Darzel · 1 décembre 2018 à 11:06 · 212 photos 75 messages · 14 participants · 4 458 affichages | | | | Bonjour,
Nous trouvons le temps de poursuivre la piste en direction de Ramlia, sur 8 kms environ. Celle-ci est bonne, facile à rouler. Nous ferons demi-tour lorsque le sable nous semblera un peu trop mou. Les paysages sont toujours superbes. Quelques photos.
Sur les collines, le sable irise la roche noire de trainées presque orange.
De plus en plus seuls.
Les sites archéologiques nous ramènent à l'occupation très ancienne de ces lieux : ici, un outil de type " racloir" (probablement du paléolithique moyen appelé Middle Stone Age en Afrique). En second plan, des tumulus, bien plus récents.
La piste, parfois à peine visible.
Et ici, au village d'Ouzina, le paysage à un côte très " savane "..
Le lendemain, nous prendrons la route pour N'kob, au pied du Jebel Saghro. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonne idée. C'est un autre tourisme. Il n'y a vraiment rien à faire de spécial, sauf se reposer. Où faire de la marche.Même pas de balade à dos de chameaux : il n'y en a pas. Le village est à 2 kms, mais il se meurt. Reste un tout petit oasis avec quelques cultures, mais c'est vraiment la fin. A+
ou faire de la peinture... je vais y aller avec des amis qui ont une petite assos, ils ont participé à la bibliothèque de Taous et sont aller jusqu'à Ouzina... un transat, du papier, 1 pinceau et de la couleur, c'est le bonheur !  francia | | | Bonjour,
Tout à fait,
C'est pour les contemplatifs, les artistes, les curieux, tous ceux qui sont au bord du Burn Out, les stressés,.... par contre les pressés s'abstenir. A+ | | | Waouh ! Quel reportage ! Quelle belle approche du pays et de ses richesses... Ce qui donne envie de prendre encore plus de temps pour s'enfoncer dans les recoins et ouvrir les yeux. Petit regret, pas bcp d'infos sur les femmes et hommes qui y résident. Un très grand merci. | | | Petit regret, pas bcp d'infos sur les femmes et hommes qui y résident. Un très grand merci.
bonjour je me permet de donner mon avis ; les hommes et les femmes pour les connaitre il faut passer du temps, beaucoup de temps avec eux ! quand on y est quelques jours en touriste ce n'est pas objectif ! sinon montrer des photos, bien sur, la il faut avoir leur accord, donc pas évident ! francia | | | Bonne idée. un transat, du papier, 1 pinceau et de la couleur, c'est le bonheur ! 
Oh quelle chouette idée !! je t'y accompagnerais volontiers avec mes aquarelles ! | | | Bonne idée. un transat, du papier, 1 pinceau et de la couleur, c'est le bonheur ! 
Oh quelle chouette idée !! je t'y accompagnerais volontiers avec mes aquarelles !
pourquoi pas ! je pense y aller peut être en fin d'année 2019... avec l'assos de mon "village " A voir ! bon weekend francia | | | Bonjour,
Effectivement,
Mais il y a cependant toujours de belles rencontres lors des voyages. J'en relaterai une à ma prochaine étape. Il faut aussi comprendre qu'il est impossible de s'adresser aux femmes (si on est un homme) pour des raisons sociales et religieuses, du moins en milieu rural. Tout les voyageurs s'en sont rendu compte. Pour communiquer avec les hommes, il y aura le barrage de la langue souvent. Si vous avez un interlocuteur francophone, c'est super. La marocain est curieux dans le sud. Il vient discuter sans problème. Je me souvient m'être arrêté au milieu d'un désert de cailloux, lorsque qu'un véhicule s'est arrêté avec 2 hommes à bord. Ils avaient envie de parler. Nous étions resté discuter de tout et de rien, au milieu des cailloux pendant un long moment... Les meilleures rencontres arrivent toujours à l'improviste. A + | | | Bonjour Très beau récit d' un très beau voyage. | | | Bonjour,
Nous reprenons la route le lendemain. Au bout de 500 mètres, nous nous trompons d'embranchement. Cinq kilomètres plus loin, nous sommes dans un oued (à sec bien sûr), labouré par des 4X4. Nous nous ensablons pour la première fois. Nous sommes 4, nous poussons et sortons de là sans difficulté. Complètement perdu, nous retournons à l'auberge : gentiment, notre hôte va nous guider sur sa mobylette pour nous ramener sur la piste principale. Puis, comme à l'aller, nous mettons 2 heures pour remonter tranquillement cette piste. Dès Taouz, le temps se gâte et tourne à la tempête (pluie, bourrasque, sable). Nous passons Merzouga sous une pluie battante. Le temps se calmera quelques heures plus tard, mais nous ne gardons pas un souvenir impérissable de cette longue route via Rissani, puis Alnif et Tazzarine. A N'kob, le temps sera beau de nouveau, mais le froid est aussi arrivé (8 degrés le matin /soir).
A l' entrée du bourg, nous nous arrêtons pour avoir une première vue sur l'oasis et la ville ancienne
Nous déposons nos affaires à l'hôtel et sans tarder, nous partons explorer le village. Il domine sa palmeraie et les kasbahs de N'kob s'alignent sur la falaise surplombant celle-ci. On ne les voit pas du premier coup d'œil. Le rue principale est typique des gros bourgs berbères. Dans son jus. Au bout de la rue, il faut prendre le chemin à droite et partir à l'aventure. Pour prendre conscience de la beauté des kasbahs de N'kob, il faudra descendre à l'orée de l'oasis et donc se retrouver en contrebas du village. Puis il faut faire le tour du village par " en bas " et rejoindre la route à son extrémité.
La plupart des kasbahs sont entretenues ou restaurée. Certaines sont transformée en maisons d'hôtes
En soirée, le soleil est à contre-jour. En fait, le meilleur moment pour faire la visite est le matin, au soleil levant. J'y penserai pour mon prochain séjour.
Les kasbah s'alignent sur la falaise.
Le henné sèche à même le sol. N'kob et le Jebel Saghro sont des centres de production du Henné.
On ne peut s'empêcher de rêver : quels secrets cachent toutes ces fenêtres ?
Mon sentiment après cette découverte, c'est que N'kob est un des joyaux du Maroc. Le potentiel de cette ville est énorme et ne devrait pas tarder à se révéler. Certains investissent déjà dans la rénovation des kasbahs.
Le soir, nous passons la nuit dans un hôtel " copie de kasbah à l'ancienne ", sur la grand'rue du village. C'est très bien fait intérieurement et on s'y croit. Le lendemain, nous visons le Jebel Saghro.
Plafond d'une chambre
| | | Merci Dominique,
de tous ces jolis clichés !!
bien toi
A. | | | C'est pour les contemplatifs, les artistes, les curieux, tous ceux qui sont au bord du Burn Out, les stressés,.... par contre les pressés s'abstenir. A+
Tu as raison, mais c'était comme ça avant dans certains endroits où fleurissent les auberges à piscine, je croise les doigts, ton récit et tes photos pourraient donner des envies à quelques promoteurs touristiques.
je te suis, mais de temps en temps il y a un blocage, j'ai un message de VF qui me dit :...Pour des raisons de sécurité et fins d'enquête, l'adresse IP de votre ordinateur ou de votre fournisseur internet a été temporairement proscrite du site. Nous sommes désolés des inconvénients occasionnés par cette restriction. Veuillez réessayer plus tard"......
je me permet d'en parler pour savoir si d'autres forumeurs ont déjà eu ce message, dans ce cas on n'as plus aucun acces au site. | | | Bonjour moi aussi jaime beaucoup Nkob, je crois que je ne l'avais jamais visiter sous un ciel orageux ! ça donne un certain charme ! je vais dans une petite auberge dans le village, le propriétaire est un jeune guide, enfin jeune la quarantaine  , il organise des ballades dans le Sahro ! dommage je ne marche plus beaucoup   Comme tu le dis le village est de plus en plus réhabilité et c'est super, car les kasbas sont magnifiques ! et tes photos idem ! merci francia | | | Bonjour,
J'avais lu sur VF qu'une piste permettant de traverser le Saghro était en cours de travaux, rendant peut-être possible la traversée de ce massif du sud Maroc. Nous décidâmes donc d'aller voir de quoi il en retournait.
Cette piste se prend à la sortie de village, juste après la station service. La route est neuve, bitumée, et conduit sur une trentaine de kms au point de vue de Bab N'Ali. J'avais déjà vu cet endroit mentionné sur le forum, mais çà restait un rêve d'y aller. Et, oh! surprise, une belle route nous y mène sans effort.
C'est un point de vue, mais quel point de vue... !!! C'est monument Valley, sans les Navajos.
Nous apprendrons qu'il faut au moins une heure pour rejoindre le monument. J'espère aller au pied de ces cailloux bientôt.
Un berger se dirige vers la montagne en suivant le lit de l'oued.
Je glane une ou deux vielles pierres. Ici, ce qu'on appelle "une lame sur éclat denticulée", ancêtre du couteau.
Mon frère n'est pas en reste pour ramasser des trucs : lui, c'est la botanique et à 100 mètres de distance, il repère LA plante inconnue. Il va les ramener chez lui et les planter dans son jardin. Certaines se plaisent beaucoup en Bretagne.
Vu de loin,
Puis nous suivons une piste qui mène au col de " Tizi N' Tazazert", à 2200 mètres d'altitude. Peu avant le col se trouve une petite auberge, l'auberge Tiza.
C'est moi. La petite auberge est implantée dans un site incroyablement beau et âpre. On ressent tout de suite à quel point la vie doit être dure ici. Pourtant une famille vit ici, avec 3 enfants. Ahmed est le chef de famille : il vivent du thé que les voyageurs prennent chez eux, ils hébergent aussi.Mais il n'y a ni électricité, ni chauffage, ni eau courante.... Je ne crois pas qu'Ahmed ai un moyen de locomotion. Il marche. Je le descendrai dans la vallée. Il allait se rendre à pied à Bab N' Ali, pour aller à la rencontre d'un groupe de touriste qui randonnait dans le coin et essayer de leur vendre quelques objets qu'il fabrique (couteau,...). 30 kms aller retour pour quelques dirhams. Donc, voilà, si vous passez par là, arrêtez vous prendre le thé..
Le paysage pris de l'auberge.
| | | Nous prenons le thé à 2000 mètres d'altitude. Il fait froid car le vent souffle. Nous nous mettons dans un angle mort, plein sud, pour lézarder. Le soleil nous réchauffe vite. Décidément, c'est sûr, je préfère prendre le thé ici qu'assis à une terrasse sur les Champs Elysées...
Il y avait déjà sur place un couple d'apiculteurs de Beni Mellal. Ils ont 2000 ruches et reviennent d'une inspection en quelque sorte. Nous voici dont au sommet du Jebel Saghro lancé dans une dégustation (gratuite) des nombreux miels que le Maroc produit. J'ai toujours dans la mémoire le gout du miel d' euphorbe, puissant, presque brulant dans la gorge. C'est plus un médicament qu'une nourriture d'ailleurs.
Le lendemain, nous referons cette route pour rejoindre sans difficulté, Boulmane du Dadès. Pour l'heure, nous redescendons avec Ahmed jusqu'à Bab N'Ali. C'est sûr, je reviendrai dans cette montagne mystérieuse qu'est le Jebel Saghro.
Un autre berger, proche du col.
L'après-midi suivante, notre but sera Aït Ouazzik. C'est un site majeur de gravures rupestres non seulement au Maroc, mais au niveau mondial. Il a le mérite d'être accessible après une piste de 15 kms. Il faut prendre la route en direction de Zagora, passer Tazarine. Un panneau indique la piste, juste avant une station service.
La piste est d'abord caillouteuse, puis sablonneuse. Mais çà passe. On ne peut pas se perdre car il y a des pannaux à chaque changement de direction. Le village d'Aït Ouazzik se meurt. En fait, on y sent vraiment la misère.
Le site est un plateau rocheux, d'environ 1 km de long, qui surplombe ce qui fut La Vallée et donc un merveilleux terrain de chasse et de pêche au néolithique.
Sur le plateau, les hommes ont gravé les pierres pendant des millénaires. De toute évidence, de nombreuses cultures se sont succédées ici, sans doute du paléolithique supérieur aux âges des métaux. Le site a été bousculé plusieurs fois, avec des réemplois de roche, comme pour construire un grand tumulus dont certaines pierres sont gravées. Il y a des restes d'habitations. Les gravures les plus connues sont celles de la grande faune africaine, mais il y a beaucoup de figures géométriques, et même d'écriture (les premières écritures ?), peut-être des plans, des outils, des cartes du ciel !, etc.... Au total, sans doute au moins 1000 gravures à rechercher sur le site. Quelques photos significatives.
Un célèbre soleil.
Beaucoup de gravures restent énigmatiques. Je serai surpris de constater qu'à ce jour, il n'y a pas d'études du site un peu poussée.
A droite de la pierre, ce qui semble être une écriture, sans doute antérieure aux écritures berbères.
Aït Ouazzik est gardé. Les secteurs où les gravures sont les plus remarquables sont clôturés pour éviter le piétinement. Mais il ne faut pas se contenter de ce qui est ' entouré '. Il faut fouiner pour avoir le plaisir de trouver de nombreuses œuvres.
A l'extrémité du plateau, un majestueux tumulus, dominé par une pierre levée. Certaines des pierres qui le constitue sont gravées.
Il y aurait tant à dire sur ce site.... il ouvre la porte au rêve. Bon, j'y retournerai aussi. | | | Bonjour ! Encore un grand merci de partager toutes ces merveilles avec nous | | | salut, nous venons de traverser le djebel avec notre chameau logan, on y a rencontrer des nomades allant au ravitaillement en eau avec 15 anes chargés de bidons, dans la sacoche d'un ane 4 petits chevreaux que nous avons pris dans nos bras, adorable; | | | Salut,
J'avais bien repéré un parc à ânes dans la montagne et je m'étais bien demandé ce que faisaient tant d'ânes à une telle altitude. Maintenant, j'ai compris : ils approvisionnent les semi-nomades en eau (et autres denrées) dans une montagne si aride. Photo :
| | | Bonjour,
Si tu as les coordonnées de ton auberge et du guide ? Je pense retourner par là bas en février.... Merci | Discussions similaires sur le Maroc: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 28 607 visiteurs en ligne depuis une heure! |