Results for "Muang+Sing+|+8+>+193"
4261 results found.
Séjour en Thaïlande-Laos: quid des visas? English translation pending
Bonjour
Je compte aller prochainement en Thaïlande et au Laos pour une période de 2 mois.
est-il possible d'aller et venir entre les deux pays sans prendre de visas pour la Thaïlande si l'on ne dépasse pas des périodes de 15 jours?En ce qui concerne le Laos, le visa pris à la frontière est valable 15 jours, pourrais-je y faire 2 séjours au cours de la période des deux mois ou est-il nécessaire d'avoir un délai plus important entre 2 séjours?
Récit de voyage: 25 jours en Thaïlande du 4 au 31 décembre 2009 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de vous faire partager mon expérience en Thaïlande. Je suis partie du 4 au 31 décembre, c’est donc tout frais. Je m’excuse d’avance pour le roman, mais quand je faisais des recherches sur le forum avant de partir, j’aurais aimé lire plus de récits de voyages. Du coup, j'ai pris un peu de temps pour écrire tout ça. J’espère que celui-ci pourra être utile.
Arrivée à Bangkok le 5 décembre à 15h. On a passé la douane, récupéré les bagages et pris un taxi (niveau 1 de l’aéroport) jusqu’à China Town en un temps record (1h15 environ). On avait réservé une chambre standard au China Town Hotel via Asiarooms pour 1080 baths, petit déjeuner compris. Chambre vraiment standard, avec un lit double, une salle de bain et la clim. Déco un peu vieillotte, mais chambre propre. Le personnel de l’hôtel est très gentil et très serviable. Comme on était un peu fatigués du voyage, on n’a pas fait grand chose. On s’est juste promenés dans China Town et on est allés jusqu’à la gare Hua Lumphong à pied (environ 15 minutes) pour prendre les billets de train de Chiang Mai à Bangkok. Le dépaysement dans China Town est total, c’est super. Le soir, on mange dans la rue et on se couche assez tôt.
Le 6, on part à pied jusqu’à l’embarcadère (15 minutes) sur la Chao Praya pour aller au musée national. Le bateau est un moyen de transport assez sympa et rapide. Le musée est bien intéressant avant de commencer la visite du pays, surtout pour la partie historique. On n’a pas tout vu car il est immense. Ensuite, direction le Grand Palais, mais il est fermé en raison de l’anniversaire du roi. On ne visitera que le Wat Phra Keo et on en prend vraiment plein les yeux, c’est magnifique. On enchaîne sur le Wat Pho et son superbe bouddha couché. Le site est grand et superbe. A la sortie du Wat Pho, le monsieur qui surveille les entrées nous conseille la visite de 3 autres temples et négocie ça avec un tuk-tuk pour 30 baths, retour à l’hôtel compris. Après la visite du premier temple, le chauffeur nous propose d’aller visiter une usine, mais on refuse. Il nous propose d’aller au TAT pour acheter tous nos billets de bus, on refuse aussi. Au final, il nous plante on ne sait où car nos refus ne lui ont pas plu. Tant pis, on trouve un autre tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel. Règle n°1, se méfier quand le chauffeur parle trop bien anglais ;-) A l’hôtel on récupère nos bagages pour aller à la gare prendre le train pour Ayutthaya. Le train est à 15h20 et c’est uniquement de la 3è classe pour Ayutthaya. Dépaysement garanti. Arrivée 1h30 apr��s. Avec nos tronches de touristes, tout le monde a compris où on allait et on nous a indiqué quand il fallait descendre. Tuk-tuk pour aller à la GH Tony’s Place. On n’avait pas réservé, mais il restait une chambre de libre. On a donc eu une grande chambre prévue pour trois avec clim, grand lit, salle de bain et Wifi pour 700 baths (le meilleur rapport qualité prix du voyage). Le personnel de la GH est encore une fois adorable. A 18h30, on part faire un tour d’une heure dans la ville pour voir les sites illuminés avec le même tuk-tuk (Monsieur Noi, très gentil). Belle balade et certains sites sont bien mis en valeur.
Le 7, on se loue un vélo à la journée et on fait le tour des principaux sites. Les vestiges sont superbes, on se rend bien compte à quel point ça a dû être grandiose. Comme les différents sites sont bien disséminés dans la ville, on ne peut pas tout voir en 1 journée, mais on en prend quand même plein les yeux. A 16h, on a rendez-vous devant la GH pour faire un tour de 2h en bateau. C’est sympa et ça nous permet d’accéder à des sites de l’autre côté du fleuve que nous n’avions pas vu. Notamment le superbe Wat Chaiwatthanaram qui mériterait plutôt la lumière du matin. A 18h, le bateau nous laisse au night market. On fait un petit tour et on mange sur place. Retour à pied à la GH qui n’est pas très loin.
Le 8, on part à la gare routière pour prendre le bus de 9h direction Sukhothai. 6h de bus au lieu de 5h. Arrivée à la gare, on snobe les tuk-tuks pour prendre le bus local en direction de Old Sukhothai. C’est marrant, dans le bus il y a Terminator 4 en thaï. On prend une chambre à la Vitoon GH (lit double, clim et salle de bain pour 700 baths). Old Sukhothai n’est pas très grand, il n’y a que 2 GH, mais on trouve quand même des salons de massages et des bars restos à l’occidentale (indicateurs touristiques avec les tailleurs). A 16h, on arrive à l’entrée du parc historique où on loue des vélos. Site superbe, mais comme c’est orienté à l’est, ce n’est pas terrible pour les photos. A cette heure là, c’est très calme et il y a peu de monde. La balade en vélo est très agréable. A la différence d’Ayutthaya, les vestiges sont regroupés dans plusieurs parcs historiques qui ne sont pas ouverts aux voitures. C’est donc beaucoup mieux pour circuler à vélo et très beau car bien préservé.
Le 9, on se lève tôt et on retourne au parc de la veille (en vélo) pour faire les photos avec la lumière du lever du jour. Bonne idée, c’est superbe et encore une fois, il y a peu de monde. On se dirige ensuite vers le site du nord qui abrite une immense bouddha tout blanc (Wat Si Chum). On retourne à la GH vers 11h pour le check-out. On devait prendre le bus de 11h30 pour Chiang Mai, mais il a été annulé. On a donc pris celui de 13h20. 5 heures de routes et nous sommes à Chiang Mai. On prend un tuk-tuk pour aller à Baan Kaew GH, située à côté de l’Alliance Française. C’est en dehors des enceintes de la vieille ville, mais c’est vraiment au calme. On a une chambre avec lit double, clim et salle de bain pour 800 baths. Et on arrive même à trouver un réseau Wifi. Petite balade au Night Bazaar. On trouve ça horrible, c’est uniquement fait pour les touristes. On s’en va rapidement.
Le 10, on part dans la vieille ville à pied ; ça nous prend 20 minutes environ. Et on se balade dans la ville à pied de temple en temple. Dans les temples on croise souvent de jeunes thaïs qui viennent de finir leurs études et qui parlent bien anglais. C’est sympa de discuter avec eux, mais ils finissent toujours par nous conseiller un tailleur. On fait notre premier massage au Thaï massage conservation center. Un endroit où les masseurs sont aveugles. Alors, le massage thaï c’est entre la torture et la relaxation. Le masseur appuie très fort à des endroits bien précis, tellement fort que c’est douloureux. Mais on sort de là bien détendu sans être sûrs de recommencer l’expérience. Dans l’après-midi on va voir le Warorot Market et là c’est le bonheur. C’est immense, il y a de la nourriture étrange un peu partout, plein de fringues et peu de touristes, c’est vraiment super. Là aussi dépaysement total.
Le 11, on visite à nouveau les temples de la vieille ville à pied. Les tuk-tuks ne comprennent pas pourquoi on aime tant marcher. A pied, ça permet de se perdre un peu dans les petites rues et de découvrir des endroits sans masseurs, tailleurs, etc. On trouve une coiffeuse qui ne parle pas anglais et on se lance. Le résultat est très bien et ça nous a coûté à peine 300 baths pour 2. On croise aussi des gamins qui ont des exercices d’anglais et qui nous demandent d’où on vient, pourquoi on est en Thaïlande, qu’est-ce qu’on aime, etc. Et après, ils nous demandent d’écrire notre nom dans leur cahier. C’est marrant ; avec une quinzaine d’enfants autour de nous, on se prend pour des stars ;-) Retour à la GH où on a rendez-vous avec une copine thaïlandaise. Elle nous emmène au resto (Just Khao Soy) le midi et au Doi Suthep l’après-midi. C’est très beau, mais c’est vraiment hyper touristique et blindé de vendeurs de souvenirs. On fait un peu de shopping avec elle et on teste le Fish Spa. Il ne faut pas être trop chatouilleux des pieds. Les petits poissons mangent les peaux mortes sur tout le pied, même dessous et ça chatouille vraiment. Le soir, notre amie nous emmène dans un resto où on peut goûter des spécialités (Antique House, je crois) dans un superbe décor. On apprend vite qu’il faut oublier les currys en tout genre et les soupes au lait de coco car ça arrache vraiment la bouche (ça baigne dans les piments).
Le 12, on se fait une dernière balade au Warorot Market le matin. A la fin du voyage je regretterai de ne pas avoir acheté plus de choses (au niveau bouffe) car on n’a pas retrouvé un marché comme celui-là à Bangkok. A midi on fait le check-out à la GH et on retrouve notre amie pour le déjeuner. Elle nous amène ensuite à la gare où nous avons le train pour Bangkok à 14h50. On expérimente donc le train de nuit. Les couchettes sont confortables, mais le train est hyper bruyant et la lumière du wagon reste allumée toute la nuit. Difficile de bien dormir, même avec des boules Quiès.
Arrivée à Bangkok le 13 à 6h du matin. On retourne au China Town Hotel qui nous avait bien plu au début (15 minutes à pied). Cette fois-ci on prend une chambre un peu plus grande avec le Wifi pour 1150 baths (petit dej inclus). On se repose un peu et comme c’est dimanche, on part au Sunday market (Chatuchak) en métro. Ce marché est vraiment immense et on y trouve vraiment de tout. Comme on n’en est pas à la fin du voyage, on limite les achats. Etourdis par la chaleur, la fatigue et le monde, on va se poser un peu dans le parc à côté. Ca fait du bien et nous sommes prêts à partir à la maison de Jim Thompson. Le lieu est vraiment superbe et la visite guidée en français est fortement recommandée.
Le 14, on part en bus pour visiter le grand palais le matin, c’est vraiment superbe. Dans l’après-midi on part au parc de Lumphini. On se balade dans le parc et on se pose un peu avant d’aller au Night Bazaar. Là encore c’est immense et c’est fait pour les touristes. Mais ça passe mieux que le Night Bazaar de Chiang Mai.
Le 15, direction le Wat Arun en bateau (superbe site), dernière balade dans China Town et départ pour Krabi en avion. Arrivé à Krabi, c’est la surprise, à l’aéroport, il n’y a pas de taxi meter. Uniquement un service de minivan à 600 baths par personne et le bus navette à 150 baths par personne. On prend le bus qui laisse tout le monde devant son hotel. On passe la nuit à K.L. House à Ao Nang (lit double, clim et salle de bain pour 800 baths). La nana de l’hôtel est hyper commerçante, on lui achète les places pour le bateau en direction de Koh Phi Phi. Un bus de la compagnie maritime passera le lendemain matin à 8h20 devant l’hôtel pour nous amener à l’embarcadère d’Ao Nang pour le bateau de 9h. Petite balade le soir à Ao Nang. On n’aime pas du tout, on a vraiment l’impression d’être dans n’importe quelle station balnéaire du monde. Ca me fait trop penser à la rue de la Hune au Cap d’Agde.
Le 16, le bus passe à l’heure prévue. Arrivée à Koh Phi Phi à 11h30 environ. Un long tail boat de l’hôtel nous récupère. On a réservé une nuit au Phi Phi Relax Beach Resort (Pak Nam beach). Arrivé sur place, l’endroit nous plaît bien. La plage est calme et il n’y a que l’hôtel. En plus c’est un spot pour le snorkelling, c’est vraiment la fête du poisson sous l’eau ;-) On a pris un bungalow Garden View pour la modique somme de 1600 baths (sans petit dej, merci la haute saison). Le bungalow est propre mais un peu roots : pas de clim, pas d’eau chaude et électricité de 17h30 à 6h. Du coup, le bungalow est un peu sombre, mais on a un grand lit, une moustiquaire et un ventilo, ça fera l’affaire. On décide d’y passer une nuit de plus. On passe le reste de la journée à se reposer sur la plage, ça fait du bien. D’autant plus que le paysage est superbe.
Le 17, on décide d’explorer un peu l’île. On prend le chemin à travers la jungle pour aller à Tonsai en passant par le view point. Ca grimpe bien, on est en nage, mais la vue est vraiment superbe. Bref, ça se mérite ;-) On continue sur Tonsai, jumelle d’Ao Nang sans charme à nos yeux. Par contre, on en prend plein les yeux ; les dégradés de bleu de l’eau sont superbes. On se pose tranquillement sur un coin de plage. Dans l’après-midi, on refait la grimpette en sens inverse pour retourner voir les poissons de la plage de l’hôtel.
Le 18, on profite une dernière fois de la plage le matin et on va à la nage jusqu’à Rantee Beach. C’est un peu plus loin que prévu, il nous faut une bonne demi-heure. La plage est jolie, mais les bungalows ont l’air vieillot. Retour à l’hôtel, douche, check-out, repas et bateau pour Tonsai. Et encore bateau pour Ao Nang où on arrive un peu avant 18h. Comme prévu, quelqu’un de Pine bungalows nous attend à l’embarcadère pour aller près de la plage de Klong Muang. On avait prévu d’y rester 3 jours, on a fait un jour de rab tellement c’était sympa. La plage de l’hôtel est grande, calme, mais pas très propice à la baignade à marée basse (pas grave, la mer est basse le soir et tôt le matin). Notre bungalow était assez sommaire : un lit double, une salle de bain avec eau froide et un ventilo (pour 600 baths).
Le 19, on se fait une journée glandouille à la plage. On apprécie vraiment le calme. On se fait une petite balade en canoë dans l’après-midi jusqu’à l’île en face du Sheraton.
Le 20, on loue un scooter pour 2 jours et on part explorer les environs de Krabi. On commence par Tha Pom (eau cristalline et végétation luxuriante), très joli, mais la visite se fait en 20 minutes. On repart vers Krabi pour le Tiger Cave Temple qu’on ne trouvera pas car on n’a pas pris la bonne route. Tant pis, on a trouvé un joli temple à flanc de massif karstique avec des grottes. Et on continue la route jusqu’au parc national Phanom Bencha. Beau parc avec une belle cascade. Il faut laisser tomber le view point. Le chemin qui y mène n’est pas entretenu et ça grimpe sévère. Après 25 minutes de marche, on rencontre un couple qui redescend et qui nous explique qu’il y a encore une bonne 1/2h de marche et que la vue n’est pas exceptionnelle. Du coup, on fait demi-tour pour aller à une autre cascade qui n’est pas terrible. Par contre sur le chemin qui y mène, il y a le plus gros arbre qu’on n’a jamais vu (un dipterocarp). Il est magnifique, le tronc est vraiment immense ; c’est impressionnant.
Le 21, on va au Tiger Cave Temple. Il y a 1237 marches et ça grimpe sévère. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et de l’eau. On a mis 45 minutes pour atteindre le sommet, mais ça valait vraiment le coup. La vue est exceptionnelle, à 360° ; on distingue la mer, les massifs karstiques, les plantations de palmiers. Là aussi, ça se mérite. La descente est difficile aussi, j’ai les jambes qui tremblent. En bas, il y a plein de singes et le 7/11 vend des bananes si on veut les nourrir. Retour à Krabi où on achète des billets pour aller à Koh Pha Ngan le 24. On se prend la pluie en scooter, obligés de s’arrêter tellement ça tombe. 20 minutes après c’est bon, on repart en direction du bord de mer pour trouver des cartes postales. On arrive par la plage de Nopparat Thara qui est très jolie (malgré le temps nuageux). Si vous allez dans le coin, préférez cette plage à Ao Nang, c’est plus joli et beaucoup plus calme (les magasins sont à Ao Nang).
Le 22, on profite de notre dernière matinée sur cette plage bien agréable. Je vous recommande chaudement cet endroit si vous avez envie d’être peinard. Il n’y a rien autour de l’hôtel et le village de Klong Muang se trouve à 2 kms environ. Le scooter est bien utile si on veut se balader. La navette de l’hôtel nous laisse à Ao Nang où nous prenons le bateau pour Railey. On a réservé au Sand Sea Resort une chambre un peu plus haut de gamme (on fête nos 10 ans, on ne se refuse rien). Après-midi glandouille sur la plage ouest avec un paysage magnifique. En fin d’après-midi, on va jusqu’à la plage de Phra nang. Railey Est n’est pas terrible, mais la plage de Phra nang est vraiment superbe.
Le 23, on s’attaque au view point et au lagon, il est temps de refaire un peu d’exercice. Si vous n’avez pas de baskets et que vous n’êtes pas très sportifs, laissez tomber. L’accès au view point est rapide (15 minutes), mais on comprend vite que les cordes sont bien utiles. Encore une fois, la vue est superbe. L’accès au lagon est encore plus difficile, ça descend beaucoup et on se rapproche vraiment de l’escalade. Mieux vaut avoir quelques muscles dans les bras et ne pas être sujet au vertige. Le paysage est superbe, mais comme des boulets, on n’a pas fait attention que c’était la marée basse. Il n’y a donc pas d’eau dans le lagon, c’est tout boueux. Je ne m’aventure pas à faire le tour tellement ça glisse. On profite juste de la vue (des grottes de partout) et on se refait un peu d’escalade dans l’autre sens. On passe le reste de la journée à glandouiller sur la plage et le soir on admire le coucher de soleil sur la plage de Phra nang.
Le 24, on loue un canoë pour 2 heures et on achève nos bras ;-) Le canoë, c’est sympa, ça permet de voir de plus près toutes les grottes. On retourne à Ao nang vers midi. On se pose dans un resto en attendant 15h, heure de rendez-vous pour partir vers Koh Pha Ngan. On en profite pour écrire toutes les cartes postales ; une bonne chose de faite. Pour aller à Koh Pha Ngan, c’est la société P.P. Family qui gère le voyage. Depuis Ao Nang, un songtaew nous amène dans leurs locaux à Krabi. De là, on attend que tous les voyageurs arrivent. Le bus qui va à Bangkok nous lâche à Surat Thani dans les locaux de la P.P. Family. On mange sur place, mais on aurait mieux fait de zapper car il y a largement de quoi se ravitailler au port. Le ferry de nuit c’est roots de chez roots : des matelas étalés par terre et un oreiller. On dort en rangs d’oignons les uns à côté des autres. D’ailleurs on ne dormira pas énormément car beaucoup de touristes ont décidé de s’arsouiller au whisky une bonne partie de la nuit. Certains n’étaient vraiment pas frais à l’arrivée à 6h ;-)
Le 25, on prend un taxi jusqu’à l’hôtel au nord de l’île, Royal Orchid Resort (bungalow avec lit double, la clim, salle de bain et eau chaude pour 1000 baths). L’hôtel n’a pas de plage, mais se situe juste en face de Koh Ma. La plage est 100 mètres plus loin et le paysage est superbe. Koh Ma est un bon spot de snorkelling, il y a vraiment plein de poissons et des anémones, un régal. On se fait une journée plage avec une bonne grosse sieste pour récupérer de la nuit. En fin d’après-midi, on loue un scooter à l’hôtel et on part vers Haad Rin au sud pour la Full Moon Party de Noël. 18h, c’est certainement beaucoup trop tôt pour arriver, mais on voulait repérer la route de jour. Et on a vraiment bien fait car avant Haad Rin, il y a de sacrées côtes et de sacrées descentes (20%), c’est impressionnant. Je ne sais pas si c’était dû à Noël, mais cette Full Moon Party sans pleine lune était assez calme. Il n’y avait pas beaucoup de monde et ça ressemblait plus à une discothèque géante sur la plage. Les jeunes de 20 ans qui s’arsouillent avec les buckets, c’est marrant. Les vendeurs de buckets sont aussi bien marrants, ils en font des tonnes pour vendre. Leurs stands sont alignés les uns à côté des autres avec des panneaux où il y a écrit des trucs du genre « Alex, the best fucking bucket », etc. Il y a avait aussi des thaïs qui jonglaient avec des bâtons enflammés des deux côtés, très impressionnant. On a trouvé des bons DJs du côté de Paradise Bungalows, au bout de la plage. Mais on n’était qu’une dizaine avec ces goûts musicaux ;-) Comme on était bien fatigués quand même, à 1h, on a mis les voiles. Peut-être que ça a été plus animé après. On a quand même mis 1h pour rentrer à l’hôtel, on a joué la prudence. D’ailleurs, un scooter pour 2 à Koh Pha Ngan c’est bon, mais il faut vraiment être prudent sur la route car on rencontre de beaux trous et parfois les routes se terminent par des chemins de terre.
Le 26, on est parti vers Tong Sala voir les horaires de bateaux pour le retour. On a mangé un super bon poisson grillé avec du riz gluant à un coin de rue. Ensuite, on a fait la tournée des plages de la côte ouest. Paysages époustouflants surtout à Ao Nai Wok, juste après Tong Sala, avec le sable blanc, les cocotiers, les dégradés de bleus et les pierres façon Seychelles.
Le 27, on est allés aux chutes d’eaux de Phang. Le coin est très joli, mais ça manquait un peu d’eau. On a grimpé jusqu’au view point, avec encore une fois une vue superbe (on pouvait voir Koh Samui). On a visité quelques temples, dont un temple chinois près de Chaloklum, en hauteur avec une jolie vue. On a aussi trouvé Khom Beach, une autre belle plage super pour le snorkelling.
Le 28, direction Bangkok en plusieurs étapes : ferry pour Donsak, bus pour Surat Thani, songtaew pour la gare et train de nuit pour Bangkok (qui est arrivé avec 1h20 de retard).
Le 29, arrivée à Bangkok à 10h (1h de retard). On prend le métro pour aller au Royal Asia Lodge Hotel à Sukhumvit (chambre avec lit double, clim, salle de bain, Wifi et petit dej pour 1100 baths). L’hôtel a une piscine sur le toit mais quand on a voulu y aller, l’eau était blanche tellement il y avait du chlore. On est parti au marché de Pratunam qui est pas mal pour les derniers jours shopping. Comme tout le monde, on achète un gros sac supplémentaire ;-) Petit pause pédicure et on repart. Le soir, on finit le shopping au Night Bazaar à côté de Lumphini.
Le 30, dernier jour en Thaïlande. On va faire un tour au MBK, mais c’est trop occidental à notre goût et on ne cherche rien de particulier. On prend le bus jusqu'au Wat Rachanatdaram (temple en métal), très joli avec une belle vue. Derrière le temple, on trouve un marché de « bondieuseries » où on trouve de jolies choses (notamment les petites cloches avec un cœur). On se balade à pied, on passe une dernière fois par China Town. Ce quartier nous a vraiment plu ; c’est beaucoup plus dépaysant que du côté de Sukhumvit. On teste l’épilation du visage au fil faite par des chinoises sur le trottoir. C’est vraiment efficace, mais douloureux près des oreilles (je ne pensais pas avoir autant de duvet à cet endroit là). La nana se marre parce que j’ai un grand nez qu’elle cogne avec son fil. On rentre vers l’hôtel et comme on a encore du temps devant nous, on se fait faire un massage à l’huile. C’est bien plus agréable que le massage traditionnel ! On récupère les bagages à l’hôtel et on prend un taxi pour aller à l’aéroport. Le chauffeur nous a fixé un prix dingue pour la course (500 baths), mais j’ai bien suivi vos conseils, je lui ai demandé fermement de mettre son compteur en gardant la porte ouverte. Ca roulait super bien, on en a eu pour 200 baths (il a quand même bien appuyé sur l’accélérateur).
Voila, on n’avait pas du tout envie de rentrer. On a vraiment aimé ce pays et c’est sûr, on y retournera. C’est très facile de voyager là-bas, même si un minimum d’anglais paraît franchement utile. Les gens ont toujours le sourire, ils sont très gentils, c’est un vrai plaisir. On a trouvé que le nord était quand même beaucoup plus authentique que le sud (au moins du côté des plages). On a adoré manger dans la rue sans forcément savoir ce qu’on avait dans l’assiette ou le bol. On n’a jamais été malades et on n’a jamais eu de mauvaises surprises culinaires. Ce voyage fut plein de découvertes. On a perdu tous nos repères pour s’en créer de nouveau. Le retour est bien sûr difficile ;-) J’ai fait quelques jolies photos que vous pouvez voir sur Flickr si ça vous intéresse : http://www.flickr.com/photos/laure
Si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre au mieux en espérant pouvoir vous aider.
Laure.
A mon tour de vous faire partager mon expérience en Thaïlande. Je suis partie du 4 au 31 décembre, c’est donc tout frais. Je m’excuse d’avance pour le roman, mais quand je faisais des recherches sur le forum avant de partir, j’aurais aimé lire plus de récits de voyages. Du coup, j'ai pris un peu de temps pour écrire tout ça. J’espère que celui-ci pourra être utile.
Arrivée à Bangkok le 5 décembre à 15h. On a passé la douane, récupéré les bagages et pris un taxi (niveau 1 de l’aéroport) jusqu’à China Town en un temps record (1h15 environ). On avait réservé une chambre standard au China Town Hotel via Asiarooms pour 1080 baths, petit déjeuner compris. Chambre vraiment standard, avec un lit double, une salle de bain et la clim. Déco un peu vieillotte, mais chambre propre. Le personnel de l’hôtel est très gentil et très serviable. Comme on était un peu fatigués du voyage, on n’a pas fait grand chose. On s’est juste promenés dans China Town et on est allés jusqu’à la gare Hua Lumphong à pied (environ 15 minutes) pour prendre les billets de train de Chiang Mai à Bangkok. Le dépaysement dans China Town est total, c’est super. Le soir, on mange dans la rue et on se couche assez tôt.
Le 6, on part à pied jusqu’à l’embarcadère (15 minutes) sur la Chao Praya pour aller au musée national. Le bateau est un moyen de transport assez sympa et rapide. Le musée est bien intéressant avant de commencer la visite du pays, surtout pour la partie historique. On n’a pas tout vu car il est immense. Ensuite, direction le Grand Palais, mais il est fermé en raison de l’anniversaire du roi. On ne visitera que le Wat Phra Keo et on en prend vraiment plein les yeux, c’est magnifique. On enchaîne sur le Wat Pho et son superbe bouddha couché. Le site est grand et superbe. A la sortie du Wat Pho, le monsieur qui surveille les entrées nous conseille la visite de 3 autres temples et négocie ça avec un tuk-tuk pour 30 baths, retour à l’hôtel compris. Après la visite du premier temple, le chauffeur nous propose d’aller visiter une usine, mais on refuse. Il nous propose d’aller au TAT pour acheter tous nos billets de bus, on refuse aussi. Au final, il nous plante on ne sait où car nos refus ne lui ont pas plu. Tant pis, on trouve un autre tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel. Règle n°1, se méfier quand le chauffeur parle trop bien anglais ;-) A l’hôtel on récupère nos bagages pour aller à la gare prendre le train pour Ayutthaya. Le train est à 15h20 et c’est uniquement de la 3è classe pour Ayutthaya. Dépaysement garanti. Arrivée 1h30 apr��s. Avec nos tronches de touristes, tout le monde a compris où on allait et on nous a indiqué quand il fallait descendre. Tuk-tuk pour aller à la GH Tony’s Place. On n’avait pas réservé, mais il restait une chambre de libre. On a donc eu une grande chambre prévue pour trois avec clim, grand lit, salle de bain et Wifi pour 700 baths (le meilleur rapport qualité prix du voyage). Le personnel de la GH est encore une fois adorable. A 18h30, on part faire un tour d’une heure dans la ville pour voir les sites illuminés avec le même tuk-tuk (Monsieur Noi, très gentil). Belle balade et certains sites sont bien mis en valeur.
Le 7, on se loue un vélo à la journée et on fait le tour des principaux sites. Les vestiges sont superbes, on se rend bien compte à quel point ça a dû être grandiose. Comme les différents sites sont bien disséminés dans la ville, on ne peut pas tout voir en 1 journée, mais on en prend quand même plein les yeux. A 16h, on a rendez-vous devant la GH pour faire un tour de 2h en bateau. C’est sympa et ça nous permet d’accéder à des sites de l’autre côté du fleuve que nous n’avions pas vu. Notamment le superbe Wat Chaiwatthanaram qui mériterait plutôt la lumière du matin. A 18h, le bateau nous laisse au night market. On fait un petit tour et on mange sur place. Retour à pied à la GH qui n’est pas très loin.
Le 8, on part à la gare routière pour prendre le bus de 9h direction Sukhothai. 6h de bus au lieu de 5h. Arrivée à la gare, on snobe les tuk-tuks pour prendre le bus local en direction de Old Sukhothai. C’est marrant, dans le bus il y a Terminator 4 en thaï. On prend une chambre à la Vitoon GH (lit double, clim et salle de bain pour 700 baths). Old Sukhothai n’est pas très grand, il n’y a que 2 GH, mais on trouve quand même des salons de massages et des bars restos à l’occidentale (indicateurs touristiques avec les tailleurs). A 16h, on arrive à l’entrée du parc historique où on loue des vélos. Site superbe, mais comme c’est orienté à l’est, ce n’est pas terrible pour les photos. A cette heure là, c’est très calme et il y a peu de monde. La balade en vélo est très agréable. A la différence d’Ayutthaya, les vestiges sont regroupés dans plusieurs parcs historiques qui ne sont pas ouverts aux voitures. C’est donc beaucoup mieux pour circuler à vélo et très beau car bien préservé.
Le 9, on se lève tôt et on retourne au parc de la veille (en vélo) pour faire les photos avec la lumière du lever du jour. Bonne idée, c’est superbe et encore une fois, il y a peu de monde. On se dirige ensuite vers le site du nord qui abrite une immense bouddha tout blanc (Wat Si Chum). On retourne à la GH vers 11h pour le check-out. On devait prendre le bus de 11h30 pour Chiang Mai, mais il a été annulé. On a donc pris celui de 13h20. 5 heures de routes et nous sommes à Chiang Mai. On prend un tuk-tuk pour aller à Baan Kaew GH, située à côté de l’Alliance Française. C’est en dehors des enceintes de la vieille ville, mais c’est vraiment au calme. On a une chambre avec lit double, clim et salle de bain pour 800 baths. Et on arrive même à trouver un réseau Wifi. Petite balade au Night Bazaar. On trouve ça horrible, c’est uniquement fait pour les touristes. On s’en va rapidement.
Le 10, on part dans la vieille ville à pied ; ça nous prend 20 minutes environ. Et on se balade dans la ville à pied de temple en temple. Dans les temples on croise souvent de jeunes thaïs qui viennent de finir leurs études et qui parlent bien anglais. C’est sympa de discuter avec eux, mais ils finissent toujours par nous conseiller un tailleur. On fait notre premier massage au Thaï massage conservation center. Un endroit où les masseurs sont aveugles. Alors, le massage thaï c’est entre la torture et la relaxation. Le masseur appuie très fort à des endroits bien précis, tellement fort que c’est douloureux. Mais on sort de là bien détendu sans être sûrs de recommencer l’expérience. Dans l’après-midi on va voir le Warorot Market et là c’est le bonheur. C’est immense, il y a de la nourriture étrange un peu partout, plein de fringues et peu de touristes, c’est vraiment super. Là aussi dépaysement total.
Le 11, on visite à nouveau les temples de la vieille ville à pied. Les tuk-tuks ne comprennent pas pourquoi on aime tant marcher. A pied, ça permet de se perdre un peu dans les petites rues et de découvrir des endroits sans masseurs, tailleurs, etc. On trouve une coiffeuse qui ne parle pas anglais et on se lance. Le résultat est très bien et ça nous a coûté à peine 300 baths pour 2. On croise aussi des gamins qui ont des exercices d’anglais et qui nous demandent d’où on vient, pourquoi on est en Thaïlande, qu’est-ce qu’on aime, etc. Et après, ils nous demandent d’écrire notre nom dans leur cahier. C’est marrant ; avec une quinzaine d’enfants autour de nous, on se prend pour des stars ;-) Retour à la GH où on a rendez-vous avec une copine thaïlandaise. Elle nous emmène au resto (Just Khao Soy) le midi et au Doi Suthep l’après-midi. C’est très beau, mais c’est vraiment hyper touristique et blindé de vendeurs de souvenirs. On fait un peu de shopping avec elle et on teste le Fish Spa. Il ne faut pas être trop chatouilleux des pieds. Les petits poissons mangent les peaux mortes sur tout le pied, même dessous et ça chatouille vraiment. Le soir, notre amie nous emmène dans un resto où on peut goûter des spécialités (Antique House, je crois) dans un superbe décor. On apprend vite qu’il faut oublier les currys en tout genre et les soupes au lait de coco car ça arrache vraiment la bouche (ça baigne dans les piments).
Le 12, on se fait une dernière balade au Warorot Market le matin. A la fin du voyage je regretterai de ne pas avoir acheté plus de choses (au niveau bouffe) car on n’a pas retrouvé un marché comme celui-là à Bangkok. A midi on fait le check-out à la GH et on retrouve notre amie pour le déjeuner. Elle nous amène ensuite à la gare où nous avons le train pour Bangkok à 14h50. On expérimente donc le train de nuit. Les couchettes sont confortables, mais le train est hyper bruyant et la lumière du wagon reste allumée toute la nuit. Difficile de bien dormir, même avec des boules Quiès.
Arrivée à Bangkok le 13 à 6h du matin. On retourne au China Town Hotel qui nous avait bien plu au début (15 minutes à pied). Cette fois-ci on prend une chambre un peu plus grande avec le Wifi pour 1150 baths (petit dej inclus). On se repose un peu et comme c’est dimanche, on part au Sunday market (Chatuchak) en métro. Ce marché est vraiment immense et on y trouve vraiment de tout. Comme on n’en est pas à la fin du voyage, on limite les achats. Etourdis par la chaleur, la fatigue et le monde, on va se poser un peu dans le parc à côté. Ca fait du bien et nous sommes prêts à partir à la maison de Jim Thompson. Le lieu est vraiment superbe et la visite guidée en français est fortement recommandée.
Le 14, on part en bus pour visiter le grand palais le matin, c’est vraiment superbe. Dans l’après-midi on part au parc de Lumphini. On se balade dans le parc et on se pose un peu avant d’aller au Night Bazaar. Là encore c’est immense et c’est fait pour les touristes. Mais ça passe mieux que le Night Bazaar de Chiang Mai.
Le 15, direction le Wat Arun en bateau (superbe site), dernière balade dans China Town et départ pour Krabi en avion. Arrivé à Krabi, c’est la surprise, à l’aéroport, il n’y a pas de taxi meter. Uniquement un service de minivan à 600 baths par personne et le bus navette à 150 baths par personne. On prend le bus qui laisse tout le monde devant son hotel. On passe la nuit à K.L. House à Ao Nang (lit double, clim et salle de bain pour 800 baths). La nana de l’hôtel est hyper commerçante, on lui achète les places pour le bateau en direction de Koh Phi Phi. Un bus de la compagnie maritime passera le lendemain matin à 8h20 devant l’hôtel pour nous amener à l’embarcadère d’Ao Nang pour le bateau de 9h. Petite balade le soir à Ao Nang. On n’aime pas du tout, on a vraiment l’impression d’être dans n’importe quelle station balnéaire du monde. Ca me fait trop penser à la rue de la Hune au Cap d’Agde.
Le 16, le bus passe à l’heure prévue. Arrivée à Koh Phi Phi à 11h30 environ. Un long tail boat de l’hôtel nous récupère. On a réservé une nuit au Phi Phi Relax Beach Resort (Pak Nam beach). Arrivé sur place, l’endroit nous plaît bien. La plage est calme et il n’y a que l’hôtel. En plus c’est un spot pour le snorkelling, c’est vraiment la fête du poisson sous l’eau ;-) On a pris un bungalow Garden View pour la modique somme de 1600 baths (sans petit dej, merci la haute saison). Le bungalow est propre mais un peu roots : pas de clim, pas d’eau chaude et électricité de 17h30 à 6h. Du coup, le bungalow est un peu sombre, mais on a un grand lit, une moustiquaire et un ventilo, ça fera l’affaire. On décide d’y passer une nuit de plus. On passe le reste de la journée à se reposer sur la plage, ça fait du bien. D’autant plus que le paysage est superbe.
Le 17, on décide d’explorer un peu l’île. On prend le chemin à travers la jungle pour aller à Tonsai en passant par le view point. Ca grimpe bien, on est en nage, mais la vue est vraiment superbe. Bref, ça se mérite ;-) On continue sur Tonsai, jumelle d’Ao Nang sans charme à nos yeux. Par contre, on en prend plein les yeux ; les dégradés de bleu de l’eau sont superbes. On se pose tranquillement sur un coin de plage. Dans l’après-midi, on refait la grimpette en sens inverse pour retourner voir les poissons de la plage de l’hôtel.
Le 18, on profite une dernière fois de la plage le matin et on va à la nage jusqu’à Rantee Beach. C’est un peu plus loin que prévu, il nous faut une bonne demi-heure. La plage est jolie, mais les bungalows ont l’air vieillot. Retour à l’hôtel, douche, check-out, repas et bateau pour Tonsai. Et encore bateau pour Ao Nang où on arrive un peu avant 18h. Comme prévu, quelqu’un de Pine bungalows nous attend à l’embarcadère pour aller près de la plage de Klong Muang. On avait prévu d’y rester 3 jours, on a fait un jour de rab tellement c’était sympa. La plage de l’hôtel est grande, calme, mais pas très propice à la baignade à marée basse (pas grave, la mer est basse le soir et tôt le matin). Notre bungalow était assez sommaire : un lit double, une salle de bain avec eau froide et un ventilo (pour 600 baths).
Le 19, on se fait une journée glandouille à la plage. On apprécie vraiment le calme. On se fait une petite balade en canoë dans l’après-midi jusqu’à l’île en face du Sheraton.
Le 20, on loue un scooter pour 2 jours et on part explorer les environs de Krabi. On commence par Tha Pom (eau cristalline et végétation luxuriante), très joli, mais la visite se fait en 20 minutes. On repart vers Krabi pour le Tiger Cave Temple qu’on ne trouvera pas car on n’a pas pris la bonne route. Tant pis, on a trouvé un joli temple à flanc de massif karstique avec des grottes. Et on continue la route jusqu’au parc national Phanom Bencha. Beau parc avec une belle cascade. Il faut laisser tomber le view point. Le chemin qui y mène n’est pas entretenu et ça grimpe sévère. Après 25 minutes de marche, on rencontre un couple qui redescend et qui nous explique qu’il y a encore une bonne 1/2h de marche et que la vue n’est pas exceptionnelle. Du coup, on fait demi-tour pour aller à une autre cascade qui n’est pas terrible. Par contre sur le chemin qui y mène, il y a le plus gros arbre qu’on n’a jamais vu (un dipterocarp). Il est magnifique, le tronc est vraiment immense ; c’est impressionnant.
Le 21, on va au Tiger Cave Temple. Il y a 1237 marches et ça grimpe sévère. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et de l’eau. On a mis 45 minutes pour atteindre le sommet, mais ça valait vraiment le coup. La vue est exceptionnelle, à 360° ; on distingue la mer, les massifs karstiques, les plantations de palmiers. Là aussi, ça se mérite. La descente est difficile aussi, j’ai les jambes qui tremblent. En bas, il y a plein de singes et le 7/11 vend des bananes si on veut les nourrir. Retour à Krabi où on achète des billets pour aller à Koh Pha Ngan le 24. On se prend la pluie en scooter, obligés de s’arrêter tellement ça tombe. 20 minutes après c’est bon, on repart en direction du bord de mer pour trouver des cartes postales. On arrive par la plage de Nopparat Thara qui est très jolie (malgré le temps nuageux). Si vous allez dans le coin, préférez cette plage à Ao Nang, c’est plus joli et beaucoup plus calme (les magasins sont à Ao Nang).
Le 22, on profite de notre dernière matinée sur cette plage bien agréable. Je vous recommande chaudement cet endroit si vous avez envie d’être peinard. Il n’y a rien autour de l’hôtel et le village de Klong Muang se trouve à 2 kms environ. Le scooter est bien utile si on veut se balader. La navette de l’hôtel nous laisse à Ao Nang où nous prenons le bateau pour Railey. On a réservé au Sand Sea Resort une chambre un peu plus haut de gamme (on fête nos 10 ans, on ne se refuse rien). Après-midi glandouille sur la plage ouest avec un paysage magnifique. En fin d’après-midi, on va jusqu’à la plage de Phra nang. Railey Est n’est pas terrible, mais la plage de Phra nang est vraiment superbe.
Le 23, on s’attaque au view point et au lagon, il est temps de refaire un peu d’exercice. Si vous n’avez pas de baskets et que vous n’êtes pas très sportifs, laissez tomber. L’accès au view point est rapide (15 minutes), mais on comprend vite que les cordes sont bien utiles. Encore une fois, la vue est superbe. L’accès au lagon est encore plus difficile, ça descend beaucoup et on se rapproche vraiment de l’escalade. Mieux vaut avoir quelques muscles dans les bras et ne pas être sujet au vertige. Le paysage est superbe, mais comme des boulets, on n’a pas fait attention que c’était la marée basse. Il n’y a donc pas d’eau dans le lagon, c’est tout boueux. Je ne m’aventure pas à faire le tour tellement ça glisse. On profite juste de la vue (des grottes de partout) et on se refait un peu d’escalade dans l’autre sens. On passe le reste de la journée à glandouiller sur la plage et le soir on admire le coucher de soleil sur la plage de Phra nang.
Le 24, on loue un canoë pour 2 heures et on achève nos bras ;-) Le canoë, c’est sympa, ça permet de voir de plus près toutes les grottes. On retourne à Ao nang vers midi. On se pose dans un resto en attendant 15h, heure de rendez-vous pour partir vers Koh Pha Ngan. On en profite pour écrire toutes les cartes postales ; une bonne chose de faite. Pour aller à Koh Pha Ngan, c’est la société P.P. Family qui gère le voyage. Depuis Ao Nang, un songtaew nous amène dans leurs locaux à Krabi. De là, on attend que tous les voyageurs arrivent. Le bus qui va à Bangkok nous lâche à Surat Thani dans les locaux de la P.P. Family. On mange sur place, mais on aurait mieux fait de zapper car il y a largement de quoi se ravitailler au port. Le ferry de nuit c’est roots de chez roots : des matelas étalés par terre et un oreiller. On dort en rangs d’oignons les uns à côté des autres. D’ailleurs on ne dormira pas énormément car beaucoup de touristes ont décidé de s’arsouiller au whisky une bonne partie de la nuit. Certains n’étaient vraiment pas frais à l’arrivée à 6h ;-)
Le 25, on prend un taxi jusqu’à l’hôtel au nord de l’île, Royal Orchid Resort (bungalow avec lit double, la clim, salle de bain et eau chaude pour 1000 baths). L’hôtel n’a pas de plage, mais se situe juste en face de Koh Ma. La plage est 100 mètres plus loin et le paysage est superbe. Koh Ma est un bon spot de snorkelling, il y a vraiment plein de poissons et des anémones, un régal. On se fait une journée plage avec une bonne grosse sieste pour récupérer de la nuit. En fin d’après-midi, on loue un scooter à l’hôtel et on part vers Haad Rin au sud pour la Full Moon Party de Noël. 18h, c’est certainement beaucoup trop tôt pour arriver, mais on voulait repérer la route de jour. Et on a vraiment bien fait car avant Haad Rin, il y a de sacrées côtes et de sacrées descentes (20%), c’est impressionnant. Je ne sais pas si c’était dû à Noël, mais cette Full Moon Party sans pleine lune était assez calme. Il n’y avait pas beaucoup de monde et ça ressemblait plus à une discothèque géante sur la plage. Les jeunes de 20 ans qui s’arsouillent avec les buckets, c’est marrant. Les vendeurs de buckets sont aussi bien marrants, ils en font des tonnes pour vendre. Leurs stands sont alignés les uns à côté des autres avec des panneaux où il y a écrit des trucs du genre « Alex, the best fucking bucket », etc. Il y a avait aussi des thaïs qui jonglaient avec des bâtons enflammés des deux côtés, très impressionnant. On a trouvé des bons DJs du côté de Paradise Bungalows, au bout de la plage. Mais on n’était qu’une dizaine avec ces goûts musicaux ;-) Comme on était bien fatigués quand même, à 1h, on a mis les voiles. Peut-être que ça a été plus animé après. On a quand même mis 1h pour rentrer à l’hôtel, on a joué la prudence. D’ailleurs, un scooter pour 2 à Koh Pha Ngan c’est bon, mais il faut vraiment être prudent sur la route car on rencontre de beaux trous et parfois les routes se terminent par des chemins de terre.
Le 26, on est parti vers Tong Sala voir les horaires de bateaux pour le retour. On a mangé un super bon poisson grillé avec du riz gluant à un coin de rue. Ensuite, on a fait la tournée des plages de la côte ouest. Paysages époustouflants surtout à Ao Nai Wok, juste après Tong Sala, avec le sable blanc, les cocotiers, les dégradés de bleus et les pierres façon Seychelles.
Le 27, on est allés aux chutes d’eaux de Phang. Le coin est très joli, mais ça manquait un peu d’eau. On a grimpé jusqu’au view point, avec encore une fois une vue superbe (on pouvait voir Koh Samui). On a visité quelques temples, dont un temple chinois près de Chaloklum, en hauteur avec une jolie vue. On a aussi trouvé Khom Beach, une autre belle plage super pour le snorkelling.
Le 28, direction Bangkok en plusieurs étapes : ferry pour Donsak, bus pour Surat Thani, songtaew pour la gare et train de nuit pour Bangkok (qui est arrivé avec 1h20 de retard).
Le 29, arrivée à Bangkok à 10h (1h de retard). On prend le métro pour aller au Royal Asia Lodge Hotel à Sukhumvit (chambre avec lit double, clim, salle de bain, Wifi et petit dej pour 1100 baths). L’hôtel a une piscine sur le toit mais quand on a voulu y aller, l’eau était blanche tellement il y avait du chlore. On est parti au marché de Pratunam qui est pas mal pour les derniers jours shopping. Comme tout le monde, on achète un gros sac supplémentaire ;-) Petit pause pédicure et on repart. Le soir, on finit le shopping au Night Bazaar à côté de Lumphini.
Le 30, dernier jour en Thaïlande. On va faire un tour au MBK, mais c’est trop occidental à notre goût et on ne cherche rien de particulier. On prend le bus jusqu'au Wat Rachanatdaram (temple en métal), très joli avec une belle vue. Derrière le temple, on trouve un marché de « bondieuseries » où on trouve de jolies choses (notamment les petites cloches avec un cœur). On se balade à pied, on passe une dernière fois par China Town. Ce quartier nous a vraiment plu ; c’est beaucoup plus dépaysant que du côté de Sukhumvit. On teste l’épilation du visage au fil faite par des chinoises sur le trottoir. C’est vraiment efficace, mais douloureux près des oreilles (je ne pensais pas avoir autant de duvet à cet endroit là). La nana se marre parce que j’ai un grand nez qu’elle cogne avec son fil. On rentre vers l’hôtel et comme on a encore du temps devant nous, on se fait faire un massage à l’huile. C’est bien plus agréable que le massage traditionnel ! On récupère les bagages à l’hôtel et on prend un taxi pour aller à l’aéroport. Le chauffeur nous a fixé un prix dingue pour la course (500 baths), mais j’ai bien suivi vos conseils, je lui ai demandé fermement de mettre son compteur en gardant la porte ouverte. Ca roulait super bien, on en a eu pour 200 baths (il a quand même bien appuyé sur l’accélérateur).
Voila, on n’avait pas du tout envie de rentrer. On a vraiment aimé ce pays et c’est sûr, on y retournera. C’est très facile de voyager là-bas, même si un minimum d’anglais paraît franchement utile. Les gens ont toujours le sourire, ils sont très gentils, c’est un vrai plaisir. On a trouvé que le nord était quand même beaucoup plus authentique que le sud (au moins du côté des plages). On a adoré manger dans la rue sans forcément savoir ce qu’on avait dans l’assiette ou le bol. On n’a jamais été malades et on n’a jamais eu de mauvaises surprises culinaires. Ce voyage fut plein de découvertes. On a perdu tous nos repères pour s’en créer de nouveau. Le retour est bien sûr difficile ;-) J’ai fait quelques jolies photos que vous pouvez voir sur Flickr si ça vous intéresse : http://www.flickr.com/photos/laure
Si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre au mieux en espérant pouvoir vous aider.
Laure.
Se déplacer dans Bangkok English translation pending
Qui a déjà testé ceci sur Bangkok ???


Choisir Koh Pha Ngan ou une autre île thaïlandaise début mars? English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes toujours à la recherche d'une île tranquille ( nous avons la soixantaine ) et belle pour profiter de la mer ( baignade et snorkelling occasionnel) sur de jolies plages de sable.Après 4 semaines en Birmanie et un circuit vers Chiang Mai, nous arriverons en avion directement à Phuket pour visiter la baie de Phang Nga mais ensuite ? toujours l'incertitude, malgré la lecture des nombreux posts. Nous disposons de 5 jours avant de rejoindre BKK puis la France. Nous y serons du 4 au 8 mars.Nous pensions à Koh Pha Ngan vers le nord / nord -ouest mais j'ai lu des appréciations peu encourageantes ( chantiers de construction partout ? ). Quelle est la date de la "full moon party" ? La pleine lune est le 28 février, l'île se sera-t-elle vidée ? Nous ne voulons pas perdre de temps en transport, nous aurons eu notre dose ! La météo est-elle encore bonne ? Merci beaucoup pour vos conseils pour bien terminer notre voyage.Nous avions apprécié Koh Chang après un voyage au Laos et Cambodge avant de rejoindre BKK il y a 2 ans. Bien cordialement.
Vulcanie.
Nous sommes toujours à la recherche d'une île tranquille ( nous avons la soixantaine ) et belle pour profiter de la mer ( baignade et snorkelling occasionnel) sur de jolies plages de sable.Après 4 semaines en Birmanie et un circuit vers Chiang Mai, nous arriverons en avion directement à Phuket pour visiter la baie de Phang Nga mais ensuite ? toujours l'incertitude, malgré la lecture des nombreux posts. Nous disposons de 5 jours avant de rejoindre BKK puis la France. Nous y serons du 4 au 8 mars.Nous pensions à Koh Pha Ngan vers le nord / nord -ouest mais j'ai lu des appréciations peu encourageantes ( chantiers de construction partout ? ). Quelle est la date de la "full moon party" ? La pleine lune est le 28 février, l'île se sera-t-elle vidée ? Nous ne voulons pas perdre de temps en transport, nous aurons eu notre dose ! La météo est-elle encore bonne ? Merci beaucoup pour vos conseils pour bien terminer notre voyage.Nous avions apprécié Koh Chang après un voyage au Laos et Cambodge avant de rejoindre BKK il y a 2 ans. Bien cordialement.
Vulcanie.
Noël à l'hôpital de Phuket, méfiance... English translation pending
Bonjour a toutes et a tous, je profite tout d abord de l occasion pour souhaiter de bonnes fetes a chacun d entre vous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Le Nord Laos, en route vers le Vietnam (leçon de chaleur en ces temps hivernaux) English translation pending
Enfin! Il était grand temps!!
Grand temps d'en finir avec le conte de mes histoires au Laos!
Je tiens à dire tout d'abord que c'est inversement proportionnel avec le sentiment que j'ai eu de quitter ce merveilleux pays qui m'a enchanté mais comme même les meilleures choses ont une fin, je me mets enfin en route vers le Vietnam...
Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite réalisé que pour la ènième fois, les moines et moi, on a pas vraiment le même rythme... Qu'est ce que c'est que cette manie qu'ils ont de se lever aux aurores. Ils ne peuvent pas prendre leur petit déjeuner autour de 10h comme tout le monde! Ca m'aurait au moins permis de les admirer plus souvent qu'une seule et unique fois en presque une semaine passée à Luan Prabang. De toute façon, ce matin, je n'ai pas vraiment de regrets étant donné que le ciel est tellement bouché que je me demande quand il va me tomber sur la tête. Ca ne saurait tarder même si pour l'instant, en m'éclipsant discrètement de ma chambre d'hotel, c'est encore sec à l'extérieur. Je précise discrètement car je n'avait vraiment pas envie de me répendre en excuses de ne pas avoir réveillée ma voisine à 5h40 comme je me devais.
C'est donc sur la pointe des pieds que j'atteints la réception où tout le monde est très surpris de me voir partir. Ca faisait déjà quelques jours que, lorsque je me couchais, je disais à qui voulait l'entendre que j'allais lever le camp le jour suivant mais cette fois c'est vrai et ça soulève presque l'indignation chez mes hotes. Seulement aujourd'hui je n'y peux rien, il faut vraiment que j'y ailles. Mon visa vietnamien prend effet au 2 avril et comme c'est également la date d'entrée dans le pays de Nathalie et Jo de l'amicale des joyeux déconneurs que j'ai déjà croisés à de nombreuses reprises, il faut que je m'active le jonc si je veux avoir une chance de les intercepter sur la route de la frontière.
Je file donc au pas de charge vers l'embarcadère en eau douce et me dégotte un bateau partant dans l'heure vers Nong Khiaw à environ six heures de navigation de Luan Prabang en direction du nord. Le frêle esquif arrive, j'embarque et m'assois sur l'une des chaises en bois dont je sais d'avance qu'elle va me ruiner le fessard bien avant d'atteindre ma destination. Seulement, j'espère bien que les panoramas sauront me faire oublier tout ça. En effet, ce tronçon que j'emprunte aujourd'hui est cessé être l'un des plus spectaculaire qui peut être donné à voir à qui veut bien se faire mal au derrière pendant six heures. Mais, alors que le bateau est parti depuis quelques pauvres minutes, la pluie montre son nez. Les nuages bas, c'était déjà pas suffisant, il manquait la pluie pour rajouter un peu de dramaturgie à l'ensemble. Le résultat de tout ça, c'est que quand il pleut, la vie du fleuve entre dans une douce hibernation. Pas un pêcheur, pas un gamin qui joue, seuls les bufles s'en moquent, comme si ils avaient le choix!! Dans le bateau, les passagers sortent les imperméables au lieu de sortir les appareils photos et tous sans exception, hormis votre serviteur, s'équipent d'un très seillant gilet de sauvetage.
La traversée se passe à la vitesse d'un escargot qui courre. Les paysages sont sublimes à mesure que l'on s'éloigne de Luan Prabang mais on n'en profite que très sporadiquement car il y a beau y avoir de magnifiques montagnes de part et d'autre de la rivière, le plus souvent, on en voit que la base car les sommets sont autant recouverts de nuages qu'une pièce montée est couverte de crème fouettée. Heureusement dans tout ça, je peux quand même discuter avec les autres passagers embarqués dans cette croisière sans retour. Je rencontre entre autre Jérome, un français fraichement débarqué du territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur, puisqu'il a quitté notre terre natale depuis seulement deux jours!! Tu parles d'un décallage pour lui et son enthousiasme fait plaisir à voir malgré la grisouille qui nous entoure de tous bords. On dirait déjà un roi de la baroude tant il a déjà oublié ses vieux réflexes de français plaintif qui font malheureusement notre réputation. Et malgré les trombes qui tombent maintenant, il y a vraiment de quoi tout oublier tant le spectacle est dantesque. Entre les paysages accidentés et la nature qui nous jouent des tours, c'est renversant, sans doute pour ça que les gilets de sauvetage sont de sortie!
Il est finalement 17h quand on arrive à Nong Khiaw et comme prévu j'aurais bien besoin d'un massage des fessiers! Assis sur une planche pendant six heures, vous m'en direz des nouvelles!! J'ai quand même chaud au coeur quand la pluie s'arrête enfin, à croire que c'était seulement pour rendre la navigation plus exaltante.
Avec Jérome, on part à la recherche d'une GH pour la nuit sachant que pour ma part, je vais remettre les voiles dès le lendemain. On s'en déniche une d'enfer. Deux petites cabanes de rien construites sur pilotis juste sur les rives de la rivière avec un grand espace commun pour des repas de qualité, rien que ça.
Pour le dîner, on retrouve certains de nos partenaires d'équipage : trois allemand(e)s, deux japonais et nous deux. Le compte est bon.
Mais pour ma part, je mange au lance-pierres n'ayant pas encore digéré le coup de Trafalgar version virus de l'ami Lambert. Je n'ai pas fini mon nettoyage la veille et pour ma tranquilité d'esprit, il va être bon de savoir à quoi m'attendre une fois celui-ci terminé. Je retourne donc me lancer dans une intense prise de tête à 21h30 et ne termine celle-ci que vers 2h du matin, heure à laquelle le village est plus proche du lever que du coucher. Rien que de très normal donc... Comme le fait que malgré mes espérances, il semble que je vais trainer jusqu'au bout des séquelles du virus sur mon archos. Rien que de très normal...
Au matin, je retrouve au moment d'engouffrer mon petit déjeuner Jérome ainsi que Olie et Avi, le couple d'allemands de la veille. Et ces deux là ont eu une aventure pas banale. Au cours de la nuit, ils ont eu des problèmes de rongeurs. A plusieurs reprises, ils ont été réveillé par des souris qui ont pris leur chambre pour repère. Ils ont ainsi mieux compris pourquoi sur un de leur mur, une affichette proposait de louer un chat pour l'équivalent d'un euro!! Incroyable!!! Ca me laisse vraiment sur le cul, je n'en reviens pas!!! J'imagine le propriétaire sans foi ni loi qui met à disposition des piaules infestées de souris pour se faire un peu plus de beurre sur le dos de ses résidents en exploitant sans vergogne un chat à l'appétit d'ours. Poisson d'avril!!! L'imagination et le sens de l'humour germains sont à l'honneur ce matin!!!!! Et moi, j'applaudis la malice des deux mains jusqu'au moment où il est l'heure de dire au revoir à tout ce petit monde car mon bateau suivant n'attend pas.
Je prends donc mon sac, me mets en route, me rapproche de l'embarcadère, et remarque deux silouhettes familières un peu plus loin sur la route. Qui vient d'arriver à nong Khiaw alors que j'en pars? Ana et Steve!!!!!! Dans la seconde, je laisse tomber mon sac à terre et courre les bras grands ouverts dans les flaques laissées par les intempéries de la veille. De l'autre côté, Steve dans une symétrie parfaite fait la même et après vingt mètres de course chacun, on se tombe littéralement dans les bras l'un de l'autre. Moment d'extase fraternelle s'il en est dont il faut bien profiter car les retrouvailles ne durent que quelques minutes après lesquelles je m'éclipse avec regrets de ne pas pouvoir poser mes valises plus longtemps ici en leur compagnie. Mais c'est la vie, espérons seulement qu'on aura d'autres occasions à l'avenir de courir l'un vers l'autre en comparant ensuite qui de nous deux aura le plus fait les 400 coups...
Je suis donc de retour sur le pont d'un bateau. Et à la différence d'hier, il y a un soleil radieux qui innonde la vallée de ses rayons généreusements caniculaires. Je n'ai donc plus à m'assoir sur un siège fait de douleur mais à l'arrière, la tête au vent, alangui au dessus du bloc moteur à la verticale du soleil. Qui plus est, le spectacle est en tout point comparable avec celui de la veille mais en version dégagée. C'est le moment de ressortir l'appareil photo et d'en profiter autrement mieux que les 28 autres personnes, la tête sous une bache les protégeant de l'insolation, qui occupent l'embarcation de douze mètres de long. En un mot, on est un poil chargé. Et si on peinait à s'en rendre compte, il suffit aussi de voir le type assis complètement à l'arrière avec ses quatre chiens sur les genous!
La journée est donc idyllique au possible. Seulement, il y a toujours un revers à la médaille dans la vie tourmentée du Braïce... Il fait 40° au soleil, il fait sec comme pas possible, pas besoin de protéger quoi que ce soit d'une pluie éventuelle. Et pourtant, dans tout ce calme climatique, j'aurais dû me méfier. Mon petit sac, celui qui contient tous mes objets de valeur, est installé à l'intérieur du bateau à la limite de la bache qui fait office de toit. Et le bord de celle-ci goutte lentement de la pluie de la veille, et ces gouttes, elles atterrissent directement sur mon sac. Je remarque ce manège aquatique après trois heures de navigation et récupère mon bien pour estimer les dégats, si dégats il y a. L'ordi est OK. L'archos est OK. L'Ipod est OK. Le portefeuille est OK. Quoi alors? Je vais vous la faire autrement... L'ordi, l'archos, l'Ipod, le portefeuille et le passeport sont dans un bateau. Le passeport tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste au sec? Bordel de Zeus!!! Mon passeport est détrempé!! Tous les tampons effectués jusqu'alors sont en train de baver sur toutes les pages autour. Les timbres se décollent. Il ne manquait plus que ça!!! Je passe donc les deux heures de soleil restantes à ventiler le tout dans la chaleur du jour. Mais alors qu'on arrive à Muang Khua, rien n'est arrangé, c'est toujours la fête à la grenouille pour mon document administratif le plus important et de loin. Et comme je ne voyage pas avec un sèche cheveux, il faut quand même pas déconner, je n'ai plus qu'à laisser le temps et le sec faire leur oeuvre... Je mets donc la souillure à sècher dans ma nouvelle chambre et pars tenter d'oublier tout ce brin dans les rues du village qui plonge doucement dans l'obscurité.
Je remonte alors la rue principale avec la rivière dans le dos quand j'aperçois atablés dans un rade les loustics dont j'étais parti plus ou moins en quête : Nat et Jo!! Nouvelles retrouvailles dans cette journée animée malgré six nouvelles heures assis sur le pont d'un bateau. Et celles-ci s'annoncent plus fructueuses qu'avec Ana et Steve, étant donné qu'on prend le même chemin. Dans le rade, se trouvent également Marius et Dani, deux allemands, encore, que j'avais rencontrés un peu plus tôt au Laos. C'est donc dans la joie et l'allégresse qu'on enfile les bières comme des perles, comme un adieu à la Beer Lao.
Le ciel est constellé d'étoiles lorqu'on file dans un restaurant proche se remplir la panse plutot que le gosier. A dire la vérité, on fera les deux en fin de compte. Des français, un belge, des allemands, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre restaurant très très local, on est entouré de locaux. Ceux-ci sont à un stade d'ébriété inateignable même pour nous. Ca chante, ça festoit, c'est gai.
Vers la fin du dîner, alors qu'on approche le moment où on se dit tous à demain, je crois apercevoir un éclair dans le ciel qui s'étale sous nos yeux. Vu le temps qu'il a fait aujourd'hui, tout le monde se fout de ma tronche et croit à l'hallucination. Mais j'ai pas la berlue. Dix minutes plus tard, les éclairs se multiplient, l'orage gronde et la tempête s'abat de tout son poids sur notre incrédulité. C'est le déluge en mode XXXL!! Et comme on est plus ou moins à l'abri quand les rafales ne renvoient pas la flotte sur nous qui sommes à l'abri, on reprend une tournée comme pour conjurer le sort et attendre une accalmie. Mais d'acalmie, il n'y a pas et c'est sous la tempète que chacun regagne son hotel. Et comme à Muang Khua, il n'y a pas d'électricité passé 22h, c'est un parcours du combattant qui s'offre à nous et surtout à moi qui habite au bord du fleuve avec entre la GH et la rue, un terrain vague devenu warzone à traverser... Tant bien que mal, je retrouve le chemin et fini par arriver détrempé jusqu'à mon pieu et mon passeport encore trempé. A nous deux, on peut maintenant dire qu'on fait la paire!! Seulement moi, je sèche en un rien de temps; pour le passeport, il faudra attendre encore un peu pour savoir si je vais devoir l'inhumer ou s'il va renaitre de ses cendres...
Quant au Vietnam, il nous tend maintenant les bras. Le minibus devrait partir le lendemain à 6h ce qui indique que le réveil sera une nouvelle fois à mettre dans les anales des réveils autres qu'onctueux et délicats. Mais c'est l'essence même du voyage, l'essence même de mon quotidien. Pas de temps morts ou le moins possible et par tous les temps, l'aventure nous attend comme t'attends aussi une nouvelle vidéo de Nang Khiaw si tu tends à savoir à quoi ça ressemble une fois la pluie passée.
Quand je me suis réveillé, j'ai tout de suite réalisé que pour la ènième fois, les moines et moi, on a pas vraiment le même rythme... Qu'est ce que c'est que cette manie qu'ils ont de se lever aux aurores. Ils ne peuvent pas prendre leur petit déjeuner autour de 10h comme tout le monde! Ca m'aurait au moins permis de les admirer plus souvent qu'une seule et unique fois en presque une semaine passée à Luan Prabang. De toute façon, ce matin, je n'ai pas vraiment de regrets étant donné que le ciel est tellement bouché que je me demande quand il va me tomber sur la tête. Ca ne saurait tarder même si pour l'instant, en m'éclipsant discrètement de ma chambre d'hotel, c'est encore sec à l'extérieur. Je précise discrètement car je n'avait vraiment pas envie de me répendre en excuses de ne pas avoir réveillée ma voisine à 5h40 comme je me devais.
C'est donc sur la pointe des pieds que j'atteints la réception où tout le monde est très surpris de me voir partir. Ca faisait déjà quelques jours que, lorsque je me couchais, je disais à qui voulait l'entendre que j'allais lever le camp le jour suivant mais cette fois c'est vrai et ça soulève presque l'indignation chez mes hotes. Seulement aujourd'hui je n'y peux rien, il faut vraiment que j'y ailles. Mon visa vietnamien prend effet au 2 avril et comme c'est également la date d'entrée dans le pays de Nathalie et Jo de l'amicale des joyeux déconneurs que j'ai déjà croisés à de nombreuses reprises, il faut que je m'active le jonc si je veux avoir une chance de les intercepter sur la route de la frontière.
Je file donc au pas de charge vers l'embarcadère en eau douce et me dégotte un bateau partant dans l'heure vers Nong Khiaw à environ six heures de navigation de Luan Prabang en direction du nord. Le frêle esquif arrive, j'embarque et m'assois sur l'une des chaises en bois dont je sais d'avance qu'elle va me ruiner le fessard bien avant d'atteindre ma destination. Seulement, j'espère bien que les panoramas sauront me faire oublier tout ça. En effet, ce tronçon que j'emprunte aujourd'hui est cessé être l'un des plus spectaculaire qui peut être donné à voir à qui veut bien se faire mal au derrière pendant six heures. Mais, alors que le bateau est parti depuis quelques pauvres minutes, la pluie montre son nez. Les nuages bas, c'était déjà pas suffisant, il manquait la pluie pour rajouter un peu de dramaturgie à l'ensemble. Le résultat de tout ça, c'est que quand il pleut, la vie du fleuve entre dans une douce hibernation. Pas un pêcheur, pas un gamin qui joue, seuls les bufles s'en moquent, comme si ils avaient le choix!! Dans le bateau, les passagers sortent les imperméables au lieu de sortir les appareils photos et tous sans exception, hormis votre serviteur, s'équipent d'un très seillant gilet de sauvetage.
La traversée se passe à la vitesse d'un escargot qui courre. Les paysages sont sublimes à mesure que l'on s'éloigne de Luan Prabang mais on n'en profite que très sporadiquement car il y a beau y avoir de magnifiques montagnes de part et d'autre de la rivière, le plus souvent, on en voit que la base car les sommets sont autant recouverts de nuages qu'une pièce montée est couverte de crème fouettée. Heureusement dans tout ça, je peux quand même discuter avec les autres passagers embarqués dans cette croisière sans retour. Je rencontre entre autre Jérome, un français fraichement débarqué du territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur, puisqu'il a quitté notre terre natale depuis seulement deux jours!! Tu parles d'un décallage pour lui et son enthousiasme fait plaisir à voir malgré la grisouille qui nous entoure de tous bords. On dirait déjà un roi de la baroude tant il a déjà oublié ses vieux réflexes de français plaintif qui font malheureusement notre réputation. Et malgré les trombes qui tombent maintenant, il y a vraiment de quoi tout oublier tant le spectacle est dantesque. Entre les paysages accidentés et la nature qui nous jouent des tours, c'est renversant, sans doute pour ça que les gilets de sauvetage sont de sortie!
Il est finalement 17h quand on arrive à Nong Khiaw et comme prévu j'aurais bien besoin d'un massage des fessiers! Assis sur une planche pendant six heures, vous m'en direz des nouvelles!! J'ai quand même chaud au coeur quand la pluie s'arrête enfin, à croire que c'était seulement pour rendre la navigation plus exaltante.
Avec Jérome, on part à la recherche d'une GH pour la nuit sachant que pour ma part, je vais remettre les voiles dès le lendemain. On s'en déniche une d'enfer. Deux petites cabanes de rien construites sur pilotis juste sur les rives de la rivière avec un grand espace commun pour des repas de qualité, rien que ça.
Pour le dîner, on retrouve certains de nos partenaires d'équipage : trois allemand(e)s, deux japonais et nous deux. Le compte est bon.
Mais pour ma part, je mange au lance-pierres n'ayant pas encore digéré le coup de Trafalgar version virus de l'ami Lambert. Je n'ai pas fini mon nettoyage la veille et pour ma tranquilité d'esprit, il va être bon de savoir à quoi m'attendre une fois celui-ci terminé. Je retourne donc me lancer dans une intense prise de tête à 21h30 et ne termine celle-ci que vers 2h du matin, heure à laquelle le village est plus proche du lever que du coucher. Rien que de très normal donc... Comme le fait que malgré mes espérances, il semble que je vais trainer jusqu'au bout des séquelles du virus sur mon archos. Rien que de très normal...
Au matin, je retrouve au moment d'engouffrer mon petit déjeuner Jérome ainsi que Olie et Avi, le couple d'allemands de la veille. Et ces deux là ont eu une aventure pas banale. Au cours de la nuit, ils ont eu des problèmes de rongeurs. A plusieurs reprises, ils ont été réveillé par des souris qui ont pris leur chambre pour repère. Ils ont ainsi mieux compris pourquoi sur un de leur mur, une affichette proposait de louer un chat pour l'équivalent d'un euro!! Incroyable!!! Ca me laisse vraiment sur le cul, je n'en reviens pas!!! J'imagine le propriétaire sans foi ni loi qui met à disposition des piaules infestées de souris pour se faire un peu plus de beurre sur le dos de ses résidents en exploitant sans vergogne un chat à l'appétit d'ours. Poisson d'avril!!! L'imagination et le sens de l'humour germains sont à l'honneur ce matin!!!!! Et moi, j'applaudis la malice des deux mains jusqu'au moment où il est l'heure de dire au revoir à tout ce petit monde car mon bateau suivant n'attend pas.
Je prends donc mon sac, me mets en route, me rapproche de l'embarcadère, et remarque deux silouhettes familières un peu plus loin sur la route. Qui vient d'arriver à nong Khiaw alors que j'en pars? Ana et Steve!!!!!! Dans la seconde, je laisse tomber mon sac à terre et courre les bras grands ouverts dans les flaques laissées par les intempéries de la veille. De l'autre côté, Steve dans une symétrie parfaite fait la même et après vingt mètres de course chacun, on se tombe littéralement dans les bras l'un de l'autre. Moment d'extase fraternelle s'il en est dont il faut bien profiter car les retrouvailles ne durent que quelques minutes après lesquelles je m'éclipse avec regrets de ne pas pouvoir poser mes valises plus longtemps ici en leur compagnie. Mais c'est la vie, espérons seulement qu'on aura d'autres occasions à l'avenir de courir l'un vers l'autre en comparant ensuite qui de nous deux aura le plus fait les 400 coups...
Je suis donc de retour sur le pont d'un bateau. Et à la différence d'hier, il y a un soleil radieux qui innonde la vallée de ses rayons généreusements caniculaires. Je n'ai donc plus à m'assoir sur un siège fait de douleur mais à l'arrière, la tête au vent, alangui au dessus du bloc moteur à la verticale du soleil. Qui plus est, le spectacle est en tout point comparable avec celui de la veille mais en version dégagée. C'est le moment de ressortir l'appareil photo et d'en profiter autrement mieux que les 28 autres personnes, la tête sous une bache les protégeant de l'insolation, qui occupent l'embarcation de douze mètres de long. En un mot, on est un poil chargé. Et si on peinait à s'en rendre compte, il suffit aussi de voir le type assis complètement à l'arrière avec ses quatre chiens sur les genous!
La journée est donc idyllique au possible. Seulement, il y a toujours un revers à la médaille dans la vie tourmentée du Braïce... Il fait 40° au soleil, il fait sec comme pas possible, pas besoin de protéger quoi que ce soit d'une pluie éventuelle. Et pourtant, dans tout ce calme climatique, j'aurais dû me méfier. Mon petit sac, celui qui contient tous mes objets de valeur, est installé à l'intérieur du bateau à la limite de la bache qui fait office de toit. Et le bord de celle-ci goutte lentement de la pluie de la veille, et ces gouttes, elles atterrissent directement sur mon sac. Je remarque ce manège aquatique après trois heures de navigation et récupère mon bien pour estimer les dégats, si dégats il y a. L'ordi est OK. L'archos est OK. L'Ipod est OK. Le portefeuille est OK. Quoi alors? Je vais vous la faire autrement... L'ordi, l'archos, l'Ipod, le portefeuille et le passeport sont dans un bateau. Le passeport tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste au sec? Bordel de Zeus!!! Mon passeport est détrempé!! Tous les tampons effectués jusqu'alors sont en train de baver sur toutes les pages autour. Les timbres se décollent. Il ne manquait plus que ça!!! Je passe donc les deux heures de soleil restantes à ventiler le tout dans la chaleur du jour. Mais alors qu'on arrive à Muang Khua, rien n'est arrangé, c'est toujours la fête à la grenouille pour mon document administratif le plus important et de loin. Et comme je ne voyage pas avec un sèche cheveux, il faut quand même pas déconner, je n'ai plus qu'à laisser le temps et le sec faire leur oeuvre... Je mets donc la souillure à sècher dans ma nouvelle chambre et pars tenter d'oublier tout ce brin dans les rues du village qui plonge doucement dans l'obscurité.
Je remonte alors la rue principale avec la rivière dans le dos quand j'aperçois atablés dans un rade les loustics dont j'étais parti plus ou moins en quête : Nat et Jo!! Nouvelles retrouvailles dans cette journée animée malgré six nouvelles heures assis sur le pont d'un bateau. Et celles-ci s'annoncent plus fructueuses qu'avec Ana et Steve, étant donné qu'on prend le même chemin. Dans le rade, se trouvent également Marius et Dani, deux allemands, encore, que j'avais rencontrés un peu plus tôt au Laos. C'est donc dans la joie et l'allégresse qu'on enfile les bières comme des perles, comme un adieu à la Beer Lao.
Le ciel est constellé d'étoiles lorqu'on file dans un restaurant proche se remplir la panse plutot que le gosier. A dire la vérité, on fera les deux en fin de compte. Des français, un belge, des allemands, comment pourrait-il en être autrement? Dans notre restaurant très très local, on est entouré de locaux. Ceux-ci sont à un stade d'ébriété inateignable même pour nous. Ca chante, ça festoit, c'est gai.
Vers la fin du dîner, alors qu'on approche le moment où on se dit tous à demain, je crois apercevoir un éclair dans le ciel qui s'étale sous nos yeux. Vu le temps qu'il a fait aujourd'hui, tout le monde se fout de ma tronche et croit à l'hallucination. Mais j'ai pas la berlue. Dix minutes plus tard, les éclairs se multiplient, l'orage gronde et la tempête s'abat de tout son poids sur notre incrédulité. C'est le déluge en mode XXXL!! Et comme on est plus ou moins à l'abri quand les rafales ne renvoient pas la flotte sur nous qui sommes à l'abri, on reprend une tournée comme pour conjurer le sort et attendre une accalmie. Mais d'acalmie, il n'y a pas et c'est sous la tempète que chacun regagne son hotel. Et comme à Muang Khua, il n'y a pas d'électricité passé 22h, c'est un parcours du combattant qui s'offre à nous et surtout à moi qui habite au bord du fleuve avec entre la GH et la rue, un terrain vague devenu warzone à traverser... Tant bien que mal, je retrouve le chemin et fini par arriver détrempé jusqu'à mon pieu et mon passeport encore trempé. A nous deux, on peut maintenant dire qu'on fait la paire!! Seulement moi, je sèche en un rien de temps; pour le passeport, il faudra attendre encore un peu pour savoir si je vais devoir l'inhumer ou s'il va renaitre de ses cendres...
Quant au Vietnam, il nous tend maintenant les bras. Le minibus devrait partir le lendemain à 6h ce qui indique que le réveil sera une nouvelle fois à mettre dans les anales des réveils autres qu'onctueux et délicats. Mais c'est l'essence même du voyage, l'essence même de mon quotidien. Pas de temps morts ou le moins possible et par tous les temps, l'aventure nous attend comme t'attends aussi une nouvelle vidéo de Nang Khiaw si tu tends à savoir à quoi ça ressemble une fois la pluie passée.
Preuve de sortie du pays nécessaire avant de monter dans l'avion pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu pas mal de choses sur ce forum à propos des visas double entrée, de leur prolongation / renouvellement et des refus de monter à bord d'un avion si l'on ne dispose pas d'une preuve de sortie du territoire.
J'ai malgré tout encore qq questions (désolé si on y a déjà répondu 🤪) :
J'arriverai en Thailande par avion en provenance de Delhi (Jet Airways) avec un billet aller simple le 28 décembre 2009 et munis d'un visa "touriste double entrée" (soit 2 mois + prolongation 1 mois, sortie du pays, puis encore 2 mois + prolongation 1 mois : au total 6 mois et ensuite deuxième visa au Laos pour rester 6 mois de + en Thaïlande). Je n'ai pas de billet aller-retour car je resterai 1 an en Thaïlande.
J'ai lu que si je n'avais pas de billet (avion, train ou bus) de sortie du pays, la compagnie aérienne pouvait me refuser de monter à bord.
Je compte donc acheter un billet le moins cher possible pour n'importe quelle destination en dehors de la Thaïlande, billet que j'annule dès mon arrivée le 28/12 ?
Quelle date doit figurer sur ce billet de sortie du pays ? 2 mois de + que la date d'arrivée ou 3 mois de + (vu que je prolongerai le visa d'un mois) ?
Faut-il avoir ce billet lorsque je me présenterai à l'immigration pour prolonger le visa d'1 mois ?
Les mois de visa sont des mois de 30 jours ?
Merci pour vos réponses 😉
J'ai lu pas mal de choses sur ce forum à propos des visas double entrée, de leur prolongation / renouvellement et des refus de monter à bord d'un avion si l'on ne dispose pas d'une preuve de sortie du territoire.
J'ai malgré tout encore qq questions (désolé si on y a déjà répondu 🤪) :
J'arriverai en Thailande par avion en provenance de Delhi (Jet Airways) avec un billet aller simple le 28 décembre 2009 et munis d'un visa "touriste double entrée" (soit 2 mois + prolongation 1 mois, sortie du pays, puis encore 2 mois + prolongation 1 mois : au total 6 mois et ensuite deuxième visa au Laos pour rester 6 mois de + en Thaïlande). Je n'ai pas de billet aller-retour car je resterai 1 an en Thaïlande.
J'ai lu que si je n'avais pas de billet (avion, train ou bus) de sortie du pays, la compagnie aérienne pouvait me refuser de monter à bord.
Je compte donc acheter un billet le moins cher possible pour n'importe quelle destination en dehors de la Thaïlande, billet que j'annule dès mon arrivée le 28/12 ?
Quelle date doit figurer sur ce billet de sortie du pays ? 2 mois de + que la date d'arrivée ou 3 mois de + (vu que je prolongerai le visa d'un mois) ?
Faut-il avoir ce billet lorsque je me présenterai à l'immigration pour prolonger le visa d'1 mois ?
Les mois de visa sont des mois de 30 jours ?
Merci pour vos réponses 😉
Transports au Laos avec deux enfants de 5 et 9 ans? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un voyage de 6 mois en Asie du Sud Est en 2010 avec nos 2 enfants de 5 et 9 ans. Nous devrions être au Laos en décembre pour 1 mois environ avec 2 grosses étapes: Luang prabang et le Sud.
Nous arrivons au Laos par Houeisai. Ensuite, on a envie de faire la descente en 2 jours en bateau jusqu'a Luang Prabang mais est-ce adapté avec les enfants et savez-vous comment se passe la nuit de transfert.
De Luang prabang on voudrait faire un saut de bateau jusqu'à Nong Khiaw mais j'ai lu que ce n'était pas la bonne période pour naviguer??
Ensuite la question est comment rejoindre Paksé au mieux? Bus jsq Vientiane (en 2 jours je crois) puis re-bus (de nuit) jsq Paksé? Y-a-t-il d'autres solutions plus sympas avec nos loulous?
Au passage, je suis preneur de bon plans pour Guest Houses sympas avec des chambres familiales ou communicantes, sur Luang prabang, Paksé, les Bolovens ou les îles du Sud...
Merci d'avance pour vos conseils!
Croisière-plongée en Thaïlande: quels endroits? English translation pending
Bonjour, je suis une accroc à la plongée que je pratique depuis 4 ans. Je suis divemaster. Je désire voir les plus beaux sites de plongées de la thailande. Vous me recommandez quels endroits? Je désire partir soit en octobre ou novembre, est-ce une bonne idée? Aussi j'aimerais savoir si vous avez été sur des live abord, des commentaires? Les prix? De plus je désire partir seule, je suis une femme de 27 ans.
J'attend avec impatience vos idées, commentaires, etc!!!
Kokine 😊
J'attend avec impatience vos idées, commentaires, etc!!!
Kokine 😊
Frais bancaires (retrait DAB) coûteux pour un tour du monde English translation pending
Bonjour a tous !!
Je viens de faire un tour du monde et de faire les comptes des frais bancaires lors d'opérations de retrait dans les dabs
Total des opérations 1200€ de frais bancaire pour 11mois , je trouve la pilule amère.
Une seule possibilité autre, pour diminuer ces frais de retirer en une seule fois, à chaque fois dans les pays .
Bien à vous
Je viens de faire un tour du monde et de faire les comptes des frais bancaires lors d'opérations de retrait dans les dabs
Total des opérations 1200€ de frais bancaire pour 11mois , je trouve la pilule amère.
Une seule possibilité autre, pour diminuer ces frais de retirer en une seule fois, à chaque fois dans les pays .
Bien à vous
Itinéraire de dix jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Dix jours, c'est peu pour un premier voyage dans le pays, mais je n'ai pas le choix des dates (mi février) et ce n'est peut-être pas le dernier.
Je ne cherche pas à "faire la Thaïlande" (impossible en dix jours), je préfère les monuments anciens aux plages, et en aussi peu de temps, je choisis les vieilles pierres, je préfère prendre le temps de visiter peu de sites, plutôt que d'en apercevoir beaucoup, et je me dis que comme je repasserai par BKK, j'aurai d'autres occasions de visiter cette ville.
J'arrive le soir J1 et je repars très tard le soir J11. Ayant un peu regardé le LP et le forum VF, j'arrive à ce programme :J1 : arrivée le soir (18h30), transfert à Ayuthaya, J2-J4 : Ayuthaya, y compris visite en AR de LopburiJ5 : trajet vers SukhotaiJ6+J7 : visite de SukhotaiJ8 : trajet vers Chiang MaiJ9-J10 : visite de Chiang MaiJ11 (fin d'après-midi) : avion vers BKK et retour J'ai hésité à intégrer Chiang Mai, mais la fréquence des vols vers BKK permet d'utiliser le fait que le vol BKK>PEK est très tard. Et je n'ai pas trouvé de solution faisant une boucle, et limitant les journées passées en déplacement. Outre les appels à suggestions de variantes, et d'excursions très recommandées, ou au contraire à rayer faute de temps ou d'intérêt intrinsèque, j'ai quelques questions :quel moyen de transport de BKK à Ayuthaya : taxi, autre ?train Ayuthaya > Philok (> Sukhotai) et Philok > Chiang Mai : peut-on / doit-on acheter les billets à l'avance ?combien de temps de correspondance à BKK si je dois d'abord récupérer mes bagages en arrivan tà BKK (je ne suis pas sûr d'avoir un billet "de bout en bout")des suggestions d'hôtel ? je cherche des hôtels confortables, mais surtout pas d'hôtels internationaux aseptisés qui donnent l'impression d'être tous identiques. Entre 2500 et 4000 THB, ou moins, car le plus cher n'est pas forcément le mieux.Merci d'avance !
Dix jours, c'est peu pour un premier voyage dans le pays, mais je n'ai pas le choix des dates (mi février) et ce n'est peut-être pas le dernier.
Je ne cherche pas à "faire la Thaïlande" (impossible en dix jours), je préfère les monuments anciens aux plages, et en aussi peu de temps, je choisis les vieilles pierres, je préfère prendre le temps de visiter peu de sites, plutôt que d'en apercevoir beaucoup, et je me dis que comme je repasserai par BKK, j'aurai d'autres occasions de visiter cette ville.
J'arrive le soir J1 et je repars très tard le soir J11. Ayant un peu regardé le LP et le forum VF, j'arrive à ce programme :J1 : arrivée le soir (18h30), transfert à Ayuthaya, J2-J4 : Ayuthaya, y compris visite en AR de LopburiJ5 : trajet vers SukhotaiJ6+J7 : visite de SukhotaiJ8 : trajet vers Chiang MaiJ9-J10 : visite de Chiang MaiJ11 (fin d'après-midi) : avion vers BKK et retour J'ai hésité à intégrer Chiang Mai, mais la fréquence des vols vers BKK permet d'utiliser le fait que le vol BKK>PEK est très tard. Et je n'ai pas trouvé de solution faisant une boucle, et limitant les journées passées en déplacement. Outre les appels à suggestions de variantes, et d'excursions très recommandées, ou au contraire à rayer faute de temps ou d'intérêt intrinsèque, j'ai quelques questions :quel moyen de transport de BKK à Ayuthaya : taxi, autre ?train Ayuthaya > Philok (> Sukhotai) et Philok > Chiang Mai : peut-on / doit-on acheter les billets à l'avance ?combien de temps de correspondance à BKK si je dois d'abord récupérer mes bagages en arrivan tà BKK (je ne suis pas sûr d'avoir un billet "de bout en bout")des suggestions d'hôtel ? je cherche des hôtels confortables, mais surtout pas d'hôtels internationaux aseptisés qui donnent l'impression d'être tous identiques. Entre 2500 et 4000 THB, ou moins, car le plus cher n'est pas forcément le mieux.Merci d'avance !
Camp d'éléphants en Thaïlande + école de singes? English translation pending
nous voulons allez dans un camp d'éléphant, mais contrairement a bcp de gens, nous ne voulons pas faire de tour sur leur dos, etant donné que nous serons avec 3 jeunes enfants, je ne trouve pas ca securitaire... de plus, avec ce que j'ai lu sur la facon de les rendre docile (les elephant), je ne suis pas sure de vouloir encourager ce commerce. donc je pensais plutot allez a Elephant nature park, ou ils lavent, donnent a manger, etc, aux éléphant, ce qui me plait plus comme activité a faire avec les enfants... mais je suis allé sur leur site, et je trouve que cest tres cher (jimagine que cest pour pouvoir payer pour les eléphants qu'il sauvent) pour toute notre petite famille (20 000 bth!!!!) pour une journée, car on paye pour les enfants de moins de 12 ans... trop dispendieux pour nous!
mais connaissez vous dautre endroit ou ils font le meme genre d'activité et ou les éléphanty ne sont pas maltraité? (ca peut etre dans le coin de Chiang MAi, Bangkok, ou dans le sud, dans les iles, ou Koh Chang)
2 eme question: ou aller pour une ecole de singe (ca intéressera pas mal mes filles!!): jai vu chiang mai, Kanchanaburi (nous irons surement pas dans cette ville... faut faire des choix...) et Koh Chang. lequel est le mieux?
merci!
mais connaissez vous dautre endroit ou ils font le meme genre d'activité et ou les éléphanty ne sont pas maltraité? (ca peut etre dans le coin de Chiang MAi, Bangkok, ou dans le sud, dans les iles, ou Koh Chang)
2 eme question: ou aller pour une ecole de singe (ca intéressera pas mal mes filles!!): jai vu chiang mai, Kanchanaburi (nous irons surement pas dans cette ville... faut faire des choix...) et Koh Chang. lequel est le mieux?
merci!
Les grandes boucles nord-est et nord-ouest du Nord Vietnam English translation pending
Bonjour
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
LANGSON
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:
je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :
- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn
- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.
DONG KHÉ
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard
Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.
HANOI - HA GIANG - HANOI
Au départ de Hanoi
- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.
- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).
- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !
- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
LA VILLE DE HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.
Dormir et manger
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.
Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.
Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee
- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée
- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.
- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
LE NORD-OUEST DU VIETNAM
UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi
Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.
Chua Tay (Thien Phuc)
C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.
Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !
Chua Tay Phuong (Sung Phuc)
10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.
Entrée 5000 dong pour chaque pagode.
Le parc national de Ba Vi
A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.
Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h
- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
A voir absolument :
- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.
- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA
La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.
Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.
Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
AUTOUR DE MAI CHAU
La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.
Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.
Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.
MAI CHAU - SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).
A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.
Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.
DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)
A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).
A faire : Deo Van Long
Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!
Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.
En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
A faire absolument : du trekking fantastique dans la région
M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.
MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.
ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.
PRIX
La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.
Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.
Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.
MARCHE A SUIVRE
Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.
PAIEMENT
Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.
Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :
1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.
2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)
> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...
Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!
Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!
3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !
4) bonjour
de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle
5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.
. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.
PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.
ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE
Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.
Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!
Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.
Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !
Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :
- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;
- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;
- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité
- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.
En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!
Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).
Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».
Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!
Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).
Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.
J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)
Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.
- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.
En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.
En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.
- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.
- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.
Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.
- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.
Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).
Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.
Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.
Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).
Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.
Voici quelques prix de transport à partir de Hué :
- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).
- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
LANGSON
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:
je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :
- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn
- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.
DONG KHÉ
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard
Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.
HANOI - HA GIANG - HANOI
Au départ de Hanoi
- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.
- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).
- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !
- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
LA VILLE DE HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.
Dormir et manger
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.
Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.
Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee
- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée
- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.
- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
LE NORD-OUEST DU VIETNAM
UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi
Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.
Chua Tay (Thien Phuc)
C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.
Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !
Chua Tay Phuong (Sung Phuc)
10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.
Entrée 5000 dong pour chaque pagode.
Le parc national de Ba Vi
A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.
Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h
- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
A voir absolument :
- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.
- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA
La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.
MAI CHAU
A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.
Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.
Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).
Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.
Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.
AUTOUR DE MAI CHAU
La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.
Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.
Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.
MAI CHAU - SONLA
La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.
Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.
En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.
A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.
Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).
A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)
SON LA - DIEN BIEN PHU
Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :
A faire absolument : le QG de Giap
A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.
DIEN BIEN PHU
A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !
Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !
Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.
Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.
DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)
A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).
A faire : Deo Van Long
Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.
Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !
MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA
Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!
Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.
En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.
Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours.
En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
A faire absolument : du trekking fantastique dans la région
M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.
MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.
ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.
PRIX
La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.
Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.
Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.
MARCHE A SUIVRE
Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.
PAIEMENT
Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.
Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :
1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.
2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)
> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...
Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!
Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!
3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !
4) bonjour
de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle
5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.
. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.
PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.
ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE
Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.
Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!
Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.
Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !
Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :
- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;
- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;
- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité
- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.
En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!
Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).
Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».
Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!
Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).
Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.
J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)
Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.
- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.
En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.
En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.
- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.
- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.
Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.
- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.
Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).
Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.
Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.
Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).
Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.
Voici quelques prix de transport à partir de Hué :
- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).
- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Itinéraire au Vietnam: comment rejoindre Hanoï depuis le nord du Laos? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 3 mois en asie du sud est et avons besoin de petits conseils pour le vietnam.
Notre itinéraire :
- frontière laos - vietnam : direction hanoi.
- Baie d'along
- ninbinh
- hué + hoi an
- les hauts plateaux du centre : buon me thuot, dalat, ...
- natrang
- ho chi minh ville + delta du mékong
- Direction le Cambodge.
Dans cet itinéraire, nous éliminons la région du nord sauf si la frontière de dien bien phu est ouverte?
Comment rejoindre hanoi depuis le nord du laos?
Est ce que les hauts plateaux du centre valent le coup ou vaut-il mieux longer la cote?
d'aprés vous, combien de temps prendrai cet itinéraire?
Merci de vos réponses.
Bangkok: aimée ou pas aimée? English translation pending
salut , ce n'est pas un post de demande de bon pan . ou de chamailles pour une virgule .. ni sociologique
( je dis cela pour les talibans de vf qui vont se pointer ...)
- mais simplement une réflection <> sur cette mégalopole qui attire autant que rebute les étrangers .. il serait peut être interessant d'avoir vos avis ? et une petite anecdote qui vous a frapper .😉.
je me lance .. un jour je devais prendre un train extrêmement tôt . pour éviter de laisser mon char a la gare , je prend le bus .
un de ces énormes bus bleus ( quant on est que 2 clients abord on vois bien que ils sont grands) .. .. dont chaque changement de vitesse la boite dit AIE AIE . arrivent pas loin de la garer ferroviaire le soleil levant et 3 paumes de clients tout a coup je ne sait pas comment 20 personnes et la marmaille gimpe abord de la navette spatial .. et c'était des akas ( minorité ethnique du nord de la thalande .. ) en costume traditionnel .. c'est dans ces moment la que on ce dit .. je suis a Bangkok .. ville imprévisible ou tout peut arriver comme une claque de mon père , quant je n'avais pas la force de lui en remettre une ..
je me lance .. un jour je devais prendre un train extrêmement tôt . pour éviter de laisser mon char a la gare , je prend le bus .
un de ces énormes bus bleus ( quant on est que 2 clients abord on vois bien que ils sont grands) .. .. dont chaque changement de vitesse la boite dit AIE AIE . arrivent pas loin de la garer ferroviaire le soleil levant et 3 paumes de clients tout a coup je ne sait pas comment 20 personnes et la marmaille gimpe abord de la navette spatial .. et c'était des akas ( minorité ethnique du nord de la thalande .. ) en costume traditionnel .. c'est dans ces moment la que on ce dit .. je suis a Bangkok .. ville imprévisible ou tout peut arriver comme une claque de mon père , quant je n'avais pas la force de lui en remettre une ..
Thaïlande en novembre: que voir, où aller, quoi faire? English translation pending
Bonjour, pour un premier voyage en Asie, thailande en Novembre prochain
ns vivons aux antilles...donc les plages, on s'en moque
que voir? ou aller? que faire?
nous pensons louer une voiture.
Merci pour vos suggestions
Traduire "tchin-tchin" en Thaïlandais English translation pending
Bonjour,
Je discutais l'autre jour (en anglais) avec mon amie thaïe et elle me demandait si on disait qqch lorsqu'on portait un toast.
Je lui ai donc répondu que l'on pouvait dire "santé" ou "tchin tchin" (qui veut dire "pénis" en japonais, expression qui a déjà embarrassé plus d'un français en voyage au pays du soleil levant).
J'en ai profité pour lui demander si "tchin tchin" signifiait qqch en thaï mais je n'ai pas réussi à comprendre son explication.
Si vous avez la réponse...
Je discutais l'autre jour (en anglais) avec mon amie thaïe et elle me demandait si on disait qqch lorsqu'on portait un toast.
Je lui ai donc répondu que l'on pouvait dire "santé" ou "tchin tchin" (qui veut dire "pénis" en japonais, expression qui a déjà embarrassé plus d'un français en voyage au pays du soleil levant).
J'en ai profité pour lui demander si "tchin tchin" signifiait qqch en thaï mais je n'ai pas réussi à comprendre son explication.
Si vous avez la réponse...
Voyage de noces pour découvrir la Thaïlande: à organiser soi-même ou par un voyagiste? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous allons nous marier en juillet 2010 et nous projetons d'aller en Thaïlande. J'ai déjà acheter le guide du Routard et tout y est très bien expliqué, cependant, la grosse question est : Tout Opérateur ou pas? J'ai conscience que l'organisation d'un tel voyage n'est pas chose aisée, mais les circuits que proposent les T.O. me semblent souvent trop "justes" pour visiter les lieux à son rythme. Qui plus est, les transports en Thaïlande semblent relativement bien accessibles et pratiques. Par contre, est-ce vraiment plus intéressant financièrement parlant de tout organiser soi-même?
Je cherche des témoignages de ceux qui sont partis avec ET de ceux partis sans Tour-opérateur :)
Merci d'avance pour vos réponse que j'espère nombreuses.
Gaëtan
Nous allons nous marier en juillet 2010 et nous projetons d'aller en Thaïlande. J'ai déjà acheter le guide du Routard et tout y est très bien expliqué, cependant, la grosse question est : Tout Opérateur ou pas? J'ai conscience que l'organisation d'un tel voyage n'est pas chose aisée, mais les circuits que proposent les T.O. me semblent souvent trop "justes" pour visiter les lieux à son rythme. Qui plus est, les transports en Thaïlande semblent relativement bien accessibles et pratiques. Par contre, est-ce vraiment plus intéressant financièrement parlant de tout organiser soi-même?
Je cherche des témoignages de ceux qui sont partis avec ET de ceux partis sans Tour-opérateur :)
Merci d'avance pour vos réponse que j'espère nombreuses.
Gaëtan
Taxis à l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok? English translation pending
Bonjour à tous, savez vous à quel niveau de l'aéroport suvarnabumi trouve t on les taxis officiels avec taximeter
A+
Voyage en Thaïlande du 8 juillet au 20 août: transport, budget, visites...? English translation pending
bonjour a tous ,
nous partons en couple , le 08 juillet 2009 , jusqu'au 20 aout 2009 , c'est notre premier voyage a l'étranger , nous sommes novices ( 22 ans ) , donc j'aurais quelques questions !
je fais un questionnaire numéroté , comme sa chacun peut répondre sur la ou les questions qu'il connait !
ps ; désoler de faire comme sa , mais c'est asser urgent , et j'ai parcouru le forum et je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais , donc merci a ceux qui m'aideront , je prendrai note au fur et a mesure !
questions :
1: a l'arrivée a bangkok le bus qui est le plus économique , combien de temps met il pour rejoindre le centre de bangkok ? et le tarifs ? n'est ce pas mieu de prendre un taxi qui amenes directement a la guest house , plutot que le bus puis apres un taxi de la station de bus a la guest house ?
2: les truc a faire a bangkok je les connait , par contre , j'aimerais connaitre le cout des différents temple , et activités payantes de bangkok ? et le temps a consacré a chaque lieux ?
3: pour aller de bangkok a kanchanaburi , vous me conseillez plutot le bus ou le train ? le cout ? sachant que le budget est minimum est notre prioritée car nouc restons en thailande pas loin de 2 mois !
4 ; puis nous prendrons la directions du nord ( chiang mai ) y a t'il un train qui part de kanchanaburi pour aller a chiang mai ? pour le cout je crois savoir qu'il faut compter 800 baths minimum ! ou faut il retourné sur bangkok ? le train de nuit est il sécurisant ? et faut il reserver a l'avance ? quel activiutés ne pas ratée a chiang mai ?
5: ensuite de chiang mai a chiang rai , comment s'y rendre ? bus , train ? et combien de temps consacrer a chiang rai ? le temple blanc ( dsl j'ai noter le nom , mais je l'ai pas ici sous la main ) est ce payant ? su oui combien ? et que voir dans le région de chiang rai ?
6: nous redescendrons dans le sud , y a t'il des train chiang rai ou mai , pour aller jusqu'a koh samui ou autre , car nous comptons aller a koh tao ? koh tao , est ce intérressant comme ile ? comparaison a d'autre ? si vous avez des avis n'hésitezpas car on entend de tous sur les iles !
7: retour bangkok , avec en projet suivant budget une petite extension cambdge ( temple d'abgkor ) , si vous avez une idée des couts ? bus , visa , entrée au temple etc... donnez moi vos avis !
8 , retour bangkok , dans nos projet également suivant le budget , nous aimerions aller voir la baie d'along au vietnam , pareil , si vous connaissez les couts ? formalitées ...en avion par contre la !
9 : j'ai poser mes questions dans l'ordre de notre programme , si vous avez des idées pour le romodeler , genre de chiang mai ou rai , prendre un vol pour le vietnam ( baie d'along ) etc... ou autres reformulation de mon programmes , dites moi comme sa je pourrai changer l'ordre !
10 : niveau budget , pour 2 personne , est ce fesable avec 2000 euros ( pour les 2 ) pour 6 semaines , bien sur sans compter les 2 éventuelle extensions ( cambodge , vietnam ) ! avez vous une idée du cout de la taxe que prend la banque quand on retire au distributeur ? car je ne compte pas prendre de traveller chèque , ni payer en CB labas ! je compte partir avec de l'argent puis retiré labas 2 ou 3 fois , pas plus !
EN TOUS CAS , merci a tous ceux qui m'aiderons , tous les conseils sont bon a prendre , je noterai se que vous me direz !
ps , si vous avez des adresses de guesthouse ou de truc a faire dans les différentes villes que j'ai citées ? , n'hésitez pas a me donnez vos bon plans !!! et éventuellement les truc a faire que j'aurai oublier de mettre dans mon programme , et éventuelement se que j'ai cités et qui peuvent etre enlever !!
mercii a tous , j'attend impatiement vos réponses .
nous partons en couple , le 08 juillet 2009 , jusqu'au 20 aout 2009 , c'est notre premier voyage a l'étranger , nous sommes novices ( 22 ans ) , donc j'aurais quelques questions !
je fais un questionnaire numéroté , comme sa chacun peut répondre sur la ou les questions qu'il connait !
ps ; désoler de faire comme sa , mais c'est asser urgent , et j'ai parcouru le forum et je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais , donc merci a ceux qui m'aideront , je prendrai note au fur et a mesure !
questions :
1: a l'arrivée a bangkok le bus qui est le plus économique , combien de temps met il pour rejoindre le centre de bangkok ? et le tarifs ? n'est ce pas mieu de prendre un taxi qui amenes directement a la guest house , plutot que le bus puis apres un taxi de la station de bus a la guest house ?
2: les truc a faire a bangkok je les connait , par contre , j'aimerais connaitre le cout des différents temple , et activités payantes de bangkok ? et le temps a consacré a chaque lieux ?
3: pour aller de bangkok a kanchanaburi , vous me conseillez plutot le bus ou le train ? le cout ? sachant que le budget est minimum est notre prioritée car nouc restons en thailande pas loin de 2 mois !
4 ; puis nous prendrons la directions du nord ( chiang mai ) y a t'il un train qui part de kanchanaburi pour aller a chiang mai ? pour le cout je crois savoir qu'il faut compter 800 baths minimum ! ou faut il retourné sur bangkok ? le train de nuit est il sécurisant ? et faut il reserver a l'avance ? quel activiutés ne pas ratée a chiang mai ?
5: ensuite de chiang mai a chiang rai , comment s'y rendre ? bus , train ? et combien de temps consacrer a chiang rai ? le temple blanc ( dsl j'ai noter le nom , mais je l'ai pas ici sous la main ) est ce payant ? su oui combien ? et que voir dans le région de chiang rai ?
6: nous redescendrons dans le sud , y a t'il des train chiang rai ou mai , pour aller jusqu'a koh samui ou autre , car nous comptons aller a koh tao ? koh tao , est ce intérressant comme ile ? comparaison a d'autre ? si vous avez des avis n'hésitezpas car on entend de tous sur les iles !
7: retour bangkok , avec en projet suivant budget une petite extension cambdge ( temple d'abgkor ) , si vous avez une idée des couts ? bus , visa , entrée au temple etc... donnez moi vos avis !
8 , retour bangkok , dans nos projet également suivant le budget , nous aimerions aller voir la baie d'along au vietnam , pareil , si vous connaissez les couts ? formalitées ...en avion par contre la !
9 : j'ai poser mes questions dans l'ordre de notre programme , si vous avez des idées pour le romodeler , genre de chiang mai ou rai , prendre un vol pour le vietnam ( baie d'along ) etc... ou autres reformulation de mon programmes , dites moi comme sa je pourrai changer l'ordre !
10 : niveau budget , pour 2 personne , est ce fesable avec 2000 euros ( pour les 2 ) pour 6 semaines , bien sur sans compter les 2 éventuelle extensions ( cambodge , vietnam ) ! avez vous une idée du cout de la taxe que prend la banque quand on retire au distributeur ? car je ne compte pas prendre de traveller chèque , ni payer en CB labas ! je compte partir avec de l'argent puis retiré labas 2 ou 3 fois , pas plus !
EN TOUS CAS , merci a tous ceux qui m'aiderons , tous les conseils sont bon a prendre , je noterai se que vous me direz !
ps , si vous avez des adresses de guesthouse ou de truc a faire dans les différentes villes que j'ai citées ? , n'hésitez pas a me donnez vos bon plans !!! et éventuellement les truc a faire que j'aurai oublier de mettre dans mon programme , et éventuelement se que j'ai cités et qui peuvent etre enlever !!
mercii a tous , j'attend impatiement vos réponses .
Programme de "visite" de Bangkok en trois jours English translation pending
Bonjour à tous,
J'aurais besoin de quelques conseils concernant BKK. J'arrive le vendredi 31 juillet pour y rester jusqu'au mardi matin/midi pour ensuite me diriger vers les Cambodge (où exactement, je n'ai pas encore tout planifié 😄 !). Je vais y retrouver un ami Thai (lui est de Surat Thani) qui finit son stage le vendredi en fin d'après-midi.
Donc voilà, j'arrive le vendredi matin très tôt, j'aurai mon sac et tout donc je pense premièrement aller poser tout ça, me balader tranquillement pas trop loin pour avoir une première impressions des lieux, et puis rejoindre mon ami en fin de journée.
Après, lui n'est pas de BKK et me demande un peu ce qu'il me plairait de visiter pendant les 3 jours complets que nous auront (samedi, dimanche et lundi).
J'aimerai voir quelques palais/temples, les monuments à ne pas louper, mais aussi prendre pas mal le temps de parcourir les marchés, manger des bons petits plats etc. En fait, je voudrais voir ce qu'il ne faut vraiment pas louper de la ville mais je n'aime pas du tout courir pour voir le maximum de choses sur un temps si court, j'aime aussi prendre le temps de découvrir l'atmosphère de la ville en m'y baladant tranquillement. De plus, je vais sûrement repasser à BKK du 7 au 9 août, quelques chose comme ça, donc j'aurai encore un peu de temps à ce moment là.
DONC 😎 voilà, si vous aviez quelques tuyaux/conseils à me donner pour un petit programme de 3 jours, ça serait vraiment sympa. J'avoue je viens de finir mes exams donc je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus, mais j'aime bien avoir les avis du forum avant d'entreprendre mes recherches 🙂
Par ailleurs, je suis consciente que mon voyage ne s'effectuera pas à la meilleure période (c'est aussi pour ça que je ne planifie pas tout car selon les pluies, l'itinéraire changera sûrement de toute façon), et j'aimerai avoir quelques conseils vestimentaire... enfin, surtout niveau chaussures en fait. Je pense apporter ma paire de chaussure de rando (chaussures montantes) pour la marche sur terrain humide/boueux si il pleut (et il pleuvra, forcément !), et j'hésite à apporter une paire de sandales de randonnées pour la ville, ce qui serait quand même peut être plus agréable. Et là, sandales à bout fermé ou non ? Histoire de ne pas avoir le bout des orteils tout noir crado (j'ai un souvenir de Delhi...hum !).
Niveau fringues je prends vraiment le minimum, je verrais sur place si j'ai besoin de quoi que ce soit. Je pars 2 mois donc je veux me charger le moins possible, évidemment.
Voilà pour le roman ! Je posterai un autre message bientôt pour avoir des avis sur mon itinéraire complet.
En vous remerciant, bonne route à tous 😎😎
Marine
J'aurais besoin de quelques conseils concernant BKK. J'arrive le vendredi 31 juillet pour y rester jusqu'au mardi matin/midi pour ensuite me diriger vers les Cambodge (où exactement, je n'ai pas encore tout planifié 😄 !). Je vais y retrouver un ami Thai (lui est de Surat Thani) qui finit son stage le vendredi en fin d'après-midi.
Donc voilà, j'arrive le vendredi matin très tôt, j'aurai mon sac et tout donc je pense premièrement aller poser tout ça, me balader tranquillement pas trop loin pour avoir une première impressions des lieux, et puis rejoindre mon ami en fin de journée.
Après, lui n'est pas de BKK et me demande un peu ce qu'il me plairait de visiter pendant les 3 jours complets que nous auront (samedi, dimanche et lundi).
J'aimerai voir quelques palais/temples, les monuments à ne pas louper, mais aussi prendre pas mal le temps de parcourir les marchés, manger des bons petits plats etc. En fait, je voudrais voir ce qu'il ne faut vraiment pas louper de la ville mais je n'aime pas du tout courir pour voir le maximum de choses sur un temps si court, j'aime aussi prendre le temps de découvrir l'atmosphère de la ville en m'y baladant tranquillement. De plus, je vais sûrement repasser à BKK du 7 au 9 août, quelques chose comme ça, donc j'aurai encore un peu de temps à ce moment là.
DONC 😎 voilà, si vous aviez quelques tuyaux/conseils à me donner pour un petit programme de 3 jours, ça serait vraiment sympa. J'avoue je viens de finir mes exams donc je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus, mais j'aime bien avoir les avis du forum avant d'entreprendre mes recherches 🙂
Par ailleurs, je suis consciente que mon voyage ne s'effectuera pas à la meilleure période (c'est aussi pour ça que je ne planifie pas tout car selon les pluies, l'itinéraire changera sûrement de toute façon), et j'aimerai avoir quelques conseils vestimentaire... enfin, surtout niveau chaussures en fait. Je pense apporter ma paire de chaussure de rando (chaussures montantes) pour la marche sur terrain humide/boueux si il pleut (et il pleuvra, forcément !), et j'hésite à apporter une paire de sandales de randonnées pour la ville, ce qui serait quand même peut être plus agréable. Et là, sandales à bout fermé ou non ? Histoire de ne pas avoir le bout des orteils tout noir crado (j'ai un souvenir de Delhi...hum !).
Niveau fringues je prends vraiment le minimum, je verrais sur place si j'ai besoin de quoi que ce soit. Je pars 2 mois donc je veux me charger le moins possible, évidemment.
Voilà pour le roman ! Je posterai un autre message bientôt pour avoir des avis sur mon itinéraire complet.
En vous remerciant, bonne route à tous 😎😎
Marine
Trajet Vientiane / Dien Bien Phu / Hanoi à vélo couché? English translation pending
bonjour,
je pars mi juillet au laos avec mon vélo couché, j'envisage faire Vientiane / hanoi en passant par le nord par la route de Dien Bien Phu. Quelqu'un peut-il me donner des infos sur l'état des routes, la météo, le passage de la frontière à cet endroit est-il possible ? possibilités d'hébergement etc... Merci d'avance
je pars mi juillet au laos avec mon vélo couché, j'envisage faire Vientiane / hanoi en passant par le nord par la route de Dien Bien Phu. Quelqu'un peut-il me donner des infos sur l'état des routes, la météo, le passage de la frontière à cet endroit est-il possible ? possibilités d'hébergement etc... Merci d'avance
Avis sur voyage de trois semaines en Thaïlande English translation pending
Bonjour, nous partons en couple en Thailande début juillet (pour 3semaines). Pour le moment, nous n'avons que les billets d'avion, un train de nuit pour Chiang Mai et quelques nuits en guesthouse réservées.
Voici à quoi ressemblerait notre itinéraire:
1er juillet: Arrivée à 13h à Bangkok. Recherche d'un hôtel et premières visites. 2juillet: Visite de Bangkok et départ à 18h pour Chiang Mai, nuit dans le train. 3 et 4 juillet: Visite de Chiang Mai et des environs, nuits à la Bungalow Guesthouse 5 au 7 juillet: trek 8 juillet: Possible d'aller jusqu'à Chiang Rai pour une seule journée? Je rêve de voir le temple blanc (Wat Rong Khun). Comment? Combien pour louer une voiture avec chauffeur? En sachant que nous passons la nuit à Chiang Mai pour redescendre après vers le sud...
9 au 13 juillet: Lamphun, Lampang, Sukhothai, Ayuttaya. C'est la partie qui me pose le plus de soucis. Comment voyager sans perdre trop de temps? Comment me renseigner sur les horaires de bus? Où passer mes nuits? Quelle ville éliminer si impossible de tout faire? J'aimerais être le 13 à Bangkok en soirée pour prendre un train vers Ko Tao, mais j'aimerais aussi redescendre de Ayuttaya en bateau jusque Bangkok, combien de temps cela prend-il? A quel prix?
14 au 20 juillet: plongée à Ko Tao (pour passer notre PADI). Que pensez-vous du Black Tip?
21juillet: avion à 23h. Quand faut-il remonter sur Bangkok? Le 20 en matinée ou de nuit du 20 au21? En combien de temps? Avec quels moyens de transport? Ais-je prévu assez de temps sur Bangkok?
Voilà! Tous vos conseils (sur les lieux visités, les hôtels choisis ou ceux à choisir, les transports...) sont les bienvenus. Je suis ouverte à la critique de ce programme pour que mon voyage soit le plus agréable possible grâce à vous!
Merci
Voici à quoi ressemblerait notre itinéraire:
1er juillet: Arrivée à 13h à Bangkok. Recherche d'un hôtel et premières visites. 2juillet: Visite de Bangkok et départ à 18h pour Chiang Mai, nuit dans le train. 3 et 4 juillet: Visite de Chiang Mai et des environs, nuits à la Bungalow Guesthouse 5 au 7 juillet: trek 8 juillet: Possible d'aller jusqu'à Chiang Rai pour une seule journée? Je rêve de voir le temple blanc (Wat Rong Khun). Comment? Combien pour louer une voiture avec chauffeur? En sachant que nous passons la nuit à Chiang Mai pour redescendre après vers le sud...
9 au 13 juillet: Lamphun, Lampang, Sukhothai, Ayuttaya. C'est la partie qui me pose le plus de soucis. Comment voyager sans perdre trop de temps? Comment me renseigner sur les horaires de bus? Où passer mes nuits? Quelle ville éliminer si impossible de tout faire? J'aimerais être le 13 à Bangkok en soirée pour prendre un train vers Ko Tao, mais j'aimerais aussi redescendre de Ayuttaya en bateau jusque Bangkok, combien de temps cela prend-il? A quel prix?
14 au 20 juillet: plongée à Ko Tao (pour passer notre PADI). Que pensez-vous du Black Tip?
21juillet: avion à 23h. Quand faut-il remonter sur Bangkok? Le 20 en matinée ou de nuit du 20 au21? En combien de temps? Avec quels moyens de transport? Ais-je prévu assez de temps sur Bangkok?
Voilà! Tous vos conseils (sur les lieux visités, les hôtels choisis ou ceux à choisir, les transports...) sont les bienvenus. Je suis ouverte à la critique de ce programme pour que mon voyage soit le plus agréable possible grâce à vous!
Merci
Les dix meilleurs et pires aéroports English translation pending
Dormir a l'aéroport vous l'avez déjà fait?? Vous lavez déjà envisage??
Il y a toute sorte de raisons pour lesquels l'option de dormir dans un aeroport doit être considérée.
• délai de votre prochaine correspondance trop courre
• raison de budjet (vous voulez sauver une nuit d'hôtel)
• votre vol est trop tôt le lendemain
• meilleurs aéroports : 1. Singapour Changi 2. Séoul Ancheon 3. Hong Kong 4. Amsterdam 5. Helsinki 6. Budapest 8. Istambul 9. Oslo Gardermoen 10. Athene
• pires aéroports : 1. Paris Roissy Charles de Gaulle 2. Moscow Sheremetyevo 3. London Heathrow 4. Los Angeles 5. New York City - JFK 6. Bombay 7. Delhi 8. Manila 9. Chicago O'Hare 10. Rome Fiumicino
• meilleurs aéroports : 1. Singapour Changi 2. Séoul Ancheon 3. Hong Kong 4. Amsterdam 5. Helsinki 6. Budapest 8. Istambul 9. Oslo Gardermoen 10. Athene
• pires aéroports : 1. Paris Roissy Charles de Gaulle 2. Moscow Sheremetyevo 3. London Heathrow 4. Los Angeles 5. New York City - JFK 6. Bombay 7. Delhi 8. Manila 9. Chicago O'Hare 10. Rome Fiumicino
Hôtel ou guest house sur Pattaya? English translation pending
bonjour, quelqu'un aurait t-il des adresse sur pattaya pour de bons hotel ou des guest house propres et pas trop chers???
avec si possible des gens qui ont deja sejournés sur place pour avoir un avis...entre budget maxi 1000bts!
merci d'avance...
Avis aux fumeurs: aéroport de Bangkok English translation pending
salut,
faite tres attention a l aeroport de bangkok a l arriver la police est au aguet si vous depasser le nombres de cartouches qui est d une par persone vous risquer 400euros d amende, hier 2 persones se sont fait prendre.voila je voulais vous prevenir. a+
faite tres attention a l aeroport de bangkok a l arriver la police est au aguet si vous depasser le nombres de cartouches qui est d une par persone vous risquer 400euros d amende, hier 2 persones se sont fait prendre.voila je voulais vous prevenir. a+
Transfert de l'aéroport de Bangkok vers le centre-ville English translation pending
Bonjour à tous 😉
Nous partons le 29 avril pour un mois en thailande (pour la 3eme fois) Nous savons qu'une ligne de train était en construction pour rejoindre le centre de bangkok depuis l'aeroport international.
Savez vous si cette ligne est (enfin) ouverte? Et si oui le prix d'un trajet?
Merci par avance. 😏
Nous partons le 29 avril pour un mois en thailande (pour la 3eme fois) Nous savons qu'une ligne de train était en construction pour rejoindre le centre de bangkok depuis l'aeroport international.
Savez vous si cette ligne est (enfin) ouverte? Et si oui le prix d'un trajet?
Merci par avance. 😏
Thaïlande: visiter Ancient City à Samut Prakan et la ferme aux crocodiles English translation pending
Bonjour,
Je compte visiter Ancient City à Samut Prakan dans quelques semaines ainsi que la ferme aux crocodiles.
Après avoir cherché dans les archives de VF et sur G**gl, je n'ai rien trouvé de très précis sur le moyen de s'y rendre en bus.
OK pour le numéro du bus (511) mais par où passe-t-il dans Bangkok à part Siam ? Mon hôtel se trouve à Hua Lampong.
Sur le net, on trouve également que ce bus passe toutes les 5 minutes...
Existe-t-il un site qui permette de trouver l'itinéraire et l'horaire du bus 511 ?
J'ai également une question à propos de la ferme aux crocos : à quelle heure est le spectacle ?
Merci !
Je compte visiter Ancient City à Samut Prakan dans quelques semaines ainsi que la ferme aux crocodiles.
Après avoir cherché dans les archives de VF et sur G**gl, je n'ai rien trouvé de très précis sur le moyen de s'y rendre en bus.
OK pour le numéro du bus (511) mais par où passe-t-il dans Bangkok à part Siam ? Mon hôtel se trouve à Hua Lampong.
Sur le net, on trouve également que ce bus passe toutes les 5 minutes...
Existe-t-il un site qui permette de trouver l'itinéraire et l'horaire du bus 511 ?
J'ai également une question à propos de la ferme aux crocos : à quelle heure est le spectacle ?
Merci !
Quelle question sur la Thaïlande ne supportez-vous plus de voir posée sur VF? English translation pending
Bon, je me suis un peu inspirée d'un post déjà existant mais je me suis dit qu'on pourrait regrouper les questions les plus courantes et y donner la réponse ...
allez, je commence :
quelle GH à Chiang Mai ? pour moi la Chiang Mai Thai house 🙂 car rapport qualité/prix plutôt interessant ... (en même temps je ne connais qu'elle ... mais j'en ai été très satisfaite lol)
Dado ... 😛
allez, je commence :
quelle GH à Chiang Mai ? pour moi la Chiang Mai Thai house 🙂 car rapport qualité/prix plutôt interessant ... (en même temps je ne connais qu'elle ... mais j'en ai été très satisfaite lol)
Dado ... 😛
Laos: avis sur itinéraire et transports English translation pending
Hola,
Lors d'un précédent post, je vous demandais vos avis pour un trip de 14 jours Laos/ Cambodge. Suite à vos réponses nous avons décidé de ne faire que le Laos cette année durant ces 14 jours. L'itinéraire choisi : arrivée à LP par avion, 3 jours à LP, 3 jours à Vang vieng, 2 jours à Vientiane et 6 jours entre Paksé et Champassak. Merci de me donner vos avis et suggestions sur ce parcours. Transports: quel est le meilleur moyen pour relier LP à Vientiane ? Vientiane / Paksé : avion ou bus de nuit? Les bus de nuit sont ils fiables? des accidents? réservations faciles? Pour l'avion on m'a dit que fin novembre étant la haute saison il fallait réserver lontemps à l'avance, Exact? Pas moyen sur place qq jours avant? Trajet Paksé / Bangkok : bus jusqu'à la frontière et train de nuit ou avion? ( nous aurons un vol le soir à minuit pour manille au départ de Bangkok).Y'a t'il des vols directs Paksé / bangkok ou faut il faire escale au Cambodge ? j'en trouve pas des directs là.
Merci à vous pour vos réponses, je sais je demande beaucoup ( comme chaque année sur VF😉)b mais bon...VF est là pour ça....😏
Bon trip à tous.
Eric et Coco
Lors d'un précédent post, je vous demandais vos avis pour un trip de 14 jours Laos/ Cambodge. Suite à vos réponses nous avons décidé de ne faire que le Laos cette année durant ces 14 jours. L'itinéraire choisi : arrivée à LP par avion, 3 jours à LP, 3 jours à Vang vieng, 2 jours à Vientiane et 6 jours entre Paksé et Champassak. Merci de me donner vos avis et suggestions sur ce parcours. Transports: quel est le meilleur moyen pour relier LP à Vientiane ? Vientiane / Paksé : avion ou bus de nuit? Les bus de nuit sont ils fiables? des accidents? réservations faciles? Pour l'avion on m'a dit que fin novembre étant la haute saison il fallait réserver lontemps à l'avance, Exact? Pas moyen sur place qq jours avant? Trajet Paksé / Bangkok : bus jusqu'à la frontière et train de nuit ou avion? ( nous aurons un vol le soir à minuit pour manille au départ de Bangkok).Y'a t'il des vols directs Paksé / bangkok ou faut il faire escale au Cambodge ? j'en trouve pas des directs là.
Merci à vous pour vos réponses, je sais je demande beaucoup ( comme chaque année sur VF😉)b mais bon...VF est là pour ça....😏
Bon trip à tous.
Eric et Coco