Episode 4 : ile de NEGROS
Après avoir regagné notre cabane, une bonne nuit va nous permettre de nous remettre de nos émotions... c'est du moins ce qu'on pense
La cabane est constituée de planches disjointes, en pleine forêt tropicale, ce qui signifie que c'est plein de bestioles, petites ou plus grandes
Elle est construite sur pilotis comme souvent dans les forêts tropicales pour être protégé d'un certains nombre d'animaux.
Tous ceux qui ont passé une nuit dans la jungle connaissent la suite

Donc a peine couché dans le noir, je vois de gros trucs brillants qui se déplacent au-dessus de nous
Je ne sais plus si ce fut immédiat ou pas, mais on a dirigé notre lampe de poche (évidemment pas d'électricité) vers le plafond : des araignées velues se baladaient sur la poutre au dessus du lit et ce qui brillait dans le noir c'était leurs gros yeux....
On a beau se dire qu'elles ne vont pas nous manger, on ne pouvait plus fermer les yeux, toujours attirés par ces charmantes bébêtes qui risquaient a tout moment de nous tomber dessus (je sais il y a peu de chance mais c'est comme ça)
On a bien du finir par s'endormir jusqu'au moment ou un énorme raffut dans tous les coins de la cabane et des cris nous réveillent : vu les hurlements on n'est pas rassuré du tout et on on se précipite sur la lampe.
Quelle surprise de voir un gros lézard et un énorme animal ressemblant à un rat, rat ou autre je ne sais pas mais les 2 devaient bien faire 40 ou 50 cm de long
J'ai oublié lequel poursuivait l'autre sur le sol, les poutres et même les murs grace à leur griffes, les 2 hurlant, de temps ils s'arrêtaient et se battaient en poussant des grands cris !!!
Pas de quoi nous effrayer qd même cette fois, peu de chance qu'ils s'attaquent à nous, mais impossible de se rendormir avec ces yeux brillants qui nous surveillaient et ce cirque infernal. J'ai attendu le lever du jour avec une très grande impatience, regardant l'heure sans arrêt.
Le lendemain Anne-Marie s'est bien foutue de moi qui avait peur de toutes sortes de bêtes, elle qui avait finalement bien dormi

Les 5 jeunes philippins ont bien rigolé qd je leur ai raconté notre nuit et ont ajouté qu'il y avait de plus gros animaux qui rodaient dans le coin : on n'a pas su ce que c'était, avec le recul je pense qu'on s'en fichait, on n'avait qu'une obsession c'est
PARTIR LE PLUS VITE POSSIBLE,
QUITTER CET ENDROIT infame et monter dans le jeepney qui venait tous les matins.
Un peu plus tard, passage du jeepney et nous voila donc parti pour le port de
Bacolod ou le ferry du matin va nous emmener à
Iloilo sur l'ile de Panay
Le jeepney nous dépose au port un peu a l'extérieur de la ville au milieu des vieux rafiots rouillés... et on apprend que le ferry qu'on nous avait annoncé (à 7h, 8h, 9h je ne sais plus) était parti 1h plus tot et que le suivant partait en soirée
Là on n'est pas loin de craquer : on n'en peut plus
Je n'ai jamais autant regretté d'être en voyage. On se demandait pourquoi on est venu aux
Philippines, avec toutes les beautés en
France et autour on est complètement fou d'être ici, etc.. la déprime complète

On en a tellement marre de cette ile de M. et de cette ville misérable ou on ne veut plus mettre les pieds qu'on décide alors de passer la journée dans l'endroit le moins minable de la ville : on a demande le plus bel hotel de la ville pour ne plus voir la misère, les bestioles de toutes sortes, les "militaires" armés, Tonio, etc...
C'est la seule fois de notre vie ou on a demandé "le plus bel hotel".
En 1984, le plus bel hotel de
Bacolod était a coté de la gde place de la cathédrale : on était loin d'un bel hotel, c'était plutôt un style 2 étoiles vieillot mais on était heureux et soulagés de ne plus rien voir de l'extérieur
On a eu aucun pb pour passer toute la journée sur un fauteuil dans le hall d'entrée, ils ne devaient pas souvent voir des touristes, on était donc des invités de marque !
On a bu et mangé sur place sans jamais mettre un pied dehors, on voulait tout oublier de cette ile
Enfin le soir et le retour au port ou on est monté dans le ferry pour
Iloilo
Je n'ai jamais été aussi content de quitter un lieu. Pour moi l'ile de Negros restera pour toujours :
- une ville misérable
- Tonio et son plan foireux
- une soirée de frayeur avec les tontons macoute et leur grenades
- un lieu de "villégiature" ou je ne souhaite a personne d'aller (encore que ça a bien changé d'après la photo de Tongsacado)
La durée de la traversée
Bacolod-
Iloilo devait être 2-3h (ou + ?)
Nous voila donc a ILO ILO, un nom qui m'a plu tout de suite : ILO ILO

c'est chantant c'est beau

On arrive de nuit dans une ville dont on ignore tout, mais c'est curieux on n'est pas anxieux de se retrouver de nuit a la recherche d'un hotel dans une ville inconnu d'un pays encore très pauvre
Je crois qu'on est entré dans un hotel tout proche du port... et aucun souvenir, donc ça a du bien se passer
Le lendemain on a pris un bus pour traverser l'ile de Panay; en direction de
Boracay.
aucun souvenir, sauf cette photo
puis on a changé pour un jeepney (changement à Kalibo ?) sur une piste
et en fin d'après-midi on est arrivé dans le village en face de
Boracay

Le stress de nos journées précédentes était retombé, tout était beau, calme, les gens était souriants, la mer magnifique, le soleil brillait au dessus des cocotiers, on avait l'impression de sortir de l'enfer, le moral était revenu, on était a 2 pas du paradis.

La vie était belle
On a même fait des photos comme si on était en vacances

:
la place du village
Anne-Marie a pris cette photo de moi dans notre jeepney devant notre pirogue, ça allait nettement mieux qu'a Negros
On est ensuite monté dans une pirogue a balancier.... direction le paradis
Episode suivant : semaine de rêve a Boracay (avec photos contrairement a Negros peu propice aux photos

)