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Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé) English translation pending
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/
qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter,
ici ce serait plutôt un résumé des points proposés :
Sur une idée d'Itat, nous proposons de
"compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre"
quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain :
Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) !
...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs !
(voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j)
prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !)
Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...
Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...
prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!!
confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).
- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....
* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).
Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.
Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!
éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)
Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...
prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!!
confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....
* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).
Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.
Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!
éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)
Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Bilan de voyage à Madagascar English translation pending
Salamo!
Voici un résumé de notre séjour à Madagascar pour les intéressés qui a eu lieu en janvier-février 2012. Nous aurons parcouru quelques coins de cette grande île (et il en reste encore tellement) du mieux que nous pouvions. Nous avons sillonné les routes principales asphaltées, ce qui est plus facile évidemment. Mais attention, elles sont rares dans ce pays.
ANTANANARIVO : Tana est une ville quand même chouette pour un pays peu développé. Nous nous sommes sentis en sécurité en nous nous promenant. Gare aux sacs comme d’habitude, mais nous n’avons remarqué aucune tentative de vol. Nous avons logé à l’hôtel Mercury à 33 000 la double avec wifi et une propreté correcte. Je crois que cet hôtel est tenu par un Français d’ailleurs. Il n’est pas au centre de la ville (ni la Basse ni la Haute ville), mais prendre un taxi coûte entre 2 000 et 5 000, ce qui ne ruine personne (pour se rendre en au centre ou aux stations de bus). Sinon, marcher est possible, nous l’avons fait souvent. Mais, il y a beaucoup de Malgaches dans les rues et pas vraiment de trottoirs OU s’il y en a, il y a plein de voitures dessus ou des piétons. Les rues de Tana sont sinueuses, abruptes à certains endroits et étroites. Un bon amalgame de tout, parfait pour se faire heurter par une voiture. Soyez prudents.
FIANARANTSOA : Une petite ville d’arrêt parfaite après une journée de taxi-brousse (petite vanette collective) provenant de Tana ou du sud. Elle n’est certes pas très belle, mais il y a de bons restaurants comme celui du Zomatel (ou celui de l’hôtel à côté) le Grill (quelque chose) et Chez Dom au centre. Quant à l’hébergement, nous avons dormi au Raza-ôtel. Très bien, très propre avec toilettes à partager. Il vau mieux réserver en haute saison. Les chambres sont grandes avec des moustiquaires. La chambre double est 23 000, ce qui est un excellent prix. Leur restaurant n’est toutefois pas vraiment conseillé. C’est long et la nourriture n’est pas bonne. À moins qu’ils aient changé de cuisinier depuis! Le propriétaire de l’endroit, Christian, est très gentil aussi. En passant, prenez gare aux rabatteurs de la station d’autobus, ce sont les pires que nous ayons rencontrés. Ils vous arnaqueront, ils vous mentiront, ils vous suivront pas à pas. Sans blague. Ils sont tenaces et agressifs. Le mieux à faire est de les ignorer et de se rendre à un guichet particulier pour acheter les billets de taxi-brousse. Toutefois, pour des parcs commes Ranomafana et la ville d’Ambalavao, je ne suis pas certaine que es guichets vendent des billets étant donné que ces lieux sont près. Il faut voir. Mais méfiez-vous, les tarifs sont haussés de 5 fois le prix pour les vazas (étrangers) se rendant à cette station. Informez-vous du prix réel du taxi-brousse pour la destination désirée auprès de votre hôtel avant de quitter. Oui, les montants demandés ne sont pas énormes, mais c’est une question de principe. En tant que vaza, je peux bien payer un peu plus cher, mais tout de même pas 5 fois le prix réel. À vous de voir…
PARC NATIONAL RANOMAFANA : À ce parc, vous pouvez prendre des guides pour plusieurs jours de marche ou une journée d’éco-randonnée. Nous avons pris la journée (ou demi-journée) et nous avons eu la chance d’apercevoir plusieurs sortes de lémuriens. Il est possible de faire du camping au parc et il y aussi un dortoir avec une cuisine correcte. Sinon, il faut loger plus loin au village de Ranomafana qui offre plusieurs possibilités d’hébergement.
AMBALAVAO ET LE PARC NATIONAL D’ANDRINGITRA : Ambalavao est une belle petite ville, sécuritaire et quand même charmante. Parfaite pour se reposer. Nous avons logé à l’hôtel Bourlingueur où la cuisine du restaurant est excellente. Essayez les steaks de zébu, ils sont épais et délicieux. Les meilleurs que nous avons mangés à Madagascar. La chambre est sommaire à environ 20 000 la double. Il n’y a pas de moustiquaire et nous nous sommes fait piquer toute la nuit. Sinon, il y a des chambres à 45 000 je crois plus spacieuses. Sinon, il y a d’autres bons hôtels dans le coin qui demandent environ 30 000 la nuit. C’est à partir d’Ambalavao que vous pouvez prendre un Jeep ou un tour vous permettant d’aller au parc nation d’Andringitra. Un bon 3 à 4 jours de marche qui restent inoubliables pour nous. Il y a d’autres façons de s’y rendre comme de prendre un taxi-brousse pour le village situé à 15 km à pied de l’entrée du parc, soit Sendrisoa, à tous les jeudis je crois. Ça reste toujours incertain à Madagascar compte tenu du peu de services dans le pays. Tant qu’à nous, nous sommes allés au bureau officiel du parc à Ambalavao. De là, nous avons demandé si c’était possible d’avoir un transport (si quelqu’un du parc se rendait à l’accueil – débuts des sentiers – dans les prochains jours). Nous avons été chanceux, ils y allaient, mais ça n’arrive pas tellement souvent à ce qu’il paraît. Il vaut mieux s’essayer au cas où vous seriez chanceux vous aussi! Sinon, il faut prendre un tour qui coûte plus cher. Après 3-4 jours de marche, vous arrivez au camp Catta (possibilité de se rendre seulement à cet endroit en taxi-brousse, mais encore là, vous vous rendez seulement au village de Vohitsoaka et vous devez marcher 10 km à pied qui se fait bien pour rejoindre le camp Catta). C’est une route de terre battue où vous croiserez plein de paysans souriants. Vous pouvez commencer votre trek (je pense) du camp Catta, mais vous aurez le même problème pour revenir sur vos pas du village de Sendrisoa. C’est moins conseillé. Vaut mieux arriver au camp Catta et relaxer, c’est un endroit super beau et plein d’autres randonnées d’une journée vous sont proposées. Le restaurant est coûteux et le menu peu varié, mais c’est bon. L’endroit est idéal pour se reposer. Si vous voulez voir des lémuriens, vous en aurez la possibilité dans la forêt derrière le camp Catta où de curieux Maki viendront vous voir. Beaucoup de chance de voir des caméléons aussi. Le camp Catta offre des bungalows, mais aussi beaucoup de sites de camping. Le site coûtait 7 000 la nuit pour deux. Près d’Ambalavao, il y a aussi la réserve d’Anja où il est possible de voir des Makis, mais nous n’y sommes pas allés puisque nous en avions vus au Camp Catta et ils étaient libres (pas une ferme). Mais la réserve d’Anja est bien à ce qu’il paraît.
RANOHIRA ET LE PARC NATIONAL D’ISALO : Pour planifier son périple au parc national d’Isalo, il vaut mieux se rendre à Ranohira, un petit village. Nous avons dormi Chez Alice à quelques minutes à pied du centre, mais qui offre une vue superbe sur le parc. Il y a des bungalows en terre battue pour presque tous les budgets. Le moins cher étant de 15 000-20 000 la double. Alice est la propriétaire, un vrai bout-en-train. La cuisine est bonne aussi. Possibilité de faire du camping, ce que nous avons fait. À Ranohira, vous pouvez choisir un guide et vos excursions. Pour chaque randonnée choisie, un prix est fixé. Les piscines noire et bleue sont bien (et le canyon) avec un arrêt au site de camping, endroit parfait pour voir les lémuriens marrons et les Makis. Nous y avons fait du camping avec notre guide Léonard (bon guide proposé par Alice) et sommes allés au canyon des Makis le lendemain nous baigner. Le soleil est vraiment fort, mais la balade en vaut le coup pour ceux qui aiment la randonnée.
TOLIARA OU TULÉAR : Pour nous, cette ville n’est pas accueillante et tout est fermé tout l’après-midi. Nous sommes allés Chez LALA (À NE PAS FAIRE!!!) qui en passant, est un hostel cité dans tous les guides, mais qui n’a aucune éthique. Premièrement, des lémuriens bébés makis étaient enfermés dans une minuscule cage (c’est interdit). Deuxièmement, il y a plein de prostituées (souvent mineures à leur voir l’air) avec des vieux papis louches ou des jeunes hommes insouciants. Vraiment dégoûtant. Deux autres couples de Français que nous avons rencontrés à Madagascar ont fichu le camp après une nuit dans cet endroit misérable. Nous sommes allés à un hôtel plus loin, Le Refuge, qui était sympa avec un resto bien. En passant, un bon restaurant à aller est L’Étoile de Mer, plus dispendieux mais délicieux. Ne restez pas à Tuléar, fichez le camp à Anakao ou à Mangily. En passant, les rabatteurs de la station de taxi-brousse sont épuisants et malhonnêtes. Soyez sur vos gardes et rendez-vous directement aux guichets de vente de billet. Mais encore là, vous devrez négocier les prix et comparer les prix entre les différentes compagnies.
MANGILY : C’est un petit village de cabanes de bois avec plein d’hôtel sur le bord de l’eau pour tous les budgets. Plusieurs personnes (backpakers) vont Chez Freddy, mais nous sommes allés Chez Julie qui a changé de nom pour « Les chemins de Mangily » ou quelque chose comme ça. Il y a des bungalows à 10 000-15 000 et il y a possibilité de faire du camping. Bref, il est situé en face du DÉLICIEUX restaurant Chez Freddy si je me souviens bien du nom. Mais Mangily reste encore une place de prostitution (faut voir certains soirs au restaurant Chez Freddy) sans jamais être comparable à Tuléar. Plusieurs taxi-brousse se rendent tous les jours de Tuléar à Magily (de gros camions taxi-brousse) sur une route de sable. Il est possible de faire de sorties de pêche ou de snorkeling avec les locaux. Il est possible de voir des baobabs au centre écologique de la communauté locale de Mangily. Renseignez-vous sur place.
ANAKAO Vraiment un très bel endroit, mais davantage à cause des sorties en mer (en pirogue) sur l’île de Nosy Ve avec les locaux. Très facile de trouver quelqu’un pour vous accompagner de 7 000 à 10 000 par personne avec le déjeuner inclus (les poissons qu’ils auront pêché au harpon le matin). Par la même occasion, vous pouvez faire du snorkeling ou vous faire dorer sur la plage. Nous avons dormi Chez Émile qui offre des bungalows de 15 000-30 000 selon la saison. Le restaurant y est très bon et Émile, le propriétaire, est très gentil. Pour se rendre de Tuléar à Anakao, rendez-vous au quai des piroguiers à Tuléar. Certaines compagnies offrent l’aller en gros bateau (speed boat) pour 50 000 par personne. Même tarif pour le retour. Sinon, il y a possibilité de prendre le service d’un piroguier qui vous y mènera pour beaucoup moins cher. Le trajet risque par contre d’être beaucoup plus long et vraiment moins sécuritaire. Nous ne l’avons pas fait, car nous étions en saison des cyclones et il y avait beaucoup de vent et de vagues. Sinon, en saison adéquate, fort probablement que c’est une expérience intéressante, une vraie bonne aventure. Il y a plusieurs types d’hébergement à Anakao (pour tous les budgets). Une autre bonne adresse pour les routards est Peter Pan, tenue par des Italiens. La nourriture y est excellente et l’endroit est bien.
FLEUVE TSIRIBINE ET L’ALLÉE DES BAOBABS Il est possible d’arranger l’excursion en pirogue de 3 jours à partir d’Antsirabe, mais nous avons choisi de diminuer les intermédiaires en nous rendant directement à Miandrivazo pour trouver des piroguiers. Nous les avons trouvés depuis le gîte Tsiribine (si je me souviens bien du nom, il est cité dans le Petit Futé). Négociez les prix. Nous possédions notre tente et nous apportions notre propre nourriture, ce qui a diminué grandement le prix. Je crois que le tout nous est revenu à 120 000, ce qui est un prix excessivement bas. Plusieurs personnes nous proposaient l’excursion à 300 Euros, mais c’est de la frime! Il est possible de combiner le tout avec l’allée des baobabs. Le dernier jour du fleuve, nous avons rejoint un taxi-brousse près de Belo-sur-Tsiribine. Cette excursion est sympathique. Nous y avons vu le rare lémurien blanc et croisé plusieurs villages où les gens vivent dans une pauvreté inacceptable. Après le fleuve Tsiribine, nous avons pu voir l’allée des baobabs et trouver un Jeep avec d’autres touristes sur place pour dormir à Morondava. Il n’y a pas d’hébergement à l’allée des baobabs. La plupart des gens prennent un tour privé ou un taxi de Morondava. L’allée est petite, mais superbe. On y fait le tour en 30 minutes, mais ça vaut le coup de rester plus longtemps pour attendre le coucher du soleil.
ANTSIRABE : Antsirabe est une belle ville avec une température agréable et plus fraîche puisqu’elle est située au centre du pays dans les hautes terres. Nous avons dormi Chez Billy, un hostel sympathique qui organise des tours (comme le fleuve Tsiribine) et loue des vélos pour se balader dans les environs. Parfois, l’hostel Chez Billy est plein et à même pas 2 coins de rue, il y a une pension familiale peu coûteuse et très bien. Je ne me souviens plus du nom, mais c’est de Chez Billy qu’on nous l’avait référée. Il y a plusieurs artisans à Antsirabe, un endroit parfait pou faire le plein de souvenirs à rapporter au bercail.
PARC NATIONAL ANDASIBE-MANTADIA : Lorsque nous sommes allés dans ce pays, un cyclone venait de passer par-là (Giovanni) et avait abîmé les sentiers du parc. Il était donc fermé. Toutefois, les guides naturalistes étaient toujours à l’affût de potentiels clients pour visiter la petite réserve écologique située à côté du parc. Malgré la petitesse de l’endroit, c’est le parc que nous avons préféré. Nous y avons vu les lémuriens Indri à plusieurs reprises et les lémuriens marron. Nous avons vu le minuscule lémurien nocturne appelé le microcèbe. Puis, nous avons observé de nombreuses espèces de caméléons, de toute beauté. Nous avons tellement aimé cet endroit que nous sommes allés nous y promener 2 jours et un soir avec notre très savant et spécialiste guide, Nestor, que je recommande de loin à tous pour son savoir en général (et il va de soi, surtout sur la nature). Il nous a grandement épatés avec ses multiples connaissances. Il parle très bien le français, l’anglais et un peu l’allemande. Un vrai pro de la nature. Nous avons logé à l’hôtel Feon’ny Ala où il y a des bungalows pour tous les budgets. L’endroit est un vrai rêve : chaque matin et chaque soir, il est possible d’entendre le chant des Indri se trouvant de l’autre côté de l’étang dans le parc. Le bon restaurant offre une vue imprenable sur la nature du parc et nous permettent d’observer les Indri s’il y en a. Une adresse à ne pas louper. Ceux qui voyagent en taxi-brousse, demandez au chauffeur de vous laisser au coin de la RN2 et la route menant au village d’Andasibe. De là, vous avez 500 mètres à marcher pour arriver à l’hôtel. Il est en face du guest house Chez Marie. Il pleut réellement souvent dans ce parc, mais je crois que l’endroit en vaut le détour. Quant à nous, après un gigantesque cyclone, nous avons été chanceux et avons eu que du soleil et du ciel bleu pendant 3 jours, mais nous savons que c’est loin d’être comme ça toute l’année…
Bref, voici notre bilan d’un mois et demi à Madagascar. Nous souhaitons ardemment qu’il ait pu vous aider. Avant de s’y rendre, nous savions que nous étions dans pleine saison des pluies et des cyclones, mais nous y sommes allés tout de même et nous ne regrettons rien. Certaines personnes nous avaient dit de ne pas y aller dans ces mois-là (janvier et février), mais nous avons presque eu que du beau temps. Il va sans dire que certains endroits plus éloignés sont difficiles d’accès en période des pluies compte tenu que plusieurs routes sont en terre. Toutefois, si vous compter visiter le pays par ses routes nationales asphaltées principalement – comme nous l’avons fait -, je ne crois pas que la saison des pluies est un obstacle au voyage. Surtout qu’à cette période, il fait plus chaud et les prix sont plus bas (excursions, chambres). Le guide du Lonely Planet ne nous a pas vraiment aidé mis à part au niveau des cartes géographiques que le Petit Futé n’a pas (ou très peu) malheureusement. Le Petit Futé Madagascar et Éthiopie nous a grandement impressionné au cours de ce voyage. Il contient de très bonnes adresses pour dormir et de bons conseils. Il est également à jour, ce que le Lonely Planet n’était pas. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. chroniquesduvastemonde@gmail.com Karine et François
ANTANANARIVO : Tana est une ville quand même chouette pour un pays peu développé. Nous nous sommes sentis en sécurité en nous nous promenant. Gare aux sacs comme d’habitude, mais nous n’avons remarqué aucune tentative de vol. Nous avons logé à l’hôtel Mercury à 33 000 la double avec wifi et une propreté correcte. Je crois que cet hôtel est tenu par un Français d’ailleurs. Il n’est pas au centre de la ville (ni la Basse ni la Haute ville), mais prendre un taxi coûte entre 2 000 et 5 000, ce qui ne ruine personne (pour se rendre en au centre ou aux stations de bus). Sinon, marcher est possible, nous l’avons fait souvent. Mais, il y a beaucoup de Malgaches dans les rues et pas vraiment de trottoirs OU s’il y en a, il y a plein de voitures dessus ou des piétons. Les rues de Tana sont sinueuses, abruptes à certains endroits et étroites. Un bon amalgame de tout, parfait pour se faire heurter par une voiture. Soyez prudents.
FIANARANTSOA : Une petite ville d’arrêt parfaite après une journée de taxi-brousse (petite vanette collective) provenant de Tana ou du sud. Elle n’est certes pas très belle, mais il y a de bons restaurants comme celui du Zomatel (ou celui de l’hôtel à côté) le Grill (quelque chose) et Chez Dom au centre. Quant à l’hébergement, nous avons dormi au Raza-ôtel. Très bien, très propre avec toilettes à partager. Il vau mieux réserver en haute saison. Les chambres sont grandes avec des moustiquaires. La chambre double est 23 000, ce qui est un excellent prix. Leur restaurant n’est toutefois pas vraiment conseillé. C’est long et la nourriture n’est pas bonne. À moins qu’ils aient changé de cuisinier depuis! Le propriétaire de l’endroit, Christian, est très gentil aussi. En passant, prenez gare aux rabatteurs de la station d’autobus, ce sont les pires que nous ayons rencontrés. Ils vous arnaqueront, ils vous mentiront, ils vous suivront pas à pas. Sans blague. Ils sont tenaces et agressifs. Le mieux à faire est de les ignorer et de se rendre à un guichet particulier pour acheter les billets de taxi-brousse. Toutefois, pour des parcs commes Ranomafana et la ville d’Ambalavao, je ne suis pas certaine que es guichets vendent des billets étant donné que ces lieux sont près. Il faut voir. Mais méfiez-vous, les tarifs sont haussés de 5 fois le prix pour les vazas (étrangers) se rendant à cette station. Informez-vous du prix réel du taxi-brousse pour la destination désirée auprès de votre hôtel avant de quitter. Oui, les montants demandés ne sont pas énormes, mais c’est une question de principe. En tant que vaza, je peux bien payer un peu plus cher, mais tout de même pas 5 fois le prix réel. À vous de voir…
PARC NATIONAL RANOMAFANA : À ce parc, vous pouvez prendre des guides pour plusieurs jours de marche ou une journée d’éco-randonnée. Nous avons pris la journée (ou demi-journée) et nous avons eu la chance d’apercevoir plusieurs sortes de lémuriens. Il est possible de faire du camping au parc et il y aussi un dortoir avec une cuisine correcte. Sinon, il faut loger plus loin au village de Ranomafana qui offre plusieurs possibilités d’hébergement.
AMBALAVAO ET LE PARC NATIONAL D’ANDRINGITRA : Ambalavao est une belle petite ville, sécuritaire et quand même charmante. Parfaite pour se reposer. Nous avons logé à l’hôtel Bourlingueur où la cuisine du restaurant est excellente. Essayez les steaks de zébu, ils sont épais et délicieux. Les meilleurs que nous avons mangés à Madagascar. La chambre est sommaire à environ 20 000 la double. Il n’y a pas de moustiquaire et nous nous sommes fait piquer toute la nuit. Sinon, il y a des chambres à 45 000 je crois plus spacieuses. Sinon, il y a d’autres bons hôtels dans le coin qui demandent environ 30 000 la nuit. C’est à partir d’Ambalavao que vous pouvez prendre un Jeep ou un tour vous permettant d’aller au parc nation d’Andringitra. Un bon 3 à 4 jours de marche qui restent inoubliables pour nous. Il y a d’autres façons de s’y rendre comme de prendre un taxi-brousse pour le village situé à 15 km à pied de l’entrée du parc, soit Sendrisoa, à tous les jeudis je crois. Ça reste toujours incertain à Madagascar compte tenu du peu de services dans le pays. Tant qu’à nous, nous sommes allés au bureau officiel du parc à Ambalavao. De là, nous avons demandé si c’était possible d’avoir un transport (si quelqu’un du parc se rendait à l’accueil – débuts des sentiers – dans les prochains jours). Nous avons été chanceux, ils y allaient, mais ça n’arrive pas tellement souvent à ce qu’il paraît. Il vaut mieux s’essayer au cas où vous seriez chanceux vous aussi! Sinon, il faut prendre un tour qui coûte plus cher. Après 3-4 jours de marche, vous arrivez au camp Catta (possibilité de se rendre seulement à cet endroit en taxi-brousse, mais encore là, vous vous rendez seulement au village de Vohitsoaka et vous devez marcher 10 km à pied qui se fait bien pour rejoindre le camp Catta). C’est une route de terre battue où vous croiserez plein de paysans souriants. Vous pouvez commencer votre trek (je pense) du camp Catta, mais vous aurez le même problème pour revenir sur vos pas du village de Sendrisoa. C’est moins conseillé. Vaut mieux arriver au camp Catta et relaxer, c’est un endroit super beau et plein d’autres randonnées d’une journée vous sont proposées. Le restaurant est coûteux et le menu peu varié, mais c’est bon. L’endroit est idéal pour se reposer. Si vous voulez voir des lémuriens, vous en aurez la possibilité dans la forêt derrière le camp Catta où de curieux Maki viendront vous voir. Beaucoup de chance de voir des caméléons aussi. Le camp Catta offre des bungalows, mais aussi beaucoup de sites de camping. Le site coûtait 7 000 la nuit pour deux. Près d’Ambalavao, il y a aussi la réserve d’Anja où il est possible de voir des Makis, mais nous n’y sommes pas allés puisque nous en avions vus au Camp Catta et ils étaient libres (pas une ferme). Mais la réserve d’Anja est bien à ce qu’il paraît.
RANOHIRA ET LE PARC NATIONAL D’ISALO : Pour planifier son périple au parc national d’Isalo, il vaut mieux se rendre à Ranohira, un petit village. Nous avons dormi Chez Alice à quelques minutes à pied du centre, mais qui offre une vue superbe sur le parc. Il y a des bungalows en terre battue pour presque tous les budgets. Le moins cher étant de 15 000-20 000 la double. Alice est la propriétaire, un vrai bout-en-train. La cuisine est bonne aussi. Possibilité de faire du camping, ce que nous avons fait. À Ranohira, vous pouvez choisir un guide et vos excursions. Pour chaque randonnée choisie, un prix est fixé. Les piscines noire et bleue sont bien (et le canyon) avec un arrêt au site de camping, endroit parfait pour voir les lémuriens marrons et les Makis. Nous y avons fait du camping avec notre guide Léonard (bon guide proposé par Alice) et sommes allés au canyon des Makis le lendemain nous baigner. Le soleil est vraiment fort, mais la balade en vaut le coup pour ceux qui aiment la randonnée.
TOLIARA OU TULÉAR : Pour nous, cette ville n’est pas accueillante et tout est fermé tout l’après-midi. Nous sommes allés Chez LALA (À NE PAS FAIRE!!!) qui en passant, est un hostel cité dans tous les guides, mais qui n’a aucune éthique. Premièrement, des lémuriens bébés makis étaient enfermés dans une minuscule cage (c’est interdit). Deuxièmement, il y a plein de prostituées (souvent mineures à leur voir l’air) avec des vieux papis louches ou des jeunes hommes insouciants. Vraiment dégoûtant. Deux autres couples de Français que nous avons rencontrés à Madagascar ont fichu le camp après une nuit dans cet endroit misérable. Nous sommes allés à un hôtel plus loin, Le Refuge, qui était sympa avec un resto bien. En passant, un bon restaurant à aller est L’Étoile de Mer, plus dispendieux mais délicieux. Ne restez pas à Tuléar, fichez le camp à Anakao ou à Mangily. En passant, les rabatteurs de la station de taxi-brousse sont épuisants et malhonnêtes. Soyez sur vos gardes et rendez-vous directement aux guichets de vente de billet. Mais encore là, vous devrez négocier les prix et comparer les prix entre les différentes compagnies.
MANGILY : C’est un petit village de cabanes de bois avec plein d’hôtel sur le bord de l’eau pour tous les budgets. Plusieurs personnes (backpakers) vont Chez Freddy, mais nous sommes allés Chez Julie qui a changé de nom pour « Les chemins de Mangily » ou quelque chose comme ça. Il y a des bungalows à 10 000-15 000 et il y a possibilité de faire du camping. Bref, il est situé en face du DÉLICIEUX restaurant Chez Freddy si je me souviens bien du nom. Mais Mangily reste encore une place de prostitution (faut voir certains soirs au restaurant Chez Freddy) sans jamais être comparable à Tuléar. Plusieurs taxi-brousse se rendent tous les jours de Tuléar à Magily (de gros camions taxi-brousse) sur une route de sable. Il est possible de faire de sorties de pêche ou de snorkeling avec les locaux. Il est possible de voir des baobabs au centre écologique de la communauté locale de Mangily. Renseignez-vous sur place.
ANAKAO Vraiment un très bel endroit, mais davantage à cause des sorties en mer (en pirogue) sur l’île de Nosy Ve avec les locaux. Très facile de trouver quelqu’un pour vous accompagner de 7 000 à 10 000 par personne avec le déjeuner inclus (les poissons qu’ils auront pêché au harpon le matin). Par la même occasion, vous pouvez faire du snorkeling ou vous faire dorer sur la plage. Nous avons dormi Chez Émile qui offre des bungalows de 15 000-30 000 selon la saison. Le restaurant y est très bon et Émile, le propriétaire, est très gentil. Pour se rendre de Tuléar à Anakao, rendez-vous au quai des piroguiers à Tuléar. Certaines compagnies offrent l’aller en gros bateau (speed boat) pour 50 000 par personne. Même tarif pour le retour. Sinon, il y a possibilité de prendre le service d’un piroguier qui vous y mènera pour beaucoup moins cher. Le trajet risque par contre d’être beaucoup plus long et vraiment moins sécuritaire. Nous ne l’avons pas fait, car nous étions en saison des cyclones et il y avait beaucoup de vent et de vagues. Sinon, en saison adéquate, fort probablement que c’est une expérience intéressante, une vraie bonne aventure. Il y a plusieurs types d’hébergement à Anakao (pour tous les budgets). Une autre bonne adresse pour les routards est Peter Pan, tenue par des Italiens. La nourriture y est excellente et l’endroit est bien.
FLEUVE TSIRIBINE ET L’ALLÉE DES BAOBABS Il est possible d’arranger l’excursion en pirogue de 3 jours à partir d’Antsirabe, mais nous avons choisi de diminuer les intermédiaires en nous rendant directement à Miandrivazo pour trouver des piroguiers. Nous les avons trouvés depuis le gîte Tsiribine (si je me souviens bien du nom, il est cité dans le Petit Futé). Négociez les prix. Nous possédions notre tente et nous apportions notre propre nourriture, ce qui a diminué grandement le prix. Je crois que le tout nous est revenu à 120 000, ce qui est un prix excessivement bas. Plusieurs personnes nous proposaient l’excursion à 300 Euros, mais c’est de la frime! Il est possible de combiner le tout avec l’allée des baobabs. Le dernier jour du fleuve, nous avons rejoint un taxi-brousse près de Belo-sur-Tsiribine. Cette excursion est sympathique. Nous y avons vu le rare lémurien blanc et croisé plusieurs villages où les gens vivent dans une pauvreté inacceptable. Après le fleuve Tsiribine, nous avons pu voir l’allée des baobabs et trouver un Jeep avec d’autres touristes sur place pour dormir à Morondava. Il n’y a pas d’hébergement à l’allée des baobabs. La plupart des gens prennent un tour privé ou un taxi de Morondava. L’allée est petite, mais superbe. On y fait le tour en 30 minutes, mais ça vaut le coup de rester plus longtemps pour attendre le coucher du soleil.
ANTSIRABE : Antsirabe est une belle ville avec une température agréable et plus fraîche puisqu’elle est située au centre du pays dans les hautes terres. Nous avons dormi Chez Billy, un hostel sympathique qui organise des tours (comme le fleuve Tsiribine) et loue des vélos pour se balader dans les environs. Parfois, l’hostel Chez Billy est plein et à même pas 2 coins de rue, il y a une pension familiale peu coûteuse et très bien. Je ne me souviens plus du nom, mais c’est de Chez Billy qu’on nous l’avait référée. Il y a plusieurs artisans à Antsirabe, un endroit parfait pou faire le plein de souvenirs à rapporter au bercail.
PARC NATIONAL ANDASIBE-MANTADIA : Lorsque nous sommes allés dans ce pays, un cyclone venait de passer par-là (Giovanni) et avait abîmé les sentiers du parc. Il était donc fermé. Toutefois, les guides naturalistes étaient toujours à l’affût de potentiels clients pour visiter la petite réserve écologique située à côté du parc. Malgré la petitesse de l’endroit, c’est le parc que nous avons préféré. Nous y avons vu les lémuriens Indri à plusieurs reprises et les lémuriens marron. Nous avons vu le minuscule lémurien nocturne appelé le microcèbe. Puis, nous avons observé de nombreuses espèces de caméléons, de toute beauté. Nous avons tellement aimé cet endroit que nous sommes allés nous y promener 2 jours et un soir avec notre très savant et spécialiste guide, Nestor, que je recommande de loin à tous pour son savoir en général (et il va de soi, surtout sur la nature). Il nous a grandement épatés avec ses multiples connaissances. Il parle très bien le français, l’anglais et un peu l’allemande. Un vrai pro de la nature. Nous avons logé à l’hôtel Feon’ny Ala où il y a des bungalows pour tous les budgets. L’endroit est un vrai rêve : chaque matin et chaque soir, il est possible d’entendre le chant des Indri se trouvant de l’autre côté de l’étang dans le parc. Le bon restaurant offre une vue imprenable sur la nature du parc et nous permettent d’observer les Indri s’il y en a. Une adresse à ne pas louper. Ceux qui voyagent en taxi-brousse, demandez au chauffeur de vous laisser au coin de la RN2 et la route menant au village d’Andasibe. De là, vous avez 500 mètres à marcher pour arriver à l’hôtel. Il est en face du guest house Chez Marie. Il pleut réellement souvent dans ce parc, mais je crois que l’endroit en vaut le détour. Quant à nous, après un gigantesque cyclone, nous avons été chanceux et avons eu que du soleil et du ciel bleu pendant 3 jours, mais nous savons que c’est loin d’être comme ça toute l’année…
Bref, voici notre bilan d’un mois et demi à Madagascar. Nous souhaitons ardemment qu’il ait pu vous aider. Avant de s’y rendre, nous savions que nous étions dans pleine saison des pluies et des cyclones, mais nous y sommes allés tout de même et nous ne regrettons rien. Certaines personnes nous avaient dit de ne pas y aller dans ces mois-là (janvier et février), mais nous avons presque eu que du beau temps. Il va sans dire que certains endroits plus éloignés sont difficiles d’accès en période des pluies compte tenu que plusieurs routes sont en terre. Toutefois, si vous compter visiter le pays par ses routes nationales asphaltées principalement – comme nous l’avons fait -, je ne crois pas que la saison des pluies est un obstacle au voyage. Surtout qu’à cette période, il fait plus chaud et les prix sont plus bas (excursions, chambres). Le guide du Lonely Planet ne nous a pas vraiment aidé mis à part au niveau des cartes géographiques que le Petit Futé n’a pas (ou très peu) malheureusement. Le Petit Futé Madagascar et Éthiopie nous a grandement impressionné au cours de ce voyage. Il contient de très bonnes adresses pour dormir et de bons conseils. Il est également à jour, ce que le Lonely Planet n’était pas. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. chroniquesduvastemonde@gmail.com Karine et François
France - Inde - Népal - Inde - France: délai de deux mois pour les visas English translation pending
Bonjour à tous ! Voici mes aventures pré-indiennes :
En bonne habituée des voyages et surtout de l'Inde, je me dis que tout va bien, je ne fais pas de plan sur la comète. J'ai déjà mon billet et c'est pas mal. Aussi, je vais ce jour sur Paris faire ma demande de visa, tout sourire 😎. Déjà que je m'y prends un peu tard mais bon l'Inde je connais hein, tout est possible ! Ça fait cinq ans que je n'y suis pas retournée pour cause de maladie, mais ils n'ont pas dû changer le pays de place ! Donc je vais pouvoir m'y retrouver..... J'étais malade mais j'ai pas perdu mes neurones hein !
Mais v'la ti pas qu'on a changé les règles ! Bah alors ! Ah bah ça ! En Inde tout est possible ! Mais dans les deux sens (j'avais oublié le "mauvais" sens 🤪)
Donc voici mon problème : J'ai mon billet d'avion Paris -> New Delhi / New Delhi -> Paris. Deux mois de vagabondage au fil des humeurs. Je comptais en profiter pour faire un petit tour par voie terrestre sur le Népal (15 jours max). Mais en bonne routarde je ne veux rien prévoir en avance car je ne sais jamais qui je vais rencontrer et où le vent va me pousser. Mais lorsque je donne mon formulaire de demande de visa multiple (comme d'hab quoi m'dame !), la gentille dame me dit qu'on ne peut plus faire de va et viens entre l'Inde et les pays voisins maintenant. Il faut attendre deux mois après chaque sortie du territoire indien pour pouvoir y rentrer de nouveau. Ou alors il faut faire une demande de ré-entrée en Inde, à l'ambassade indienne de Kathmandou. Mais rien n'est sûr !
Alors voilà mes petites questions à ceux qui ont vécu cette situation récemment :
- première question : déjà c'est quoi que cette nouvelle règle ????😕 - deuxième question : peut-on faire cette demande en Inde ? histoire d'être sûre de pouvoir revenir en Inde (car sinon je pers mon billet de retour 🙁) - ensuite le souci c'est je ne rentre pas au Népal via Kathmandou et ne compte pas y aller au début de mon séjour, donc : - est-ce que quelqu'un a déjà fait cette demande de ré-entrée à l'ambassade indienne de Kathmandou ? Et combien de temps cela met-il ? - en plus est-ce que c'est sûr et certain que l'on a l'autorisation de rentrer en Inde ? (je rappelle que mon billet retour et depuis Delhi). Et puis, j'ai lu quelque part sur ce Forum que des fois on a l'accord mais qu'alors on ne doit pas rester plus de 14 jours sur le territoire indien : - c'est sûr que c'est 14 jours ? On ne peut pas le faire un petit peu plus long m'sieur Cadbury ?
Bref je sens que pour une fois va falloir que je planifie plein de choses et ça m'embête bien. J'espère en tout cas que j'ai été claire dans mes explications 😇 et dans mes questions. Merci à tous d'avoir bien voulu lire le début de mes aventures indiennes (hors de l'Inde pour une fois c'est pas mal !) et mille merci à ceux qui voudront bien me donner quelques renseignements. Misstigri
En bonne habituée des voyages et surtout de l'Inde, je me dis que tout va bien, je ne fais pas de plan sur la comète. J'ai déjà mon billet et c'est pas mal. Aussi, je vais ce jour sur Paris faire ma demande de visa, tout sourire 😎. Déjà que je m'y prends un peu tard mais bon l'Inde je connais hein, tout est possible ! Ça fait cinq ans que je n'y suis pas retournée pour cause de maladie, mais ils n'ont pas dû changer le pays de place ! Donc je vais pouvoir m'y retrouver..... J'étais malade mais j'ai pas perdu mes neurones hein !
Mais v'la ti pas qu'on a changé les règles ! Bah alors ! Ah bah ça ! En Inde tout est possible ! Mais dans les deux sens (j'avais oublié le "mauvais" sens 🤪)
Donc voici mon problème : J'ai mon billet d'avion Paris -> New Delhi / New Delhi -> Paris. Deux mois de vagabondage au fil des humeurs. Je comptais en profiter pour faire un petit tour par voie terrestre sur le Népal (15 jours max). Mais en bonne routarde je ne veux rien prévoir en avance car je ne sais jamais qui je vais rencontrer et où le vent va me pousser. Mais lorsque je donne mon formulaire de demande de visa multiple (comme d'hab quoi m'dame !), la gentille dame me dit qu'on ne peut plus faire de va et viens entre l'Inde et les pays voisins maintenant. Il faut attendre deux mois après chaque sortie du territoire indien pour pouvoir y rentrer de nouveau. Ou alors il faut faire une demande de ré-entrée en Inde, à l'ambassade indienne de Kathmandou. Mais rien n'est sûr !
Alors voilà mes petites questions à ceux qui ont vécu cette situation récemment :
- première question : déjà c'est quoi que cette nouvelle règle ????😕 - deuxième question : peut-on faire cette demande en Inde ? histoire d'être sûre de pouvoir revenir en Inde (car sinon je pers mon billet de retour 🙁) - ensuite le souci c'est je ne rentre pas au Népal via Kathmandou et ne compte pas y aller au début de mon séjour, donc : - est-ce que quelqu'un a déjà fait cette demande de ré-entrée à l'ambassade indienne de Kathmandou ? Et combien de temps cela met-il ? - en plus est-ce que c'est sûr et certain que l'on a l'autorisation de rentrer en Inde ? (je rappelle que mon billet retour et depuis Delhi). Et puis, j'ai lu quelque part sur ce Forum que des fois on a l'accord mais qu'alors on ne doit pas rester plus de 14 jours sur le territoire indien : - c'est sûr que c'est 14 jours ? On ne peut pas le faire un petit peu plus long m'sieur Cadbury ?
Bref je sens que pour une fois va falloir que je planifie plein de choses et ça m'embête bien. J'espère en tout cas que j'ai été claire dans mes explications 😇 et dans mes questions. Merci à tous d'avoir bien voulu lire le début de mes aventures indiennes (hors de l'Inde pour une fois c'est pas mal !) et mille merci à ceux qui voudront bien me donner quelques renseignements. Misstigri
Quel est le poids de votre vélo chargé? English translation pending
Bonjour,
Je me demandais quel est le poids de votre vélo une fois chargé (sans compter l'eau ni la nourriture), et pour quel type de voyage? Évidemment, on ne prend pas les mêmes choses pour faire une semaine en Suisse en été ou pour traverser l'Asie centrale en hiver.
Lorsque je suis parti l'année dernière, j'avais un total de 72 kilos, soit 50 kilos de matos + 22 kilos de vélo et sacoches. C'était mon premier voyage, j'étais très chargé. J'aimerais me limiter à 30-35 kilos de bagages cette année mais c'est pas encore gagné ;-)
JP
Je me demandais quel est le poids de votre vélo une fois chargé (sans compter l'eau ni la nourriture), et pour quel type de voyage? Évidemment, on ne prend pas les mêmes choses pour faire une semaine en Suisse en été ou pour traverser l'Asie centrale en hiver.
Lorsque je suis parti l'année dernière, j'avais un total de 72 kilos, soit 50 kilos de matos + 22 kilos de vélo et sacoches. C'était mon premier voyage, j'étais très chargé. J'aimerais me limiter à 30-35 kilos de bagages cette année mais c'est pas encore gagné ;-)
JP
Un changement probable (en vue) à Madagascar est-il possible? English translation pending
bonjour
Nous sommes tous attachés à Madagascar pour des motifs différents, le souhait pour tous je crois, est un changement face aux problèmes actuels. Cependant je m'interroge sur la réalité d'une prise de position à venir.
Quelle relation le gouvernement de F.Hollande entretiendra t’il avec la grande-ile ??? _Une autre désillusion en perspective ou une probable réalité ?_
Les Malgaches au courant de la politique française sont désormais convaincues que le nouveau Président permettra le changement.
Sur place Jean-Daniel Chaoui(représentant le PS sur place et candidat aux Législatives) a donné son point de vue dans un interview. Profondément attaché à ce pays où je vis et dont mon épouse et mon fils sont ressortissants, je regrette les conséquences de cette crise sur son économie et les souffrances qui en résultent pour la population. Et puisque la communauté internationale s’est saisie de cette crise pour en hâter l’issue, avec le succès que l’on sait, je ne peux que former des vœux pour que des élections puissent être organisées le plus rapidement possible afin que le pays puisse retrouver son unité autours d’une représentation nationale démocratiquement élue.
Qu'en pensez-vous?
Nous sommes tous attachés à Madagascar pour des motifs différents, le souhait pour tous je crois, est un changement face aux problèmes actuels. Cependant je m'interroge sur la réalité d'une prise de position à venir.
Quelle relation le gouvernement de F.Hollande entretiendra t’il avec la grande-ile ??? _Une autre désillusion en perspective ou une probable réalité ?_
Les Malgaches au courant de la politique française sont désormais convaincues que le nouveau Président permettra le changement.
Sur place Jean-Daniel Chaoui(représentant le PS sur place et candidat aux Législatives) a donné son point de vue dans un interview. Profondément attaché à ce pays où je vis et dont mon épouse et mon fils sont ressortissants, je regrette les conséquences de cette crise sur son économie et les souffrances qui en résultent pour la population. Et puisque la communauté internationale s’est saisie de cette crise pour en hâter l’issue, avec le succès que l’on sait, je ne peux que former des vœux pour que des élections puissent être organisées le plus rapidement possible afin que le pays puisse retrouver son unité autours d’une représentation nationale démocratiquement élue.
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Le mal du pays, rentrer ou rester? English translation pending
Bonjour,
cela fait maintenant 5 mois que j'ai quitté la France toute seule, pour les USA. Je m'y suis mariée. Je suis mariée depuis 2 mois à un américain qui m'aime et fait tout pour moi. Mais voilà, j'ai le mal du pays, je déprime constamment et ne pense qu'à une chose : rentrer en France et retrouver ma vie d'avant. Pourtant, avant de quitter la France, j'étais déterminée, je voulais immigrer aux USA et tirer un trait sur ma vie passée en France. Mais cela fait maintenant 1 mois que je plonge dans une terrible dépression, mes amis me manques, la France me manque. Même les choses que je n'aimais pas à l'époque en France finissent par me manquer. Mon mari américain ne pourra pas me suivre en France, donc si je décide de rentrer, je dois divorcer. Ce qui n'est pas facile à vivre non plus. Mais plus le temps passe et plus je me dis que la vie en France me manque. Que faire? Rentrer ou rester ? J'ai peur aussi, qu'une fois de retour en France, ma vie en Amérique me manque. Car j'ai construit une autre vie, j'ai un mari qui m'aime et un travail correct et quelques amis. Est ce que quelqu'un est passé par là? est ce que quelqu'un peut témoigner et me conseiller ? Merci D'avance.
3 semaines entre le Yunnan et Hong Kong en mars 2012 English translation pending
Bonjour,
voici le carnet de route de mon voyage en Chine. Nous sommes partis à 4 personnes (jeunes trentenaires) avec nos sacs à dos. Je me suis occupée de préparer le voyage grâce aux informations dispo sur voyage-forum et d'autres sites internet. J'espère que ce carnet pourra à votre tour vous aider dans la préparation de votre voyage.
C'est mon second voyage en Chine. Au départ, j'imaginais visiter le Sichuan et le Yunnan. Mais ces régions présentent tant de choses à voir et à faire que j'ai préféré me concentrer sur une région : le Yunnan 😎
Il a fallu se décider sur la période. Nous avons opté pour mars : afin d'avoir un temps plus favorable à Hong Kong (quoique ! ... 😏) et pouvoir voir la floraison des champs de colza de Luoping.
Climat en mars : dans l’ensemble, nous avons eu beau temps (on a fait notre circuit en fonction de la météo). Nous avons eu très froid le matin et le soir en général. Il faut penser à bien se couvrir et prendre de gros pull, écharpe, bonnet. Il n’y a pas de chauffage en général dans les hôtels de cette partie de la Chine et de plus, c’est souvent très mal isolé. En revanche, en journée, les températures pouvaient grimper jusque 25/30°C et du coup, le tshirt était largement supporté. Attention au soleil en montagne, ça cogne dur (chapeau et crème solaire recommandé).
Formalité avant de partir : le visa (si y'en a pas besoin pour HK, il est en revanche nécessaire pour le reste de la Chine !)
Demande de visa faite par actionvisa.com : très efficace ; on a fourni les billets Paris-HK et HK-Kunming + résa de l’hôtel de Kunming (juste la 1ère nuit) pour le dossier.
Barrière de la langue : en Chine, on rencontre rarement des gens parlant anglais ! 😐 Alors je vous conseille l’achat d’un petit guide de langue chinoise et l’apprentissage avant de partir de qlq phrases essentielles afin de vous faciliter les échanges sinon parfois, suivant les régions, ça peut être assez galère… J’ai utilisé la méthode audio Berlitz « Prêt à partir »: plutôt bien faite et efficace !
Pour l’argent, on avait retiré des euros avant de partir. On a fait la majorité du change à Hong Kong et on a retiré aux DAB en Chine (difficulté à trouver des banques pour le change). Taux : 1 euros = environ 8 RMB
Taux : 1 euros = enviro 9 dollars HK
Niveau réservation : on a fait la réservation sur place par internet le plus souvent. Un peu au jour le jour.
Avantage : on a pu arranger notre circuit en fonction de nos desiderata, de la météo, et on peut se rendre compte par nous-mêmes si l’hôtel nous plait. Inconvénient : parfois on perd du temps à trouver qlq chose qui nous conviennent, ou bien l’hôtel qu’on aurait voulu est déjà full.
Billet d’avion : les vols intérieurs ne coûtent pas très cher (environ 50-80 euros) mais le vol Hong-Kong – Kunming est très cher car c’est comme un vol international. Le site ctrip.com fonctionne bien pour les réservations des vols intérieurs mais attention à réserver suffisamment à l’avance car le paiement en ligne n’est pas accepté en dessous de 24h à l’avance !!
Vol Paris- Hong Kong : en direct 11h30 de vol – environ 834 euros par AirFrance Vol Hong Kong – Kunming : environ 2800 RMB A/R – 2h/2h30 de vol
Vol Kunming-Lijiang : environ 590 RMB Vol Dali – Kunming : environ 420 RMB
Téléphone : il est utile d’avoir un téléphone qui marche pour l’international ou à défaut, acheter une carte téléphonique en Chine pour vous permettre d’appeler ou être joignable là bas (à moindre prix). CARNET :
- - Jour 0 : départ de Paris le soir - - Jour 1 : arrivée à HONG KONG en fin d’après-midi
Décalage horaire : +7h Octopus card acheté à l’arrivée à l’aéroport : cette carte permet de prendre le métro, l’airport express, de payer les achats dans certains magasins (comme les Seven Eleven et les Starbucks Coffee). Très pratique ! 😎 on paie une caution (restituer quand on rend la carte, sauf 9 dollars). Ne pas hésiter à la charger en monnaie, de toute façon le surplus est rendu.
Airport Express : ce train relie en 10mn seulement l’aéroport au centre ville. Il dessert les stations de Tsing Yi, Kowloon et Hong Kong. Ce train fonctionne de 5h50 du matin à 1h15 du matin.
Il nous faudra environ 2H30 pour sortir de l'aéroport et rejoindre notre hôtel situé à Kowloon sur Nathan Road.
Repas et balade au marché de nuit de Temple street (à 5mn à pied de l’hôtel). Le marché est ouvert jusque minuit.
Nuit au Nathan Hotel
- -- - Jour 2 : HONG KONG
Le temps est plutôt maussade, gris, froid et très humide. Balade sur l’Avenue des Star, Nathan road, Canton road. Puis visite des marchés au nord de Nathan road : electronic market, ladie’s market (plein de « bêtises » à acheter), goldfish market (le paradis de tout aquariophyle, sympa à voir), flower market (sans grand intérêt), bird’s market (très petit)
Le soir, on se rend sur Central (ile de Hong Kong) pour manger et boire un verre du coté de Wellington street. L’ambiance bat son plein dans la rue de Lan Kwai Fong. La rue est composée de bar plein à craquer. Ambiance de fête dans la rue. Musique à fond dans les bars et gens déguisés un peu partout. Très sympa 😎 On cherche l’ice bar mais visiblement celui-ci a fermé. Dommage.
Nuit au Nathan Hotel
- - Jour 3 : HONG KONG
Le temps reste gris. Cette fois, on va jusqu’à l’île de Lantau pour voir le Bouddha géant & monastère de Po Lin. Métro jusque Tung Chung Station. Le téléphérique étant en travaux, on prend la navette de bus pour se rendre sur le site. Un gigantesque escalier mène au Bouddha. De là haut, la vue sur la baie est superbe ! On redescend. On passe dans un nuage produit par la fumée de centaines d’encens qui brûlent tout autour. Petite visite rapide du temple. De magnifiques bosquets de fleur sont déposés tout autour du temple.
On mange dans le restaurant à proximité (ticket repas à 68 dollars HK, acheté en même temps que l’entrée pour le Bouddha). Salle énorme et blindée de groupe chinois, la nourriture n’est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Pour une cuisine végétarienne préparée par les moines (soi-disant) ça fait plutôt cantine vu le décor et le service. Donc déçue au final (surtout comparée à la cuisine végétarienne des moines au Japon si raffiné…) mais bon, pour manger dans le coin, y’a pas trop le choix de toute façon à moins de retourner à la gare du train.
Ensuite on reprend un bus pour aller visiter le village de pêcheur de Tai O. Visite sympa mais c’est avant tout un endroit où l’on peut acheter plein de produits de la mer (poissons/crevettes/poulpes séchés…)
On rentre sur Hong Kong par le ferry qui nous dépose sur l’ile de Hong Kong. Du coté de Central, il y a l’Apple store. Puis retour sur Kowloon par le star ferry ! (à faire ! jolie vue sur la baie et pas cher ; la carte octopus marche aussi pour le star ferry).
On se pose sur les quais face à la skyline de HK. A 20h, chaque soir, le spectacle de son et lumière se joue. Il est possible de le regarder d’un coté ou de l’autre de la baie. Les immeubles s’envoient d’énormes faisceaux lumineux, tout cela rythmé par la musique… très bien fait. 😎
Diner sur Jordan et shopping sur Temple market.
Pass bus à la journée sur l’ile de Lantau : 55 dollars HK Plan du site et horaires de bus sur : http://www.newlantaobus.com/
Nuit au Nathan Hotel sur Nathan Road (Kowloon)
- - Jour 4 : HONG KONG – KUNMING
On prend un vol pour Kunming (12h-14H30) L’aéroport de Kunming se situe dans la ville. Il est donc assez rapide de rejoindre le centre. Il faut quand même compter sur les embouteillages… En survolant la ville, on comprend à quel point elle est immense. Je suis impressionnée par le paysage : les montagnes sont ratiboisés par les carrières et autres constructions, le paysage est extrêmement sec … Je suis contente d’avoir choisie de ne rester qu’une nuit ici.
Balade dans la ville vers le temple de Confucius (fermé à notre arrivée tardive – 18h). Petites rues sympas avec de vieilles ruelles, boutiques d’artisan et anciennes bâtisses. A coté, un petit centre commercial où l’on va dîner.
Au vue de la météo annoncée, nous décidons du sens du déroulement de notre circuit : ce sera Jianshui, Yuanyang et Luoping. En effet, actuellement le temps est plutôt frais mais un gros redoux est annoncé sur Luoping dans la semaine à venir. Cela devrait permettre une belle éclosion des fleurs de colza. Il vaut mieux donc ne pas se rendre immédiatement là bas comme prévu initialement mais d’abord faire un tour de quelques jours vers Jianshui et Yuanyang.
Nuit au Camélia Hostel (à ne pas confondre avec le Camélia Hotel, qui se trouve juste à coté)
- - Jour 5 : KUNMING – JIANSHUI
Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Camelia (juste à coté de notre guesthouse) afin de le prendre avec nos amis qui ont pris une chambre dans cet hotel. Petit déjeuner servi sous forme de buffet, assez moyen, peu de choix, salle très froide. On ne vous le recommande pas…🤪
On se rend en taxi à la gare de bus où nous achetons un billet pour nous rendre à Jianshui (ville plus au sud). Des bus partent toutes les ½ heures, facile d’en choper un. Avec mes quelques mots de chinois appris et le nom de la ville écrit en chinois, on s’en sort super bien 😛
Bus avec climatisation (81 RMB par pers). Il faut environ 4h de route pour rejoindre Jianshui. La route n’est pas très intéressante (champs de serre à perte de vue , éolienne, marque de sécheresse, …) Arrivée à Jianshui, il nous faut à présent trouver un endroit où dormir car nous n’avons rien réservé. Nous avons de la chance ; nous arrivons à trouver une chambre pour une nuit dans le Zhu Family Garden Hotel, situé en plein coeur de la vieille ville.
Pour les 2 nuits suivantes, nous trouvons une place dans une auberge juste à coté : Linann Inn.
Balade dans le vieux centre de Jianshui avec ses petites rues pavées. On croise de vieils personnes qui jouent d’un instrument et qui chantent en choeur, des femmes avec de superbe porte-bébé brodé, des vieilles femmes aux pieds bandés, de petits vendeurs de rue, … Le soleil brille, le temps est doux. On est vraiment heureux d’être ici et de flâner dans les ruelles... 😎😊
En fin d’après-midi, on retourne au Zhu Family Garden afin de profiter du jardin « gratuitement » (puisqu’on y dort) et de visiter les lieux avant la nuit. L’endroit est superbe. Dommage que les bassins soient vides (à cause de la grande sécheresse qui règne dans le Yunnan ?). Autrement les portes en bois sont magnifiquement sculptées, les cours sont mis en valeur avec de superbes massifs de fleurs, ici de la glycine grimpe sur les tuteurs, là de jolis chaises sont posées….Possibilité de prendre le thé. Les gens du village viennent se poser sur les bancs et admirer les jardins, discuter, jouer aux échecs, etc. Bref le lieu est très agréable, on est calme, loin du tumulte de la grande ville, on entend les oiseaux chanter… 😇
La nuit tombée, on ressort dans la rue principale devant le Zhu Garden pour trouver un petit endroit où manger. On décide de tester un petit bouiboui dans une petite ruelle perpendiculaire. Délicieux repas sous les yeux amusés des locaux. On goûte à plein de brochettes et à des spécialités du coin inconnues pour nous. On rentre au Zhu Family Garden. De nuit, l’endroit garde un charme fou avec les éclairages mettant en valeur les différents jardins. Après avoir profité du lieu au calme et sans personne, on rentre dans une chambre où nous trouverons rapidement le sommeil.
Nuit au Zhu Family Garden
- - Jour 6 : JIANSHUI
Ce matin nous déposons nos bagages dans notre autre guesthouse et nous ressortons pour prendre un taxi qui nous emmènera au village de Tuanshan situé à qlq km de là. L’entrée est payante (50 RMB par personne + 40 RMB pour le guide). On prend la visite guidée (qui est quasi obligatoire). Le guide ne parle pas un mot d’anglais mais il est très gentil et nous arrivons à discuter avec lui grâce à nos qlq mots de chinois.
La visite nous a énormément plu (2h) 😇. Le village est super, pas encore trop touristique. On mange dans un petit resto tenu par un vieux couple, au milieu d’une cours pavée d’une vieille maison. Très bon repas et pas cher ! L’endroit est très sympathique et le soleil une fois de plus est au rdv ! Que du bonheur 😎 On retrouve notre taxi qui nous attendait et commençait à s’impatienter du temps qu’on prenait… Je lui demande de nous emmener au pont du Double Dragon qui se trouve sur le chemin du retour. Balade rapide sur le pont qui est un très bel ouvrage. Malheureusement, une fois de plus, tout est asséché… On prend quelques photos et on rentre à Jianshui. On donne un peu plus à notre taxi pour la dédommager du temps pris (150 RMB au lieu de 100).
Balade et shopping sur Jianshui. On part à la recherche des fameux puits de la ville. Il y a plusieurs puits anciens caché dans la ville. Pas facile de les trouver, on en a repéré 2 : le puit double (shuang yan jing) et le puit triple (san yan jing).
Diner dans notre gargotte repéré la veille (excellente brochette)
Nuit au Linan Inn
- - Jour 7 : JIANSHUI
Ce matin, on s’occupe de réserver un chauffeur pour nous emmener à Yuanyang (résa faite via notre guesthouse ; 650 RMB).
Nous partons ensuite visiter le temple de Confucius (entrée 60 RMB). Jolie balade à travers le parc. On achète de l’encens pour le faire brûler, on admire les cloches de bronze, les lances anciennes, dégustation de thé dans le pavillon tout au fond, on admire les poteries, on s’amuse au tir à l’arc (eh oui y’a un stand !), on observe les joueurs d’échec chinois et de domino, … encore une chouette balade 😇
On retourne dans le centre plus moderne de Jianshui pour faire un peu de shopping et trouver une banque. Même la ville de ce coté reste à des dimensions raisonnables et garde un certain charme.
Puis balade sympathique à travers le marché de Jianshui : plein de légumes et de fruits qu’on ne connaît pas, du thé, du poisson séché, des pipes à tabac, des poulets de toute les couleurs, des bonbons, du tofu, etc. On goûte, on sent, on découvre. Visite très intéressante à mon avis 😎
Le soir on décide d’acheter du thé Pu’er : thé réputé dans la région et qui serait à priori un « brule-graisse ». On rentre dans une petite boutique de la rue et on se fait accueillir par un gars très sympathique. Il nous propose une cérémonie du thé à laquelle nous assistons joyeusement. Il n’y a que nous dans sa boutique. Malgré le fait qu’il ne parle que chinois, on passe la soirée entière avec lui. On ingurgite des litres et des litres de thé. Au final, on lui achète une galette de thé Pu’er qu’on se partagera entre nous. Il nous offre plein de petites tasses à thé. A mon avis, on s’est fait « carotte « sur le prix mais il était tellement gentil et on a passé une si bonne soirée en sa compagnie… 😉
Boutique du gars pour le thé : Chen Hui ru Adresse : 2 house of zhu’s garden. Hanlin street, Jianshui email : chenhuiru1971@yahoo.cn
Thé Pu’er : Originaire de la région du Yunnan en Chine, il tire son nom de " thé rouge " de la couleur de son infusion rouge foncée ; son odeur rappelle celle de la terre mouillée et du sous-bois. Appelé thé "mange graisse", et connu pour ses nombreuses vertus bienfaitrices, le Pu Erh (Pu er) est faible en théine et diminue le taux de mauvais cholestérol. Issu de l'Agriculture biologique dans la province du Yunnan, aussi appelé pu er, le Pu Erh (Pu er) a un goût subtil de terre humide. Un peu comme le vin, le Pu Erh dont la fermentation s'étale dans le temps, se bonifie avec les années et son prix peut atteindre des prix extrêmement élevés.
Nuit au Linan Inn
- - Jour 8 : JIANSHUI – YUANYANG (DUOYISHU 多依树)
Grosse journée de route pour se rendre au petit village de Duoyishu du coté des rizières de Yuanyang. La route est en assez grande partie mauvaise, très cahoteuse. Mais paysages superbes (mer de nuage, petits villages, lac, …)
La région de YuanYan se situe à 326km au sud de Kunming. C’est une région montagneuse sur laquel a été sculpté par les ancêtres du peuple Hani de nombreuses rizières en terrasse.
On arrive en fin d’après-midi dans le petit village de Duoyishu. Comme le chauffeur pensait nous déposer dans l'un des grandes villes à l'entrée des rizières de Yuanyang, il nous faut rajouter sur le prix fixé au départ. On paiera donc au final 750 RMB pour faire le trajet Jianshui-Duoyishu (5h de route).
On dépose nos bagages dans la modeste chambre réservée la veille grâce au gentil personnel de l’hôtel de Jianshui. La chambre n’est pas extraordinaire mais au moins c’est propre et il y a de l’eau chaude. Elle se situe sur le bord de la route. Pas facile de se faire comprendre des locaux.😐 On descend dans le petit village à travers les rizières, à la recherche des guesthouses vus sur internet. Ils sont bien complets. On se contentera d’un bon repas chez Jacky’s guesthouses. Accueil fort sympathique du vieux couple qui tient l’auberge.🙂
Le village est très mignon et donne sur les rizières. Vraiment dommage qu’on n’ait pas pu avoir de chambres dans ce coin. On rencontre des vieilles femmes du village et de petits enfants. Le soleil brille… on est bien 😎
Cependant au lieu des 2 jours prévus, on décide de ne passer qu’une journée ici. On part donc à la recherche d’un chauffeur pour nous emmener le lendemain à Luoping. C’est vite vu, y’a pas grand monde dans le village. Pas facile de se faire comprendre, la plupart ne semblent même pas comprendre le mandarin… 🤪 En fait, tous les taxis sont dans la grosse ville à plusieurs km de là. Ici, on se retrouve vraiment isolé. Au bout d’un moment, on arrive à dégoter quelqu’un qui accepte de nous emmener à Luoping. On négocie le tarif de 1500 yuans. Heureusement, on est 4 à se partager la voiture !!
On profite de l’aubaine de ce chauffeur pour qu’il nous amène aux terrasses de Laohuzui (老虎嘴), un des spots réputés pour le coucher de soleil. L’endroit se situe à environ 30 minutes en voiture de Duoyishu. On ne perd pas de temps et on décolle pour les terrasses. L’endroit est très touristique et donc l’entrée est payante (30 RMB par personne). Il y a foule ici, bcp de touristes chinois avec de gros appareils photos, trépied et tous le matos qui va avec… L’endroit reste joli à explorer. 🙂
En gros, il y a deux points de vue pour admirer les terrasses : une passerelle sur la partie haute en bord de route et un chemin sur la partie basse qui passe par la forêt. On se balade et on attend comme les centaines d’autres touristes venus ici le coucher de soleil. Vue grandiose sur la montagne, la vallée et les rizières en terrasse. On attend jusqu’au bout le dernier rayon de soleil mais bon rien d’exceptionnel à cause de la brume permanente sur la vallée. Retour à Duoyishu (prix taxi A/R : 160 RMB).
La nuit venue, on n’a pas le courage de redescendre dans le petit village dans le noir pour aller manger à nouveau chez Jacky’s guesthouse. On essaie de trouver un restaurant dans la rue principale du village mais bizarrement quand on parle de ‘mifan’ et ‘cheufan’ aux personnes. Ils nous répondent par des ‘mei you’… on comprend pas, pourtant on voit des gens manger à la table. On est fatigué, donc pas bien affamé alors on se rabat sur l’épicerie du coin pour acheter des nouilles en boite et quelques biscuits. Repas simple et rapide dans notre petite chambre… 😛 Tant pis ! on mangera mieux demain sans doute… (enfin c’est ce qu’on croit ! 😄)
Nuit au Ilonn Hotel (à proxmité du Hani family guesthouse)
- - Jour 9 : DUOYISHU – LUOPING罗平县 (8h-9h de route)
On se lève au petit matin pour assister au lever de soleil sur les rizières en terrasse de Duoyishu. On part dans la nuit avec une lampe de poche dans le petit village en contrebas, on est seul. Même les habitants sont encore chez eux. Tout est calme. Et puis petit à petit la luminosité s’accentue. Le paysage se découvre, une mer de nuage dans le fond de la vallée, la vie s’active, une femme passe avec une famille de canard à sa suite, de vieux monsieur arrivent dans les champs, le soleil commence à pointer son nez, les rizières se parent de couleurs flamboyantes (rose, orangée, rouge, jaune d’or), le soleil prend de l’intensité, … sublime spectacle de la nature. 😇
Il est bientôt 8h et notre chauffeur nous attend ; on remonte le chemin, on chope les bagages et en route ! J’ai regretté un peu, pour ma part, de ne rester qu’une nuit mais le sentiment d’isolement et la difficulté à se faire comprendre nous a poussé à partir plus tôt que prévu. La route est longue pour rejoindre Luoping, on pensait la faire en 2 fois mais finalement, on se dit autant se faire la route en une fois et on sera tranquille.
On quitte Duoyishu. Petit arrêt tout en haut des terrasses, proche du point touristique où il y a foule (on a bien fait de rester dans le village en bas !). On admire encore les couleurs du soleil levant sur les rizières. Elles sont inondées en cette période et la lumière se reflète comme mille pépites d’or sur l’eau.😊
On traverse le marché matinal du village voisin. On admire furtivement au passage les magnifiques costumes et coiffes traditionnelles des minorités de la région. La route est longue pour rejoindre Luoping. Le chauffeur ne conduit pas assez prudemment à notre goût… Après des tonnes de poussières et de bringuebalements, on arrive enfin à destination. Les nuits que nous avons réservées au Kowloon Hotel ne débutent que demain et pour ce soir, il est complet… il nous faut donc trouver un hôtel. Visiblement on n’est pas les seuls à chercher…. On voit des gens débarquer dans l’hôtel et se faire rembarrer. Cela va pas être simple. Toute la ville est prise d’assaut par les touristes à cause de la floraison du colza. On est mal.🤪 Heureusement, c’est sans compter sur la gentillesse des hôtesses à la réception qui voyant qu’on ne trouve pas de chambre dans les autres hôtels demandées, nous propose d’appeler un de leur ami. Celui ci débarque à l’hôtel et nous emmène dans un autre coin de la ville où il dispose de chambres. 😏
Arrivée de son petit hôtel, on est ravi car l’endroit est mignon et au bord de la foret. On déchante un peu plus en découvrant les chambres ; il y règne une humidité de dingue !!... 😮 🏴☠️ on n’a plus vraiment le choix, on a réglé les chambres. Ce sera que pour une nuit après tout. Heureusement, il y a au moins une couverture chauffante. Cela sauvera notre nuit !
Cette première journée à Luoping est assez difficile. Au lieu du grand soleil attendu, le temps est gris, froid et humide. La ville avec ses grandes artères toutes vides nous paraît vraiment austère. On part à la recherche d’un cybercafé afin de récolter des infos et pour voir si la météo s’améliore pour la suite. Difficile de trouver quelque chose dans cette ville. Ne parlant que très peu chinois, c’est pas évident. On ne voit personne dans les rues, tout semble fermé ou presque…
On dégote le cybercafé. Le garçon à l’accueil, peut-être parce qu’on n’est pas resté très longtemps, ne nous fait même pas payer la connection. Sympa ! 🙂
On rentre se coucher. Fatigués par la route et le temps…
- - Jour 10 : LUOPING
Ravis de quitter notre précédent hôtel, on prend possession de notre chambre au Kowloon Hotel 😎 Douche chaude, chauffage et connection internet dans la chambre : on nage enfin dans le bonheur 😇😇
Le temps s’est amélioré en plus ! Le taxi qui nous a déposé un peu plus tôt nous a filé ses coordonnées. Nous semblant plutôt honnête, on a négocié avec lui qu’ils nous baladent dans le coin durant notre séjour à Luoping.
Aujourd’hui, le temps étant encore un peu couvert, on décide d’aller se balader aux chutes de Jiulong :
Joli parc, y’a pas mal de monde mais ça va. Possibilité de manger sur place. On admire le paysage, la rivière, les chutes d’eau, la montagne et les champs de colza aux alentours. Dommage le soleil est encore timide aujourd’hui.
Au retour, on s’arrête au point de vue de Jinji Lin pour admirer le soleil couchant sur les champs de colza (10 RMB l’entrée). On grimpe tout en haut de la montagne (y’a un chemin terreux qui part juste à droite du portique en pierre et qui permet d’aller au sommet !). Y’a moins de monde ici et la vue est encore plus impressionnante.
Retour à notre hôtel. On est tellement fatigué qu’on n’a pas le courage de ressortir. Des nouilles chinoises sont à disposition dans les chambres. Simple à préparer (il suffit de rajouter de l’eau chaude) et rapide ! 😛
Location du taxi à la journée : 400 RMB (je pense qu’on n’a pas bien négocié pour le coup J ) Entrée pour les chutes de Jiulong : 75 RMB (environ 20mn en taxi depuis Luoping) Restaurant, toilette, boutique sur le site.
Plein d’info sur Luoping sur ce site : http://www.chinabackpacker.info/dest/d62.html
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 11 : LUOPING
La journée s’annonce belle. Nous allons donc pouvoir pleinement profiter des champs de colza. 😇
Nous passons à la gare pour prendre nos billets de train qui nous ramèneront à Kunming (attention, le passeport a été nécessaire ici pour acheter les places !).
Pas de bol, le vol espéré pour nous rendre de Kunming à Lijiang, est bientôt complet et nous ne pouvons payer avec notre carte bleu, en dessous de 24h à l’avance, sur le site de ctrip.com les billets d’avion !! Il aurait fallu qu’on réserve la veille pour pouvoir payer en ligne.🤪 Heureusement, on s’arrange avec notre copine qui vit en Chine et une amie chinoise à elle pour qu’elle fasse la réservation pour nous. Mais le temps que cela se fasse, le vol est complet. Tant pis, on a au moins réussi à acheter un billet pour le vol suivant, cela fera un peu d’attente à l’aéroport.
On retrouve notre chauffeur de taxi qui nous emmène cette fois à la rivière Duoyi : Balade sympathique le long de la rivière en navette à l’aller avec arrêt aux différents points d’intérêts. Au bout du chemin, la navette nous laisse. On va voir la grande cascade et on mange à l’un des nombreux stands poser devant. N’ayant pas le courage ni vraiment le temps de faire le retour à pied, on re-choppe une navette pour faire le chemin en sens inverse. Comme il fait beau, la balade est agréable. 😎
On reprend notre taxi qui nous emmène voir le panorama de Luositian. Arrêt rapide, le panorama se trouve en bord de route où passe de nombreux gros camions (klaxon, poussière, …) On admire le paysage. Les formes géométriques sont amusantes à voir. On prend quelques photos et on repart.
Je demande au chauffeur de nous arrêter à Jinji Ling (comme hier), histoire qu’on aille se balader au milieu des champs de colza cette fois (après les avoir admiré de hauts !). 😛 Ici y’a plein d’abeilles qui volent dans tous les sens. Elles sont bien occupées avec toutes ses fleurs. Possibilité d’acheter du miel dans l’un des nombreux stands posés le long du chemin de terre. On se balade à travers les champs, on grimpe sur l’un des monticules qui coupent le paysage. Sympa 🙂
Retour à Luoping. Cette fois, on a le courage de chercher un restaurant où manger. Pas simple au premier abords mais au final, on trouve un petit restaurant qui nous plait, situé sur le trottoir d’en face à qlq mètres de notre hôtel. Bon repas, pas cher : parfait ! 🙂
Entrée pour Duoyi river : 55 Yuan. Prix de la navette par personne adulte : 20 Yuan. Dommage qu’il n’y ait pas de location de vélo, cela permettrait d’être plus autonome et le chemin est vraiment joli. Possibilité de faire du canoë ou du bamboo raft sur la rivière. Stand pour se restaurer, achat de souvenir, moulin à eau et chute d’eau tout le long du parcours. La rivière est située dans une très belle vallée. La route pour y accéder permet de voir de superbes panoramas. Il faut compter environ 50 mn de route depuis Luoping.
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 12 : LUOPING - KUNMING - LIJIANG
Le taxi est venu nous chercher de bonne heure pour nous déposer à la gare ferroviaire (située à 5mn de l’hôtel – 10 RMB). On est arrivé en avance, de crainte de le louper. On attend tranquillement dans la salle d’attente. Le train est ponctuel, on monte dedans et c’est parti pour Kunming.
Les sièges sont confortables. On a réussi à trouver 4 places ensemble. Le paysage est chouette. 🙂 On aperçoit les rochers spécifiques à la région de Shilin : la forêt de pierre. J’ai déjà vu ce genre de roches à Madagascar, du coup on n’a pas prévu cette visite dans le planning mais ça aurait pu être sympa à voir peut-être…
Arrivée à Kunming, on se rend directement à l’aéroport. On s’enregistre, on va manger au KFC (un des seuls restau de l’aéroport). Et on patiente pour prendre notre vol… on patiente, plus longtemps que prévu car notre vol est retardé de quasi 2h ! les boules… pas de chance, la prochaine fois on choisira une autre compagnie car tous les vols opérés par celle-ci sont bizarrement retardés.
Quand on arrive à Lijiang il fait déjà nuit. On est fatigué. Il nous faut trouver l’hôtel à présent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. 😕
Heureusement, on a un GPS et des gens sympathiques nous aide à trouver le chemin (y’en a même qui parlent l’anglais ! miracle !! 😇)
On met un peu de temps à trouver et rejoindre notre auberge mais on y arrive enfin (il est plus de 21h30 déjà). Le taxi nous avait déposé super loin en fait, il y avait une porte de la ville plus proche. A l’auberge, les filles présentes ne parlent pas l’anglais. On attend donc l’arrivée d’une autre qui pourra nous donner toutes les explications nécessaires. Il y a un souci sur la réservation faite en ligne sur Agoda alors du coup, on se retrouve avec une chambre double de classe supérieure. Trop cool 😎
Nous sommes contents d’être ici, la vieille ville est mignonne avec ces petites boutiques en bois, ces ruelles pavées, ces nombreux restaurants, ces stands de nourriture attrayante (enfin plus ou moins… 😛), … Notre auberge est dans une ruelle calme, proche de la ruelle principale où l’on trouve de quoi se restaurer et faire du shopping. Après Luoping et Yuanyang où l’on avait un peu galéré, la ville de Lijiang sonne comme une bénédiction pour nous ! 😇 Les moins : les boites de nuit qui résonnent le soir dans certaines rues. Mais il suffit d’aller dans d’autres ruelles pour retrouver le calme et la sérénité des lieux. Le soir, toutes les lanternes s’illuminent. On est sous le charme.
Taxi aéroport – vieille ville : 80 RMB (environ 30 mn)
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 13 : LIJIANG
Comme on peut pas prendre le petit déjeuner à notre auberge, on part à la recherche d’un café pas trop loin. On se régale des pains tout chauds et des yaourts à la fraise et au miel d’un petit resto qui se trouve à proximité
On part se promener dans la vieille ville. Je ne résiste pas à faire une balade en poney proposé par l’un des bonhommes au visage basané de la grande place, ce qui nous permet de visiter le coin et d’en faire le repérage (50 RMB). Sur la place centrale de la vieille ville, des femmes et des hommes de minorités des environs dansent. Ambiance très sympa.🙂
Nous souhaitons aller faire une randonnée dans les fameuses Gorges du Saut du Tigre (situé au nord de Lijiang à environ 80km). On veut pas se prendre la tête pour notre excursion ; du coup on décide de passer par une agence. Pas simple d’en trouver une qui parle un minimum l’anglais et soit sympathique…. La ville de Lijiang se veut accueillante pour les touristes occidentaux mais à vrai dire, à chaque fois qu’on est allé au point touristique c’est accueil froid et aucun mot d’anglais. Pas glop.🙁
Bref, on négocie l’excursion au GST avec l’agence : 480 RMB par personne. Ils s’occupent du transport, de réserver la chambre dans le refuge et un guide parlant anglais doit nous accompagner. Rdv est pris pour le lendemain 8h sur la grande place à l’entrée de la vieille ville.
Agence : Dayan old town tourists réception center Tel : 13988875655
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 14 : LIJIANG
Balade dans la montagne de Yulong.
On prend un minibus (n°7) depuis le centre ville qui nous amène à l’entrée du parc (20Y par personne pour le taxi – entrée du parc 100 RMB dont 80 RMB qui sont pour l’aide à l’entretien des parcs du Yunnan). Là le chauffeur nous propose de nous amener directement au départ des télécabines (pour 20 Y par pers.), au lieu de prendre la navette locale. Il nous explique que c’est le même prix. Malgré qlq réticences, on finit par accepter. Mais en fait, c’était pas le bon plan car du coup, on a u peu galéré pour revenir. Visiblement, quand on prend la navette, on vous remet un carnet de coupon valable pour tous les minibus sur place qui vous emmène sur les différents chemins à visiter…bref.
A cause du mauvais temps au sommet, on ne pourra pas monter à 4500m. On prend quand même l’autre télécabine ouvert qui nous mènera à 3000m (prix du télécabine : 55 Y). Là, on se balade dans une belle forêt. Il y a un grand espace découvert plus loin avec des moutons et des vaches qui paissent. La luminosité est très belle lorsque nous y allons. Le ciel est gris mais il y a des rayons de soleil qui passent sur la plaine. Puis il se met à neigeoter… balade tranquille mais sympathique au milieu de cette montagne et des cimes enneigées.🙂
On redescend et là on voit un grand lac d’un bleu azur. On descend à pied au lieu de prendre les minibus en service. Il y a des yacks pour faire faire une petite balade aux touristes. On ne sait pas trop comment retourner à l’entrée du parc, tout est écrit en chinois ; on trouve la station de bus et on en chope un pour revenir. Retour à Lijiang.
Comme il n’est pas encore trop tard, on part se balader au parc de l’Etang du Dragon Noir (entrée gratuite car on a déjà payé les 80 RMB d’aide en allant à Yulong). Le parc est joli malheureusement l’étang à sec quasiment… donc on ne pourra pas vraiment admirer l’eau noire… 😕
Très belle luminosité ce jour là, ce qui ne gache rien à la balade. Ambiance festive. Beaucoup de minorité sont présentes et se baladent dans les allées. J’admire leurs costumes. Sur la grande place de Lijiang, les gens dansent et s’amusent. Je ne sais pour quelle occasion mais c’était super d’y assister. 😎
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 15 : LIJIANG – GORGE DU SAUT DU TIGRE (env. 88km – 3h)
Réveil matinal. On a rendez-vous à 8h. On se dirige vers la grande place (Yuhe square), à proximité des grands roues à eau, où nous sommes plein de touriste à attendre nos guides pour les excursions. On chope au passage des gâteaux à grignoter. On repère notre homme et on le suit. On monte dans une voiture bien confortable, rien que pour nous : grand luxe.
Arrêt sur un point de vue panoramique ultra touristique, envahi par des hordes de car et rempli de boutiques attrape-nigauds. On ne s’attarde pas. Pas à notre goût. 😐 Nouvel arrêt un peu plus tard pour manger dans un restaurant : c’est le matin encore, on n’a pas vraiment faim mais bon, tant pis on va prendre des forces pour la rando ! On redécolle et on arrive enfin au début de notre randonnée. Départ du village de Qiatou. Notre guide pour la rando nous y retrouve. Surprise (ou pas vraiment..) il ne parle pas anglais mais bon, ce n’est pas bien grave.
Dès le départ, le paysage est sublime.😇 D’autant plus, que le soleil est avec nous. On aperçoit au fond les cimes qui se découpent dans le ciel bleu azuré. On est déjà sous le charme des montagnes. 😎 La grimpe commence tranquillement, premier arrêt au refuge de Sunrise Small house. On achète de quoi boire et des barres chocolatés. On poursuit la route. Premier point de vue … payant si l’on souhaite prendre une photo ! (trop fort ces chinois !!...) Bon ok, c’est pour la bonne cause à priori car c’est pour l’entretien du parc… enfin ce qui disent…On poursuit la montée qui devient déjà un peu plus abrupte. On avance tranquillement. Nouvel arrêt à la guesthouse Naxi family guesthouse pour prendre un thé.
On reprend le chemin caillouteux et on attaque la montée des 28 lacets. C’est dur, car la montée est raide. Le souffle assez court, j’avance à pas tranquille. Si vraiment, la rando est trop dure, il y a des gars qui sont avec leur mule pour vous proposer de vous porter jusqu’en haut ! 😎 On avance et on aperçoit tout en bas de la gorge le flot tumultueux de la rivière. Le paysage est sublime avec ces immenses sommets devant nous. Nouvel arrêt au Tea Horse guesthouse pour grignoter un bout. L’endroit est très sympa, on n’aurait bien dormi ici mais l’agence a réservé pour la prochaine guesthouse. Dommage, car on commençait à fatiguer et notre guesthouse est en fait encore assez loin.
On arrive à 19h à la Halfway guesthouse. Et là, alors qu’on est crevé et qu’on n’attend qu’une chose c’est prendre une bonne douche et se poser, la fille a l’accueil nous indique la réservation faite par l’agence ne permet pas d’avoir de chambre, il faut rajouter des sous. On est très mécontent 😠, on commence à expliquer à la fille qu’il doit y avoir une erreur car l’agence nous a dit avoir réservé une chambre double pour nous avec salle de bain. Après qlq appels, elle nous dit que c’est Ok pour les chambres. Mais celle qu’elle nous montre ne possède pas de salle de bain. Il faut aller dans les toilettes communes. Cela nous agace un peu car on est fatigué et ce n’est pas ce que l’agence présentait lorsqu’on a pris le pack.😠🏴☠️ On demande à voir les chambres de « classe supérieure » avec sdb et on finit par prendre celle-ci en rajoutant du coup, un peu sur la note.😛
Bon repas à la guesthouse et dodo.
Entrée pour les GsT : 50 RMB
Nuit à la Halfway guesthouse
- - Jour 16 : GORGE DU SAUT DU TIGRE – LIJIANG
On se réveille tranquillement vers 8h30. On prend notre petit déjeuner dans la grande salle commune face au panorama de la vallée. On quitte la guesthouse à 9h45. Et on entame la redescente vers la vallée.
Après environ 2h de marche, on a rejoint la route goudronnée qui sillonne la vallée. Le guide nous demande si on veut s’arrêter là ou bien poursuivre la randonnée jusqu’au fond des gorges. On opte pour la seconde solution. On a bien envie de voir la rivière de près.🙂
La descente est dur, ça fait bosser les cuisses. Petite pause arrivée en bas et puis on emprunte le chemin creusé dans la roche qui longe la rivière. La route est très chouette et vraiment pas large à certains endroits 😄 On arrive à un point d’accès qui permet de se rapprocher vraiment de la rivière. Ici on se rend compte de la force de l’eau : une vraie machine à laver. Faudrait pas tomber dedans ! Le chemin pour remonter à la route est un chemin qui monte droit et donc très raide par endroit. Attention au vertige, il y a vraiment des passages pas évident. Pour les plus courageux il y a le « Sky walk » (payant) : une échelle de 15m quasi dans le vide ! moi je me contente de l’échelle de 4m. 😛 Pas trop de problème pour remonter sinon (même si c’est sec et que je dois m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle ; y’a plein de petites vendeuses sur le chemin avec boisson et fruit) mais si j’avais dû le faire dans l’autre sens (pour la descente), je suis pas sûre que j’aurai réussi à emprunter le chemin 😕
Après une rude montée, on est de retour sur la route goudronnée au village, il est déjà 14h passé. On se pose chez Tina’s guesthouse pour manger et on attend la navette qui nous ramènera à Lijiang. Le retour s’effectue cette fois par bus et non avec une voiture privatisée, on met pas mal de temps car la navette s’arrête à plusieurs endroits pour déposer les gens. Retour vers 18h30/19h à Lijiang. Fatiguée mais heureuse d’avoir fait cette superbe randonnée dans les Gorges.😎😊
Au final, on a trouvé utile d’avoir le guide car même si les chemins sont dans l’ensemble bien indiqués parfois, on peut prendre une mauvaise route ou un chemin avec des passages difficiles alors qu’il existe un chemin plus simple.
Tina’s guesthouse : email > tina999@live.cn
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 17 : LIJIANG – SHAXI (3h de route)
Ce matin, on plie bagages et on part à la recherche d’un taxi qui pourra nous emmener à Shaxi. On a repéré un endroit près de la grande place à l’entrée de la vieille ville où plein de taxi attendent. On trouvera bien qlq chose là bas.
L’auberge de Shaxi a été réservée il y a quelques jours déjà par mail. Ils pouvaient nous envoyer un taxi pour nous emmener mais malheureusement il y a eu un malentendu et ils n’en ont plus de disponible. Il faut donc qu’on se débrouille pour en trouver un. Ce qui est bien, c’est que grâce à eux on connait les tarifs 😉
Une femme dans la rue de Lijiang, nous voyant avec nos sacs nous propose ses services mais c’est beaucoup trop cher : 800 Y.😕
On se rend dans la rue des taxis et là, on trouve un chauffeur pour le prix qu’on voulait : 500 Y 😇 On arrive à fourrer tant bien que mal l’ensemble de nos bagages dans la voiture et c’est parti.
Il faut compter environ 3h pour rejoindre Shaxi. On arrive au Old Theatre Inn. L’endroit est super sympa, un peu à l’écart de la ville. Sur place, on est accueilli par un américain qui vit ici depuis qlq temps et aide Mr Wu dans sa gestion de la guesthouse. Il nous renseigne sur les balades à faire dans le coin. On fait connaissance également de Jane, le chien de la guesthouse qui ne nous lâchera pas de tout le séjour et nous accompagnera dans nos balades. 😎
On rejoint le village à pied en longeant la rivière (plus sympa que par la route goudronnée). Cela fait faire un peu de marche mais ça reste faisable. On explore la vieille ville de Shaxi et sa fameuse place centrale avec le temple, la scène de théâtre, ses boutiques et ses délicieux restaurants et guesthouse. L’endroit est vraiment très agréable. Il n’y a pas de touristes chinois ici mais nous croisons pas mal d’occidentaux bizarrement 😛
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 18 : SHAXI
Le temps est au beau fixe et on part en vélo jusqu’au point de départ de la randonnée qui nous mènera dans la montagne de Shibao voir le temple de Shizhong (pour s’y rendre, info sur http://wikitravel.org/en/Shaxi#b)
La route est très belle (pins, oiseaux, sculpture en pierre), on est seul sur les sentiers de randonnée. 😇 On ne croisera personne jusqu’à notre arrivée au temple. Il y a de bon dénivelé. Prévoir à manger et à boire car on ne trouve pas grand chose sur place. On a dû marcher pendant environ 4h afin de faire la boucle qui nous ramène à nos vélos laissés, au départ de la randonnée. On est très content de notre balade. 🙂
On retourne dans le vieux centre de Shaxi pour boire un coup et manger. On dîne dans un restaurant situé sur la grande place, tenu par un charmant couple assez âgé. Cette place est vraiment paisible. J’espère que la construction de l’autoroute toute proche ne va pas venir tout gâcher dans les années à venir…😐
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 19 : SHAXI – DALI
Nous quittons un peu à regret Shaxi, sous laquelle nous sommes tous tombés sous le charme. Nous rejoignons Dali en taxi (environ 3h de route – 500 RMB). Notre taxi nous dépose au Dali delights moutain hotel. Nous sommes accueillis par un occidental et sa femme chinoise parlant très bien l’anglais et très accueillante.🙂
On dépose nos sacs et on repart à la découverte du vieux Dali. Un des portes d’entrée de la vieille ville se situe à 5-10 mn de notre hôtel. Il suffit de traverser la grande route et de marcher un peu.
Ici, on voit tout de suite que c’est très touristique : de nombreux restaurants avec menu en anglais, des boutiques partout, de petites vendeuses de rue qui proposent leurs bijoux, etc. La vieille ville est très animée, cela nous change de Shaxi.😐
On souhaite rejoindre le lac et pensant qu’il n’est qu’au bout de la rue, on commence à marcher dans sa direction. Sauf qu’en réalité, il est encore super loin ! 😛🤪 donc on prend un taxi pour nous mener à l’embarcadère de Caicun. Il est déjà tard, on renonce à faire une croisière sur le lac aujourd’hui et on repart marcher à travers les champs et villages alentours. Beaucoup de coins sont en travaux, c’est pas évident de circuler. Je prend plaisir à traverser les nombreux champs de culture et à observer les gens travailler. 🙂Au bout de qlq km, on est fatigué de marcher alors on reprend un taxi pour revenir dans le centre.
Balade nocturne dans la vieille ville, shopping et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 20 : DALI
Grasse matinée et on repart tranquillement vers le centre de la vieille ville. On prend un taxi pour nous mener au village de Xizhou (15km – 500 RMB). Balade dans ce village. Sympa mais sans plus.
On demande un taxi pour le village de Wase mais cela fait trop loin (de l’autre coté du lac) donc on décide de rejoindre l’embarcadère de Caicun où on est passé hier. Après négociation, on embarque sur le bateau qui nous fera faire un tour à travers le lac vers l’île de Jin Suo pour 100 RMB par personne. La traversée est sympathique sans être extraordinaire. Petite visite du village de pêcheur de Jin suo et visite du temple de Luoquan sur la côte située en face. Retour en fin d’après-midi sur Dali (durée de la sortie : environ 2h30). Je suis crevée et le bruit du moteur du bateau m’a donné mal au crâne.
Repas sur Dali old town, shopping et retour à l’hôtel. Demain on doit se lever tôt pour prendre l’avion.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 21 : DALI – KUNMING – HONG KONG
Le taxi nous dépose à l’aéroport (80 RMB ; environ 40 minutes). Enregistrement rapide, il n’y a encore personne à cette heure quasiment. L’aéroport est petit et il n’y a pas grand à faire et rien à manger. Il faudra attendre pour le petit déjeuner. L’avion est à l’heure et on s’envole pour Kunming.
Le vol est rapide. Nous reprenons un vol dans quelques heures pour Hong Kong. En attendant, on a le temps de sortir faire un petit tour en dehors de l’aéroport. On laisse nos bagages à la consigne et on prend un taxi pour se rendre dans le centre commercial à qlq mn de là. On mange au KFC du centre (bcp moins cher que celui de l’aéroport), on flâne dans le supermarché et puis il est temps de revenir enregistrer nos bagages pour Hong Kong. C’est un vol international donc il faut prévoir un peu plus de temps.
On arrive à Hong Kong en fin d’après-midi, la nuit tombe vite. On reprend notre carte octopus pour emprunter le train qui mène en ville. Cette fois, on a choisit un hôtel plus proche de l’aéroport. Deux changements et on est arrivé. Un gars très sympathique, nous voyant un peu perdu à la recherche de notre hôtel nous y conduit très gentiment. 🙂 On prend possession de notre joli appart qui surplombe la ville. On aperçoit la mer au bout avec des bateaux.
On décide de ressortir vers la grande rue éclairée que l’on aperçoit depuis notre fenêtre. On y trouvera sûrement un petit quelque chose à manger. En fait, les garçons sont ravis. On est situé juste à un coté d’un grand marché de l’électronic. Un vrai petit paradis pour les geeks ! 😛😇 On y passe une bonne partie de la soirée. Pratique, la station de métro Sham Shui Po est juste là ; on peut se rendre facilement à Temple street.
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 22 : HONG KONG
Alors qu’en mars, la mauvaise saison est censée commencer ici, le temps est agréablement beau et chaud à Hong Kong.
La fièvre du shopping s’empare de nous 😇😊. On passe notre journée entre le marché aux abords de notre hôtel et le marché de Temple Street le soir. Petit tour à l’Apple Store (sortie de l’ipad 3). Traversée entre l’ile de Hong Kong et Kowloon avec le star ferry (on s’en lasse pas !).
Délicieux repas chic au restaurant italien ‘Cuccina’ situé devant l’embarcadère du Star ferry sur Kowloon (Niveau 6 du Marco Polo Hongkong Hotel, Harbour city)
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 23 : HONG KONG - PARIS
On profite une dernière fois de la ville. Balade et shopping à nouveau. Vol pour Paris en fin de soirée.
Les Hôtels : Réservation faite par internet sur agoda.fr ou hostelworld.com, ou par téléphone.Hong-Kong > Nathan Hotel :Situé sur Nathan road, rue animée et commerçante sur Kowloon. A proximité de Temple street (pratique pour manger le soir car pas mal de petits restaurants de rue par cher et le marché de nuit). Un Starbuck est situé juste au pied de l’hôtel. 1ère chambre propre, au calme mais odeur de cigarette même si on avait spécifié vouloir une chambre non fumeur. Du coup, on demande une autre chambre : dans celle-ci le coffre fort est en panne, la chasse d’eau présente quelques soucis, le couvre lit est taché et la chambre sent encore la clope ! Petite bouteille d’eau, café, thé, nécessaire de toilette. Petit déjeuner sous forme de buffet : varié et copieux (avec nourriture traditionnelle et nourriture à l’occidental) Environ 1350 dollars HK la nuit en chambre double avec petit-déjeuner Adresse : 378 nathan road, Kowloon – sales@nathanhotel.com / info@nathanhotel.com http://www.nathanhotel.com / Tel : 2388 5141 – métro le plus proche : JordanHong-Kong > Ovolo Hotel :Situé sur Kowloon, à proximité de la station de métro Sham shui po ou Nam cheong. Hotel appartement. Appartement sympa avec déco moderne. Belle vue sur la baie et les environs. Chambre propre avec tout le confort moderne. Petite sdb et petite chambre mais grand salon avec kitchenette. Boissons et trucs à grignoter offert. Pratique rejoindre l'aéroport (meme s'il faut marcher un peu jusque la station de MTR et qu'il y a un changement)
Adresse : 256 Tung chau street, west Kowloon, Hong Kong Ovologroup.com / tel : 2158 2588 / info@ovologroup.com Tarif : environ 200 euros l’appart pour 4 personnes ; petit déjeuner comprisKunming > Camellia youth hostel : Chambre propre et spacieuse avec sdb attenante. Eau chaude (mais faut attendre un peu), serviette à dispo. Accueil sympa (jeune parlant un peu l’anglais) . Pas de petit déjeuner inclus mais ils ont un petit service de restauration avec de quoi prendre un petit déjeuner ou boire un verre, thé/café, etc. très bon !Adresse : No.96, Dong Feng Dong Road, Kunming Tarif : 135 RMB la chambre double avec sdb Tel : +86 871 8374638 / 8374639 - newcamellia@gmail.com http://www.kmcamelliahotel.com / master@kmcamelliahotel.comJianshui > Zhu Family Garden Hotel : Très bonne situation (dans le centre de la vieille ville). Belle chambre avec mobilier à l’ancienne. Lit à baldaquin en bois. Jolie salle de bain avec tout le nécessaire de toilette. Dommage juste, il y avait une odeur d’eau usée qui remontait dans notre chambre. Petit bureau avec ordinateur, eau chaude/thé. Environnement calme. Pas de chauffage (nous avons eu un peu froid). Attention, à noter qu’à partir de minuit c’est extinction des feux (plus d’électricité).Tarif : environ 40 euros la chambre double avec petit déjeuner Pour la résa, voici ce qui est noté sur leur carte de visite mais tout est en chinois !! Tel : 0873 7653670/ 0873 7667109/ 0873 7667115/ 0873 7653352 Site : www.ynzjhy.cnJianshui > Linan Inn :Situé dans la vieille ville, à proximité du Zhu Family Garden donc très bonne emplacement. Chambre spacieuse et propre. Salle de bain avec douche chaude. Chauffage dans les chambres. Wifi. Bon petit déjeuner (30 RMB). Lieu agréable et calme. Le personnel ne parle pas trop l’anglais par contre ils sont très serviables. Possibilité de faire laver son linge. Mail : linaninn@hotmail.com - tel : 0873 7655866 – www.linaninn.comDuoyishu (région de Yuanyang) > The Ilonn Hotel : l’entrée de l’immeuble fait plus penser à une entrée de garage mais les chambres situés à l’étage sont propres et spacieuses. Petite sdb avec toilette à la turque ; douche chaude. Thé et bouilloire. Savon. Chausson. Pas de PQ ni de serviette mise à disposition.Prix : 100 RMB la chambre double (pas de petit déjeuner mais il y a une petite supérette située juste en bas)Luoping > KOWLOON HOTEL : chambre propre spacieuse, douche chaude, sèche cheveux, TV, Internet, bouilloire, petit frigidaire, accessoires de toilette, gel douche, serviette, PC avec connection internet, chauffage/clim …Inconvénient : au bord de la grande route (un peu bruyant mais ça reste raisonnable), pas de restaurant ni de petit déjeuner possible dans l’hôtel. Par contre, ils mettent thé/café (gratuit) et qlq trucs à grignoter (payant) à dispo dans les chambres. Pas de service de laverie non plus. Avantage : chauffage dans les chambres, proche de la gare ferroviaire. Tarif : 388 RMB la chambre double avec PC 联系方式:(联系时可告知来自阿溢灿) – tel>电话: 0874-8217896 Comme il ne parle pas anglais, il vaut mieux trouver quelqu’un qui parle chinois et qui réserve pour vous (ce qu’on a fait) Site internet de l’hotel : http://www.ayican.com/luoping/2010719-87460.htmlLuoping > Hôtel en bordure de la forêt (désolée j'ai pas le nom) : chambre extrêmement humide, matelas chauffant, douche chaude. 300 Yuan la chambre double en pleine saison.Voici les autres adresses trouvées sur internet : Guoshui Hotel (国税宾馆) Tel: 0874-6136665 Price: around 150 yuan per night. It will be much more expensive when the cole flower blossoms. Duoyihe Hotel (多依河宾馆) Tel: 0874-8256888 Zhongyuan Hotel(中源宾馆) Tel: 0874-8215666 The above three hotels are located on the Jiulong Avenue (九龙大道).Lijiang > Jishasha Yi Liu Ju: situé dans la vieille ville, à proximité de la rue principale où il y a les stands de nourriture et plein de petites boutiques pour faire du shopping. Rue au calme. Chambre joliement décorée, beau mobilier chinois en bois. Petite cours intérieure qui donne envie de se poser. Douche chaude, « heat lamp » sous la douche. Chauffage dans la chambre (mais c’est tellement mal isolé qu’il y fait assez froid au final). Lit avec matelas chauffant. PC dans la chambre (ou wifi à l’entrée). TV, nécessaire de toilette, WC western, lit confortable avec couette bien chaude.www.lj16j.com / tel : 0888 8881616Gorge du Saut du Tigre > Halfway Guesthouse : grande chambre simple mais propre, lit simple avec matelas chauffant, TV, grande salle de bain avec serviette et accessoire de toilette, savon, heat lamp sous la douche, douche chaude, wc western, chausson, coussin et lit un peu dur. Mur en brique mais fenêtre ouverte dans la salle de bain et façade de l’entrée en bois donc beaucoup de courant d’air.Prix : 150 Y la chambre double « supérieure » avec sdb, 120 Y la chambre double « classique » avec sdb, 80 Y la chambre double sans sdb.Shaxi > Old Theatre Inn (anciennement Dragonfly Guesthouse) : le propriétaire de cette jolie guesthouse, mister Wu, parle très bien l’anglais et commence même à apprendre le français. C’est un homme très sympathique, plutôt jeune et qui fait pas mal d’affaires dans le coin.A savoir que l’auberge se trouve excentré, il est situé à l’entrée du petit village voisin de Shaxi. Mais l’endroit est très joli car domine les champs de colza etc. Possibilité de louer des vélos pour se balader dans le coin (conseillé). On voit les gens travailler dans les champs, bcp d’ânes dans la région. Chambre simple, propre avec une jolie salle de bain. Serviette fournie. Pas de chauffage. Repas et petit déjeuner possible sur place. On y mange très bien. Situé au calme, on entend les oiseaux, vue sur les montagnes de shibao. Accès wifi. Mur des chambres pas épais (faut pas tomber sur un voisin ronfleur) Adresse : Duan village, Shaxi town, Jianchuan country, Yunnan, Chine reservations@shaxichina.com – tel : +86 872-4722 296 – le site shaxichina.com est très bien fait et contient plein de renseignements utiles ! tarif : 250 RMB la nuit en chambre double avec petit déjeuner (environ 40 dollars)Dali > Dali Delights Moutain Hotel : situé en dehors de la vieille ville, à proximité d’une des portes d’entrée de la vieille ville (environ 10mn à pied). Accueil très sympathique. La patronne parle parfaitement anglais et est très serviable. Grande chambre, propre, sdb avec eau chaude et WC western, gel douche et serviette à dispo, chausson, TV, lit un peu dur, wifi (mais marche mal dans les chambres…), sèche-cheveux, travaux à proximité quand nous y étions. Email : lin968@189.cn - Tel : 0872 2670066
Conclusion :
on est très content de notre voyage. Le Yunnan présente des paysages extraordinaires ! Dommage que ce soit parfois gâché par la pollution… Les régions de YuanYang et de Luoping sont remarquables mais reste encore assez « fermé » pour les occidentaux. Si vous souhaitez voir la floraison du colza à Luoping, il faut viser fin février – début mars.
La randonnée dans les Gorges du Saut du Tigre est un must !
Randonnée superbe, vraiment à faire. Il faut compter minimum 2 jours pour faire la rando, plus si vous le pouvez. Dommage que certains points de vue soient payants… et que les gens jettent leur bouteille plastique n’importe où (il y en a tout le long des chemins).
Gros coup de coeur pour le petit village de Shaxi encore préservé.
Lijiang est une ville très touristique mais nous avons qd même bien apprécié un séjour là-bas car les ruelles pavées, les boutiques à l’ancienne, et les illuminations le soir venu ne manquent pas de charme. A contrario, Dali ne nous a pas vraiment plu… sans doute qu’après tout ce qu’on avait vu, cela perdait d’intérêt. A faire peut-être en premier si possible… Kunming, dès le départ, nous avions fait le choix de ne pas y rester et c’est sans regret.
Gros coup de coeur pour la ville de Jianshui qui garde beaucoup de charme et le village voisin de Tuanshan qui est très chouette à visiter.
Niveau nourriture : pas cher et très bon. On s’est régalé de ravioli vapeur/dim sum. On a été malade qu’une seule fois pendant 1-2 jours (mais je pense que c’était aussi à cause du froid et de la fatigue). Au bout de 2 semaines cependant, on s’était un peu lassé de la cuisine chinoise et on rêvait d’un bon burger ou du pizza (oui je sais, j’ai honte 😛)
Cette année encore (c’est mon 2nd voyage en Chine), je me suis fait prendre en photo un nombre incalculable de fois ! En Chine, on a l’impression d’être une star 😎! Mais dès fois, on sent aussi une certaine méfiance ou peur de l’étranger et c’est gênant…🤪
Niveau transport : très bon réseau de bus (plus ou moins classe…), train pratique et pas cher (mais pas forcément rapide), nombreux taxis (pas le moins cher mais si vous êtes plusieurs pour partager les frais cela vaut le coup ! par contre, certains chauffeurs font peur sur leur conduite…).
On est content de notre voyage, la Chine recèle des endroits époustouflants mais il est vrai que certains aspects de la culture chinoise nous rebutent toujours (les crachats, l’odeur du stinky tofu 😛, la pollution, …). J’espère quand même y retourner un jour pour découvrir le Sichuan, la région tibétaine, Pékin et la grande muraille.
Il va me falloir encore au moins 2 voyages pour faire cela tellement le pays est grand !!! C’est un pays en pleine mutation, tout est en chantier. Certains petits paradis sont à découvrir avant d’être dévasté…🏴☠️😐
« Man zhou » 😉
En vrac...
Ce que j’ai aimé : les chips au concombre, les glaces au mais, les voitures à 3 roues, les gens qui balaient l’autoroute, les porte bébé brodés, le thé Pu’er, les raviolis vapeur…😇
Ce que j’ai moins aimé : la pollution, la saleté, les crachats, la climatisation trop forte, le son mis à donf dans les hauts parleurs, la conduite de certain chauffeur, les plats trop épicés à mon gouts 😛 …
Quelques photos sur ce lien : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=104898989233633393144&target=ALBUM&id=5729881964540101905&authkey=Gv1sRgCL-A36n_pfnEDA&feat=email
voici le carnet de route de mon voyage en Chine. Nous sommes partis à 4 personnes (jeunes trentenaires) avec nos sacs à dos. Je me suis occupée de préparer le voyage grâce aux informations dispo sur voyage-forum et d'autres sites internet. J'espère que ce carnet pourra à votre tour vous aider dans la préparation de votre voyage.
C'est mon second voyage en Chine. Au départ, j'imaginais visiter le Sichuan et le Yunnan. Mais ces régions présentent tant de choses à voir et à faire que j'ai préféré me concentrer sur une région : le Yunnan 😎
Il a fallu se décider sur la période. Nous avons opté pour mars : afin d'avoir un temps plus favorable à Hong Kong (quoique ! ... 😏) et pouvoir voir la floraison des champs de colza de Luoping.
Climat en mars : dans l’ensemble, nous avons eu beau temps (on a fait notre circuit en fonction de la météo). Nous avons eu très froid le matin et le soir en général. Il faut penser à bien se couvrir et prendre de gros pull, écharpe, bonnet. Il n’y a pas de chauffage en général dans les hôtels de cette partie de la Chine et de plus, c’est souvent très mal isolé. En revanche, en journée, les températures pouvaient grimper jusque 25/30°C et du coup, le tshirt était largement supporté. Attention au soleil en montagne, ça cogne dur (chapeau et crème solaire recommandé).
Formalité avant de partir : le visa (si y'en a pas besoin pour HK, il est en revanche nécessaire pour le reste de la Chine !)
Demande de visa faite par actionvisa.com : très efficace ; on a fourni les billets Paris-HK et HK-Kunming + résa de l’hôtel de Kunming (juste la 1ère nuit) pour le dossier.
Barrière de la langue : en Chine, on rencontre rarement des gens parlant anglais ! 😐 Alors je vous conseille l’achat d’un petit guide de langue chinoise et l’apprentissage avant de partir de qlq phrases essentielles afin de vous faciliter les échanges sinon parfois, suivant les régions, ça peut être assez galère… J’ai utilisé la méthode audio Berlitz « Prêt à partir »: plutôt bien faite et efficace !
Pour l’argent, on avait retiré des euros avant de partir. On a fait la majorité du change à Hong Kong et on a retiré aux DAB en Chine (difficulté à trouver des banques pour le change). Taux : 1 euros = environ 8 RMB
Taux : 1 euros = enviro 9 dollars HK
Niveau réservation : on a fait la réservation sur place par internet le plus souvent. Un peu au jour le jour.
Avantage : on a pu arranger notre circuit en fonction de nos desiderata, de la météo, et on peut se rendre compte par nous-mêmes si l’hôtel nous plait. Inconvénient : parfois on perd du temps à trouver qlq chose qui nous conviennent, ou bien l’hôtel qu’on aurait voulu est déjà full.
Billet d’avion : les vols intérieurs ne coûtent pas très cher (environ 50-80 euros) mais le vol Hong-Kong – Kunming est très cher car c’est comme un vol international. Le site ctrip.com fonctionne bien pour les réservations des vols intérieurs mais attention à réserver suffisamment à l’avance car le paiement en ligne n’est pas accepté en dessous de 24h à l’avance !!
Vol Paris- Hong Kong : en direct 11h30 de vol – environ 834 euros par AirFrance Vol Hong Kong – Kunming : environ 2800 RMB A/R – 2h/2h30 de vol
Vol Kunming-Lijiang : environ 590 RMB Vol Dali – Kunming : environ 420 RMB
Téléphone : il est utile d’avoir un téléphone qui marche pour l’international ou à défaut, acheter une carte téléphonique en Chine pour vous permettre d’appeler ou être joignable là bas (à moindre prix). CARNET :
- - Jour 0 : départ de Paris le soir - - Jour 1 : arrivée à HONG KONG en fin d’après-midi
Décalage horaire : +7h Octopus card acheté à l’arrivée à l’aéroport : cette carte permet de prendre le métro, l’airport express, de payer les achats dans certains magasins (comme les Seven Eleven et les Starbucks Coffee). Très pratique ! 😎 on paie une caution (restituer quand on rend la carte, sauf 9 dollars). Ne pas hésiter à la charger en monnaie, de toute façon le surplus est rendu.
Airport Express : ce train relie en 10mn seulement l’aéroport au centre ville. Il dessert les stations de Tsing Yi, Kowloon et Hong Kong. Ce train fonctionne de 5h50 du matin à 1h15 du matin.
Il nous faudra environ 2H30 pour sortir de l'aéroport et rejoindre notre hôtel situé à Kowloon sur Nathan Road.
Repas et balade au marché de nuit de Temple street (à 5mn à pied de l’hôtel). Le marché est ouvert jusque minuit.
Nuit au Nathan Hotel
- -- - Jour 2 : HONG KONG
Le temps est plutôt maussade, gris, froid et très humide. Balade sur l’Avenue des Star, Nathan road, Canton road. Puis visite des marchés au nord de Nathan road : electronic market, ladie’s market (plein de « bêtises » à acheter), goldfish market (le paradis de tout aquariophyle, sympa à voir), flower market (sans grand intérêt), bird’s market (très petit)
Le soir, on se rend sur Central (ile de Hong Kong) pour manger et boire un verre du coté de Wellington street. L’ambiance bat son plein dans la rue de Lan Kwai Fong. La rue est composée de bar plein à craquer. Ambiance de fête dans la rue. Musique à fond dans les bars et gens déguisés un peu partout. Très sympa 😎 On cherche l’ice bar mais visiblement celui-ci a fermé. Dommage.
Nuit au Nathan Hotel
- - Jour 3 : HONG KONG
Le temps reste gris. Cette fois, on va jusqu’à l’île de Lantau pour voir le Bouddha géant & monastère de Po Lin. Métro jusque Tung Chung Station. Le téléphérique étant en travaux, on prend la navette de bus pour se rendre sur le site. Un gigantesque escalier mène au Bouddha. De là haut, la vue sur la baie est superbe ! On redescend. On passe dans un nuage produit par la fumée de centaines d’encens qui brûlent tout autour. Petite visite rapide du temple. De magnifiques bosquets de fleur sont déposés tout autour du temple.
On mange dans le restaurant à proximité (ticket repas à 68 dollars HK, acheté en même temps que l’entrée pour le Bouddha). Salle énorme et blindée de groupe chinois, la nourriture n’est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Pour une cuisine végétarienne préparée par les moines (soi-disant) ça fait plutôt cantine vu le décor et le service. Donc déçue au final (surtout comparée à la cuisine végétarienne des moines au Japon si raffiné…) mais bon, pour manger dans le coin, y’a pas trop le choix de toute façon à moins de retourner à la gare du train.
Ensuite on reprend un bus pour aller visiter le village de pêcheur de Tai O. Visite sympa mais c’est avant tout un endroit où l’on peut acheter plein de produits de la mer (poissons/crevettes/poulpes séchés…)
On rentre sur Hong Kong par le ferry qui nous dépose sur l’ile de Hong Kong. Du coté de Central, il y a l’Apple store. Puis retour sur Kowloon par le star ferry ! (à faire ! jolie vue sur la baie et pas cher ; la carte octopus marche aussi pour le star ferry).
On se pose sur les quais face à la skyline de HK. A 20h, chaque soir, le spectacle de son et lumière se joue. Il est possible de le regarder d’un coté ou de l’autre de la baie. Les immeubles s’envoient d’énormes faisceaux lumineux, tout cela rythmé par la musique… très bien fait. 😎
Diner sur Jordan et shopping sur Temple market.
Pass bus à la journée sur l’ile de Lantau : 55 dollars HK Plan du site et horaires de bus sur : http://www.newlantaobus.com/
Nuit au Nathan Hotel sur Nathan Road (Kowloon)
- - Jour 4 : HONG KONG – KUNMING
On prend un vol pour Kunming (12h-14H30) L’aéroport de Kunming se situe dans la ville. Il est donc assez rapide de rejoindre le centre. Il faut quand même compter sur les embouteillages… En survolant la ville, on comprend à quel point elle est immense. Je suis impressionnée par le paysage : les montagnes sont ratiboisés par les carrières et autres constructions, le paysage est extrêmement sec … Je suis contente d’avoir choisie de ne rester qu’une nuit ici.
Balade dans la ville vers le temple de Confucius (fermé à notre arrivée tardive – 18h). Petites rues sympas avec de vieilles ruelles, boutiques d’artisan et anciennes bâtisses. A coté, un petit centre commercial où l’on va dîner.
Au vue de la météo annoncée, nous décidons du sens du déroulement de notre circuit : ce sera Jianshui, Yuanyang et Luoping. En effet, actuellement le temps est plutôt frais mais un gros redoux est annoncé sur Luoping dans la semaine à venir. Cela devrait permettre une belle éclosion des fleurs de colza. Il vaut mieux donc ne pas se rendre immédiatement là bas comme prévu initialement mais d’abord faire un tour de quelques jours vers Jianshui et Yuanyang.
Nuit au Camélia Hostel (à ne pas confondre avec le Camélia Hotel, qui se trouve juste à coté)
- - Jour 5 : KUNMING – JIANSHUI
Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Camelia (juste à coté de notre guesthouse) afin de le prendre avec nos amis qui ont pris une chambre dans cet hotel. Petit déjeuner servi sous forme de buffet, assez moyen, peu de choix, salle très froide. On ne vous le recommande pas…🤪
On se rend en taxi à la gare de bus où nous achetons un billet pour nous rendre à Jianshui (ville plus au sud). Des bus partent toutes les ½ heures, facile d’en choper un. Avec mes quelques mots de chinois appris et le nom de la ville écrit en chinois, on s’en sort super bien 😛
Bus avec climatisation (81 RMB par pers). Il faut environ 4h de route pour rejoindre Jianshui. La route n’est pas très intéressante (champs de serre à perte de vue , éolienne, marque de sécheresse, …) Arrivée à Jianshui, il nous faut à présent trouver un endroit où dormir car nous n’avons rien réservé. Nous avons de la chance ; nous arrivons à trouver une chambre pour une nuit dans le Zhu Family Garden Hotel, situé en plein coeur de la vieille ville.
Pour les 2 nuits suivantes, nous trouvons une place dans une auberge juste à coté : Linann Inn.
Balade dans le vieux centre de Jianshui avec ses petites rues pavées. On croise de vieils personnes qui jouent d’un instrument et qui chantent en choeur, des femmes avec de superbe porte-bébé brodé, des vieilles femmes aux pieds bandés, de petits vendeurs de rue, … Le soleil brille, le temps est doux. On est vraiment heureux d’être ici et de flâner dans les ruelles... 😎😊
En fin d’après-midi, on retourne au Zhu Family Garden afin de profiter du jardin « gratuitement » (puisqu’on y dort) et de visiter les lieux avant la nuit. L’endroit est superbe. Dommage que les bassins soient vides (à cause de la grande sécheresse qui règne dans le Yunnan ?). Autrement les portes en bois sont magnifiquement sculptées, les cours sont mis en valeur avec de superbes massifs de fleurs, ici de la glycine grimpe sur les tuteurs, là de jolis chaises sont posées….Possibilité de prendre le thé. Les gens du village viennent se poser sur les bancs et admirer les jardins, discuter, jouer aux échecs, etc. Bref le lieu est très agréable, on est calme, loin du tumulte de la grande ville, on entend les oiseaux chanter… 😇
La nuit tombée, on ressort dans la rue principale devant le Zhu Garden pour trouver un petit endroit où manger. On décide de tester un petit bouiboui dans une petite ruelle perpendiculaire. Délicieux repas sous les yeux amusés des locaux. On goûte à plein de brochettes et à des spécialités du coin inconnues pour nous. On rentre au Zhu Family Garden. De nuit, l’endroit garde un charme fou avec les éclairages mettant en valeur les différents jardins. Après avoir profité du lieu au calme et sans personne, on rentre dans une chambre où nous trouverons rapidement le sommeil.
Nuit au Zhu Family Garden
- - Jour 6 : JIANSHUI
Ce matin nous déposons nos bagages dans notre autre guesthouse et nous ressortons pour prendre un taxi qui nous emmènera au village de Tuanshan situé à qlq km de là. L’entrée est payante (50 RMB par personne + 40 RMB pour le guide). On prend la visite guidée (qui est quasi obligatoire). Le guide ne parle pas un mot d’anglais mais il est très gentil et nous arrivons à discuter avec lui grâce à nos qlq mots de chinois.
La visite nous a énormément plu (2h) 😇. Le village est super, pas encore trop touristique. On mange dans un petit resto tenu par un vieux couple, au milieu d’une cours pavée d’une vieille maison. Très bon repas et pas cher ! L’endroit est très sympathique et le soleil une fois de plus est au rdv ! Que du bonheur 😎 On retrouve notre taxi qui nous attendait et commençait à s’impatienter du temps qu’on prenait… Je lui demande de nous emmener au pont du Double Dragon qui se trouve sur le chemin du retour. Balade rapide sur le pont qui est un très bel ouvrage. Malheureusement, une fois de plus, tout est asséché… On prend quelques photos et on rentre à Jianshui. On donne un peu plus à notre taxi pour la dédommager du temps pris (150 RMB au lieu de 100).
Balade et shopping sur Jianshui. On part à la recherche des fameux puits de la ville. Il y a plusieurs puits anciens caché dans la ville. Pas facile de les trouver, on en a repéré 2 : le puit double (shuang yan jing) et le puit triple (san yan jing).
Diner dans notre gargotte repéré la veille (excellente brochette)
Nuit au Linan Inn
- - Jour 7 : JIANSHUI
Ce matin, on s’occupe de réserver un chauffeur pour nous emmener à Yuanyang (résa faite via notre guesthouse ; 650 RMB).
Nous partons ensuite visiter le temple de Confucius (entrée 60 RMB). Jolie balade à travers le parc. On achète de l’encens pour le faire brûler, on admire les cloches de bronze, les lances anciennes, dégustation de thé dans le pavillon tout au fond, on admire les poteries, on s’amuse au tir à l’arc (eh oui y’a un stand !), on observe les joueurs d’échec chinois et de domino, … encore une chouette balade 😇
On retourne dans le centre plus moderne de Jianshui pour faire un peu de shopping et trouver une banque. Même la ville de ce coté reste à des dimensions raisonnables et garde un certain charme.
Puis balade sympathique à travers le marché de Jianshui : plein de légumes et de fruits qu’on ne connaît pas, du thé, du poisson séché, des pipes à tabac, des poulets de toute les couleurs, des bonbons, du tofu, etc. On goûte, on sent, on découvre. Visite très intéressante à mon avis 😎
Le soir on décide d’acheter du thé Pu’er : thé réputé dans la région et qui serait à priori un « brule-graisse ». On rentre dans une petite boutique de la rue et on se fait accueillir par un gars très sympathique. Il nous propose une cérémonie du thé à laquelle nous assistons joyeusement. Il n’y a que nous dans sa boutique. Malgré le fait qu’il ne parle que chinois, on passe la soirée entière avec lui. On ingurgite des litres et des litres de thé. Au final, on lui achète une galette de thé Pu’er qu’on se partagera entre nous. Il nous offre plein de petites tasses à thé. A mon avis, on s’est fait « carotte « sur le prix mais il était tellement gentil et on a passé une si bonne soirée en sa compagnie… 😉
Boutique du gars pour le thé : Chen Hui ru Adresse : 2 house of zhu’s garden. Hanlin street, Jianshui email : chenhuiru1971@yahoo.cn
Thé Pu’er : Originaire de la région du Yunnan en Chine, il tire son nom de " thé rouge " de la couleur de son infusion rouge foncée ; son odeur rappelle celle de la terre mouillée et du sous-bois. Appelé thé "mange graisse", et connu pour ses nombreuses vertus bienfaitrices, le Pu Erh (Pu er) est faible en théine et diminue le taux de mauvais cholestérol. Issu de l'Agriculture biologique dans la province du Yunnan, aussi appelé pu er, le Pu Erh (Pu er) a un goût subtil de terre humide. Un peu comme le vin, le Pu Erh dont la fermentation s'étale dans le temps, se bonifie avec les années et son prix peut atteindre des prix extrêmement élevés.
Nuit au Linan Inn
- - Jour 8 : JIANSHUI – YUANYANG (DUOYISHU 多依树)
Grosse journée de route pour se rendre au petit village de Duoyishu du coté des rizières de Yuanyang. La route est en assez grande partie mauvaise, très cahoteuse. Mais paysages superbes (mer de nuage, petits villages, lac, …)
La région de YuanYan se situe à 326km au sud de Kunming. C’est une région montagneuse sur laquel a été sculpté par les ancêtres du peuple Hani de nombreuses rizières en terrasse.
On arrive en fin d’après-midi dans le petit village de Duoyishu. Comme le chauffeur pensait nous déposer dans l'un des grandes villes à l'entrée des rizières de Yuanyang, il nous faut rajouter sur le prix fixé au départ. On paiera donc au final 750 RMB pour faire le trajet Jianshui-Duoyishu (5h de route).
On dépose nos bagages dans la modeste chambre réservée la veille grâce au gentil personnel de l’hôtel de Jianshui. La chambre n’est pas extraordinaire mais au moins c’est propre et il y a de l’eau chaude. Elle se situe sur le bord de la route. Pas facile de se faire comprendre des locaux.😐 On descend dans le petit village à travers les rizières, à la recherche des guesthouses vus sur internet. Ils sont bien complets. On se contentera d’un bon repas chez Jacky’s guesthouses. Accueil fort sympathique du vieux couple qui tient l’auberge.🙂
Le village est très mignon et donne sur les rizières. Vraiment dommage qu’on n’ait pas pu avoir de chambres dans ce coin. On rencontre des vieilles femmes du village et de petits enfants. Le soleil brille… on est bien 😎
Cependant au lieu des 2 jours prévus, on décide de ne passer qu’une journée ici. On part donc à la recherche d’un chauffeur pour nous emmener le lendemain à Luoping. C’est vite vu, y’a pas grand monde dans le village. Pas facile de se faire comprendre, la plupart ne semblent même pas comprendre le mandarin… 🤪 En fait, tous les taxis sont dans la grosse ville à plusieurs km de là. Ici, on se retrouve vraiment isolé. Au bout d’un moment, on arrive à dégoter quelqu’un qui accepte de nous emmener à Luoping. On négocie le tarif de 1500 yuans. Heureusement, on est 4 à se partager la voiture !!
On profite de l’aubaine de ce chauffeur pour qu’il nous amène aux terrasses de Laohuzui (老虎嘴), un des spots réputés pour le coucher de soleil. L’endroit se situe à environ 30 minutes en voiture de Duoyishu. On ne perd pas de temps et on décolle pour les terrasses. L’endroit est très touristique et donc l’entrée est payante (30 RMB par personne). Il y a foule ici, bcp de touristes chinois avec de gros appareils photos, trépied et tous le matos qui va avec… L’endroit reste joli à explorer. 🙂
En gros, il y a deux points de vue pour admirer les terrasses : une passerelle sur la partie haute en bord de route et un chemin sur la partie basse qui passe par la forêt. On se balade et on attend comme les centaines d’autres touristes venus ici le coucher de soleil. Vue grandiose sur la montagne, la vallée et les rizières en terrasse. On attend jusqu’au bout le dernier rayon de soleil mais bon rien d’exceptionnel à cause de la brume permanente sur la vallée. Retour à Duoyishu (prix taxi A/R : 160 RMB).
La nuit venue, on n’a pas le courage de redescendre dans le petit village dans le noir pour aller manger à nouveau chez Jacky’s guesthouse. On essaie de trouver un restaurant dans la rue principale du village mais bizarrement quand on parle de ‘mifan’ et ‘cheufan’ aux personnes. Ils nous répondent par des ‘mei you’… on comprend pas, pourtant on voit des gens manger à la table. On est fatigué, donc pas bien affamé alors on se rabat sur l’épicerie du coin pour acheter des nouilles en boite et quelques biscuits. Repas simple et rapide dans notre petite chambre… 😛 Tant pis ! on mangera mieux demain sans doute… (enfin c’est ce qu’on croit ! 😄)
Nuit au Ilonn Hotel (à proxmité du Hani family guesthouse)
- - Jour 9 : DUOYISHU – LUOPING罗平县 (8h-9h de route)
On se lève au petit matin pour assister au lever de soleil sur les rizières en terrasse de Duoyishu. On part dans la nuit avec une lampe de poche dans le petit village en contrebas, on est seul. Même les habitants sont encore chez eux. Tout est calme. Et puis petit à petit la luminosité s’accentue. Le paysage se découvre, une mer de nuage dans le fond de la vallée, la vie s’active, une femme passe avec une famille de canard à sa suite, de vieux monsieur arrivent dans les champs, le soleil commence à pointer son nez, les rizières se parent de couleurs flamboyantes (rose, orangée, rouge, jaune d’or), le soleil prend de l’intensité, … sublime spectacle de la nature. 😇
Il est bientôt 8h et notre chauffeur nous attend ; on remonte le chemin, on chope les bagages et en route ! J’ai regretté un peu, pour ma part, de ne rester qu’une nuit mais le sentiment d’isolement et la difficulté à se faire comprendre nous a poussé à partir plus tôt que prévu. La route est longue pour rejoindre Luoping, on pensait la faire en 2 fois mais finalement, on se dit autant se faire la route en une fois et on sera tranquille.
On quitte Duoyishu. Petit arrêt tout en haut des terrasses, proche du point touristique où il y a foule (on a bien fait de rester dans le village en bas !). On admire encore les couleurs du soleil levant sur les rizières. Elles sont inondées en cette période et la lumière se reflète comme mille pépites d’or sur l’eau.😊
On traverse le marché matinal du village voisin. On admire furtivement au passage les magnifiques costumes et coiffes traditionnelles des minorités de la région. La route est longue pour rejoindre Luoping. Le chauffeur ne conduit pas assez prudemment à notre goût… Après des tonnes de poussières et de bringuebalements, on arrive enfin à destination. Les nuits que nous avons réservées au Kowloon Hotel ne débutent que demain et pour ce soir, il est complet… il nous faut donc trouver un hôtel. Visiblement on n’est pas les seuls à chercher…. On voit des gens débarquer dans l’hôtel et se faire rembarrer. Cela va pas être simple. Toute la ville est prise d’assaut par les touristes à cause de la floraison du colza. On est mal.🤪 Heureusement, c’est sans compter sur la gentillesse des hôtesses à la réception qui voyant qu’on ne trouve pas de chambre dans les autres hôtels demandées, nous propose d’appeler un de leur ami. Celui ci débarque à l’hôtel et nous emmène dans un autre coin de la ville où il dispose de chambres. 😏
Arrivée de son petit hôtel, on est ravi car l’endroit est mignon et au bord de la foret. On déchante un peu plus en découvrant les chambres ; il y règne une humidité de dingue !!... 😮 🏴☠️ on n’a plus vraiment le choix, on a réglé les chambres. Ce sera que pour une nuit après tout. Heureusement, il y a au moins une couverture chauffante. Cela sauvera notre nuit !
Cette première journée à Luoping est assez difficile. Au lieu du grand soleil attendu, le temps est gris, froid et humide. La ville avec ses grandes artères toutes vides nous paraît vraiment austère. On part à la recherche d’un cybercafé afin de récolter des infos et pour voir si la météo s’améliore pour la suite. Difficile de trouver quelque chose dans cette ville. Ne parlant que très peu chinois, c’est pas évident. On ne voit personne dans les rues, tout semble fermé ou presque…
On dégote le cybercafé. Le garçon à l’accueil, peut-être parce qu’on n’est pas resté très longtemps, ne nous fait même pas payer la connection. Sympa ! 🙂
On rentre se coucher. Fatigués par la route et le temps…
- - Jour 10 : LUOPING
Ravis de quitter notre précédent hôtel, on prend possession de notre chambre au Kowloon Hotel 😎 Douche chaude, chauffage et connection internet dans la chambre : on nage enfin dans le bonheur 😇😇
Le temps s’est amélioré en plus ! Le taxi qui nous a déposé un peu plus tôt nous a filé ses coordonnées. Nous semblant plutôt honnête, on a négocié avec lui qu’ils nous baladent dans le coin durant notre séjour à Luoping.
Aujourd’hui, le temps étant encore un peu couvert, on décide d’aller se balader aux chutes de Jiulong :
Joli parc, y’a pas mal de monde mais ça va. Possibilité de manger sur place. On admire le paysage, la rivière, les chutes d’eau, la montagne et les champs de colza aux alentours. Dommage le soleil est encore timide aujourd’hui.
Au retour, on s’arrête au point de vue de Jinji Lin pour admirer le soleil couchant sur les champs de colza (10 RMB l’entrée). On grimpe tout en haut de la montagne (y’a un chemin terreux qui part juste à droite du portique en pierre et qui permet d’aller au sommet !). Y’a moins de monde ici et la vue est encore plus impressionnante.
Retour à notre hôtel. On est tellement fatigué qu’on n’a pas le courage de ressortir. Des nouilles chinoises sont à disposition dans les chambres. Simple à préparer (il suffit de rajouter de l’eau chaude) et rapide ! 😛
Location du taxi à la journée : 400 RMB (je pense qu’on n’a pas bien négocié pour le coup J ) Entrée pour les chutes de Jiulong : 75 RMB (environ 20mn en taxi depuis Luoping) Restaurant, toilette, boutique sur le site.
Plein d’info sur Luoping sur ce site : http://www.chinabackpacker.info/dest/d62.html
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 11 : LUOPING
La journée s’annonce belle. Nous allons donc pouvoir pleinement profiter des champs de colza. 😇
Nous passons à la gare pour prendre nos billets de train qui nous ramèneront à Kunming (attention, le passeport a été nécessaire ici pour acheter les places !).
Pas de bol, le vol espéré pour nous rendre de Kunming à Lijiang, est bientôt complet et nous ne pouvons payer avec notre carte bleu, en dessous de 24h à l’avance, sur le site de ctrip.com les billets d’avion !! Il aurait fallu qu’on réserve la veille pour pouvoir payer en ligne.🤪 Heureusement, on s’arrange avec notre copine qui vit en Chine et une amie chinoise à elle pour qu’elle fasse la réservation pour nous. Mais le temps que cela se fasse, le vol est complet. Tant pis, on a au moins réussi à acheter un billet pour le vol suivant, cela fera un peu d’attente à l’aéroport.
On retrouve notre chauffeur de taxi qui nous emmène cette fois à la rivière Duoyi : Balade sympathique le long de la rivière en navette à l’aller avec arrêt aux différents points d’intérêts. Au bout du chemin, la navette nous laisse. On va voir la grande cascade et on mange à l’un des nombreux stands poser devant. N’ayant pas le courage ni vraiment le temps de faire le retour à pied, on re-choppe une navette pour faire le chemin en sens inverse. Comme il fait beau, la balade est agréable. 😎
On reprend notre taxi qui nous emmène voir le panorama de Luositian. Arrêt rapide, le panorama se trouve en bord de route où passe de nombreux gros camions (klaxon, poussière, …) On admire le paysage. Les formes géométriques sont amusantes à voir. On prend quelques photos et on repart.
Je demande au chauffeur de nous arrêter à Jinji Ling (comme hier), histoire qu’on aille se balader au milieu des champs de colza cette fois (après les avoir admiré de hauts !). 😛 Ici y’a plein d’abeilles qui volent dans tous les sens. Elles sont bien occupées avec toutes ses fleurs. Possibilité d’acheter du miel dans l’un des nombreux stands posés le long du chemin de terre. On se balade à travers les champs, on grimpe sur l’un des monticules qui coupent le paysage. Sympa 🙂
Retour à Luoping. Cette fois, on a le courage de chercher un restaurant où manger. Pas simple au premier abords mais au final, on trouve un petit restaurant qui nous plait, situé sur le trottoir d’en face à qlq mètres de notre hôtel. Bon repas, pas cher : parfait ! 🙂
Entrée pour Duoyi river : 55 Yuan. Prix de la navette par personne adulte : 20 Yuan. Dommage qu’il n’y ait pas de location de vélo, cela permettrait d’être plus autonome et le chemin est vraiment joli. Possibilité de faire du canoë ou du bamboo raft sur la rivière. Stand pour se restaurer, achat de souvenir, moulin à eau et chute d’eau tout le long du parcours. La rivière est située dans une très belle vallée. La route pour y accéder permet de voir de superbes panoramas. Il faut compter environ 50 mn de route depuis Luoping.
Nuit au Kowloon Hotel
- - Jour 12 : LUOPING - KUNMING - LIJIANG
Le taxi est venu nous chercher de bonne heure pour nous déposer à la gare ferroviaire (située à 5mn de l’hôtel – 10 RMB). On est arrivé en avance, de crainte de le louper. On attend tranquillement dans la salle d’attente. Le train est ponctuel, on monte dedans et c’est parti pour Kunming.
Les sièges sont confortables. On a réussi à trouver 4 places ensemble. Le paysage est chouette. 🙂 On aperçoit les rochers spécifiques à la région de Shilin : la forêt de pierre. J’ai déjà vu ce genre de roches à Madagascar, du coup on n’a pas prévu cette visite dans le planning mais ça aurait pu être sympa à voir peut-être…
Arrivée à Kunming, on se rend directement à l’aéroport. On s’enregistre, on va manger au KFC (un des seuls restau de l’aéroport). Et on patiente pour prendre notre vol… on patiente, plus longtemps que prévu car notre vol est retardé de quasi 2h ! les boules… pas de chance, la prochaine fois on choisira une autre compagnie car tous les vols opérés par celle-ci sont bizarrement retardés.
Quand on arrive à Lijiang il fait déjà nuit. On est fatigué. Il nous faut trouver l’hôtel à présent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. 😕
Heureusement, on a un GPS et des gens sympathiques nous aide à trouver le chemin (y’en a même qui parlent l’anglais ! miracle !! 😇)
On met un peu de temps à trouver et rejoindre notre auberge mais on y arrive enfin (il est plus de 21h30 déjà). Le taxi nous avait déposé super loin en fait, il y avait une porte de la ville plus proche. A l’auberge, les filles présentes ne parlent pas l’anglais. On attend donc l’arrivée d’une autre qui pourra nous donner toutes les explications nécessaires. Il y a un souci sur la réservation faite en ligne sur Agoda alors du coup, on se retrouve avec une chambre double de classe supérieure. Trop cool 😎
Nous sommes contents d’être ici, la vieille ville est mignonne avec ces petites boutiques en bois, ces ruelles pavées, ces nombreux restaurants, ces stands de nourriture attrayante (enfin plus ou moins… 😛), … Notre auberge est dans une ruelle calme, proche de la ruelle principale où l’on trouve de quoi se restaurer et faire du shopping. Après Luoping et Yuanyang où l’on avait un peu galéré, la ville de Lijiang sonne comme une bénédiction pour nous ! 😇 Les moins : les boites de nuit qui résonnent le soir dans certaines rues. Mais il suffit d’aller dans d’autres ruelles pour retrouver le calme et la sérénité des lieux. Le soir, toutes les lanternes s’illuminent. On est sous le charme.
Taxi aéroport – vieille ville : 80 RMB (environ 30 mn)
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 13 : LIJIANG
Comme on peut pas prendre le petit déjeuner à notre auberge, on part à la recherche d’un café pas trop loin. On se régale des pains tout chauds et des yaourts à la fraise et au miel d’un petit resto qui se trouve à proximité
On part se promener dans la vieille ville. Je ne résiste pas à faire une balade en poney proposé par l’un des bonhommes au visage basané de la grande place, ce qui nous permet de visiter le coin et d’en faire le repérage (50 RMB). Sur la place centrale de la vieille ville, des femmes et des hommes de minorités des environs dansent. Ambiance très sympa.🙂
Nous souhaitons aller faire une randonnée dans les fameuses Gorges du Saut du Tigre (situé au nord de Lijiang à environ 80km). On veut pas se prendre la tête pour notre excursion ; du coup on décide de passer par une agence. Pas simple d’en trouver une qui parle un minimum l’anglais et soit sympathique…. La ville de Lijiang se veut accueillante pour les touristes occidentaux mais à vrai dire, à chaque fois qu’on est allé au point touristique c’est accueil froid et aucun mot d’anglais. Pas glop.🙁
Bref, on négocie l’excursion au GST avec l’agence : 480 RMB par personne. Ils s’occupent du transport, de réserver la chambre dans le refuge et un guide parlant anglais doit nous accompagner. Rdv est pris pour le lendemain 8h sur la grande place à l’entrée de la vieille ville.
Agence : Dayan old town tourists réception center Tel : 13988875655
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 14 : LIJIANG
Balade dans la montagne de Yulong.
On prend un minibus (n°7) depuis le centre ville qui nous amène à l’entrée du parc (20Y par personne pour le taxi – entrée du parc 100 RMB dont 80 RMB qui sont pour l’aide à l’entretien des parcs du Yunnan). Là le chauffeur nous propose de nous amener directement au départ des télécabines (pour 20 Y par pers.), au lieu de prendre la navette locale. Il nous explique que c’est le même prix. Malgré qlq réticences, on finit par accepter. Mais en fait, c’était pas le bon plan car du coup, on a u peu galéré pour revenir. Visiblement, quand on prend la navette, on vous remet un carnet de coupon valable pour tous les minibus sur place qui vous emmène sur les différents chemins à visiter…bref.
A cause du mauvais temps au sommet, on ne pourra pas monter à 4500m. On prend quand même l’autre télécabine ouvert qui nous mènera à 3000m (prix du télécabine : 55 Y). Là, on se balade dans une belle forêt. Il y a un grand espace découvert plus loin avec des moutons et des vaches qui paissent. La luminosité est très belle lorsque nous y allons. Le ciel est gris mais il y a des rayons de soleil qui passent sur la plaine. Puis il se met à neigeoter… balade tranquille mais sympathique au milieu de cette montagne et des cimes enneigées.🙂
On redescend et là on voit un grand lac d’un bleu azur. On descend à pied au lieu de prendre les minibus en service. Il y a des yacks pour faire faire une petite balade aux touristes. On ne sait pas trop comment retourner à l’entrée du parc, tout est écrit en chinois ; on trouve la station de bus et on en chope un pour revenir. Retour à Lijiang.
Comme il n’est pas encore trop tard, on part se balader au parc de l’Etang du Dragon Noir (entrée gratuite car on a déjà payé les 80 RMB d’aide en allant à Yulong). Le parc est joli malheureusement l’étang à sec quasiment… donc on ne pourra pas vraiment admirer l’eau noire… 😕
Très belle luminosité ce jour là, ce qui ne gache rien à la balade. Ambiance festive. Beaucoup de minorité sont présentes et se baladent dans les allées. J’admire leurs costumes. Sur la grande place de Lijiang, les gens dansent et s’amusent. Je ne sais pour quelle occasion mais c’était super d’y assister. 😎
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 15 : LIJIANG – GORGE DU SAUT DU TIGRE (env. 88km – 3h)
Réveil matinal. On a rendez-vous à 8h. On se dirige vers la grande place (Yuhe square), à proximité des grands roues à eau, où nous sommes plein de touriste à attendre nos guides pour les excursions. On chope au passage des gâteaux à grignoter. On repère notre homme et on le suit. On monte dans une voiture bien confortable, rien que pour nous : grand luxe.
Arrêt sur un point de vue panoramique ultra touristique, envahi par des hordes de car et rempli de boutiques attrape-nigauds. On ne s’attarde pas. Pas à notre goût. 😐 Nouvel arrêt un peu plus tard pour manger dans un restaurant : c’est le matin encore, on n’a pas vraiment faim mais bon, tant pis on va prendre des forces pour la rando ! On redécolle et on arrive enfin au début de notre randonnée. Départ du village de Qiatou. Notre guide pour la rando nous y retrouve. Surprise (ou pas vraiment..) il ne parle pas anglais mais bon, ce n’est pas bien grave.
Dès le départ, le paysage est sublime.😇 D’autant plus, que le soleil est avec nous. On aperçoit au fond les cimes qui se découpent dans le ciel bleu azuré. On est déjà sous le charme des montagnes. 😎 La grimpe commence tranquillement, premier arrêt au refuge de Sunrise Small house. On achète de quoi boire et des barres chocolatés. On poursuit la route. Premier point de vue … payant si l’on souhaite prendre une photo ! (trop fort ces chinois !!...) Bon ok, c’est pour la bonne cause à priori car c’est pour l’entretien du parc… enfin ce qui disent…On poursuit la montée qui devient déjà un peu plus abrupte. On avance tranquillement. Nouvel arrêt à la guesthouse Naxi family guesthouse pour prendre un thé.
On reprend le chemin caillouteux et on attaque la montée des 28 lacets. C’est dur, car la montée est raide. Le souffle assez court, j’avance à pas tranquille. Si vraiment, la rando est trop dure, il y a des gars qui sont avec leur mule pour vous proposer de vous porter jusqu’en haut ! 😎 On avance et on aperçoit tout en bas de la gorge le flot tumultueux de la rivière. Le paysage est sublime avec ces immenses sommets devant nous. Nouvel arrêt au Tea Horse guesthouse pour grignoter un bout. L’endroit est très sympa, on n’aurait bien dormi ici mais l’agence a réservé pour la prochaine guesthouse. Dommage, car on commençait à fatiguer et notre guesthouse est en fait encore assez loin.
On arrive à 19h à la Halfway guesthouse. Et là, alors qu’on est crevé et qu’on n’attend qu’une chose c’est prendre une bonne douche et se poser, la fille a l’accueil nous indique la réservation faite par l’agence ne permet pas d’avoir de chambre, il faut rajouter des sous. On est très mécontent 😠, on commence à expliquer à la fille qu’il doit y avoir une erreur car l’agence nous a dit avoir réservé une chambre double pour nous avec salle de bain. Après qlq appels, elle nous dit que c’est Ok pour les chambres. Mais celle qu’elle nous montre ne possède pas de salle de bain. Il faut aller dans les toilettes communes. Cela nous agace un peu car on est fatigué et ce n’est pas ce que l’agence présentait lorsqu’on a pris le pack.😠🏴☠️ On demande à voir les chambres de « classe supérieure » avec sdb et on finit par prendre celle-ci en rajoutant du coup, un peu sur la note.😛
Bon repas à la guesthouse et dodo.
Entrée pour les GsT : 50 RMB
Nuit à la Halfway guesthouse
- - Jour 16 : GORGE DU SAUT DU TIGRE – LIJIANG
On se réveille tranquillement vers 8h30. On prend notre petit déjeuner dans la grande salle commune face au panorama de la vallée. On quitte la guesthouse à 9h45. Et on entame la redescente vers la vallée.
Après environ 2h de marche, on a rejoint la route goudronnée qui sillonne la vallée. Le guide nous demande si on veut s’arrêter là ou bien poursuivre la randonnée jusqu’au fond des gorges. On opte pour la seconde solution. On a bien envie de voir la rivière de près.🙂
La descente est dur, ça fait bosser les cuisses. Petite pause arrivée en bas et puis on emprunte le chemin creusé dans la roche qui longe la rivière. La route est très chouette et vraiment pas large à certains endroits 😄 On arrive à un point d’accès qui permet de se rapprocher vraiment de la rivière. Ici on se rend compte de la force de l’eau : une vraie machine à laver. Faudrait pas tomber dedans ! Le chemin pour remonter à la route est un chemin qui monte droit et donc très raide par endroit. Attention au vertige, il y a vraiment des passages pas évident. Pour les plus courageux il y a le « Sky walk » (payant) : une échelle de 15m quasi dans le vide ! moi je me contente de l’échelle de 4m. 😛 Pas trop de problème pour remonter sinon (même si c’est sec et que je dois m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle ; y’a plein de petites vendeuses sur le chemin avec boisson et fruit) mais si j’avais dû le faire dans l’autre sens (pour la descente), je suis pas sûre que j’aurai réussi à emprunter le chemin 😕
Après une rude montée, on est de retour sur la route goudronnée au village, il est déjà 14h passé. On se pose chez Tina’s guesthouse pour manger et on attend la navette qui nous ramènera à Lijiang. Le retour s’effectue cette fois par bus et non avec une voiture privatisée, on met pas mal de temps car la navette s’arrête à plusieurs endroits pour déposer les gens. Retour vers 18h30/19h à Lijiang. Fatiguée mais heureuse d’avoir fait cette superbe randonnée dans les Gorges.😎😊
Au final, on a trouvé utile d’avoir le guide car même si les chemins sont dans l’ensemble bien indiqués parfois, on peut prendre une mauvaise route ou un chemin avec des passages difficiles alors qu’il existe un chemin plus simple.
Tina’s guesthouse : email > tina999@live.cn
Nuit au Yi Liu Ju
- - Jour 17 : LIJIANG – SHAXI (3h de route)
Ce matin, on plie bagages et on part à la recherche d’un taxi qui pourra nous emmener à Shaxi. On a repéré un endroit près de la grande place à l’entrée de la vieille ville où plein de taxi attendent. On trouvera bien qlq chose là bas.
L’auberge de Shaxi a été réservée il y a quelques jours déjà par mail. Ils pouvaient nous envoyer un taxi pour nous emmener mais malheureusement il y a eu un malentendu et ils n’en ont plus de disponible. Il faut donc qu’on se débrouille pour en trouver un. Ce qui est bien, c’est que grâce à eux on connait les tarifs 😉
Une femme dans la rue de Lijiang, nous voyant avec nos sacs nous propose ses services mais c’est beaucoup trop cher : 800 Y.😕
On se rend dans la rue des taxis et là, on trouve un chauffeur pour le prix qu’on voulait : 500 Y 😇 On arrive à fourrer tant bien que mal l’ensemble de nos bagages dans la voiture et c’est parti.
Il faut compter environ 3h pour rejoindre Shaxi. On arrive au Old Theatre Inn. L’endroit est super sympa, un peu à l’écart de la ville. Sur place, on est accueilli par un américain qui vit ici depuis qlq temps et aide Mr Wu dans sa gestion de la guesthouse. Il nous renseigne sur les balades à faire dans le coin. On fait connaissance également de Jane, le chien de la guesthouse qui ne nous lâchera pas de tout le séjour et nous accompagnera dans nos balades. 😎
On rejoint le village à pied en longeant la rivière (plus sympa que par la route goudronnée). Cela fait faire un peu de marche mais ça reste faisable. On explore la vieille ville de Shaxi et sa fameuse place centrale avec le temple, la scène de théâtre, ses boutiques et ses délicieux restaurants et guesthouse. L’endroit est vraiment très agréable. Il n’y a pas de touristes chinois ici mais nous croisons pas mal d’occidentaux bizarrement 😛
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 18 : SHAXI
Le temps est au beau fixe et on part en vélo jusqu’au point de départ de la randonnée qui nous mènera dans la montagne de Shibao voir le temple de Shizhong (pour s’y rendre, info sur http://wikitravel.org/en/Shaxi#b)
La route est très belle (pins, oiseaux, sculpture en pierre), on est seul sur les sentiers de randonnée. 😇 On ne croisera personne jusqu’à notre arrivée au temple. Il y a de bon dénivelé. Prévoir à manger et à boire car on ne trouve pas grand chose sur place. On a dû marcher pendant environ 4h afin de faire la boucle qui nous ramène à nos vélos laissés, au départ de la randonnée. On est très content de notre balade. 🙂
On retourne dans le vieux centre de Shaxi pour boire un coup et manger. On dîne dans un restaurant situé sur la grande place, tenu par un charmant couple assez âgé. Cette place est vraiment paisible. J’espère que la construction de l’autoroute toute proche ne va pas venir tout gâcher dans les années à venir…😐
Nuit au Old Theatre Inn
- - Jour 19 : SHAXI – DALI
Nous quittons un peu à regret Shaxi, sous laquelle nous sommes tous tombés sous le charme. Nous rejoignons Dali en taxi (environ 3h de route – 500 RMB). Notre taxi nous dépose au Dali delights moutain hotel. Nous sommes accueillis par un occidental et sa femme chinoise parlant très bien l’anglais et très accueillante.🙂
On dépose nos sacs et on repart à la découverte du vieux Dali. Un des portes d’entrée de la vieille ville se situe à 5-10 mn de notre hôtel. Il suffit de traverser la grande route et de marcher un peu.
Ici, on voit tout de suite que c’est très touristique : de nombreux restaurants avec menu en anglais, des boutiques partout, de petites vendeuses de rue qui proposent leurs bijoux, etc. La vieille ville est très animée, cela nous change de Shaxi.😐
On souhaite rejoindre le lac et pensant qu’il n’est qu’au bout de la rue, on commence à marcher dans sa direction. Sauf qu’en réalité, il est encore super loin ! 😛🤪 donc on prend un taxi pour nous mener à l’embarcadère de Caicun. Il est déjà tard, on renonce à faire une croisière sur le lac aujourd’hui et on repart marcher à travers les champs et villages alentours. Beaucoup de coins sont en travaux, c’est pas évident de circuler. Je prend plaisir à traverser les nombreux champs de culture et à observer les gens travailler. 🙂Au bout de qlq km, on est fatigué de marcher alors on reprend un taxi pour revenir dans le centre.
Balade nocturne dans la vieille ville, shopping et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 20 : DALI
Grasse matinée et on repart tranquillement vers le centre de la vieille ville. On prend un taxi pour nous mener au village de Xizhou (15km – 500 RMB). Balade dans ce village. Sympa mais sans plus.
On demande un taxi pour le village de Wase mais cela fait trop loin (de l’autre coté du lac) donc on décide de rejoindre l’embarcadère de Caicun où on est passé hier. Après négociation, on embarque sur le bateau qui nous fera faire un tour à travers le lac vers l’île de Jin Suo pour 100 RMB par personne. La traversée est sympathique sans être extraordinaire. Petite visite du village de pêcheur de Jin suo et visite du temple de Luoquan sur la côte située en face. Retour en fin d’après-midi sur Dali (durée de la sortie : environ 2h30). Je suis crevée et le bruit du moteur du bateau m’a donné mal au crâne.
Repas sur Dali old town, shopping et retour à l’hôtel. Demain on doit se lever tôt pour prendre l’avion.
Nuit au Dali delights moutain hotel
- - Jour 21 : DALI – KUNMING – HONG KONG
Le taxi nous dépose à l’aéroport (80 RMB ; environ 40 minutes). Enregistrement rapide, il n’y a encore personne à cette heure quasiment. L’aéroport est petit et il n’y a pas grand à faire et rien à manger. Il faudra attendre pour le petit déjeuner. L’avion est à l’heure et on s’envole pour Kunming.
Le vol est rapide. Nous reprenons un vol dans quelques heures pour Hong Kong. En attendant, on a le temps de sortir faire un petit tour en dehors de l’aéroport. On laisse nos bagages à la consigne et on prend un taxi pour se rendre dans le centre commercial à qlq mn de là. On mange au KFC du centre (bcp moins cher que celui de l’aéroport), on flâne dans le supermarché et puis il est temps de revenir enregistrer nos bagages pour Hong Kong. C’est un vol international donc il faut prévoir un peu plus de temps.
On arrive à Hong Kong en fin d’après-midi, la nuit tombe vite. On reprend notre carte octopus pour emprunter le train qui mène en ville. Cette fois, on a choisit un hôtel plus proche de l’aéroport. Deux changements et on est arrivé. Un gars très sympathique, nous voyant un peu perdu à la recherche de notre hôtel nous y conduit très gentiment. 🙂 On prend possession de notre joli appart qui surplombe la ville. On aperçoit la mer au bout avec des bateaux.
On décide de ressortir vers la grande rue éclairée que l’on aperçoit depuis notre fenêtre. On y trouvera sûrement un petit quelque chose à manger. En fait, les garçons sont ravis. On est situé juste à un coté d’un grand marché de l’électronic. Un vrai petit paradis pour les geeks ! 😛😇 On y passe une bonne partie de la soirée. Pratique, la station de métro Sham Shui Po est juste là ; on peut se rendre facilement à Temple street.
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 22 : HONG KONG
Alors qu’en mars, la mauvaise saison est censée commencer ici, le temps est agréablement beau et chaud à Hong Kong.
La fièvre du shopping s’empare de nous 😇😊. On passe notre journée entre le marché aux abords de notre hôtel et le marché de Temple Street le soir. Petit tour à l’Apple Store (sortie de l’ipad 3). Traversée entre l’ile de Hong Kong et Kowloon avec le star ferry (on s’en lasse pas !).
Délicieux repas chic au restaurant italien ‘Cuccina’ situé devant l’embarcadère du Star ferry sur Kowloon (Niveau 6 du Marco Polo Hongkong Hotel, Harbour city)
Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)
- - Jour 23 : HONG KONG - PARIS
On profite une dernière fois de la ville. Balade et shopping à nouveau. Vol pour Paris en fin de soirée.
Les Hôtels : Réservation faite par internet sur agoda.fr ou hostelworld.com, ou par téléphone.Hong-Kong > Nathan Hotel :Situé sur Nathan road, rue animée et commerçante sur Kowloon. A proximité de Temple street (pratique pour manger le soir car pas mal de petits restaurants de rue par cher et le marché de nuit). Un Starbuck est situé juste au pied de l’hôtel. 1ère chambre propre, au calme mais odeur de cigarette même si on avait spécifié vouloir une chambre non fumeur. Du coup, on demande une autre chambre : dans celle-ci le coffre fort est en panne, la chasse d’eau présente quelques soucis, le couvre lit est taché et la chambre sent encore la clope ! Petite bouteille d’eau, café, thé, nécessaire de toilette. Petit déjeuner sous forme de buffet : varié et copieux (avec nourriture traditionnelle et nourriture à l’occidental) Environ 1350 dollars HK la nuit en chambre double avec petit-déjeuner Adresse : 378 nathan road, Kowloon – sales@nathanhotel.com / info@nathanhotel.com http://www.nathanhotel.com / Tel : 2388 5141 – métro le plus proche : JordanHong-Kong > Ovolo Hotel :Situé sur Kowloon, à proximité de la station de métro Sham shui po ou Nam cheong. Hotel appartement. Appartement sympa avec déco moderne. Belle vue sur la baie et les environs. Chambre propre avec tout le confort moderne. Petite sdb et petite chambre mais grand salon avec kitchenette. Boissons et trucs à grignoter offert. Pratique rejoindre l'aéroport (meme s'il faut marcher un peu jusque la station de MTR et qu'il y a un changement)
Adresse : 256 Tung chau street, west Kowloon, Hong Kong Ovologroup.com / tel : 2158 2588 / info@ovologroup.com Tarif : environ 200 euros l’appart pour 4 personnes ; petit déjeuner comprisKunming > Camellia youth hostel : Chambre propre et spacieuse avec sdb attenante. Eau chaude (mais faut attendre un peu), serviette à dispo. Accueil sympa (jeune parlant un peu l’anglais) . Pas de petit déjeuner inclus mais ils ont un petit service de restauration avec de quoi prendre un petit déjeuner ou boire un verre, thé/café, etc. très bon !Adresse : No.96, Dong Feng Dong Road, Kunming Tarif : 135 RMB la chambre double avec sdb Tel : +86 871 8374638 / 8374639 - newcamellia@gmail.com http://www.kmcamelliahotel.com / master@kmcamelliahotel.comJianshui > Zhu Family Garden Hotel : Très bonne situation (dans le centre de la vieille ville). Belle chambre avec mobilier à l’ancienne. Lit à baldaquin en bois. Jolie salle de bain avec tout le nécessaire de toilette. Dommage juste, il y avait une odeur d’eau usée qui remontait dans notre chambre. Petit bureau avec ordinateur, eau chaude/thé. Environnement calme. Pas de chauffage (nous avons eu un peu froid). Attention, à noter qu’à partir de minuit c’est extinction des feux (plus d’électricité).Tarif : environ 40 euros la chambre double avec petit déjeuner Pour la résa, voici ce qui est noté sur leur carte de visite mais tout est en chinois !! Tel : 0873 7653670/ 0873 7667109/ 0873 7667115/ 0873 7653352 Site : www.ynzjhy.cnJianshui > Linan Inn :Situé dans la vieille ville, à proximité du Zhu Family Garden donc très bonne emplacement. Chambre spacieuse et propre. Salle de bain avec douche chaude. Chauffage dans les chambres. Wifi. Bon petit déjeuner (30 RMB). Lieu agréable et calme. Le personnel ne parle pas trop l’anglais par contre ils sont très serviables. Possibilité de faire laver son linge. Mail : linaninn@hotmail.com - tel : 0873 7655866 – www.linaninn.comDuoyishu (région de Yuanyang) > The Ilonn Hotel : l’entrée de l’immeuble fait plus penser à une entrée de garage mais les chambres situés à l’étage sont propres et spacieuses. Petite sdb avec toilette à la turque ; douche chaude. Thé et bouilloire. Savon. Chausson. Pas de PQ ni de serviette mise à disposition.Prix : 100 RMB la chambre double (pas de petit déjeuner mais il y a une petite supérette située juste en bas)Luoping > KOWLOON HOTEL : chambre propre spacieuse, douche chaude, sèche cheveux, TV, Internet, bouilloire, petit frigidaire, accessoires de toilette, gel douche, serviette, PC avec connection internet, chauffage/clim …Inconvénient : au bord de la grande route (un peu bruyant mais ça reste raisonnable), pas de restaurant ni de petit déjeuner possible dans l’hôtel. Par contre, ils mettent thé/café (gratuit) et qlq trucs à grignoter (payant) à dispo dans les chambres. Pas de service de laverie non plus. Avantage : chauffage dans les chambres, proche de la gare ferroviaire. Tarif : 388 RMB la chambre double avec PC 联系方式:(联系时可告知来自阿溢灿) – tel>电话: 0874-8217896 Comme il ne parle pas anglais, il vaut mieux trouver quelqu’un qui parle chinois et qui réserve pour vous (ce qu’on a fait) Site internet de l’hotel : http://www.ayican.com/luoping/2010719-87460.htmlLuoping > Hôtel en bordure de la forêt (désolée j'ai pas le nom) : chambre extrêmement humide, matelas chauffant, douche chaude. 300 Yuan la chambre double en pleine saison.Voici les autres adresses trouvées sur internet : Guoshui Hotel (国税宾馆) Tel: 0874-6136665 Price: around 150 yuan per night. It will be much more expensive when the cole flower blossoms. Duoyihe Hotel (多依河宾馆) Tel: 0874-8256888 Zhongyuan Hotel(中源宾馆) Tel: 0874-8215666 The above three hotels are located on the Jiulong Avenue (九龙大道).Lijiang > Jishasha Yi Liu Ju: situé dans la vieille ville, à proximité de la rue principale où il y a les stands de nourriture et plein de petites boutiques pour faire du shopping. Rue au calme. Chambre joliement décorée, beau mobilier chinois en bois. Petite cours intérieure qui donne envie de se poser. Douche chaude, « heat lamp » sous la douche. Chauffage dans la chambre (mais c’est tellement mal isolé qu’il y fait assez froid au final). Lit avec matelas chauffant. PC dans la chambre (ou wifi à l’entrée). TV, nécessaire de toilette, WC western, lit confortable avec couette bien chaude.www.lj16j.com / tel : 0888 8881616Gorge du Saut du Tigre > Halfway Guesthouse : grande chambre simple mais propre, lit simple avec matelas chauffant, TV, grande salle de bain avec serviette et accessoire de toilette, savon, heat lamp sous la douche, douche chaude, wc western, chausson, coussin et lit un peu dur. Mur en brique mais fenêtre ouverte dans la salle de bain et façade de l’entrée en bois donc beaucoup de courant d’air.Prix : 150 Y la chambre double « supérieure » avec sdb, 120 Y la chambre double « classique » avec sdb, 80 Y la chambre double sans sdb.Shaxi > Old Theatre Inn (anciennement Dragonfly Guesthouse) : le propriétaire de cette jolie guesthouse, mister Wu, parle très bien l’anglais et commence même à apprendre le français. C’est un homme très sympathique, plutôt jeune et qui fait pas mal d’affaires dans le coin.A savoir que l’auberge se trouve excentré, il est situé à l’entrée du petit village voisin de Shaxi. Mais l’endroit est très joli car domine les champs de colza etc. Possibilité de louer des vélos pour se balader dans le coin (conseillé). On voit les gens travailler dans les champs, bcp d’ânes dans la région. Chambre simple, propre avec une jolie salle de bain. Serviette fournie. Pas de chauffage. Repas et petit déjeuner possible sur place. On y mange très bien. Situé au calme, on entend les oiseaux, vue sur les montagnes de shibao. Accès wifi. Mur des chambres pas épais (faut pas tomber sur un voisin ronfleur) Adresse : Duan village, Shaxi town, Jianchuan country, Yunnan, Chine reservations@shaxichina.com – tel : +86 872-4722 296 – le site shaxichina.com est très bien fait et contient plein de renseignements utiles ! tarif : 250 RMB la nuit en chambre double avec petit déjeuner (environ 40 dollars)Dali > Dali Delights Moutain Hotel : situé en dehors de la vieille ville, à proximité d’une des portes d’entrée de la vieille ville (environ 10mn à pied). Accueil très sympathique. La patronne parle parfaitement anglais et est très serviable. Grande chambre, propre, sdb avec eau chaude et WC western, gel douche et serviette à dispo, chausson, TV, lit un peu dur, wifi (mais marche mal dans les chambres…), sèche-cheveux, travaux à proximité quand nous y étions. Email : lin968@189.cn - Tel : 0872 2670066
Conclusion :
on est très content de notre voyage. Le Yunnan présente des paysages extraordinaires ! Dommage que ce soit parfois gâché par la pollution… Les régions de YuanYang et de Luoping sont remarquables mais reste encore assez « fermé » pour les occidentaux. Si vous souhaitez voir la floraison du colza à Luoping, il faut viser fin février – début mars.
La randonnée dans les Gorges du Saut du Tigre est un must !
Randonnée superbe, vraiment à faire. Il faut compter minimum 2 jours pour faire la rando, plus si vous le pouvez. Dommage que certains points de vue soient payants… et que les gens jettent leur bouteille plastique n’importe où (il y en a tout le long des chemins).
Gros coup de coeur pour le petit village de Shaxi encore préservé.
Lijiang est une ville très touristique mais nous avons qd même bien apprécié un séjour là-bas car les ruelles pavées, les boutiques à l’ancienne, et les illuminations le soir venu ne manquent pas de charme. A contrario, Dali ne nous a pas vraiment plu… sans doute qu’après tout ce qu’on avait vu, cela perdait d’intérêt. A faire peut-être en premier si possible… Kunming, dès le départ, nous avions fait le choix de ne pas y rester et c’est sans regret.
Gros coup de coeur pour la ville de Jianshui qui garde beaucoup de charme et le village voisin de Tuanshan qui est très chouette à visiter.
Niveau nourriture : pas cher et très bon. On s’est régalé de ravioli vapeur/dim sum. On a été malade qu’une seule fois pendant 1-2 jours (mais je pense que c’était aussi à cause du froid et de la fatigue). Au bout de 2 semaines cependant, on s’était un peu lassé de la cuisine chinoise et on rêvait d’un bon burger ou du pizza (oui je sais, j’ai honte 😛)
Cette année encore (c’est mon 2nd voyage en Chine), je me suis fait prendre en photo un nombre incalculable de fois ! En Chine, on a l’impression d’être une star 😎! Mais dès fois, on sent aussi une certaine méfiance ou peur de l’étranger et c’est gênant…🤪
Niveau transport : très bon réseau de bus (plus ou moins classe…), train pratique et pas cher (mais pas forcément rapide), nombreux taxis (pas le moins cher mais si vous êtes plusieurs pour partager les frais cela vaut le coup ! par contre, certains chauffeurs font peur sur leur conduite…).
On est content de notre voyage, la Chine recèle des endroits époustouflants mais il est vrai que certains aspects de la culture chinoise nous rebutent toujours (les crachats, l’odeur du stinky tofu 😛, la pollution, …). J’espère quand même y retourner un jour pour découvrir le Sichuan, la région tibétaine, Pékin et la grande muraille.
Il va me falloir encore au moins 2 voyages pour faire cela tellement le pays est grand !!! C’est un pays en pleine mutation, tout est en chantier. Certains petits paradis sont à découvrir avant d’être dévasté…🏴☠️😐
« Man zhou » 😉
En vrac...
Ce que j’ai aimé : les chips au concombre, les glaces au mais, les voitures à 3 roues, les gens qui balaient l’autoroute, les porte bébé brodés, le thé Pu’er, les raviolis vapeur…😇
Ce que j’ai moins aimé : la pollution, la saleté, les crachats, la climatisation trop forte, le son mis à donf dans les hauts parleurs, la conduite de certain chauffeur, les plats trop épicés à mon gouts 😛 …
Quelques photos sur ce lien : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=104898989233633393144&target=ALBUM&id=5729881964540101905&authkey=Gv1sRgCL-A36n_pfnEDA&feat=email
Côte Ouest américaine avec enfants - San Francisco à San Diego English translation pending
Bonjour,
Nous désirons parcourir la côte Ouest américaine durant 2 semaines, en juillet 2012, avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Auriez-vous vous des suggestions quand aux attraits principaux à visiter lors de ce séjour? Je pensais visiter 2-3 jours la ville de San Francisco qui est apparemment sublime. Ensuite, en descendant la côte, il y a un aquarium qui est aussi à voir. Rendu à Los Angeles, je ne voulais pas trop m'y attarder (1-2 jours), simplement pour voir les endroits importants comme Hollywood boulevard, Beverlhy hills, Hollywood walk of fame, Kodak theater, etc. Et finalement, je souhaitais arrêter 1 journée sur une plage entre Los Angeles et San diego et terminer le tout à San diego pour visiter le zoo et Legoland.
Aussi, croyez-vous que 2 semaines sont amplement suffisant pour faire ce voyage, et ce, sans constamment courrir ou faire de la voiture? Autre question, j'ai lu quelque part qu'il ne serait pas utile de louer une voiture à San Francisco. Est-ce vrai, car nous pourrions économiser sur le budget. Et finalement, si vous avez des propositions pour des hôtels, je les prendrais volontier.
Merci à l'avance pour ceux et celles qui prendront le temps de me répondre... Mélodie :o)
Nous désirons parcourir la côte Ouest américaine durant 2 semaines, en juillet 2012, avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Auriez-vous vous des suggestions quand aux attraits principaux à visiter lors de ce séjour? Je pensais visiter 2-3 jours la ville de San Francisco qui est apparemment sublime. Ensuite, en descendant la côte, il y a un aquarium qui est aussi à voir. Rendu à Los Angeles, je ne voulais pas trop m'y attarder (1-2 jours), simplement pour voir les endroits importants comme Hollywood boulevard, Beverlhy hills, Hollywood walk of fame, Kodak theater, etc. Et finalement, je souhaitais arrêter 1 journée sur une plage entre Los Angeles et San diego et terminer le tout à San diego pour visiter le zoo et Legoland.
Aussi, croyez-vous que 2 semaines sont amplement suffisant pour faire ce voyage, et ce, sans constamment courrir ou faire de la voiture? Autre question, j'ai lu quelque part qu'il ne serait pas utile de louer une voiture à San Francisco. Est-ce vrai, car nous pourrions économiser sur le budget. Et finalement, si vous avez des propositions pour des hôtels, je les prendrais volontier.
Merci à l'avance pour ceux et celles qui prendront le temps de me répondre... Mélodie :o)
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain en juin-juillet? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir en juin-juillet pour un road trip ouest USA, voici notre programme (ville départ, ville d'arrivée, visite dans la journée) :
Jour 1 : San Francisco (Lombard Street, Financial District, Chinatown, Fisherman`s Warf, Pier 39, Coit Tower, Alcatraz)
Jour 2 : San Francisco (Golden Gate et Battery Spencer View, Twin peaks, Université Berkeley, Alamo Square, Cable Car)
Jour 3 : San Francisco – Yosemite : Mariposa Grove
Jour 4 : Yosemite (Valley View, Tunnel View, Bridalveil Fall, Glacier Point, Half Dome, Yosemite Falls, randonnée à définir)
Jour 5 : Yosemite - Lone Pine (Tenaya Lake, Olmsted Point, Bodie, Mono Lake)
Jour 6 : Lone Pine - Las Vegas. En route visite Death Valley : bad water, devil`s golf course, artist drive and palette, Zabriskie point, dante view, mesquite flat sand dunes.
Jour 7 : Las Vegas
Jour 8 : Las Vegas – Grand Canyon : Hoover Dam, Seligman
Jour 9 : Grand Canyon – Page : hélicoptère
Jour 10 : Page : antelope canyon upper et lower (jusqu’à 13h), Horseshoe Bend, Navajo Bridge, Lake Powell. Nuit a Page
Jour 11 : Page : Présentation au tirage au sort the Wave pour une visite le lendemain puis journée Buckskin Gulch
Jour 12 : Page : Si nous avons obtenu des permis au tirage de la veille, visite de the wave. Autrement, 2nde présentation pour un second tirage au sort pour une visite le lendemain. Puis Monument Valley, Gooseneck, Mulet Point, Mokee Dugway, Mexican Hat, Valley of the Gods. Nuit Si nous avons été tirés au sort le matin nous reviendrons dormir à Page et visiterons The Wave en jour 13 et décalerons le reste de notre itinéraire d’une journée, sinon nous passerons la nuit à Moab.
Jour 13 : Moab : Arches, Dead Horse Point
Jour 14 : Moab – Bryce Canyon : Journée où nous avons besoin le plus besoin de votre aide : Au choix : - Capitol Reef, Fruita, (Scenic drive 12), Grand Staircase Escalante (Zebra Slot) OU Calf Creek ou – journée à Canyonland
Jour 15 : Bryce Canyon : Fairyland point, Sunrise point, Sunset point, Inspiration point, Rim Trail
Jour 16 : Bryce Canyon – Zion : Checkboard Mesa, Great Arch, Patriarchs Viewpoint, Après midi : Angels Landing Trail
Jour 17 : Zion – Las Vegas : matinée Zion puis Vallée de Feu Arrivée début soirée à Las Vegas
Jour 18 : Las Vegas – Los Angeles : Hollywood bvd, Grauman Chinese Theatre, Beverly Hills, Sunset Bvd…
Jour 19 : Los Angeles : se rendre à Santa Monica
Jour 20 : Los Angeles : Visite Universal Studio
Nous sommes preneurs pour tous conseils, bon plan et témoignages, n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez.
Nous comptons dormir le plus souvent possible dans la voiture de location, qu'est ce que vous nous conseillez de prendre comme modèle en restant raisonnable ?
Merci à tous pour votre aide
Nous souhaitons partir en juin-juillet pour un road trip ouest USA, voici notre programme (ville départ, ville d'arrivée, visite dans la journée) :
Jour 1 : San Francisco (Lombard Street, Financial District, Chinatown, Fisherman`s Warf, Pier 39, Coit Tower, Alcatraz)
Jour 2 : San Francisco (Golden Gate et Battery Spencer View, Twin peaks, Université Berkeley, Alamo Square, Cable Car)
Jour 3 : San Francisco – Yosemite : Mariposa Grove
Jour 4 : Yosemite (Valley View, Tunnel View, Bridalveil Fall, Glacier Point, Half Dome, Yosemite Falls, randonnée à définir)
Jour 5 : Yosemite - Lone Pine (Tenaya Lake, Olmsted Point, Bodie, Mono Lake)
Jour 6 : Lone Pine - Las Vegas. En route visite Death Valley : bad water, devil`s golf course, artist drive and palette, Zabriskie point, dante view, mesquite flat sand dunes.
Jour 7 : Las Vegas
Jour 8 : Las Vegas – Grand Canyon : Hoover Dam, Seligman
Jour 9 : Grand Canyon – Page : hélicoptère
Jour 10 : Page : antelope canyon upper et lower (jusqu’à 13h), Horseshoe Bend, Navajo Bridge, Lake Powell. Nuit a Page
Jour 11 : Page : Présentation au tirage au sort the Wave pour une visite le lendemain puis journée Buckskin Gulch
Jour 12 : Page : Si nous avons obtenu des permis au tirage de la veille, visite de the wave. Autrement, 2nde présentation pour un second tirage au sort pour une visite le lendemain. Puis Monument Valley, Gooseneck, Mulet Point, Mokee Dugway, Mexican Hat, Valley of the Gods. Nuit Si nous avons été tirés au sort le matin nous reviendrons dormir à Page et visiterons The Wave en jour 13 et décalerons le reste de notre itinéraire d’une journée, sinon nous passerons la nuit à Moab.
Jour 13 : Moab : Arches, Dead Horse Point
Jour 14 : Moab – Bryce Canyon : Journée où nous avons besoin le plus besoin de votre aide : Au choix : - Capitol Reef, Fruita, (Scenic drive 12), Grand Staircase Escalante (Zebra Slot) OU Calf Creek ou – journée à Canyonland
Jour 15 : Bryce Canyon : Fairyland point, Sunrise point, Sunset point, Inspiration point, Rim Trail
Jour 16 : Bryce Canyon – Zion : Checkboard Mesa, Great Arch, Patriarchs Viewpoint, Après midi : Angels Landing Trail
Jour 17 : Zion – Las Vegas : matinée Zion puis Vallée de Feu Arrivée début soirée à Las Vegas
Jour 18 : Las Vegas – Los Angeles : Hollywood bvd, Grauman Chinese Theatre, Beverly Hills, Sunset Bvd…
Jour 19 : Los Angeles : se rendre à Santa Monica
Jour 20 : Los Angeles : Visite Universal Studio
Nous sommes preneurs pour tous conseils, bon plan et témoignages, n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez.
Nous comptons dormir le plus souvent possible dans la voiture de location, qu'est ce que vous nous conseillez de prendre comme modèle en restant raisonnable ?
Merci à tous pour votre aide
Cuba en avril 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
est-ce qu'il y a des personnes ou groupes qui vont à Cuba vers la mi-avril...j'en suis à mon premier voyage dans le sud et j'y vais seul...haha...je suis dans la fin vingtaine et j'y vais pour relaxer et m'amuser biensûr!!! Si vous avez des infos et suggestions pour me guider, gênez-vous pas de m'écrire!!
Au plaisir
Max
Au plaisir
Max
Vélo + vélo suiveur (enfant de 7 ans et demi) + remorque: est ce possible? English translation pending
Bonjour,
L'année dernière, nous avons testé les vacances à vélo avec les enfants et toute la famille est ravie. Cet été, nous décidons donc de partir sur les voies vertes de Bretagne. Nous avons besoin de conseil pour la logistique (transport du matériel) Notre fille de 4 ans sera encore dans la remorque. Pour notre fils de 7 ans et demi, nous hésitons entre vélo ou vélo suiveur ? S'il a son propre vélo, nous ne pourrons pas faire beaucoup de kilomètres par jour (peut-être 20 kms par jour maxi?)
Et notre question est : s'il est sur un vélo suiveur derrière son papa, comment tirons-nous la remoque bagage?
Est ce que quelqu'un est déjà parti avec une vélo tirant un vélo suiveur + une remorque bagage? Si oui, c'était comment?
Merci de votre réponse
L'année dernière, nous avons testé les vacances à vélo avec les enfants et toute la famille est ravie. Cet été, nous décidons donc de partir sur les voies vertes de Bretagne. Nous avons besoin de conseil pour la logistique (transport du matériel) Notre fille de 4 ans sera encore dans la remorque. Pour notre fils de 7 ans et demi, nous hésitons entre vélo ou vélo suiveur ? S'il a son propre vélo, nous ne pourrons pas faire beaucoup de kilomètres par jour (peut-être 20 kms par jour maxi?)
Et notre question est : s'il est sur un vélo suiveur derrière son papa, comment tirons-nous la remoque bagage?
Est ce que quelqu'un est déjà parti avec une vélo tirant un vélo suiveur + une remorque bagage? Si oui, c'était comment?
Merci de votre réponse
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Quel 4x4 petit budget choisir pour faire France-Mongolie? English translation pending
Bonjour a tous , un petit projet mongolie va naitre bientot , ma plus grosse question , le choix du vehicule , 4x4 , vieux ca c'est sur histoire de mettre les mains dans le camboui en cas de pépin , mais quel modele voila le dilemme avec un budget de 5000 euro pour le véhicule .. un toy genre lj ? un patrol? un land ? eclairé moi :) , merci
Zanzibar, paradis mais pas que English translation pending
Janvier, Zanzibar, côte Est.
La baie grande ouverte aux alizés du bar d'Ally keys bungalows est comme un grand poster animé (Je débute à peine ce compte rendu que déjà les bêtises commencent: non, non, ce ne sont pas les alizés qui soufflent quotidiennement. Ce sont les vents de mousson, de Nord-Est à cette saison). Là devant, sur la plage, sur le lagon et plus loin sur le grand large, coule un pan de la vie du village de Matemwe. Elle se cale sur la marée, sur la hauteur du soleil qui tape très fort si prés de l'équateur, sur le rythme scolaire. A cette heure-ci, sur le sable tiède, farineux et blanc-neige, les plus jeunes enfants défèquent au plus prés de l'eau: C'est que Zanzibar n'est paradisiaque que vue depuis les transats confortables des hôtels de luxe qui jalonnent la côte Est, à l'écart des villages. La marée haute, alliée des touristes-baigneurs, emportera bientôt les étrons desséchés. Généreuse avec les villageois, elle ramènera les pêcheurs et leurs bateaux à double balanciers (ngalawa). Les poissons dont on les déleste sont vidés, parfois dépecés et aussitôt vendus tout à côté, à la criée. Un peu plus tard, les cours terminés et le soleil déclinant, les jeunes ados improvisent un match de foot sur la plage. Mais Matemwe vit aussi côté cour. Sa mosquée brame sans fin dès 5h. Les échoppes proposent aux touristes l'eau minérale indispensable aux fragiles intestins occidentaux, mais aussi biscuits et bonbons que quémandent les enfants, juste après le « jambo ! » (bonjour) de rigueur. On y déniche aussi quelques fruits tropicaux, cocos, ananas, citrons verts, mangues, avocats... Les puits fournissent une eau qui nous semble polluée du sel marin. Les femmes y remplissent des bidons en plastique, les hommes s'y lavent. Des cases misérables abritent tout ce monde-là, et au milieu cheminent veaux, vaches, et couvées (nous sommes en pays essentiellement musulman, inutile donc d'y chercher les cochons). Matemwe est le plus pauvre des villages dans lequel nous avons séjourné. C'est aussi là que nous avons eu le plus de contacts, en tout cas avec les enfants (partie de pêche mémorable avec des tout jeunes, juste équipés d'un sac de toile en guise de filet... et ça marche !!). Mais toutes ces bourgades côtières se ressemblent plus ou moins, avec donc quelques nuances. Par exemple à Matemwe, l'essentiel des (maigres) ressources semble provenir de la pêche. Mais à Nungwi, tout au nord de l'île, la construction des dhows - grands bateaux à voile triangulaire- fait probablement vivre quelques familles. Et le tourisme évidemment, puisque c'est ici que nous aurons trouvé les plus fortes concentrations d'occidentaux en mal de bronzage. Le « ghetto » à touristes occupe le front de mer qui fait face au continent et donc certaines des plus agréables plages de l'île. Ces petites criques sont juste splendides, peu soumises à la marée et abritées du vent. Les terrasses des hôtels de luxe empiètent largement sur le sable, parfait lui aussi. Ne cherchez pas trace de vie locale ici. Mais il n'y a pas long à marcher pour la trouver. Sortez de ce centre concentrationnaire, côte au vent, et vous plongez rapidement dans le grand village de Nungwi, la vie locale, un grand bol d'air. Le refus fréquent des zanzibaris de se laisser prendre en photos nous oblige à voler (c'est pas bien) quelques clichés d'ouvriers affairés à la construction d'un dhow. Les écoliers costumés (bleus-blancs, pantalons pour les garçons, jupes longue et voile pour les filles) retournent à l'école après un stop au puits où les élèves se désaltèrent en buvant à la même timbale. Certains nous interpellent, à l'abri du regard des professeurs, pour obtenir quelques unes des petites tomates achetées un peu plus tôt dans une échoppe. Le retour sur Matemwe (comme la plupart des trajets) se fait en dalla-dalla. C'est un moyen de transport peu onéreux, sous réserve d'éviter les rabatteurs qui vous prendront le double de la course (problème qui ne se rencontre qu'à Zanzibar town. Il faut monter dans le dalla-dalla sans rien donner avant, le paiement se fait en cours de route juste avant d'arriver à destination). Vous aurez parfois la place de n'asseoir qu'une seule fesse mais c'est aussi l'occasion de partager un peu de la vie des gens d'ici. Et puis on voyage le nez au vent. On se doit parfois de stopper à un carrefour, pour prendre une connexion (c'est le cas entre Matemwe et Nungwi, changer à Mkwajuni). On découvre alors ce qui se passe « à l'intérieur », un peu de comment les gens vivent à l'écart de la côte. De Matemwe nous avons rejoint Pongwe. Le village est minuscule et soyons clair, là, il n'y a rien à faire. Rien à faire que profiter d'une baie fabuleuse, rien à faire que marcher au delà de ce petit îlot accessible à pied à marée basse, poursuivre et atteindre en quelques minutes des plages magnifiques dont on peut profiter toute la journée. Rien à faire que profiter d'une belle chambre et de sa terrasse qui va bien, face à la mer, lire enfin ce bouquin qu'on s'est promis de lire il y a déjà plusieurs années, et passer ici, dans la plus extrême des coolitudes, le premier jour de son second cinquantenaire (connaissez-vous la différence entre deuxième et second ? On emploie le terme « second » quand il n'y a pas de troisième. Snif). Zanzibar town est un lieu de passage obligé (en tout cas pour peu qu'on voyage en routard, je veux dire sans être pris en charge dès l'aéroport par le minibus climatisé d'un hôtel de luxe) car c'est ici qu'on arrive en avion ou en ferry. Mais c'est aussi le seul endroit sur l'île ou vous trouverez des distributeurs d'argent (à l'exception des hôtels à touristes de Nungwi qui acceptent les paiements VISA) et cela oblige à se balader avec pas mal d'argent en poche tout au long de son séjour. Heureusement l'île est particulièrement sûre, et de jour comme de nuit nous n'avons jamais été inquiétés, et n'avons jamais ressenti le moindre malaise. On se fait facilement à ce passage obligé car la capitale n'est pas désagréable. Oh bien sûr ce n'est pas l'endroit rêvé pour profiter de la plage mais la vieille ville à un je-ne-sais-quoi plein de charme. C'est un dédale de petites ruelles (classé patrimoine de l'Unesco) dans lesquelles on n'a pas d'autre choix que de se perdre. Au plus prés de la mer quelques ruelles sont bien dédiées au tourisme mais s'en échapper est plus facile que les retrouver. C'est donc par hasard que l'on tombe, quand vient le soir et en pleine rue, sur un barbecue, une friteuse en ébullition, quelques brochettes, un peu de salade dont on vous fait un « mix » parfois succulent (ce genre de barbecue est « organisé » à grande échelle sur le front de mer dans les gardens tous les soirs, mais ceux trouvés au détours des ruelles ne s'adressent qu'aux autochtones, on s'y régale d'autant plus, et à moindre frais. Notre préféré se situe en face de l'entrée de la cathédrale, arriver après 19h). A Stone Town pas grand chose à faire, si ce n'est s'imprégner, se perdre, même au delà du plan du Lonely, arpenter le marché, je devrais écrire les marchés, échanger les « Jambo -Jambo -how are you -fine thank you » et parfois un peu plus. Il faut quand même visiter la maison des merveilles qui, sur des panneaux complètement hors d'âge, vous en apprend pas mal, tiens par exemple sur les vents qui soufflent ici et qui sont des vents de mousson et pas les alizés, faudrait être idiot pour confondre (il me semble que c'est mieux de faire ce musée en fin de séjour, on est plus sensibilisé à la culture locale qu'au début). Je vous dispense de faire le old fort, sans intérêt, mais de toute façon gratuit. Nous avons grimpé sur la terrasse d'un hôtel de grand luxe, terrasse la plus élevée de la ville et contre l'achat d'un jus de fruit nous avons profité d'un panorama en conséquence (et approché de tout prés la vie des gens riches, mazette j'en suis tout retourné)... (d'ailleurs je n'y suis pas retourné). Je ne sais plus bien si je vous ai parlé des vents de mousson (ah ah j'ai croisé un type qui les confondais avec les alizés, quel naze) mais y'en a qui en profitent à fond sur l'île. Ca se passe à Paje (prononcer Padjé), retour sur la côte est, et les types en question sont des pros du kitesurf, qui, du matin au soir mais tout de même sous réserve de marée haute, ne décoincent pas de leur planche. Évidemment ce petit monde là est essentiellement occidental et souvent français. Paje ça n'est pas le village qu'on a le plus apprécié, probablement à cause de la présence on ne peut plus envahissante de ces fondus de la glisse, dont on a l'impression qu'ils ont écarté de la vie locale, en tout cas de la plage, les habitants eux-mêmes. On les a heureusement retrouvés le soir, les habitants, sur la route de Pingwe, devant un de ces petits bouis-bouis, barbecue, patates frites, brochettes, galettes, 2 mix s'il vous plait, hmmmm, loin des surfeurs et avec tout plein de ces gens (locaux de la localité) qui viennent là discuter, manger, se retrouver. A Paje nous avons loué des vélos et c'est très agréable de se diriger vers le sud par la plage, poussés par le vent (de mousson). Le retour par la route -de grandes lignes droites sans charme- est plus pénible, d'autant qu'il fait très chaud, dès le matin, alors vous pensez bien à 16 heures ! Mais cette petite escapade nous a fait découvrir Jambiani, un vrai coup de cœur en ce qui me concerne, si bien que le lendemain nous avons décidé d'y séjourner. Pour y parvenir nous avons fait du stop, et même si nous laissons à chaque fois un petit quelque chose au chauffeur, c'est une alternative intéressante quand le dalla-dalla n'arrive pas, ou passe déjà surchargé. Jambiani est un gros village (ne pas se fier à certains plans qui donnent Paje plus important: c'est faux), très étendu, tout en longueur. Ici, comme le plus souvent ailleurs, des hôtels se sont installés en bord de plage sans pour autant lui enlever son charme. Mais ici, comme nulle part ailleurs, c'est de la culture des algues qu'on tire le plus de revenus. Ces « fermes » se découvrent à marée basse. Et ce sont essentiellement les femmes qui y travaillent, y lient les algues en rangs réguliers, les récoltent après quelques semaines de pousse, pour ensuite les faire sécher à même le sol, dans le village, qui prend une drôle d'odeur, pas si désagréable rassurez-vous. Ces algues nous sont destinées, puisqu'elles entreront notamment dans la fabrication de nos indispensables cosmétiques. Vous ne le saviez pas mais votre teint frais du matin doit beaucoup à Jambiani et à ses petites mains, à ces femmes qui restent durant des heures assises dans l'eau de mer, et si la culture des algues vous donnent effectivement ce teint si frais au petit matin, je ne veux pas savoir dans quel état elle met la peau ou les muqueuses des femmes de Jambiani. C'est une route assez longue, effectuée en minibus au prix du dalla-dalla -coup de bol- qui nous a ramené sur Zanzibar town. C'est long aussi pour rejoindre le continent en ferry, mais si c'est si long, c'est peut être parce qu'on change d'univers. Nous avons passé 24 heures à Dar-Es-Salaam, donc sur une planète qui n'a rien à voir avec Zanzibar. Ici peu de femme voilées, quelques hommes qui ressemblent à des hommes d'affaires, en tout cas dans ce quartier à banques dans lequel nous avons séjourné. Des voitures particulières, assez pour faire des bouchons, et pourtant quasi absentes de Zanzibar. Le bon coté c'est qu'il n'y a plus, dès que l'on s'écarte du quais des ferries, ce petit harc��lement qui prend la tête parfois à Zanzibar. Mais cette ville a peu de charme de prime abord. Ce qui compte encore une fois c'est de s'imprégner. J'ai beaucoup aimé le marché aux poissons, son effervescence et ses jus de fruits géants au prix imbattable. Nous nous sommes également baladés au hasard de nos pas et de nos envies entre Mosquée St. et Maktaba St. sans rien trouver de bien spectaculaire mais parfois une petite terrasse accueillante, ou une autre, indienne cette fois où on se régale pour trois fois rien. L'auberge de jeunesse (YWCA), dans laquelle de toute évidence Lonely Planet n'a jamais mis les pieds malgré le paragraphe qu'il lui consacre, est très bon marché si bien que nous avons payé une deuxième* nuit car notre avion ne quittait le sol tanzanien qu'à 2h du matin. Et nous dans l'avion, plein de belles images, de nouveaux visages, d'odeurs et de couleurs jusqu'alors inconnues.
* oui j'ai bien dit deuxième et pas seconde: j'espère bien revenir en Tanzanie un jour
Zanzibar, quelques infos pratiques: Il faisait entre chaud et très chaud (3 premières semaines de janvier). Même pas besoin d'une petite laine A Dar taxi aéroport-centre ville 20 USD. On sortait de l'avion, un peu nazes, pas pensé à négocier mais il faut le faire. On « peut » aussi prendre un Dalla-dalla mais là c'est la foire, ça se bat pour monter dans un « bus » bondéqui s'arrête à peine (et encore il faut reconnaître celui qui va en centre-ville). Bref, on a laissé tomber Dar Es Salaam-Zzbar en ferry, c'est cher, 35 USD le trajet simple, pas négociable alors qu'à peu prés tout le reste l'est (hôtels notamment). Sinon c'est ferry lent et là je ne connais pas les prix Vaccin fièvre jaune: à la sortie du ferry, une dame « pioche » au hasard parmi les touristes et demande le livret. Il paraît que ceux qui ne sont pas vaccinés ont le choix entre une vaccination locale (arrrrgh) ou le demi-tour (les boules). A vous de voir... Ceux qui ont « fait » l'Egypte vont trouver très cools les rabatteurs de Zanzibar. Juste (un peu) pénibles prés des quais à ferry, ensuite ça se gère très bien. Souvent les enfants s'agglutinent autour de nous (mais ça dépend des villages en fait) pour demander un stylo, un gâteau. Y'en a qui demandent de l'argent... Des DAB uniquement à Stone Town (à D-E-S aussi évidemment). On peut payer en VISA à Nungwi dans les grands hôtels. Ailleurs même quand c'est annoncé, on ne peut pas. Soyez prévoyants Le pays est plutôt cher. Nous avons dépensé 35Euros/pers/jour. 2000 TZS= 1 euro. Nous avons fréquenté des hôtels allant de juste passable à plutôt chouettes, on ne s'est payé qu'un resto « cher ». On grignotait à midi. Pas de folies à part Spice tour et snorkelling. On passe du temps en terrasse pour voir la vie s'écouler, donc on a un petit budget boissons compris dans les 35 E journaliers. Depuis Stone town le Spice tour est sympa, on apprend beaucoup de choses. Il est proposé par les hôtels. Je ne me souviens plus du prix. L'entrée à la maison des merveilles à Stone Town est à 4 USD (évidemment partout où on vous demande de payer en USD, vous pouvez payer en TZS, mais mieux vaut vérifier le taux de change appliqué) Coupures de courant très fréquentes dès qu'on quitte Stone Town. Prises de courant comme les nôtres mais les 2 pôles sont un tout petit peu plus rapprochés l'un de l'autre. Parfois en forçant ça passe. Hôtel à Stone town: Warere town house. 50 USD la nuit. Charlot est comorien et parle parfaitement français. Il propose des sorties sans vous harceler. Le petit dèj est compris, c'est toujours le cas à Zzbar, et il est souvent copieux. Le Warere est correct, notre chambre était calme. Petit dèj sympa en terrasse sur le toit. Matemwe: Ally keys bungallows (35USD/nuit pour 5 nuits). Devant la plage. Chambre correcte sans plus. Mais il n'y a pas que l'hôtellerie qui compte, on a adoré Matemwe. Snorkelling à Mnemba: Faut voir.... ceux qui ont l'habitude des coraux et des jolis poissons vont être déçus. Mais il y a assez de poissons pour se faire plaisir quand on n'a pas vu grand chose avant. Je ne me souviens plus du tarif, mais genre raisonnable. On a négocié avec un gars sur la plage (donc pas d'agence) et ça c'est très bien passé. Les agences côté prix c'était le double (ça doit bien se passer aussi j'imagine). Pongwe: Hôtel Santa Maria (60USD/nuit pour 2 nuits). Beaucoup aimé l'hôtel (sur la plage) et la grande chambre. C'est relativement cher mais je fêtais là mes 50 ans alors on pouvait se faire une (toute) petite folie. La restauration médiocre n'est pas au niveau de l'hôtel. Un soir nous avons mangé chez l'italien juste à côté. Là c'est très bon mais cher. Paje: Ufakwe bungallows. Pas top mais correct 48,000 TZS la 1ere nuit, 45,000 la 2eme. En très léger retrait (20-30 mètres) par rapport à la plage. Un peu à l'écart des Kites et c'est pas plus mal. A Jambiani on a apprécié le Baghani guest house qui nous a pris 50USD/nuit pour 3 nuits. Les chambres du bas sont un peu plus jolies, parfois équipées de la douche (pour nous c'était douche commune) mais un peu plus chères. C'est une dame danoise qui tient le truc mais on ne la voit que rarement. Elle a donné une petite marque occidentale à l'endroit (coté hygiène et déco notamment) mais sans trop. Les jeunes qui font tourner la maison sont sympas et donnent la couleur locale qu'on aime. Le mélange est réussi. Situé sur la plage et reconnaissable (depuis la plage) aux 2 dauphins ridicules qui marquent l'entrée (les danois n'ont pas toujours bon goût). La restauration est réussie. Toujours à Jambiani, un p'tit gars du coin se donne beaucoup de mal depuis qu'il a ouvert son resto, le Kim's restaurant, fléché dans le village. Ses efforts paient puisque c'est bon. Pour 30,000 TZS (soit 15 euros pour 2) les boissons étaient comprises et il nous a offert le dessert ! Allez-y (avec une bombe anti-moustique quand même) Hôtel YWCA à Dar-Es-Salaam. 20,000 TZS pour deux, donc pas grand chose (5Euros/pers). Lonely P le présente comme très propre. D'après moi ils sont passés il y a 15 ans et le ménage n'a pas été fait depuis. J'exagère mais c'est quand même très vieillot et les chambres ont des allures de cellules. Ceci dit ça dépanne. Faut pas y passer 15 jours quoi. Dalla-dalla, cf plus haut. Attention aux arnaques. Il ne faut payer qu'une fois qu'on est parti. Peu cher, pratique, assez fréquents sur nos destinations. Comme dit plus haut on a aussi fait du stop en donnant un petit quelque chose au conducteur, ça marche très bien. Les jus de fruits frais sont le plus souvent excellents. On a beaucoup aimé se restaurer dans les petits bouis-bouis. Le poisson est souvent très bon. Les repas sont plutôt chers dans les hôtels mais parfois y'a pas le choix. Les petits dèjs sont toujours compris dans le prix de l'hôtel et ils sont copieux. Les plages sont magnifiques (côté Est en tout cas). On ne se baigne qu'à marée haute sauf à Nungwi ou à Pongwe en se rapprochant des hôtels 5 étoiles.Les moustiques sont parfois voraces le soir mais ils sont inactifs en journée.Je l'ai déjà dit dans le topo mais les gens n'aiment pas être pris en photo. Certains le prennent même très mal.Tous les prix d'hôtels s'entendent pour 2 personnes, ils ont tous été négociés. Toutes les chambres sont équipées de moustiquaires. Aucun de ces hôtels n'est à ranger dans la catégorie luxe. Plutôt dans la catégorie « convient à des routards qui veulent pas payer trop cher et se contentent d'un minimum de confort tout en évitant le trop crade ».
N'hésitez pas à voyager sur Zanzibar, c'est plus (ou pas seulement) qu'une destination « paradisiaque ».
Chouhibou (et pour ceux qui aiment, vous trouverez ici un autre compte rendu r��cent sur une Rando en Cévennes et au delà)
La baie grande ouverte aux alizés du bar d'Ally keys bungalows est comme un grand poster animé (Je débute à peine ce compte rendu que déjà les bêtises commencent: non, non, ce ne sont pas les alizés qui soufflent quotidiennement. Ce sont les vents de mousson, de Nord-Est à cette saison). Là devant, sur la plage, sur le lagon et plus loin sur le grand large, coule un pan de la vie du village de Matemwe. Elle se cale sur la marée, sur la hauteur du soleil qui tape très fort si prés de l'équateur, sur le rythme scolaire. A cette heure-ci, sur le sable tiède, farineux et blanc-neige, les plus jeunes enfants défèquent au plus prés de l'eau: C'est que Zanzibar n'est paradisiaque que vue depuis les transats confortables des hôtels de luxe qui jalonnent la côte Est, à l'écart des villages. La marée haute, alliée des touristes-baigneurs, emportera bientôt les étrons desséchés. Généreuse avec les villageois, elle ramènera les pêcheurs et leurs bateaux à double balanciers (ngalawa). Les poissons dont on les déleste sont vidés, parfois dépecés et aussitôt vendus tout à côté, à la criée. Un peu plus tard, les cours terminés et le soleil déclinant, les jeunes ados improvisent un match de foot sur la plage. Mais Matemwe vit aussi côté cour. Sa mosquée brame sans fin dès 5h. Les échoppes proposent aux touristes l'eau minérale indispensable aux fragiles intestins occidentaux, mais aussi biscuits et bonbons que quémandent les enfants, juste après le « jambo ! » (bonjour) de rigueur. On y déniche aussi quelques fruits tropicaux, cocos, ananas, citrons verts, mangues, avocats... Les puits fournissent une eau qui nous semble polluée du sel marin. Les femmes y remplissent des bidons en plastique, les hommes s'y lavent. Des cases misérables abritent tout ce monde-là, et au milieu cheminent veaux, vaches, et couvées (nous sommes en pays essentiellement musulman, inutile donc d'y chercher les cochons). Matemwe est le plus pauvre des villages dans lequel nous avons séjourné. C'est aussi là que nous avons eu le plus de contacts, en tout cas avec les enfants (partie de pêche mémorable avec des tout jeunes, juste équipés d'un sac de toile en guise de filet... et ça marche !!). Mais toutes ces bourgades côtières se ressemblent plus ou moins, avec donc quelques nuances. Par exemple à Matemwe, l'essentiel des (maigres) ressources semble provenir de la pêche. Mais à Nungwi, tout au nord de l'île, la construction des dhows - grands bateaux à voile triangulaire- fait probablement vivre quelques familles. Et le tourisme évidemment, puisque c'est ici que nous aurons trouvé les plus fortes concentrations d'occidentaux en mal de bronzage. Le « ghetto » à touristes occupe le front de mer qui fait face au continent et donc certaines des plus agréables plages de l'île. Ces petites criques sont juste splendides, peu soumises à la marée et abritées du vent. Les terrasses des hôtels de luxe empiètent largement sur le sable, parfait lui aussi. Ne cherchez pas trace de vie locale ici. Mais il n'y a pas long à marcher pour la trouver. Sortez de ce centre concentrationnaire, côte au vent, et vous plongez rapidement dans le grand village de Nungwi, la vie locale, un grand bol d'air. Le refus fréquent des zanzibaris de se laisser prendre en photos nous oblige à voler (c'est pas bien) quelques clichés d'ouvriers affairés à la construction d'un dhow. Les écoliers costumés (bleus-blancs, pantalons pour les garçons, jupes longue et voile pour les filles) retournent à l'école après un stop au puits où les élèves se désaltèrent en buvant à la même timbale. Certains nous interpellent, à l'abri du regard des professeurs, pour obtenir quelques unes des petites tomates achetées un peu plus tôt dans une échoppe. Le retour sur Matemwe (comme la plupart des trajets) se fait en dalla-dalla. C'est un moyen de transport peu onéreux, sous réserve d'éviter les rabatteurs qui vous prendront le double de la course (problème qui ne se rencontre qu'à Zanzibar town. Il faut monter dans le dalla-dalla sans rien donner avant, le paiement se fait en cours de route juste avant d'arriver à destination). Vous aurez parfois la place de n'asseoir qu'une seule fesse mais c'est aussi l'occasion de partager un peu de la vie des gens d'ici. Et puis on voyage le nez au vent. On se doit parfois de stopper à un carrefour, pour prendre une connexion (c'est le cas entre Matemwe et Nungwi, changer à Mkwajuni). On découvre alors ce qui se passe « à l'intérieur », un peu de comment les gens vivent à l'écart de la côte. De Matemwe nous avons rejoint Pongwe. Le village est minuscule et soyons clair, là, il n'y a rien à faire. Rien à faire que profiter d'une baie fabuleuse, rien à faire que marcher au delà de ce petit îlot accessible à pied à marée basse, poursuivre et atteindre en quelques minutes des plages magnifiques dont on peut profiter toute la journée. Rien à faire que profiter d'une belle chambre et de sa terrasse qui va bien, face à la mer, lire enfin ce bouquin qu'on s'est promis de lire il y a déjà plusieurs années, et passer ici, dans la plus extrême des coolitudes, le premier jour de son second cinquantenaire (connaissez-vous la différence entre deuxième et second ? On emploie le terme « second » quand il n'y a pas de troisième. Snif). Zanzibar town est un lieu de passage obligé (en tout cas pour peu qu'on voyage en routard, je veux dire sans être pris en charge dès l'aéroport par le minibus climatisé d'un hôtel de luxe) car c'est ici qu'on arrive en avion ou en ferry. Mais c'est aussi le seul endroit sur l'île ou vous trouverez des distributeurs d'argent (à l'exception des hôtels à touristes de Nungwi qui acceptent les paiements VISA) et cela oblige à se balader avec pas mal d'argent en poche tout au long de son séjour. Heureusement l'île est particulièrement sûre, et de jour comme de nuit nous n'avons jamais été inquiétés, et n'avons jamais ressenti le moindre malaise. On se fait facilement à ce passage obligé car la capitale n'est pas désagréable. Oh bien sûr ce n'est pas l'endroit rêvé pour profiter de la plage mais la vieille ville à un je-ne-sais-quoi plein de charme. C'est un dédale de petites ruelles (classé patrimoine de l'Unesco) dans lesquelles on n'a pas d'autre choix que de se perdre. Au plus prés de la mer quelques ruelles sont bien dédiées au tourisme mais s'en échapper est plus facile que les retrouver. C'est donc par hasard que l'on tombe, quand vient le soir et en pleine rue, sur un barbecue, une friteuse en ébullition, quelques brochettes, un peu de salade dont on vous fait un « mix » parfois succulent (ce genre de barbecue est « organisé » à grande échelle sur le front de mer dans les gardens tous les soirs, mais ceux trouvés au détours des ruelles ne s'adressent qu'aux autochtones, on s'y régale d'autant plus, et à moindre frais. Notre préféré se situe en face de l'entrée de la cathédrale, arriver après 19h). A Stone Town pas grand chose à faire, si ce n'est s'imprégner, se perdre, même au delà du plan du Lonely, arpenter le marché, je devrais écrire les marchés, échanger les « Jambo -Jambo -how are you -fine thank you » et parfois un peu plus. Il faut quand même visiter la maison des merveilles qui, sur des panneaux complètement hors d'âge, vous en apprend pas mal, tiens par exemple sur les vents qui soufflent ici et qui sont des vents de mousson et pas les alizés, faudrait être idiot pour confondre (il me semble que c'est mieux de faire ce musée en fin de séjour, on est plus sensibilisé à la culture locale qu'au début). Je vous dispense de faire le old fort, sans intérêt, mais de toute façon gratuit. Nous avons grimpé sur la terrasse d'un hôtel de grand luxe, terrasse la plus élevée de la ville et contre l'achat d'un jus de fruit nous avons profité d'un panorama en conséquence (et approché de tout prés la vie des gens riches, mazette j'en suis tout retourné)... (d'ailleurs je n'y suis pas retourné). Je ne sais plus bien si je vous ai parlé des vents de mousson (ah ah j'ai croisé un type qui les confondais avec les alizés, quel naze) mais y'en a qui en profitent à fond sur l'île. Ca se passe à Paje (prononcer Padjé), retour sur la côte est, et les types en question sont des pros du kitesurf, qui, du matin au soir mais tout de même sous réserve de marée haute, ne décoincent pas de leur planche. Évidemment ce petit monde là est essentiellement occidental et souvent français. Paje ça n'est pas le village qu'on a le plus apprécié, probablement à cause de la présence on ne peut plus envahissante de ces fondus de la glisse, dont on a l'impression qu'ils ont écarté de la vie locale, en tout cas de la plage, les habitants eux-mêmes. On les a heureusement retrouvés le soir, les habitants, sur la route de Pingwe, devant un de ces petits bouis-bouis, barbecue, patates frites, brochettes, galettes, 2 mix s'il vous plait, hmmmm, loin des surfeurs et avec tout plein de ces gens (locaux de la localité) qui viennent là discuter, manger, se retrouver. A Paje nous avons loué des vélos et c'est très agréable de se diriger vers le sud par la plage, poussés par le vent (de mousson). Le retour par la route -de grandes lignes droites sans charme- est plus pénible, d'autant qu'il fait très chaud, dès le matin, alors vous pensez bien à 16 heures ! Mais cette petite escapade nous a fait découvrir Jambiani, un vrai coup de cœur en ce qui me concerne, si bien que le lendemain nous avons décidé d'y séjourner. Pour y parvenir nous avons fait du stop, et même si nous laissons à chaque fois un petit quelque chose au chauffeur, c'est une alternative intéressante quand le dalla-dalla n'arrive pas, ou passe déjà surchargé. Jambiani est un gros village (ne pas se fier à certains plans qui donnent Paje plus important: c'est faux), très étendu, tout en longueur. Ici, comme le plus souvent ailleurs, des hôtels se sont installés en bord de plage sans pour autant lui enlever son charme. Mais ici, comme nulle part ailleurs, c'est de la culture des algues qu'on tire le plus de revenus. Ces « fermes » se découvrent à marée basse. Et ce sont essentiellement les femmes qui y travaillent, y lient les algues en rangs réguliers, les récoltent après quelques semaines de pousse, pour ensuite les faire sécher à même le sol, dans le village, qui prend une drôle d'odeur, pas si désagréable rassurez-vous. Ces algues nous sont destinées, puisqu'elles entreront notamment dans la fabrication de nos indispensables cosmétiques. Vous ne le saviez pas mais votre teint frais du matin doit beaucoup à Jambiani et à ses petites mains, à ces femmes qui restent durant des heures assises dans l'eau de mer, et si la culture des algues vous donnent effectivement ce teint si frais au petit matin, je ne veux pas savoir dans quel état elle met la peau ou les muqueuses des femmes de Jambiani. C'est une route assez longue, effectuée en minibus au prix du dalla-dalla -coup de bol- qui nous a ramené sur Zanzibar town. C'est long aussi pour rejoindre le continent en ferry, mais si c'est si long, c'est peut être parce qu'on change d'univers. Nous avons passé 24 heures à Dar-Es-Salaam, donc sur une planète qui n'a rien à voir avec Zanzibar. Ici peu de femme voilées, quelques hommes qui ressemblent à des hommes d'affaires, en tout cas dans ce quartier à banques dans lequel nous avons séjourné. Des voitures particulières, assez pour faire des bouchons, et pourtant quasi absentes de Zanzibar. Le bon coté c'est qu'il n'y a plus, dès que l'on s'écarte du quais des ferries, ce petit harc��lement qui prend la tête parfois à Zanzibar. Mais cette ville a peu de charme de prime abord. Ce qui compte encore une fois c'est de s'imprégner. J'ai beaucoup aimé le marché aux poissons, son effervescence et ses jus de fruits géants au prix imbattable. Nous nous sommes également baladés au hasard de nos pas et de nos envies entre Mosquée St. et Maktaba St. sans rien trouver de bien spectaculaire mais parfois une petite terrasse accueillante, ou une autre, indienne cette fois où on se régale pour trois fois rien. L'auberge de jeunesse (YWCA), dans laquelle de toute évidence Lonely Planet n'a jamais mis les pieds malgré le paragraphe qu'il lui consacre, est très bon marché si bien que nous avons payé une deuxième* nuit car notre avion ne quittait le sol tanzanien qu'à 2h du matin. Et nous dans l'avion, plein de belles images, de nouveaux visages, d'odeurs et de couleurs jusqu'alors inconnues.
* oui j'ai bien dit deuxième et pas seconde: j'espère bien revenir en Tanzanie un jour
Zanzibar, quelques infos pratiques: Il faisait entre chaud et très chaud (3 premières semaines de janvier). Même pas besoin d'une petite laine A Dar taxi aéroport-centre ville 20 USD. On sortait de l'avion, un peu nazes, pas pensé à négocier mais il faut le faire. On « peut » aussi prendre un Dalla-dalla mais là c'est la foire, ça se bat pour monter dans un « bus » bondéqui s'arrête à peine (et encore il faut reconnaître celui qui va en centre-ville). Bref, on a laissé tomber Dar Es Salaam-Zzbar en ferry, c'est cher, 35 USD le trajet simple, pas négociable alors qu'à peu prés tout le reste l'est (hôtels notamment). Sinon c'est ferry lent et là je ne connais pas les prix Vaccin fièvre jaune: à la sortie du ferry, une dame « pioche » au hasard parmi les touristes et demande le livret. Il paraît que ceux qui ne sont pas vaccinés ont le choix entre une vaccination locale (arrrrgh) ou le demi-tour (les boules). A vous de voir... Ceux qui ont « fait » l'Egypte vont trouver très cools les rabatteurs de Zanzibar. Juste (un peu) pénibles prés des quais à ferry, ensuite ça se gère très bien. Souvent les enfants s'agglutinent autour de nous (mais ça dépend des villages en fait) pour demander un stylo, un gâteau. Y'en a qui demandent de l'argent... Des DAB uniquement à Stone Town (à D-E-S aussi évidemment). On peut payer en VISA à Nungwi dans les grands hôtels. Ailleurs même quand c'est annoncé, on ne peut pas. Soyez prévoyants Le pays est plutôt cher. Nous avons dépensé 35Euros/pers/jour. 2000 TZS= 1 euro. Nous avons fréquenté des hôtels allant de juste passable à plutôt chouettes, on ne s'est payé qu'un resto « cher ». On grignotait à midi. Pas de folies à part Spice tour et snorkelling. On passe du temps en terrasse pour voir la vie s'écouler, donc on a un petit budget boissons compris dans les 35 E journaliers. Depuis Stone town le Spice tour est sympa, on apprend beaucoup de choses. Il est proposé par les hôtels. Je ne me souviens plus du prix. L'entrée à la maison des merveilles à Stone Town est à 4 USD (évidemment partout où on vous demande de payer en USD, vous pouvez payer en TZS, mais mieux vaut vérifier le taux de change appliqué) Coupures de courant très fréquentes dès qu'on quitte Stone Town. Prises de courant comme les nôtres mais les 2 pôles sont un tout petit peu plus rapprochés l'un de l'autre. Parfois en forçant ça passe. Hôtel à Stone town: Warere town house. 50 USD la nuit. Charlot est comorien et parle parfaitement français. Il propose des sorties sans vous harceler. Le petit dèj est compris, c'est toujours le cas à Zzbar, et il est souvent copieux. Le Warere est correct, notre chambre était calme. Petit dèj sympa en terrasse sur le toit. Matemwe: Ally keys bungallows (35USD/nuit pour 5 nuits). Devant la plage. Chambre correcte sans plus. Mais il n'y a pas que l'hôtellerie qui compte, on a adoré Matemwe. Snorkelling à Mnemba: Faut voir.... ceux qui ont l'habitude des coraux et des jolis poissons vont être déçus. Mais il y a assez de poissons pour se faire plaisir quand on n'a pas vu grand chose avant. Je ne me souviens plus du tarif, mais genre raisonnable. On a négocié avec un gars sur la plage (donc pas d'agence) et ça c'est très bien passé. Les agences côté prix c'était le double (ça doit bien se passer aussi j'imagine). Pongwe: Hôtel Santa Maria (60USD/nuit pour 2 nuits). Beaucoup aimé l'hôtel (sur la plage) et la grande chambre. C'est relativement cher mais je fêtais là mes 50 ans alors on pouvait se faire une (toute) petite folie. La restauration médiocre n'est pas au niveau de l'hôtel. Un soir nous avons mangé chez l'italien juste à côté. Là c'est très bon mais cher. Paje: Ufakwe bungallows. Pas top mais correct 48,000 TZS la 1ere nuit, 45,000 la 2eme. En très léger retrait (20-30 mètres) par rapport à la plage. Un peu à l'écart des Kites et c'est pas plus mal. A Jambiani on a apprécié le Baghani guest house qui nous a pris 50USD/nuit pour 3 nuits. Les chambres du bas sont un peu plus jolies, parfois équipées de la douche (pour nous c'était douche commune) mais un peu plus chères. C'est une dame danoise qui tient le truc mais on ne la voit que rarement. Elle a donné une petite marque occidentale à l'endroit (coté hygiène et déco notamment) mais sans trop. Les jeunes qui font tourner la maison sont sympas et donnent la couleur locale qu'on aime. Le mélange est réussi. Situé sur la plage et reconnaissable (depuis la plage) aux 2 dauphins ridicules qui marquent l'entrée (les danois n'ont pas toujours bon goût). La restauration est réussie. Toujours à Jambiani, un p'tit gars du coin se donne beaucoup de mal depuis qu'il a ouvert son resto, le Kim's restaurant, fléché dans le village. Ses efforts paient puisque c'est bon. Pour 30,000 TZS (soit 15 euros pour 2) les boissons étaient comprises et il nous a offert le dessert ! Allez-y (avec une bombe anti-moustique quand même) Hôtel YWCA à Dar-Es-Salaam. 20,000 TZS pour deux, donc pas grand chose (5Euros/pers). Lonely P le présente comme très propre. D'après moi ils sont passés il y a 15 ans et le ménage n'a pas été fait depuis. J'exagère mais c'est quand même très vieillot et les chambres ont des allures de cellules. Ceci dit ça dépanne. Faut pas y passer 15 jours quoi. Dalla-dalla, cf plus haut. Attention aux arnaques. Il ne faut payer qu'une fois qu'on est parti. Peu cher, pratique, assez fréquents sur nos destinations. Comme dit plus haut on a aussi fait du stop en donnant un petit quelque chose au conducteur, ça marche très bien. Les jus de fruits frais sont le plus souvent excellents. On a beaucoup aimé se restaurer dans les petits bouis-bouis. Le poisson est souvent très bon. Les repas sont plutôt chers dans les hôtels mais parfois y'a pas le choix. Les petits dèjs sont toujours compris dans le prix de l'hôtel et ils sont copieux. Les plages sont magnifiques (côté Est en tout cas). On ne se baigne qu'à marée haute sauf à Nungwi ou à Pongwe en se rapprochant des hôtels 5 étoiles.Les moustiques sont parfois voraces le soir mais ils sont inactifs en journée.Je l'ai déjà dit dans le topo mais les gens n'aiment pas être pris en photo. Certains le prennent même très mal.Tous les prix d'hôtels s'entendent pour 2 personnes, ils ont tous été négociés. Toutes les chambres sont équipées de moustiquaires. Aucun de ces hôtels n'est à ranger dans la catégorie luxe. Plutôt dans la catégorie « convient à des routards qui veulent pas payer trop cher et se contentent d'un minimum de confort tout en évitant le trop crade ».
N'hésitez pas à voyager sur Zanzibar, c'est plus (ou pas seulement) qu'une destination « paradisiaque ».
Chouhibou (et pour ceux qui aiment, vous trouverez ici un autre compte rendu r��cent sur une Rando en Cévennes et au delà)
Hôtels Mémories Paraiso et Sunwing à Cuba English translation pending
Bonsoir, Si vous êtes des habitués de l'île de cuba,
Parlez moi du complexe hôtelier Mémories Paraiso nous somme 3 couples en provenance de différentes région du Québec à y avoir acheté un forfait pour notre prochain séjour à la fin mars 2012.
Moi je suis un habitué de l'île de cuba (une douzaine de fois séjour de 14 jours depuis 1997) j'ai toujours eu la chance d'avoir des séjours super dans plusieurs hôtels différents. Pour 2010 et 2011 nous avons séjourné au Mélia Las Dunas (Cayo Santa Maria) ce complexe est un 4-1/2 * et je le confirme.
Le Mémories Paraiso (Sunwing) affiche 5 étoiles, mais il est très difficile d'avoir des commentaires sur ce site hôtellier alors si vous pouvez me renseigner j'attend vos commentaires
Ggauvreau
Moi je suis un habitué de l'île de cuba (une douzaine de fois séjour de 14 jours depuis 1997) j'ai toujours eu la chance d'avoir des séjours super dans plusieurs hôtels différents. Pour 2010 et 2011 nous avons séjourné au Mélia Las Dunas (Cayo Santa Maria) ce complexe est un 4-1/2 * et je le confirme.
Le Mémories Paraiso (Sunwing) affiche 5 étoiles, mais il est très difficile d'avoir des commentaires sur ce site hôtellier alors si vous pouvez me renseigner j'attend vos commentaires
Ggauvreau
GR 20 avec un chien? English translation pending
bonjour,
qui a déjà fait le gr20 avec un chien?
je serai partante pour accompagner des personnes qui cherchent quelqu'un mais je ne veux pas m engager avec mon chien sans savoir si cela est possible
il s'agit d un border collie tres sportif et vaillant, qui porte ses sacoches
merci pour vos reponses
evelyne
Se déplacer à quatre (en famille) au Sénégal, sans guide English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en Casamance et remontons vers Dakar mi-février. Nous arriverons en bateau de Ziguinchor tôt le matin, et de là, aimerions monter directement vers le Djoudj, passer une nuit sur place, puis redescendre vers Saint-Louis pour y passer 2-3 jours.
Ensuite, redescendre (éventuellement en faisant un crochet par Lompoul pour y passer la nuit) vers la petite côte (Popenguine , Nianing ?), y passer 2-3 jours avant de terminer par le Sine Saloum et de là, remonter directement vers Dakar pour y prendre l'avion (tard le soir).
Donc pour résumer : Dakar - Djoudj - Saint-Louis - (Lompoul) - Popenguine ou Nianing (de là, on aimerait aller voir Joal-Fadiouth) - Toubacouta ou Palmarin - Dakar
Ca fait donc pas mal de longs déplacements, mais sans avoir besoin de voitures tous les jours, surtout dans le Sine-Saloum. On se pose donc la question des déplacements d'une ville à l'autre :
- Y a t'il des taxis 7 places qui font certains de ces itinéraires et à quels prix ?
- Quel est le prix d'un taxi pour ces itinéraires ?
- Quel est le prix de location d'une voiture avec chauffeur ? Peut-on la louer "à la journée" ? Et quels sont les conseils en la matière (agence, ...), à combien revient le litre d'essence (qu'il faut rajouter au prix de la location), ... ?
Merci
Nous sommes actuellement en Casamance et remontons vers Dakar mi-février. Nous arriverons en bateau de Ziguinchor tôt le matin, et de là, aimerions monter directement vers le Djoudj, passer une nuit sur place, puis redescendre vers Saint-Louis pour y passer 2-3 jours.
Ensuite, redescendre (éventuellement en faisant un crochet par Lompoul pour y passer la nuit) vers la petite côte (Popenguine , Nianing ?), y passer 2-3 jours avant de terminer par le Sine Saloum et de là, remonter directement vers Dakar pour y prendre l'avion (tard le soir).
Donc pour résumer : Dakar - Djoudj - Saint-Louis - (Lompoul) - Popenguine ou Nianing (de là, on aimerait aller voir Joal-Fadiouth) - Toubacouta ou Palmarin - Dakar
Ca fait donc pas mal de longs déplacements, mais sans avoir besoin de voitures tous les jours, surtout dans le Sine-Saloum. On se pose donc la question des déplacements d'une ville à l'autre :
- Y a t'il des taxis 7 places qui font certains de ces itinéraires et à quels prix ?
- Quel est le prix d'un taxi pour ces itinéraires ?
- Quel est le prix de location d'une voiture avec chauffeur ? Peut-on la louer "à la journée" ? Et quels sont les conseils en la matière (agence, ...), à combien revient le litre d'essence (qu'il faut rajouter au prix de la location), ... ?
Merci
La vie à Koniambo en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Je suis en retraite, mais dernièrement, la société KONIAMBO NICKEL S.A. m'a contacté pour une offre d'emploi dans cette société.
Ne connaissant pas le pays ni la région, je voudrais en connaitre plus sur ce pays: la vie, le climat, la mentalité des gens, enfin tout ce qu'un expatrié voudrait savoir avant de sauter le pas.
Je m'adresse principalement aux personnes qui vivent dans ce pays et qui y travaillent.
La passion des gens pour ce pays m'intéresse, mais je recherche également l'objectivité de vous tous.
Cordialement,
Comment me rendre de Coron à El Nido? English translation pending
coucou!!
qui pourais me renseigner, me rends a Coron en Avril de Manila en avion
puis aimerais aller a El nido de Coron par quel moyen m'y rendres
Merci!
Où aller en Inde entre janvier et mars? Nord ou Sud? English translation pending
Bonjour,
je sais que ma question est plutôt vaste, mais je me demande quelle direction prendre une fois arrivé à Mumbai (Bombay) le 2 Janvier. Je reste 2/3 mois dans le pays et pressens de pas vouloir rester longtemps dans une ville trop engorgée. Alors dois-je privilégier le nord ou le sud du pays? Qu'il s'agisse de l'accueil, de la météo, de sites naturels et culturels... Tous vos avis et expériences de voyages en Inde sont les bienvenus!!!
Merci.
Sam
P.S.: les guichets des taxis "pré-paid" et les bureaux de change sont-ils ouvert la nuit (1AM) à l'aéroport de Mumbai?
je sais que ma question est plutôt vaste, mais je me demande quelle direction prendre une fois arrivé à Mumbai (Bombay) le 2 Janvier. Je reste 2/3 mois dans le pays et pressens de pas vouloir rester longtemps dans une ville trop engorgée. Alors dois-je privilégier le nord ou le sud du pays? Qu'il s'agisse de l'accueil, de la météo, de sites naturels et culturels... Tous vos avis et expériences de voyages en Inde sont les bienvenus!!!
Merci.
Sam
P.S.: les guichets des taxis "pré-paid" et les bureaux de change sont-ils ouvert la nuit (1AM) à l'aéroport de Mumbai?
Assedic et voyage en Inde de plusieurs mois English translation pending
bonjour a tous,
Je pars en inde fin février.Je me suis inscrite au pole emplois la semaine derniere, le probleme c'est que j'aurai du m'inscrire mais plus tard car le prochain rdv est ds 3 mois et je serai deja en inde...!!!, je suis quand meme retournée au pole emplois...et je suis tombée sur un conseiller vraiment sympas qui m'a expliqué qu on avait le droit a 34 jours de congé au pole emplois il m'a donc expliqué que sur mon compte je pouvais marquer que je serai absente 4 jours du 12 au 16 mars(ma date anniversaire assedic est le 14 de chaque mois ou il me fixe dc le rdv)ce qui m'a fait reporté mon rdv...ainsi mon prochain rdv est le 14 avril...et ainsi de suite...jusqu'a ce qu'ils trouvent ca bizarre jer suppose et qu'ils me radient ms j'aurai pu profiter d'au moins 2 mois d'assedics...
Qu'en pensez vous?
J'ai tjrs travaillé comme il se doit et payer mes impots a la france alors pour une fois j'ai envie d'en profites mais pas n importe comment nn plus je pense faire de l humanitaire sur place...
avez vous des conseils??!!
je vous remercie et bon week end a vous...!!!
Retour de croisière sur le MSC Fantasia English translation pending
je suis de retour d'une magnifique croisière sur le msc fantasia, escales barcelone casablanca santa cruz tenerife funchal malaga et civitavecchia, nous avons effectué les escales par nous mêmes si vous avez besoin de renseignements c'est avec plaisir.
Circuit de deux mois... vingt et une étapes, Thailande-Laos-Cambodge English translation pending
Bonjour
Grace aux discussions et recherches et conseils des amis sur ce forum nous avons (enfin ?) élaboré un Circuit de 2 mois pour visiter la THAILANDE, le LAOS et le CAMBODGE en 21 étapes :
1 – LYON – BANGKOK 3 JOURS
2 – BANGKOK – SUKHOTTAI 2
3 – SUKHOTTA - CHIANG MAI 3
4 – CHIANG MAI - CHIENG KHONG – HOUESSAI – OUDOUM SAI 3
5 – OUDOUM SAI - PAKMONG – NONG KHIAW – LUANG PRABANG 4
6 – LUANG PRABANG - PHONSAVAN – XIENG KHOUANG – VANG VIENG 3
7 – VANG VIENG – VIENTIANE 3
8 – VIENTIANE - THAKHEK 2
9 – THAKHEK – SAVANNAKHET - PAKSE 3
10 - PAKSE – PAKSONG – PLATEAU des BOLOVENS 3
11 – PLATEAU des BOLOVENS - CHAMPASSAK – ILE DE KHONG 2
12 - ILE DE KHONG - STUNG TRENG 2
13 - STUNG TRENG – KRATIE 3
14 - KRATIE - KOMPONG CHAM 2
15 - KOMPONG CHAM - KOMPONG THOM 2
16 - KOMPONG THOM - SIEM REAP – ANGKOR 5
17 - SIEM REAP – BATTAMBANG 3
18 - BATTAMBANG – PURSAT 2
19 - PURSAT - KAMPONG CHHNANG - PHNOM PENH 2
20 - PHNOM PENH - TAKEO - KAMPOT – KEP 3
21 - KEP - PHNOM PENH … BANGKOK - RETOUR France 2
Aléas ....................... 2
TOTAL…………………………………………………………………. 60 JOURS
Tous les grands trajets sont prévus en Train et Bus (une journée pour relier les étapes entre elles) , les visites en taxi et/ou Tuk Tuk, "à pieds" ou en moto...
Hébergements dans les Guesthousses "Routards"
Qu'en pensez vous ?
Est ce réalisable ? N'est ce pas trop ambitieux ou trop "speed" ? Aurons nous le temps de "découvrir" et d'apprécier ?
Les transports entre les différentes étapes sont -ils aisés ? par exemple... entre Houessai, Oudoum Sai, et Nong Khiaw ? entre Luang Prabang et Vang vieng ? ...
Trouverions facilement un hébergement correct aux différentes étapes ? (Chambre double, propre, sympa et peu chére... 15 usd)
Les commentaires, conseils et suggestions seront fortement appréciés.
Merci
Grace aux discussions et recherches et conseils des amis sur ce forum nous avons (enfin ?) élaboré un Circuit de 2 mois pour visiter la THAILANDE, le LAOS et le CAMBODGE en 21 étapes :
1 – LYON – BANGKOK 3 JOURS
2 – BANGKOK – SUKHOTTAI 2
3 – SUKHOTTA - CHIANG MAI 3
4 – CHIANG MAI - CHIENG KHONG – HOUESSAI – OUDOUM SAI 3
5 – OUDOUM SAI - PAKMONG – NONG KHIAW – LUANG PRABANG 4
6 – LUANG PRABANG - PHONSAVAN – XIENG KHOUANG – VANG VIENG 3
7 – VANG VIENG – VIENTIANE 3
8 – VIENTIANE - THAKHEK 2
9 – THAKHEK – SAVANNAKHET - PAKSE 3
10 - PAKSE – PAKSONG – PLATEAU des BOLOVENS 3
11 – PLATEAU des BOLOVENS - CHAMPASSAK – ILE DE KHONG 2
12 - ILE DE KHONG - STUNG TRENG 2
13 - STUNG TRENG – KRATIE 3
14 - KRATIE - KOMPONG CHAM 2
15 - KOMPONG CHAM - KOMPONG THOM 2
16 - KOMPONG THOM - SIEM REAP – ANGKOR 5
17 - SIEM REAP – BATTAMBANG 3
18 - BATTAMBANG – PURSAT 2
19 - PURSAT - KAMPONG CHHNANG - PHNOM PENH 2
20 - PHNOM PENH - TAKEO - KAMPOT – KEP 3
21 - KEP - PHNOM PENH … BANGKOK - RETOUR France 2
Aléas ....................... 2
TOTAL…………………………………………………………………. 60 JOURS
Tous les grands trajets sont prévus en Train et Bus (une journée pour relier les étapes entre elles) , les visites en taxi et/ou Tuk Tuk, "à pieds" ou en moto...
Hébergements dans les Guesthousses "Routards"
Qu'en pensez vous ?
Est ce réalisable ? N'est ce pas trop ambitieux ou trop "speed" ? Aurons nous le temps de "découvrir" et d'apprécier ?
Les transports entre les différentes étapes sont -ils aisés ? par exemple... entre Houessai, Oudoum Sai, et Nong Khiaw ? entre Luang Prabang et Vang vieng ? ...
Trouverions facilement un hébergement correct aux différentes étapes ? (Chambre double, propre, sympa et peu chére... 15 usd)
Les commentaires, conseils et suggestions seront fortement appréciés.
Merci
Quelle est votre motivation de partir sur les routes à vélo? English translation pending
Bonjour, je me demandais ce qui pousse les voyageurs à quitter le confort d'une vie bien rangée et à partir sur les routes, quelles sont les motivations de chacun à aller au devant de l'aventure , de l'inconnu, de l'effort , du dépassement, de la séparation avec la famille et les enfants, quel est le moment le plus difficile sur un voyage!Le départ ou le retour!
Thaïlande, tribulation d'un farang tingtong à Ayuthaya English translation pending
Bonjour,
Premièrement ce message n'est pas ici par vantardise ou du style mais juste pour montrer que chacun peut faire ce qu'il veut pour améliorer ce monde.
J'adore la Thailande, les thailandais et leur culture. Leur culture comprend le partage. Meme si certains locaux ne le font plus, j'en fréquente pas mal qui le font (on peut encore choisir qui on fréquente). J'en avais marre d'entendre tout et rien sur ces inondations, des compassions, de belles théories... L'heure n'est pas à la parole mais à l'action.
Je me suis donc demandé ce que je pouvais faire. J'ai la chance d'avoir un pick-up, de pouvoir me saouler tous les soirs si j'en ai l'envie (ce qui veut dire que j'ai un peu d'argent) et chaque soir un lit. Une énorme envie de partage m'a envahie lorsque je me suis "promené" hors Ayuthaya à la recherche d'une station de LPG non inondée. Le soir ces images me hantais et la bière avait vraiment un sale gout ! Le lendemain, je vais trouver un excellent ami thai et lui dit que je dois absolument faire qqch. On décide d'acheter un peu de nourriture, eau et lactasoy pour les enfants, le tout dans un petit minimarkt qui venait d'ouvrir à nouveau après 2 mois de fermeture (=2 mois sans argent). Départ vers la campagne. Il ne nous a pas fallu longtemps pour voir une famille avec un bb "campant" sur la route. On s'arrête, commence à distribuer une partie de ce qu'on avait puis 20 personnes sont autours de la voiture. "Kroh hai sabai dee krap" je vous offre le "ca va bien" (difficile à traduire). Les gens sont contents mais mon pote demande de quoi ils ont besoin. Ils ont assez de nourriture, mais aucune eau pour cuire, faire des biberons, etc. Le manque d'eau est terrible. Après 2 arrêts on a plus rien, on repart en ville faire le plein d'eau et lactasoy uniquement. On repasse au meme endroit donner plus d'eau, puis un peu plus loin, etc. Au 3ème voyage, on arrive à passer les endroits déjà "connus" et on s'enfonce un peu plus dans la campagne. Là, une véritable émeute lorsque les personnes voient que nous ne vendons pas l'eau mais la donnons. Je n'ai jamais vu des thais courrir aussi vite et d'aussi loin. A cet endroit, les séniors m'ont fortement marqué. Jamais vu des regards pareils alors que c'est si simple ce qu'on fait ! J'en pleure encore en écrivant ces lignes (d'ailleurs je dois passer pour un katoy au café ou je suis ;-)). Hier soir, j'ai essayé de recruter des donations en eau auprès des touristes, leur ai meme proposé de venir avec nous... rdv dans 1h30 ou je me trouve. On verra le résultat, je vous en ferai part. De notre coté, on part sur 1200 litres pour aujourd'hui. Peut-etre 600 de plus suivant le temps que ca nous prend. Voilà, encore une fois, je ne fais pas ca pour recevoir une médaille, juste car j'aime ce peuple qui ne mérite pas ca. Et je le relate ici pour montrer que quand on veut, on peut. Bonne journée à tous Aux modérateurs : svp, pouvez-vous laisser ce message dans ce forum (SEA). Merci ! Edit : relecture et corrections
Premièrement ce message n'est pas ici par vantardise ou du style mais juste pour montrer que chacun peut faire ce qu'il veut pour améliorer ce monde.
J'adore la Thailande, les thailandais et leur culture. Leur culture comprend le partage. Meme si certains locaux ne le font plus, j'en fréquente pas mal qui le font (on peut encore choisir qui on fréquente). J'en avais marre d'entendre tout et rien sur ces inondations, des compassions, de belles théories... L'heure n'est pas à la parole mais à l'action.
Je me suis donc demandé ce que je pouvais faire. J'ai la chance d'avoir un pick-up, de pouvoir me saouler tous les soirs si j'en ai l'envie (ce qui veut dire que j'ai un peu d'argent) et chaque soir un lit. Une énorme envie de partage m'a envahie lorsque je me suis "promené" hors Ayuthaya à la recherche d'une station de LPG non inondée. Le soir ces images me hantais et la bière avait vraiment un sale gout ! Le lendemain, je vais trouver un excellent ami thai et lui dit que je dois absolument faire qqch. On décide d'acheter un peu de nourriture, eau et lactasoy pour les enfants, le tout dans un petit minimarkt qui venait d'ouvrir à nouveau après 2 mois de fermeture (=2 mois sans argent). Départ vers la campagne. Il ne nous a pas fallu longtemps pour voir une famille avec un bb "campant" sur la route. On s'arrête, commence à distribuer une partie de ce qu'on avait puis 20 personnes sont autours de la voiture. "Kroh hai sabai dee krap" je vous offre le "ca va bien" (difficile à traduire). Les gens sont contents mais mon pote demande de quoi ils ont besoin. Ils ont assez de nourriture, mais aucune eau pour cuire, faire des biberons, etc. Le manque d'eau est terrible. Après 2 arrêts on a plus rien, on repart en ville faire le plein d'eau et lactasoy uniquement. On repasse au meme endroit donner plus d'eau, puis un peu plus loin, etc. Au 3ème voyage, on arrive à passer les endroits déjà "connus" et on s'enfonce un peu plus dans la campagne. Là, une véritable émeute lorsque les personnes voient que nous ne vendons pas l'eau mais la donnons. Je n'ai jamais vu des thais courrir aussi vite et d'aussi loin. A cet endroit, les séniors m'ont fortement marqué. Jamais vu des regards pareils alors que c'est si simple ce qu'on fait ! J'en pleure encore en écrivant ces lignes (d'ailleurs je dois passer pour un katoy au café ou je suis ;-)). Hier soir, j'ai essayé de recruter des donations en eau auprès des touristes, leur ai meme proposé de venir avec nous... rdv dans 1h30 ou je me trouve. On verra le résultat, je vous en ferai part. De notre coté, on part sur 1200 litres pour aujourd'hui. Peut-etre 600 de plus suivant le temps que ca nous prend. Voilà, encore une fois, je ne fais pas ca pour recevoir une médaille, juste car j'aime ce peuple qui ne mérite pas ca. Et je le relate ici pour montrer que quand on veut, on peut. Bonne journée à tous Aux modérateurs : svp, pouvez-vous laisser ce message dans ce forum (SEA). Merci ! Edit : relecture et corrections
Voyager à vélo avec un euro par jour English translation pending
Est-ce que, parmi vous, certains ont déjà essayé de voyager à vélo avec le moins d'argent possible?
A combien êtes-vous descendu dans les pays ayant un PIB/habitant voisin de celui de la France.
Avez-vous des conseils à donner à ceux qui veulent pédaler en dépensant pas plus que le nécessaire?
La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?
Voyage en Italie du Nord English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai besoin de vos idées!
Je vous explique ma situation... Je suis présentement avec mon conjoint dans un voyage en Italie (à Venise plus exactement) et nous devions partir pour la Croatie dans deux jours. Premièrement, nous nous sommes fait dire que ce n'était pas du tout la meilleure saison pour visiter la Croatie et nous avons aussi appris que le transport en commun n'est pas très développé là-bas.
Nous voyageons en train (passe de trois mois illimité).
Deuxièmement, nous avons appris hier que nous devions retourner au Québec au début du mois de décembre pour le travail. Nous avons donc dû changer notre itinéraire. Nous avons acheté des billets d'avion pour décoller de Genève (Suisse). Comme nous sommes à Venise et que nous devions partir pour Trieste demain, nous pensions retraverser l'Italie du Nord pour faire les villes que nous n'avons pas visitées. Ensuite, nous nous rendrons à Genève pour la date prévue, soit le 3 décembre.
Villes visitées en Italie : Pise, Florence, Sienne, Rome, Pompéi, Vérone, Venise, Trévise et sûrement Trieste.
Villes que nous voulons étudier afin de peut-être les visiter (il n'y a pas d'ordre...) : Asolo, Vittorio Veneto, Padoue, Vicence, Lac de Garde, Bologne, San Marino, Volterra, Turin, Milan, Lac de Côme.
Nous aurons environ 10 jours en Italie du Nord.
J'aimerais avoir vos commentaires, sur les villes nommées, sur les villes oubliées, sur le temps à y consacrer... Ne pas oublier que nous voyageons en train, donc les villes doivent avoir leur gare à proximité du centre. À titre indicatif... nous aimons beaucoup les paysages (ex. : les Alpes, les lacs), les gros bâtiments impressionnants (ex. : le Colisée), les villes charmantes où il fait bon de s'y balader (ex. : Venise, Vérone). Nous avons peu apprécié Pise (à part le secteur de la Tour).
Merci à l'avance pour votre collaboration... Normalement, je lis beaucoup sur le forum et je navigue sur le web, mais là, je manque de temps! Merci!
J'ai besoin de vos idées!
Je vous explique ma situation... Je suis présentement avec mon conjoint dans un voyage en Italie (à Venise plus exactement) et nous devions partir pour la Croatie dans deux jours. Premièrement, nous nous sommes fait dire que ce n'était pas du tout la meilleure saison pour visiter la Croatie et nous avons aussi appris que le transport en commun n'est pas très développé là-bas.
Nous voyageons en train (passe de trois mois illimité).
Deuxièmement, nous avons appris hier que nous devions retourner au Québec au début du mois de décembre pour le travail. Nous avons donc dû changer notre itinéraire. Nous avons acheté des billets d'avion pour décoller de Genève (Suisse). Comme nous sommes à Venise et que nous devions partir pour Trieste demain, nous pensions retraverser l'Italie du Nord pour faire les villes que nous n'avons pas visitées. Ensuite, nous nous rendrons à Genève pour la date prévue, soit le 3 décembre.
Villes visitées en Italie : Pise, Florence, Sienne, Rome, Pompéi, Vérone, Venise, Trévise et sûrement Trieste.
Villes que nous voulons étudier afin de peut-être les visiter (il n'y a pas d'ordre...) : Asolo, Vittorio Veneto, Padoue, Vicence, Lac de Garde, Bologne, San Marino, Volterra, Turin, Milan, Lac de Côme.
Nous aurons environ 10 jours en Italie du Nord.
J'aimerais avoir vos commentaires, sur les villes nommées, sur les villes oubliées, sur le temps à y consacrer... Ne pas oublier que nous voyageons en train, donc les villes doivent avoir leur gare à proximité du centre. À titre indicatif... nous aimons beaucoup les paysages (ex. : les Alpes, les lacs), les gros bâtiments impressionnants (ex. : le Colisée), les villes charmantes où il fait bon de s'y balader (ex. : Venise, Vérone). Nous avons peu apprécié Pise (à part le secteur de la Tour).
Merci à l'avance pour votre collaboration... Normalement, je lis beaucoup sur le forum et je navigue sur le web, mais là, je manque de temps! Merci!
Six semaines de bonheur face à soi-même en Inde du Sud English translation pending
DEPART POUR UN NOUVEAU VOYAGE: INDE DU SUD
DATE : le 29 OCTOBRE 2011.
Je quitte mon domicile à midi pour attraper le train qui me conduira à Bruxelles National. Je prends l’avion pour Londres à 17H20. J’attends jusqu’à 22 H la correspondance pour MUMBAY. J’ai très chaud à l’aéroport. Le vol se passe bien et mes bagages sont au rendez-vous!
30 septembre: arrivée à MUMBAY. 2H de taxi prépayé pour atteindre l‘hôtel. Trafic monstre. Discussion avec le chauffeur concernant la taxe du droit de passage d’un pont dont je ne veux pas payer car je pense que c’est inclus dans le prépayage! Pas sûr… mais bon, pas payé quand même! L’hôtel est simple mais propre; le lit est correct. Douche bien méritée. Je suis mon programme à la lettre c’est-à-dire: acheter une carte GSM et balade de 500m dans les parages avec petite visite d’un magnifique temple jaïn sur mon passage. Je mange une dosa (végétarien), me redouche et zut, ma carte de téléphone ne va pas, je retourne à la boutique; elle n’était pas activée! Dodo excellent. Un peu mal au dos à cause des valises et l’avion.
HOTEL ROYAL CASTEL: 35€ (rés av Hotel.com).Pte ch, propre, sympa,25km aéro internat, env centre.
1er octobre: Je me rends au terminus Victoria qui est une gare, comme le nom l’indique, typiquement anglaise; elle date de 1888. C’est une des plus belles gares d’Asie. En chemin, ce n’est que bâtiments à structure anglaise; on ne peut nier que Bombay, nom de l’époque, était sous l’emprise britannique! J’ai un rendez-vous avec les Dabbawallaks. Ce sont des centaines d’hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur propre famille; et eux les font parvenir, par train, à la personne concernée qui mangera ainsi un diner familial. Ils font cela tous les jours à 11H30 précise à la gare de Churgate. J’ai arpenté de long en large pour trouver la bonne place afin de ne pas les louper, et ce pendant ¾ d’heure. Le seul problème qui fut négligé, est que le week-end, ils ne travaillent pas… et on est samedi! Je ne me laisse pas abattre et de ce pas vais visiter le musée Chhatapati Shivaji, ex Prince de Galles. Ce nom lui fut donné après la visite du Prince de Galles, devenu ensuite roi George V. Le musée fut terminé en 1922. La visite dure 2H avec guide audio en français, ce que j‘adore. On y trouve de tout: peintures, miniatures, statues, monnaies, tissus, armes.
Je décide d’aller voir les temples creusés dans la roche sur l’Ile Elephanta. Je prends mon ticket; j’embarque; je vogue; j’arrive après 1H de mer. Je ne trouve pas le petit train, décrit dans le routard, qui doit nous attendre à l’arrivée pour nous emmener un bout de chemin mais je pense, à ce moment, que peut-être ça a changé. Pas du tout… je n’étais pas sur l’Ile Elephanta… mais j’avais fait une traversée sans importance pour nous touristes puisqu‘elle mène à de petits villages. Retour à Mumbay par un bateau de fortune et ferme intention d’attaquer l’homme qui m’a vendu ce billet. Plus là évidemment, il n’a pas attendu mon retour! J’en ai parlé à la police qui n’a rien pu faire car ce n’est pas dans la baraque qu’on me l’a vendu mais juste devant! L’arnaque quoi. Ce n’est pas pour les 2€ mais j’ai perdu 2H. J’espère pouvoir me rendre sur la bonne île en fin du séjour.
Enfin, j’ai vu la gâte India (porte de l’Inde) car l’embarquement se faisait là. Elle fut construite en 1914 encore en l’honneur de George V.
Je termine ma journée par une balade aux jardins suspendus d’où on domine la ville. Journée bien remplie dans cette ville polluée.
2 octobre: Je me suis rendormie ce matin jusqu’à 13 heures. Adios la visite du musée de Gandhi prévue, en plus, aujourd’hui c’était son anniversaire! Le check-out devait avoir lieu à 12H et j’ai quitté l’hôtel pour l’aéroport à 14H; ils ont été gentils de ne pas réclamer un supplément voire une nuit…
Une heure de voiture pour l’aéroport domestique; j’ai trop de kilos dans mon bagage à main mais encore place dans la valise à enregistrer. Ils me demandent de transférer trois kilos ce qui parait réalisable à première vue mais le problème est que ma valise est petite et qu’il est difficile d’y caser encore des affaires. Je fais une tentative dans un coin de l‘aéroport sous le regard perçants des Indiens. Je repese; je n’ai gagné qu’un kilo. Retour à la case départ pour une 2ème tentative. Ils sont patients ces indiens… mais moi, je commence à avoir très chaud…Il me reste encore 1,5 kg à caser mais sûrement par pitié vu la sueur de mon front, ils acceptent d’enregistrer sans supplément. Heureusement que j’étais très tôt! Et puis, ça m’apprendra à me charger trop. Mon vol a une heure de retard. Le chauffeur m’attend à Hubli; il m’a déjà téléphoné. Il faut dire qu’au téléphone, en anglais, ce n’est pas évident! Si je n’avais pas perçu le mot Hubli, je raccrochais; j’ai donc pu dire un des seuls mots connus: DRIVER….YES. La conversation s’est terminée là!
A notre arrivée à Hubli, dans une belle ambassador bien entretenue, je descends dans un hôtel minable que j’avais réservé; j’ai déjà vu un cafard en arrivant dans la chambre; bon, ce n’est qu’une nuit! Je vais essayer de dormir là-dessus!… Non pas sur le cafard…. Je rentre dans mon sac à viande…
HOTEL ASHOKA TOWERS: 12€ (rés av Stayzilla sinon -cher)- bêtes, Draps sales.
3 octobre: J’ai survécu mais pas beaucoup dormi! A 10H, nous mettons le cap sur BADAMI, somnolant tout le chemin, sautant en l’air aux milles dos de buffle que nous prenions… le chemin a duré 3H. Je suis bien installée cette fois; c’est un cottage superbe mais il y a quand même toutes sortes de bestioles.
A 16H, je visite les grottes rupestres construites dans la roche granite il y a env. 1500 ans. A ma grande surprise, en arrivant, je me rappelle que je suis déjà venue avec un groupe lors d’un précédent voyage (j’avais oublié ce nom; à ce moment, je ne faisais pas encore de récit). Ces 4 grottes sont étagées à flanc de falaise; la dernière donc la plus haute fut construite 100 ans plus tard que les 3 autres. Le travail de la pierre est saisissant pour l’époque. Les reflets de la lumière sur cette falaise sont à vous couper le souffle. La 1ère et la 3ème grottes sont dédiées à Shiva; la 2ème à Vishnu et la 4ème à Tirthankara. La 3ème est certes la plus belle avec d’énormes statues taillées dans la roche. Du haut de la dernière grotte, le paysage sur la ville est splendide. On aperçoit d’autres falaises en face, des maisons blanches, une mosquée, un temple blanc, le lac et ses ghâts (escaliers menant au lac) où les femmes lavent leur linge.
Je vais à leur rencontre au lac. J’admire la force qu’elles ont pour laver, tordre, rincer, retordre le linge. En continuant, j’arrive devant un petit musée, fermé. Les enfants sont agressifs ici. J’ai déjà connu ça à Bundi.
Le soleil se couche. La falaise devient rouge. C’est magnifique. J’admire trois chèvres tout en haut sautant de rocher en rocher…. Enfin, c’est Ravi, mon chauffeur, qui me l’a dit; en fait, moi je n’ai vu que les chèvres sans les voir sauter! Après cette balade de 2H30, je rentre souper à l’hôtel. La journée fut agréable.
HOTEL HERITAGE RESORT: 38€ (rés av Kamu voyage); 5cottages implantés ds espace aéré - propre - bonne cuisine, éloigné de 2km du bruit de la ville.
4 octobre: Je commence mon périple à 9H; départ pour les temples de AIHOLE à 40 km de Bâdâmi; il faut toutefois 1H30 pour s’y rendre tellement la route est mauvaise. Ce site comprend une centaine de temples construits entre le 4ème et le 6ème siècles. Nombreux sont ceux en ruine ou ensevelis sous la ville. Le plus ancien tenant encore debout est le temple Jaïn Meguti qui serait de 634 selon une inscription, se trouvant face au site archéologique. La grande différence avec les autres est qu’on voit bien les blocs de pierre posés en quinconce l’un sur l’autre, sans joint. Je commence par le musée du site archéologique car il y a une maquette du lieu, ce qui pourrait éventuellement m’aider à m’y retrouver. Ce ne fut pas le cas mais je m’en suis bien sortie quand même. Le plus beau temple est celui de Durga qui exceptionnellement a une forme semi-circulaire, inspirée des temples bouddhistes. Les représentations des Dieux y sont splendides. Dans le temple Ladh Khan, il y a la plus vieille échelle du monde, en pierre, du 5ème siècle. Je ne peux pas décrire tous les temples.
La visite terminée, je me rends sur la colline avoisinante, montant les 120 escaliers. Je suis rassurée, je vois trois vaches qui m’attendent tout en haut! Je ne serais pas seule… quoique cinq indiens viennent d’arriver! C’est le temple troglodyte Ravala Phadi qui domine le village. Il ressemble aux temples d’Ellorâ parait-il! Le point de vue est sensationnel. La visite aura duré au total 3H30.
A 5H, je vais acheter des petites bananes puis me rends au lac pour voir le coucher de soleil à 18H30. Encore une bonne marche pour revenir sur mes pas. Ce soir, L’hôtel ne cuisine pas prétextant une panne de gaz; Ravi me conduit donc souper à l’hôtel voisin où je rencontre un couple de Belge que j’avais croisé ce matin à Aihole. Nous nous attardons lors du souper; résultat le chauffeur me fait la tête; il a démarré sur les chapeaux de roues et ne m’a pas dit bonsoir. Demain, on verra sinon je lui ferai une remarque. Il parait vouloir mener la barque, me semble t’il!
5 octobre: départ à 9H pour voir les temples de PATTADAKAL à 29 km de BADAMI. Je revois mes compatriotes sur le site. J’ai aimé le temple Virupashka avec l’énorme taureau Nandi en pierre noire, magnifique; dans ce temple, il y avait un Brahman. J’ai eu un coup de cœur pour le temple Mallikarjuna où j’ai fait un rituel religieux en faisant 7 fois le tour du sanctuaire principal où le Dieu est posé. Ces deux temples ont de belles sculptures. La spécialité du temple Galaganath est qu’il est a au sommet une grosse boule de pierre. L’érosion a beaucoup abimé les sculptures. Les autres petits temples sont moins signifiants. Ma visite sur ce site a duré 3H sous un soleil de plomb. En sortant, je m’abreuve d’un jus de noix de coco.
En chemin, je fais quelques photos insolites de la vie paysanne: des buffles couchés dans la boue, un pont recouvert par des récoltes diverses que les paysans font séchés (les voitures roulent dessus et ainsi les concassent). Je m’arrête à hauteur d’un ferronnier fabriquant des outils; son collègue fait marcher un soufflet avec une poutre qu’il agite de bas en haut continuellement. Le soufflet à l’intérieur dirige l’air sur le petit foyer qui permet au ferronnier de travailler.
Hier, j’étais passée devant un petit temple rose qui me plaisait; j’ai voulu aller le voir aujourd’hui. En fait, il est dédié à Sai Baba. L’accueil y fut chaleureux par les enfants et le brahman qui après m’avoir marqué le front, m’offre à manger des offrandes qui, en principe, étaient pour les Dieux. Serais-je devenue Déesse???
Au retour, à mi-chemin, je vais voir le temple Sri Mahakoota qui est aussi un ashram. Voyant de drôles de personnages teintés de blanc, aux longs cheveux et à la barbe immense, mon instinct me dit d’assouvir ma curiosité en m‘approchant. On tournait un film de cinéma. Résultat: je n’ai plus su bouger pendant une heure car le tournage débutait. De ce fait, je n’ai pas vu le temple de Kali ni la cachette souterraine sous le bassin d’ablution qui était le but de cette visite.
En arrivant à l’hôtel, Ravi me dit qu’il a fini journée car demain c’est le festival des chauffeurs et il doit avoir une belle voiture… Ca tombe bien, je suis fatiguée. La visite d’aujourd’hui aura duré au total 6H.
6 octobre: Ce matin, départ à 10H pour HAMPI. La route est mauvaise sur la première moitié du chemin. Nous mettons 5H pour arriver. La guest-housse est petite, sympa et très propre. J’aménage ma chambre à ma manière c’est-à-dire mettre les deux matelas un sur l’autre. Je vais faire un petit tour dans un périmètre de 500m et trouve quand même le moyen de me faire faire sur mesure une tunique car je n’ai que des manches longues et j’ai chaud. Un peu plus loin, je profite d’un massage ayurvédique; un vrai, fait par un malabar que je ne sais pas si je sentirais encore mon corps demain car il employe la force! Surprise demain au réveil…
RANJANA GUEST HOUSE: 15€ (rés av Stayzilla sinon -cher), 5 belles chambres av terrasse dans Hampi Bazar - propre - sympa - agréable.
7 octobre: Je n’arrête pas de transpirer; on m’a dit qu’il fait la température du mois de juin; le climat est déréglé ici aussi. HAMPI était une ville aussi importante que Rome avec 500.000 habitants au 16ème siècle lors de son apogée. Sur ce site de 30m² sont dispersés 400 temples. Il y a un chaos de rochers. S’il faut une preuve que le big-bang a existé, c’est ici qu’on la trouve!!! C’est fantastique, majestueux, magique, étourdissant. Il paraîtrait qu’il y ait encore des vestiges enfouis. 200 espèces de singes ont été lâchées sur ce site suite au film Hanuman.
J’ai commencé ma visite à 10H pendant 5H30 non stop. J’ai fait la ville royale en commençant par le temple Vitthala à quelques kilomètres. C’est celui qui est le mieux conservé sur tout le site. En entrant dans la cour, un incroyable chariot en pierre à quatre roues est implanté. Il y a des piliers musicaux mais j’ai eu bon essayer, il n’y a pas eu de réponse. Le déambulatoire faisant le tour du sanctuaire principal est en sous-bassement, ce qui est très rare; il est magnifique. Le temple Underground est souterrain et baigne dans l’eau; un gamin me le fait visiter. Le temple Queens’ bath avec son grand bassin entouré de balconnets où chanteurs et musiciens s’installaient. L’eau alimentant le bassin était pure, provenant d’un lac. Le temple Mahanavami Dibba avec son estrade pyramidale donnant sur la cour du roi. Du haut de cette estrade, on aperçoit aisément les bassins et les ruines du temple. Le dernier bassin est en pierre noire avec sa canalisation en pierre faisant plusieurs dizaines de mètres. Une indienne m’emmène voir la chambre secrète du roi en sous-sol. Il y a un couloir faisant le tour de cette chambre. Elle m’a pris la main et jamais de ma vie, je n’ai été plongée dans un noir intense pareil. Le néant complet. Moment intense! Je me demandais quand même où on allait sortir; je n’aurais pas voulu y faire des kilomètres!
Ravi me conduit maintenant au temple Hazara Rama qui a la particularité d’avoir quatre piliers noirs, remarquables, ce qui serait unique en Inde d’après les historiens. Nous arrivons au temple de Krishnaavec son gigantesque porche et des statues de danseuses. Puis le Zenana, quartier des femmes du roi, le harem quoi! Il y a un joli pavillon qui s’appelle le Lotus Mahal et des tours de guet. Après quelques mètres, l’étable des éléphants où le roi logeait ses préférés; il en avait 800. Je termine par quelques photos de rochers énormes qui s’appuient l’un sur l’autre. Je ne monterais pas les 600 marches pour voir le temple Hanuman!
Je m’offre à nouveau un massage, tellement celui de hier était bon. Je pense même y retourner demain car c’est rare d’avoir un massage de cette qualité. Je passe chercher ma tunique; elle est trop étroite; j’espère qu’elle va pouvoir m’arranger ça.
8 octobre: aujourd’hui, je démarre à 11H sans chauffeur. J’ai tout un programme à faire à pied mais il n’en sera rien, il est tout chambouler: normal en Inde. Le seul que j’ai visité et qui est toujours en activité est le temple Virupaksha, qui se trouve à deux pas de ma guest-house. Il est assez grand; il a une tour pyramidale de neuf niveaux et une grande cour où des indiens dorment la nuit. Il a un beau plafond décoré. Dans la cour, on met une pièce dans la trompe de l’éléphante Lakshmi, décorée; elle s’empresse de le donner au cornac puis vous met la trompe sur la tête en signe de bénédiction; j’ai trouvé ça comique! Je continue mon périple en chaussette puisque j’ai dû enlever mes chaussures à l’entrée. Je me retrouve à la rivière. Je fais de l’escalade sur les gros rochers afin d’arriver à la barque; tout va bien, je suis de l’autre côté. Montant un chemin, toujours sans chaussure, je trouve un petit resto sympa; je m’installe sur un matelas et déguste un vrai jus de papaye avec une salade de fruits.
Il n’y a rien d’autre à faire donc je réembarque pour la traversée. Cette fois, pas de chance, une jambe est passée, l’autre tombe à l’eau; deux indiens me tirent sur la barque sinon je versais complètement dans la rivière. Ré escalade sur les rochers brûlants pour atteindre la petite rue. Mes pieds brûlent vraiment. Quelle idée de ne pas avoir été rechercher mes chaussures avant tout ça! Je verse ma bouteille d’eau sur mes pieds mais ce fut pire, la pierre est tellement chaude que l’eau bouillait presque sur mes pieds. J’ai vite enlevé mes chaussettes et me suis assise par terre. Le Mango Tree est un resto recommandé dans les guides. C’est un peu loin surtout sans chaussure et y vais en rickshaw mais il y a quand même toute une bananeraie à traverser. Surprise en arrivant, j’y étais allée avec mon petit groupe il y a quelques années. Je bois un jeu de papaye et retourne en rickshaw jusqu‘à l‘entrée du temple où je récupère ce que j‘aurais dû avoir bien plus tôt: mes chaussures. Tout cela m’a pris 5H. J’ai rendez-vous pour un nouveau massage. En fait, j’ai récupéré ma tunique, pas terrible! Elle finira à la poubelle…
9 octobre: on a fait le trajet jusqu’HASSAN, ce qui fait 8H15 de route, non stop pour 380 km. Route en très mauvais état. Je suis bien installée à l’hôtel, heureusement pour le prix!!! Il y a internet dans les chambres sauf dans la mienne car je suis au 3ème et je dois aller dans le couloir du 5ème pour lire mes mails.
SOUTHERN STAR HOTAL: 46€ av pt déj anglais, ce qui n’est pas trop notre truc de manger un repas chaud le matin et piquant en plus (rés av Makemytrip), propre, grand, internet dans room mais pas avant le 4ème étage, pas eau chaude journée; ne vaut pas le prix du tout…
10 octobre: hier soir, j’ai eu des crampes au ventre et ce matin, encore un peu barbouillée. J’ai donc décidé de supprimer ma visite de Bélur; je la ferai demain avec Halebid. J’ai donc profité de ma belle chambre d’hôtel en me reposant. Je suis sortie quand même acheter mes fruits, poster mes cartes postales qui fut toute une entreprise; la poste en Inde n’est pas vigoureuse; on dirait qu’on leur amène des lettres à poster pour la première fois. J’ai eu le plaisir de revoir mes compatriotes vu à Bâdâmi, à Pattadakal et à Hampi. Je les reverrai certainement à Mysore. Le soir, j’ai fait quelques achats dans une grande surface à deux pas puis j’ai pris mon repas au resto de l’hôtel Sri Krishna qui est moins cher que celui du Southern Star.
11 octobre: démarrage à 9H pour le site historique de BELUR et HALEBID. Une heure de route et me voici devant le temple de Chennakeshava à Bélur. On pénètre dans l’enceinte par l’extraordinaire gopuram à 7 étages; on arrive dans une grande cour où sont implantés le grand temple et d’autres petits le contournant.
Sa particularité est qu’il est situé sur une plate forme en forme d’étoile. Je n’avais jamais vu cela auparavant. C’est magnifique! Il aura fallu 103 ans pour faire ce chef d’œuvre. A l’intérieur, se trouve des piliers noirs brillants. Dans la cella, se trouve un Vishnu de 3m de haut. Un gros spot dirige la lumière vers la cella et les sculptures du plafond du mandapa. Ces sculptures sont fines et je me demande toujours comment il a été possible de réaliser de telles merveilles à l‘époque (12ème siècle). En sortant, je passe devant un cobra géant dressé, doré. Enfin, moi je suis passée quatre fois devant tellement je rentrais et sortais d’un côté puis d’un autre. C’est un des plus beaux temples en Inde du Sud parait-il, d’après les guides. Il est toujours en activité.
Les quelques petits temples sont de moindre importance. Je passe dans une galerie où il y a plusieurs statues dont un super Ganèche qui m’attire tout spécialement. La visite aura duré 2H.
Maintenant, direction Halebid à 16 km. Ici, c’est le temple de Hoysaleshera, une merveille du point de vue architectural. Les sculptures sont encore plus fines que celles de Bélur. En fait, c’est un grand couloir avec une petite salle qui relie deux temples, un du roi et l’autre de la reine. Devant leur entrée respective, il y a un énorme Nandi (taureau, monture du Dieu Shiva). Celui du roi, le 2ème est majestueux et serait le plus gros Nandi de l’Inde. Celui de la reine, plus petit, est gracieux. Je m’émerveille devant le travail réalisé. Je pense me souvenir qu’il est en forme d’étoile. Il y a un petit musée dont le tour est vite fait. La visite a duré 2H15.
Ravi m’arrête 1 km plus loin pour voir les temples jains; je refuse car j’en ai vu beaucoup lors du voyage précédent. Je regrette car je lis après dans ma documentation qu’il y avait une statue de Tirkankara (Dieu Jain) de 4,5 m.
Par contre, j’avais lu qu’il y avait un curieux temple à DODDAGADAVAHALLI, à 20 km. Le chauffeur ne connaissait pas mais un copain lui avait dit que le chemin était difficile, ce fût le cas. Mais aucun regret en arrivant au temple Mahâ Lakshmi. Le Brahman nous fait visiter les lieux; il fait sombre et est muni d’une lampe. C’est vrai qu’il est bizarre ce temple. Les quatre sanctuaires en croix marquent les quatre points cardinaux. Un des sanctuaires représente Kali avec deux grands squelettes effrayants à l’entrée. Les autres représentent Shiva, Vishnu et Lakshmi. L’extérieur n’est pas bien conservé. En partant, le brahman nous offre des bananes. Petite visite insolite. Retour à l’hôtel à 16H30 où je comptais prendre une douche chaude mais pas d’eau chaude, quand même pour un hôtel de ce prix!
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie pay�� le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie pay�� le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
Différence entre Santa Clara: Memories Azul Beach Resort et Memories Paraiso Beach Resort English translation pending
Je regarde pour me payé un 5 étoiles a un bon prix. Je trouve que le prix a 865$ départ de Québec est vraiment abordable.
Savez vous quel est la différence entre ses 2 hôtels qui sont un a coté de l'autre.
Santa Clara: Memories Paraiso Beach Resort
Santa Clara: Memories Azul Beach Resort
Hôtel Sirenis Cocotal pour une semaine dès le 28 novembre English translation pending
bonjour, je vais le 28/11/11 pour une semaine au sirenis cocotal, si qq'1 connait ?? l'emplacement de la chambre idéal le plus sympa, les soirées, les excursions incontournables à ne pas manquer peut on payer en euros? bref tt pour faire un bon séjour😛