"[..] from my Peace Corps service in Burkina Faso and provided me with the confidence to engage with others. This one-hour lesson made all the difference; from conversing with taxi drivers to ordering rice and peanut sauce at a road-side restaurant to greeting my colleagues in the office, Bambara opened doors that never would have opened with just speaking French."
Site très très intéressant à découvrir !!!
Profitez du meilleur de l'Afrique de l'Ouest – les gens – en suivant des cours d'une langue commerciale historique et actuelle qui est parlée à travers le
Mali, le
Burkina Faso, la
Guinée et la
Côte d'Ivoire ainsi que la région de manière générale :
An ka taa!
(en anglais/français)
An ka taa! (1) est une organisation éducationnelle qui cherche à permettre aux gens de plonger plus profondément dans la culture et société ouest-africaines à travers le langage et plus particulièrement les variantes
mandingues (2) de l'est, à savoir le
bambara (
bamanankan), le dioula (
julakan) et le malinké (
maninkakan).
On a tendance à croire que les gens ont besoin du français pour habiter, travailler et comprendre en Afrique de l'Ouest. Certes, le français est un outil indispensable. Ceci dit,
An ka taa! envisage à offrir des services aux individus, entreprises et organisations qui s'intéressent à aller plus loin dans leur compréhension de leurs clients, familles et proches. Les langues africaines, soit le bambara, le dioula, le malinké (3) ou autres, sont des objets qui ne sont ni de l'histoire ni en danger; ce sont des outils de la vie quotidienne et familiale, du commerce, des relations et du savoir pour des millions à travers le continent africain tous les jours. D’autres facteurs qui jouent en leur faveur (et surtout en faveur du bambara) : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion des grandes religions (notamment la religion musulmane), etc. En même temps, ce sont des véhicules des pratiques et conceptions culturelles dont les racines vont bien au-delà des débats et mouvements d‘indépendance et de l'époque coloniale. Et en dernier, le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national du Mali.
Le fondateur de
An ka taa!,
Coleman Donaldson
, US-Américain, a commencé à apprendre le bambara/dioula en tant que bénévolé du Peace Corps au
Burkina Faso. En 2011-12, il a fréquenté l’Inalco à
Paris pour étudier le bambara et la linguistique mandingue sous le professeur Valentin Vydrine. Depuis, il pratique de diverses recherches linguistiques et ethnographiques au
Burkina Faso, au Mali et en
Guinée (système d’écriture N’ko, Manding Ajami...). De plus, il prépare un doctorat en linguistique éducationnelle, travaille sur un dictionnaire de poche trilingue "Anglais-Français-Bambara/Dioula" avec Antoine Fenayon de l’Association Donniyakadi à
Paris, et enseigne et fait la promotion du mandingue par le biais des cours privés et des groupes de conversations. Notamment il faut dire que Coleman Donaldson est auteur du textbook/App. Linguarena "Apprendre le bambara" (
itunes.apple.com/...ec/id1071617711?mt=8
)...
Voir aussi :
apprendrelebambara.over-blog.com/
Hery
(1) En bambara,
an ka taa est une expression directe, assez courante, à un usage impératif (ordre, invitation), à traduire par "Allons !", "C’est parti !" ou "On y va !"...
(2) La désignation originelle de "mandingue" peut être reconstruite comme *
mànden-ka-kan "langue des gens du Manden" (
–ka = habitant de...,
kan = langue). Le terme de
Manden est fondamentalement un terme géographique désignant la haute vallée du Niger, de part et d’autre de l’actuelle frontière entre le Mali et la
Guinée.
Mali est à l’origine une simple variante de ce terme. Cette région a été au XIIe siècle le centre à partir duquel s’est développé un empire, que les Mandingues eux-mêmes désignent du même terme de
Manden, mais qui est généralement désigné par les historiens comme
Empire du Mali. Les régions traditionnellement occupées par des populations dont la langue première est l’une des variantes du "mandingue" constituent une proportion plus ou moins importante du territoire des pays suivants :
Sénégal,
Gambie,
Guinée,
Guinée-Bissao, Mali,
Burkina Faso,
Côte d’Ivoire. La prédominance du "mandingue" est particulièrement marquée au Mali.
(3) Le terme de "Malinké", consacré par l’administration coloniale, est un terme qui sert aux divers peuples voisins de langues non-mandingues pour désigner les Mandingues. Comme glossonyme, "malinké" est peu approprié car il n’est rien d’autre qu’un terme collectif qui subsume plusieurs variantes mandingues, pour partie assez différentes.