Courrier
il fait écho, en qque sorte aux derniers posts dont le tien
"mais un Birman qui travaille comme ouvrier en bâtiment à Bang-Tao, il m'expliquer que la junte minimiser les victimes autant que possible aux yeux du monde pour ne pas se voiler la face et en même temps surtout éviter que que l'aide international ne voient pas ce qui ce passe réellement dans le delta là ou le tourisme est interdit.
Par Hla Hla HTAY 30/05/2008 - 17:33
Birmanie: les généraux accusent la communauté internationale de pingrerie Un abri temporaire pour des rescapés du cyclone à Twantay, au sud de Rangoun, le 29 mai 2008 - AFP
La junte birmane a appelé vendredi les sinistrés du cyclone Nargis à "manger des grenouilles" plutôt que d'accepter les "tablettes de chocolat" d'une communauté internationale accusée d'être avare de ses aides financières quatre semaines après le cataclysme.
Le quotidien officiel New Light of
Myanmar s'est étonné que 150 millions de dollars seulement ont été promis par des pays donateurs, alors que la
Birmanie a évalué à 11 milliards ses besoins pour la reconstruction.
Le journal a fustigé les Etats qui ont posé comme condition préalable à toute aide financière le libre accès des organisations humanitaires internationales au delta de l'
Irrawaddy, la région la plus affectée par Nargis. Pêche dans uyn étang de Twantay, au sud de Rangoun, le 29 mai 2008 - AFP
"La population de
Birmanie est capable de se relever de telles catastrophes naturelles, même sans assistance internationale", a affirmé le New Light of
Myanmar, précisant que les habitants des zones côtières dévastées "peuvent facilement se procurer du poisson" et qu'"en ce début de mousson, on trouve de grosses grenouilles comestibles en abondance".
"Les habitants peuvent survivre en comptant sur eux-mêmes, même s'ils ne reçoivent pas de tablettes de chocolat de la communauté internationale", a dit le quotidien de la junte, selon qui autoriser les sauveteurs étrangers à se rendre librement dans le delta reviendrait à accorder aux donateurs "la permission de pénétrer dans toutes les maisons à discrétion".
Cette tirade enflammée survient alors que les généraux birmans ont encore renforcé leur emprise sur la
Birmanie, prolongeant mardi d'un an l'assignation à résidence qui frappe depuis 2003 l'opposante Aung San Suu Kyi et confirmant brusquement vendredi la "promulgation" d'une nouvelle Constitution.
Un communiqué signé par l'homme fort de la junte Than Shwe, publié en première page du New Light of
Myanmar, assure que le texte a été approuvé par 92, 48% des électeurs au référendum des 10 et 24 mai. Il était initialement prévu que cette Constitution n'entre en vigueur qu'après des élections en 2010. La junte n'a pas expliqué les raisons de cette annonce soudaine. "Pour moi, ce n'est rien de plus qu'une proclamation de victoire", a estimé Aung Naing Oo, analyste birman réfugié en
Thaïlande. Des secouristes japonais à leur arrivée à l'aéroport de Rangoun, le 29 mai 2008 - AFP
Le cyclone Nargis, qui a ravagé le Sud de la
Birmanie les 2 et 3 mai, a fait officiellement au moins 133.600 morts et disparus et 2, 4 millions de sinistrés.
L'ONU estime que, quatre semaines après le passage de Nargis, environ un million de rescapés ont besoin d'une aide urgente dans le delta de l'
Irrawaddy, resté jusqu'à cette semaine fermé aux secouristes étrangers.
Le porte-parole du bureau de coordination de l'ONU, Elisabeth Byrs, a demandé vendredi un accès total pour le personnel humanitaire des ONG et les experts de la Croix-Rouge.
Les
Etats-Unis ont exprimé leur frustration sur les lenteurs de l'acheminement de l'aide tandis que le pape Benoît XVI exprimait l'espoir que l'aide parvienne effectivement aux "endroits où elle est le plus nécessaire".
Si les agences des Nations unies disent obtenir plus rapidement des visas désormais, l'accès paraît moins aisé pour les organisations privées.
"Il est particulièrement important qu'un accès libre et inconditionnel soit garanti à la Croix-Rouge et aux ONG internationales, comme convenu la semaine dernière entre les hauts dirigeants birmans et le secrétaire général" de l'ONU Ban Ki-moon, a déclaré Terje Skavdal, un haut responsable humanitaire de l'ONU, au cours d'une conférence de presse à
Bangkok.
Le Premier ministre de
Singapour Lee Hsien Loong a jugé "regrettable" les critiques de la junte sur le montant de l'aide internationale et fait part de la préoccupation de "tous les partenaires de la
Birmanie au sein de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) pour les souffrances des victimes qui pourraient être allégées si l'acheminement de l'aide était plus rapide".