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Guest house ou hôtel pas cher avec piscine à Siem Reap? English translation pending
by So75014 · 2010-12-04 · 34 replies
Bonjour,

Nous serons au Cambodge au mois d'avril, lorsque la chaleur est étouffante. Nous n'avons pas pour habitude de choisir des hébergements avec piscine mais là, je me dis que cela pourrait être sympa de pouvoir se rafraichir en fin d'après midi ou dans la soirée après avoir crapahuté la journée dans les temples.

Connaissez vous une adresse de GH avec piscine, pas chère, sympa et bien placée ? J'espère que je n'en demande pas trop ...

Merci d'avance pour vos réponses
Que puis-je manger en Inde? English translation pending
by David22tt · 2010-11-29 · 100 replies
Hello les gens

J'en ai un peu marre de lire partout qu'il faut faire attention à ce que l'on mange en Inde d'où mon poste sur VF. Pas le droit à l'eau du robinet (ok ça je comprends)🙂, aux fruit (Pourquoi?), aux laitages, à la viande, ...

Que puis je manger alors? Quel plats me conseillez vous? Que faut il vraiment éviter et pourquoi?

J'espère bien que vous allez me sortir une liste enooooorme de plats à gouter car ce sera la première fois en Inde pour moi.

Merci

David
Croisière dans les Caraïbes du Sud English translation pending
by Caral2004 · 2010-11-15 · 8 replies
Vos avis svp... Je me demande ce qu'il est mieux de faire lors de nos escales? Excursions achetées sur le bateau de croisière ou tout simplement mes pieds avec sac à dos et on part à l'aventure? Avez-vous des recommandations pour les escales suivantes : Tortola, British Virgin Islands Philipsburg, St-Marteen Basseterre, St-Kitts, Roseau, Dominica Bridgetown, Barbados

Aussi, nous arriverons la veille de notre départ à San Juan Porto Rico. La première soirée, je compte rester près de l'hotel (Doubletree, rue Diego à San Juan) et le lendemain, avant d'embarquer sur la croisière, nous pensons aller marcher dans le Old San Juan et bien sur allez diner au Hard Rock Cafe! Vous avez des suggestions?

Pouvons-nous amener des bouteilles de vin dans notre chambre? Nous voyageons avec RC sur le Serenade of the seas...

Merci à vous!
Retour de trois semaines dans l'Ouest américain, en septembre 2010 English translation pending
by Kilometre · 2010-09-25 · 9 replies
Bonjour à tous, nous revoilà de 3 semaines ouest usa. Voyage auto tour (los angeles vers san francisco via les parcs de l'ouest), réservation par une agence de paris spécialisé sur l'Amérique. Pour le vol, hôtel, location de voiture. J'avais comparé les prix et j'avais estimé qu'il y avait que les hôtels ou il y avait une différence mais voyant les frais de CB, nous avons fait le choix vers l'agence ou nous pouvons faire du sur mesure. J'avais projeté ce voyage depuis le mois de Aout 2009. J'ai pas mal lu sur internet pour le fabriquer. J'avais vu aussi ce que les tours opérateurs proposaient et ensuite cela faisait plus de 15 ans que j'avais acheté un magasine géo sur les USA. Le choix des périodes fut rapide soit juin soit septembre. Pas d'enfants hors scolaire et ensuite les températures. Mais quand nous sommes allés à l'agence fin JANVIER pour réserver, pour le mois de juin trop court pour les choix des réservations et les prix qui commençaient à grimper donc nous sommes partis pour fin aout et septembre 2010 mais nous avons eu droit à notre changement de tarif suite à l'évolution du court de l'euro. Nous avons tenté the wave pour le tirage au sort premier jour de Mai mais échoué pourtant j'en avais sérieusement envie. Mais le mail de réponse fut désolé. Nous avions nos Estas suite à un précédent voyage au US mais pour moi j'ai du refaire ma demande renouvellement de passeport entre temps que j'ai eu sans problème. Donc 30 heures avant départ air france internet pour la confirmation. Mais surprise pour moi je suis rejetée problème de Esta. ça commence bien. On me dit que ça doit être juste un problème technique de ne pas paniquer. Facile quand vous savez que vous pouvez vous faire recaler à l'enregistrement à l'Aéroport. Maintenant le sport des bagages pour 3 semaines 2 valises pour 23 kg chacune. On y arrive. le 27 aout 2010 Départ de la maison à 5h30, nous avons 100 km pour atteindre Roissy mais je mets toujours une marge car nous avons de la circulation approchant les abords de paris. Notre décollage est prévu pour 10h35 présentation 3h avant. Nous déposons notre voiture dans un parking privé que nous avions déjà utilisé les services moins cher qu'un taxi et rien à dire. Donc je vais à la borne pour faire mon enregistrement et ma carte d'embarcation. Et toujours refusé. La je commence à ne plus rire. Nous allons à l'enregistrement des bagages comme l'hôtesse nous conseille. Personne nous sommes dans les premiers. L'hôtesse passe mon mari, aucun souci. Maintenant à mon tour. Une fois, Deux fois, T..... rien à faire. Elle voit sa collègue plus confirmée. Qui pour elle tape le numéro de passeport au lieu d'utiliser le code barre mais en rajoutant le numéro en plus qu'il y a sur la première page. Ouf sésame ouvre toi. En fin de compte j'avais rentré un numéro en trop. A savoir prendre que les chiffres en bas de page. ça y est. C'est parti. Pour le vol un peu de retard mais rien de méchant. Rattrapé sur la durée du vol. Nous avons droit à nos écrans individuelles et notre choix de programme film ou jeux. Pour nous c'est passé assez vite. Nous arrivons à l'aéroport de LOS ANGELES. Pendant ces mois au par avant j'avais fait un book maison avec les infos pris sur internet, les astuces et le planning de visite. Donc nous passons les douanes de l'aéroport et évidement bibi ne passe pas encore une fois. Le douanier voit tout de suite l'erreur et me fait remplir un document vert comme si j'avais un visa. En tout cas heureusement que j'avais imprimé mon acceptation de Esta ça a servie autant en France que aux USA. Ouf cette fois c'est bon. Mon mari aurait pu faire à deux occasions le voyage tout seul. On récupère nos valises et maintenant direction la location de voiture. Comme j'avais lu dans le forum recherche des bus par compagnie de location de voiture. Effectivement le parking est à l'extérieur de l'aéroport. Nous avons notre voiture après un peu d'attente du monde devant nous. On montre notre document. Il n'essaye pas de nous vendre d'autres prestation. On signe le document avec l'histoire du plein d'essence à payer à la fin et de revenir avec le réservoir vide. Maintenant nous partons à la recherche de notre voiture. Rien à voir avec ailleurs. Vous cherchez la catégorie de véhicule, les clefs sont dessus, vous vous servez. Chouette une new bettle. Pas pour longtemps. On ouvre le coffre pas plus d'une valise on referme. Ensuite voiture plus haute sympa pour le tout terrain. Mais le coffre est visible et j'avais lu sur le forum la mésaventure d'effraction. Nous finirons sur une Ford Focus. Pneu en état, pas trop de kilomètre. Nous mettons en route le GPS d'abord assez perdu pour les satellites. Mais elle trouve. A la sortie du parking, on nous enregistres. Et c'est parti. On est assez rapidement dans le bain. Périphérique. Oh la la. Que de Circulation, deux fois plus large que chez nous. Là nous apprécions juliette (surnom de notre GPS). Direct l'hôtel, à confort inn west sunset blvd. Nous sommes sur la bonne rue mais assez loin. On pose les bagages, direct courses. On ne trouve pas la glacière miracle. j'avais prévu de visiter l'après midi mais nous sommes déjà le soir, avec la circulation pas facile. Bon on va directe à Hollywood bld. Mais le plus court fut de passer par ce périphérique. Nous partons à la recherche des étoiles sur le trottoir que l'on trouve assez facilement. Ensuite j'avais repéré la cour de théâtre chinois. Mais la nuit tombe quand nous arrivons sur place emprunte de main et signature au sol. Pas grave c'est assez éclairé. Le long du trottoir les magasins sont de plus en plus pour Vêtement et autres coquines. Une photo avec ELVIS et Michael JACKSON. Nous repartons à la voiture. Nous avions pris une rue en perpendiculaire de la sunset bld pour ne pas payer les parkings qui vous attendent. Faire juste attention pour les jours et heures d'interdiction pour le nettoyage de rue. Un coup de périphérique et à l'hôtel
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
by Pat124 · 2010-09-20 · 141 replies
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.

Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.

Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.

Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.

Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.

Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Grosse déception sur le bateau de croisières Bleu de France (retour ce jour 22 août des îles bleues) English translation pending
by Provence04 · 2010-08-22 · 45 replies
Bonjour à tous, C'est la troisième croisière que nous faisions sur le Bleu de France c'est dire si nous étions contents. Mais là : grosse déception. Nous étions trois adultes, nous avons pris pour 4000 euros une cabine "découverte extérieure" qui devait faire entre 13 et 16 m², arrivés sur place, celle-ci faisait tout juste 13 m² mais surtout comprenait 4 m² de couloir, il restait donc 3m*3m pour mettre : un lit double, un lit simple et la salle de bain, pardon le cabinet de toilette. Impossible d'y faire entrer nos deux valises. Si comme le disent les deux responsables que nous avons vu, il va de la responsabilité de notre prestataire de passer une bonne information, je reste persuadée qu'il est de la responsabilité de Croisière de France de ne pas louer ces cabines pour trois adultes (convient à 2 ou 3 personnes : est noté sur leur brochure), mais surtout j'estime qu'à ce prix là, 4000 euros pour une semaine, les responsables sur place auraient dû d'une part, accepter de venir avec nous jusqu'à la cabine ce qu'ils ont refusés catégoriquement et d'autre part prendre à leur charge les 100 euros qu'ils nous ont demandé pour être logés dans une cabine plus adaptée (15 m² avec 3 lits d'une personne dont 1 superposé, youpi à 48 ans monter et descendre là-haut un vrai jeu (d'enfant) et une banquette et une table autour de laquelle on pouvait s'assoir. L'autre solution était de passer du 10 ème au 4ème à côté des machines et sans fenêtre. Car s'ils n'avaient pas le pouvoir de prendre à leur charge les 100 euros sans consulter leur siège ils avaient toutes possiblités de nous mettre dans une cabine à moitié prix !!! C'est pire que la grande distribution ou quasiment tout vendeur peut prendre en rapport de la somme en jeu, une décision telle que celle-ci. Reste que le personnel est (hormis ces deux là) toujours aussi agréable et serviable. Attention des boissons qui étaient gratuites jusque là sont maintenant payantes, mais il en reste suffisamment d'incluses pour se faire plaisir toute la semaine. Autre chose préparer bien votre voyage à terre, j'ai oublié à la maisons les documents que j'avais préparer pour nos visites, nous ne prenons pas les excursions mais préfèrons sélectionner avant de partir ce que nous souhaitons visiter (nous prenons souvent les bus découverts) et là encore aucune information fiable sur les possibilités de baignade ou choses à voir, pas plus à la réception qu'au service excursions (ils ne peuvent vous renseigner que sur leurs produits). Pour exemple pas possibilité de baignade à Malte, quelle conner... Pour info : Olbia : un petit tour dans la ville et attraper le bus 4 (pas le 5 : plus culturel) et faire une belle halte à la plage, eau transparente et chaude assurée : attention pas d'ombre (bus 4 toutes les 30 mn dans les deux sens) Palerme : nous avons pris le bus touristique (20 euros : après l'achat de votre billet au sortir du bateau, bien aller au point n°1 pour partir, où vous récupérerez le ticket pour monter la première fois, après c'est comme partout vous pouvez monter et descendre où vous voulez). Malte : re bus touristique (pour 10 euros), toujours deux lignes, la bleue ne fonctionne que l'après-midi et dessert le côté plage et touristique : reprendre le bus de 14h57 car il lui faut 1h10 pour arriver au bateau mais le trajet est magnifique. NE PAS descendre à l'église St Pierre et St Paul, elle est fermée et si comme nous un bus saute vous restez plus d'une heure dans un endroit où il n'y a rien. Tunis et Sidi Bou Saîd : les prix baissent, selon le trajet choisi 40 ou 60 euros le taxi (100 euros en juillet 2008) pour les compagnies officielles, ils ont construit un petit village méditérannéen avec tout plein de boutiques c'est très sympa, mais là pas de marchandage. A Sidi Bou Saïd, les marchands ont décuplé dommage, mais la ville reste belle. Ibiza : beaucoup beaucoup moins chère qu'annoncée sur les différents forums pour ce qui est des souvenirs à ramener. Des sacs de 3 à 30 euros marqués Ibiza, des magnets au même tarif que partout en Europe etc. les boissons dans les bars également. La navette au départ du bateau coûte 9 euros AR par personne (4 kms du centre ville) ; sur place si vous souhaitez aller en boite il vous faut prendre un Disco bus qui vous amène dans les différents endroits, il suffit de s'armer de patience et de suivre les plus jeunes. Des magasins et de la foule, des "dragqueens" certains très sympas d'autre moins, comme partout. Voilà; vérifiez bien votre cabine avant de partir et tout ira bien. Bonnes vacances à tous.
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
by Simplybrice · 2010-08-05 · 1 reply
Chères électrices, chers électeurs,

Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.

Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.

Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.

J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...

L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.

Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???

En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.

Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.

Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...

On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.

Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.

Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!

On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!

Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.

Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)

Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.

Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?

On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :

- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.

Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.

- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.

Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.

- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.

- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!

On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.

- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!

Dara assène le coup de grâce.

- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!

Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.

A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.

La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!

Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.

Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...

Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!

C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.

La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.

A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!

Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!

Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).

De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.

Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!

Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!

En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.

Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.

Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...

La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!

En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.

Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.

Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...

On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.

Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...

Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...

Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.

En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.

Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!

Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.

Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!

Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.

L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?

A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!

Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!

A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.

Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.

Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.

Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.

Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.

Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.

D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.

- Excuse me, excuse me?

Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.

- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!

Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.

A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Une semaine du côté de Bâan Nâawk (Thaïlande) English translation pending
by GeorgesOZ · 2010-07-22 · 44 replies
L’atterrissage à Suvarnabhumi (j’adore la prononciation des annonces dans le hall: « Sù-wan-ná-phuum ») me surprend alors que je cherche encore désespérément à trouver le sommeil. C’est déjà le milieu de la matinée et je file aussi vite que possible en taxi à la gare routière de Mòó Chít, mais je ne peux prendre un bus pour Bâan Nâawk qu’en début d’après-midi. Je ne réussis pas vraiment à profiter des longues heures de bus pour dormir et récupérer un peu de la nuit inconfortable passée dans l’avion, mais tant pis, c’est un petit prix à payer pour retourner au « mùu bâan » (village) de Y, au cœur de l’Isàán.

J’espérais qu’on vienne me chercher à l’arrivée du bus car le village est encore à une bonne vingtaine de kilomètres de la ville et cela me coûterait quelques centaines de baht de taxi pour y aller. Je n’avais pu téléphoner à Y pour la prévenir de mon arrivée que l’espace d’une minute avant d’épuiser le crédit de mon portable. Je m’en veux pour mon imprévoyance, j’aurais pu vérifier mon crédit avant de partir ! Je suis tout de même étonné de constater que mon « comité d’accueil » à la descente du bus brille par son absence. Qu’à cela ne tienne, le couple du « Bo Ko So » (va-t-en savoir ce que cela veut dire !) vient gentiment à ma rescousse et appelle Y, qui n’est pas bien loin en fait, au marché. Quelques minutes plus tard, nous sommes en route vers le « mùu bâan », conduits par Sàámraan, un de ses neveux, et accompagnés de quelques membres de la famille qui ont profité de l’occasion pour faire un tour à la ville – ils n’ont la plupart pas grand-chose d’autre à faire de leur journée ! À partir de maintenant, je n’ai plus qu’à me laisser aller, Y et sa famille vont être à mes petits soins!

Y a hérité de la maison traditionnelle en bois sur pilotis de ses parents. Elle en avait déjà aménagé le rez-de-chaussée il y a quelques années pour en faire une grande chambre et pièce de séjour – cela ne ressemble plus de ce fait à une maison sur pilotis. Elle fait maintenant faire des travaux d’extension, son rêve étant d’avoir enfin une cuisine à elle et de ne plus avoir à cuisiner dans l’arrière-cour, dans la poussière et au milieu des détritus de toute sorte que la famille désinvolte laisse traîner. L’intérieur de sa maison et de celle de l’une de ses sœurs qui habite juste derrière est proprement tenu. Quant à l’extérieur, il faut bien le dire, le désordre ne semble gêner personne !

Il y a deux façons de procéder à de tels travaux : ou bien on improvise au fur et à mesure, ou bien on élabore et on fait des plans, ne serait-ce que pour avoir un concept de départ. Je suis personnellement un adepte de la deuxième approche, et j’avais fait des dessins assez précis, utilisant un logiciel pour examiner les volumes en 3D et optimiser l’agencement des diverses parties de la maison. Y avait été enthousiaste de mes efforts. Elle a fait commencer les travaux il y a peu, et je suis naturellement impatient de voir leur avancement.

Première constatation : le mur de la cuisine côté rue, déjà ébauché, est à un bon mètre de là où je le prévoyais. Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’on respecte mes plans à quelques centimètres près … mais un mètre, c’est un tout autre concept ! Avec ce mur tel qu’on est en train de le bâtir, il faudra obligatoirement passer par la cuisine pour atteindre l’escalier extérieur, qu’on va construire derrière la cuisine, et accéder à l’étage. En plus, cela pose des problèmes d’esthétique que je ne vais pas détailler ici. Adieu donc, l’indépendance d’accès aux chambres de l’étage! Je fais part de mon souci à Y mais prends garde à ne pas le faire ouvertement devant les ouvriers pour ne pas porter atteinte à son autorité.

Autre constatation : la salle d’eau de l’étage est inutilement trop haute ce qui fait qu’on aura du mal à lui donner un toit qui s’intégrera avec la maison d’origine, dans ce style de toits multiples imbriqués les uns dans les autres qui est typique des constructions récentes dans la région (voyez la photo) et que je trouve tellement élégant. Mais que faire, maintenant que la structure en ciment a déjà été coulée ?

Ne se doutant pas le moins du monde que j’ai des réservations sur la construction, l’équipe est en plein travail. « Châang Phaawn », le maître des travaux, et les deux ouvriers sont des frères. Il y a aussi une ouvrière, probablement la femme de l’un d’eux. Ce n’est pas la première fois que je vois une femme participer à de gros travaux par ici. J’avais déjà vu l’une des sœurs de Y mélanger le ciment quand il avait fallu réparer le portail détruit par les eaux d’une saison des pluies précédente, et elle avait à peine une goutte de sueur après avoir travaillé sous un soleil écrasant, habillée comme pour une expédition populaire ! La femme de notre équipe s’occupe elle aussi de préparer le ciment et de l’apporter ainsi que les briques là où on maçonne. Comme la sœur de Y, et bien typique de l’Isàán, elle est elle aussi bien emmitouflée pour se protéger du soleil … même quand elle travaille à l’ombre. Avec la paire de gants qu’elle porte pour se protéger les mains, il ne lui manque plus qu’une paire de skis aux pieds et une piste enneigée ! À quand le jumelage « Isàán - Avoriaz» ?

J’admire le coffrage de l’escalier qu’on vient juste de couler. On ne le réaliserait probablement pas ainsi de par chez nous mais il est effectif. Plutôt que le décrire, je vais en fournir deux ou trois photos, elles parleront pour elles-mêmes. Un autre objet qui retient tout mon intérêt, c’est l’échelle faite de branches à peine équarries qui mène à l’étage, en attendant que l’escalier soit devenu praticable. Une merveille de rafistolage ! Les ouvriers n’ont même pas pu trouver des bouts de bois assez longs pour faire les montants de l’échelle d’un seul tenant – visez les raccords sur la photo ! Quelques clous bien placés sont censés assurer à l’échelle une solidité à toute épreuve. L’ennui, c’est qu’il faut faire attention à ne pas s’éventrer sur les clous qui dépassent, ni à se faire éjecter de l’échelle qui vibre, oscille et rebondit autant qu’elle peut pour protester contre son usage ! Un véritable casse-gueule !
Premier voyage aux Seychelles, du 25 septembre au 10 octobre: votre avis? English translation pending
by Melaniebidou · 2010-07-04 · 11 replies
bonjour à tous,

Nous prévoyons un voyage aux seychelles du 25/0910 au 10/10/10, j'ai fait toutes les recherches pour préparer notre voyage et j'aimerais vous soumettre mes idées. je ne voudrais pas me planter aussi sur notre budget. billet d'avion avec emirates au départ de nice, nous habitons à coté de montpellier, mais nice nous évite de monter à paris. 1465 euros le billet et parking voiture 130 euros Nous commencerons notre voyage pour l'ile de praslin avec un hébergement de 7 jours à l'hotel la cuvette, 60 euros la nuit avec petit dej, nous louerons une voiture pour faire le tour de l'ile, je ne sais pas trop ce qu'il y a a voir mais nous verrons sur place. Puis nous irons 1 nuit sur l'ile de la digue au sunshine house, 70 euros la nuit avec petit dej, location de vélo pour faire la visite de l'ile puis direction mahé pour les 5 nuits restantes chez lalla panzi 60 euros la nuit avec petit dej. je prévois environ 500 euros de repas du midi et du soir, 350 euros de location de voiture, 200 euros transfert de bateau soit environ 3500 euros et nous avons un budget de 4500 euros. reste pour faire les différentes visites, peut etre une plongé. Je suis preneuse de toute critique ou conseil sur ce voyage. merci de votre attention

bye
Faire la boucle Hanoï - Sapa - Bac Ha - Dien Bien Phu - Hanoï avec une agence, un chauffeur ou seul? English translation pending
by Williama · 2010-05-14 · 38 replies
Bonjour honorables routards🙁

J'aimerai faire la boucle ci-dessus. Quelle est selon vous la meilleure option : s'en remettre à une agence à Hanoï? prendre contact avec un chauffeur indépendant fiable et prendre son temps? se démerder seul? Par avance merci pour vos conseils.
Explosion de l'économie chinoise English translation pending
by Jcender · 2010-05-02 · 625 replies
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
Trekking d'environ sept jours au Nord du Vietnam/Laos English translation pending
by MVZ · 2010-04-06 · 15 replies
Bonjour a tous,

Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.

Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.

Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
Hôtel de luxe à Bangkok? English translation pending
by Caro79 · 2010-02-23 · 49 replies
Bonjour,

J'ai envie une folie a Bangkok a mon chéri pour une occasion spécial donc pour les 2 première nuits a Bangkok j'ai envie de l emmener dans un hotel de luxe .... Et là y en a des tas... Le Leuba, le Mariott et pleins d'autre... Lequelle choisir ??? Des conseils ?
Seule au Pérou: aller à Huaraz? English translation pending
by Elleestdu92 · 2010-01-20 · 26 replies
Bonjour,

Je pars 3 semaines au Pérou avec une équipière de voyage -merci à ce site- mais les 3/4 derniers jours, je serai seule, donc libre d'aller où je veux, à partir de Lima.

Et j'ai pensé à Huaraz pour découvrir la Cordillière blanche. Toutefois, j'ai comme l'impression, peut être à tort, que c'est un coin moins fréquenté que le sud du Pérou. En glanant des infos, j'ai cru comprendre que la Cordillière blanche était L'ENDROIT des alpinistes, qu'il y avait certes de nombreuses randonnées et treks possible à réaliser mais qu'il fallait se renseigner sur leur niveau de difficulté.

Je ne suis pas un sportive mais j'aime marcher.

Je souhaiterais donc savoir si vous connaissez un peu ce coin du Pérou. Est ce vraiment beau? Y a t-il des randonnées "tranquilles" pour une femme non sportive? est ce qu'il n'y a que des randonnées à faire là-bas? y a -t-il du monde ou tous partent en trek de plusieurs jours ?

Sinon, que me conseillez vous à la place de Huaraz? y a-t-il une autre ville intéressante à faire pour terminer ce séjour ? (je précise que le départ se fera de Lima).

Merci à toutes et tous. ATR
Passer par le monument national Muir Woods? (Californie) English translation pending
by Max68 · 2010-01-15 · 22 replies
Bonsoir,

Lors de notre périple dans l'Ouest cet été nous serons 3 jours à San Francisco

J'ai prévu de faire le Golden Gates et Sausalito en vélo.

Lorsque je regarde le plan je vois qu'il y a un petit parc qui s'appele "MUIR WOOD". Je trouve relativement peu de données dessus. Je sais qu'il y a des Sequoia d'un type différent que celui de Sequoia ou Mariposa Grove (où nous irons), mais s'est a peu prêt tout. Est-il près de la mer ? et si oui la côte est-elle belle à cet endroit. Est-il beau ?, intéressant ? ou est-ce plutôt un parc pour la promenade du dimanche des San Franciscosiens 🤪

Parallèlement lorsque nous partirons de SF (pour aller à Yosemite) cela a-t-il un sens de faire un crochet par la côte ?, si oui par où ? (sachant qu'on ne pourra y consacrer que quelques heures)

Merci d'avance😎

Jean-François
Pour vous, qu'est ce qu'un repas normal aux États-Unis? English translation pending
by LeTigre · 2009-11-05 · 172 replies
Je reprends mon post créer sur un autre topic afin d'essayer de comprendre pourquoi certains disent manger "sans se priver" pour quelques $ journalier quand mon addition moyenne fut en juin 09 de $ 34, 10 ( Tout Taxes et Tips Comprises) et si j'enlève le resto le plus cher ( Café Diablo à Torrey pour 64$ ) on arrive à une moyenne de $ 30, 10

Comme je l'ai dit ailleurs, pour moi, le repas type fut deux bières pression, un plat avec quelques fois la petite salade à coté ... et pis c'est tout ! 😉. Bien sur le plat fut souvent conséquent et j'ai rarement eu encore faim la fin du repas .

Voici le tableau issu de mon voyage avec les villes/ nom du resto/ prix en $ :



et, toujours pour l'exemple je remet egalement la photo de " l'assiette - repas New York Steak " du Swingin' Steak de Mexican Hat ...



Et pour finir, la question déterminante :

Pour vous, ce plat est il :

- une entrée avant de passer aux choses sérieuses ( genre des sangliers par exemple ! 😛 )

- Un repas normal

- un festin

- un truc énôôôôrme ou on mange à plusieurs ?
Abandonner la visite de Vang Vieng? (Laos) English translation pending
by Canaima · 2009-11-01 · 40 replies
Actuellement en voyage par le Laos, nous sommes en train de penser a abandonner l etape Vang Vieng, car nos amis que nous venons de retrouver, en reviennent nous en ont completement degoute. beuveries, drogues ....

Ils nous ont dit que, comme on avait vu Muang Nuang avec ses pitons, cela ne nous apportera pas grand chose de plus, et que l atmosphere a Vang Vieng est vraiment vraiment detestable.

Nous sommes en ce momnent meme a Vientiane (ou se deroule en passant une superbe fete, ce WE, et nous devons prendre la decision dans les qq jours a venir.

Alors si vous y etes alles a Vang Vieng , pouvez vous me dire si on rate quelque chose de grandiose en n y allant pas ???
Des montagnes Rocheuses... aux rivages de l'île de Vancouver (Canada) English translation pending
by Krikri6792 · 2009-10-06 · 97 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage d'un mois (24/08 au 24/09/09) dans l'ouest du Canada, de Calgary à Vancouver... en camping-car... pour randonner et pour plonger !



La version complète accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...oyagesouestcanadien/

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Présentation

Après trois voyages en deux ans dans l'Ouest américain, nous avions envie, pour cet été 2009, tout en restant sur le continent nord-américain, d'un parcours plus vert, plus frais ….et l'ouest canadien, avec ses montagnes, ses lacs, ses rivières, ses cascades semblait pouvoir répondre à notre attente.

Dès l'automne 2008, l'itinéraire commence à prendre forme grâce à quelques membres de Voyageforum ayant su nous mettre en appétit par leurs photos et/ou leurs récits de voyage. Merci à eux.

- Grisemote pour son carnet "Les aventures de Grisemote dans l'Ouest Canadien " dont je me suis inspirée pour une partie du circuit. - Vilcanota pour ses nombreux posts que j'ai tous relus et où j'ai pêché bon nombre de conseils. Merci à lui d'avoir pris le temps de relire mon itinéraire définitif. - Philetmap pour ses suggestions de randonnées dans les Rockies et la documentation transmise. - Mcd8 pour les documents sur les randonnées dans Glacier NP - Et tous les intervenants de VF qui m'ont fait partager leur enthousiasme pour la région.

Les grandes lignes se précisent alors, avec un départ à Calgary et puisque nous ne pouvions pas totalement quitter l'ouest américain, il fut décidé de faire une petite incursion dans le Montana afin de découvrir les beautés tant de fois vantées du Glacier NP. Puis remontée vers le nord, Waterton, Kananaskis, Banff, Lake Louise, Yoho, Jasper avant de redescendre vers le Pacifique via Mt Robson, Wells Gray et la Sea to Sky Road. Après avoir longé la Sunshine Coast, traversée vers l'Ile de Vancouver avant de finir par deux jours dans la ville de Vancouver.

Total : environ 3000 kms sur 31 jours ce qui nous laissera suffisamment de temps pour randonner.

Hervé a en tête depuis longtemps de passer des vacances en camping-car. Le parcours a l'air de s'y prêter, routes bitumées, pas de "off road" prévu, alors c'est ok, le Canada se fera en camping-car.

Réservation chez Canadream d'un "Super Van Camper", longueur 21 à 27 feet (en fonction du modèle disponible sur place ! ) largeur 8 feet, hauteur extérieure + de 10 feet. Sensé pouvoir loger deux adultes et deux (petits) enfants, nous y serons à deux très à l'aise.

A part la première nuit à Calgary et les deux dernières nuits à Vancouver (hôtel), nous n'avons rien réservé. Partant hors saison, nous pensons trouver de la place partout. Nous avons dans l'idée d'alterner nuits en camping et nuit hors camping quand cela serait possible.

Enfin le jour du départ arrive !

Lu 24/08/09 Air Transat opère un vol direct depuis le Terminal 3 de Roissy pendant tout l'été, 9h30 de vol jusqu'à Calgary c'est parfait. Rien à redire sur le service à bord. Je dirais même que le repas est meilleur que d'habitude.

Arrivée avec 40 mn d'avance sur l'horaire prévu, passage rapide à l'immigration. Rien à voir avec les Etats-Unis : ici pas de photo, ni d'empreintes, tout juste quelques questions "quel est votre circuit ? combien de temps? …" et l'agent nous souhaite bon voyage avec le sourire, ça fait plaisir!

Les bagages sont récupérés aussitôt et à la sortie de l'aérogare, nous sautons dans le shuttle vers notre hôtel. Température extérieure 17°C à 22h, température prometteuse. D'ailleurs la conductrice du bus nous promet une belle semaine. Espérons qu'elle dise vrai !

Il est 6h du mat' sur notre horloge interne, la chambre du Travelodge n'est pas de première jeunesse, tant pis, c'est pour une nuit, on tombe de sommeil et demain, le réveil risque d'être matinal !

Découverte de Calgary …et de notre camping-car

Ma 25/08/09

Matinal…nous l'avions prévu…mais pas autant. Il est 3 heures du matin et impossible de refermer l'œil. Alors, on s'occupe comme on peut : télé, mails, internet, rangement des valises….essai dodo, mais rien à faire. On patiente encore un peu… puis 7h30 on est dehors en direction de la station "Rundle" pour rejoindre le centre-ville en CTrain (sorte de RER).

Le temps est magnifique. Pourvu que ça dure !

Downtown se caractérise par un noyau de gratte-ciels, nous rappelant un peu New-York, toute proportion gardée, bien sûr. Un ensemble aux formes géométriques assez esthétique.

Et si nous allions voir la ville de plus haut, c'est-à-dire depuis la Calgary Tower. Une vue à 360° sur la ville et au loin sur les Rocheuses.

Et maintenant depuis sa passerelle en verre. Brrr ! 191 m au dessus du plancher des vaches, moi, ça me fait flipper, je ne peux pas m'approcher du bord.

Dans le centre, nous croisons quelques hommes d'affaires….en grande conversation.

Mais pas tant de monde que ça… Mais où sont les Calgary-tes ?

Ah, oui, grâce au pedway, ce système de circuit piétonnier qui relie immeubles et centres commerciaux sur plus de 15 kms en pas moins de 59 passerelles sans jamais mettre le nez dehors, ils sont tous à l'intérieur et en ce début de matinée, tous avec leur mug de café à la main.

Nous expérimentons nous-aussi ce dédale de couloirs à n'en plus finir…

Bientôt saoulés de néons et de tapis roulants (hé, hé, et levés depuis 3h du matin ! ), nous ne tardons pas à avoir envie de verdure. Quelques couloirs et quelques ascenseurs plus loin nous voilà à Prince's Island Park où nous apprécions le calme et la verdure en compagnie de quelques oies.

Mais tiraillés par la faim, nous revenons à la civilisation pour un déjeuner Thaï Express. Délicieux….juste de quoi nous redonner la force pour le trajet retour.

Nous nous affalons sur le canapé de l'hôtel, le temps d'attendre notre transfert chez le loueur de camping-cars. La fatigue commence nettement à se faire sentir !

Sur le parking du loueur, trois véhicules côte à côte : un Van classique, un camping-car "normal" et un "monstre". Devinez lequel sera pour nous ?

Bien vu…c'est le "monstre"! 27 pieds, assurément ! Ah, pour la place, à l'intérieur, pas de problème : un grand lit, un coin-repas, un grand frigo avec congélateur, une plaque de cuisson trois feux et un four, un évier, une douche, un WC, un coin-lavabo et plein de rangements. Précisons que les coins repas et repos s'agrandissent encore après extension. On n'en revient pas !

Et maintenant il va falloir partir avec. Première difficulté : sortir du parking du loueur. Je suggère de profiter de la taille du parking pour faire une grande boucle, la marche-arrière, on expérimentera plus tard.

Nous arrivons tant bien que mal jusqu'au supermarché d'à côté pour les habituelles premières courses et le premier passage à la pompe. Le loueur nous avait mis un quart de réservoir….nous complétons….avec 147, 5 litres. Gloups ! le réservoir fait 200 litres.

Il est 17h maintenant. C'est l'heure de sortie des bureaux à Calgary, une circulation dense pendant les 50 premiers kilomètres et moi, copilote minable, incapable de me retrouver dans ce plan que j'avais pourtant préparé. On a frôlé le divorce !

Hervé est un peu tendu au volant. Normal, il faut à la fois "apprivoiser" le monstre, faire attention à la circulation et gérer la fatigue qui s'accentue d'heure en heure. Vivement qu'on se pose

Après Fort Mac Leod, à 175kms et 2 bonnes heures de route, nous repérons un champ d'éoliennes au loin et gageons qu'une bonne route les dessert. En guise de route c'est finalement une piste gravillonnée mais assez roulante qui nous mène à un coin bucolique à souhait et là, ouf, on décide de se poser.

Au moment de faire le lit, on s'aperçoit qu'on nous a donné 2 couettes mais pas d'oreillers. Pas cool !

Dans le centre de Calgary

Glacier NP : le lac aux icebergs

Me 26/08/09

5 heures au réveil : hé, hé, nous avons gagné deux heures par rapport à hier matin. Levons le camp ! Je me serais bien attardée à marcher dans le coin, il fait si bon, ce matin, mais nous voulons rallier Many Glacier tôt car les places de camping s'octroient aux premiers arrivés.

C'est moi qui me mets au volant et ma foi, l'engin se conduit plutôt facilement (en dehors de toute manœuvre), d'autant que la largeur des voies ici s'y prête. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde sur la route à cette heure matinale.

Le poste-frontière de Carway ouvre à 8h. On a droit aux formalités habituelles : photo, empreintes digitales, carte verte à remplir et taxe de 6$ par personne en sus. On nous avait prévenu, ici, pas le droit d'importer fruits et légumes, mais chut ! on a tout de même quelques grappes de raisin et quelques patates dans nos placards. Faut pas le dire !

Après avoir fait le complément de fruits et légumes à Babb et payé notre entrée au parc national de Glacier, nous arrivons au camping à 9h.

20 $ dans une enveloppe et nous voilà garé à l'emplacement 23. Mais Hervé n'a pas encore le compas dans l'œil et scratch ! des branches hautes égratignent le flanc du monstre. Ca commence mal !

Mais que cela n'entame pas notre moral ! Nous avons prévu d'en profiter illico et de partir pour Iceberg Lake (9, 1 miles/ 5à 8h AR, 400m dénivelé). A pied, off course !

Très vite, nous sommes au cœur du décor ! Et quel temps ! Magnifique !

Bientôt rejoints par un "deer" très peu farouche, puisqu'il oblige la file de randonneurs à s'écarter du chemin pour qu'il puisse continuer à brouter.

A mi-chemin les chutes Ptarmigan offrent une halte appréciable.

Le sentier passe dans des prairies recouvertes de fleurs au pied de Ptarmigan Wall.

On marche d'un bon pas et à 12h30, ça y est, le lac est en vue !

En s'approchant …

En y regardant de plus près, il reste quelques petits icebergs.

Surplombant le lac, ces crêtes nous rappellent les Dolomites, pas vrai ?

Quoi de mieux que cette petite crique rocheuse pour nous sustenter et nous reposer.

Il fait si bon qu'on y reste pendant près de deux heures. Autant quitter nos chaussures !

Il faut songer au retour pendant lequel on ne se lasse pas d'admirer ces paysages.

Encore sous le coup du décalage horaire, avec des réveils matinaux deux jours de suite, une randonnée de 16kms dans les jambes, rien d'étonnant à ce que nous soyons lessivés ! Une bonne nuit de sommeil sous les sapins de Many Glacier est la bienvenue !

Iceberg Lake



Glacier NP : le glacier Grinell

Je 27/08/09

Après 2 nuits passés en autonomie (car ici le camping est rudimentaire, pas de branchement), il est temps de se préoccuper de la vidange des réservoirs. C'est Hervé qui s'y colle, armé d'une bonne paire de gants. Tâche pas vraiment agréable mais absolument incontournable !

Bon, une fois la corvée terminée, le camping-car déplacé au parking d'à côté (ce soir, on bouge !), en route pour notre randonnée journalière : aujourd'hui Grinell Glacier Trail, 16kms, autant qu'hier, mais avec un peu plus de dénivelé (488m).

Après avoir longé les berges de deux lacs successifs, Swiffcurrent et Josephine, le sentier prend de la hauteur, laissant apparaître, en contrebas, un troisième lac aux eaux turquoises: Grinell Lake.

D'ici on se rend encore mieux compte de cette enfilade de lacs laissés derrière nous.

Il fait chaud, le sentier se met à grimper de plus belle et quand il passe sous cette cascade, le rafraîchissement est garanti !

Allez, une dernière montée raide dans une ancienne moraine et nous voilà arrivés à Upper Grinell Lake où flottent de gros glaçons.

Après une pause pique-nique, nous nous rapprochons du glacier.

Plus d'une heure à explorer les alentours : fissures, crevasses, pierres remarquables ….et cette curiosité : des algues rouges colorant une petite mare ! Au loin, les 3 lacs.

Sur le chemin du retour, au bord du lac Joséphine, un couple de randonneurs nous avertit de la présence d'un ours. Hervé prépare son appareil-photo.

Nous avançons, les sens aux aguets. Pendant qu'il se baisse pour lacer ses chaussures, je lève le nez vers la pente et lui annonce : "L'ours, il est là ! Non, pas derrière toi, là-haut !"

C'est un grizzli. A environs 60m, dans la pente au-dessus de nous , il est en train de se goinfrer de baies, sans nous prêter la moindre attention. Le bateau-navette sur le lac Joséphine s'est aussitôt déporté de sa trajectoire, les touristes ayant eux aussi vu l'animal.

La photo n'est pas excellente mais la rencontre excitante !

Nous prenons très tard la route vers Ste Mary (la faute à la lessive qui s'éternise) où nous arrivons aux dernières lueurs du jour. Heureusement, le camping est très grand et rarement complet. Il n'y a plus personne à la guérite d'entrée, la consigne est de choisir son emplacement et de payer le lendemain. Aussitôt vu, aussitôt fait ! Ouf !

Grinell Glacier

Glacier NP : Going-to-the-Sun Road

Ve28/08/09

Au programme de cette journée, la découverte de la Going to the Sun Road, un des joyaux du parc.

Point important : tout véhicule de +21 feet de long et + 8 feet de large (ce qui est le cas) est interdit sur une grande partie de la route.

Mais le parc a bien fait les choses avec un système de navettes très efficace. Nous laissons donc notre monstre au camping et rejoignons à pied par un petit sentier le Visitor Center. Il fait frisquet ce matin (3, 5 ° à 7h) mais le soleil ne tarde pas à chauffer.

Nous sommes 4 dans la navette de 8h30 et nous restons dans le bus jusqu'au Logan Pass.

C'est ici que nous avons choisi de faire notre première randonnée de la journée sur Hidden Lake Trail soit 3 miles jusqu'au point de vue ou le double jusqu'au lac. On verra !

Notre regard est immédiatement happé par cette montagne dominant le Visitor Center. C'est à ses pieds que va nous mener la randonnée.

Une passerelle en bois se déroule progressivement jusqu'au col.

Dans des prairies verdoyantes

Les animaux sont au rendez-vous : oiseaux, spermophiles, marmottes.

Mais où sont les "mountain goats" ? Tous les connaisseurs du coin s'interrogent. D'habitude, paraît-il, on peut les voir en nombre sur ces pentes. Ah, les voilà, près de l'overlook !

Le point de vue sur le lac nous laisse sans voix. Que c'est beau !

Un zoom sur les bords du lac nous dévoile une petite île… très tentante. Et si on allait la voir de plus près. C'est parti pour 200m de dénivelé supplémentaire facile, la descente mais il va falloir remonter !).

Une fois arrivés sur la rive du lac (où nous sommes seuls d'ailleurs), il faut pouvoir se rapprocher de l'île vue d'en haut. Pour cela il faut déchausser pour passer un torrent. J'espère que le jeu en vaut la chandelle.

Oui, oui, ça en vaut la peine ! Hervé se met à siffloter quelques airs connus, on n'aimerait pas se retrouver nez à truffe avec un ours. Là, nous apprécions +++ la solitude de Glacier en avançant dans ces prairies en fleurs.

Et au bout…l'île ! Superbe !

La remontée est exigeante mais ponctuée par le sifflement régulier des marmottes, elle se fait à un bon rythme.

De retour au Logan Pass vers 13H30, nous cherchons vainement une aire de pique-nique. A défaut d'en trouver, on s'installe sur des rochers au Highline Trailhead. A peine le temps de sortir nos victuailles que nous nous faisons rappeler à l'ordre par une ranger "Ici, ce n'est pas une aire de pique-nique. Il ne faut pas tenter les animaux …etc" Un peu utopique, car on sait bien qu'ici tout le monde casse la croûte sur les chemins. Bon, puisqu'il faut y aller, levons-nous!

Nous reprenons immédiatement le bus vers notre prochaine étape : le lac Mac Donald. Des travaux sur la route allongent considérablement les délais, il nous faudra 1h15 pour rejoindre le lac.

Le temps d'une glace, au bord du lac …et nous prenons la navette suivante vers Avalanche Creek. Pour la randonnée au lac Avalanche, ce sera trop juste (la faute au détour supplémentaire de ce matin !) alors on se contente d'une petite balade reposante au milieu des cèdres géants "Trail of the Cedars".

Car il faut être de retour au Logan Pass pour la dernière navette à 19h. Nous avons bien un peu de marge mais plus le courage de rien, ce soir. Alors Ste Mary direct pour une soirée confortable dans notre maison roulante.

Hidden Lake

A suivre, quelques posts plus loin !
Rapport du PNUD: vers l'ouverture des frontières? English translation pending
by Farang61 · 2009-10-05 · 74 replies
Bjr, Le PNUD (programme des nations unies pour le développement) annonce dans son rapport 2009 (entretien radiophonique de ce matin) qu'il envisage désormais comme une solution au problème du déséquilibre économique planétaire "l'ouverture" des frontières. Il constate: - que la "fermeture" des frontières et le "filtrage" des "migrants" sont totalement inefficaces et humainement inquiétants - que la libre circulation de tout individu est un droit inaliénable - que les changements climatiques vont entraîner des transferts de population de plus en plus importants - que les analyses économiques n'apportent en rien la preuve que l'immigration serait dangereuse dans les pays d'accueil, sur le plan de l'emploi ou des budgets par exemple. C'est la première fois à ma connaissance qu'un organisme officiel international, émanation des nations elles-mêmes, évoque cette solution. Bien entendu, celle-ci se mettrait en place au fur et à mesure, de manière graduelle et concertée, par exemple entre différents pays de la même sphère tout d'abord. Nous apprenons d'autre part que les transferts monétaires des migrants vers leurs pays d'accueil s'élèvent à 150 milliards de dollars par an, contre le tiers pour l'aide officielle internationale. J'espère personnellement (et bien que la politique actuelle consiste à faire exactement le contraire) que cette idée, enfin reconnue par un organisme qu'on ne peut pas suspecter d' "extrémisme", va peu à peu faire son chemin dans les esprits des décideurs (si l'on considère que leurs intérêts propres iront un jour dans ce sens) et des individus. Je pense en effet que c'est une démarche qui nous élève moralement, une attitude d'ouverture et de compréhension tournée vers tous nos compagnons du genre humain sans distinction, et la seule solution envisageable si on veut éviter la catastrophe humaine qui sera inexorable si nous continuons à nous entêter à nous refermer sur nous-mêmes, à défendre une politique de "quotas", de "visas" bien souvent comptable (et à tort) et qui ne fait qu'entretenir, voire encourager les mafias de l'immigration clandestine et du travail au noir. C'est, pour moi, une belle semaine qui commence!🙂
Aller en Guadeloupe cet hiver malgré les récents problèmes sociaux? English translation pending
by Marc · 2009-10-02 · 39 replies
Bonjour, Je connais la Guadeloupe comme une destination rêvée, étant allé une douzaine de fois dans cette île, sans avoir connu les récents problèmes sociaux. Je n'ai aucune intention de critiquer les motifs de quelque partie que ce soit dans le conflit et ne voulant qu'y retourner pour passer un mois de vacances agréables en janvier avec ma compagne qui n'y est jamais allée, mon interrogation est simple en ce moment alors que je voulais savoir si nous devions reconsidérer ce voyage ou songer à aller ailleurs. Je remercie ceux qui ont une bonne connaissance de la situation actuelle et éventuellement de ce qui s'annonce pour l'hiver prochain de me renseigner. Marc
Itinéraire dans le sud du Vietnam? English translation pending
by Evadonsnous · 2009-09-14 · 5 replies
Salut a tous,

Par avance desolee, on a pas ecrit dans la categorie , la page veut pas se connecter.

On est au Vietnam depuis le 21 aout 2009, on a fait la baie d'along (4 jours hors tour touristiques), Hanoi (2jours), on a fait le tour nord ouest avec les bus locaux ( 10 jours), puis location moto pour le tour du nord-nord est ( 8 jours)

On a notre visa jusqu'au 5 octobre, on veut redescendre vers Saigon et passer vers le Cambodge.

Question: Quel itineraire vous pouvez nous conseiller en direction du sud? On prend le train cette nuit pour Hue, 2 jours je pense pour recuperer de notre periple de motard et visiter la cite.

On aime les circuits hors touristiques ou disons sans passer par des tours operateurs.

Merci a tous et merci beaucoup pour les infos de Larsay et Fistibal pour le nord est!!! Quelle belle aventure! Inoubliable!
Prime de départ d'un commandant de bord Air France? English translation pending
by Satu · 2009-08-14 · 144 replies
Ca doit avoir une incidence sur le prix du billet ? Non ?
Pérou-Bolivie: îles du lac Titicaca, choisir les plus sympas English translation pending
by JPaul92 · 2009-07-22 · 26 replies
Bonjour,

Nous pensons dormir sur les îles sur le lac Titicaca

Auparavant, j'aimerais savoir pour ceux qui y sont allés quelles sont les îles parmi les 3 îles suivantes sur lequel c'est sympa de dormir et d'avoir un bon contact avec les habitants, celles aussi ou il y a un beau relief et un beau coucher de soleil. l'île Taquilé, l'île Amantani et l'île du soleil à Copacabana en Bolivie ?

Comme d' habitude je remercie tout le monde de son petit mot. Jean-Paul
Où aller en République Dominicaine? English translation pending
by Mamzelle2 · 2009-07-05 · 26 replies
Bonjour,

Je sais que je suis pas mal à l'avance, mais cet hiver (janvier), nous aimerions partir une gang de filles (18-22 ans) en voyage en république. Nous aimerions savoir quel est le meilleur endroit ou aller pour passer une semaine ou profiter du soleil et pouvoir faire la fete le soir. En juin, nous sommes allée a Cuba, mais à ce qui parait, la température la bas en hiver n'est pas aussi chaude qu'en république et de plus, lorsque nous étions à Cuba, nous avons passé une tres bonne semaine ou nous avons fait plusieurs rencontres de gens de notre age, alors nous voulions savoir si un hotel était plus approprié pour cela et quelle destination de la République était le mieux

J'attends vos réponses!

Merci!
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Mediterranea (hiver 2009-2010) English translation pending
by Friquette07 · 2009-05-09 · 106 replies
Bonjour, Je me lance, ou plutot je lance le sujet ? c'est un peu tot, certes, mais pour le tarif prima pas tant que ca ?

Je propose ici à tous ceux qui envisagent ou qui vont partir avec Costa pour PERLE DES ANTILLES dans l'hiver 2009/2010 sur le Mediterrannéa de partager vos idées, vos craintes, vos joies, vos attentes, vos impressions et aussi, vos compte rendus à votre retour, vos choix, vos excursions, vos deceptions, vos conseils, etc...

Au passage je remercie tous les membres du forum, en effet, c'est un réel plaisir de lire et relire les expériences de chacun à travers VF.

En espérant que cette discussion puissent aider un bon nombre d'entre nous qui ont pour future destination les antilles.
Budget pour trois semaines en Inde en décembre 2009? English translation pending
by Gagou69711 · 2009-02-24 · 14 replies
Amis voyageurs, bonjour! Je me présente, Gaelle, Lyonnaise de 25 ans passionnée par l'Inde....sa culture, ses religions, ses traditions... Mon ami et moi envisageons de partir 3 semaines en Inde, pour un 1er aperçu du pays. Ce voyage aura lieu du 11 décembre 2009 au 4 Janvier 2010...il parait que c'est une très bonne période pour visiter le sud...

Nous sommes invités au mariage d'un ami Indien à Goa la dernière semaine de Décembre donc nous resterons dans les alentours de Goa du 27 Décembre au 4 Janvier

Mais pour les 2 semaines précédent le mariage, nous pensions faire un saut dans l'inconnu : découvrir le Sud de L'inde avec notre sac à dos et notre soif de découverte, de Chennai à Bombay, en passant par Pondichery, Bangalore...

Nous nous posons donc questions :

1 - Nous avons estimé que 2000/2500€/ personne (billet AR compris + visa, départ de Paris) serait suffisant pour un tel voyage, est-ce selon vous réaliste? 2- Quels sont les tarifs des hotels "moyenne gamme" dans le sud de l'Inde? existe t'il des systèmes de chambre chez l'habitant? On nous a déconseillé de dormir en auberge de jeunesse en Inde, qu'en pensez vous? 3- Quel est le "meilleur" moyen de transport pour transiter entre les villes : voiture louée, car, taxi, train, vélo? 4- Quel vaccin/traitement conseillez vous pour un voyage en Inde du Sud (possibilité de treck en Jungle, ou nuit à la campagne)?

Bref, nous débutons nos recherches sur notre prochain lieu de destination et les questions ne manquent pas..

Merci pour vos conseils, astuces, remarques.... Bonne journée Gaelle
Deux semaines en Andalousie: où aller? (Espagne) English translation pending
by Laetitiard · 2009-01-10 · 31 replies
Bonjour à tous.

J'espère que vous pourrez m'aider à finaliser notre séjour en Espagne.

Je pose le tableau, nous sommes un couple et un bébé qui aura 11 mois au moment du voyage (en juin).

Ma belle-famille habite Jerez del Marquesado, à côté de Guadix, nous allons y séjourner 2 semaines (ce sera un peu notre camp de base). De là, nous partirons visiter la Sierra Nevada, Grenade (et peut-être la Mezquita)...(si vous avez d'autres suggestions de visites à la journée que nous pouvons faire depuis Guadix?)

Mais nous aimerions quand même partir 3-4 jours tous les 3, notamment pour les destinations andalouses qui nécessitent un peu de route.

Donc, ce serait un petit circuit, où nous dormirions à l'hotel chaque nuit. Je sais que Seville est un incontournable, mais nous ne comptons pas y aller cette année. Je pense qu'on en profitera plus quand notre fille sera plus grande.

Alors, pour ce mini-circuit, nous avons 2 destinations obligatoires : Jerez de la frontera (pour mon mari, qui veut aller voir la tombe d'un chanteur). Et Ronda.

Et moi, j'aimerais aussi pouvoir tremper les pieds (ou plus, je ne sais pas si c'est envisageable en juin) et ceux de ma fille dans la Méditerranée. Mais je suis assez rebutée par les villes qui font trop village de vacances avec des hôtels-clubs, on n'est pas des gros fanas de plage où on fait bronzette pendant des heures non plus... On est plus adepte du "flanage" dans les villages typiques. J'ai entendu parler de Nerja, cela pourrait-il nous convenir? cela vaut-il le coup de s'y arrêter pour la nuit?

Auriez-vous une suggestion d'itinéraire, qui serait adapté à nos envies? Cadix vaut-il le détour?

Mon mari n'est pas d'une grande aide, car bien qu'il soit originaire de là-bas, il ne s'est pas trop éloigné de Grenade.

J'ai aussi une question sur l'Alhambra : j'ai cru lire qu'il fallait réserver, est-ce vrai?

Enfin, juin est-il une période très touristique?

Merci à ceux qui voudront bien répondre à mes nombreuses questions!😉
Organiser un séjour de trois semaines en août au Vietnam English translation pending
by Micbrun · 2008-11-11 · 10 replies
Bonjour à tous, Notre voyage au VN se précise, les billets d'avion sont réservés, nous arriverons donc à HCM le 3 Août 2009 et repartirons le 23 Août de HANOI. Nous serons 3 adultes et 2 enfants (11 et 14 ans), les grandes lignes de notre circuit ( qui reste à définir et organiser) sont : HCM, Delta du Mékong, Hoi An, Danang, Hué, Hanoi, Halong, Hoa Lu .... Quelqu'un peut-il m'aider à construire ce circuit ? Dans un premier temps, j'aurrai besoin d'aide pour trouver les hôtels (faut-il tout réservé en france avant de partir, sachant que août est une période chargée ?) je ne cherche pas de 4 étoiles mais des hôtels corrects pour une famille, à des prix raisonnables. Y a t-il des précisions a apporter pour la demande de visa du fait que l'on arrive HCM et repartons de Hanoi? Pour cette période, faut-il réserver les vols intérieurs sur place ou alors avant notre départ ? Voici déjà quelques questions qui me passent par la tête mais je pense qu'il y en aura beaucoup d'autre d'ici notre départ D'avance je vous remercie de votre aide A bientôt

Michel
Dangereux pour une mère avec ses trois filles en Haïti? English translation pending
by Ptitema1 · 2008-11-06 · 38 replies
Bonjour, Ma mère, qui a vécu en Haïti pendant 3 ans il ya plus de 20 ans aimerais nous y emmener (ses 3 filles), peut etre cet été. Elle parle créole. Je voudrais savoir si il y a de gros risques compte tenu de l'instabilité politique, si ce n'est pas trop dangereux et si le fait d'être des femmes seules blanches aggrave notre cas. Merci beaucoup!!
Budget pour deux mois de séjour à Madagascar? English translation pending
by Kayambe · 2008-03-12 · 115 replies
Salut à tous, J'ai lu sur le forum qu'il fallait un budget d'environ 700 euros par mois, mais qu'il faut compter 20 euros la nuit d'hôtel, ce qui fait 600 pour se loger, il y a un dilemne.Y a t il des hôtels à 10 euros et pouvez vous m'en citer:la douche chaude, et les toilettes dans ma chambre, ça me dépasse.Non que je ne veuille pas amener de l'argent aux Malgaches, ce n'est pas ma façon de voyager.Je pars en mai et pense partir vers le sud, connaissant déjà le nord. Salut à tous

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