S'il n'y en avait qu'en
Thaïlande! Ouvrez vos yeux si vous allez au
Maroc,
Égypte,
Mexique....etc.
Il faut avouer que le
Maroc et l'
Égypte, c'est pas mal aussi. Lors de mon dernier voyage en
Égypte, à l'aéroport, le policier du détecteur de métaux prenait toutes les pièces déposées par les touristes...
Mais en
Thaïlande, c'est aussi très fort. Il nous est arrivés deux problèmes majeurs :
1) Location de scooter avec dépôt de passeport à
Patong Beach.
Lors de la restitution, le loueur invente un choc sur la fourche du scooter. Il demande 5000 bath, et refuse de rendre le passeport. Le lendemain, retour à la boutique, et, n'arrivant pas à faire entendre raison au loueur, mon ami appelle la police normale. Rdv au commissariat, le policier envoie le loueur chercher un devis des réparations à effectuer qui s'élève maintenant à 13 000 bath. Le policier explique à mon ami qu'il doit payer ou aller en prison. Mon ami paye.
Mon ami est étanche à toute pression psychologique, mais dans la situation ou il était, il a compris qu'il était cuit. Les policiers lui interdisaient de sortir du poste, il payait ou dormait en prison.
2) Location de scooter chez un bon loueur, un autrichien, ancien légionnaire. ll ne demande pas de passeport et ne fait pas d'escroquerie. Par ailleurs, c'est un personnage haut en couleur, donc n'hésiter pas à le chercher pour louer un scooter sur
Patong Beach.
Donc, mon ami, dans la rue en sens unique de
Patong qui n'est pas au bord de la plage, se retrouve nez à nez avec un australien et un ladyboy sur un scooter en sens interdit. Mon ami, pour l'éviter, dérape et tombe sur la gauche, heurtant un tuk-tuk complétement déformé par le choc (on aurait dit une canette de coca), l'australien tombant au sol. Le ladyboy dit à l'australien de fuire, et celui-ci s'execute, et le ladyboy, à l'arrivée de la police, prétend qu'il conduisait le scooter.
Tout le monde commence à expliquer à mon ami qu'il faut que quelqu'un paye les dégâts (sous-entendu lui, le seul solvable dans l'accident), et on lui demande de revenir le lendemain au poste. Heureusement, une forme de solidarité religieuse s'est installée entre mon ami et le conducteur de tuk-tuk, et celui-ci ne s'est pas satisfait du fait que ce soit mon ami qui paye. Il a donc recherché le loueur qui a loué le scooter de l'australien, qui était resté sur place, ce qui lui a permis de retrouver l'hôtel de l'australien et d'y faire venir la police pour l'interpeller.
Au poste de police, c'était vraiment comme dans les films sur les dictatures sud-américaine. Vraiment pas le fonctionnement d'une police de pays développé :on avait trouvé le payeur, l'australien, qui a du négocier avec une chacune des parties la somme à rembourser : 50000 baths pour le tuk-tuk, quelques milliers de baths en dommage à mon ami et 5000 baths pour les réparations de notre scooter. Celui-ci à payé et l'affaire était fini. Nous avons du verser un bakchich à un des agents de police. Bien entendu et heureusement pour nous, nous étions assisté par notre loueur et sa compagne thaï, qui a discuté pour nous obtenir le meilleur traitement possible.
En gros, on est complètement vulnérable quand on est au poste de police en
Thaïlande, et pas seulement au poste de police. La plupart des thaïs rencontrés sont honnêtes, mais certains commerçants sont vraiment des escrocs, et quand on tombe sur l'un d'eux avec le concourt de la police, que faire?
Je donne un exemple : je me fais interpeller pour une raison fallacieuse, je sors mon portable pour appeler la police touriste, il me dit de raccrocher, que faire?
Il nous est aussi arrivé des problèmes mineurs, comme payer au forfait 200 bath une course de 30 mètres, ou de se faire déposer par un taxi à lunettes au milieu de nulle part, et de se faire reprendre au même endroit par ce même taxi, mais sans les lunettes...lol. On a mis du temps à le reconnaitre!