des grains de café, faire de l’huile, faire du pain. C’est très rapide et commercial la guide, seule à parler anglais est déjà repartie à l’accueil attendre de nouveaux touristes et les 2 vieilles femmes, qui ne parlent pas anglais, essayent uniquement de nous vendre l’huile qu’elles viennent de nous faire tester (ressemble à de l’huile d’argan). Re-dégustation de café et dattes. Nous sommes mitigés sur l’intérêt de cette visite. Ensuite nous nous promenons un peu dans les ruelles avant de regagner la voiture.


Nous roulons jusqu’au château de Jabreen. C’est un joli château mais les pièces sont vides et, comme nous n’avons pas pris l’audio guide, cela manque d’explications. Mais sympa à faire.

Finalement nous rejoignons notre hôtel à Nizwa. Ce soir, nous avons décidé de dormir à l’hôtel pour pouvoir aller au marché aux bestiaux de bonne heure le lendemain matin. Nous avons réservé un appartement avec 2 chambres. C’est tout neuf et grand. Pour nous accueillir le gérant veut nous montrer les restaurants de la ville. Sans plus d’explications, il nous demande les clefs de notre voiture pour nous conduire en ville. Quand il monte dans la voiture, une forte odeur se fait sentir. Il nous demande s’il y une poubelle dans la voiture mais comme on ne semble pas comprendre, il conclut que c’est l’odeur des pieds. Le soir on comprendra que c’est une paire de baskets mouillées qui puait ! Quelle réputation les français vont avoir !!
Après cet aperçu rapide, nous décidons de repartir se promener, seuls cette fois, dans Nizwa. La vieille ville avec ses remparts et son fort est très belle.

A la tombée de la nuit, des petits vendeurs de brochettes s’installent sur le grand parking de l’entrée. Nous nous régalons. Les locaux (hommes uniquement) viennent manger ou acheter pour emporter : au volant de leur voiture, ils klaxonnent et attendent que le vendeur leur apporte leur commande. Et cela fonctionne ainsi dans tous les magasins du pays. Les omanais utilisent beaucoup leur voiture (l’essence n’est pas chère) qu’ils bichonnent. D’ailleurs une voiture sale est passible d’une amende.
Ce soir, douche et wifi !
A suivre...
Collaborative travel journal for lovers of the American West!
Hi everyone!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
Compte rendu MSC Preziosa aux Antilles du 27 janvier au 10 février 2019 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes
Je vous invite ici à donner vos impressions et conseils sur cette croisière que vous auriez déjà effectuée.
Revenant d'une croisière sur le MSC Préziosa dont voici les escales
27 janv Pointe a pitre appareillage à 19H 28 janv Road town iles vierges britaniques 10H 19H > 9H30 à 18H30 29 janv Phillipsburg St Martin 8H 19H 30 janv Roseau la Dominique 9H 19H > 9H à 18H 31 janv Basseterre St Kitts 9H 19H 01 fev St john's Antigua 8H 18H 02 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 6H le lendemain 03 fev Pointe à pitre Guadeloupe 8H 19H > 12H à 22 H 04 fev Castrie St Lucie 9H 18H 05 fev Bridgetown Barbades 8H 20H 06 fev Port of spain Trinidad 9H 18H 07 fev St Georges Grenade 9H 18H > 8H à 18H 08 fev Kingstown St Vincent Grenadine 9H 18H 09 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 22H30 10 fev Pointe a pitre Guadeloupe débarquement 8H
En somme des escales assez longues à terre et pas de journée en mer avec cependant des petits changements dans les horaires définis au départ voir les horaires après >
notamment le 02 fev à Fort de France où le bateau a dû attendre après un avion complet MSC d'ou notre retard à l'accostage à 12H à Pointe à pitre en Guadeloupe le lendemain le 3 fev
Mais ce ne fut pas le seul retard dû aux transports de notre groupe VF Deux de mes amies étant parti 3 jours avant l'appareillage ont eu quelques problèmes avec leur avion, les obligeant à faire escale en plein océan Atlantique sur une île militaire Portugaise. Ce qui retarda pour le moins le repos qu'elles pensaient prendre à l'hôtel. Néanmoins elles ont quand même pu décoller le lendemain matin à 2H après avoir rembarqué dans un autre avion affrété par Air France avec leurs bagages. Heureusement les beaux militaires ne les ont pas subjuguées 😉 et le 25 janv à 7H elles étaient amusées mais fourbu de ce compte temps pour leur arrivée à l'hôtel à Pointe à Pitre.
Elles ont quand même pu profiter de leur arrivée anticipée pour visiter la Guadeloupe? Je leur laisse le soin de le faire ici après.🙂
Quatre autres de nos amis avaient également anticipé leur vol pour arriver le 25 janv.
Le 26 janv nous arrivions avec le reste de la troupe toujours à l'hôtel à pointe a pitre, car en réservant le vol XL airways nous même, il est toujours prudent de prévoir un jour sur place pour un aléa de transport afin de prendre le bateau à temps. Cela nous permet aussi d'encaisser le décalage horaire de 5H de moins qu'en métropole, nous sommes donc arrivés à l'hôtel à 16H heure locale convoyé par la "compagnie de taxi Ruddy".😎
Malgré un petit quiproquo sur l'endroit de la prise en charge à l'aéroport et malgré l'écriteau tenu à bout de bras "rcoucou".😊 Transfert ce jour-là pour 9 personnes avec bagages et grosses valises, il faut assurer merci Ruddy.
Nous avons quand même profité de la plage et des transats jusqu'au coucher de soleil avant l'Apéro (APp mon abréviation grecque).😉
Le seul barman tout en étant très efficace mais débordé par les multiples commandes de cocktails, restait malgré tout très souriant et méthodique malgré l'impatience de ses clients. Il devrait sans doute être aidé à cette heure-là, car le bar était quasiment plein.
Ma femme participa involontairement aux jeux apéritifs et gagna un bon pour 1 cocktail.🙂
Une soirée cool passée à l'hôtel avec un buffet, 2 plats (23€) suivi d'une animation en fin de soirée au bar . Celui ci étant fermé le lendemain midi, ma moitié en a profité pour solder son bon cocktail, je l'accompagnerai donc, bien conseillé par le barman, par un Rhum Damoiseau XO, un délice comparé aux somnifères en pharmacie.😛

Je sais la photo est flou 😛mais moi aussi je l'étais à cette heure-là à 6H30 du matin heure française.
je laisse le soin aux autres de participer à ce compte rendu escale par escale
A suivre ..
Je vous invite ici à donner vos impressions et conseils sur cette croisière que vous auriez déjà effectuée.
Revenant d'une croisière sur le MSC Préziosa dont voici les escales
27 janv Pointe a pitre appareillage à 19H 28 janv Road town iles vierges britaniques 10H 19H > 9H30 à 18H30 29 janv Phillipsburg St Martin 8H 19H 30 janv Roseau la Dominique 9H 19H > 9H à 18H 31 janv Basseterre St Kitts 9H 19H 01 fev St john's Antigua 8H 18H 02 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 6H le lendemain 03 fev Pointe à pitre Guadeloupe 8H 19H > 12H à 22 H 04 fev Castrie St Lucie 9H 18H 05 fev Bridgetown Barbades 8H 20H 06 fev Port of spain Trinidad 9H 18H 07 fev St Georges Grenade 9H 18H > 8H à 18H 08 fev Kingstown St Vincent Grenadine 9H 18H 09 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 22H30 10 fev Pointe a pitre Guadeloupe débarquement 8H
En somme des escales assez longues à terre et pas de journée en mer avec cependant des petits changements dans les horaires définis au départ voir les horaires après >
notamment le 02 fev à Fort de France où le bateau a dû attendre après un avion complet MSC d'ou notre retard à l'accostage à 12H à Pointe à pitre en Guadeloupe le lendemain le 3 fev
Mais ce ne fut pas le seul retard dû aux transports de notre groupe VF Deux de mes amies étant parti 3 jours avant l'appareillage ont eu quelques problèmes avec leur avion, les obligeant à faire escale en plein océan Atlantique sur une île militaire Portugaise. Ce qui retarda pour le moins le repos qu'elles pensaient prendre à l'hôtel. Néanmoins elles ont quand même pu décoller le lendemain matin à 2H après avoir rembarqué dans un autre avion affrété par Air France avec leurs bagages. Heureusement les beaux militaires ne les ont pas subjuguées 😉 et le 25 janv à 7H elles étaient amusées mais fourbu de ce compte temps pour leur arrivée à l'hôtel à Pointe à Pitre.
Elles ont quand même pu profiter de leur arrivée anticipée pour visiter la Guadeloupe? Je leur laisse le soin de le faire ici après.🙂
Quatre autres de nos amis avaient également anticipé leur vol pour arriver le 25 janv.
Le 26 janv nous arrivions avec le reste de la troupe toujours à l'hôtel à pointe a pitre, car en réservant le vol XL airways nous même, il est toujours prudent de prévoir un jour sur place pour un aléa de transport afin de prendre le bateau à temps. Cela nous permet aussi d'encaisser le décalage horaire de 5H de moins qu'en métropole, nous sommes donc arrivés à l'hôtel à 16H heure locale convoyé par la "compagnie de taxi Ruddy".😎
Malgré un petit quiproquo sur l'endroit de la prise en charge à l'aéroport et malgré l'écriteau tenu à bout de bras "rcoucou".😊 Transfert ce jour-là pour 9 personnes avec bagages et grosses valises, il faut assurer merci Ruddy.
Nous avons quand même profité de la plage et des transats jusqu'au coucher de soleil avant l'Apéro (APp mon abréviation grecque).😉
Le seul barman tout en étant très efficace mais débordé par les multiples commandes de cocktails, restait malgré tout très souriant et méthodique malgré l'impatience de ses clients. Il devrait sans doute être aidé à cette heure-là, car le bar était quasiment plein.

Ma femme participa involontairement aux jeux apéritifs et gagna un bon pour 1 cocktail.🙂
Une soirée cool passée à l'hôtel avec un buffet, 2 plats (23€) suivi d'une animation en fin de soirée au bar . Celui ci étant fermé le lendemain midi, ma moitié en a profité pour solder son bon cocktail, je l'accompagnerai donc, bien conseillé par le barman, par un Rhum Damoiseau XO, un délice comparé aux somnifères en pharmacie.😛

Je sais la photo est flou 😛mais moi aussi je l'étais à cette heure-là à 6H30 du matin heure française.
je laisse le soin aux autres de participer à ce compte rendu escale par escale
A suivre ..