| Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Hery · 22 juillet 2008 à 2:05 80 messages · 9 participants · 12 312 affichages | | | | À: Hery · 26 juillet 2008 à 16:02 · Modifié le 26 juil. 2008 à 16:28 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 21 de 80 · Page 2 de 4 · 3 441 affichages · Partager ....
Je ne sais, peut-être dans le prolongement de la soirée, de chandeliers d'argent, d'une tonnelle de glycine, de bulles de champagne, du son grave et doux d'un violoncelle, du jeune et blond Australien caressant l'instrument qui chantait Bach,...
"il faut lire ton message en haut et on a lu les oeuvres complètes d'OZ, non ?!"
Pardon ?! Est-ce à dire que je me suis trop étendue ?! Non, non, Oz est un auteur prolixe. Même si tu lis tout ce que j'ai recopié, tu n'en apercevras qu'une infime partie..
Oui, merci, c'est bien à Eric Orsenna que je pensais.
" Tu as lu quels Africains ?! (Si A.H. Bâ n'est pas dans ta liste, je suis vexé extrêmement et ne parle plus avec toi) (ha ha, je blague) "
Ouf ! L'incident diplomatique germano-français sera évité de justesse, où serait-il allé se loger tout de même...   J'ai lu Hampâté Bâ, les deux volumes de sa biographie, l'étrange destin de Wangrin (la scène où le chef de je ne sais plus quelle ethnie se fâche parce que les Français n'acceptent plus que l'impôt soit levé en galettes de mil (?) mais exigent désormais des galettes d'argent alors qu'ils en ont plein chez eux, mais que pour lui ça va être difficile d'en trouver, est une scène hilarante, et amère. C'est dans l'"étrange destin..." ou dans "Oui, mon commandant" ? J'ai un doute subitement), plus son recueil de contes "Il n'y a pas de petite querelle". Sinon, dans l'ordre de mes préférences : E. Dongala, F. Couao-Zotti, P. Nganang, Y. Ouologuem, L Owondo. J'aurais bien détaillé un peu, mais après ta remarque sur la longueur de ma présentation d' Amos Oz, je n'ose plus. 
Un rêve, une amorce de rêve de femme... (Es ist nicht zu spät ? Für einem ander (?) Mal vielleicht...) Alors...allons frapper chez A. Rahimi... je te propose une pièce nue, éclairée d'une bougie, il n'y a rien d'autre qu'un épais tapis afghan blanc, rouge et noir. Epuisé, tu viens d'entrer chez cette femme. Vous n'avez pas échangé un mot. Elle pose devant toi une assiette de riz à la viande et, toujours en silence, se retire dans un angle. D'un geste lent, elle relève derrière son oreille une mèche de cheveux noirs... Je vous laisse...
Schönes Wochenende,
Catherine | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Anàssa · 27 juillet 2008 à 3:28 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 22 de 80 · Page 2 de 4 · 3 418 affichages · Partager salut
je n'ai pas pu résister à l'envie de mettre mon grain de sel mais je ne serai pas long
Quelques pistes des auteurs non africains qui écrivent sur l'Afrique et plutôt bien Lieve Joris la plupart de ses oeuvres Russel Banks "American Darling" Shiva Naipaul "Le sortilège africain"
deux auteurs palestiniens et deux livres marquants Elias Sanbar "le bien des absents" Ghassan Kanafani "retour à Haifa et autres nouvelles"
j'ajouterai qq auteurs africains à ta collection Jamal Mahjoub (Soudan) Mia Couto ( Mozambique) Chinua Achebe (Nigéria)
Eric | | | À: Mékong · 27 juillet 2008 à 9:01 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 23 de 80 · Page 2 de 4 · 3 409 affichages · Partager Bonjour Mékong,
(noctambule aussi à ce que je vois. Mais comment faites-vous pour avoir les yeux ouverts et le cerveau lucide et actif à ces heures profondes de la nuit ?)
Je trouve bien dommage que tu ne sois pas un peu plus long. Parce que ta liste ressemble un peu à celles qui peuplent le forum (les 5 plus belles villes, les plus belles îles...). Elle est muette. Et j'aimerais bien percevoir ne serait-ce qu'un léger murmure... Tant pis si c'est long ; nous avons le temps non ? Et les lecteurs pressés pourront toujours survoler...ou passer leur chemin.
Le livre d'Elias Sanbar est un roman ? Je me souviens que je l'entendais assez souvent lorsque j'habitais encore en France mais il me semblait que c'était plutôt un historien.
Catherine | | | À: Anàssa · 27 juillet 2008 à 9:27 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 24 de 80 · Page 2 de 4 · 3 400 affichages · Partager Hi Catherine,
j'ai lu ton message quant à Oz... Merci pour les idées !
Hier, j'ai été à ma librairie Gutenberg ici à Mayence et ai posé la suivante question à une libraire que je connais depuis longtemps : "Si qqn ayant jamais lu Oz, te demandais quel livre à lire de lui, tu lui conseillerais lequel ?!"
Elle a répondu très rapidement : "Eine Geschichte von Liebe und Finsternis" ( Une histoire d'amour et de ténèbres) !
Trois livres d'Oz y étaient disponibles dont "Eine Geschichte...", "Black Box" et "Der dritte Zustand". Et j'ai bouqiné longtemps dans les trois... A la fin, je me suis décidé pour "Der dritte Zustand" ( La troisième sphère). C'était lui qui m'a semblé le plus prometteur de tous les trois.
hgb | | | À: Hery · 27 juillet 2008 à 14:26 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 25 de 80 · Page 2 de 4 · 1 930 affichages · Partager Bonsoir cara dormiente (comme Anàssa aussi),
tu es déçue par mon statement anti-munichois ?!
Déçue par le VFiste Hery tout court. merci pour les 3 pages de MP que j´ai survolées... comme d´hab, tu aurais pu copier-coller les anciennes, ça revenait au même. je ne t´ai fait aucun reproche pour le "faux-pas" que tu sais et tu me balances toute ta frustration à la figure. Je te l´aurais bien dit en MP mais tout à coup... ça bloque. Bizarre. | | | À: Hery · 27 juillet 2008 à 17:59 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 26 de 80 · Page 2 de 4 · 1 908 affichages · Partager Ciao hery,
Bonne lecture ! J'espère que tu auras souvent le sourire aux lèvres en lisant... Une petite requête : je ne me souviens pas pourquoi Fima a baptisé le cafard "Trotsky", j'ai feuilleté rapidement le livre hier sans trouver l'explication. Quand tu l'auras lue, tu pourras me rafraîchir la mémoire ?
Buona domenica (cioè...cio che ne resta),
Catherine | | | À: Anàssa · 27 juillet 2008 à 19:57 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 27 de 80 · Page 2 de 4 · 1 893 affichages · Partager Bonjour Anassa bon ok je vais essayer de synthetiser
(noctambule aussi à ce que je vois. Mais comment faites-vous pour avoir les yeux ouverts et le cerveau lucide et actif à ces heures profondes de la nuit ?) question d'habitude et j'ai mille choses à faire, les journées sont trop courtes 
Elias Sanbar fait aussi un travail d'historien. Le bien des absents est autobiographique et couvre plusieurs decennies. le livre est parsemé de passages marquants comme les rencontres avec JL Godard et Jean Genet. c'est teintée de mélancolie et de pudeur sans être dénué d'humour ce qui je trouve, caractérise bien ce peuple déraciné (mon ressenti à travers diverses rencontres) Ghassan Kanafani est très populaire parmi son peuple. Retour à Haïfa est un recueil de nouvelles. C'est le dernier qu'il a écrit avant d'être assassiné.
Auteurs non africains qui écrivent sur l'Afrique Lieve Joris en fait partie, cette Hollandaise en a écrit plusieurs dont Mali Blues sur la vie de Boubacar Traoré cet magnifique bluesman Russel BanksAmerican Darling, j'ai adoré cette histoire entre deux continents Usa et Afrique à travers le destin d"une femme, activiste dans son pays et qui débarque au Libéria. Choc des cultures avec en toile de fond un conflit larvé entre les seigneurs de guerre qui vont plongé le pays dans le chaos Shiva Naipaulun natif de Trinidad et Tobago aux origines indiennes (le frère de V S Naipaul) raconte sa perception de l'Afrique durant un périple du Kenya jusqu'en Zambie à travers toute une galerie de personnages pittoresques (croqués tantôt avec tendresse tantôt avec férocité) rencontrés au détour de sa route.
Les auteurs africains que je t'ai cité en premier lieu Mia Couto, un écrivain du Mozambique. Une écriture qui oscille entre imaginaire et réalité avec en toile de fond l'histoire de son pays meurtri par les guerres civiles fomentée par le voisin sud africain. Une écriture poétique. des romans : Terre Somnambule, les baleines de Quissicio la veranda du frangipanier Chinua Achebe : le chef de file des écrivains nigérians. Un roman Le Monde s'effondre qui se lit comme une fable et qui décrit la métamorphose progressive d'un village africain avec l'arrivée des colonisateurs. Un classique Jamal Mahjoub : un des plus grands écrivains soudanais. Une écriture qui me transporte au milieu des dunes balayées par le vent du désert...Son roman la navigation du faiseur de pluie est géniale
bonne soirée | | | À: Glatch · 28 juillet 2008 à 9:11 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 28 de 80 · Page 2 de 4 · 1 874 affichages · Partager Glatch,
tu as mon adresse privée (mail, postale)...
Aucun reproche, bien sûr, non, toujours aimable, toujours de bonne humeur.
Quelle frustration ?, à cause de toi ?, mon Dieu, je ris...
Bizarre...
hgb | | | À: Anàssa · 28 juillet 2008 à 9:14 · Modifié le 28 juil. 2008 à 10:21 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 29 de 80 · Page 2 de 4 · 1 873 affichages · Partager Buongiorno, mia amica appassionata della letteratura,
par « ce cher Ludwig », tu en parles de Ludwig van Da-Da-Da-Dam—Da-Da-Da-Dam ?! Si oui, oh, tu supportes sa lourde mélancolie... ?! Moi, non.
Je te réponds en mettant...
Allegro sostenuto (1986-88, pour basse-clarinette, violoncelle et piano) de Helmut Lachenmann, doyen de la Nouvelle Musique en Allemagne et disciple de Luigi Nono...
... Du temps où tu habitais au Moyen-Age ?! Comment comprendre ?! Tu as quel âge (as-tu oublié un zéro final chez 38 ?! Très canonique, cet âge, chapeau. Lors d’une période tellement étendue, on peut lire beaucoup) ?! Ah, Camilleri, je n’ai pas lu beaucoup de lui, mais p.ex. L’excursion à Tindari (La Gita a Tindari). Parceque tu mentionnes l’italien sicilianisé de Camilleri, il faut dire que le livre Tindari contienne une préface dite « Andrea Camilleri, la saveur d’une langue » qui traite ce phénomène un peu. Intéressant !
Vraiment, Simenon, bien sûr, et deux autres classiques, Raymond Chandler et surtout Dashiell Hammett dont les romans (de 2) étaient souvent portés au cinéma ( The Maltese Falcoon, The Thin Man, Big Sleep). J’ai lu tout de Hammett. A mentionner absolument de plus, c’est Cornell Woolrich, un de mes favoris absolus (très estimé par Hitchcock ; tu connais certainement le film Das Fenster zum Hof, je crois, avec James Stewart).
Je crois que mon manque d'intérêt,..., vient de l'absence de surprise escomptée dans ce genre. Hmm, je ne sais pas. Je trouve qu’il y a beaucoup de policiers pleins de surprise, p.ex. Mankell... En tout cas, je préfère un policier à suspense auprès de Handke (sauf Das Leben meiner Mutter, La vie de ma Mère qui est super) dont les livres sont une description sans cesse de son état d’âme depuis 30 ans. Autrement dit, Seelengewixe [je m’excuse pour ce terme irrévérencieux !]. Une âme pleine de nationalisme serbe qui admet même un exécuteur d’un génocide (Milosevic). Bon sang, ce fils de pute intellectuel ! Le même vaut pour Günter Grass aussi qui concède à l’âge de 80 d’avoir été membre de la Waffen-SS mais a joué pendant 50 ans la « propre conscience de la nation allemande » et a parlé même à Yad Vashem. Quel s...d !
Quant aux auteurs africain, quelle surprise positive... Tu as lu beaucoup, je ne connais même pas tous les noms cités par toi (E. Dongala, F. Couao-Zotti, P. Nganang). Moi, je connais beaucoup de Wole Soyinka, de plus, je connais Mongo Beti, Francis Bebey, Ahmadou Kourouma ( Les soleils des Indépendances), Cheikh Hamidou Kane ( L’aventure ambiguë !!!), Ouologuem, Henri Lopes ( Tribaliques), Ousmane Sembène, Massa Makan Diabaté ( Le coiffeur de Kouta), U Thamsi, Moussa Konaté, etc. etc. Mon intérêt spécial, c’est la littérature malienne (voir la revue volumineuse Littérature Malienne, no. 75-76, réedition 1989, Paris/CLEF, à une préface d’Amadou Hampaté Bâ). Extrait de la préface :
On dit en Afrique que la « belle parole » est une bonne provision, car si quelqu’un parle bien, il suffit qu’il s’asseoie et raconte. Tout le monde viendra l’entourer et on lui donnera tout ce dont il a besoin.
C’est l’Afrique !
Soit dit en passant, un grand Merci à Mekong pour avoir mentionné la Belge Lieve Joris comme représentante non-africaine qui « parle de l’Afrique ». A conseiller absolument son livre « Mali Blues » (mais aussi les autres parlant du Zanzibar et de l'ex-Zaire). Superbe ! Autres auteurs non-africains qui... lisibles sont Le Clézio ( L’Africain) ou aussi Gianni Gelati ( Aventures en Afrique !!!), alors le roman du Viennois Thomas Stangl Der einzige Ort (Le seul lieu), un récit fictif sur le Tombouctou mystérieux. Grandios ! Et à la fin, bien sûr, les classiques de la littérature de voyage dont Voyage à Tombouctou de René Caillié et Die große Reise, 1849-55 (à Tombouctou aussi) de Heinrich Barth. Il y en a beaucoup d’autres...
Quant à Oz et ta remarque « Pardon ?! Est-ce à dire que je me suis trop étendue ?! », non, non, non, pas du tout. Tu ne t’es pas trop étendue... Merci pour le tout !
Bonne semaine !
hgb | | | À: Mékong · 28 juillet 2008 à 10:18 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 30 de 80 · Page 2 de 4 · 1 854 affichages · Partager Lieve Joris en fait partie, cette Hollandaise en a écrit plusieurs dont Mali Blues sur la vie de Boubacar Traoré cet magnifique bluesman
Bonjour Mekong,
petite correction : Lieve Joris est belge pas hollandaise.
En fait, le livre contient 4 récits dont le plus large, de titre "Mali Blues", qui parle de la vie de Boubacar Traoré, doyen de la musique populaire au Mali.
hgb | | | À: Hery · 28 juillet 2008 à 11:19 · Modifié le 28 juil. 2008 à 13:01 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 31 de 80 · Page 2 de 4 · 1 845 affichages · Partager Buongiorno Hery,
Oui, non seulement je la supporte mais je l'apprécie. La mélancolie est un état d'âme auquel je ne renoncerais en aucun cas...
Aujourd'hui allegro vivace de Boccherini, les notes s'envolent...
Bon...je note...Hammett, Woolrich (mais pas "Fenêtre sur cour", je n'aime pas du tout lire un ouvrage si j'ai déjà vu l'adaptation cinématographique auparavant, cette dernière parasitant ma "vision" du livre), Mankell..., si jamais il me reprend la tentation de lire un peu de littérature policière. Au pire je me les procure en italien et les donne à PierAndrea, très amateur de ce genre. Oui, voilà un bon plan ! Il les lit, j'y jette les un coup d'oeil et si j'accroche, je poursuis...
Le "coming out" (si je peux le désigner ainsi) de G. Grass a eu lieu avant, ou du moins, c'était connu avant. Tu verras, Oz, enfin Fima, y fait allusion dans La troisième sphère. ("Fils de pute" est très vulgaire en français, toi qui te lamentais de la vulgarité de Roth, je trouve que tu te laisses un peu aller...   )
E. Dongala est un auteur congolais, émigré au Etats-Unis. J'en ai lu "Les petits garçons naissent aussi des étoiles", roman sur le fonctionnement de la politique africaine post-coloniale vue à travers les yeux d'un enfant. (En voici le début : J'ai failli ne pas être né. J'ai failli ne jamais galoper derrière un rayon de lumière pour essayer de le rattraper, j'ai failli ne pas découvrir les contrées où les rêves s'amusent à s'inventer avant de filer vers le sommeil de leurs destinataires, j'ai failli ne jamais connaître le bonheur de tâter les seins d'Alédia derrière les buissons de lantana qui nous griffaient au passage. Je vous assure que vraiment je ne mens pas, j'ai failli ne pas être né. Maman avait quitté l'hôpital en m'oubliant dans son ventre.) Le regard, faussement candide, que cet enfant porte sur le monde des adultes est très drôle.
Du même auteur, "Le feu des origines" est aussi très bien. L'histoire de la lutte de Mandala Mankunku contre le pouvoir colonial est ici prétexte à brosser un tableau de l'histoire du Congo, les techniques de colonisation, la construction de la ligne Congo Océan, la levée des troupes lors de la guerre de 40... A la fois très dur et très poétique, magnifiquement bien écrit. Pour exemple, cette scène, un échange de regard... Il (l'étranger blanc, enfin rouge écrevisse ) tourne la tête et le (Mandala Mankunku ) regarde vraiment pour la première fois ; il se demande aussitôt comment il a fait pour ne pas le remarquer plus tôt. Il sursaute en voyant la couleur de ses yeux et, comme pris de vertige devant leur profondeur, fasciné, il y plonge son regard : il s'enfonce dans l'épaisse profondeur du grand fleuve Nzadi, il y patauge, il s'y noie, il a peur, il émerge et se retrouve dans l'immense forêt équatoriale verte et inaccessible à son âme, il entend ses cris et ses rumeurs et, incapable de comprendre, il invente des horreurs et des fantasmes qui ne font qu'ajouter à son angoisse grandissante ; son esprit s'enfonce un peu plus dans ce coeur de ténèbres et s'affole, ne sachant comment échapper au piège de ce monde fantasmagorique et mystérieux. Son corps qui a aussi peur s'échauffe et des gouttes de sueur miroitent sur sa peau. Au prix d'un effort surhumain, son regard enfin jaillit vers la lumière du soleil brûlant de midi. Ouf ! Il est sauvé, il arrache ses yeux aux yeux verts de Mankunku ; il s'évente, prenant le temps de se ressaisir. Mandala Mankunku a aussi plongé son regard au fond des yeux bleus de l'étranger, des yeux bleus outremer : y défilent d'innombrables forges fabriquant à une vitesse surprenante un nombre incalculable de fusils à cartouches et peut-être même des fusils à dix coups ; il ne comprends pas, il est terrifié, il cherche derrière ces usines et ces armes les tombeaux de leur ancêtres, le secret de leur puissance ; il ne trouve pas, son esprit ne saisit pas la logique de ce monde et l'homme devant lui devient plus redoutable encore ; il veut échapper, retirer son regard mais celui-ci traîne encore sur la mer bleue des yeux de l'étranger ; il y découvre de grands bateaux sillonnant les océans, des hommes enchaînés, traînés sur la face de la terre et de la mer, d'interminables équipes de laptots. Son angoisse se fait plus oppressante, il respire mal, il a peur. Brusquement son regard s'échappe, revient vers le soleil éclatant et rassurant de midi, vers l'immense étendue verte, calme et sécurisante, de la grande forêt équatoriale.
Plus brièvement, F. Couao Zotti est un jeune auteur du Bénin, qui situe ses livres (du moins ceux que j'ai lu, "Notre pain de chaque nuit" et le recueil de nouvelles "L'homme dit fou et la mauvaise foi des hommes") dans les quartiers populaires de Cotonou. C'est très violent, vraiment très dur. De P. Nganang, j'ai lu "Temps de chien", la vie quotidienne des quartiers populaire de Yaoundé vu à travers les yeux d'un chien.
Merci pour les références (j'ai effectivement oublié A. Kourouma dans ma liste, "Allah n'est pas obligé..." un livre sans aucun doute intéressant mais qui te retourne l'estomac, et l'humour du regard de l'enfant est terrible). Je crois bien qu'il me faudra un jour lire au moins Soyinka. Et revenir en Afrique...
Je note "Mali Blues" sur la liste des livres à acquérir à Noël, lors de mon prochain séjour en France. Lieve Joris n'est pas traduite en italien...
Vielen Danke und schöne Woche,
Catherine
PS : "habiter au Moyen-Age" est ma façon de désigner mes études. J'ai passé 7 ans de ma vie à courir les églises et lorsque je n'étais pas dans les églises, j'avais le nez fourré dans la patristique grecque ou latine. Je vivais davantage au Moyen-Age qu'à notre époque | | | À: Anàssa · 28 juillet 2008 à 11:55 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 32 de 80 · Page 2 de 4 · 1 834 affichages · Partager Hi, incroyable, tu me surprends de plus en plus : Anàssa un mélomane, c'est nouveau pour moi. Ai, je te dis, cela me plaît...
Je t'offre : Al Gran Sole Carico D'Amore de Luigi Nono
Catherine, je vais lire le tout à la maison mais tout bref : tu es sûre que "Mali Blues" n'est pas traduit en italien. Je vais voir moi aussi... Sinon, Gianni Celati est une bonne alternative !
"Fils de pute" est très vulgaire en français, toi..., je trouve que tu te laisses un peu aller. D'accord, je m'excuse (en allemand, c'est Hurensohn, très péjoratif, et c'est vraiment ce que je voulais dire). S'il te plaît, comprends, je déteste Grass... Mais bon, je m'excuse !
Oui, Soyinka, parmi les vivants, le plus grand peut-être, un must : je te conseille Aké, eine afrikanische Kindheit et Isarà. Eine Reise rund um den Vater, les deux autobiographiques. Superbe !
Gute Woche auch für Dich !
hgb | | | À: Hery · 28 juillet 2008 à 12:44 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 33 de 80 · Page 2 de 4 · 1 819 affichages · Partager bonjour
oui évidemment que Lieve Joris est Belge. Mali Blues ça fait un bail que je l'ai lu et c'est le chapitre sur Boubacar qui m'a marqué car j'aime sa musique
pour en revenir à Dongala les trois romans qu'il a écrit se lisent comme une trilogie. superbe et drôle et fait penser à Candide Le feu des origines les petits naissent aussi des étoiles un poème dans la poche un fusil dans la main avec pour chacun des périodes distinctes de l'histoire du continent, pré post colonisation et luttes d'indépendance | | | À: Mékong · 28 juillet 2008 à 13:30 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 34 de 80 · Page 2 de 4 · 1 812 affichages · Partager Bonjour Mékong,
Merci pour les quelques détails et orientations bibliographiques.
Je n'avais pas perçu l'aspect bilogie (pas lu le 3°) des romans de Dongala, mais oui...
Catherine | | | À: Hery · 28 juillet 2008 à 13:43 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 35 de 80 · Page 2 de 4 · 1 809 affichages · Partager Bonjour encore,
" Ah, Camilleri, je n’ai pas lu beaucoup de lui, mais p.ex. L’excursion à Tindari (La Gita a Tindari). Parceque tu mentionnes l’italien sicilianisé de Camilleri, il faut dire que le livre Tindari contienne une préface dite « Andrea Camilleri, la saveur d’une langue » qui traite ce phénomène un peu. Intéressant ! "
Je suis curieuse... Tu l'as lu en allemand ? Je me demande comment le traducteur réussit à rendre le relief de la langue... il l'homogénéise ou y introduit des mots d'un dialecte allemand ? (question annexe : si cette seconde option qui est choisie quel est l'équivalent allemand du sicilien ? Le bavarois ?)
Nous avons parlé de beaucoup d'auteurs ici, mais pratiquement pas d' Allemands...
Catherine
PS : Non, j'ai fouillé les librairies virtuelles italiennes et aucune trace de L. Joris. (G. Celati, oui... j'avais lu un de ses livres, dont j'ai oublié le titre, il y a une vingtaine d'années, il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, mais peut-être sur l'Afrique...) | | | À: Anàssa · 29 juillet 2008 à 10:33 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 36 de 80 · Page 2 de 4 · 1 782 affichages · Partager Bonjour Catherine !
Non, je l’ai lu en français. La préface a été écrite pas le traducteur, Serge Quadruppani. Un plaidoyer pour le sicilien, langue tout à fait moderne selon lui. Si tu veux, je peux la recopier et envoyer à toi...
Sur la page 88, il y a une note en bas de pas pour vù cumprà (si c’est italien ou sicilien, je ne sais pas) : littéralement « vous achète », comme disent les vendeurs noirs à la sauvette (N.d.T.)
S’il te plaît, laisse-moi revenir encore pour un instant à AHB (par ailleurs, Wangrin était mon premier roman africain lu, et il est resté jusqu’à aujourd’hui un de mes romans préférés). Si tu cherches un jour un beau bouquin pour faire plaisir à quelqu'un (qui a déjà entendu parler d’AHB ou qui connaît un peu le Mali), je te recommande franchement...
« Amadou Hampâté Bâ. Sur les traces d’Amkoullel l’enfant peul ». Photographies de Philippe Dupuich. 1998. Actes Sud.
Un bijou ! Très bien fait, à des textes (extraits) de lui ainsi qu’à des photos superbes : de vieilles photos noire-blanches d’AHB, et beaucoup de photos colorées sur le Mali (greniers, pirogues, le fleuve, la mosquée de Djenné, la tombe de Tierno Bokar [l’enseignant spirituel d’AHB], tisserandes, potières, bergers peuls, talibés, baobabs, enfants, femmes peules, etc.). Les photos sont extra, je te dis...
Je suis curieux moi aussi un peu (sans aucune arrière-pensée) : as-tu déjà été en Afrique et surtout au Mali. Si oui, j'aimerais apprendre tes impressions maliennes. Merci d’avance !
Quant à Lieve Joris/Gianni Celati, il faut dire que Joris soit beaucoup plus poétique et profond, bref plus littéraire. Le livre de Celati (titre original : Avventure di Africa) décrit son voyage au Mali, par élan et de manière vivante. Joris rattrape le moment des atmosphères et des humeurs du Mali et ailleurs (les autres récits jouent au Sénégal, au Mali/ Mauritanie etc.), décrit la poésie, l'espoir, la dignité des hommes & femmes au Mali et ailleurs... Lieve Joris conçoit un portrait magnifique sur le Mali, un panorama de ce pays si riche en culture et histoire en se fondant sur la vie du Mister Malitwist, Boubacar Traoré. Fantastique ! Quant à Boubacar, je te conseille le disque et le film Je chanterai pour toi, un hommage touchant à sa femme morte, Pierrette. Un homme qui pleure sa femme et mère de ses enfants. Très très émouvant !!! Dans le film, Boubacar rencontre le grand Ali Farka Touré, donc, les deux éléphants de la musique malienne sont ensembles ! En tout cas, le livre de Joris est à préférer auprès de celui de Celati, à mon avis.
Je vais lire ton message « Grass » à la maison. Merci !
Tu aimes connaître les auteurs allemands que j’aime ?! Difficile. Tu sais que la Littérature Allemande est très très riche : je laisse les classiques Goethe, Schiller, Heine ( Deutschland. Ein Wintermärchen), Kleist ( Michael Kohlhaas !!!) mais me concentre (un peu seulement) sur les lettres modernes, surtout après 1945 (allemandes, suisses, autrichiennes) ; c’est d’abord, bien sûr, Bertolt Brecht (au lycée, on a lus BB comme les fous ; ses poèmes et Die Dreigroschenoper, je les aime même aujourd’hui) et Franz Kafka (bon, de Prague mais il appartient à la littérature allemande parce qu’il a écrit en allemand), Thomas Bernhard ( Auslöschung, Alte Meister. Gigantesque !!!), Friedrich Dürrenmatt, Friedrich Glauser, Martin Suter (super !), Arnold Stadler ( Mein Hund, meine Sau, mein Leben), Elfriede Jelinek, Josef Roth ( Das falsche Gewicht), Georg Büchner, bien sûr ( Lenz, Der Hessische Landbote), HM Enzensberger, Peter Weiss, Ernst Jandl, Urs Widmer, Ulrich Peltzer, puuh..., je pourrais mentionner encore beaucoup beaucoup
hgb
P.S. : L’expression « voir ou faire voir à la Suédoise ? » veut dire quoi ?! Suédoise, ça casse quoi ?! Je ne comprends pas... | | | À: Hery · 29 juillet 2008 à 11:37 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 37 de 80 · Page 2 de 4 · 1 766 affichages · Partager Ciao Herbert,
Camilleri : vù cumprà est du sicilien, ("voi comprate", en italien). Camilleri écrit non seulement en sicilien pour certains des dialogues mais insère également des mots de sicilien dans les propos du narrateur qui s'exprime par ailleurs en italien standard. C'est très curieux. Combien de fois ai-je cherché dans un dictionnaire italien des mots sans les trouver... Je m'interroge donc sur la façon dont un traducteur peut rendre cet aspect de l'écriture (bon, en même temps, il est assez simple de trouver réponse à mon interrogation, il me suffit de me procurer un roman de Camilleri en français).
Le MaliMerci pour la suggestion. Oui, je suis allée au Mali, hiver 2002-2003 (c'est d'ailleurs de ces années là que datent toutes mes "lectures africaines"). J'ai donné un synthétique résumé de mes sensations là : voyageforum.com/...post=1836728#1836728 Je suis convaincue, je lirai L. Joris. J'ai un album (très beau) de Boubacar Traoré chez moi, Sa Golo, et une chanson s'intitule "Je chanterai pour toi". C'est de celui-ci dont tu me parles, ou il y a vraiment un album qui porte ce titre ?
Les auteurs allemands :Titre : Hery, ou comment noyer une malheureuse Française sous une avalanche de noms...  Merci quand même... 
Buon lavoro,
Catherine
PS du PS : Wass ? Expression inconnue. Tu as lu ça où ? (je viens de reparcourir cette discussion sans en trouver trace). Le contexte ? | | | À: Anàssa · 29 juillet 2008 à 12:56 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 38 de 80 · Page 2 de 4 · 1 755 affichages · Partager Sur Boubacar Traoré
Oui sur cet album, "Je chanterai pour toi "est la chanson dédiée à sa défunte femme Pierrette. Le film restera pour moi un grand souvenir en voyant ces deux grands bluesman côte à côte, Ali Farka Touré le plus jeune portant la guitare de Boubacar son ainé comme c'est de coutume. | | | À: Anàssa · 30 juillet 2008 à 1:11 · Modifié le 30 juil. 2008 à 1:48 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 39 de 80 · Page 2 de 4 · 1 738 affichages · Partager Bonsoir Catherine,
c'est 01:06, tu dors déjà... ou es-tu en train de compter les moutons blancs pour s'endormir ?!
Cet après-midi, j’étais à la bibliothèque municipale Anna Seghers ici à Mayence... A cette occasion, j’ai pris le livre de Camilleri « L’excursion à Tindari » dont le titre allemand est Das Spiel des Patriarchen ( Le jeu du patriarche, traduit par moi). J’ai trouvé un assortiment de mots italiens/siciliens? en italique :
Délices culinaires :
Antipasta di mareBriosciaCalamarettiCaponatinaCassataCornettiPesce alla griglia (poissons grillés) Purpitelli (petites seiches) Risotto al nìvuro disìcciaSfincioneTriglie all’agrodolceVongole (en all. Venusmuschel. Ça fait curieux. Ce coquillage, est-il un aphrodisiacum, ou quoi ?)
Ça m’a donné faim. Je crois que je vais « à l’Italien » ce soir pour goûter Vongole, avec beaucoup de Venus...
Notes par la traductrice :
Arma (carabinieri) BùmmoloDigos (police politique) Fantozzi (incarnation d’une cruche) FavaLattes e mielesIl moro (mûrier ; maure = noir ; région solitaire) IncaprettamentoPiselloSalma (unité de mesure) Sette e mezzoVù cumprà
Autres mots et expressions en italique :
NonsiSissipaninocanditiBih, che camurrìaSignor mioNossiguori e nossiguoriSissiguoreProntiIl nummàro su questo pizzino ci lo scrissiIl Re galantuomoBuongiornoBeddra Matre santissima !Taliasse ccàUlivo saracenoSemu tutti nelli mani d’o siguiruzzuMadonnuzza santa !Né scu né passiddràHo deciso di sposarmi (et toi, C. ?!) SposareMi voglio sparareMiscusasseCa guali afori e aforiTalèLittre di pilo sonoPrincipio sì giolivo ben conduce
Bon, c’est ça... Il me semble que la majeure partie des mots est italien, non ?! Sauf Buongiorno, ce n’est pas de mot italien, j’en suis sûr. Je crois que c’est ketchua... ou khmer. Qu’est-ce que tu en penses, Franco-Italienne... ?!
hgb | | | À: Anàssa · 30 juillet 2008 à 2:38 Re: Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) Message 40 de 80 · Page 2 de 4 · 1 733 affichages · Partager Re-bonsoir,
quant à Camilleri, extrait de la préface :
La difficulté principale se présente au niveau intermédiaire, le deuxième, celui de l'italien sicilianisé, qui est à la fois celui du narrateur, de Montalbano et de la plupart des personnages. Il est truffé de termes qui ne sont pas du pur dialecte, mais plutôt des régionalismes (pour citer deux exemples très fréquents, taliare pour guardare , regarder; spiare pour chiedere , demander). Ces mots, Camilleri n'en fournit pas la traduction, car il les a placés de telle manière qu'on en saisisse le sens grâce au contexte (et aussi, souvent, grâce à la sonorité proche d'un mot connu). Voilà pourquoi les Italiens de bonne volonté (l'immense majorité, amis on en trouve encore qui prétendent que l'idiome de Montalbano leur échappe) n'ont pas besoin de glossaire, et goûtent l'étrangeté de la langue en la comprenant pourtant.Pour ne pas se donner le ridicule de remplacer purement et simplement l'italo-sicilien par un parler régional français (un Montalbano émaillant ses phrases de mots flamands, bretons ou lyonnais aurait-il encore quelque chose de sicilien ?), il a fallu renoncer à chercher terme à terme des équivalents à la totalité des régionalismes. Il ne suffit certes pas d'être excellent italianiste, même estampillé par l'université, pour faire une bonne traduction : dans cette activité, une part de création littéraire est indispensable. Mais d'un autre côté, le traducteur doit impérativement éviter de disputer son rôle à l'auteur : il était donc hors de question d'inventer une langue artificielle, même si celle de Camilleri l'est dans une certaine mesure (il ne s'agit pas d'une pure transcription, mais d'une recréation personnelle à partir du parler de la région d'Agrigente). (Serge Quadruppani, p.8/9)
Ma chère Catherine, TOUS les albums de Boubacar Traoré sont très beaux !!!! Moi, j'aime surtout "Kongo Magni", mon album préféré de lui. Je possède tous ses albums. Bon, quant à "Je chanterai pour toi", Mekong l'a dit. C'est un "propre" album, un mix de pièces de son oeuvre complète, par exemple Soundiata, Sa Golo, Diarabi, Adieu Pierrette, Le Monde est fait pour qu'on s'aime, etc. J'aime son jeu de guitare, tendre et mélodieux, et aussi sont chant, d'une simplicité pleine d'âme...
Petite retour à la littérature africaine : tu connais "Le ventre de l'Atlantique" de Fatou Diome, Sénégalaise (vit à Strassbourg) ?! A recommander !
Les auteurs allemands, pas de fausse modestie, tu connais tous...
Buon lavoro, merci !
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