LeTigre · 18 mars 2006 à 9:44 · 7 photos 61 messages · 14 participants · 8 779 affichages | | | | Je viens de revoir ce doc.. en fait donner des chiffres est plus compliqué que ce que je ne pensais car y'a aussi des phrases... Alors, je donne ce qui m'a le + choqué en vrac...
Tout ça est tiré du documentaire " Angkor, derrière la carte postale " de Vincent Leduc
LE TOURISME : L'aide internationale vers le Cambodge depuis des années a servi majoritairement au bizness touristique et bien peu à aider le peuple Les prix des vol vers Siem Reap ont augmentés de 200% entre 1999 et 2000. Il y a eu 400 000 touristes en 2003 et "on" en attend un million dans les années à venir (le reportage date de 2004) Le site d' Angkor est géré par Aspara un organisme sous tutelle de l'Unesco MAIS les droits d'entrée du site ont été confiés par decret gouvernemental à la sociétée pétrolière SOKIMEX. Les entrées d' Angkor rapportent chaque année 14 millions d'EURO... 80% de cette somme irait au parti dirigeant le Cambodge. Attiré par le miroir aux alouette du tourisme bizness d' Angkor la population de Siem Reap est passé de 77 000 en 2000 à 146 000 en 2006... Pour avoir le droit de mendier sur le site les mendiants doivent payer 1/2 €/jour a l'autorité qui gère le site + 1/4d'€ à la police...
LA SANTE :Attéréré par la mortalité des gosses un toubib suisse le Dr Beate Riechner (Quelqu'un en a déja parlé sur Vf, c'est pas toi Barbot ?) a monté 3 hopitaux au Cambodge (2 à Pnom Phem, 1 à Siem reap) En 2003 ces 3 hopitaux totalement gratuit ont examinés 640 000 gosses. Sur ce nombre 67 000 ont été hospitalisés pour cas grave ce qui signifie que ces 3 hostos ont hospitalisés 80% des gamins hospitalisés au Cambodge. Sans ces 3 hostos 50 000 gosses crèveraient chaque année Dans les dipensaires officiels les gamins sont soignés par du Chorenfénycol (écriture phonétique) qui est interdit dans les pays riches " a cause de ses effets secondaires dévastateurs " depuis les années 70 mais qui il est encore préconisé par les organismes internationaux pour les pays pauvres car le bon médicament, celui que nous avons nous pays riche coute 20 fois plus cher. 20 fois trop cher... Au Sofitel Siem Reap une nuit est à 340$. Soigner un enfant qui a la tuberculose avecle bon médoc coute 170$ Le budget des 3 hopitaux du médecin suisse proviennent à 90% de dons privé et directs. Ce budget est de 14millions d'euros. (Soit l'équivalent de ce que rentre le site d' Angkor chaque année) LES MINES :Chaque jour 2 à 3 personne sautent sur des mines, majoritairement des paysans. 25% de ceux qui saute sont des enfants. Le budget cambodgien pour le déminage est en baisse et les sites de déminage choisis sont (évidement) prioritairement les sites touristiques afin de ne pas faire peur au touristes-dollars On estime qu'il reste entre 3 et 6 millions de mines au cambodge. Tout ça est tiré du documentaire " Angkor, derrière la carte postale " de Vincent Leduc | | | À: Kagura · 18 mars 2006 à 15:09 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 22 de 61 · Page 2 de 4 · 3 393 affichages · Partager Très cher Kagura, je me suis mal exprimée...
Je n'ai pas écrit ce post pour condamner toutes les ONG sachant qu'il y en a de sincères qui se donnent tous les moyens pour sortir la population de là... Mais elles ne sont pas connues ou très peu nombreuses... Pour une naïve comme moi lors d'un premier voyage dans un pays, on pourra me baratiner n'importe quoi pour me faire croire à la misère des gens et abuser de cela... Comme toi, j'ai fait des recherches et je sais où me concentrer à peu près lors d'un retour là bas... Puis, il y en a qui font quelque chose mais ne le disent pas car comme Marco ou Thuan, il y a une autre façon d'aider que d'envoyer de l'argent... L'avantage aussi avec les discussions de ce genre sur VF est que tu peux t'informer auprès de membres passionnés d'un pays en particulier qui peuvent te renseigner sur l'honnêteté de réelles ONG qui se décarcassent au lieu de boire des Jack Daniel's...
(Hors sujet : Djorb, l'absence " forcée " d'une télé quand tu vis à l'étranger fait qu'une fois de retour au pays, tu réalises qu'elle n'est pas si essentielle que cela... Surtout quand tu n'as que trois chaînes et que ce ne sont pas les plus intéressantes et du coup, tu l'éjectes !) | | | Maintenant que tu as mis le doigt ou ça fait mal, combien d'entre nous vont passer à l'action? | | | Un homme exceptionnel
Né à Zurich en 1947, Beat Richner arrive au Cambodge au milieu des années 70. Il exerce en tant qu'assistant-médecin à Kantha Bopha, l'hôpital des enfants de Phnom Penh. Fuyant le régime khmer rouge en 1975, il reviendra ici en 1991 où le roi Norodom Sihanouk lui confie la lourde mission de remettre en route cet hôpital pédiatrique. Fort d'une volonté sans limite, bravant tous les obstacles dans ce pays où la corruption est omniprésente, cet homme va, en 8 ans, non seulement rénover le premier hôpital mais en faire construire deux autres, dont celui de Siem Reap. Financés entièrement par des dons privés, ces trois unités sont la fierté du pays. Elles permettent de sauver la vie de 2400 enfants par mois. Sans l'acharnement de cet homme dont le combat permanent n'a qu'un seul but -sauver des enfants-, ce sont autant de vie qui seraient perdues. Pragmatique, efficace, "a accompli en un temps record ce qu'aucune organisation d'entraide n'avait réussi avant lui". Pratiquant une médecine moderne entièrement gratuite pour des patients dans l'incapacité de payer, Beat Richner fait appel à la solidarité internationale pour permettre à son œuvre de se poursuivre dans la plus grande transparence. Alors bien sûr, face à cette réussite incontestable, cet homme agace, notamment un organisme comme l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui combat ce qu'elle appelle "une médecine de type Rolls Royce dans les pays du Tiers-monde". Beat Richner s'insurge évidemment contre cette "politique d'apartheid". "Tout enfant n'a-t-il pas le droit aux meilleurs médicaments existants? œuvrer en sens inverse, c'est violer les droits de l'homme!" affirme-t-il haut et fort.
Il est vrai qu'au Cambodge, le budget de la santé est inférieur à 2€ par an et par habitant. Écouler les discours de l'OMS qui affirme que les "installations et activités médicales doivent être adaptées au budget du pays" ne peuvent que nous révolter. Et Beat Richner de nous apprendre que les experts qui viennent tenter de le faire entrer dans le droit chemin séjournent dans l'hôtel 5 étoiles à 360$ (430€) la nuit, située à deux pas de l'hôpital. Pour info, à Kantha Bopha, un enfant est en moyenne hospitalisé 5 jours et demi pour un coût total de 226$ (270€)... Cette arrogance, ce mépris absolu de l'OMS vis à vis du tiers-monde atteint des abîmes avec ce que Beat Richner appelle "L'affaire du Chloremphénical". Antibiotique préconisé par l'OMS dans les pays du tiers-monde parce que bon marché, ce médicament est en revanche interdit dans tous les pays occidentaux parce que connu pour être dangereux. Et le cynisme va même plus loin. Sous la pression de l'Europe, il a même été abandonné en Chine pour usage vétérinaire! les traces retrouvées sur les poulets vendus en Europe les rendaient impropres à la consommation...
Une heure durant, alternant les morceaux purement musicaux aux chansons qu'il accompagne au violoncelle, Beatocello -c'est son nom d'artiste- nous emmène avec lui dans sa révolte. Mais pensez-vous que la peine d'une mère cambodgienne qui perd son enfant soit inférieur à celle d'une femme suisse, anglaise ou française? s'exclame-t-il, exaspéré par cette politique d'experts qui affichent ouvertement qu'une vie n'a décidément pas la même valeur selon l'endroit du monde où elle est vécue. Mais plutôt que de se battre dans les conférences et par experts interposés, Beatocello a décidé de poursuivre son combat exemplaire sur le terrain parce que, comme il le martèle lui-même sur son violoncelle: " Pendant ce temps, il y a des enfants Qui meurent, qui meurent A leurs côtés, il y a la mère Qui pleure, qui pleure..."
Il est 20h30 quand nous sortons du récital, les larmes aux yeux, bouleversés par ce que nous venons d'entendre. En rentrant à l'hôtel alors qu'il fait maintenant nuit noire, nous avons de la peine à faire le clair dans nos idées. En quelques heures, nous venons de toucher de plus près quelques aspects de la réalité
quotidienne du Cambodge. Dans nos habits de touristes, nous mesurons la chance que nous avons d'être nés en France. presque une injustice... Quelques chiffres: Chaque année, les trois hôpitaux de Kantha Bopha, ce sont: 400000 consultations d'enfants malades 30000 hospitalisations d'enfants gravement malades 3600 opérations chirurgicales, 100000 vaccinations. Tous les mois, ce sont 2400 enfants qui mourraient sans l'existence de ces centres pour enfants. Le coût annuel de fonctionnement est de 9 millions de dollars (environ 11 millions d'euros), entièrement financés par des donations. Le Cambodge est un pays bien trop pauvre pour pouvoir prendre en charge la santé de ses enfants. C'est pourquoi le docteur Beat Richner a besoin de nous tous. Pour plus d'information, vous pouvez visiter son site internet, à l'adresse suivante: httpbeat-richner.ch. Vous pouvez adresser directement vos dons à: Banque Indosuez, 96 Boulevard Haussmann, F-75008 PARIS (konto n°180106302). . Yaca.net ®Un tour du monde avec nous - Textes et Photos©2000-2010 - Yaca - Tous droits réservés | | | Est-ce primordial de le dire devant tout le monde ? | | | L'immense majorité des Cambodgiens étant trop pauvre pour payer, les trois hôpitaux accueillent gratuitement les enfants. "L'OMS prétend qu'on ne peut pas soigner les enfants d'ici comme en Suisse. C'est faux", affirme le médecin suisse de 54 ans. "Avec le budget annuel de l'OMS, on pourrait faire 300 centres Kantha Bopha".
GERARD DEPARDIEU et CAROLE BOUQUET, ambassadeurs des hôpitaux du Dr Richner au Cambodge Depardieu et Bouquet, ambassadeurs des hôpitaux du Dr. Richner au Cambodge (INTERVIEW) Par Arnaud ROUX
PHNOM PENH, 1er juin (AFP) - Gérard Depardieu et Carole Bouquet sont devenus cette semaine ambassadeurs honoraires internationaux des hôpitaux pédiatriques "Kantha Bopha", fondés et dirigés au Cambodge par le turbulent médecin suisse Beat Richner depuis 1992. L'acteur français a découvert le royaume khmer en mars lors d'un tournage, pour "A L'Ombre du Banian" de l'Américain Matt Dillon. Là, il a eu un coup de coeur pour le pédiatre, qui troque régulièrement le stéthoscope pour le violoncelle et se fait appeller "Beatocello" lors de concerts caritatifs en faveur de ses hôpitaux, entièrement gratuits pour les enfants malades. "Beat Richner est un poète, un homme passionné qui a un coeur gros comme ça. Il fait un travail remarquable et représente pour des milliers d'enfants cambodgiens le seul espoir d'être soigné", plaide Depardieu, en visite à Phnom Penh. "Il fait non seulement son devoir de médecin, mais il va aussi se battre en chantant avec son violoncelle pour obtenir de l'argent et faire fonctionner ces hôpitaux. C'est un don de soi permanent, à l'inverse de certaines grandes institutions internationales qui n'y connaissent rien et qui prétendent que l'on ne peut soigner les enfants des pays pauvres comme dans les pays riches, ce qui est absolument ridicule!"
C'est qu'une virulente polémique oppose depuis des années le docteur suisse à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la politique des soins dans les pays déshérités. "Lui est dans la vérité vraie, et c'est pourquoi j'ai décidé de l'aider. Je vais lancer un appel à la générosité, car en visitant ces hôpitaux, j'ai vu des enfants sauvés sourire, et les regards de paix et de reconnaissance de leurs parents", affirme l'acteur. L'actrice Carole Bouquet est solidaire. Elle milite depuis une quinzaine d'années en faveur de l'enfance maltraitée à travers "La Voix de l'Enfant", qui fédère 55 associations dans le monde entier (dont "Krousar Thmey" au Cambodge). "Il faut aider le Dr Richner à réunir des fonds pour ses hôpitaux, sinon, ce sont près de 700 enfants en danger de mort chaque jour. Je crois en son action, je crois en l'homme. Lui fait son métier, ce sont les autres qui ne le font pas", dit-elle. En 1974-75, peu avant la prise de la capitale par les Khmers rouges, le Dr Richner travaillait à l'hôpital "Kantha Bopha" de Phnom Penh, du nom d'une fille du roi Norodom Sihanouk décédée de leucémie. En 1991, le souverain demandait au pédiatre de restaurer l'hôpital, ce qui fut fait l'année suivante. Par la suite, l'hôpital n'a cessé de s'agrandir. En 1996, un deuxième établisssement, "Kantha Bopha II", fut ouvert dans l'enceinte même du Palais royal de Phnom Penh, et en 1999, un troisième inauguré par le roi à Siem Reap- Angkor (nord du pays), l'hôpital "Jayavarman VII", qui sera dotée d'une maternité en août. Entièrement privés, ces hôpitaux sont financés à 100% par les donations faites à la Fondation "Kantha Bopha" à Zurich.
Ils accumulent chaque année 400.000 consultations d'enfants malades, 30.000 hospitalisations, 3.600 opérations et 100.000 vaccinations, pour un coût de 9 millions de dollars. La moitié de cette somme va à l'achat de médicament, un tiers aux salaires des 865 employés cambodgiens "car seul des salaires décents peuvent mettre un terme à la corruption", relève Beat Richner. L'immense majorité des Cambodgiens étant trop pauvre pour payer, les trois hôpitaux accueillent gratuitement les enfants. "L'OMS prétend qu'on ne peut pas soigner les enfants d'ici comme en Suisse. C'est faux", affirme le médecin suisse de 54 ans. "Avec le budget annuel de l'OMS, on pourrait faire 300 centres Kantha Bopha". (AFP) | | | À: Ren · 18 mars 2006 à 15:28 · Modifié le 18 mars 2006 à 15:44 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 27 de 61 · Page 2 de 4 · 3 004 affichages · Partager Très chère Ren, Il n'y avait rien de désagréable dans ma réaction. Je trouvais juste que nous étions face à un sujet passionnant, et qui risquait d'être mis de coté si l'on dérivait vers un catalogue des aspects négatifs qui ont été évoqués. Je connais ta manière de voyager et ton intérêt pour les autres. Je suis donc certain que nous avons des idées assez similaires sur la question abordée. J'avais juste envie d'élargir le débat sur cette vaste question: Que faire ou Comment faire ????
(et tout à fait d'accord avec ta réponse à Jayavarman. L'autre difficulté de ce sujet, c'est que l'on a pas forcément envie de parler de ce que l'on fait soit même) | | | À: Kagura · 18 mars 2006 à 15:32 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 28 de 61 · Page 2 de 4 · 3 003 affichages · Partager | | | À: Barbot · 18 mars 2006 à 15:41 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 29 de 61 · Page 2 de 4 · 2 992 affichages · Partager Merci Marco... | | | À: Kagura · 18 mars 2006 à 15:58 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 30 de 61 · Page 2 de 4 · 2 980 affichages · Partager L'autre difficulté de ce sujet, c'est que l'on a pas forcément envie de parler de ce que l'on fait soit même
Bien vu
Le Cambodge m'intéresse à plusieurs titres, mon père a vécu en Indochine française, j'ai suivi sa triste histoire (du Cambodge, pas de mon père) depuis la période Lon Nol et j'ai des amis sino-cambodgiens, rescapés du génocide. Pourtant, je n'y suis pas encore allé, j'avoue que ça me fait peur.
L'an passé, j'étais à Ko Chang en même temps qu'un couple d'allemands qui venaient de passer 3 semaines au Cambodge. Ils étaient bouleversés de ce qu'il avaient vu, vraiment très secoués.
Comment peut-on penser qu'un peuple peut se remettre d'un génocide aussi effroyable commis par les cambodgiens eux-mêmes en 30 ans ? Quand mon amie cambodgienne aborde le sujet (elle a vécu 5 ans dans un camp avec son mari et 3 enfants en bas âge), les larmes lui viennent tout de suite aux yeux. | | | À: Lepiaf · 18 mars 2006 à 16:31 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 31 de 61 · Page 2 de 4 · 2 918 affichages · Partager Je vous assure que je ne me fais aucune illusion sur l'Homme et que je suis persuadé que demain, chez nous les pires attrocité peuvent recommencer, ça fait 5000 ans que ça dure, ce n'est pas qques années de paix qui ont changé grand chose...
Malgré ça j'avoue avoir du mal à comprendre la période Khmer rouge.. comment peut on faire autant de mort (1, 7 miillions), avec aussi peu de moyen (les tué le furent pour la plupart " a la main car il fallait économiser les balles... "), en aussi peu de temps (4 ans) ? Et a son propre peuple en plus ?
Que la tribu A aille detruire la tribu B c'est pas nouveau mais que la tribu A détruise volontairement la tribu A... | | | Je te conseillerais de voir le reportage de Rithy Pan intitulé " S21 "...
Dans cette école en question, on peut voir les peintures d'une victime qui y a été emprisonnée et y a survécu... Une de ses phrases m'a marquée : " Même après tout ce temps, je cherche à comprendre et j'avoue que je ne comprends rien "... | | | À: Lepiaf · 18 mars 2006 à 17:48 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 33 de 61 · Page 2 de 4 · 2 903 affichages · Partager Comment peut-on penser qu'un peuple peut se remettre d'un génocide aussi effroyable commis par les cambodgiens eux-mêmes en 30 ans ?
J'espère ne pas mettre de l'huile sur le feu... Je ne me rappelais pas très bien si les réactions du monde entier étaient favorables à l'intervention de l'armée vietnamienne pour chasser les khmers rouges. Le VietNam était il bien soutenu dans cette intervention? Quel est le sentiment des cambodgiens par la suite?
Y a t il un parallélisme entre l'intervention américaine en Europe contre les Nazis? et les sentiments anti américains que je découvre de nos jours? | | | À: Ren · 18 mars 2006 à 19:07 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 34 de 61 · Page 2 de 4 · 2 893 affichages · Partager Je parlais d'action, pas de l'étaler en public.
La question est: après cette prise de conscience, combien s'impliquent réellement.........., c'est tout. | | | Si cet échange d'idées, sur un sujet qui mérite notre attention de voyageur, a incité deux ou trois VFistes a pousser un peu plus loin la réflexion, c'est déjà cela de gagné.... Pour reprendre les chiffres évoqués au début de cette discussion, au Cambodge, on peut sauver une vie avec quelques dizaines de dollars. Ces deux ou trois VFistes sauveront donc peut-être deux ou trois vies.... | | | Je vais essayer de faire l'avocat du diable, car on a toujours l'impression d'être dans un tribunal où l'accusation est majoritaire à une majorité proche de 100 %.
- L'aide internationale vers le Cambodge depuis des années a servi majoritairement au bizness touristique et bien peu à aider le peuple
J'aimerais connaitre les preuves de cette affirmation qui me semble être complètement gratuite. Si cela était vrai, pourquoi continuerait - on à soutenir les organismes internationaux d'aide humanitaire? Le journaliste qui affirme cela a t il conscience qu'il fait un appel à ne plus faire de dons aux ONG? A t il un autre dessein dans son reportage? Je le crains car je ne suis pas naif - Les prix des vol vers Siem Reap ont augmentés de 200% entre 1999 et 2000.
Je ne vois pas où il est le mal. Qui a bénéficié de l'augmentation des tarifs? Les compagnies aériennes, me diriez-vous? Ces compagnies sont côtées en bourse et les retraités actuels bénéficient bien des plus-values de ces capitalistes. Faut-il faire cotiser les retraités pour reverser aux enfants du Cambodge?
- Il y a eu 400 000 touristes en 2003 et "on" en attend un million dans les années à venir (le reportage date de 2004)
Pour ma part, je dirais tant mieux pour tout le monde.
- Le site d'Angkor est géré par Aspara un organisme sous tutelle de l'Unesco MAIS les droits d'entrée du site ont été confiés par decret gouvernemental à la sociétée pétrolière SOKIMEX.
ça m'étonnerait beaucoup que le gouvernement cambodgien confie les droits d'entrée à une société pétrolière. Bon si cela était vrai, on pourrait comprendre que le gouvernement Villepin bafoue la jeunesse française en les jetant dans la gueule des entreprises qui sont loin d'être anthropohiques.
- Les entrées d'Angkor rapportent chaque année 14 millions d'EURO... 80% de cette somme irait au parti dirigeant le Cambodge.
14 Millions d'Euro de droit d'entrée pour 400 000 visiteurs. Un simple calcul m'oblige à vous demander si vous avez payé chacun 35 euros de droit d'entrée?
- Attiré par le miroir aux alouette du tourisme bizness d'Angkor la population de Siem Reap est passé de 77 000 en 2000 à 146 000 en 2006...
Si ce n'était qu'un miroir aux alouettes, la population qui afflue à Siem Reap se nourrit donc des alouettes au menu? Il y a quelque part une vérité qui fait penser que on ne vient pas à Siem Reap pour mourir de faim. Si c'était le cas, mais alors il n'y aurait pas le choix dans le reste du pays où il n'y aurait pas cette manne touristique.
- Pour avoir le droit de mendier sur le site les mendiants doivent payer 1/2 €/jour a l'autorité qui gère le site + 1/4d'€ à la police...
On peut toujours s'insurger contre la corruption. Mais je n'oublie pas cet enseignement du bouddhisme (surtout quand il est strictement appliqué au Cambodge), la mendicité est enseigné aux jeunes bonzes car la mendicité est l'occasion pour les autres de faire un acte de bienfaisance. Quand j'ai retenu cet enseignement, je n'ai jamais jeté un mauvais oeil sur ceux qui me tendent la main pour demander quelque chose. J'ai lu sur ce forum des voyageurs qui osent crier scandale quand il y a trop de mendiants....
- Attéréré par la mortalité des gosses un toubib suisse le Dr Beate Riechner (Quelqu'un en a déja parlé sur Vf, c'est pas toi Barbot ?) a monté 3 hopitaux au Cambodge (2 à Pnom Phem, 1 à Siem reap)
- En 2003 ces 3 hopitaux totalement gratuit ont examinés 640 000 gosses. Sur ce nombre 67 000 ont été hospitalisés pour cas grave ce qui signifie que ces 3 hostos ont hospitalisés 80% des gamins hospitalisés au Cambodge. Sans ces 3 hostos 50 000 gosses crèveraient chaque année
Tout ceci n'est-il pas une simple démonstration pour détourner les dons destinés aux ONG ( voir l'argument ci dessus), au profit direct au docteur Riechner dont la générosité semble être la seule justifiée? Dans les dipensaires officiels les gamins sont soignés par du Chorenfénycol (écriture phonétique) qui est interdit dans les pays riches " a cause de ses effets secondaires dévastateurs " depuis les années 70 mais qui il est encore préconisé par les organismes internationaux pour les pays pauvres car le bon médicament, celui que nous avons nous pays riche coute 20 fois plus cher. 20 fois trop cher...
Cette accusation devient mensongère et relève de la diffamation. Le Chloramphénicol figure toujours dans le Vidal et remboursé à 65 % par la Sécurité Sociale française. Je signale d'ailleurs à ceux qui ne le savent pas que c'est un très bon antibiotique qui est préconisé dans les affections graves où les autres antibiotiques ne sont pas efficaces. Or dans une population pauvre et dénutrie, les infections sont souvent très sévères et il faut les sauver à tout prix.
- Au Sofitel Siem Reap une nuit est à 340$. Soigner un enfant qui a la tuberculose avecle bon médoc coute 170$
Je ne vois pas de mal que des touristes qui ont les moyens de payer 340 euros ne le fassent pas. Il ne faut pas croire que le groupe français Accor qui investit un Sofitel à Siem Reap se contente comme ça de percevoir 340 euros, sans investir une somme colossale au départ (achat ou location de terrain, construction de l'hotel, au fait la main d'oeuvre est bien cambodgienne?, embaucher et payer le personnel hotelier, encore des cambodgiens qui travaillent, faire du marketing dans le monde entier pour attirer les touristes étrangers....) Et le bilan d'Accor n'est pas toujours positif tous les ans. Des risques financiers énormes qui font parfois chuter l'action d'Accor à la bourse de Paris. Et puis quand l'action du groupe Accor augmente, il y a encore de l'argent à gagner pour la Caisse de dépots qui paie les retraités fonctionnaires français. Donc c'est aventureux quand meme de lier le profit d'Accor avec les dépenses de santé au Cambodge.
- Le budget des 3 hopitaux du médecin suisse proviennent à 90% de dons privé et directs. Ce budget est de 14millions d'euros. (Soit l'équivalent de ce que rentre le site d'Angkor chaque année)
Quelle coincidence entre ces 2 budgets mais delà à tirer une conclusion facile il faudrait bien se garder de le faire. De ces 14 millions d'Euros, il faut bien retrancher toute l'infrastructure investie pour la circulation, l'entretien ou la rénovation, payer des architectes français en l'occurence, payer le personnel, le marketing à l'étranger pour attirer les touristes. Je crains que pour le moment, ce budget est bien insuffisant. Le jour où l'on arrive à accueillir plusieurs millions de touristes par an, alors à ce moment là on pourrait dire que ça rapporte quelque chose.
LES MINES : Chaque jour 2 à 3 personne sautent sur des mines, majoritairement des paysans. 25% de ceux qui saute sont des enfants. Le budget cambodgien pour le déminage est en baisse et les sites de déminage choisis sont (évidement) prioritairement les sites touristiques afin de ne pas faire peur au touristes-dollars On estime qu'il reste entre 3 et 6 millions de mines au cambodge.
S'il ne reste que 3 millions de mines au Cambodge, il faut bien dire qu'avant il y en avait beaucoup plus et si le budget est en baisse, est-il inversement proportionnel à la quantité de mines du début? Cela dit, il ne faut pas encore faire des liens de cause à effet de façon aussi naive. Quelle relation entre les recettes des droits d'entrée (à retrancher de tous les frais) et le budget de déminage?
Je répète que j'ai voulu jouer le jeu de l'avocat du diable et cela ne reflète en rien mes sentiments pour le peuple cambodgien qui mérite un regard bien différent de la sensiblerie naive exploitée par le journaliste en question. | | | À: Kagura · 19 mars 2006 à 1:32 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 37 de 61 · Page 2 de 4 · 2 863 affichages · Partager On est bien d'accord. | | | Salut, Tout d'abord merci pour la longue réponse, dorénavant je ne complexerais plus quand je ferais un peu long ! 
MAIS :
Je répète que j'ai voulu jouer le jeu de l'avocat du diable et cela ne reflète en rien mes sentiments pour le peuple cambodgien qui mérite un regard bien différent de la sensiblerie naive exploitée par le journaliste en question.
Je ne comprend pas trop ta démarche, tu répond point par point avec des arguments de très mauvaise foi qui sont dignes d'un avocat qui aurait a défendre une cause indéfendable puis tu esquive... C'était pour la beauté du geste ?
Ah... C'est sur que c'est avec ces " beaux gestes" que certains ont longtemps défendus/défendent encore/ trouvent des excuses aux nazis et aux khmers rouge...
Pour recentrer le débat je peut te résumer l'idée du doc en une phrase si tu veux : " Il est anormal d'avoir des gens aussi pauvre dans un pays qui a une une pompe a fric comme Angkor ".
Quand à la sensiblerie naïve du journaliste j'ai plutot ressenti une très grande lucidité par rapport a beaucoup qui croient que tout le monde il est gentil et beau.
Il semblerais d'ailleurs que certains ici connaissent celui qui à fait ce documentaire peut être pourront ils dire si c'est un réveur naïf ou qqun qui connait bien l'Asie | | | À: LeTigre · 19 mars 2006 à 10:38 · Modifié le 19 mars 2006 à 11:53 Re: Angkor, Cambodge, derrière la carte postale Message 39 de 61 · Page 2 de 4 · 2 842 affichages · Partager Je m'imiscie dans votre conversation... je n'ai pas eu le courage de lire toutes vos contributions (on est dimanche matin et on a tous une vie de famille, moi perso j'ai mon bb que je n'ai pas beaucoup vu toute la semaine et j'aimerais pouvoir jouer avec lui aussi...), mais j'ai l'impression que l'idée qui s'en dégage c'est l'argent que nous qui vivons en Occident mettons dans les voyages et le tourisme (que ça soit dans des hôtels à 350 US$ ou à 10US$) dans des pays où le salaire moyen est de 100US$ voire moins, et où peu de moyens permet de faire beaucoup en matière d'éducation ou de santé, ou simplement de survie quotidienne. Que ça soit à Angkor ou ailleurs. A Angkor l'exemple est d'autant plus flagrant qu'ailleurs, car le Cambodge est un des pays les plus pauvres de la planète, et où l'argent que rapporte Angkor est carrément indécent... Je ne vais pas polémiquer sur la manière dont chacun de nous devrions faire pour ré-ajuster ce déséquilibre, en donnant ou pas aux ONGs, en parrainant ou pas des locaux. J'ai juste mes propres réflexions de voyage à partager avec vous, qui rejoignent plus ou moins, pour certains, vos préoccupations et vos propres idées. Pour ma part, ce que j'ai toujours trouvé injuste, voire indécent, en voyage dans des pays 'pauvres' (matériellement), c'est le décalage entre ce que peut gagner un local qui a les moyens et la chance de pouvoir travailler en contact avec les touristes et les étrangers, et le reste de la population qui n'est pas en contact avec le touriste ou l'étranger (quand je dis touriste, je désigne TOUT ETRANGER étant dans ce pays pour un but touristique, peu importe qu'il soit routard ou pas; je ne fais pas de distinction entre touriste et voyageur car pour moi c'est strictement la même chose, qu'il dépense 20 ou 500 US$ par jour sur place, peu importe, la démarche est la même). Que ça soit l'hôtelier qui a ouvert son petit hôtel proposant des chambres à 5-10US$, le cyclo qui a choisi de traîner près des hôtels plutôt que les quartiers populaires, la marchande de soupes ou de souvenirs qui choisit les endroits touristiques plutôt que le marché du quartier populaire... En étant généreux avec "le pauvre local" que nous autres voyageurs nous côtoyons en voyage, en laissant un pourboire au "pauvre prof surdiplômé qui fait de la moto-taxi pour les touristes pour que son fils puisse faire des études", on ne fait que creuser le décalage. On ne peut pas dire "n'allons pas à Angkor, c'est trop injuste, c'est trop indécent tout ce fric que ces temples apportent, alors qu'à 50 km de là les gens ne sont pas soignés correctement et ont du mal à survivre". Nous avons, nous qui vivons en Occident, nos envies de voyage, de découverte. Et malgré nous, nous contribuons à creuser ce fossé entre les alentours des temples et le reste du pays. Pouvons-nous "payer moins" à Siem reap- Angkor parce que c'est indécent? Difficile... pouvons-nous avoir une action quelconque qui fasse que les Cambodgiens redistribuent mieux les revenus d' Angkor? Ca me semble difficile aussi... et très idéaliste et naïf. Pour ma part, personnellement, je préférerais, comme certains d'entre vous, essayer de me rendre dans d'autres régions pas touristiques et prendre contact avec des locaux pour aider ces régions (ou secteurs de l'économie) qui ne profitent pas du tout du tourisme, plutôt que d'"aider" dans des quartiers ou des régions déjà bien (trop?) favorisées par le tourisme. C'est peut-être une goutte d'eau, mais c'est mieux que rien (à mon avis, très perso). | | | Je ne vais pas polémiquer sur les autres arguments que tu annonces, par contre, sur celui-ci:
"- Les entrées d'Angkor rapportent chaque année 14 millions d'EURO... 80% de cette somme irait au parti dirigeant le Cambodge.
14 Millions d'Euro de droit d'entrée pour 400 000 visiteurs. Un simple calcul m'oblige à vous demander si vous avez payé chacun 35 euros de droit d'entrée? " - --
Une question: Connais-tu le prix du pass de visite pour la visite des sites d' Angkor? De mémoire: US$20 par jour, US$40 pour 3 jours (ce que la plupart prennent), et US$60 pour une semaine... Donc, oui chaque touriste a payé en moyenne 35 EUR de droit d'entrée. Sans compter les tarifs des transports et des guides... Siem Reap et Angkor, c'est vraiment la Suisse du Cambodge... | Discussions similaires sur le Cambodge: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 16 678 visiteurs en ligne depuis une heure! |