Mardi 25 juin 2019Terrasse Vaudreuil - Cornwall : la tuile, la grosse tuile !La météo avait annoncé la couleur : grosse pluie le matin, ensoleillé l'après-midi. Tant pis, je pars quand-même ce matin car l'étape est longue. Je me sècherai en roulant l'après-midi.
Je réserve un logement Airbnb à petit prix à Cornwall. Je reçois un message me donnant l'adresse et le digicode, un numéro facile à retenir du genre 123456.
Erreur fataleD'habitude, j'emmène toujours avec moi un vieux portable de secours, on ne sait jamais.
Mais là, juste au moment de partir pour mon périple, impossible de mettre la main dessus. Je suis donc parti avec mon seul portable pour viatique : contacts, téléphone, web, cartes, GPS... la totale.
Et ça ne loupe pas. Après une heure de pédalage sous une pluie battante, le portable, mal abrité dans son étui, rend l'âme. Mais mort de mort, ça grésille quand j'essaye de le rallumer. La grosse, mais vraiment très grosse tuile !...
Heureusement que le parcours, l'adresse et le code d'entrée étaient d'une simplicité enfantine. J'ai pu entrer dans mon logement à Cornwall. Comme je m'y attendais, la maison était vide d'occupant, simplement destinée à accueillir des hôtes, sans même que le propriétaire ait à venir. Et du coup, impossible de le contacter.
Le plein de galères pour terminerLà il faut que je résume, sinon ça prendrait des pages.
- Se faire prêter un téléphone pour contacter mon fils.
- Acheter un billet de train dans une gare sans agent et où le distributeur de billets ne prend pas la carte bleue.
- Se voir refuser de mettre le vélo dans le train.
Mais bon, tout a fini par s'arranger, grâce entre autres à une sympathique contrôleuse qui a eu pitié de moi, un canadien qui m'a prêté son portable, une canadienne qui a bien voulu m'acheter un billet de train contre du cash. Je suis rentré à
Hamilton avec cinq jours d'avance.
Pour conclureCette partie de l'
Amérique du Nord commence à faire des efforts pour le vélo, mais c'est au coup par coup, on passe d'un extrême à l'autre (du tout vélo au tout bagnole).
Les distances sont énormes, les paysages pas très variés. Faut aimer pédaler et... rêvasser.
Le flot des bagnoles dans le dos, c'est stressant, même si les conducteurs sont très respectueux.
L'accueil chez l'habitant : ça c'est le top, ce que j'ai le plus apprécié en fin de compte. On te reçoit à l'américaine. Tu fais comme chez toi. Un exemple amusant pour un français : à table, l'invité n'est pas servi en premier. On se sert comme on veut. Ca j'ai du mal à faire...
PSJ'ai bien sûr retrouvé mon vieux portable dès mon retour.
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