Vous me posez des questions intéressantes qui me force à revenir sur une partie de ma vie des plus fantastique. J' espère de ne pas trop vous ennuyez
J'étais dans la jeune cinquantaine, marin d'eau douce à mes heures, carrière intéressante et pépère. Toutefois j'ai pris comme mauvaise habitude de lire un de vos compatriotes Bernard Moitessier et un bon matin je me suis dit pourquoi pas à moi aussi l'aventure.
Et voila, on vend tout, on laisse tomber un travail plein de promesses après 25 ans et on navigue à pleins temps et ce pendant presque 10 années magnifiques et inoubliables. Des assurances et ben non, nous en avions pas les moyens, un problème grave durant une traversée la solution est simple: être capable de durer jusqu'au port d'arrivé ou bien on jette le corps par dessus bord. Histoire vrai d'une de vos compatriotes dont la mari est mort d'une crise cardiaque 3 à 4 jours après avoir quitté Les Iles du
cap Vert, elle est arrivé en solitaire en
Martinique après une trentaine de jours de navigation, soupçonnée de meurtre etc etc. Son histoire est en librairie d'ailleurs. Hors traversées, nous avions toujours à bord de quoi payé un billet d'avion pour le
Québec à celui des deux qui nécessiterait des soins médicaux sérieux. A l'époque Le
Québec ne vérifiait pas les absences du pays de plus de 6 mois, aujourd'hui c'est une autre histoire.
La sagesse aidant aujourd'hui je ne sort jamais du pays sans mes assurances qui couvrent TOUT.
Votre deuxième question est un peu plus complexe, pour moi tout au moins.
Ici au
Québec le système de santé est gratuit en ''principe'', le privé fait des tentatives de s'incruster, gros débat politique ici présentement.
Personnellement j'ai un médecin de famille, pas toujours facile d'avoir un rendez-vous rapidement, alors dans un cas d'urgence la solution est de se présenter à l'urgence d'un hôpital qui ne peuvent vous refuser et c'est gratuit mais l'attente peu est longue selon l'hôpital.
Il y a 2 ans j'étais en voyage à la
Martinique, je me suis présenté à l'urgence de l'hôpital de Fort de
France je n'étais pas en danger de mort mais ma condition nécessitait des soins, ils m'ont gardé sous surveillance pendant 48 heures. je suis sorti avec une facture équivalent à 1300 euros que mes assurances ont assumé pleinement.
Si je n'avais pas eu d'assurance je suis convaincu que le régime québécois aurais assumé seulement une petite partie de cette la facture et je crois que je n'aurais pas eu matière à prétendre à une arnaque de l'hôpital.
Même si ce n'est pas toujours agréable de se retrouver dans un hôpital j'en garde un bon souvenir de FdF des gens très professionnelle.