Il faut de nombreuses années, et beaucoup de bonne volonté à un exptrié pour réellement s'intégrer totalement, et "faire partie du pays".
Que ce soit en Afrique ou au
Cambodge.
L'apparence extérieure n'y change pas grand chose, en fait. Certaines façons de vivre nous sont plus facilement accessibles que d'autres, manifestement l'Afrique francophone pour toi, mais en réalité on reste très longtemps un expatrié.
Certes la barrière de la langue y fait quelque chose. Sans doute aussi d'après ce que tu dis, le nombre d'expats. Tu sembles avoir été dans un petit village en Afrique où tu étais "la [seule] blanche", alors que tu es dans une grande ville au
Cambodge.
Dans des pays du Tiers Monde, tu seras toujours à part. Tu auras toujours un train de vie supérieur, et même si tu as peu d'argent, tu auras toujours ton passeport miracle qui te permets de revenir si les choses se passent mal, et d'entrer dans cet "Eldorado" où tant de clandestions essaient de venir (ce n'est pas une condamnation de ma part, ou un prise de position, juste un état de fait). Tu auras toujours un diplome et une formation valorisée qui te permettent de trouver du travail relativement plus facilement (à partir du moment où tu as le droit de travailler). Et, et cela compte beaucoup aussi, tu auras toujours ton éducation d'européenne, qui fait que tu ne ressentiras jamais le poids de la tradition, de la famille, comme une femme de là-bas peu le faire.
Cela n'empêche pas de comprendre. Cela n'empêche pas de s'intégrer. De comprendre comment les choses se passent.... Je ne sais pas où tu étais en Afrique :) mais il se peut que, bien que très bien accueillie, tu n'aies "même pas vu" certaines choses. Chaque expatriation s'enrichit aussi des précédentes.
Mais, et surtout si tu restes longtemps à l'étranger, tu auras toujours le cul entre deux chaises. Viendra un moment où tu ne te sentiras plus nulle part totalement chez toi, parce que tu auras suffisamment assimilé de chaque endroit où tu vis.
Perso, je ne m'en plains pas :)