Autre element d'info, pour ce sujet, extrait de Cambodge soir ::Lancement d'une campagne de lutte contre les trafics humains 06-03-2008 Les trafics humains sont encore nombreux dans le royaume. Tourisme et exploitation sexuels, mariages forcés... Le gouvernement, avec l'aide des
États-Unis, tente de lutter contre ce fléau. Une campagne d'information vient d'être lancée. La nouvelle campagne de lutte contre les trafics humains a débuté mercredi 5 mars. Organisée par le groupe de travail national qui oeuvre en ce domaine, et financée par l'Agence des
États-Unis pour le développement international (USAID), elle comprendra des forums publics d'information, ainsi qu'un nouveau spot publicitaire et une chanson karaoké, intitulée « Famille, communauté, unité :
Cambodge uni ». Cinq villes et provinces sont ciblées : tout d'abord Svay Rieng, dès le 10 mars prochain, puis
Siem Reap, Banteay Meanchey,
Sihanoukville et
Phnom Penh.
« A Svay Rieng, les Cambodgiens passent la frontière pour s'installer au Viêtnam, et finissent par mendier dans les rues, explique You Ay, secrétaire d'Etat au ministère des Affaires féminines et chef du groupe de travail national sur le trafic humain. A
Siem Reap, qui est une zone touristique, c'est le trafic sexuel qui pose problème. A Poipet, c'est l'exploitation des personnes. Et à
Phnom Penh, nous retrouvons tous les types de trafic. » A
Sihanoukville, c'est aussi le trafic sexuel qui inquiète You Ay. « Là-bas, il n'y a pas de tolérance pour les criminels, reprend-il. Par exemple, un millionnaire russe a violé deux jeunes Cambodgiennes. Il avait un grand projet d'investissement, pour la construction d'un hôtel. Mais il a quand même été condamné. Le vice-premier ministre, Sar Kheng, l'a lui même exigé. »
C'est lui encore qui vient d'adresser une lettre au ministère du Commerce pour qu'il refuse d'accorder une licence à deux entreprises coréennes qui voulaient s'implanter au royaume pour organiser des mariages arrangés entre Cambodgiennes et Coréens. « Ce type de compagnies ne doit pas être autorisé, assure Sar Kheng. Selon Joseph Mussomeli, l'ambassadeur américain qui participe également à cette campagne, « cette démarche est cruciale ». « Les policiers seuls ne peuvent lutter contre les trafics humains, continue-t-il. Mais si les habitants des communautés coopèrent et informent les autorités des abus dont ils sont témoins, la situation s'améliorera. » Joseph Mussomeli note également que le
Cambodge se porte mieux qu'avant. « Malgré tout, il reste encore beaucoup à faire », affirme-t-il.