Results for "Padang+et+(guest+ou+hôtel+ou+hébergement)+|+8+>+188"
1606 results found.
Été 2015 barre à l'Est, direction Bali et Florès English translation pending
Hello tous,
Après avoir sillonné d’autres contrées nous avons envie de retourner en Asie. Pour le moment nous n’en connaissons que le Nord Vietnam qui nous avait beaucoup plu (nous y avons été avec un guide privé). Cette fois c’est l’Indonésie qui nous tente, pour son ambiance, le sourire de ses habitants, ses temples et la possibilité de visiter le monde sous-marin. Il y a beaucoup d’îles le choix a donc été difficile, pour un premier voyage nous avons retenu Bali et Florès. Voici une première ébauche, sachant que le voyage aurait lieu du 27 juillet au 15 août): J1 - Arrivée Denpasar – transfert à Ubud. Grâce au blog d’Odile nous avons repéré Keliki, légèrement au nord d’Ubud
J2 - Découverte d’Ubud à pieds Nuit Keliki
J3 - Découverte des environs en Scooter Nuit Keliki
J4 - Ubud – Pura Batukaru Temple – Jatiluwih – lac bratan – nuit secteur Munduk Soit en voiture avec chauffeur soit avec une voiture de location que nous garderions le temps de notre séjour sur l’île -> que conseillez-vous ?
J5 - Petit tour puis direction Batur – nuit ?
J6 - Batur ascension – Besakih Temple – Sidemen – Nuit à l’Est (par exemple Villa Flow à Karangasem)
J7 - Water palace – tour dan le secteur – nuit idem Rendre voiture de loc si j’en ai prise une
J8 – Bateau pour Nusa Lembongan (Snorkeling) – Nuit Nusa
J9 – Nusa, tour + plongée idéalement pour voir Raies Mantas – nuit Nusa
J10 – Speed Boat pour Sanur puis transfert à l’aéroport pour vol vers Maumere
Pour Florès compte tenu des problèmes de déplacement et pour favoriser le contact et la découverte de l’île ne vaut-il pas mieux prendre un guide avec voiture ? J11 – Maumere - Moni
J12 Ascension Kelimutu –Riung
J13 – tour dans le parc des « 17 îles » - nuit Riung
J14 – Riung - Bajawa Découverte des villages
J15 – Bajawa – Labuhan Bajo
J16 – Croisières 2 jours Rinca + snorkeling + plongée Nuit sur le bateau
J17 croisière suite
J18 Avion Labuhan Bajo – Dps
J19 Dps – Frankfurt
En alternative j’avais imaginé après Moni aller à Bajawa puis Riung et de là prendre un bateau pour revenir à Labuan Bajo, qu’en pensez-vous ?
Merci pour vos commentaires, me dire s’il y a des redondances, d’autres idées. Bref tous les conseils sont le bienvenu, sachant que c’est un voyage « découverte », s’il y a de envies de « reviens-y … et bien nous reviendrons »
Max
Après avoir sillonné d’autres contrées nous avons envie de retourner en Asie. Pour le moment nous n’en connaissons que le Nord Vietnam qui nous avait beaucoup plu (nous y avons été avec un guide privé). Cette fois c’est l’Indonésie qui nous tente, pour son ambiance, le sourire de ses habitants, ses temples et la possibilité de visiter le monde sous-marin. Il y a beaucoup d’îles le choix a donc été difficile, pour un premier voyage nous avons retenu Bali et Florès. Voici une première ébauche, sachant que le voyage aurait lieu du 27 juillet au 15 août): J1 - Arrivée Denpasar – transfert à Ubud. Grâce au blog d’Odile nous avons repéré Keliki, légèrement au nord d’Ubud
J2 - Découverte d’Ubud à pieds Nuit Keliki
J3 - Découverte des environs en Scooter Nuit Keliki
J4 - Ubud – Pura Batukaru Temple – Jatiluwih – lac bratan – nuit secteur Munduk Soit en voiture avec chauffeur soit avec une voiture de location que nous garderions le temps de notre séjour sur l’île -> que conseillez-vous ?
J5 - Petit tour puis direction Batur – nuit ?
J6 - Batur ascension – Besakih Temple – Sidemen – Nuit à l’Est (par exemple Villa Flow à Karangasem)
J7 - Water palace – tour dan le secteur – nuit idem Rendre voiture de loc si j’en ai prise une
J8 – Bateau pour Nusa Lembongan (Snorkeling) – Nuit Nusa
J9 – Nusa, tour + plongée idéalement pour voir Raies Mantas – nuit Nusa
J10 – Speed Boat pour Sanur puis transfert à l’aéroport pour vol vers Maumere
Pour Florès compte tenu des problèmes de déplacement et pour favoriser le contact et la découverte de l’île ne vaut-il pas mieux prendre un guide avec voiture ? J11 – Maumere - Moni
J12 Ascension Kelimutu –Riung
J13 – tour dans le parc des « 17 îles » - nuit Riung
J14 – Riung - Bajawa Découverte des villages
J15 – Bajawa – Labuhan Bajo
J16 – Croisières 2 jours Rinca + snorkeling + plongée Nuit sur le bateau
J17 croisière suite
J18 Avion Labuhan Bajo – Dps
J19 Dps – Frankfurt
En alternative j’avais imaginé après Moni aller à Bajawa puis Riung et de là prendre un bateau pour revenir à Labuan Bajo, qu’en pensez-vous ?
Merci pour vos commentaires, me dire s’il y a des redondances, d’autres idées. Bref tous les conseils sont le bienvenu, sachant que c’est un voyage « découverte », s’il y a de envies de « reviens-y … et bien nous reviendrons »
Max
Sumatra - trois semaines seule English translation pending
Bonjour à tous,
Pour mon second voyage en Indonésie (je suis déjà allée à Java etBali), je souhaite voyager trois semaines à Sumatra fin juillet/début août, eneffectuant le trajet suivant : Medan - Bukit Lawang - Tangkahan – Berastagi (quej’envisage éventuellement de zapper en cas de planning trop serré) – lac Tobaet île de Samosir – Bukkitingi – lac Minjau – vallée d’Harau – vallée de Kuatan– vol depuis Padang pour passer quelques jours à Pulau Weh et faire de laplongée.
Je suis une femme et voyagerai seule, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici.D’après ce que j’ai lu ici et là, en suivant des règles de prudenceélémentaires (tenue correcte, ne pas être seule de hors la nuit, éviter d’êtresoule où que ce soit) cela ne devrait pas engendrer beaucoup plus que de lacuriosité et des questions indiscrètes sur mon statut matrimonial, mais jesouhaitais tout de même avoir vos retours si certains s’étaient retrouvés danscette situation.
Un autre point qui m’inquiète, c’est que d’après les recherches que j’aifaites, la plupart des treks/tours proposent des prix sur une base d’un groupede 2-3 personnes et, dans la mesure où je crois que l’île n’est pas trèstouristique, j’ai peur de me retrouver à ne pas pouvoir suivre mon programmefaute de trouver un groupe… Sachant que je crois que les activités que je visesont des « classiques » des séjours de moins d’un mois à Sumatra :trek de deux jours dans la jungle à Bukit Lawang, tour sur Samosir (je faispartie de ces handicapés qui n’ont pas le permis et n’ont jamais conduit unemoto de leur vie), tour autour de Bukkitingi… Je crois aussi que les trajetsBukit Lawang / Samosir et Samosir/Bukkitingi offrent d’assez beaux paysages etje ne demandais si vous me conseilliez plutôt de prendre des transports encommun (moins cher mais sans pause) ou pour touristes (avec encore le problèmeque je voyage seule, donc sauf à vouloir payer plein pot il faudrait que jetrouve des compagnons de voyage…).
Merci pour vos conseils !
Pour mon second voyage en Indonésie (je suis déjà allée à Java etBali), je souhaite voyager trois semaines à Sumatra fin juillet/début août, eneffectuant le trajet suivant : Medan - Bukit Lawang - Tangkahan – Berastagi (quej’envisage éventuellement de zapper en cas de planning trop serré) – lac Tobaet île de Samosir – Bukkitingi – lac Minjau – vallée d’Harau – vallée de Kuatan– vol depuis Padang pour passer quelques jours à Pulau Weh et faire de laplongée.
Je suis une femme et voyagerai seule, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici.D’après ce que j’ai lu ici et là, en suivant des règles de prudenceélémentaires (tenue correcte, ne pas être seule de hors la nuit, éviter d’êtresoule où que ce soit) cela ne devrait pas engendrer beaucoup plus que de lacuriosité et des questions indiscrètes sur mon statut matrimonial, mais jesouhaitais tout de même avoir vos retours si certains s’étaient retrouvés danscette situation.
Un autre point qui m’inquiète, c’est que d’après les recherches que j’aifaites, la plupart des treks/tours proposent des prix sur une base d’un groupede 2-3 personnes et, dans la mesure où je crois que l’île n’est pas trèstouristique, j’ai peur de me retrouver à ne pas pouvoir suivre mon programmefaute de trouver un groupe… Sachant que je crois que les activités que je visesont des « classiques » des séjours de moins d’un mois à Sumatra :trek de deux jours dans la jungle à Bukit Lawang, tour sur Samosir (je faispartie de ces handicapés qui n’ont pas le permis et n’ont jamais conduit unemoto de leur vie), tour autour de Bukkitingi… Je crois aussi que les trajetsBukit Lawang / Samosir et Samosir/Bukkitingi offrent d’assez beaux paysages etje ne demandais si vous me conseilliez plutôt de prendre des transports encommun (moins cher mais sans pause) ou pour touristes (avec encore le problèmeque je voyage seule, donc sauf à vouloir payer plein pot il faudrait que jetrouve des compagnons de voyage…).
Merci pour vos conseils !
Le paradis c'est Bali? English translation pending
je voudrais connaitre le ressenti des gens par rapport a Bali
Bali évoqué un paradis pour mes oreilles et pour la plus part des êtres humains sur cette planéte mais quenini me concernant, c'est sympa mais jamais de la vie je ferais 15000 km pour passer 15 jours la-bas (a moins d etre surfeur)
Bali c'est une immense machine a fric, les paysages sont magnifiques, les rencontres qu on y aura faite vont du meilleur au pire mais y a des coins tellement plus beau en asie et en indonesie aussi j'en suis sure.
j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main
bref, votre avis m interesse .
je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main
bref, votre avis m interesse .
je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
Séjour de dix jours à Bali English translation pending
Bonjour à tous,
voilà quelques jours que je parcours ce forum très sympathique, bourré d'informations utiles, mais j'aimerais avoir quelques précisions 😉, merci d'avance de vos réponses !! Nous partons pour 10 jours à Bali pour notre voyage de noces 😊, nous n'avons pris que les A/R en avion, comme conseillé 😛, et allons essayer de nous débrouiller sur place. Alors voilà mes questions : a priori, mieux vaut partir léger ... pour mieux revenir chargé lol. J'ai vu qu'il était intéressant d'acheter des vêtements sur place, mais j'aurais aimé savoir ce que l'on trouve sur place (vêtements en coton, pantalon, robes, shorts... ???), et pour quelle fourchette de prix ?? Car j'arrive à m'habiller pour pas très cher en France (tee shirt pour moins de 10 euros etc), alors cela vaut-il quand même le coup de faire du shopping sur place ?? et trouve t-on toutes les tailles ?? Même questions pour les chaussures d'ailleurs, car mon compagnon taille et chausse du 44. Et auquel cas, quelle ville est la mieux appropriée pour ce genre d'achats : Kuta-Legian ou Ubud, et quelles boutiques ?? ensuite, lié aux achats, trouve t-on facilement des bagages, style valises à roulettes (à remplir de souvenirs bien sûr !!!) ?? Et pour combien environ ? j'ai aussi lu partout sur ce forum qu'il était facile de trouver à se loger dans Bali, seulement, j'aimerais bien savoir comment vous faites pour trouver des hôtels sur place ?? Faut-il prendre plusieurs adresses et frapper aux portes ?? Désolée si mes questions vous semblent stupides, mais c'est la première fois que nous quittons nos petites habitudes et notre environnement connu pour l'aventure 🤪 !!
Voili, voilou, c'est tout pour le moment, 🙂, merci de vos précieux conseils, et à bientôt !!!
voilà quelques jours que je parcours ce forum très sympathique, bourré d'informations utiles, mais j'aimerais avoir quelques précisions 😉, merci d'avance de vos réponses !! Nous partons pour 10 jours à Bali pour notre voyage de noces 😊, nous n'avons pris que les A/R en avion, comme conseillé 😛, et allons essayer de nous débrouiller sur place. Alors voilà mes questions : a priori, mieux vaut partir léger ... pour mieux revenir chargé lol. J'ai vu qu'il était intéressant d'acheter des vêtements sur place, mais j'aurais aimé savoir ce que l'on trouve sur place (vêtements en coton, pantalon, robes, shorts... ???), et pour quelle fourchette de prix ?? Car j'arrive à m'habiller pour pas très cher en France (tee shirt pour moins de 10 euros etc), alors cela vaut-il quand même le coup de faire du shopping sur place ?? et trouve t-on toutes les tailles ?? Même questions pour les chaussures d'ailleurs, car mon compagnon taille et chausse du 44. Et auquel cas, quelle ville est la mieux appropriée pour ce genre d'achats : Kuta-Legian ou Ubud, et quelles boutiques ?? ensuite, lié aux achats, trouve t-on facilement des bagages, style valises à roulettes (à remplir de souvenirs bien sûr !!!) ?? Et pour combien environ ? j'ai aussi lu partout sur ce forum qu'il était facile de trouver à se loger dans Bali, seulement, j'aimerais bien savoir comment vous faites pour trouver des hôtels sur place ?? Faut-il prendre plusieurs adresses et frapper aux portes ?? Désolée si mes questions vous semblent stupides, mais c'est la première fois que nous quittons nos petites habitudes et notre environnement connu pour l'aventure 🤪 !!
Voili, voilou, c'est tout pour le moment, 🙂, merci de vos précieux conseils, et à bientôt !!!
Trois semaines à Sumatra English translation pending
Bonjour
Je regarde un road trip sympa en Indonésie pour 3 semaines
J'avais pensé faire Java et Sumatra ....
Mais finalement je pense rester 3 semaines sur Sumatra ...
Des idées d'itinéraires sympa ?
Vol À/R sur Médan ?
Nous avons l'habitude de voyager sac à dos , aimons rando et treks , nature , temples et rencontre avec les locaux
J'attends vos bons conseils ...
Je dois prendre mes billets d'avion d'ici la fin de la semaine .....
Hébergement à Cubadak (Sumatra) English translation pending
Bonjour,
Je n'arrive pas à trouver d'autres logements que le Cubadak Paradiso Village à Cubadak. L'endroit a vraiment l'air bien, mais à 4 c'est hors budget! Nous envisageons de partir 3 semaines à Sumatra avec nos 2 enfants de 10 et 12 ans. Nous recherchons une île calme, propre, belles plages, coraux vivants pour faire du snorkeling soit au large de Kuala Lumpur, lieu d'arrivée de notre vol international, soit au large de Sumatra. Cubadak est idéal par rapport à sa situation géographiqe, car nous comptons voyager de Padang à Medan (ou vice-versa), mais on aimerait commencer notre voyage par quelques jours de repos. Pour le logement, nous ne recherchons rien de luxueux et surtout pas un grand complexe de type hôtel-club, mais je doute que cela existe à Sumatra. Si quelqu'un avait une bonne adresse, je serais preneuse et reconnaissante.
Merci d'avance
Cordialement
Voyage à Bali English translation pending
😊bonjour nous partons a bali en mai et recherchons infos
Il faut aller à Sumatra! English translation pending
Bonjour a tous ceux qui liront ce message,
Je veux faire de la pub, de la pub pour l'ile merveilleuse de Sumatra. Je conseille a tout le monde d'y aller vraiment . J'y ai vecu pendant deux mois et je viens d'y retourner pour deux semaines c'est vraiment terrible! Le probleme en ce moment c'est que tout le monde a les boules d'y aller, depuis le tsunami, les tremblements de terre (que j'ai d'ailleurs fuits je l'avoue) mais du coup il y a pas un touriste....moi je trouve ca plutot cool....Mais ca l'est pas pour les pauvres indos de Sumatra qui vivent du tourisme. Je ne vous demande pas la charite pour eux mais juste de vous interesser a cettte ile genial de Sumatra. Dans le centre de Sumatra aux alentours de la ville de Padang, il y a le pays Minangkabau, il a une culture tres riche, on peut visiter de tres beaux anciens palais avec une architecture tres speciale. Tout ce coin est plein de magnifiques rizieres et les gens sont adorables evidemment. Il ya aussi l'unique lac Maninjau super tranquille et beau! Super beau! Avec ses pecheurs et leur petite barque et leur chapeau chinois....Il y a aussi des petites iles paradisiaques accessibles en bateau depuis la plage de Bungus au sud de Padang.
J'ai aussi visite le nord de Sumatra il y a d'abord Bukit Lawang ou on peut se promener en pleine jungle avec des orang outans semi-sauvages (anciens orang outans domestiques rehabitues a la vie sauvage) c'est genial surtout qu'on finit la promenade par une descente en rafting! Il y a aussi le fameux lac Toba dont la renommee n'est plus a faire...
Voila si vous avez des questions concernant cette ile, pour des bons plans je suis a votre dispositions.
A bientot et bon sejour a Sumatra
Sampai nanti
Je veux faire de la pub, de la pub pour l'ile merveilleuse de Sumatra. Je conseille a tout le monde d'y aller vraiment . J'y ai vecu pendant deux mois et je viens d'y retourner pour deux semaines c'est vraiment terrible! Le probleme en ce moment c'est que tout le monde a les boules d'y aller, depuis le tsunami, les tremblements de terre (que j'ai d'ailleurs fuits je l'avoue) mais du coup il y a pas un touriste....moi je trouve ca plutot cool....Mais ca l'est pas pour les pauvres indos de Sumatra qui vivent du tourisme. Je ne vous demande pas la charite pour eux mais juste de vous interesser a cettte ile genial de Sumatra. Dans le centre de Sumatra aux alentours de la ville de Padang, il y a le pays Minangkabau, il a une culture tres riche, on peut visiter de tres beaux anciens palais avec une architecture tres speciale. Tout ce coin est plein de magnifiques rizieres et les gens sont adorables evidemment. Il ya aussi l'unique lac Maninjau super tranquille et beau! Super beau! Avec ses pecheurs et leur petite barque et leur chapeau chinois....Il y a aussi des petites iles paradisiaques accessibles en bateau depuis la plage de Bungus au sud de Padang.
J'ai aussi visite le nord de Sumatra il y a d'abord Bukit Lawang ou on peut se promener en pleine jungle avec des orang outans semi-sauvages (anciens orang outans domestiques rehabitues a la vie sauvage) c'est genial surtout qu'on finit la promenade par une descente en rafting! Il y a aussi le fameux lac Toba dont la renommee n'est plus a faire...
Voila si vous avez des questions concernant cette ile, pour des bons plans je suis a votre dispositions.
A bientot et bon sejour a Sumatra
Sampai nanti
Meilleur transport Bangkok-Padang en Indonésie? English translation pending
Bonjour,
Après avoir consulté les différents messages sur l Indonésie j ai décidé de poser mes valises à Padang, Sumatra .
J ai décidé de prendre un aller retour Paris - Bangkok ( car pas chère ) et ensuite me debrouiller pour arriver à Padang... j ai beacoup de temps devant moi mais pas beaucoup d argent... Quel est le meilleur moyen d y aller ?
J ai pensé à prendre un bus jusqu au sud de la Thailande pour ensuite rejoindre Sumatra par bateau... y a t il des bateaux au moins ? Ou y a t il des bateaux partant de la Malaisie ?
Prendre un avion de Bkk a KL, puis de KL a Padang avec Air Asia ?
Aussi quel temps fait il a Padang au mois de Juin - Aout ?
Merci pour vos réponses,
Beuchat
Après avoir consulté les différents messages sur l Indonésie j ai décidé de poser mes valises à Padang, Sumatra .
J ai décidé de prendre un aller retour Paris - Bangkok ( car pas chère ) et ensuite me debrouiller pour arriver à Padang... j ai beacoup de temps devant moi mais pas beaucoup d argent... Quel est le meilleur moyen d y aller ?
J ai pensé à prendre un bus jusqu au sud de la Thailande pour ensuite rejoindre Sumatra par bateau... y a t il des bateaux au moins ? Ou y a t il des bateaux partant de la Malaisie ?
Prendre un avion de Bkk a KL, puis de KL a Padang avec Air Asia ?
Aussi quel temps fait il a Padang au mois de Juin - Aout ?
Merci pour vos réponses,
Beuchat
Sumatra, secteur Padang: comment s'organiser? English translation pending
bonjour
nous (couple) passerons 1 mois sur l'ile de Sumatra (fin sept/début oct 2015).
la 2ème partie de ce voyage se fera dans le secteur de Padang (arrivée en avion depuis Medan..).
nous pensons passer environ 10 jours pour voir la vallée d'Harau , Bukittinggi et le lac Maninjau et environ 5 jours à Nagari Sungai Pinang.(nous n'irons pas sur les iles du secteur..)
comment organiseriez vous ces 15 jours (combien de temps à chaque endroit , dans quel ordre les placer..) car je ne me représente pas bien les distances et la situation de ces endroits les uns par rapport aux autres....
ceux qui y étaient ont peut être des bons plans dans ce secteur...(hébergements...guide pas trop cher...)
merci d'avance....
cdt
jean-louis
Retour de Sumatra: Gunung Leuser, Toba, Bukittinggi et environs English translation pending
Bonjour,
De retour d'un gros mois a Sumatra, je souhaiterai partager quelques miettes, infos et impressions generales. Plutot qu'un compte rendu, ce message sera plutot une note d'humeur voire un billet d'amour pour cette belle region du pays.
Donc, apres plusieurs voyage dans l'est de l'indonesie (Moluques, Sulawesi, Raja Ampat, Banda....), Sumatra c'est le continent carrément. Le territoire est immense, la faune est imposante, les montagnes majestueuses et les gens....totalement charmants! Que dis-je, les gens sont succulents de gentillesse. Je ne sais pas si c'est le simple fait d'être un touriste ou l'avantage de parler Bahasa, mais les gens de Sumatra ont explosé le compteur de gentillesse, génerosité et amabilité des Indonesiens: une mention speciale pour les Minangkabau et les gens autour de Bukittinggi qui m'ont totalement conquis!
Arrivé a Medan, je voulais rejoindre Ketambe au centre nord de l'ile. Rien de plus facile, rejoindre le quartier ou endroit nommée Padang Bulan, d'ou partent deux fois le matin et une fois le soir (chaque compagnie presente sur place) des taxis partagés vraiement tres bien pour kutacane pour le rpix de 130.000 Rps. En rajoutant 70.000Rps ils vous ramenent jusqu'a Ketambe devant la guest house que vous aurez choisis ce qui est quand meme tres avantageux et vous evitera eventuellement de devoir passer une nuit a Kutacane.
J'ai choisi la seule guest house sise au milieu du parc, toutes les autres etant dans le village lui meme, elle est a environ 3 km plus loin en direction du nord (Balngkejeren). C'est la Leuser Ketambe/Gurah Bungalows guest house. Je sais c'est pas facile de la reperer avec deux noms differents et je ne parle meme pas de la confusion generale due au fait qu'elle est dirigée par un denommé PAK MUS lui meme fils de PAK MUS, grand veteran du tourisme local avec sa propre GH a l'entrée du village!
Mon choix s'est averé excellent. bungalows construits en bois, engloutis dans la foret et surplombant la riviere ALAS (bruit de l'eau omnipresent). Le lendemain matin juste avant le lever du soleil a deux pas de mon bungalow : LITERALLEMENT, un grand male Gibbon Noir, une maman Orang outan avec son bebe, les omnipresents thomas Leaf, des macaques....incessant balais de papillons de toutes sortes, tailles et couleurs...insectes improbables...ect Tout de suite, le trek de longue haleine en pleine jungle devenait une simple option que j'ai totalement fini par oublier a mesure que les jours passaient (Une semaine en tout) et que je decouvrait de plus en plus de choses dans les environs immédiats de ma chambre et ce durant la journée mais aussi la nuit: Serpents, loutres dans la riviere, deux especes de calaos, loris, ecureuils volants, des chauves souris et papillons de nuit enooooormes! La jungle dans un confort tres acceptable et la compagnie des maitres des lieux et leur petite famille adorable ainsi qu'une cuisine maison delicieuse (mention speciale pour le diner!) 150.000 Rps la nuit plus les repas entre 20 et 40 milles roupies! Attention, petite odeur d'humidité et eau de la douche hyper froide, on est en montagne donc gare au coups de froids! J'ai quand meme finis par prendre un guide pour une journée pour rejoindre la source d'eau chaude dans la riviere sauvage, dans la foret sauvage. Tres bien et largement suffisant comme experience junglistique!
Descendre vers la riviere en contrebas ou monter la petite colline a droite des bungalows et en 5 min vous aurez une vue digne de National geographic. J'y passais des heures au lever et au coucher du soleil, magique!!
Direction TOBA, mais pas l'endroit usuel, plutot Tongging, le village au nord du lac juste aux pieds de la tres haute chute d'eau SIPISOPISO. J'ai du payer le prix tacos partage pour Medan pour etre ramené a Kabanjahe ou le chauffeur a bien passé une bonne demie heure a tourner pour trouver enfin l'epave qui fait le trajet direct vers le lac (Suka Sari, 15.000 Rps jusqu'a Tongging) Je suis reste que deux nuits au Roman Sinasi, cher a 250K Rps le nasi goreng fabuleux le matin a 10K Rps et un tres bon cafe a 5K. Aller au village et manger des langoustines grillées avec leurs sauce a 75K, delicieuses, les locaux les appellent LOBSTER! je recommande le restau VHI VHI, le plus propre du village et avec une tres belle vue. Magnifiques vues sur le lac et interessantes ballades de tous les cotes A 9h30 chaque matin, le bus pour Medan depuis Silalahi vous recupere devant la guest house et vous ramene jusqu'aux faubourgs de Medan pour 35K Rps, un ptit saut dans un Angkot rouge numero 103 vous depose au centre ville (Lapangan, gare de train, hotels...)
Vol lion air vers Padang a 25 euros. depuis l'aeroport de Padang, vous pouvez prendre un taxi partagé vers Bukittinggi pour 95K Rps. La place ne coute de 50K Rps et le reste est empochée par la mafia de l'aeroport. Si vous avez le numero du chauffeur il peut venir vous attendre et vous recuperer et vous ne paierez que 50K rps.
Il vous depose direct a votre hotel a BUkittinggi. Dans mon cas c'etait la HELLO GH que je recommande vivement. Petite famille chinoise, la fille LING est la gentillesse incarnée ainsi que ses parents. Armando l'assistant est un puit d'infos sur la region, il offre aussi ses services de guide pour ceux qui n'ont pas assez confiance en leur capacites d'orientation. Sinon la location de scooter a 60K Rps par jour + 20K Rps d'essence vous permettera d'aller partout.
Bukittinggi fut un vrai coup de coeur, une ville super agreable avec un climat excellent, une nourriture fabuleuse (mention speciale pour le Nasi Kapau qu'on peut manger dans le Pasar Atas, qui a reussit a detroner le Rendang daging de la premiere place des mes plats indo preferes!) Course de boeufs dans les rizieres, lac Maninjau, Palais Pagayurung, Harau, Maninjau, Malalak, innombrables petites routes passant des fois en pleines jungle..... mes 2 semaines sur place furent formidables! Prevoir des boules quies pour les mosquées omnipresentes et les appels a la prieres tot le matin Je recommande vivement la route qui mene a Malalak qui part a droite depuis la route vers Maninjau et amene a un col en hauteur entre le lac et la montagne Singgalang avec une vue fabuleuse sur la vallée en contrabas et jusqu'a l'ocean Indien et les petits atolls au large de Pariaman: Route superbe et vide a faire par temps clair pour profiter de la vue! Je recommande aussi la visite feerique de la grotte NGALAU SIMARASOK/ NGALAU AGAM TABIK, a une heure de Bukittinggi, accessible par scooter ou par un angkot pour KOTO TUO (district de BASO). On y accede en embarquant sur des barges en bois utilisés pour recolter le sable et en se mettant a plat ventre pour passer a travers les rochers, munissez vous d'une lampe frontale ou demandez aux bateliers de vous en preter/louer une. La bateau pour une demie heure coute 50.000 Rps quelque soit le nombre de personnes a bord: un bakchich est fort apreciable. a l'interieur des nuees d'hirondelles rendent l'experience magique ou effrayante...c'est selon
Rejoindre l'aeroport avec un taxi partagé qui vous recupere de votre guest house pour 50 ou 60K Rps selon les jours. A reserver aupres de la reception
J'ai ete sauve sur une route perdue totalement defonce par un eboulement infranchissable (mais pas pour les locaux), invité de nombreuses fois, assisté par des inconnus quand mon bagage s'est perdu...ect: La gentillesse des locaux est phenomenale.
J'insiste sur l'apprentissage du bahasa qui meme rudimentaire transformera votre voyage en un experience intimiste et vous vous ferez de tres tres nombreux amis: preparez aussi votre compte facebook et votre numero watsapp, bien sur vous n'echapperez pas au groupes de perfectionneurs d'Anglais si vous etes en ville le Dimanche
N'hesitez pas si vous avez des question
De retour d'un gros mois a Sumatra, je souhaiterai partager quelques miettes, infos et impressions generales. Plutot qu'un compte rendu, ce message sera plutot une note d'humeur voire un billet d'amour pour cette belle region du pays.
Donc, apres plusieurs voyage dans l'est de l'indonesie (Moluques, Sulawesi, Raja Ampat, Banda....), Sumatra c'est le continent carrément. Le territoire est immense, la faune est imposante, les montagnes majestueuses et les gens....totalement charmants! Que dis-je, les gens sont succulents de gentillesse. Je ne sais pas si c'est le simple fait d'être un touriste ou l'avantage de parler Bahasa, mais les gens de Sumatra ont explosé le compteur de gentillesse, génerosité et amabilité des Indonesiens: une mention speciale pour les Minangkabau et les gens autour de Bukittinggi qui m'ont totalement conquis!
Arrivé a Medan, je voulais rejoindre Ketambe au centre nord de l'ile. Rien de plus facile, rejoindre le quartier ou endroit nommée Padang Bulan, d'ou partent deux fois le matin et une fois le soir (chaque compagnie presente sur place) des taxis partagés vraiement tres bien pour kutacane pour le rpix de 130.000 Rps. En rajoutant 70.000Rps ils vous ramenent jusqu'a Ketambe devant la guest house que vous aurez choisis ce qui est quand meme tres avantageux et vous evitera eventuellement de devoir passer une nuit a Kutacane.
J'ai choisi la seule guest house sise au milieu du parc, toutes les autres etant dans le village lui meme, elle est a environ 3 km plus loin en direction du nord (Balngkejeren). C'est la Leuser Ketambe/Gurah Bungalows guest house. Je sais c'est pas facile de la reperer avec deux noms differents et je ne parle meme pas de la confusion generale due au fait qu'elle est dirigée par un denommé PAK MUS lui meme fils de PAK MUS, grand veteran du tourisme local avec sa propre GH a l'entrée du village!
Mon choix s'est averé excellent. bungalows construits en bois, engloutis dans la foret et surplombant la riviere ALAS (bruit de l'eau omnipresent). Le lendemain matin juste avant le lever du soleil a deux pas de mon bungalow : LITERALLEMENT, un grand male Gibbon Noir, une maman Orang outan avec son bebe, les omnipresents thomas Leaf, des macaques....incessant balais de papillons de toutes sortes, tailles et couleurs...insectes improbables...ect Tout de suite, le trek de longue haleine en pleine jungle devenait une simple option que j'ai totalement fini par oublier a mesure que les jours passaient (Une semaine en tout) et que je decouvrait de plus en plus de choses dans les environs immédiats de ma chambre et ce durant la journée mais aussi la nuit: Serpents, loutres dans la riviere, deux especes de calaos, loris, ecureuils volants, des chauves souris et papillons de nuit enooooormes! La jungle dans un confort tres acceptable et la compagnie des maitres des lieux et leur petite famille adorable ainsi qu'une cuisine maison delicieuse (mention speciale pour le diner!) 150.000 Rps la nuit plus les repas entre 20 et 40 milles roupies! Attention, petite odeur d'humidité et eau de la douche hyper froide, on est en montagne donc gare au coups de froids! J'ai quand meme finis par prendre un guide pour une journée pour rejoindre la source d'eau chaude dans la riviere sauvage, dans la foret sauvage. Tres bien et largement suffisant comme experience junglistique!
Descendre vers la riviere en contrebas ou monter la petite colline a droite des bungalows et en 5 min vous aurez une vue digne de National geographic. J'y passais des heures au lever et au coucher du soleil, magique!!
Direction TOBA, mais pas l'endroit usuel, plutot Tongging, le village au nord du lac juste aux pieds de la tres haute chute d'eau SIPISOPISO. J'ai du payer le prix tacos partage pour Medan pour etre ramené a Kabanjahe ou le chauffeur a bien passé une bonne demie heure a tourner pour trouver enfin l'epave qui fait le trajet direct vers le lac (Suka Sari, 15.000 Rps jusqu'a Tongging) Je suis reste que deux nuits au Roman Sinasi, cher a 250K Rps le nasi goreng fabuleux le matin a 10K Rps et un tres bon cafe a 5K. Aller au village et manger des langoustines grillées avec leurs sauce a 75K, delicieuses, les locaux les appellent LOBSTER! je recommande le restau VHI VHI, le plus propre du village et avec une tres belle vue. Magnifiques vues sur le lac et interessantes ballades de tous les cotes A 9h30 chaque matin, le bus pour Medan depuis Silalahi vous recupere devant la guest house et vous ramene jusqu'aux faubourgs de Medan pour 35K Rps, un ptit saut dans un Angkot rouge numero 103 vous depose au centre ville (Lapangan, gare de train, hotels...)
Vol lion air vers Padang a 25 euros. depuis l'aeroport de Padang, vous pouvez prendre un taxi partagé vers Bukittinggi pour 95K Rps. La place ne coute de 50K Rps et le reste est empochée par la mafia de l'aeroport. Si vous avez le numero du chauffeur il peut venir vous attendre et vous recuperer et vous ne paierez que 50K rps.
Il vous depose direct a votre hotel a BUkittinggi. Dans mon cas c'etait la HELLO GH que je recommande vivement. Petite famille chinoise, la fille LING est la gentillesse incarnée ainsi que ses parents. Armando l'assistant est un puit d'infos sur la region, il offre aussi ses services de guide pour ceux qui n'ont pas assez confiance en leur capacites d'orientation. Sinon la location de scooter a 60K Rps par jour + 20K Rps d'essence vous permettera d'aller partout.
Bukittinggi fut un vrai coup de coeur, une ville super agreable avec un climat excellent, une nourriture fabuleuse (mention speciale pour le Nasi Kapau qu'on peut manger dans le Pasar Atas, qui a reussit a detroner le Rendang daging de la premiere place des mes plats indo preferes!) Course de boeufs dans les rizieres, lac Maninjau, Palais Pagayurung, Harau, Maninjau, Malalak, innombrables petites routes passant des fois en pleines jungle..... mes 2 semaines sur place furent formidables! Prevoir des boules quies pour les mosquées omnipresentes et les appels a la prieres tot le matin Je recommande vivement la route qui mene a Malalak qui part a droite depuis la route vers Maninjau et amene a un col en hauteur entre le lac et la montagne Singgalang avec une vue fabuleuse sur la vallée en contrabas et jusqu'a l'ocean Indien et les petits atolls au large de Pariaman: Route superbe et vide a faire par temps clair pour profiter de la vue! Je recommande aussi la visite feerique de la grotte NGALAU SIMARASOK/ NGALAU AGAM TABIK, a une heure de Bukittinggi, accessible par scooter ou par un angkot pour KOTO TUO (district de BASO). On y accede en embarquant sur des barges en bois utilisés pour recolter le sable et en se mettant a plat ventre pour passer a travers les rochers, munissez vous d'une lampe frontale ou demandez aux bateliers de vous en preter/louer une. La bateau pour une demie heure coute 50.000 Rps quelque soit le nombre de personnes a bord: un bakchich est fort apreciable. a l'interieur des nuees d'hirondelles rendent l'experience magique ou effrayante...c'est selon
Rejoindre l'aeroport avec un taxi partagé qui vous recupere de votre guest house pour 50 ou 60K Rps selon les jours. A reserver aupres de la reception
J'ai ete sauve sur une route perdue totalement defonce par un eboulement infranchissable (mais pas pour les locaux), invité de nombreuses fois, assisté par des inconnus quand mon bagage s'est perdu...ect: La gentillesse des locaux est phenomenale.
J'insiste sur l'apprentissage du bahasa qui meme rudimentaire transformera votre voyage en un experience intimiste et vous vous ferez de tres tres nombreux amis: preparez aussi votre compte facebook et votre numero watsapp, bien sur vous n'echapperez pas au groupes de perfectionneurs d'Anglais si vous etes en ville le Dimanche
N'hesitez pas si vous avez des question
Bali et Sulawesi (juillet 2007) English translation pending
Genève, le 7 juillet 2007
"24 heures chrono avant le départ" Hahaha!!!! Mon sac est presque prêt..je suis trop chargé comme d'hab... Pourtant deux t-shirt, deux shorts et deux chemises, c'ets pas beaucoup pour presque un mois .... mais bon on verra... no panic... ce qui m'emmerde c'est de ne pas pouvoir ramener de choses mais bon....on verra!!!!! Le plan de vol; Départ de Genève pour Zurich à 0755. Puis Zh -Doha au Qatar à 1155 pour une durée de 6heures. Arrivée à 1855 Départ de Doha pour Denpassar à Bali à 2320. Durée 12 heures. Arrivée à 1605 sur palce. Attention, décallage de 8 heures si je ne me trompe pas... Trois jours plus tard, soit le jeudi 12 juillet je quitte Denpassar en avion pour Ujung Pandang à Sulawesi. Je compte remonter jusqu'à Rantepao et visiter le pays Toraja. Puis de remonter vers le norddirection Poso et les ìles Togian...Cett région n'étant pas trop sûre je dois vérifier encore auprès du DFAE ( l'ami à Marie...celui qu'elle connait bien...le chef du DFAE!!!!!) et bien sûr me renseigner auprès d'autres voyageurs... c'est l'objectif de ces trois premiers jours que je vais passer à Kuta.J'ai reservé une chambre au Bendesa accomodation...et comble du luxe, ils viennent me chercher à l'aéroport!!!!!! 15 jours plus tard ce sera le retour sur Bali puis une semaine de vadrouille en moto à travaers l'île. Je veux aller à Ubud et qui sait prendre peut-être un cours de cuisine indonésienne.... Allez tous à vos commentaires!!! Besos!!! Vous me manquez déjà.... ah oui pour ceux pour qui la géo est du chinois, j'ai mis une carte ou deux..... ah pis ça a rien à voir mais j'ai rajouté quelques photos de moi jeune comme ça vous m'oubliez pô!!!!
Doha- Qatar, le 8 juillet 1830 a Geneve. Une heure de plus a Doha au Qatar. Apres six heures de vol, je viens de debarquer pour une courte escale de trois heures avant de reprendre le periple direction Bali et ses 12 heures de vol... Il fait 28 degres..... je vais me balader un peu dans cet aeroport qui ma tout l air d etre un temple de la consommation.... Pour l-heure tout va bien mais vous me manquez.....Bien fait pour moi.... Kuta le 10 juillet 2007 Eh ben j vous raconte pas la big nuit de sommeil que je me suis faite...Bestiale et indispensable..Le Bendesa accomodation est a reccomander absolument..je donne les coordonnees a qui les veut. Les gens sont absolument adorabls et pas chiants...Pourtant je pense que je suis dans un des endroits les plus touristiques de Bali: Kuta et ses australiens, Kuta et ses surfeurs, Kuta et ses contrefacons...mais bon pour ces deux premiers jours ca me fait vraiment vacances a la cool, piscine, plage, petits achats et plongee dans la nouritture locale. Hier soir j ai mange un bapi kecap. C est du porc avec du riz et des epices.. j en ai eu pour 6 francs suisses...c est vous dire... Ce matin apres le ptit dej' jai file a la plage ou je me suis ramasse un magnifique Ku (ta) de soleil...hahaha... bien fait me direz vous, vous qui geley dans vos lointaines contrees... J ai loue un matelas en esperant bouquiner tranquillement mais tu parles...c est un vendeur apres la utre mais c est marrant quand meme... une mangue plus tard et un tour a l hotel je me suis rendu compte que j avais oublie d aller manger... decalage sans doute... alors ce soir c est le japonais du Routard qui m appelle... Par contre ce soir au couche de soleil c etait magnifique. non pas le soleil mais la foule, nos amis les surfeurs encore eux mais surtout les familles balinaises au grand complet... je me suis regale de photos de gens.... va falloir que je change de bureau, y aura bientot plus de place... Finalment les doutes que j avais au depart sr quoi faire pendant ce voyage se dissipent peu a peu.. tout a l air extremement simple. Il suffit de laisser faire les choses et lles s imbriquent entre elles. Demain je me refait un programme a la tranquille-emile et jeudi matin, depart pour l aventure a sulawesi. je vise un hotel du routard a ujung padang pour la premiere nuit pui de prendre le bus de nuit pour Rantepao, la capitale du pays toraja. Messag por mes soeurs su elles me lisent: ce n est pas la qu ils coupent les tetes... Allez, j ai la dalle... lachez vos comm ca me fait plaisir de les lire.. Eh Marie, j t ai reconnu!!!!! Par contre, pas de nouvelles de Sacha...je trouve ca un peu dur...mais bon... Bisou a tous!!!!
Kuta, le 11 juillet 2007 ben ca alors...ca me fait presque drole de parler ou plutot ecrire en francais... ici il y en a pas...et non les chapions du monde ne viennent pas jusqu ici...hehe... alors je pratique mon anglais...faut dire que le matin je le parle super bien, apres la plage et les coups de soleil, c est plus difficile mais le soir en plaine digestion c est carrement du chinois...mais bon ils me comprennent c est l essentiel et sinon ils font semblant et ils se marrent... ..hier j ai mange des sushis, .... c etait tellement bon que jy suis retourne ce soir... a midi je me suis dcouvert une gargotte toute paumee ou l ons ervait un nasi goreng d enfer...genial.... Bon faut que je me calme, y a un surfer blond decolore qui s est installe sur l ordi a cote de moi... il a pas l air doue...pourtant surfer c est sa specialite... j suis mechant mais faut les voir le soir quand ils sont bourres...bon c est comme partout.... C est ca aussi Kuta et je suis content de partir demain parce que c etait cool pour demarrer mais la j ai envie de passer a autre chose. Donc je me leve a 0630 et depart pour laeroport a0730...une heure de vol et j arrive a Macassar ou je vise l hotel des routards du guide...moche mais une mine d or de renseignements... on verra. je compte passer une journee la bas et prendre le bus de nuit pour le pays toraja et sa capitale Rantepao.... C est super cool pour moi de vous lire... et hop....le surfeur vient de sauter une page... hahaha, , , , zy va s noyer le con et gloups et gloups.... koi moi....jalux.... d une blondasse decoloree.... plutot faire la planche oui... Besos a tout le monde...Marie merci pour les news de papa... Pour Sacha, je ne sais pas...????
Makassar- Sulawesi, le 12 juillet 2007 Dur dur le reveil ce matin... j ai pas reussi a dormir presque de la nuit... alors ce matin...le vol, court mais agite... Je suis donc sur l ile de Sulawesi... Sur la carte c est ce gros morceau en forme de K!!! A l arrivee, un chauffeur de taxi qui ne parle que la langue locale et nous voila parti pour presque une heure de delire sur route jusqu a la mythique Makassar, ville de pirates et d epices... L hotel est super cool...6 francs pour la chambre...ok, ok j entends les ronchons, t as pas de fenetres, les chiottes et la douche sont a l etage...et alors...c est cool quand meme et les gens sont super gentils.... pour tout vous dire, j ai l impression d etre le seule blanc de toute la ville... pas vu un seul gringo...ca change de Kuta... mais c est hard quand meme...c est vraiment la ville portuaire, canaille...ou t as envie de rester pour ecrire un bouquin...noir.... J ai fait mon premier tour en Becak... C est en fait une fragile cabine fixee a l avant d un tricycle...oui oui j ai bien dit a l avant... ca te donne l impression d une mort imminente a chaque approche d un fou du volant ce qui est une race en pleine expansion ici... par contre c est bestial pour se promener, faire des photos... Je suis alle visiter d abord le Fort Rotterdam...vestige de la colonisation hollandaise. A chier, moche et nul...mais par contre j y ai fait de droles de rencontres.. d abord un prof-guide local-guide spirituel musulman aussi. On a discute un long moment et c etait tres interessant... ici c est les gens qui t offrent a boire...incroyable non... Il parlait un anglais parfait... Il m a file plein de tuyaux pour la suite de mon voyage...des adresses...gratos... Puis j ai fait la connaiassance d Udin, un guide qui lui, parlait italien...presque parfaitement, puis est arrive un pote a eux qu on aurait dit un peruvien et qui parlait parfaitement mais absolument genialement l espagnol et un peu le catalan! Ca c etait Beso... a mourir... je n arrivais plus a decoller tellement que c etait drole.... Finalement un vieux pedaleur m a conduit au vieux port marchand ou le pauvre a du envier les tapettes qui font le Tour de France parce que me pousser moi c est pas de la tarte... et c etait long...mais les photos sont cool... Finalement je suis alle sur la Croisette locale voir se coucher le soleil et me perdre dans des ruelles sans lumieres pour trouver la perle des restaurants de poissons grilles... le Turi. J ai mange, niam niam, un Poisson noimme MILK FISH ou poisson sans arete... bestial... super copieux j ai pas pu finir pour un prix encore un fois miserable... Finalement ce qui m etonne le plus c est le sourire et la gentillesse des gens... tout le monde le dit mais c est vrai... tu marches dans la rue tout le monde t appelle: MisterMister!!!! et te disent bonjour... Meme les flics ils passent en voiture et klaxonnent avec le sourire pour te saluer... Bon peut etre j ai une arete de poisson collee au dos et c est la fete.... hahaha Demain a 2200 je prends le Bus pour Rantepao. Le voyage se fait de nuit donc j espere...dormir dans le bus...tu parles on verra... Merci pour vos comm qui me font toujours plaisir... J ai pense a mon retour continuer a ecrire comme si j etais encore en Indonesie...je suis devenu accro...Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Besitos... Non Marie...pas de news....J sms... Makassar-Sulawesi, vendredi 13 juillet Nom de Dieu...moi qui voulais dormir ce matin... a 0630 les gens commencaient a dejeuner...et a cote de ma porte... bon pas grave... je me suis rendormi un peu et traine dans ma cellulle jusqu a 0900.. Ce matin en discutant avec la patronne du l hotel et son ami, j ai palnifie un peu mon sejour a sulawesi....en commencant par la fin... Je passerai les4 derniers jours sur les iles Toggian, au black Marlin...cherhce sur Google si vous voulez voir...c est magique...le luxe total pour moins de 30 chf par jour...bon j arrete de oparler fric parce qu ici ca na aucune mesure avec ce qu on connait et donc ca frise l indecence parfois... Bref apres ces trois jours aux Toggian je reprends le bateau de ligne pour Gorontalo au nord puis le lendemain l avion pour Makassar et enfin le meme jour mon vol pour Bali... Compris ? Non? Ben vous avez que relire, non? Je vais pas vous l explqiuer a nouveau... cest a la minute le net... non mais... Drole de journee aujourd hui. Il y a l hotel un jeune, Henrik, qui est ami avec les patrons. Il fait un stage dans le tourisme et je l ai pris avec moi pour visiter les chutes de Bantimurung... Je ne vous parle pas du lieu parce que bon c eatit pas trop spectaculaire.. par contre on a mis 2 heures trente pour aller et la meme chose pour revenir... Ca, c etait long mais drole...on l a fait en Bemo, ces miniscules minibus locaux.. Les gens sont hilares quand ils me voient.. deja que je parle pas le Bahasa, qui est la langue commune a toute l Indonesie, alors le Sulawesien, j te dis pas... alors pour les faire rire je repete apres eux... et eux ils se pissent aux culottes... je n ai pas de peine a imaginer ce qu ils me font dire... Dans deux heures, je prends le bus de nuit pour Rantepao dans le pays Toraja. J ai une adresse la bas... et j espere pouvoir me poser trois ou quatre jours et louer un scooter.. je me rends compte qu avec mon sac a dos ca va etre dur de me deplacer en scoot. alors vaut mieux que je sois localise quelque part et bouger depuis la... je me suis renseigne sur la region de Poso, celle qui m inquietait un peu...Il semblerait que les troubles font partie du passe... Je vais quand meme prendre toutes mes precautions et me renseigner a Rantepao encore... J espere pouvoir vous ecrire encore des demain... Vous arrivez a lire parce qu ici je ne trouve pas les accents ni d autres signes.... Merci pour vos chouettes comm, c est trop genial de vous lire... en tout cas j ai de bonnes adresses pour qui veut venir... la gentillesse des gens vaut a elle seule le deplacement... Besitos.... Marie, c est bon on s est sms avec Fiston... Rantepao-Pays Toraja, samedi 14 juillet 2007 Hier soir, quand j ai pris le Bemo de l hotel a la gare routiere je me suis dit que ce ne serait pas simple...J ai eu le nez fin... Deja, certines personnes quand elles me voyaient dans le bemo refusaient de monter... c est deja ariive l apres midi... elles avaient peur.... Du coup le soir ce chauffeur m a laisse a une autre station de bus que celle a laquelle je devais me rendre... c est la premeire fois depuis mon arrivee que j ai mentalement injurie quelqu un... pa grave une moto ma pris et charge comme un mulet je suis arrive a l heure... Premiere surprise, ils ont sorti tout le cablage et sont en train de reparer.. Bon un peu plus tard nous partons quand meme et ... a lheure... Donc je confirme, la compagnie de bus Bintang Prima, comme la Litha offre des bus climatise ou il y a des sieges-lits... encre faut il pouvoir y dormir... Mais bon c est super confortable quand meme.. Toutes les deux heures, les six autocars s arretent pour faire une pause..premiere suprise: je suis le seul blanc.... Mais bon pas grave... de toutes manieres je conseille le voyage de nuit parce que voir le danger en face de jour....non merci!!!! C est vriament des malades du volant...j ai jamais vu cela...vaut mieux fermer les yeux et prier....ou dormir... Bref, nous sommes arrives vers 0600. C etait completement brumeux... Je descends du bus en ayant choisi un hebergement 5 minutes avant dans mon routard... Un gars chevelu m aborde en me demandant ou je vais...je me mefie... Il me dit: tu es Antonio, t es suisse? Je suis surtout surpris.... En fait le patron de l hotel de hier soir, le Legend l a appelle. C est un copain et lui a dit que j arrivais ...si je cherchais un guide il pouvait etre celui la... Ca tombe bien... On va a l hotel....Genial!!!! Je suis raide je vais juste faire un petite sieste.....de deux heures trente.... Onboit un cafe avec Youssouf, mon guide et on negocie le prix.... Correct: cent balles pour trois jours... On demarre tout de suite, il y a un mariage assez surprenant auquel il aimerait m amener... Effectivement, c est un suisse qui epouse traditionnellement une fille du pays, une Toraja. On monte dans un bemo puis dans un deuxieme.... Ca grimpe de village en village, au travers de rizieres et de forets de bambous...les maisons Torajas avec leurs toits incurves vers le haut...Cela signifie selon la tradition: tu viens du ciel et tu retourneras au ciel... c est aussi pour que les enfants se rappellent de leurs ancetres qui eux naviguaient.... J avoue que j etais un peu gene d etre la sans y etre invite...mais c est comme ca, tout le village etait present, des centaines de personnes, enfants viellards, dignitaires.... C etait bizarre de parler francais... Une partie des familles suisses, francaises etaient presente...en habits traditionnels Torajas, sil vous plait.... Bref, une belle ceremonie, faite de danses, de chansons...et oui mon guide a chante Aline et Guantanamera...( on croit rever!!!!) Puis apres le repas, tous les villageois sont partis rapidement... J ai aussi ete surpris du fait que les gens n applaudissent pas apres une prestation...c est comme ca... On en a profite aussi avec Youssouff... Bon la descente on l a fait a pied en chantant a travers les rizieres ces chansons preferees, c est a dire ABBA.... et oui...les rizieres, les maisons Torajas au toit incurve vers le haut, les bambous...et deux couillons en train de chanter: Money, Money, Money.....ou Fernando... Bref on s est bien marre.... On a bu un jus de Terung Belanda (tamarillo) au bistrot et la je rentre me doucher et rejoindre Youssouf pour un papiong ( porc cuit au bambou)... Je reserve ce soir mes trois jours sur les iles Toggian... ca va etrre bestial... tout colle: le bateau qui me ramene apres sur Gorontalo ou je reprends l avion pour Makassar le jeudi 26... tout est en ordre...c est incroyable.... Demain c est tour dans les villages alentours et marches..combats de coq... Lundi on va a une ceremonie funeraire.... je vous raconte tout ca demain..... Merci pour vos comm! Special thanks to Maflo qui est en Thailande!!!! Besitos a tout le monde
Rantepao- Pays Toraja, le dimanche 15 juillet 2007 Bon ben hier soir j ai pas retrouve le bistrot ou on avait rendez vous avec Youssouf.. Il faisaitt tellement noir que je me suis mis a tourner en rond dans le bled... Finalement je me suis pose dans en desespoir de cause dans un petit warung (resto familial) pour un Bakhso babi, soit des boulettes de porc avec des nouilles et du riz dans cuit dans du lait de coco enroule dans une feuille de.. de de....... je sais plus...banane sans doute... delicieux...j allais commencer a manger quand est apparu mon guide...il me cherchait et etait inquet! On a mange ensemble en regardant la demie finale de la coupe d asie opposant l indonesie a l arabie saoudite... a la fin du repas on est quand meme alle au bistrot dont j avais pas note le nom( pas bien!!!) pour un dernier the au gingembre...hummmm delicieux... En rentrant j ai regarde la fin du match avec des indo du coin...a la 92 eme les arabes ont marque....ils ont du penser que je leur portait malheur...Les indo pas les arabes qui m invitent d ors et deja l an prochain pour les vacances!!!
Ce matin depart a 0900. Nous nous arretons d abord au petit marche local qui borde la chemin de mon warung ( sorte d hotel). J adore les marches locaux!!! Puis depart pour Lemo. Nous visitons un des endroits ou les tombes dans les roches sont les mieux conservees... Vous verrez les photos... Des trous sont creuses profondemment dans la paroi...On y place les membres d une meme famille. Puis une petite porte en bois sculpte clos l endroit. Parfois, des personnes malintentionnees volent ces portes pour les vendre a des antiquaires ou dans les marches... Puis des Tau Tau sont fabriques. Ce sont des statues de bois represantant le defunt. Ces statues sont placees a meme la falaise et regardent les visiteurs depuis leur balcon... Puis nous avons repris notre bal de bemos...direction Kambira et les tombes des enfants. Il reste peu d endroit comme celui ci aussi bien conserve. Les enfants morts de moins de trois mois sont confies au tronc de l arbre. Ainsi places dans son tronc, ils vont continuer a grandir avec celui ci... Cet arbre etait place dans un magnifique petite foret de bambous......geants!! Nous avons continue notre longue marche a travers les rizieres vers un endroit ignore du tourisme car eloigne de tout. Tapamgalo et sa grotte cimetiere aux cranes et aux Pau Pau...Impressionnant et finalement cette balade etait tres apaisante. En traversant un village dont j ai oublie le nom, notre bemo s est trouve coince par la foule. Des combats de buffles etaient organuses en l honneur d un celebre defunt. Bon c est un peu comme les combats de reine en un peu plus gore.. Ils avait deja decoupe une bete et vendaient les morceaux...Les tripes etait ouvertes dans l herbe et les mouches se regalaient...Je confirme, les buffles sont herbivores... Tant mieux ca pue moins!!! Ce qui etait le plus drole dans tout cela c est les rires en forme de moquerie quand les betes refusaient le combat.. Finalement apres deux trois echaufourees, l une d elle a finalement pris la fuite poursuivie par son adversaire..Cela au milieu des spectateurs, des voitures et a vive allure..J etais content d etre un peu plus loin et pouvoir faire le brave en riant de tout ca... Au retour, nous etions 14 dans le meme vehicule!!! Les bemos ici sont des 4|4...14 c est pas mal croyez moi mais ca fait rire tout le monde, tout le monde est content alors...... Demain, buffles egorges aux funerailles, puis marche de Bolu qui a lieu les lundis. On y vend justement des cochons, des buffles ( encore vivants), etc...je dois me racheter un petit sac a dos, le mien a rendu l ame...egroge lui aussi... Apres, nous irons parier aux combats de coqs... Vous n entendez pas mais j ai le muezzin qui hurle a cote et moi je tape de plus en plus fort comme si vous me lisiez mieux...
Hier j etais super optimiste quand a la suite du voyage mais ca s est complique durant la soiree... En effet, il n y a pas de bateau qui puisse me conduire a Gorontalo pour reprendre mon avion le jour J. J ai du changer mes plans et vraiment ils sont super demmerdes et ne te laissent pas tomber. Ils ont pu me changer mon billet pour un autre aeroport de maniere a ce que je puisse quand meme faire mes trois jours de plage sur les iles Toggian.. Cela m a coute la coquette somme de 40 francs quand meme.... Je vais me taper de longues distances en bus local mais c est cool quand meme...Le seul hic c est qu ils ne parlent pratiquement pas l anglais et mon bahasa se limite a trois mots et demi alors on verra bien.... En tout cas, ils se sont plies en quatre pour me faire arriver a bon port. On a envoye par le bus de nuit, les sous, une copie de mon passeport et mon billet d avion desormais inutile a l hotel Legend a Macassar. Ceux ci me renvoie demain matin par le bus de jour mon nouveau billet d avion... Alors ce soir, je vais enfin manger mon Papiong au restaurant Rimiko ( client d oeil a Cathy qui adore cet endroit)!!! Voila, je suis raide mais c est toujours aussi cool... Bisoux a tout le monde!!!!
PS: merci Sacha pour ton petit mot... Bon voyage a vous et bonne suite...Moi aussi JT. Et oui, les sms fonctionnent puisque je t en ai envoye...hehehe.... Besos!!! Fais un bisou a nostra terra!!!! Visca Daimus!!!!
Rantepao-Pays toraja, le 16 juillet 2007 Ahhhhh...j ai dormi comme un roi.... Ce matin apres le ptit dej, depart a huit heures pour une ceremonie funeraire... En fait nous n allons pas assister a toute la ceremonie qui se deroule sur plusieurs jours...Aujourd hui c est le jour du sacrifice des buffles... Ceux ci sont sacres... Ils sont les facilitateurs pour le passage de l ame du defunt vers sa nouvelle vie. Tout Toraja n economise que pour les funerailles. Les montants engages a ce moment la sont enormes. Un buffle peut couter jusqu a plusieurs dizaines de millions de roupies soit plusieurs milliers de nos francs... a cela il faut ajouter les musiciens, les pretres, etc.... Quand nous arrivons nous sommes accueillis par la famille qui nous installe sous un couvert...Nous rentrons mon guide et moi pieds nus et on nous sert du cafe et des gateaux deliceiux tels que des Toris, des batonnets de riz frit avec du sucre de palomo, le cake national a base de poudre de tapioca ainsi que des Sagon cake ou bagiak fait des troncs des palmiers. Enfin, c est ce que j ai cru comprendre...en tout cas c etait fameux... J ai remis comme convenu mon present au representant de la famille: une cartouche de Kretek, les cigarettes locales a base de clous de girofles. Puis nous avons fait la connaissance d une equipe de la television andalouse, Telesur, qui tournait un reportage sur l Indonesie... Enfin, apres avoir presente les 15 betes et decide d en epargner une qui sera donnee vivante aux oeuvres de bienfaisance, les autres sont amenees sur l esplanade. Elles sont enormes et super impressionnantes. Certaines agressives et on le comprend. Elles sont tenues par une corde. Soudain s approche un homme muni de son couteau de sacrifice, il saisit la bete par les naseaux, l obligeant a relever la tete puis d un coup sec, lui tranche la gorge. Le sang jaillit a gros bouillon et si tout se passe bien, l animal s affaisse immediatement. Seulement d apres les gens du village, quelqu un avait pratique la magie noire de facon a compliquer la ceremonie. Les betes resistent longtemps, debout, le coup tranche, le sang ne cessant de couler en poussant de beuglements desesperes et s agitant si fort qu elles en augmentent l ouverture de leur blessure. Un peu gore tout de meme... L etre humain est ainsi fait que j ai filme tout cela avec mon portable. Je n ai pas encore revu les images mais elles ne seront pas faciles a voir... Une fois mortes, les peaux des buffles sont retires comme une chaussette puis la viande decoupee et distribuee... Voila pour cette premier partie de matinee...Puisse l ame du defunt voyager en paix apres cela! Nous avons profite du vehicule des deux reporteuses pour aller aux marche. C est le lundi que sont vendus les buffles et les cochons egalement. Je pense que les photos sont sublimes car ce sont des animaux majestueux. Nul doute que les Torajas les venerent meme si leur mise a mort peut etre impressionnante pour nous occidentaux. Par contre les tits cochonnets attaches en ligne, ficeles tels des saucissons qu ils vont devenir....c est salaud...j mangerais plus jamais du citterio de a meme maniere!!Ils couinaient les gorets tels des betes... surtout quand ils etaient vendus et qu ils etaient transportes a dos d homme sur leur bambous...Ils criaient: On veut pas, on veut pas, dev'nir des cipolattas, c est fini, c est fini, le bon temps des salamis!!!! La manf des gorets a ete dissoute par les forces l ordre et ils ont ete sommes de redevenir de bons jambonnots... Le marche local etait geant aussi. J en ai profite pour faire une affaire et acheter un nouveau petit sac a dos car le mien a rendu l ame...5 francs le sac... super affaire qui a dure l apres midi et que j ai du amener recoudre vers un cordonnier car il lachait deja...hahaha...bien fait pour moi...p'tain.... le muezzin a nouveau!!!!! Allez je tape plus fort sur mon clavier. Nous sommes alle manger a midi dans un village ou etaient organises des combats de coqs. C est vrai que c est violent mais ce qu il y a de plus impressionnant c est l etat d excitation des parieurs et des......parieuses!!!! Ca hurle de partout en agitant le pognon... et pas des petites sommes, des liasses entieres pouvant aller jusqu au million! Le Toraja est tres parieur!!! Au cri de: Beke ou de Songko designant l un ou l autre des combattants emplumes.... J avoue que je me suis laisse prendre au jeu...Faut dire que Youssouf est un malade qui pendant le combat, parle en faisant certainement des incantations pour ne pas perdre sa fortune. Pas de bol, Tonin, le gallo primero est passe par la! J ai parie...plusieurs fois...et j ai GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! 200'000 roupies...Une fortune! 28 balles mais bon ca ma paye la difference du billet d avion....J y serais bien reste un peu mais je ne sais pas pourquoi mais mon guide commencait a trouver cela ennuyeux... hehehe.... Nous avons fini la journee dans un village qui a conserve son habitat traditionnel. C est vrai que beaucoup de touristes y vont mais c etait beau de voir les artisans travailler le bois... ce sont vraiment des artistes... Nous avons revu des cerceuils suspendus a la falaise puis j ai pu visiter une maison Toraja. Il y avait un vieux monsieur de 86 ans qui buvait son cafe et fumait ses cigarettes... Les habitations sont composees de trois pieces et dirigees du nord au sud. La Sali est la piece du milieu. Elle sert de cuisine et peut servir de chambre a coucher des enfants et de la famille. La Tangdok est sur la partie frontale de la maison, dirigee vers le nord. C est la piece des invites ou des enfants. La Sumbung est au sud. C est la chambre des parents ou des personnes malades. Elle sert aussi pour les personnes decedees avant leur transfert aux funerailles ou leur lieu d attente avant celle ci. Les personnes mortes sont egalement appellees sleeping persons ( personnes qui dorment). Il faut savoir que la maison Toraja ne sert que pour dormir. Les gens sont soit dans les rizieres soit simplement a l exterieur la journee. Voila, ce soir c est le dernier soir ici. C etait cool. Vraiment. J ai rencontre des gens super gentils pret a tout pour me permettre de bien continuer le voyage. J ai deja des points de chute pour la suite... J ai mon billet de bus, deux nouveaux t shirts...j ai du jeter mon pantalon qui etait tout tache de sang... J ai achete un sarong et une epee rituelle au cas ou il y aurait un buffle a tuer du cote de Meyrin... Demain le bus m amene apres 10 heures de voyage a Tentena ou je passe la nuit. Puis le lendemain encore quelques heures jusqu a Ampana avant de prendre le bateau le lendemain pour l ile de Bomba dans les Toggian et la playa quelques jours. Sinon je serais plus blanc que vous au retour... Je ne sais pas quand je trouverais a nouveau internet sur ma route...Aussi laisseez moi des comm tout plein pour que je vous lise a ma prochane connection...
Sampai jumpa!!!!! A plus tard!!!
Besos Rantepao, le 16 juillet: Derniere soiree au Mambo Cafe. Repas, guitare, djembe et chansons. On se croirait dans un chalet des guides en Valais. Youssouf, Atché et les autres guides sont là à la table ronde... Petite fête pour mon depart...c est cool... Y a comme un air de nostalgie ce soir. J'en suis a mon 4ème thé au gingembre( thé Jahé)...vais pas dormir...
Rantepao, le 17 juillet 2007 Adieu definitif a mon ami Youssouf. Si vous voulez un guide, c est lui qu il vous faut...Je vais voyager avec mes nouveaux compagnons de route:un couple de grecs: Elisa et Kostas et un couple de jeunes français établis a la Reunion, Géralgine et Julien:Gé et Ju!Depart donc pour le centre de Sulawesi par Tentena d abord, Ampana puis les iles Toggian.Le voyage est peu confrortable dans unbus super vieux aux sieges exigus et tout casses. Il doit durer 10 heures. Nous commencons par une seance de keliling ce qui signifie tourner pendant deux heures dans la ville pour chercher des nouveaux clients. Nous etions peu au depart et meme si les conditions semblaient rudimentaires, ca va vite devenir infernaL. tout ce monde, ces sacs de riz, ecrans d ordis... Bref, un peu bonde...Personne ne parle un mot d anglais et mes potes sont loin devant...Mes voisins s affalent sur moi...c est la coutume...Il fait chaud, j ai mal au cul et mes jambes touchent le siege de devant... on dirai qu elles poussent au fur et a mesure du voyage! Montagnes, routes etroites, villages, la côte, des ponts hasardeux tout s enchaine sur ce voyage qui durera finalement 14 heures!!! A notre arrivee, on nous jette devant le village. Heureusement un pick up nous charge et nous amene a l hotel distant de...rien du tout...distance indo bien sur... Les mesures et le temps n ont pas la meme valeur ici. en tout cas le lendemain, nous decidons de "charteriser" un bemo rien que pour nous 5!!!
Tentena, centre Sulawesi, le 18 juillet 2007 Nouvelle journee de voyage apres une courte promenade au marche de Tentena. Ils vendent des chauves souris grillees..Euhhhhh, j y ai pas goute... beurkkkkk!!!! On embraque dans notre mini bus..Ouf! Mon cul est sauf! est plus cher mais ca vaut le cul! Oh pardon, le coup! A notre arivee a Ampana nous nous repartisssons dans nos differents hotels.. Le mien est glauque...J y suis parce que je dois discuter avec la patronne des bungalows sur l' ile de Bomba. Je rejoins juste Elisa et Kostas pour le repas du soir...Ils ont tiré le gros lot...Super leur hotel! Et pour le meme prix que le mien..La patronne, Untche, une chinoise va parfois rendre visite a sa soeur en Suisse. Elle sort ses photos, puis nous invite a manger avec eux....Bref comme c est egalement la patronne du Kadidiri Paradise sur l ile du meme nom, c est finalement la bas que nous irons tous... On s etait deja dit au revoir mes potes et moi et on repart pour une semaine...Cool parce-que je les apprécie vraiment!
Kadidiri Toggian19 juillet 2007 Nous embarquons le matin sur un bateau tout rouille bonde de monde...tiens ca me rappelle quelquechose... Les gens roupillent sur des matelas, certains vomissent deja...une chevre tremble et se fait parmis...la pôvre biquette....Le voyage doit durer 4 heures et au bout de 3h 30............la panne!!!!!!! On est coince u milieu de l ocean pendant trois heures...jusqu a l arrivee des secours...1 heure 30 de rab' et nous arrivons au Paradise. On mange et on se couche... on est vannes..
Kadidiri Paradise. 20 juillet 2007 C est magnifique!Mon bungalow est pose sur une roche au bord de l eau. Mon balcon surplombe la mer. La nuit on se croirait sur un bateau... Vous me direz j ai l habitude maintenant... Malheureusement le temps est souvent couvert et il va pleuvoir tout l apres midi. Bon...l eau est a 28 degres aussi... Pas grave, j ai decidé, convaincu par Julien de passer mon open water. 4 jours de stages de plongée...on verra, à demain. Ah oui j oubliais..la terre a tremble a 1030 ce matin...J étais en train de bouquiner sur la plage..ca fait bizarre..
Kadidiri Paradise. le 21 juillet 2007 Tout à l heure pour la premiere fois je me suis retrouve poisson au milieu des poissons. Cette etrange sensation de se sentir en apensanteur au milieu de l immensite. Les poissons ne me fuyaient pas..ils etaient chez eux et je faisais partie de cet environnement. J ai franchement hesite au debut...L equipement, le gilet, la bouteille, les poids...c est lourd... Puis il faut se balancer a l eau... ha au fait vous savez pourquoi les plongeurs se jettent en arriere du bateau? hahaha!!!!! Puis on flotte dans l eau et il faut se laisser descendre.....premieres respirations sous l eau... c est un nouveau monde qui s'ouvre, un nouvel espace..nouveau stress aussi..finalement le rythme respiratoire s' apaise et nous avons voyage sous la mer pendant plus d' une heure... Magique. Merci Julien de m'avoir convaincu...
Kadidiri Paradise. 22 juillet 2007 Aujourd hui je confirmais les apprentissages d hier et continuais ma progression... C etait dur..nous avons ploge a Coral Garden et il y avait beaucoup de courant... difficile de se stabiliser. J ai vu un bebe raie. Demian c est Una Una...le site de plongee bestial!!!
Kadidiri Paradise. le 24(?) juillet 2007 Voila j'ai mon brevet...!!!! Et pas un brevet de plonge au bistrot!!!! Par contre ca a failli tourner au drame aujour dhui. Un bateau special a ete affrete pour nous conduire sur le site. Nous etions huit plongeurs avec l instructeur, Harold. 3 heures de bateau a l aller...Les plongees n ont pas ete terribles selon les plongeures confirmés. On ne nous avait pas lâchés sur le bon site.. Moi j ai quand même bien aimé!!! Nous somme repartis vers 1600. Le temps s est rapidement degrade. Grosse pluie diluvienne, grosses vagues sur notre coque de noix, secousses, eclairs!!!! Nous ne voyions plus rien et le capitaine ne savait pas e servir de un compas...ici ils naviguet a vue...La nuit est tombee. Il faut dire que "culturellement" ici ils ne savant pas dire: "je ne sais pas.... " Au bout de 4 heures, force est de constater que nous sommes perdus au milieu de l ocean, sans radio, sans bouffe et avec un peu d eau et du rab de petrole, heureusement... J avoue que je n etais pas rassuré.. et que j ai pensé à vous tous...l'un apres l'autre....J ai crains pour notre survie...Les esprits se sont échauffes un peu quand il a fallu prendre des decisons. Fallait il continuer et tenter de trouver une ile ou passer la nuit ou s arreter et attendre le lever du jour... Nous optons pour la deuxiee solutiom Tout le monde s entasse sous le couvert ou s engouffre les gaz d echappement... Nous gonflons nos gilets de plongee au cas ou nous viendrions a heurter quelquechose. Nous organisons de quarts pour surveiller les alentours...Tout le monde s entasse par terre, les uns sur les autres et nous essayons de dormir un peu. Le jour venu, nous pouvons enfin nous positionner et rentrer au paradis. Il est 6 heures du mat' et nous venons de passer 14 heures sur ce bateau. Nous refusons de payer qui que ce soit pour le deplacement et pour la nuit aux bungalows. Ouf...moi je dois repartir a 0900 ( en bateau!!!), donc je devrais pouvoir prendre mes vols...et aller a Bali...
Ampana.Le 25 juillet 2007 J ai rendez vous a 1700 a Ampana pour prendre le vehicule qui m emmene a Palu, d ou je prends un vol pour Makassar puis quelques heures apres pour Denpassar a Bali...!!! Les delais sont serrés...Si j etais resté coincé en mer je perdais tout mes vols et mes connexions... Ca y est j y suis...et c est reparti pour 10 heures de bus. Mais comme d habitude........................ ahhhhhhhh!!!!!!!!! je vois que vous attendez l annonce d un nouveau pépin.... ???? et oui!!!!! vers 3 heures du matin, apres une route épouvantable dû aux éboulements suite à la pluie...un pneu eclate.... Le chauffeur decide de continuer mais à 10 km à l heure... et moi qui dois être à 6heures du mat à l'aéroport pour ne pas louper l'avion et ma connexion...evidemment a part une jeune homme de 17 ans personne ne parle l'anglais... Bref excédé, je decide d arrêter le bus parce que je connais les: " on arrive dans une demie heure...c est juste là au coin de la rue..." Je demande un taxi et fini ma route à l aéroport a 0530 !!!! JE NE LOUPERAIS PAS MON AVION!!!!!!! L indonésie et les transports.... c est à chier... Là, je vous écris d Ubud, au centre de Bali. Je me suis payé le taxi depuis l aéroport en arrivant!!! c est excessivement cher mais j'en ai rien à battre!Na! Fais c'que j'veux! C est super beau...je suis vivant... et je vous raconte la suite demain!!! Besitos
Ubud- Bali, le 27 juillet 2007 Ouah...l arrivee a Ubud!!! Tout d abord mon Home stay: Le Jati 1. Magnifique maison balinaise. Chaque piece est en bambou. Le contour du lit est en bambou, les murs: du bambou. Le matelas: du bambou....meuh non! Et le balcon avec vue sur les rizieres! Vraiment tres beau. Je me suis promene hier soir sur la rue marchande....beaucoup de touristes!!! C est cool, les magas' sont tres "artistiques". Tout est beau! Seul inconvenient, ca semble loin l'Indonesie.. tout le monde parle anglais ( ingriss), mais bon l ambiance est tres cool, zen, courtoise..beaux restos! Juste le temps de manger, de vous raconter mes histoires dans les iles et ce fut un dodo merite. Ce matin je n'en revenais pas du repos que j ai pris et en regardant en l air, ce plafond a 6 metres de haut, tout en.................................................................BAMBOU!!! Ce matin j ai loue un scooter! C est geant. Bon faut etre super vigilant mais quelle liberte de partir et de revenir quand on veut. Pis pour moins de 5 francs par jour c est vraiment un moyen ideal de visiter les alentours! J'ai taille la route vers l est, direction Ganyar. En allant au marche, je me suis regale de brochettes satay. Bon les miennes ne sont pas mal non plus mais la, dans le contexte c est autre chose... Le stand s est rempli de curieux voir la "chose" manger les mini brochettes. Ils etaient mort de rire quand je me suis irremediablement tache de sauce cacahuete sur ma belle chemise claire. Il ne me restais plus qu'a m'en trouver une autre au marche. C est un lieu impresionnant. Tout se passe dans une enorme batisse. Quelques vendeurs sont aux alentours, notamment les echoppes de riz, pates et autres brochettes que j eviterais cette fois ci, des fois qu elles se reconnaisent dans les taches precedentes et qu elles me sautent a la gueule!!!!!! Les etages du batiment sont reserves aux habits, tissus, chaussures. En dessous ce sont les epices, les petales de fleurs pour les offandes. Au rez, les racines tels que gingembre et autres reparations bizarres ainsi que les petits poissons grilles. Ce sont de vieilles dames qui tiennent ces stands. Visiblement, je ne suis pas le bien venu et elles ne se laissent pas photographier. Dommage. C etaient des "gueules" comme je les aime... En sortant, je me suis pose boire ma boisson favorite; un N"u. C est un soda de the vert. Le pere travaillait avec sa fille et parlaient parfaitement bien l anglais. Il m a appris a nouer mon sarong a la facon balinaise. Je suis reparti direction Klungkung ou j ai visite le Kerta Gosa et le Bale Kambang qui sont le Palais de justice et son pavillon flottant. Ce sont des vestiges du 18 eme de la dynastie Gelgel dont vous avez bien evidemment entendu parler... Je continue la route jusqu a Sidemen en longeant les rizieres. C est simplement feerique, superbe, reposant.... Arrive au village je me suis ballade dans les ruelles jusqu a entrer dans une maison ou les enfants semblaient trouver tres drole de voir ma bobine. On a fait plein de photos et on a rit...en poussant des cris a chaque fois qu ils voyaient leur tete sur le petit ecran. J ai pu voir les tisserandes a l oeuvre.. qu'elle patience! Ca m a rappelle Essaouira... T es prete Chris? Et c est reparti par une route qui remonte le long des rizieres a travers la foret... De belles photos en tout cas. Finalement en rentrant sur Ubud je riais tout seul sur mon scoot du bonheur de voir de si belles choses. C est la que reside le danger...car t es sans arret sollicite par des paysages, des scenes cocasses et si tu te deconcentres, tu oublies que tu dois rouler a gauche et paf le chien!!!! Ce soir, j ai suivi les conseils du Routard et je me suis regale chez Ibu Rai. J ai remange des brochettes Satay. Ben vous me croirez pas mais j ai pas fait de taches... Besitos... Faites des commentaires et faites en faire autour de vous.... Ubud-Bali, le 28 juillet 2007 Aujourd hui diane a 0730. Je vais faire des kilometres et veux croiser le moins de monde possible.. Je pars pour le mother temple de Besakih. Le Pura Besakih, qui est le plus grand temple de l'ile. Les routes sont vertigineuses par moment, elles montent et descendent au milieu de forets, de palmiers, longeant des rizieres. Tantot traversant des petites villes ou des villages. J en prends plein la vue et ai de la peine a rouler vite mais c est tant mieux....je ne suis pas attendu et encore moins au paradis ou en enfer plutot.... En chemin je croise une sorte de caisse a savon bricolee servant de char a foin avec son pilote hilare de me voir halluciner... J ai pas eu le temps de m arreter qu il avait deja disparu... C est etonnant de voir de tout jeunes garcons de meme pas dix ans, rouler a scooter...sans casque bien sur....Et puis au detour d un champ un groupe d enfants tout surpris de voir une pelle mecanique flambant neuve, remuer la terre..Une veritable attraction... J arrive enfin au village de Besakih. Il faut dire que tout est tres bien indique je trouve et les balinais m orientent facilement contrairement a ce qui est ecrit dans les guides. Je gare mon scoot, noue mon sarong et me dirige vrs le bureau d accueil. Le responsabe me donne quelques informations et me dit qu il y a une ceremonie aujourd hui... C est le deuxieme qui me dit ca...quel veinard vraiment. En fait c est pour me fourguer les services d un guide Absolument Obligatoire en ce jour beni.... Je lui explique que je connais les leiux, que j y suis deja venu et que je peux me balader seul.... C est monumental!!!!!!!!!!! Je ne vais pas trouver de mots pour vous decrire ce que je vois, ce que je ressens a ce moment la. J'ai bien fait de partir tot. Je suis un des premiers sur place et l approche de l entree me donne des frissons... Je gravis les nombreuses marches avec un sentiment de serenite qui ne me quittera plus jusqu'au moment du depart. Ce n est pas beau. Ce n est pas joli. C'est vivant. Empli de paix. Peacefull comme ils disent et ce mot se prete a merveille pour l energie qui se degage, passant d'un temple a l'autre. Ceux-ci se suivent en gravissant chaque fois un longue serie de marches. Comme si la serenite ou la paix interieure se meritait. Huit temples, je crois, se suivent. J'ai parle avec un pretre qui me disait que l ile degageait cette Paix...puis il est parti prier. Plus haut, le son d'un leggong, orchestre traditionnel de cuivres et de perscussions, joue des airs au sonorites aigues... C est un bien etrange musique dont je ne compreds pas la suite logique des melodies... ils m'invitent a m'asseoir aupres d 'eux et c'est encore plus prenant... Finalement je vais rester un moment dans le dernier temple aupres de quelques personnes qui s y receuillent. En partant je me laisse guider par des cris aigus d'un cochon...A mon avis, il a compris ce qui va lui arriver. Je m'approche et c'est effectivement ses derniers minutes dans ce bas monde... Je bois encore un the indo en compagnie d'un local rencontre plus haut puis je refourche ma moto pour tracer jusqu'a Sanur... Ouf......encore maintenant je ne me suis pas remis de ce long moment passe au Pura Besakih. J arrive a Sanur en debut d apres midi apres m'etre arrete en route pour manger un Ayam Goreng. C est du poulet frit avec du riz et des legumes et une ptite sauce...hummmm je m'en leche encore les doigts... J adore manger avec les balinais..ils sont super contents de voir un blanc tenter de manger comme eux... et oui, faire des boulettes de riz et se les mettre dans la bouche ca parait easy mais ca l'est pas croyez-moi...mais c'etait delicieux... Par contre Sanur....bof.....tout ces gens etales au soleil style troisieme age germanique version rouge crevette et full of beer... J'ai regrette le deplacement qui m'a emble bien long. Finalement au retour la route semblait vraiment plus courte donc il n'est pas exclu que j'essie a nouveau Sanur mais un peu plus au sud de la Germanie... En remontant le long de la route par le village de Tegallalang, c'est tout les produits que l'on trouve a Maison du Monde, la Casa, etc..qui s'etalent devant moi, a des prix defiant toute concurrence et me faisant un pied de nez car je ne pourrais pas ramener la moitie du quart de ce qui me plait ici... Allez, un petit repas au Biah Biah, un petit warung tout pres de mon homestay, un delicieux Nasi Champur (riz, poulet, porc et legumes...) suivi de deux minis sate lilit babai ( brochette de porc aux epices balinaises) et d'un klepon en dessert qui est un gateau de riz avec du sirop de sucre de palme dedans.... De-li-cieux!!! Allez, je vous embrasse..continuez a commenter...c'est cool!!!! He Jo, ici ils jouent aux boules avec des noix de coco. Je t'en ramene? T'auras pt'etre une chance de viser le cochonnet comme ca...hahaha! Besos!!!! Ubud-Bali, le 29 juillet 2007 Lever aux aurores...il etait 0030 chez vous... certains n etaient pas encore au lit...je le sais...Il etait 0630 ici. Petit dej tout les jours differents et toujours ambiance zen. J ai des kils a faire aujourd hui. Je vais au lac Batur au pied du volcan du meme nom. La route est super agreable. Il fait presque froid, heureusement j'ai mis une veste... J arrive trop tot pour que les gardes me fassent payer l entree comme c'est de coutume mais trop tard pour eviter la vendeuse d'offrandes indispensables a proteger la moto et son conducteur des mauvais esprits... C'est cool quand meme et joli! Le paysage est splendide... Le lac a diffeentes couleurs de bleu et de vert... Des roches volcaniques formanet la rive entre le mont et l'eau. C'est tres vallone. Je prends quelques photos puis descend vers les villages de pecheurs et/ou cultivateurs du bord de l'eau... Nous sommes ici au coeur de Bali. Ce sont des balinais purs et durs, loin de l influence de l hindouisme. Bien....quelques photos, une longue balade digne d'un moto-cross de village en village puis on the road again!!!!! Je repars en sens inverse direction Tampaksiring. Non il ne s'agit pas d'une specialite locale consistant a vendre aux touristes des tampons hygieniques comme boucles d'oreilles...!!!!! C'est un village avec un tres joli petit temple et des Bains sacres. J'ai la peau super irritee sinon je me serais bien baigne aussi. Il faut voir cela. Pour acceder aux bains, il faut franchir une petite porte concue pour deux personnes.. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont essayer de passer en forcant un peu. Tout le monde a le sourire. Personne ne dit rien, ne tire la gueule. Et ce n'est pas juste de la politesse, c'est culturel... C'est vrai, tout semble plus simple comme ca. Meme moi je me surprends a ne pas m'enerver. Il n'y a qu'en scoot que je jure un peu mais juste un peu bordel de merde... Les gens ont le sourire en permanence..Personne mais personne n'est stresse. et tout fonctionne... C'est super facile ici et le sentiment d'apaisement est permanent. Du matin au soir...et meme la nuit! Je reviens a mes bains... les gens descendent dans l'eau avec leurs sarongs et se mettent la tete sous des jets representant chacun des divinites. C'est impressionant...mais qu'est-ce qui n'est pas impressionant ici??? Je repars sur la route Gianyar. Il y a deux jours je vous avait raconte le marche ou j'etias le seul blanc, ou les gens semblaient pas trop enthousiastes de me voir... et bien aujourd'hui j'ai pris la rue principale et c'est super moderne....il y a meme un Bata.... l'envers de la piece en somme... Aujourd'hui a Gianyar, il y avait une course de motos ou plutot de scooter et une presentation des modeles Honda... Plusieurs rues etaient fermees et ca petaradait de tout les cotes. Il y avait meme un concours de miss...Ils leur posaient des questions et je suppose que c'etaient les memes conneries que chez nous.J'ai pris des photos des scoot pour toi Sacha...tuning et tout....c'est une epidemie ma parole!!!! Puis la route m'a mene a la plage pres de Sukawati. Il y avait un festivasl de cerfs-volants. Euh....ici les cerfs-volants c'est du serieux.... Ils sont facilement une vingtaine a le porter avant qu'il ne s'envole... c'est donc un concours. L'intervilles local avec son guy Lux qui commente depuis une tourelle la competition. Il n'arrete pas une seconde..Je ne comprends rien mais les gens se marrent bien... Dans la tourelle se trouve aussi une autre personne qui psalmodie ou chante a la facon d'un muezzin...C'est incroyable je pensais qu'il s'agissait d'un disque mais non....c'est du live... C'est tres spectaculaire. D'abord les cerfs-volants sont beaux. Puis ils sont un nombre incroyable a tirer sur la corde pour que leur vol dure le plus longtemps possible. Chaque equipe a son gamelan, rappellez-vous le petit orchestre local. Et ca rit partout des que le vent tourne un peu ou que le cerf-volant descend...Bon Guy Lux fait monter la mayonnaise avec ses gags a deux roupies ce qui ne fait pas cher en francs je vous le rappelle... Bref, j'ai bien cru qu'il y allait avoir des vachettes ou des bufflettes mais que nenni. Une fois le cerf-volant presque au niveau du sol, il faut le rattraper avant qu'il ne touche terre. Ben c'est complique parce-que plus il est bas plus il tangue de gauche a droite et l'equipe qui court essayant d'anticiper au son du gamelan, rappellez vous le petit orchestre....., et des cris des spectateurs.... En partant j'ai refait un saut a Sanur, histoire de voir si j, y allais ou pas pour mon dernier jour. Ce sera non. Objectivement c'est joli comme une petite plage de la cote mediterraneene mais ca ne me dis rien. J'irais a Kuta, j'ai mon ptit hotel, mon ptit japonais et quelques boutiques ou claquer mes dernieres roupies qui roupillent au font de mes poches.... Voila pour aujourd'hui...
Besitos Ubud-Bali, le 30 juillet 2007 he ben je suis au cyber en face du terrain de foot et y'a un match qui se terminait maintenant... les cris des spectateurs!!!!! Ca a finit aux penaltys.... De toute maniere tout le monde rit donc impossible de savoir si Ubud a gagne ou perdu...Je crois que tout le monde s'en fout!!! Le gardien etait trop avance sur sa ligne...l'arbitre lui a fait signe de reculer en riant... le public s'esclaffait!!! C'est incroyable...Il ne doit pas y avoir de traduction pour le mot hooligan... Voila, c'est le dernier jour a Ubud. Je n'ai pas de regrets de partir parce-que je me rejouis de vous retrouver. Mais je preferais nettement vous prendre avec moi ici dans ce lieu de paix.... Mais comment font-ils pour etre si "en paix"??? Aujourd'hui je me la suis joue tranquille.. Je suis reste dans les alentours, faire quelques derniers achats bien que je ne puisse plus rien mettre dans mon sac... J'ai croise un transport scolaire: c'est un bache avec 50 gamins en uniforme dessus.... Les plus grands sont tous a scooter, des dizains et des dizaines en meme temps, habilles pareil et allant dans la meme direction... Et puis dans une petite rue, un vieux monsieur tout courbe, avec une enorme charge sur le dos...il souffrait et son dos etait irremediablement penche vers le sol... Je n'ai pas eu le coeur de sortir mon appareil... Faut dire qu'on me prend pour un journaliste! J'ai fait mille portraits..Je me suis arrete un long moment dans un hangar ou des femmes confectionnaient des offrandes pour les ceremonies funeraires. C'etait tres interessant! Ca papotait, ca riait et j'etais un peu la curiosite du jour... Je suis quand meme alle a la Monkey Forrest voir nos freres les singes... Certainement les plus agressifs habitants de l ile!!!! Ils ont failloi m'arracher le sac. Comme quoi on est en securite nulle part... Demain je serais a Kuta pour deux jours..Kuta ce n'est pas Bali, c'est BillabongBeach ...va savoir si je verrais un kangourou...
A demain... Kuta-Bali, le 31 juillet 2007 Et ben voila je suis de retour ou tout a commence pour moi a Bali. Meme hotel, meme plage, memes casse-couilles: "transport Boss?You want sunglasses, Boss?" mais finalement c'est bien de finir comme ca. J'ai quitte le paradis et je retourne au purgatoire avant de revenir en enfer.... Heureusement que vous mes petits anges etes-la pour me tenir conpagnie... Je vais gentimment aller claquer mes Roupiahs... Il faut dire que le pays est tellement bon marche qu'il m'en reste bien plus que ce que je pensais... Ca c'est aussi une bonne nouvelle... Mais surtout ce qu'il me restera grave c'est la gentillesse des gens. Et meme quand vous ne faites pas affaire avec eux, ils vous lachent avec un sourire...c'est comme ca et j'ai l'impression d'avoir baigne dans un sourire permanent pendant presque un mois... A refaire absolument et pour ceux qui seraient tentes par l experience, j'ai une bonne dose d'adresses sympas...Des pas sympas j'en ai pas trouve. La seule chose d'un peu complique vous l'aurez compris, c'est les transports... mais bon on se fait a tout a condition d'en echapper... J'ai prepare mon sac a dos ce matin....il etait super lourd... et mon ptit sac a dos, le nouveau pas celui a 5.- qui a dure deux jours est plein a craquer...j'ai encore un sac en plastique..j'espere que je pourrais le ramener dans l'avion... J'ai pese le sac en arrivant a l hotel a Kuta...22kg... Merde!!! Bon j'ai recommence, sorti les chaussures de marche...bref comme par miracle, la ca devrait aller...bon on verra, c'est des soucis mineurs.... on vera la tete au guichet a l'aeroport...
A demain...besitos a tous!!!! Doha-Qatar, le 2 août 2007 pas d'internet hier...c'etait le premier aout donc j'ai pris conge moi aussi... Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant reveil! Pis j'avais pas grand chose a dire.... Ce n'est pas que je n'ai pas aime Kuta, je serais faux cul de dire cela. Mais j'ai fait le calcul: en moyenne on est sollicite environ deux cents (200!!!) fois par jour pour un taxi, des t/shirts, un massage, etc... 200 fois a dire non merci ( tidak, teri makhasi). Au bout d'un moment on ne repond plus. Les gens n'attendent pas de reponse non plus... Mais bon ca fait partie du jeu. Ca me fait penser a l Espagne avec ses boutiques, ses bars, sa plage.... et j'aime bien ca aussi mais c'est quand meme loin de l'Indonesie que j'ai aime... Et puis, toute cet harmonie que j'ai ressenti pendant ce mois a brusquement disparue, effacee par le bruit des discotheques alentours... C'etait le moment de repartir.... Je suis au Qatar. La plus grande partie du voyage, onze heures(!), est passee...Il me reste a glander dans cet aeroport pourri 7 heures puis six heures jusqu'a Unique Zurich Rosti puis Genf.... hehehe...c'est les fetes de Geneve non??? Qu'est-ce que j'en est retenu de ce voyage seul? C'est vrai que c'est avant tout une image, constante et vecue en permanence: le sourire des Indonesiens. Leur gentillesse. Leur capacite a prendre une chose apres l'autre sans apprehension et sans jugement. Peut-etre je me fais une idee trop ideale mais je l'ai reellement vecu comme cela... Hier soir, je prenais quelques dernieres photos dont le mausolee en souvenir des victimes de l'attentat de novembre 2005. En partant j'ai demande a mon chauffeur ou avait explose la bombe? "C'est ici". Nous passions devant un grillage bordant un tas de gravats ou etaient epingles quelques photos souvenirs de victimes... J'etais passe plusieurs fois devant sans m'en rendre compte... Et je crois que c'est comme cela qu'ils prennent les evenements durs de leur vie.... C'est arrive. Il faut continuer... Une chose apres l'autre. Sans show bizz. Avec de la pudeur. Voila...J'arrive.... Besitos... Meyrin, le 3 août 2007 Héhé..moins sexy Meyrin comme nom.... et pourtant c'est chez moi...et puis les lettres sur le clavier sont à la bonne place, elles y sont toutes.... comme tout mon chez moi et les miens... Merci ti-coeur de t'être occupé de mon Tigré. Tu lui as sauvé la vie... Aujourd'hui, je mettrais les photos... Dernière aventure en date.... Il est dix heures vendredi matin et ma valise n'est pas arrivée... Elle est toujours à Zürich.... comme quoi tu peux voyager au bout du monde et ça va mais chez nous..... c'est quand même Unique.... Y'en a point comme nous... Besitos..
Les photos et d'autres voyages; www.gatitoperezdetudela.spaces.live.com
Doha- Qatar, le 8 juillet 1830 a Geneve. Une heure de plus a Doha au Qatar. Apres six heures de vol, je viens de debarquer pour une courte escale de trois heures avant de reprendre le periple direction Bali et ses 12 heures de vol... Il fait 28 degres..... je vais me balader un peu dans cet aeroport qui ma tout l air d etre un temple de la consommation.... Pour l-heure tout va bien mais vous me manquez.....Bien fait pour moi.... Kuta le 10 juillet 2007 Eh ben j vous raconte pas la big nuit de sommeil que je me suis faite...Bestiale et indispensable..Le Bendesa accomodation est a reccomander absolument..je donne les coordonnees a qui les veut. Les gens sont absolument adorabls et pas chiants...Pourtant je pense que je suis dans un des endroits les plus touristiques de Bali: Kuta et ses australiens, Kuta et ses surfeurs, Kuta et ses contrefacons...mais bon pour ces deux premiers jours ca me fait vraiment vacances a la cool, piscine, plage, petits achats et plongee dans la nouritture locale. Hier soir j ai mange un bapi kecap. C est du porc avec du riz et des epices.. j en ai eu pour 6 francs suisses...c est vous dire... Ce matin apres le ptit dej' jai file a la plage ou je me suis ramasse un magnifique Ku (ta) de soleil...hahaha... bien fait me direz vous, vous qui geley dans vos lointaines contrees... J ai loue un matelas en esperant bouquiner tranquillement mais tu parles...c est un vendeur apres la utre mais c est marrant quand meme... une mangue plus tard et un tour a l hotel je me suis rendu compte que j avais oublie d aller manger... decalage sans doute... alors ce soir c est le japonais du Routard qui m appelle... Par contre ce soir au couche de soleil c etait magnifique. non pas le soleil mais la foule, nos amis les surfeurs encore eux mais surtout les familles balinaises au grand complet... je me suis regale de photos de gens.... va falloir que je change de bureau, y aura bientot plus de place... Finalment les doutes que j avais au depart sr quoi faire pendant ce voyage se dissipent peu a peu.. tout a l air extremement simple. Il suffit de laisser faire les choses et lles s imbriquent entre elles. Demain je me refait un programme a la tranquille-emile et jeudi matin, depart pour l aventure a sulawesi. je vise un hotel du routard a ujung padang pour la premiere nuit pui de prendre le bus de nuit pour Rantepao, la capitale du pays toraja. Messag por mes soeurs su elles me lisent: ce n est pas la qu ils coupent les tetes... Allez, j ai la dalle... lachez vos comm ca me fait plaisir de les lire.. Eh Marie, j t ai reconnu!!!!! Par contre, pas de nouvelles de Sacha...je trouve ca un peu dur...mais bon... Bisou a tous!!!!
Kuta, le 11 juillet 2007 ben ca alors...ca me fait presque drole de parler ou plutot ecrire en francais... ici il y en a pas...et non les chapions du monde ne viennent pas jusqu ici...hehe... alors je pratique mon anglais...faut dire que le matin je le parle super bien, apres la plage et les coups de soleil, c est plus difficile mais le soir en plaine digestion c est carrement du chinois...mais bon ils me comprennent c est l essentiel et sinon ils font semblant et ils se marrent... ..hier j ai mange des sushis, .... c etait tellement bon que jy suis retourne ce soir... a midi je me suis dcouvert une gargotte toute paumee ou l ons ervait un nasi goreng d enfer...genial.... Bon faut que je me calme, y a un surfer blond decolore qui s est installe sur l ordi a cote de moi... il a pas l air doue...pourtant surfer c est sa specialite... j suis mechant mais faut les voir le soir quand ils sont bourres...bon c est comme partout.... C est ca aussi Kuta et je suis content de partir demain parce que c etait cool pour demarrer mais la j ai envie de passer a autre chose. Donc je me leve a 0630 et depart pour laeroport a0730...une heure de vol et j arrive a Macassar ou je vise l hotel des routards du guide...moche mais une mine d or de renseignements... on verra. je compte passer une journee la bas et prendre le bus de nuit pour le pays toraja et sa capitale Rantepao.... C est super cool pour moi de vous lire... et hop....le surfeur vient de sauter une page... hahaha, , , , zy va s noyer le con et gloups et gloups.... koi moi....jalux.... d une blondasse decoloree.... plutot faire la planche oui... Besos a tout le monde...Marie merci pour les news de papa... Pour Sacha, je ne sais pas...????
Makassar- Sulawesi, le 12 juillet 2007 Dur dur le reveil ce matin... j ai pas reussi a dormir presque de la nuit... alors ce matin...le vol, court mais agite... Je suis donc sur l ile de Sulawesi... Sur la carte c est ce gros morceau en forme de K!!! A l arrivee, un chauffeur de taxi qui ne parle que la langue locale et nous voila parti pour presque une heure de delire sur route jusqu a la mythique Makassar, ville de pirates et d epices... L hotel est super cool...6 francs pour la chambre...ok, ok j entends les ronchons, t as pas de fenetres, les chiottes et la douche sont a l etage...et alors...c est cool quand meme et les gens sont super gentils.... pour tout vous dire, j ai l impression d etre le seule blanc de toute la ville... pas vu un seul gringo...ca change de Kuta... mais c est hard quand meme...c est vraiment la ville portuaire, canaille...ou t as envie de rester pour ecrire un bouquin...noir.... J ai fait mon premier tour en Becak... C est en fait une fragile cabine fixee a l avant d un tricycle...oui oui j ai bien dit a l avant... ca te donne l impression d une mort imminente a chaque approche d un fou du volant ce qui est une race en pleine expansion ici... par contre c est bestial pour se promener, faire des photos... Je suis alle visiter d abord le Fort Rotterdam...vestige de la colonisation hollandaise. A chier, moche et nul...mais par contre j y ai fait de droles de rencontres.. d abord un prof-guide local-guide spirituel musulman aussi. On a discute un long moment et c etait tres interessant... ici c est les gens qui t offrent a boire...incroyable non... Il parlait un anglais parfait... Il m a file plein de tuyaux pour la suite de mon voyage...des adresses...gratos... Puis j ai fait la connaiassance d Udin, un guide qui lui, parlait italien...presque parfaitement, puis est arrive un pote a eux qu on aurait dit un peruvien et qui parlait parfaitement mais absolument genialement l espagnol et un peu le catalan! Ca c etait Beso... a mourir... je n arrivais plus a decoller tellement que c etait drole.... Finalement un vieux pedaleur m a conduit au vieux port marchand ou le pauvre a du envier les tapettes qui font le Tour de France parce que me pousser moi c est pas de la tarte... et c etait long...mais les photos sont cool... Finalement je suis alle sur la Croisette locale voir se coucher le soleil et me perdre dans des ruelles sans lumieres pour trouver la perle des restaurants de poissons grilles... le Turi. J ai mange, niam niam, un Poisson noimme MILK FISH ou poisson sans arete... bestial... super copieux j ai pas pu finir pour un prix encore un fois miserable... Finalement ce qui m etonne le plus c est le sourire et la gentillesse des gens... tout le monde le dit mais c est vrai... tu marches dans la rue tout le monde t appelle: MisterMister!!!! et te disent bonjour... Meme les flics ils passent en voiture et klaxonnent avec le sourire pour te saluer... Bon peut etre j ai une arete de poisson collee au dos et c est la fete.... hahaha Demain a 2200 je prends le Bus pour Rantepao. Le voyage se fait de nuit donc j espere...dormir dans le bus...tu parles on verra... Merci pour vos comm qui me font toujours plaisir... J ai pense a mon retour continuer a ecrire comme si j etais encore en Indonesie...je suis devenu accro...Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Besitos... Non Marie...pas de news....J sms... Makassar-Sulawesi, vendredi 13 juillet Nom de Dieu...moi qui voulais dormir ce matin... a 0630 les gens commencaient a dejeuner...et a cote de ma porte... bon pas grave... je me suis rendormi un peu et traine dans ma cellulle jusqu a 0900.. Ce matin en discutant avec la patronne du l hotel et son ami, j ai palnifie un peu mon sejour a sulawesi....en commencant par la fin... Je passerai les4 derniers jours sur les iles Toggian, au black Marlin...cherhce sur Google si vous voulez voir...c est magique...le luxe total pour moins de 30 chf par jour...bon j arrete de oparler fric parce qu ici ca na aucune mesure avec ce qu on connait et donc ca frise l indecence parfois... Bref apres ces trois jours aux Toggian je reprends le bateau de ligne pour Gorontalo au nord puis le lendemain l avion pour Makassar et enfin le meme jour mon vol pour Bali... Compris ? Non? Ben vous avez que relire, non? Je vais pas vous l explqiuer a nouveau... cest a la minute le net... non mais... Drole de journee aujourd hui. Il y a l hotel un jeune, Henrik, qui est ami avec les patrons. Il fait un stage dans le tourisme et je l ai pris avec moi pour visiter les chutes de Bantimurung... Je ne vous parle pas du lieu parce que bon c eatit pas trop spectaculaire.. par contre on a mis 2 heures trente pour aller et la meme chose pour revenir... Ca, c etait long mais drole...on l a fait en Bemo, ces miniscules minibus locaux.. Les gens sont hilares quand ils me voient.. deja que je parle pas le Bahasa, qui est la langue commune a toute l Indonesie, alors le Sulawesien, j te dis pas... alors pour les faire rire je repete apres eux... et eux ils se pissent aux culottes... je n ai pas de peine a imaginer ce qu ils me font dire... Dans deux heures, je prends le bus de nuit pour Rantepao dans le pays Toraja. J ai une adresse la bas... et j espere pouvoir me poser trois ou quatre jours et louer un scooter.. je me rends compte qu avec mon sac a dos ca va etre dur de me deplacer en scoot. alors vaut mieux que je sois localise quelque part et bouger depuis la... je me suis renseigne sur la region de Poso, celle qui m inquietait un peu...Il semblerait que les troubles font partie du passe... Je vais quand meme prendre toutes mes precautions et me renseigner a Rantepao encore... J espere pouvoir vous ecrire encore des demain... Vous arrivez a lire parce qu ici je ne trouve pas les accents ni d autres signes.... Merci pour vos chouettes comm, c est trop genial de vous lire... en tout cas j ai de bonnes adresses pour qui veut venir... la gentillesse des gens vaut a elle seule le deplacement... Besitos.... Marie, c est bon on s est sms avec Fiston... Rantepao-Pays Toraja, samedi 14 juillet 2007 Hier soir, quand j ai pris le Bemo de l hotel a la gare routiere je me suis dit que ce ne serait pas simple...J ai eu le nez fin... Deja, certines personnes quand elles me voyaient dans le bemo refusaient de monter... c est deja ariive l apres midi... elles avaient peur.... Du coup le soir ce chauffeur m a laisse a une autre station de bus que celle a laquelle je devais me rendre... c est la premeire fois depuis mon arrivee que j ai mentalement injurie quelqu un... pa grave une moto ma pris et charge comme un mulet je suis arrive a l heure... Premiere surprise, ils ont sorti tout le cablage et sont en train de reparer.. Bon un peu plus tard nous partons quand meme et ... a lheure... Donc je confirme, la compagnie de bus Bintang Prima, comme la Litha offre des bus climatise ou il y a des sieges-lits... encre faut il pouvoir y dormir... Mais bon c est super confortable quand meme.. Toutes les deux heures, les six autocars s arretent pour faire une pause..premiere suprise: je suis le seul blanc.... Mais bon pas grave... de toutes manieres je conseille le voyage de nuit parce que voir le danger en face de jour....non merci!!!! C est vriament des malades du volant...j ai jamais vu cela...vaut mieux fermer les yeux et prier....ou dormir... Bref, nous sommes arrives vers 0600. C etait completement brumeux... Je descends du bus en ayant choisi un hebergement 5 minutes avant dans mon routard... Un gars chevelu m aborde en me demandant ou je vais...je me mefie... Il me dit: tu es Antonio, t es suisse? Je suis surtout surpris.... En fait le patron de l hotel de hier soir, le Legend l a appelle. C est un copain et lui a dit que j arrivais ...si je cherchais un guide il pouvait etre celui la... Ca tombe bien... On va a l hotel....Genial!!!! Je suis raide je vais juste faire un petite sieste.....de deux heures trente.... Onboit un cafe avec Youssouf, mon guide et on negocie le prix.... Correct: cent balles pour trois jours... On demarre tout de suite, il y a un mariage assez surprenant auquel il aimerait m amener... Effectivement, c est un suisse qui epouse traditionnellement une fille du pays, une Toraja. On monte dans un bemo puis dans un deuxieme.... Ca grimpe de village en village, au travers de rizieres et de forets de bambous...les maisons Torajas avec leurs toits incurves vers le haut...Cela signifie selon la tradition: tu viens du ciel et tu retourneras au ciel... c est aussi pour que les enfants se rappellent de leurs ancetres qui eux naviguaient.... J avoue que j etais un peu gene d etre la sans y etre invite...mais c est comme ca, tout le village etait present, des centaines de personnes, enfants viellards, dignitaires.... C etait bizarre de parler francais... Une partie des familles suisses, francaises etaient presente...en habits traditionnels Torajas, sil vous plait.... Bref, une belle ceremonie, faite de danses, de chansons...et oui mon guide a chante Aline et Guantanamera...( on croit rever!!!!) Puis apres le repas, tous les villageois sont partis rapidement... J ai aussi ete surpris du fait que les gens n applaudissent pas apres une prestation...c est comme ca... On en a profite aussi avec Youssouff... Bon la descente on l a fait a pied en chantant a travers les rizieres ces chansons preferees, c est a dire ABBA.... et oui...les rizieres, les maisons Torajas au toit incurve vers le haut, les bambous...et deux couillons en train de chanter: Money, Money, Money.....ou Fernando... Bref on s est bien marre.... On a bu un jus de Terung Belanda (tamarillo) au bistrot et la je rentre me doucher et rejoindre Youssouf pour un papiong ( porc cuit au bambou)... Je reserve ce soir mes trois jours sur les iles Toggian... ca va etrre bestial... tout colle: le bateau qui me ramene apres sur Gorontalo ou je reprends l avion pour Makassar le jeudi 26... tout est en ordre...c est incroyable.... Demain c est tour dans les villages alentours et marches..combats de coq... Lundi on va a une ceremonie funeraire.... je vous raconte tout ca demain..... Merci pour vos comm! Special thanks to Maflo qui est en Thailande!!!! Besitos a tout le monde
Rantepao- Pays Toraja, le dimanche 15 juillet 2007 Bon ben hier soir j ai pas retrouve le bistrot ou on avait rendez vous avec Youssouf.. Il faisaitt tellement noir que je me suis mis a tourner en rond dans le bled... Finalement je me suis pose dans en desespoir de cause dans un petit warung (resto familial) pour un Bakhso babi, soit des boulettes de porc avec des nouilles et du riz dans cuit dans du lait de coco enroule dans une feuille de.. de de....... je sais plus...banane sans doute... delicieux...j allais commencer a manger quand est apparu mon guide...il me cherchait et etait inquet! On a mange ensemble en regardant la demie finale de la coupe d asie opposant l indonesie a l arabie saoudite... a la fin du repas on est quand meme alle au bistrot dont j avais pas note le nom( pas bien!!!) pour un dernier the au gingembre...hummmm delicieux... En rentrant j ai regarde la fin du match avec des indo du coin...a la 92 eme les arabes ont marque....ils ont du penser que je leur portait malheur...Les indo pas les arabes qui m invitent d ors et deja l an prochain pour les vacances!!!
Ce matin depart a 0900. Nous nous arretons d abord au petit marche local qui borde la chemin de mon warung ( sorte d hotel). J adore les marches locaux!!! Puis depart pour Lemo. Nous visitons un des endroits ou les tombes dans les roches sont les mieux conservees... Vous verrez les photos... Des trous sont creuses profondemment dans la paroi...On y place les membres d une meme famille. Puis une petite porte en bois sculpte clos l endroit. Parfois, des personnes malintentionnees volent ces portes pour les vendre a des antiquaires ou dans les marches... Puis des Tau Tau sont fabriques. Ce sont des statues de bois represantant le defunt. Ces statues sont placees a meme la falaise et regardent les visiteurs depuis leur balcon... Puis nous avons repris notre bal de bemos...direction Kambira et les tombes des enfants. Il reste peu d endroit comme celui ci aussi bien conserve. Les enfants morts de moins de trois mois sont confies au tronc de l arbre. Ainsi places dans son tronc, ils vont continuer a grandir avec celui ci... Cet arbre etait place dans un magnifique petite foret de bambous......geants!! Nous avons continue notre longue marche a travers les rizieres vers un endroit ignore du tourisme car eloigne de tout. Tapamgalo et sa grotte cimetiere aux cranes et aux Pau Pau...Impressionnant et finalement cette balade etait tres apaisante. En traversant un village dont j ai oublie le nom, notre bemo s est trouve coince par la foule. Des combats de buffles etaient organuses en l honneur d un celebre defunt. Bon c est un peu comme les combats de reine en un peu plus gore.. Ils avait deja decoupe une bete et vendaient les morceaux...Les tripes etait ouvertes dans l herbe et les mouches se regalaient...Je confirme, les buffles sont herbivores... Tant mieux ca pue moins!!! Ce qui etait le plus drole dans tout cela c est les rires en forme de moquerie quand les betes refusaient le combat.. Finalement apres deux trois echaufourees, l une d elle a finalement pris la fuite poursuivie par son adversaire..Cela au milieu des spectateurs, des voitures et a vive allure..J etais content d etre un peu plus loin et pouvoir faire le brave en riant de tout ca... Au retour, nous etions 14 dans le meme vehicule!!! Les bemos ici sont des 4|4...14 c est pas mal croyez moi mais ca fait rire tout le monde, tout le monde est content alors...... Demain, buffles egorges aux funerailles, puis marche de Bolu qui a lieu les lundis. On y vend justement des cochons, des buffles ( encore vivants), etc...je dois me racheter un petit sac a dos, le mien a rendu l ame...egroge lui aussi... Apres, nous irons parier aux combats de coqs... Vous n entendez pas mais j ai le muezzin qui hurle a cote et moi je tape de plus en plus fort comme si vous me lisiez mieux...
Hier j etais super optimiste quand a la suite du voyage mais ca s est complique durant la soiree... En effet, il n y a pas de bateau qui puisse me conduire a Gorontalo pour reprendre mon avion le jour J. J ai du changer mes plans et vraiment ils sont super demmerdes et ne te laissent pas tomber. Ils ont pu me changer mon billet pour un autre aeroport de maniere a ce que je puisse quand meme faire mes trois jours de plage sur les iles Toggian.. Cela m a coute la coquette somme de 40 francs quand meme.... Je vais me taper de longues distances en bus local mais c est cool quand meme...Le seul hic c est qu ils ne parlent pratiquement pas l anglais et mon bahasa se limite a trois mots et demi alors on verra bien.... En tout cas, ils se sont plies en quatre pour me faire arriver a bon port. On a envoye par le bus de nuit, les sous, une copie de mon passeport et mon billet d avion desormais inutile a l hotel Legend a Macassar. Ceux ci me renvoie demain matin par le bus de jour mon nouveau billet d avion... Alors ce soir, je vais enfin manger mon Papiong au restaurant Rimiko ( client d oeil a Cathy qui adore cet endroit)!!! Voila, je suis raide mais c est toujours aussi cool... Bisoux a tout le monde!!!!
PS: merci Sacha pour ton petit mot... Bon voyage a vous et bonne suite...Moi aussi JT. Et oui, les sms fonctionnent puisque je t en ai envoye...hehehe.... Besos!!! Fais un bisou a nostra terra!!!! Visca Daimus!!!!
Rantepao-Pays toraja, le 16 juillet 2007 Ahhhhh...j ai dormi comme un roi.... Ce matin apres le ptit dej, depart a huit heures pour une ceremonie funeraire... En fait nous n allons pas assister a toute la ceremonie qui se deroule sur plusieurs jours...Aujourd hui c est le jour du sacrifice des buffles... Ceux ci sont sacres... Ils sont les facilitateurs pour le passage de l ame du defunt vers sa nouvelle vie. Tout Toraja n economise que pour les funerailles. Les montants engages a ce moment la sont enormes. Un buffle peut couter jusqu a plusieurs dizaines de millions de roupies soit plusieurs milliers de nos francs... a cela il faut ajouter les musiciens, les pretres, etc.... Quand nous arrivons nous sommes accueillis par la famille qui nous installe sous un couvert...Nous rentrons mon guide et moi pieds nus et on nous sert du cafe et des gateaux deliceiux tels que des Toris, des batonnets de riz frit avec du sucre de palomo, le cake national a base de poudre de tapioca ainsi que des Sagon cake ou bagiak fait des troncs des palmiers. Enfin, c est ce que j ai cru comprendre...en tout cas c etait fameux... J ai remis comme convenu mon present au representant de la famille: une cartouche de Kretek, les cigarettes locales a base de clous de girofles. Puis nous avons fait la connaissance d une equipe de la television andalouse, Telesur, qui tournait un reportage sur l Indonesie... Enfin, apres avoir presente les 15 betes et decide d en epargner une qui sera donnee vivante aux oeuvres de bienfaisance, les autres sont amenees sur l esplanade. Elles sont enormes et super impressionnantes. Certaines agressives et on le comprend. Elles sont tenues par une corde. Soudain s approche un homme muni de son couteau de sacrifice, il saisit la bete par les naseaux, l obligeant a relever la tete puis d un coup sec, lui tranche la gorge. Le sang jaillit a gros bouillon et si tout se passe bien, l animal s affaisse immediatement. Seulement d apres les gens du village, quelqu un avait pratique la magie noire de facon a compliquer la ceremonie. Les betes resistent longtemps, debout, le coup tranche, le sang ne cessant de couler en poussant de beuglements desesperes et s agitant si fort qu elles en augmentent l ouverture de leur blessure. Un peu gore tout de meme... L etre humain est ainsi fait que j ai filme tout cela avec mon portable. Je n ai pas encore revu les images mais elles ne seront pas faciles a voir... Une fois mortes, les peaux des buffles sont retires comme une chaussette puis la viande decoupee et distribuee... Voila pour cette premier partie de matinee...Puisse l ame du defunt voyager en paix apres cela! Nous avons profite du vehicule des deux reporteuses pour aller aux marche. C est le lundi que sont vendus les buffles et les cochons egalement. Je pense que les photos sont sublimes car ce sont des animaux majestueux. Nul doute que les Torajas les venerent meme si leur mise a mort peut etre impressionnante pour nous occidentaux. Par contre les tits cochonnets attaches en ligne, ficeles tels des saucissons qu ils vont devenir....c est salaud...j mangerais plus jamais du citterio de a meme maniere!!Ils couinaient les gorets tels des betes... surtout quand ils etaient vendus et qu ils etaient transportes a dos d homme sur leur bambous...Ils criaient: On veut pas, on veut pas, dev'nir des cipolattas, c est fini, c est fini, le bon temps des salamis!!!! La manf des gorets a ete dissoute par les forces l ordre et ils ont ete sommes de redevenir de bons jambonnots... Le marche local etait geant aussi. J en ai profite pour faire une affaire et acheter un nouveau petit sac a dos car le mien a rendu l ame...5 francs le sac... super affaire qui a dure l apres midi et que j ai du amener recoudre vers un cordonnier car il lachait deja...hahaha...bien fait pour moi...p'tain.... le muezzin a nouveau!!!!! Allez je tape plus fort sur mon clavier. Nous sommes alle manger a midi dans un village ou etaient organises des combats de coqs. C est vrai que c est violent mais ce qu il y a de plus impressionnant c est l etat d excitation des parieurs et des......parieuses!!!! Ca hurle de partout en agitant le pognon... et pas des petites sommes, des liasses entieres pouvant aller jusqu au million! Le Toraja est tres parieur!!! Au cri de: Beke ou de Songko designant l un ou l autre des combattants emplumes.... J avoue que je me suis laisse prendre au jeu...Faut dire que Youssouf est un malade qui pendant le combat, parle en faisant certainement des incantations pour ne pas perdre sa fortune. Pas de bol, Tonin, le gallo primero est passe par la! J ai parie...plusieurs fois...et j ai GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! 200'000 roupies...Une fortune! 28 balles mais bon ca ma paye la difference du billet d avion....J y serais bien reste un peu mais je ne sais pas pourquoi mais mon guide commencait a trouver cela ennuyeux... hehehe.... Nous avons fini la journee dans un village qui a conserve son habitat traditionnel. C est vrai que beaucoup de touristes y vont mais c etait beau de voir les artisans travailler le bois... ce sont vraiment des artistes... Nous avons revu des cerceuils suspendus a la falaise puis j ai pu visiter une maison Toraja. Il y avait un vieux monsieur de 86 ans qui buvait son cafe et fumait ses cigarettes... Les habitations sont composees de trois pieces et dirigees du nord au sud. La Sali est la piece du milieu. Elle sert de cuisine et peut servir de chambre a coucher des enfants et de la famille. La Tangdok est sur la partie frontale de la maison, dirigee vers le nord. C est la piece des invites ou des enfants. La Sumbung est au sud. C est la chambre des parents ou des personnes malades. Elle sert aussi pour les personnes decedees avant leur transfert aux funerailles ou leur lieu d attente avant celle ci. Les personnes mortes sont egalement appellees sleeping persons ( personnes qui dorment). Il faut savoir que la maison Toraja ne sert que pour dormir. Les gens sont soit dans les rizieres soit simplement a l exterieur la journee. Voila, ce soir c est le dernier soir ici. C etait cool. Vraiment. J ai rencontre des gens super gentils pret a tout pour me permettre de bien continuer le voyage. J ai deja des points de chute pour la suite... J ai mon billet de bus, deux nouveaux t shirts...j ai du jeter mon pantalon qui etait tout tache de sang... J ai achete un sarong et une epee rituelle au cas ou il y aurait un buffle a tuer du cote de Meyrin... Demain le bus m amene apres 10 heures de voyage a Tentena ou je passe la nuit. Puis le lendemain encore quelques heures jusqu a Ampana avant de prendre le bateau le lendemain pour l ile de Bomba dans les Toggian et la playa quelques jours. Sinon je serais plus blanc que vous au retour... Je ne sais pas quand je trouverais a nouveau internet sur ma route...Aussi laisseez moi des comm tout plein pour que je vous lise a ma prochane connection...
Sampai jumpa!!!!! A plus tard!!!
Besos Rantepao, le 16 juillet: Derniere soiree au Mambo Cafe. Repas, guitare, djembe et chansons. On se croirait dans un chalet des guides en Valais. Youssouf, Atché et les autres guides sont là à la table ronde... Petite fête pour mon depart...c est cool... Y a comme un air de nostalgie ce soir. J'en suis a mon 4ème thé au gingembre( thé Jahé)...vais pas dormir...
Rantepao, le 17 juillet 2007 Adieu definitif a mon ami Youssouf. Si vous voulez un guide, c est lui qu il vous faut...Je vais voyager avec mes nouveaux compagnons de route:un couple de grecs: Elisa et Kostas et un couple de jeunes français établis a la Reunion, Géralgine et Julien:Gé et Ju!Depart donc pour le centre de Sulawesi par Tentena d abord, Ampana puis les iles Toggian.Le voyage est peu confrortable dans unbus super vieux aux sieges exigus et tout casses. Il doit durer 10 heures. Nous commencons par une seance de keliling ce qui signifie tourner pendant deux heures dans la ville pour chercher des nouveaux clients. Nous etions peu au depart et meme si les conditions semblaient rudimentaires, ca va vite devenir infernaL. tout ce monde, ces sacs de riz, ecrans d ordis... Bref, un peu bonde...Personne ne parle un mot d anglais et mes potes sont loin devant...Mes voisins s affalent sur moi...c est la coutume...Il fait chaud, j ai mal au cul et mes jambes touchent le siege de devant... on dirai qu elles poussent au fur et a mesure du voyage! Montagnes, routes etroites, villages, la côte, des ponts hasardeux tout s enchaine sur ce voyage qui durera finalement 14 heures!!! A notre arrivee, on nous jette devant le village. Heureusement un pick up nous charge et nous amene a l hotel distant de...rien du tout...distance indo bien sur... Les mesures et le temps n ont pas la meme valeur ici. en tout cas le lendemain, nous decidons de "charteriser" un bemo rien que pour nous 5!!!
Tentena, centre Sulawesi, le 18 juillet 2007 Nouvelle journee de voyage apres une courte promenade au marche de Tentena. Ils vendent des chauves souris grillees..Euhhhhh, j y ai pas goute... beurkkkkk!!!! On embraque dans notre mini bus..Ouf! Mon cul est sauf! est plus cher mais ca vaut le cul! Oh pardon, le coup! A notre arivee a Ampana nous nous repartisssons dans nos differents hotels.. Le mien est glauque...J y suis parce que je dois discuter avec la patronne des bungalows sur l' ile de Bomba. Je rejoins juste Elisa et Kostas pour le repas du soir...Ils ont tiré le gros lot...Super leur hotel! Et pour le meme prix que le mien..La patronne, Untche, une chinoise va parfois rendre visite a sa soeur en Suisse. Elle sort ses photos, puis nous invite a manger avec eux....Bref comme c est egalement la patronne du Kadidiri Paradise sur l ile du meme nom, c est finalement la bas que nous irons tous... On s etait deja dit au revoir mes potes et moi et on repart pour une semaine...Cool parce-que je les apprécie vraiment!
Kadidiri Toggian19 juillet 2007 Nous embarquons le matin sur un bateau tout rouille bonde de monde...tiens ca me rappelle quelquechose... Les gens roupillent sur des matelas, certains vomissent deja...une chevre tremble et se fait parmis...la pôvre biquette....Le voyage doit durer 4 heures et au bout de 3h 30............la panne!!!!!!! On est coince u milieu de l ocean pendant trois heures...jusqu a l arrivee des secours...1 heure 30 de rab' et nous arrivons au Paradise. On mange et on se couche... on est vannes..
Kadidiri Paradise. 20 juillet 2007 C est magnifique!Mon bungalow est pose sur une roche au bord de l eau. Mon balcon surplombe la mer. La nuit on se croirait sur un bateau... Vous me direz j ai l habitude maintenant... Malheureusement le temps est souvent couvert et il va pleuvoir tout l apres midi. Bon...l eau est a 28 degres aussi... Pas grave, j ai decidé, convaincu par Julien de passer mon open water. 4 jours de stages de plongée...on verra, à demain. Ah oui j oubliais..la terre a tremble a 1030 ce matin...J étais en train de bouquiner sur la plage..ca fait bizarre..
Kadidiri Paradise. le 21 juillet 2007 Tout à l heure pour la premiere fois je me suis retrouve poisson au milieu des poissons. Cette etrange sensation de se sentir en apensanteur au milieu de l immensite. Les poissons ne me fuyaient pas..ils etaient chez eux et je faisais partie de cet environnement. J ai franchement hesite au debut...L equipement, le gilet, la bouteille, les poids...c est lourd... Puis il faut se balancer a l eau... ha au fait vous savez pourquoi les plongeurs se jettent en arriere du bateau? hahaha!!!!! Puis on flotte dans l eau et il faut se laisser descendre.....premieres respirations sous l eau... c est un nouveau monde qui s'ouvre, un nouvel espace..nouveau stress aussi..finalement le rythme respiratoire s' apaise et nous avons voyage sous la mer pendant plus d' une heure... Magique. Merci Julien de m'avoir convaincu...
Kadidiri Paradise. 22 juillet 2007 Aujourd hui je confirmais les apprentissages d hier et continuais ma progression... C etait dur..nous avons ploge a Coral Garden et il y avait beaucoup de courant... difficile de se stabiliser. J ai vu un bebe raie. Demian c est Una Una...le site de plongee bestial!!!
Kadidiri Paradise. le 24(?) juillet 2007 Voila j'ai mon brevet...!!!! Et pas un brevet de plonge au bistrot!!!! Par contre ca a failli tourner au drame aujour dhui. Un bateau special a ete affrete pour nous conduire sur le site. Nous etions huit plongeurs avec l instructeur, Harold. 3 heures de bateau a l aller...Les plongees n ont pas ete terribles selon les plongeures confirmés. On ne nous avait pas lâchés sur le bon site.. Moi j ai quand même bien aimé!!! Nous somme repartis vers 1600. Le temps s est rapidement degrade. Grosse pluie diluvienne, grosses vagues sur notre coque de noix, secousses, eclairs!!!! Nous ne voyions plus rien et le capitaine ne savait pas e servir de un compas...ici ils naviguet a vue...La nuit est tombee. Il faut dire que "culturellement" ici ils ne savant pas dire: "je ne sais pas.... " Au bout de 4 heures, force est de constater que nous sommes perdus au milieu de l ocean, sans radio, sans bouffe et avec un peu d eau et du rab de petrole, heureusement... J avoue que je n etais pas rassuré.. et que j ai pensé à vous tous...l'un apres l'autre....J ai crains pour notre survie...Les esprits se sont échauffes un peu quand il a fallu prendre des decisons. Fallait il continuer et tenter de trouver une ile ou passer la nuit ou s arreter et attendre le lever du jour... Nous optons pour la deuxiee solutiom Tout le monde s entasse sous le couvert ou s engouffre les gaz d echappement... Nous gonflons nos gilets de plongee au cas ou nous viendrions a heurter quelquechose. Nous organisons de quarts pour surveiller les alentours...Tout le monde s entasse par terre, les uns sur les autres et nous essayons de dormir un peu. Le jour venu, nous pouvons enfin nous positionner et rentrer au paradis. Il est 6 heures du mat' et nous venons de passer 14 heures sur ce bateau. Nous refusons de payer qui que ce soit pour le deplacement et pour la nuit aux bungalows. Ouf...moi je dois repartir a 0900 ( en bateau!!!), donc je devrais pouvoir prendre mes vols...et aller a Bali...
Ampana.Le 25 juillet 2007 J ai rendez vous a 1700 a Ampana pour prendre le vehicule qui m emmene a Palu, d ou je prends un vol pour Makassar puis quelques heures apres pour Denpassar a Bali...!!! Les delais sont serrés...Si j etais resté coincé en mer je perdais tout mes vols et mes connexions... Ca y est j y suis...et c est reparti pour 10 heures de bus. Mais comme d habitude........................ ahhhhhhhh!!!!!!!!! je vois que vous attendez l annonce d un nouveau pépin.... ???? et oui!!!!! vers 3 heures du matin, apres une route épouvantable dû aux éboulements suite à la pluie...un pneu eclate.... Le chauffeur decide de continuer mais à 10 km à l heure... et moi qui dois être à 6heures du mat à l'aéroport pour ne pas louper l'avion et ma connexion...evidemment a part une jeune homme de 17 ans personne ne parle l'anglais... Bref excédé, je decide d arrêter le bus parce que je connais les: " on arrive dans une demie heure...c est juste là au coin de la rue..." Je demande un taxi et fini ma route à l aéroport a 0530 !!!! JE NE LOUPERAIS PAS MON AVION!!!!!!! L indonésie et les transports.... c est à chier... Là, je vous écris d Ubud, au centre de Bali. Je me suis payé le taxi depuis l aéroport en arrivant!!! c est excessivement cher mais j'en ai rien à battre!Na! Fais c'que j'veux! C est super beau...je suis vivant... et je vous raconte la suite demain!!! Besitos
Ubud- Bali, le 27 juillet 2007 Ouah...l arrivee a Ubud!!! Tout d abord mon Home stay: Le Jati 1. Magnifique maison balinaise. Chaque piece est en bambou. Le contour du lit est en bambou, les murs: du bambou. Le matelas: du bambou....meuh non! Et le balcon avec vue sur les rizieres! Vraiment tres beau. Je me suis promene hier soir sur la rue marchande....beaucoup de touristes!!! C est cool, les magas' sont tres "artistiques". Tout est beau! Seul inconvenient, ca semble loin l'Indonesie.. tout le monde parle anglais ( ingriss), mais bon l ambiance est tres cool, zen, courtoise..beaux restos! Juste le temps de manger, de vous raconter mes histoires dans les iles et ce fut un dodo merite. Ce matin je n'en revenais pas du repos que j ai pris et en regardant en l air, ce plafond a 6 metres de haut, tout en.................................................................BAMBOU!!! Ce matin j ai loue un scooter! C est geant. Bon faut etre super vigilant mais quelle liberte de partir et de revenir quand on veut. Pis pour moins de 5 francs par jour c est vraiment un moyen ideal de visiter les alentours! J'ai taille la route vers l est, direction Ganyar. En allant au marche, je me suis regale de brochettes satay. Bon les miennes ne sont pas mal non plus mais la, dans le contexte c est autre chose... Le stand s est rempli de curieux voir la "chose" manger les mini brochettes. Ils etaient mort de rire quand je me suis irremediablement tache de sauce cacahuete sur ma belle chemise claire. Il ne me restais plus qu'a m'en trouver une autre au marche. C est un lieu impresionnant. Tout se passe dans une enorme batisse. Quelques vendeurs sont aux alentours, notamment les echoppes de riz, pates et autres brochettes que j eviterais cette fois ci, des fois qu elles se reconnaisent dans les taches precedentes et qu elles me sautent a la gueule!!!!!! Les etages du batiment sont reserves aux habits, tissus, chaussures. En dessous ce sont les epices, les petales de fleurs pour les offandes. Au rez, les racines tels que gingembre et autres reparations bizarres ainsi que les petits poissons grilles. Ce sont de vieilles dames qui tiennent ces stands. Visiblement, je ne suis pas le bien venu et elles ne se laissent pas photographier. Dommage. C etaient des "gueules" comme je les aime... En sortant, je me suis pose boire ma boisson favorite; un N"u. C est un soda de the vert. Le pere travaillait avec sa fille et parlaient parfaitement bien l anglais. Il m a appris a nouer mon sarong a la facon balinaise. Je suis reparti direction Klungkung ou j ai visite le Kerta Gosa et le Bale Kambang qui sont le Palais de justice et son pavillon flottant. Ce sont des vestiges du 18 eme de la dynastie Gelgel dont vous avez bien evidemment entendu parler... Je continue la route jusqu a Sidemen en longeant les rizieres. C est simplement feerique, superbe, reposant.... Arrive au village je me suis ballade dans les ruelles jusqu a entrer dans une maison ou les enfants semblaient trouver tres drole de voir ma bobine. On a fait plein de photos et on a rit...en poussant des cris a chaque fois qu ils voyaient leur tete sur le petit ecran. J ai pu voir les tisserandes a l oeuvre.. qu'elle patience! Ca m a rappelle Essaouira... T es prete Chris? Et c est reparti par une route qui remonte le long des rizieres a travers la foret... De belles photos en tout cas. Finalement en rentrant sur Ubud je riais tout seul sur mon scoot du bonheur de voir de si belles choses. C est la que reside le danger...car t es sans arret sollicite par des paysages, des scenes cocasses et si tu te deconcentres, tu oublies que tu dois rouler a gauche et paf le chien!!!! Ce soir, j ai suivi les conseils du Routard et je me suis regale chez Ibu Rai. J ai remange des brochettes Satay. Ben vous me croirez pas mais j ai pas fait de taches... Besitos... Faites des commentaires et faites en faire autour de vous.... Ubud-Bali, le 28 juillet 2007 Aujourd hui diane a 0730. Je vais faire des kilometres et veux croiser le moins de monde possible.. Je pars pour le mother temple de Besakih. Le Pura Besakih, qui est le plus grand temple de l'ile. Les routes sont vertigineuses par moment, elles montent et descendent au milieu de forets, de palmiers, longeant des rizieres. Tantot traversant des petites villes ou des villages. J en prends plein la vue et ai de la peine a rouler vite mais c est tant mieux....je ne suis pas attendu et encore moins au paradis ou en enfer plutot.... En chemin je croise une sorte de caisse a savon bricolee servant de char a foin avec son pilote hilare de me voir halluciner... J ai pas eu le temps de m arreter qu il avait deja disparu... C est etonnant de voir de tout jeunes garcons de meme pas dix ans, rouler a scooter...sans casque bien sur....Et puis au detour d un champ un groupe d enfants tout surpris de voir une pelle mecanique flambant neuve, remuer la terre..Une veritable attraction... J arrive enfin au village de Besakih. Il faut dire que tout est tres bien indique je trouve et les balinais m orientent facilement contrairement a ce qui est ecrit dans les guides. Je gare mon scoot, noue mon sarong et me dirige vrs le bureau d accueil. Le responsabe me donne quelques informations et me dit qu il y a une ceremonie aujourd hui... C est le deuxieme qui me dit ca...quel veinard vraiment. En fait c est pour me fourguer les services d un guide Absolument Obligatoire en ce jour beni.... Je lui explique que je connais les leiux, que j y suis deja venu et que je peux me balader seul.... C est monumental!!!!!!!!!!! Je ne vais pas trouver de mots pour vous decrire ce que je vois, ce que je ressens a ce moment la. J'ai bien fait de partir tot. Je suis un des premiers sur place et l approche de l entree me donne des frissons... Je gravis les nombreuses marches avec un sentiment de serenite qui ne me quittera plus jusqu'au moment du depart. Ce n est pas beau. Ce n est pas joli. C'est vivant. Empli de paix. Peacefull comme ils disent et ce mot se prete a merveille pour l energie qui se degage, passant d'un temple a l'autre. Ceux-ci se suivent en gravissant chaque fois un longue serie de marches. Comme si la serenite ou la paix interieure se meritait. Huit temples, je crois, se suivent. J'ai parle avec un pretre qui me disait que l ile degageait cette Paix...puis il est parti prier. Plus haut, le son d'un leggong, orchestre traditionnel de cuivres et de perscussions, joue des airs au sonorites aigues... C est un bien etrange musique dont je ne compreds pas la suite logique des melodies... ils m'invitent a m'asseoir aupres d 'eux et c'est encore plus prenant... Finalement je vais rester un moment dans le dernier temple aupres de quelques personnes qui s y receuillent. En partant je me laisse guider par des cris aigus d'un cochon...A mon avis, il a compris ce qui va lui arriver. Je m'approche et c'est effectivement ses derniers minutes dans ce bas monde... Je bois encore un the indo en compagnie d'un local rencontre plus haut puis je refourche ma moto pour tracer jusqu'a Sanur... Ouf......encore maintenant je ne me suis pas remis de ce long moment passe au Pura Besakih. J arrive a Sanur en debut d apres midi apres m'etre arrete en route pour manger un Ayam Goreng. C est du poulet frit avec du riz et des legumes et une ptite sauce...hummmm je m'en leche encore les doigts... J adore manger avec les balinais..ils sont super contents de voir un blanc tenter de manger comme eux... et oui, faire des boulettes de riz et se les mettre dans la bouche ca parait easy mais ca l'est pas croyez-moi...mais c'etait delicieux... Par contre Sanur....bof.....tout ces gens etales au soleil style troisieme age germanique version rouge crevette et full of beer... J'ai regrette le deplacement qui m'a emble bien long. Finalement au retour la route semblait vraiment plus courte donc il n'est pas exclu que j'essie a nouveau Sanur mais un peu plus au sud de la Germanie... En remontant le long de la route par le village de Tegallalang, c'est tout les produits que l'on trouve a Maison du Monde, la Casa, etc..qui s'etalent devant moi, a des prix defiant toute concurrence et me faisant un pied de nez car je ne pourrais pas ramener la moitie du quart de ce qui me plait ici... Allez, un petit repas au Biah Biah, un petit warung tout pres de mon homestay, un delicieux Nasi Champur (riz, poulet, porc et legumes...) suivi de deux minis sate lilit babai ( brochette de porc aux epices balinaises) et d'un klepon en dessert qui est un gateau de riz avec du sirop de sucre de palme dedans.... De-li-cieux!!! Allez, je vous embrasse..continuez a commenter...c'est cool!!!! He Jo, ici ils jouent aux boules avec des noix de coco. Je t'en ramene? T'auras pt'etre une chance de viser le cochonnet comme ca...hahaha! Besos!!!! Ubud-Bali, le 29 juillet 2007 Lever aux aurores...il etait 0030 chez vous... certains n etaient pas encore au lit...je le sais...Il etait 0630 ici. Petit dej tout les jours differents et toujours ambiance zen. J ai des kils a faire aujourd hui. Je vais au lac Batur au pied du volcan du meme nom. La route est super agreable. Il fait presque froid, heureusement j'ai mis une veste... J arrive trop tot pour que les gardes me fassent payer l entree comme c'est de coutume mais trop tard pour eviter la vendeuse d'offrandes indispensables a proteger la moto et son conducteur des mauvais esprits... C'est cool quand meme et joli! Le paysage est splendide... Le lac a diffeentes couleurs de bleu et de vert... Des roches volcaniques formanet la rive entre le mont et l'eau. C'est tres vallone. Je prends quelques photos puis descend vers les villages de pecheurs et/ou cultivateurs du bord de l'eau... Nous sommes ici au coeur de Bali. Ce sont des balinais purs et durs, loin de l influence de l hindouisme. Bien....quelques photos, une longue balade digne d'un moto-cross de village en village puis on the road again!!!!! Je repars en sens inverse direction Tampaksiring. Non il ne s'agit pas d'une specialite locale consistant a vendre aux touristes des tampons hygieniques comme boucles d'oreilles...!!!!! C'est un village avec un tres joli petit temple et des Bains sacres. J'ai la peau super irritee sinon je me serais bien baigne aussi. Il faut voir cela. Pour acceder aux bains, il faut franchir une petite porte concue pour deux personnes.. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont essayer de passer en forcant un peu. Tout le monde a le sourire. Personne ne dit rien, ne tire la gueule. Et ce n'est pas juste de la politesse, c'est culturel... C'est vrai, tout semble plus simple comme ca. Meme moi je me surprends a ne pas m'enerver. Il n'y a qu'en scoot que je jure un peu mais juste un peu bordel de merde... Les gens ont le sourire en permanence..Personne mais personne n'est stresse. et tout fonctionne... C'est super facile ici et le sentiment d'apaisement est permanent. Du matin au soir...et meme la nuit! Je reviens a mes bains... les gens descendent dans l'eau avec leurs sarongs et se mettent la tete sous des jets representant chacun des divinites. C'est impressionant...mais qu'est-ce qui n'est pas impressionant ici??? Je repars sur la route Gianyar. Il y a deux jours je vous avait raconte le marche ou j'etias le seul blanc, ou les gens semblaient pas trop enthousiastes de me voir... et bien aujourd'hui j'ai pris la rue principale et c'est super moderne....il y a meme un Bata.... l'envers de la piece en somme... Aujourd'hui a Gianyar, il y avait une course de motos ou plutot de scooter et une presentation des modeles Honda... Plusieurs rues etaient fermees et ca petaradait de tout les cotes. Il y avait meme un concours de miss...Ils leur posaient des questions et je suppose que c'etaient les memes conneries que chez nous.J'ai pris des photos des scoot pour toi Sacha...tuning et tout....c'est une epidemie ma parole!!!! Puis la route m'a mene a la plage pres de Sukawati. Il y avait un festivasl de cerfs-volants. Euh....ici les cerfs-volants c'est du serieux.... Ils sont facilement une vingtaine a le porter avant qu'il ne s'envole... c'est donc un concours. L'intervilles local avec son guy Lux qui commente depuis une tourelle la competition. Il n'arrete pas une seconde..Je ne comprends rien mais les gens se marrent bien... Dans la tourelle se trouve aussi une autre personne qui psalmodie ou chante a la facon d'un muezzin...C'est incroyable je pensais qu'il s'agissait d'un disque mais non....c'est du live... C'est tres spectaculaire. D'abord les cerfs-volants sont beaux. Puis ils sont un nombre incroyable a tirer sur la corde pour que leur vol dure le plus longtemps possible. Chaque equipe a son gamelan, rappellez-vous le petit orchestre local. Et ca rit partout des que le vent tourne un peu ou que le cerf-volant descend...Bon Guy Lux fait monter la mayonnaise avec ses gags a deux roupies ce qui ne fait pas cher en francs je vous le rappelle... Bref, j'ai bien cru qu'il y allait avoir des vachettes ou des bufflettes mais que nenni. Une fois le cerf-volant presque au niveau du sol, il faut le rattraper avant qu'il ne touche terre. Ben c'est complique parce-que plus il est bas plus il tangue de gauche a droite et l'equipe qui court essayant d'anticiper au son du gamelan, rappellez vous le petit orchestre....., et des cris des spectateurs.... En partant j'ai refait un saut a Sanur, histoire de voir si j, y allais ou pas pour mon dernier jour. Ce sera non. Objectivement c'est joli comme une petite plage de la cote mediterraneene mais ca ne me dis rien. J'irais a Kuta, j'ai mon ptit hotel, mon ptit japonais et quelques boutiques ou claquer mes dernieres roupies qui roupillent au font de mes poches.... Voila pour aujourd'hui...
Besitos Ubud-Bali, le 30 juillet 2007 he ben je suis au cyber en face du terrain de foot et y'a un match qui se terminait maintenant... les cris des spectateurs!!!!! Ca a finit aux penaltys.... De toute maniere tout le monde rit donc impossible de savoir si Ubud a gagne ou perdu...Je crois que tout le monde s'en fout!!! Le gardien etait trop avance sur sa ligne...l'arbitre lui a fait signe de reculer en riant... le public s'esclaffait!!! C'est incroyable...Il ne doit pas y avoir de traduction pour le mot hooligan... Voila, c'est le dernier jour a Ubud. Je n'ai pas de regrets de partir parce-que je me rejouis de vous retrouver. Mais je preferais nettement vous prendre avec moi ici dans ce lieu de paix.... Mais comment font-ils pour etre si "en paix"??? Aujourd'hui je me la suis joue tranquille.. Je suis reste dans les alentours, faire quelques derniers achats bien que je ne puisse plus rien mettre dans mon sac... J'ai croise un transport scolaire: c'est un bache avec 50 gamins en uniforme dessus.... Les plus grands sont tous a scooter, des dizains et des dizaines en meme temps, habilles pareil et allant dans la meme direction... Et puis dans une petite rue, un vieux monsieur tout courbe, avec une enorme charge sur le dos...il souffrait et son dos etait irremediablement penche vers le sol... Je n'ai pas eu le coeur de sortir mon appareil... Faut dire qu'on me prend pour un journaliste! J'ai fait mille portraits..Je me suis arrete un long moment dans un hangar ou des femmes confectionnaient des offrandes pour les ceremonies funeraires. C'etait tres interessant! Ca papotait, ca riait et j'etais un peu la curiosite du jour... Je suis quand meme alle a la Monkey Forrest voir nos freres les singes... Certainement les plus agressifs habitants de l ile!!!! Ils ont failloi m'arracher le sac. Comme quoi on est en securite nulle part... Demain je serais a Kuta pour deux jours..Kuta ce n'est pas Bali, c'est BillabongBeach ...va savoir si je verrais un kangourou...
A demain... Kuta-Bali, le 31 juillet 2007 Et ben voila je suis de retour ou tout a commence pour moi a Bali. Meme hotel, meme plage, memes casse-couilles: "transport Boss?You want sunglasses, Boss?" mais finalement c'est bien de finir comme ca. J'ai quitte le paradis et je retourne au purgatoire avant de revenir en enfer.... Heureusement que vous mes petits anges etes-la pour me tenir conpagnie... Je vais gentimment aller claquer mes Roupiahs... Il faut dire que le pays est tellement bon marche qu'il m'en reste bien plus que ce que je pensais... Ca c'est aussi une bonne nouvelle... Mais surtout ce qu'il me restera grave c'est la gentillesse des gens. Et meme quand vous ne faites pas affaire avec eux, ils vous lachent avec un sourire...c'est comme ca et j'ai l'impression d'avoir baigne dans un sourire permanent pendant presque un mois... A refaire absolument et pour ceux qui seraient tentes par l experience, j'ai une bonne dose d'adresses sympas...Des pas sympas j'en ai pas trouve. La seule chose d'un peu complique vous l'aurez compris, c'est les transports... mais bon on se fait a tout a condition d'en echapper... J'ai prepare mon sac a dos ce matin....il etait super lourd... et mon ptit sac a dos, le nouveau pas celui a 5.- qui a dure deux jours est plein a craquer...j'ai encore un sac en plastique..j'espere que je pourrais le ramener dans l'avion... J'ai pese le sac en arrivant a l hotel a Kuta...22kg... Merde!!! Bon j'ai recommence, sorti les chaussures de marche...bref comme par miracle, la ca devrait aller...bon on verra, c'est des soucis mineurs.... on vera la tete au guichet a l'aeroport...
A demain...besitos a tous!!!! Doha-Qatar, le 2 août 2007 pas d'internet hier...c'etait le premier aout donc j'ai pris conge moi aussi... Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant reveil! Pis j'avais pas grand chose a dire.... Ce n'est pas que je n'ai pas aime Kuta, je serais faux cul de dire cela. Mais j'ai fait le calcul: en moyenne on est sollicite environ deux cents (200!!!) fois par jour pour un taxi, des t/shirts, un massage, etc... 200 fois a dire non merci ( tidak, teri makhasi). Au bout d'un moment on ne repond plus. Les gens n'attendent pas de reponse non plus... Mais bon ca fait partie du jeu. Ca me fait penser a l Espagne avec ses boutiques, ses bars, sa plage.... et j'aime bien ca aussi mais c'est quand meme loin de l'Indonesie que j'ai aime... Et puis, toute cet harmonie que j'ai ressenti pendant ce mois a brusquement disparue, effacee par le bruit des discotheques alentours... C'etait le moment de repartir.... Je suis au Qatar. La plus grande partie du voyage, onze heures(!), est passee...Il me reste a glander dans cet aeroport pourri 7 heures puis six heures jusqu'a Unique Zurich Rosti puis Genf.... hehehe...c'est les fetes de Geneve non??? Qu'est-ce que j'en est retenu de ce voyage seul? C'est vrai que c'est avant tout une image, constante et vecue en permanence: le sourire des Indonesiens. Leur gentillesse. Leur capacite a prendre une chose apres l'autre sans apprehension et sans jugement. Peut-etre je me fais une idee trop ideale mais je l'ai reellement vecu comme cela... Hier soir, je prenais quelques dernieres photos dont le mausolee en souvenir des victimes de l'attentat de novembre 2005. En partant j'ai demande a mon chauffeur ou avait explose la bombe? "C'est ici". Nous passions devant un grillage bordant un tas de gravats ou etaient epingles quelques photos souvenirs de victimes... J'etais passe plusieurs fois devant sans m'en rendre compte... Et je crois que c'est comme cela qu'ils prennent les evenements durs de leur vie.... C'est arrive. Il faut continuer... Une chose apres l'autre. Sans show bizz. Avec de la pudeur. Voila...J'arrive.... Besitos... Meyrin, le 3 août 2007 Héhé..moins sexy Meyrin comme nom.... et pourtant c'est chez moi...et puis les lettres sur le clavier sont à la bonne place, elles y sont toutes.... comme tout mon chez moi et les miens... Merci ti-coeur de t'être occupé de mon Tigré. Tu lui as sauvé la vie... Aujourd'hui, je mettrais les photos... Dernière aventure en date.... Il est dix heures vendredi matin et ma valise n'est pas arrivée... Elle est toujours à Zürich.... comme quoi tu peux voyager au bout du monde et ça va mais chez nous..... c'est quand même Unique.... Y'en a point comme nous... Besitos..
Les photos et d'autres voyages; www.gatitoperezdetudela.spaces.live.com
Partir seule à Bali? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je recherche toutes les infos possibles pour partir seule à Bali !
Merci !
Je recherche toutes les infos possibles pour partir seule à Bali !
Merci !
Accroissement de l'activité du mont Agung (Bali) English translation pending
Bonjour,
Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...
Tout avis est le bienvenu !
Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...
Tout avis est le bienvenu !
Choisir entre l'Indonésie, les Philippines et le Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous. Étant en préparation pour mon prochain séjour d'un mois en janvier prochain, 3 destinations m'attirent, mais j'hésite dans mon choix. Pour ceux qui ont fait les 3 destinations, quel sont les avantages et différences? Ce que je recherche c'est 1-le cout sur place (pension oblige),2- la sécurité 3- la gentillesse des gens et la richesse culturelle.
Je voyage sac à dos, en louant scooter ou transport en commun, et ne recherche pas le party mais bien la tranquilité et le quotidien des gens, de belles plages et paysages grandioses.
Voici ou j'en suis dans mes réflections: Indonésie et Phillipines= trop grand pour un mois (donc encore plus indécis sur l'itinéraire) Le Sri Lanka me rebute pour une seule raison , l'hygiène (mes craintes sont-elles fondées?). Par contre il semble facile de s'y déplacer et d'en faire le tour en un mois. Bref, après avoir consulter différents forum et m'etre procurer les guides de chaque destination mentionnée, le ressenti de personne y ayant séjourné ou qui y vivent m'éclairerais peut-etre. Merci de partager vos expériences.
Conseils sur notre itinéraire de trois semaines à Bali, Lombok? English translation pending
Bonsoir a tous,
nous aimerions avoir des conseils sur notre itinéraire, nous partons trois semaines en Aout prochain a Bali et Lombok. nous atterrissons a Denpasar . nous pensons faire : UBUd et alentours : 5 jours Munduk : 2-3 jours puis gilli air:3jours lombok: 1 semaine ( en particulier vers kuta )
A votre avis après Munduk , ou est ce le plus logique et pratique d'aller ? Lombok ou Gili air?
sur Lombok est il facile de se déplacer pour faire la route jusqu'a KUTA et les plages alentours.... et de quelle manière?
Merci d'avance pour vos réponses. 🙂
nous aimerions avoir des conseils sur notre itinéraire, nous partons trois semaines en Aout prochain a Bali et Lombok. nous atterrissons a Denpasar . nous pensons faire : UBUd et alentours : 5 jours Munduk : 2-3 jours puis gilli air:3jours lombok: 1 semaine ( en particulier vers kuta )
A votre avis après Munduk , ou est ce le plus logique et pratique d'aller ? Lombok ou Gili air?
sur Lombok est il facile de se déplacer pour faire la route jusqu'a KUTA et les plages alentours.... et de quelle manière?
Merci d'avance pour vos réponses. 🙂
Un mois en Indonésie: Bali-Java ou Bali-Lombok-Gili? English translation pending
Bonjour à tous,
Après 6 mois de voyage en Asie, me voilà en Indonésie pour 1 mois. Je suis actuellement à Ubud et j'ai de grosses hésitations sur la suite de mon périple... Seule certitude : passer mon Padi open water à Tulamben. Pour la suite je vois 3 options possibles :
1. Rester sur Bali jusqu'à mon départ mais ça me semble long...
2. Aller sur Java 15j pour faire Yogyakarta, Borobudur et le Bromo ou Kawah Ijen (aller avion er retour sur Bali en ferry)
3. Aller sur Lombok et les Gili Islands pour le Rinjani et les plages/plongée puis retour à Bali pour prendre mon avion pour Sydney
Merci d'avance à tous !!!!
PS : je voyage seule 🙂
Merci d'avance à tous !!!!
PS : je voyage seule 🙂
Budget pour un mois et demi pour deux personnes à Bali et Lombok? English translation pending
Bonjour à tous!
Après avoir parcouru assidument le lonely-planet, je reste encore peut perdue en ce qui concerne le budget pour deux personnes à Bali et Lombok pendant un mois et demi en février.
Quelqu'un pourrait -il m'aider?
merci par avance!🙂
Après avoir parcouru assidument le lonely-planet, je reste encore peut perdue en ce qui concerne le budget pour deux personnes à Bali et Lombok pendant un mois et demi en février.
Quelqu'un pourrait -il m'aider?
merci par avance!🙂
Avis sur circuit de deux semaines à Bali English translation pending
Bonjour chers voyageuses et voyageurs,
voici le circuit que j'ai préparé, tous vos conseils et commentaires sont les bienvenus,
1 2 29-août - samedi - vol Singapour - Bali arrivée vers 21h20 - transport taxi - nuit à Jimbaran au "Puri Bambu" 3 30-août - dimanche - Jimbaran & presqu'île de Bukit - transport à Moto? - nuit à Jimbaran "Puri Bambu" - programme journée: matin marché de jimabran plage de dreamland et coucher de soleil à Uluwatu 4 31-août - lundi - Départ pour Lovina arrêt Tanah Lot en route - transport voiture chauffeur - nuit à Lovina au "Kubu Lalang" programme journée: selon heure départ et arrivée impro (plage?) 5 01-sept - mardi - Lovina & alentours - transport Moto - nuit à Lovina au "Kubu Lalang" programme journée: Banjar - route lacs avec Munduk et cascades 6 02-sept - mercredi - Départ soiree pour Kintanami - voiture chauffeur - nuit à Kintanami - hôtel? programme journée: plage et snorkeling à Lovina avant départ pour Kintanami 7 03-sept - jeudi - Mont Batur - transport voiture chauffeur nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: Ascension de nuit du Mont Batur et panorama lac puis départ pour Ubud 8 04-sept - vendredi - Ubud & alentours - transport Moto - nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: impro (palais, musée, artisans, dances, rizièeres, balades...) 9 05-sept - samedi - Ubud & alentours - Moto - nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: impro 10 06-sept - dimanche - Ubud & alentours - Moto - nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: impro 11 07-sept - lundi - Départ pour Gili Trawangan via padang Bai - transport en Bateau rapide - nuit à Gili Trawangan à "Alam Gili" programme journée: impro, pages selon horaires 12 08-sept - mardi - Gili Trawangan nuit à Gili Trawangan à Alam Gili programme journée: snorkeling/farniente/ location velo? 13 09-sept - mercredi - Gili Trawangan nuit à Gili Trawangan à Alam Gili programme journée: snorkeling/farniente/ location velo? 14 10-sept - jeudi - Gili départ en soirée en avion pour denpasar - hébergement vers Denpasar ou sud ? 15 11-sept - vendredi - départ Denpasar - Singapour à 15h35 ( matin achat, marché souvenirs ) 16
merci,
voici le circuit que j'ai préparé, tous vos conseils et commentaires sont les bienvenus,
1 2 29-août - samedi - vol Singapour - Bali arrivée vers 21h20 - transport taxi - nuit à Jimbaran au "Puri Bambu" 3 30-août - dimanche - Jimbaran & presqu'île de Bukit - transport à Moto? - nuit à Jimbaran "Puri Bambu" - programme journée: matin marché de jimabran plage de dreamland et coucher de soleil à Uluwatu 4 31-août - lundi - Départ pour Lovina arrêt Tanah Lot en route - transport voiture chauffeur - nuit à Lovina au "Kubu Lalang" programme journée: selon heure départ et arrivée impro (plage?) 5 01-sept - mardi - Lovina & alentours - transport Moto - nuit à Lovina au "Kubu Lalang" programme journée: Banjar - route lacs avec Munduk et cascades 6 02-sept - mercredi - Départ soiree pour Kintanami - voiture chauffeur - nuit à Kintanami - hôtel? programme journée: plage et snorkeling à Lovina avant départ pour Kintanami 7 03-sept - jeudi - Mont Batur - transport voiture chauffeur nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: Ascension de nuit du Mont Batur et panorama lac puis départ pour Ubud 8 04-sept - vendredi - Ubud & alentours - transport Moto - nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: impro (palais, musée, artisans, dances, rizièeres, balades...) 9 05-sept - samedi - Ubud & alentours - Moto - nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: impro 10 06-sept - dimanche - Ubud & alentours - Moto - nuit à Ubud au "Tegal sari Ubud" programme journée: impro 11 07-sept - lundi - Départ pour Gili Trawangan via padang Bai - transport en Bateau rapide - nuit à Gili Trawangan à "Alam Gili" programme journée: impro, pages selon horaires 12 08-sept - mardi - Gili Trawangan nuit à Gili Trawangan à Alam Gili programme journée: snorkeling/farniente/ location velo? 13 09-sept - mercredi - Gili Trawangan nuit à Gili Trawangan à Alam Gili programme journée: snorkeling/farniente/ location velo? 14 10-sept - jeudi - Gili départ en soirée en avion pour denpasar - hébergement vers Denpasar ou sud ? 15 11-sept - vendredi - départ Denpasar - Singapour à 15h35 ( matin achat, marché souvenirs ) 16
merci,
Combien de temps consacrer à Java, Bali et hébergement? English translation pending
désolé de revenir solliciter vos conseils
nous partons 2 mois ....je sais ....trop de la chance...avec l'envie de visiter java, bali puis lombok et enfin....s'il nous reste du tps..flores????sulawesie???
mais pb d'organisation sur place
combien de tps consacrer à java en sachant que nous arrivons à jakarta le 18 juin avec nos 3 enfants
deux, trois semaines ...qu'en pensez vous????que ne faut il pas louper???
en gros meme question pour bali???
dernière question faut il reserver l'hebergement d'ici en sachant que juillet et aout sont les périodes les plus touristiques.....
merci d'avance à ceux qui m'ont déja renseigné (citoyen du monde....et autres passionnés)
olivier
Hôtels à Yogyakarta? English translation pending
bonsoir,
pour finir mon voyage en juillet, je pense me poser à Yogyakarta pour 3 jours afin de visiter Pranbanan et borobudur.
Quels hotels me conseillez vous?
Bye
pour finir mon voyage en juillet, je pense me poser à Yogyakarta pour 3 jours afin de visiter Pranbanan et borobudur.
Quels hotels me conseillez vous?
Bye
Alternative à Bali? English translation pending
Bonjour à tous,
en prévision d'un voyage en Indonésie cet été (fin juillet à fin août 2012) en famille, je m'interroge sur une "belle" alternative à Bali… non, je ne fais pas la fine bouche mais on parle tellement et depuis si longtemps de Bali que ça m'inquiète quelque peu en termes "d'occidentalisation"… exemple Kuta qui ressemble paraît-il pas mal à une costa Brava Australienne (??) mais j'exagère peut être ? 😇 Et l'Indonésie est si vaste que je me dis qu'il y a peut être aussi paradisiaque (c'est toujours le terme récurrent pour parler de Bali) : Lombok ? Sulawesi ? Makassar ?… Et pourquoi pas en poussant au nord, vers la Malaisie ? (Brunei, Seri Begawan, voire les Célèbes ?)
Et niveau plongée ?
En bref, l'Indonésie ce n'est pas que Bali loin de là et tout reste encore ouvert. Je m'interroge aussi car via Air Asia & Co, au départ de Singapore, KL ou BKK, on a un tel choix ! Donc appel à expérience !
Merci à tous !
😄
en prévision d'un voyage en Indonésie cet été (fin juillet à fin août 2012) en famille, je m'interroge sur une "belle" alternative à Bali… non, je ne fais pas la fine bouche mais on parle tellement et depuis si longtemps de Bali que ça m'inquiète quelque peu en termes "d'occidentalisation"… exemple Kuta qui ressemble paraît-il pas mal à une costa Brava Australienne (??) mais j'exagère peut être ? 😇 Et l'Indonésie est si vaste que je me dis qu'il y a peut être aussi paradisiaque (c'est toujours le terme récurrent pour parler de Bali) : Lombok ? Sulawesi ? Makassar ?… Et pourquoi pas en poussant au nord, vers la Malaisie ? (Brunei, Seri Begawan, voire les Célèbes ?)
Et niveau plongée ?
En bref, l'Indonésie ce n'est pas que Bali loin de là et tout reste encore ouvert. Je m'interroge aussi car via Air Asia & Co, au départ de Singapore, KL ou BKK, on a un tel choix ! Donc appel à expérience !
Merci à tous !
😄
Voyage dans les Etats du Nord-Est de l'Inde: Arunashal Pradesh, Nagaland, Assam... English translation pending
Bonjour à tous ,
Ayant voyagé cette année 2 fois dans le nord est de l ' Inde ( Assam et Arunachal Pradesh pour la fête du Myoko ) puis Nagaland ( Hornbill festival ) Meghalaya et Tripura j ' avais envie de partager avec vous ces purs moment de bonheur .
D ' abord il ne s ' agit pas du tout de l ' Inde telle qu ' on la connaît . C ' est l ' Inde des tribus . Ils sont soit animistes , soit chrétiens ( Baptistes pur la plupart au Nagaland après avoir été coupeurs de têtes ).
Au Nagaland il y a des Eglises partout et dans les villages leur taille est très imposantes par rapport aux maisons de bambous. Quel régal de voir les préparatifs de Noël avec leurs étoiles en bambou recouvertes de tissu rouge hissées sur un mat et éclairées . Chaque famille construit sa propre étoile et la nuit le spectacle est fascinant . Dans chaque village il y a les traités de paix inscrit sur des pierres pour marquer la fin des guerres tribales ( et ça n ' est pas si vieux que ça ) Le Hornbill festival est à voir , c ' est la fête de toute les tribus , chacune apportant ses danses , ses chants et ses habits chatoyants . Cette fête a lieu chaque année à Kohima la première semaine de décembre .En plus il y a un festival de rock où les jeunes peuvent venir chanter le soir . Ce festival est le seul moment où les jeunes peuvent sortir , s ' amuser et se coucher tard car il faut bien le dire l ' armée est partout et en dehors des festivités il y a un espèce de couvre feu et tout ferme à 17 heures . Mais quel plaisir de pouvoir rire , danser et boire un coup avec ces jeunes qui sont curieux de tout . Après Kohima il faut partir dans leurs villages , et même aller à Longwa qui est la frontière avec la Birmanie rencontrer les chefs de village et partager un moment d ' intimité avec eux et leurs famille à la lumière des bougies et des lampes électriques . Moment unique .
Que dire sur le Meghalaya . Ici c ' est la nature . Il y a plein de choses à faire : trek , rafting , aller voir les ponts racines à Cherrapunjee et le village le plus propre de l ' Inde . Ici tout est en harmonie avec la nature et elle est très belle .
Quand au Tripura , la route est épuisante à faire et c' est ce que j ' ai vu de moins beau .
Pour l ' Assam il y a les Moines de Majuli Island . Il faut les voir danser , partager un repas avec eux . Ici aussi tout est calme et sérénité. Il y a aussi le parc de Kaziranga où une ballade à dos d ' éléphant le matin à l ' aube pour aller voir les rhinocéros est magique .
Enfin l ' Arunachal Pradesh et ses paysages , la fête du Myoko à Ziro ( terrifiant pour les cochons ) , les tribus sont omniprésentes aussi et la nature est très belle . Les rizières à Ziro sont magnifiques . Il faut dormir chez l ' habitant dans leurs maisons de bambou à Ziro ou Daporijo .
Bon je n ' ai pas parler des plantations de thé de l ' Assam ni d ' autres choses car il y a beaucoup à dire . Si un voyage hors des sentiers battus comme celui là vous intéresse , vous pouvez m ' écrire et je vous fournirez tous les renseignements , comment y aller et comment l ' organiser depuis la France , les différentes autorisations à avoir .....
A plus Choinne
Ayant voyagé cette année 2 fois dans le nord est de l ' Inde ( Assam et Arunachal Pradesh pour la fête du Myoko ) puis Nagaland ( Hornbill festival ) Meghalaya et Tripura j ' avais envie de partager avec vous ces purs moment de bonheur .
D ' abord il ne s ' agit pas du tout de l ' Inde telle qu ' on la connaît . C ' est l ' Inde des tribus . Ils sont soit animistes , soit chrétiens ( Baptistes pur la plupart au Nagaland après avoir été coupeurs de têtes ).
Au Nagaland il y a des Eglises partout et dans les villages leur taille est très imposantes par rapport aux maisons de bambous. Quel régal de voir les préparatifs de Noël avec leurs étoiles en bambou recouvertes de tissu rouge hissées sur un mat et éclairées . Chaque famille construit sa propre étoile et la nuit le spectacle est fascinant . Dans chaque village il y a les traités de paix inscrit sur des pierres pour marquer la fin des guerres tribales ( et ça n ' est pas si vieux que ça ) Le Hornbill festival est à voir , c ' est la fête de toute les tribus , chacune apportant ses danses , ses chants et ses habits chatoyants . Cette fête a lieu chaque année à Kohima la première semaine de décembre .En plus il y a un festival de rock où les jeunes peuvent venir chanter le soir . Ce festival est le seul moment où les jeunes peuvent sortir , s ' amuser et se coucher tard car il faut bien le dire l ' armée est partout et en dehors des festivités il y a un espèce de couvre feu et tout ferme à 17 heures . Mais quel plaisir de pouvoir rire , danser et boire un coup avec ces jeunes qui sont curieux de tout . Après Kohima il faut partir dans leurs villages , et même aller à Longwa qui est la frontière avec la Birmanie rencontrer les chefs de village et partager un moment d ' intimité avec eux et leurs famille à la lumière des bougies et des lampes électriques . Moment unique .
Que dire sur le Meghalaya . Ici c ' est la nature . Il y a plein de choses à faire : trek , rafting , aller voir les ponts racines à Cherrapunjee et le village le plus propre de l ' Inde . Ici tout est en harmonie avec la nature et elle est très belle .
Quand au Tripura , la route est épuisante à faire et c' est ce que j ' ai vu de moins beau .
Pour l ' Assam il y a les Moines de Majuli Island . Il faut les voir danser , partager un repas avec eux . Ici aussi tout est calme et sérénité. Il y a aussi le parc de Kaziranga où une ballade à dos d ' éléphant le matin à l ' aube pour aller voir les rhinocéros est magique .
Enfin l ' Arunachal Pradesh et ses paysages , la fête du Myoko à Ziro ( terrifiant pour les cochons ) , les tribus sont omniprésentes aussi et la nature est très belle . Les rizières à Ziro sont magnifiques . Il faut dormir chez l ' habitant dans leurs maisons de bambou à Ziro ou Daporijo .
Bon je n ' ai pas parler des plantations de thé de l ' Assam ni d ' autres choses car il y a beaucoup à dire . Si un voyage hors des sentiers battus comme celui là vous intéresse , vous pouvez m ' écrire et je vous fournirez tous les renseignements , comment y aller et comment l ' organiser depuis la France , les différentes autorisations à avoir .....
A plus Choinne
Les pires endroits de Thaïlande English translation pending
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛
Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
Trek dans le Ladakh et visite de l'Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Je pars en mai en Inde du Nord avec une amie pendant un mois. Nous aimerions visiter la région et faire un trek dans le Ladakh. Nous sommes de bonnes marcheuses mais pas des athlètes non plus! Que me suggérez-vous? Peut-on facilement faire un trek sans passer par une agence?
La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos English translation pending
Mais pourquoi donc aller aux Célèbes (Sulawesi en Indonésien) ?
Parce j'ai toujours rêvé des Célèbes 🙂
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :




Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).
- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)
ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :

En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :
Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :
Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :





Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).

- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)

ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :


En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :

Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :

Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo English translation pending
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Tremblement de terre au Népal English translation pending
http://www.bbc.com/news/world-asia-32461019
Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Shanti India... Xème fois English translation pending
9/7/11
Air India... Le steward passe avec les boissons... "May I have a whisky please? " "One or two?" "😮 euh... two!😎 "
Les portes de l'avion s’ouvrent... Il fait chaud à Delhi en ce début de matinée, très chaud...
Je récupère mon sac, passe les formalités, et papote avec deux français qui préfèrent prendre un taxi plutôt que le metro, pour voir un peu la ville.
On partage un taxi, à l'interieur du stand prepaid, un indien fume une beedie... Mon corps réclame sa dose de goudron et de nicotine après ces longues heures d'avion. Seulement c'est interdit de fumer dans l'enceinte de l'aéroport... Zut, je demande une beedie, et la fume discrètement...
Rhaa glub lovelyyyyy!!!! 😏
J'adore le gout de cette petite cigarette, remplie d'un peu de tabac et roulée à la main dans un feuille de "Tendu", un genre d'eucalyptus.
Je la savoure quelques minutes, avec les deux ou trois indiens autour me souriant l'air de dire... "Alala ces femmes européennes fumant... Mais celle là on voit qu'elle l'a déguste"
Bref, on monte dans le taxi... Tiens.... Bizarre....
On arrive à la gare de New Delhi sans être restés bloqués dans des embouteillages :)
Au premier étage, là ou les étrangers réservent leurs tickets de train, l'air conditionné à été installé, je me souviens l'année passée il y avait un gros ventilateur devant lequel plusieurs touristes trempés de sueur essayaient de se secher... Un indien éternue... Je fais la file comme tout le monde, assise dans les gros divans datant sans doute d'avant la partition, et je change de place à chaque fois, pour rester dans la file...
Mon tour arrive, et youpie toutoubidou je t'aime la vie, j'ai de la place dans le train de ce soir!
Direction Almora via Haldwani, dans l'Uttarankhand.
Je quitte Mathieu et Maxime, et vais chez Tarik. Tarik est grossiste en bijoux, cela fait 10 ans qu'on se connait. L'année passée il m'avait donné un gros sac à crédit, je vais donc lui apporter son du. Il n'est pas là, mais son frère m'accueille d'un thé au safran, on papote et il me propose de laisser mon sac ici la journée, de prendre une douche et de dîner avec lui et son domestique avant de prendre le train. Avec plaisir 🙂
Je pars faire mes petites courses, je trouve de l'odomos (anti-moustique) en spray, mon talc préferé, deux trois autres petites affaires, je rentre dîner d'un curry de mouton, prends mon sac, un rickshaw et vais à la gare de Old Delhi.
22h, le train part à l'heure... Je retrouve avec quelqu' appréhension la classe Sleeper... Mais ca va, ce n'est pas la foire, je parviens à dormir relativement bien pendant la petite nuit...
6h du mat', "Chai chai chaiyéé?" "Yes chai!" "Biskit biskit?", "cold drinks pani bottle?"
J'arrive à Haldwani... Prends une jeep collective jusqu'Almora... Paysage grandiose... La route est sinueuse au possible, on longe les montagnes, des ravins abruptes, on tourne à gauche, à droite... Oulala.... Stop! Le curry de mouton doit resortir en vitesse par la gueule.... 😕
.../... Arrivée à Almora, je ne marche pas longtemps avant de trouver un hotel, il n'est pas terrible, mais pour une nuit, en attendant de trouver mieux, ca fera l'affaire...
Je dépose mon sac, prends une bonne douche, quelques chaï avec un paquet de biscuits, et pars me balader...
Au bout de 500 mètres, paf! Il pleuvine... Je me réfugie dans un chai shop, et apprends quelques mots d'hindi avec le chai wallah.
Je continue ma route... Je cherche un guest house sympa... J'ai vu le Tara GH dans mon guide, je vais voir... Sur la route, je croise un motard, les longs cheveux blonds volants au vent qui descend vers la ville... J'arrive chez Tara.
Ouais bof, les chambres sont sympas, avec une belle vue, mais non. Alors je bois un chai et fume une beedie sur le banc à côté d'une échoppe...
.../... Le temps passe doucement... J'entends le moteur caractèristique d'une Enfield.... Oh! Le motard blond! Et si j'allais lui demander de m'emmener??? Allé hop!
"Namasté" :)
"Namasté :)"
"Can you bring me up?"
"Yeah sure, why not?"
"😎 Oh great! Thanks!"
Et zou! me voilà sur la moto, derrière cet inconnu, m’emmenant je ne sais ou...
Il m'emmène en fait à un point de vue, mais tout dépité qu'il est, on ne voit rien à cause des nuages...
Il va chez des amis à lui... Tu veux venir? Pourquoi pas...
Et je passe une bonne partie de l'après midi avec lui et ses amis. Kevin est allemand, marié à une indienne, deux enfants, il vit là depuis 23 ans.
Parmis ses amis il y a une suissesse, enceinte et mariée avec un indien et une japonaise maman d'une petite fille de deux ans, mariée elle aussi à un indien.
On m'offre un succulent chai, des fruits, on papote, la vue est magnifique...

.../...

.../...
Sumatra en quinze jours: parcours? English translation pending
Bonjour,
Nous avons decidé de partir cette année sur l'ile de sumatra en indonesie au mois de juin pour 19 jours vols compris. On disposera donc clairement de 15 jours entiers sur place. Sumatra est vraiment très grande et c'est pourquoi je fais appel à vous. Je ne sais pas trop vers quel region m'orienter. Je suis deja partie à Bali 3 semaines et au Sulawesi 3 semaines egalement. Je recherche un voyage varié mais sans perdre trop de temps dans les trajets ( c'est ce qui est arrivé au Sulawesi...) pour le trek j'ai lu que medan et ses alentours (butik lawang) étaient vmt pas mal, il y a aussi le lac toba, est ce que le detour en vaut la peine ? pour la plongée palau weh (en sachant que je ne fais pas de plongée mais du snorkeling) et pour la detente plage il y a les mentawai , banyak et bankga. Je dois faire un choix :s difficile ! quel parcours vous semble le plus réaliable en 15 jours ?
merci d'avance !
si vous desirez des infos sur le sulawesi, n'hesitez pas!
Nous avons decidé de partir cette année sur l'ile de sumatra en indonesie au mois de juin pour 19 jours vols compris. On disposera donc clairement de 15 jours entiers sur place. Sumatra est vraiment très grande et c'est pourquoi je fais appel à vous. Je ne sais pas trop vers quel region m'orienter. Je suis deja partie à Bali 3 semaines et au Sulawesi 3 semaines egalement. Je recherche un voyage varié mais sans perdre trop de temps dans les trajets ( c'est ce qui est arrivé au Sulawesi...) pour le trek j'ai lu que medan et ses alentours (butik lawang) étaient vmt pas mal, il y a aussi le lac toba, est ce que le detour en vaut la peine ? pour la plongée palau weh (en sachant que je ne fais pas de plongée mais du snorkeling) et pour la detente plage il y a les mentawai , banyak et bankga. Je dois faire un choix :s difficile ! quel parcours vous semble le plus réaliable en 15 jours ?
merci d'avance !
si vous desirez des infos sur le sulawesi, n'hesitez pas!