Bonjour à tous les lecteurs de cette rubrique.
Je suis le commandant de la brigade prévôtale (brigade de gendarmerie française attachée aux forces militaires françaises basées au
Sénégal). Je rentre d'une mission qui m'a conduit au barrage de DIAMA (poste frontière avec le
Sénégal depuis la
Mauritanie).
Je connais les difficultés rencontrées actuellement par les propriétaires de véhicules français entrant au
Sénégal au moyen d'un carnet ATA et j'ai obtenu quelques indications des douaniers de DIAMA et de la direction des Douanes sénégalaises.
Le carnet est un document administratif utilisé pour une opétation commerciale et non pour faire des allers-retours
FRANCE - AFRIQUE -
FRANCE...
Depuis le 11 novembre 08, jour de mon passage à DIAMA les douanes sénégalaises refusent le carnet ATA et délivrent un passavent (prix 2800 FCFA : dixit la direction des DOUANES - soit moins de 5 euros).
Ce passavent est valable 10 jours et peut faire l'objet de 2 prolongations successives de 15 jours, soit un maximum de 40 jours.
Ensuite il vous incombe de faire une demande d'importation en franchise temporaire auprès de la direction générale des Douanes de
Dakar.
Sachez que les véhicules de plus de 5 ANS arrivant de
France ne peuvent plus être réimmatriculés au
Sénégal.
Par contre il semble (je dis bien il semble) que ces mêmes véhicules arrivant du Mali ou de
Mauritanie ne sont pas soumis à cette règle.
Je donne toutes ces indications en mon nom et non en temps que service officiel français, pas la peine de dire aux douaniers " ce sont les gendarmes français qui ont dit cela...". Inutile de prendre nos homologues pour ce qu'ils ne sont pas, soyez courtois et cordiaux et ils vous le rendront. Je sais aussi qu'au
Sénégal tout est possible moyennant "bakshich" et qu'ici cela semble être une régle instituée, mais ce qui marche une fois ne marche pas à tout les coups et en entrant dans ce jeu on n'est pas prêt de l'arrêter.
Donc autant que faire se peut, respecter les règles et renseignez vous auprès des services officiels français avant de partir (Douanes, automobiles clubs...).
Evitez aussi d'écouter les conseils des "vieux sénégaulois" (français installés au
Sénégal) qui mêmes s'il sont judicieux ne reflètent pas forcèment la réalité. On prend vite de mauvaise habitudes dans les pays où la loi peut être contournée contre espèce sonnante et trébuchante. Soyez dans les "clous", il n'y a rien de mieux pour éviter les ennuis.
Sur ce bon voyage, il semble qu'en ce moment tout se déroule bien sur le trajet
FRANCE -
DAKAR, hormis les tracasseries administratives dans les pays traversés. Et bienvenue à
Dakar pour ceux qui vont venir passer l'hiver sous le soleil d'Afrique.
Cordialement à tous les lecteurs, Philippe, prévôt à
Dakar.