Bonjour!
Ca fait toujours plaisir de vous retrouver sur un sujet
Cambodge...
Je vais juste apporter mon grain de sel, enfin plutôt une rectification:
les ONGs ici, ne donnent plus autant qu'avant, cela fait un bail que les hauts dirigeants ont trouvés leurs propres moyens de s'enrichir : trafiques en tout genres, humains, drogues, armes & autres détournement de fond, d'après vous à qui bénéficient les millions de dollars issus de la vente des visas... détournement de biens appartenant a l'état... et surtout ils se sont repartis les plus grandes entreprises du pays (petrole, telephone, BTP, industrie du tourisme...)
Bref, donc les ONGs ont largement participé pendant un moment a un abus, mais aujourd'hui, la situation a bien changé et tt le monde tente de réduire les commissions non justifiés (pots de vins?, j'ai pas dis ca!

) et essaye de travailler avec un seul représentant du gouvernement. (en travaillant avec plusieurs ministères sur un même projet, les commissions se multiplient bien sur...).
Tout ca pour dire que les choses évoluent et dans le bon sens j'espère.
Néanmoins, toutes les inégalités évoquées dans ce post subsistent.
La pauvreté,
suivant les couches sociales l'écart est énorme mais aussi suivant la localisation géographique... par exemple le prix d'une course avec un motodopp peut varier de 500 riels à 1$ (voir plus si on est un simple touriste) suivant les endroits. De plus, il est de plus en plus difficile de trouver un travail rémunérer dans certaines campagnes, donc le père du foyer (ou la famille) se rend dans les grandes villes (au
cambodge c'est facile y en a qu'une, c PP) pour travailler. Arrivé a PP, ils perdent non seulement le peu de qualite de vie qu'ils avaient a la campagne mais en plus sont obligés d'accepter n'importe quel emploi (usine textiles, fabrique de brique, batiment, motodop,...) faute de formation, et ne pouvant vivre dans le centre, ils se retrouvent exclus a la périphérie de la ville (et oui limmobilier a la cote a PP, mais pas pour tout les budgets...) où ils s'amassent dans des bidons villes...
La santé,
Si on a pas d'argent cela devient trés compliqué.. En plus autant vous dire que là notre cher assisté français de base habitué a son régime de sécurité sociale se sentirait un peu délaisse... La notion d'assurance a du mal a rentrer dans les moeurs, pourtant certaines ONGs, développent des programmes d'assurance maladie qui sont trés abordables (a partir de 3$/mois). En dehors de cet aspect, il persiste de grosses inegalites au niveau geographique. Et puis rappelons que l'esperance de vie ici est de 50 ans...
L'éducation,
A mon avis c'est ce qui est le plus regrettable, car comme on le dit souvent, l'avenir ce sont les enfants. Et au niveau de l'éducation, il est certains que le gouvernement ne fait RIEN pour améliorer la situation... après tout c'est bien dans son intérêt, on manipule et abuse plus facilement des gens qui ne sont pas éduqués...
Mais encore une fois, il faut garder espoir, de nombreuses ONG sont la pour (tenter) palier la mauvaise volonté du gouvernement, Krousar Thmey qui a ete cite plus haut, s'occupe notament des enfants handicapés qui ne peuvent suivre l'école publique.
Après, il est utile de préciser que l'école publique ici n'a que le nom... le salaire des profs etant ridiculement bas, non seulement ils sont (la plupart du temps) obligés de ne faire cours qu'une demi journée par jour pour pouvoir soit avoir une autre classe soit exercer une autre activité afin de gagner suffisement d'argent. En plus, les éléves doivent payer leur prof pour aller a l'école publique!...
Alors après, ce post peut paraître noir ou pessimiste, que neni!
Les choses évoluent au
Cambodge, dans le bon sens, c'est simplement qu'elles n'evolueront jamais aussi vite qu'on le voudrait avec nos yeux d'europeens...
Xavier