Carnet de voyage au sud du Maroc Daming · 23 février 2017 à 22:11 · 298 photos 162 messages · 44 participants · 27 223 affichages | | | | À: Daming · 25 février 2017 à 18:22 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 21 de 162 · Page 2 de 9 · 2 675 affichages · Partager J'attends la suite avec impatience Damien. J'ai beaucoup aimé la façon dont vous avez travaillé la lumière sur vos photos. Le récit pourras servir à ceux qui ont envie d'aller voir ces lieux. Dommage pour l'argent, mais il semblerait qu'il y ait un bon dénouement. Ma carte bleue ne me quitte pas, petite sacoche sous les vêtements très pratique et argent dans le sac pour ne pas mettre tout les œufs dans le meme panier. Une seule fois je me suis fait une grosse frayeur, plus de 600€'destiné à une asso que j'avais mis dans la sacoche, le cordon s'est cassé, heureusement dans la voiture, et en descendant j'ai trouvé la sacoche coincée dans la portière...ouf... Sinon je n'ai jamais eu une seule galère d'argent depuis les années où je me balade au Maroc. A bientot. | | | À: Daming · 25 février 2017 à 19:28 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 22 de 162 · Page 2 de 9 · 2 665 affichages · Partager Merci pour ce beau reportage plein de soleil et de suspens. Vivement la suite. | | | À: Daming · 25 février 2017 à 19:29 · Modifié le 25 fév. 2017 à 20:17 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 23 de 162 · Page 2 de 9 · 2 665 affichages · Partager Jour 4 : Les gorges du Todhra
Pour ce quatrième jour de découverte du Sud Maroc, je décide de partir un peu plus tôt car j’ai un peu de route, en effet je compte passer la journée dans les Gorges du Todhra, qui sont à un peu plus de deux heures de route. C’est un peu long ces allers retours car finalement ça fait passer beaucoup de temps sur la route, peut être un point de chute vers Boumalnes aurait été plus judicieux si on compte comme moi faire deux jours dans cette zone. Néanmoins l’auberge de Skoura est très agréable et on est content d’y rentrer le soir. Donc finalement, la contrainte de la route est effacée par ces soirées passées chez Mohammed.
Comme la veille, je prends la route qui remonte le Dades, puis après Boulmanes, je continue tout droit direction Tinghir. Le paysage sur le bord de route est lunaire, les montagnes au loin comme souvent dans la région arborent différentes bandes de teinte pastel. Au Sud, le massif du Djebel Saghro. Pas un arbre dans le coin, pas pratique si on a une envie pressante de faire pipi ?
En suivant l’oued Todhra en sortant de Tinghir, on tombe sur une magnifique palmeraie. La densité de palmiers est impressionnante. Depuis la route on a plusieurs points de vue différents sur cette palmeraie qui débouche des gorges et s’étire vers la plaine. Vue depuis une petite aire de repos sur le bord de la route, avec un chamelier qui attend les touristes pour la photo.
Des enfants se proposent comme guide pour visiter la palmeraie, néanmoins avec les hautes montagnes autour, je doute que ce soit nécessaire quand même.
Je profite d'un passage de nuages qui tachettent la montagne de couleurs plus sombre pour faire une dernière photo de ces palettes de pastel.
L’Oued a ici creusé profondément dans la roche pour se frayer un chemin tout en courbe, au point le plus profond, il y a 300m de falaise que les passionnés d’escalade ont trouvé comme terrain de jeu exigeant (un villageois m'a dit qu'un français a ouvert au village devant les gorges un magasin de matériel d'escalade).
On entre d'abord dans la gorge qui est encore plutôt large.
Le contraste entre l'ocre de la pierre et le vert de la palmeraie est grandiose.
Puis on entre dans la gorge à son niveau le plus profond (après s'être acquitté d'un droit de passage de quelques dirhams), impressionnant.
Le vent souffle fort dans la gorge et le soleil ne vient pas nous réchauffer, il fait très frais.
J’ai emporté avec moi une vieille édition du Lonely Planet Maroc, et dedans il y a une suggestion de balade autour de la gorge. Je me gare après la gorge principale en face de la zone où se trouvent les grimpeurs.
La montée se fait juste après le canyon principal par un escalier qui devient rapidement un chemin muletier facile à suivre.
On grimpe dans un paysage minéral absolu.
Une vieille dame passe avec ses ânes. A mon passage elle me demande de l'argent d'abord puis à manger. J'ai quelques amandes, que je partage avec elle.
Ici aussi, tout comme dans les gorges du Dades, on a cette sensation d'avoir été téléporté dans des paysages de l'Ouest américain.
Au col, le vent souffle fort, des gens ont utilisé des cailloux pour écrire des messages sur le sol en Amaghiz. La petite balade pour grimper est très sympa, pas trop longue, en se retournant on aperçoit la route.
De l'autre côté, visiblement il y a une autre gorge, mais le chemin ne va pas dans cette direction.
Au contraire, le chemin bifurque vers le Sud afin de contourner les gorges du Todhra et revenir vers le village au pied des gorges, au loin la palmeraie de Tinghir.
Puis on découvre des habitations de nomades, qui vivent ici avec leur chèvres. Je rencontre une famille, que je ne dérange pas car le père est en pleine prière.
La vue est extraordinaire depuis le sommet.
Sur le chemin de la descente, je rencontre un enfant puis une femme puis un homme qui sont chacun dans ces montagnes avec leurs bêtes.
Tous demandent de l’argent ou à manger, ou une cigarette. La descente est un peu plus difficile car il y a beaucoup de rochers sur le chemin et il faut faire attention à ne pas se tordre une cheville car on regarde le paysage plutôt que devant ses pieds, c’est tentant pourtant tant le paysage est grandiose. Ici les montagnes ont des formes bizarres, de longues stries partent du haut de la vallée jusqu’à l’autre versant en faisant comme des vagues.
Alors que je descends en direction du village, j’entends l’appel du Muezzin parvenir de différents endroits de la vallée, en décalé les uns des autres, dans ce décor superbe. Je m'arrête et écoute ces appels, qui se chevauchent et emplissent le paysage de spiritualité.
A suivre... | | | À: Daming · 25 février 2017 à 20:46 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 24 de 162 · Page 2 de 9 · 2 646 affichages · Partager Suite du jour 4...
On arrive au dessus des anciennes kasbahs du village de Tiguediz.
Je tombe sur des enfants qui eux aussi demandent de l’argent. Je refuse et ils n’insistent pas, par contre ils sont très intéressés pour voir mon téléphone de plus près. Je me prends au jeu et on passe une bonne demi heure ensemble; ils sont mort de rire en voyant les vidéos de mes enfants.
Pour rejoindre la route, il faut traverser l'oued.
En contrebas il y a un pont de bois, ce qui me ramène au pied des gorges du Todhra.
La boucle m’a pris un peu plus de 2h30 jusqu’à la route, puis encore 1h pour remonter tranquillement la route vers la voiture garée de l’autre côté tout en discutant avec un villageois qui se promenait après sa journée de travail.
On retraverse ensemble les gorges qui ne sont plus directement éclairées.
La randonnée est vraiment intéressante à faire en plus de la découverte simple des gorges, qui peut être bref. Franchement je le recommande.
Au retour, le soir il n’y a quasiment plus personne, la route du fond des gorges est utilisée par les sportifs du coin qui font du des exercices physiques ou du foot alors que la gorge est maintenant rougeoyante.
Je profite de la lumière douce de la fin de journée pour refaire les points de vue sur la palmeraie du matin, ici des vieilles demeures qui émergent de la palmeraie.
Là une vue panoramique sur toute la palmeraie de Tinghir.
Le soir, il n'y a plus de vendeurs ni de chameliers, par contre des voitures sont garées et quelques groupes de marocains profitent de la vue tranquillement.
En tout il me faudra deux heures pour rentrer sur Skoura juste avant le diner.
Ce soir, nous serons en petit comité à la table de Mohammed, nos jeunes compagnons de la veille sont déjà partis en direction de Merzouga. Néanmoins, ce fut encore une fois une soirée riche de discussions passionnantes, plus intimes c’est incroyable comment le voyage permet de faire ce genre de rencontre inattendues et si enrichissantes.
A suivre... | | | À: Daming · 25 février 2017 à 21:34 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 25 de 162 · Page 2 de 9 · 2 632 affichages · Partager Jour 5 : Route vers M'Hamid aux portes du désert par la vallée du Drâa
Aujourd’hui un long périple m’attend, je vais partir en direction de M’Hamid Gislhaine, tout au Sud du Maroc, là où la route s’arrête et ou commence l’univers des dunes du désert.
Avant d’arriver à M’Hamid depuis Skoura, il faut repasser par Ouarzazate, puis traverser une chaine montagneuse rocailleuse, longer la vallée du Drâa jusquà Zagora, puis poursuivre encore une heure jusqu’à M’Hamid. Dans une même journée, c’est plusieurs types de paysages que l’on voit défiler, et un trajet que le GPS donnait pour 4h me prendra toute la journée tellement je me suis arrêté pour voir le paysage qu’offrait cette superbe route. Pour information, il y a beaucoup de travaux sur cette route, mais c’est pas très gênant, les portions sans travaux sont quant à elle très roulantes.
De Skoura, on reprend la grande nationale jusqu’à Ouarzazate. J’aime beaucoup cette route, les formations rocheuses y sont très intéressantes avec les montagnes enneigées en arrière plan.
Depuis Marrakech, je ne m’étais pas encore arrêté pour faire le plein. J’ai fait environ 1000km et il me reste encore les ¼ du réservoir. Mais vu que je pars pour un grand voyage, je préfère faire le plein dans la grande ville, à Ouarzazate. Au Maroc, le diésel est moins cher qu’en France, je le paye 9,4 Dirham le litre, les trois quart du plein me coutent 330 Dirham. Le cout au kilomètre de la 208 est vraiment faible, c’est impressionnant de sobriété ce moteur Peugeot. En parlant voiture, je suis bluffé par toutes ces vieilles voitures qui roulent au Maroc. Dans la station service, il y a beaucoup de jolis spécimens qui ont du voir passer des centaines de kilomètres, pour la plupart ce sont des voitures qui ne roulaient plus en France quand je suis né (ou alors pas assez longtemps pour que je m’en rappelle) : des 4L, des Peugeot break (dont je ne connais pas le nom), une Renault 5 (et non pas une Super 5), et puis les légendaires grosses Mercedes de l’époque (celles-là je m'en souviens bien par contre, y en a qui roulent encore ici). Il y a aussi beaucoup de Dacia, modernes elles. Des Lodgy pour les taxis, des Logan et quelques Duster. On voit finalement peu de voitures neuves dans ce coin du Maroc. Tous les jours sur la route, ces vieilles voitures en tout cas me fascinent, pour une bonne partie d’entre elle, je suis incapable de savoir quel modèle c’est, car j’en ai jamais vu en France. Je remarque aussi pas mal de camions Berliet sur la route, une autre marque dont j’ai entendu parler mais dont je n’avais jamais à quoi cela ressemblait. J'en prendrai plein en photo tout au long du séjour et j'en mettrai une petite sélection à la fin.
Le plein fait, je reprends mon long chemin plein Sud.
Les amandiers semblent démarrer leur floraison, Mohammed avait raison, et cette touche de blanc va encore plus embellir le paysage de la région jusqu'à la fin de mon voyage.
Après Ouarzazate, la route s’attaque au premier massif, un espace minéral ou il ne semble n’y avoir aucun végétal qui ne pousse, sauf quelques palmiers ici ou là.
La roche de ce massif est bien plus noire qu'ailleurs.
Cet espace vide est impressionnant, on traverse quelques rares villages, puis on passe des cols depuis lesquels on a une vue panoramique sur ces vallées désertiques.
Au loin, on aperçoit le relief étonnant des montagnes, qui ressemblent à des pains de sucre noir, au retour j'irai voir cela de plus près.
L’Oued a creusé des profondes vallées et serpente en contrebas.
Encore une bizarrerie minérale, des sillons creusés dans la montagne, comme des lignes d'altitude des cartes IGN.
Puis on redescend vers la vallée du Draa. Les végétaux refont leur apparition. La photo ne le rend peut etre pas bien, mais cette montagne a des teintes verdâtres !
Au dessus d'Agdz, une autre montagne aux formes torturées.
On arrive à la palmeraie qui longe le Drâa. Dans cette palmeraie, la densité de palmiers est vraiment importante, il y en a vraiment énormément. Je fais plusieurs pauses pour profiter de jolis points de vue.
Les villages sont de l’autre côté de l’Oued, la route bordant la palmeraie directement. On peut voir certaines grosses kasbahs dépasser de la végétation. La route est magnifique mais il y a beaucoup de zones de travaux encore et il faut faire très attention.
Sur une zone où les engins de chantiers sont garés en bord de route, on a une vue panoramique sur la palmeraie.
Après Zagora, il reste encore une heure de route jusqu’à M’Hamid. La fatigue de la route se fait sentir, il me tarde de voir ce désert de dunes de sable tant imaginé. A Zagora, il n’y a pas de dune en tout cas, la route continue tout droit plein Sud.
On traverse une large vallée bordée de montagnes ocres, puis le sable apparaît par endroit, accroché autour des arbustes.
Je suis tout content de voir concrètement que j’arrive au désert. Une dune isolée, la dune de Tindou, dépasse dans cette plaine, elle semble perdue au milieu de nulle part.
On passe le premier col, la vue sur cette vallée est incroyable, on se sent vraiment face à la vue fantasmée de l’Afrique avec ces arbres éparpillés (acacias ?).
Vue du col sur une des trois vallées avant M'Hamid.
Puis la deuxième vallée tout aussi magnifique, avant d’arriver aux vraies dunes.
Finalement, on a envie de s’arrêter sur l’une d’entre elles pour fouler de nos pieds le sable doux du désert. Le désert dans ce coin est en tout cas encore très végétalisé, il y a beaucoup d’arbres et d’arbustes autour desquels le sable s’est aggloméré pour former des dunes.
A M’Hamid, la route s’arrête, c’est ici que commence le désert. Au bout du village qui fait 300m de long le goudron laisse la place à la piste, domaine réservé des 4x4. Je retrouve Martine avec qui j’ai préparé le trek dans le désert. On discute un peu chez elle, je découvre qu’elle a habité la même ville que moi, que son fils a travaillé dans le même organisme que moi, quelle coïncidence, c’est drôle de parler de cela tout au bout du Maroc...
C’est avec Mustapha et Mohammed que je vais partir le lendemain matin, pour l’heure ils m’amènent à l’hébergement du soir à la Palmeraie. Le soir je reste dehors pour contempler le ciel étoilé au dessus des tentes de bivouac, je n'ai pas envie d'aller me coucher avec ce spectacle au dessus de la tête. | | | À: Daming · 25 février 2017 à 22:03 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 26 de 162 · Page 2 de 9 · 2 626 affichages · Partager j'aime.......j'adore !!!!!! que dire !!! les photos terriblement jolies et les commentaires ++++++++++++
merci je voyage !!!!!!!
A. | | | À: Daming · 26 février 2017 à 7:47 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 27 de 162 · Page 2 de 9 · 2 610 affichages · Partager Sublimes photos et commentaires Damien, quel beau cadeau que vous nous faites par ce partage 
Je ne connais pas la Vallée du Dadès ni les Gorges du Todhra, vous m'avez donner envie d'y aller. Vos photos sont magnifiques !!
Vôtre continuation dans la Vallée du Drâa me ramène au milieu des années 80' qui fût pour moi mon tout 1er grand voyage : il s'agissait du Maroc, d'autres allés suivre par la suite. A l'époque, j'avais adoré le Sud du Maroc.
A cette époque, ni touristes Chinois, Japonais... Alors, je dirais : vu que beaucoup de Français ont malheureusement désertés le Maroc, ces flots de touristes asiatiques sont un plus pour les marocains qui vivent essentiellement du tourisme.
Je voudrais pouvoir faire comme vous Damien, louer une voiture et parcourir tous ces beaux paysages, mais la seule chose qui me retienne, c'est la conduite des marocains, je ne suis pas sûre d'être capable de conduire au Maroc...
Concernant vôtre petite anecdote sur vôtre discussion avec Martine tout au "bout du Maroc", je vous répondrez par un : "c'est çà la Vie...".
Nous attendons la suite et à vous lire, je reste persuadée que vous reviendrez au Maroc !
Bien cordialement
Laure | | | À: Daming · 26 février 2017 à 8:37 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 28 de 162 · Page 2 de 9 · 2 601 affichages · Partager On attend le dénouement. J'avance une possibilité....Le sac est resté chez Brahms à Aït Benhadou ? | | | À: Daming · 26 février 2017 à 19:53 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 29 de 162 · Page 2 de 9 · 2 556 affichages · Partager Jour 6 : Trek dans le désert autour de M'Hamid
En début de matinée, Mustapha et Mohammed arrivent avec deux grands dromadaires qui seront nos porteurs pour ces 2 jours dans le désert. Franchement, j’aurai jamais imaginé que cet animal, le dromadaire était aussi grand. Après avoir chargé les dromadaires, nous partons en direction de la palmeraie. Par chance, on tombe sur un plan d'eau sur le bord de la route, ils se remplissent la bosse bruyamment, ils savent probablement que ce genre d'opportunité n'arrive pas souvent.
On traverse d’abord la palmeraie avant d’arriver dans le vieux M’Hamid, on traverse les petites ruelles bordées de maisons en pisé.
Nous continuons dans la palmeraie, on a un peu du mal à avancer car certaines zones sont pleines d'eau (c'est un comble) et les dromadaires ont beaucoup de difficulté à progresser dans la boue, ce qui peut même se révéler dangereux pour eux, car leurs pattes sont plus faites pour marcher dans le sable que dans l'eau.
On sort de la palmeraie, puis on commence à fouler le sable du désert.
On s’arrête à l’ombre de palmiers pour le déjeuner.
Mustapha décharge les dromadaires et installe le coin repas et la cuisine nomade, il prépare un superbe repas avec assurance, ses mouvements sont justes, le repas excellent, je me régale comme rarement. En plus le cadre est vraiment unique, dans le calme du désert.
Pendant ce temps, les dromadaires sont aussi allés manger, mais pour éviter qu’ils ne s’éloignent trop, Mustapha leur a attaché une corde courte entre les jambes de devant, ainsi ils ne peuvent faire que des très petits pas et rester dans les environs.
Petit à petit, le vent se lève, d'abord une petite brise puis progressivement sa force soulève du sable qui s’infiltre de partout. Je protège mes affaires, notamment l'appareil photo mais c'est peine perdue, le soir je remarquerai qu’il y aura même du sable dans mon sac de couchage fermé !
L’après midi nous quittons le désert de terre séchée et durcie pour des dunes de plus en plus grandes. Cette partie n'était pas la plus belle du désert, par contre il a été beaucoup plus facile de progresser sur cette terre dure plutôt que dans le sable mou.
En route, je prends en photo des arbres très photogéniques, un acacia ?
Un autre spécimen (je ne connais pas le nom).
Un minuscule arbre qui a déjà une belle forme proportionnelle.
Des arbres au tronc torturé.
Les dunes se font de plus en plus imposantes. Par contre je suis étonné de voir que le désert est tout sauf vide de vie. De nombreux arbres parsèment le désert et s'accrochent aux dunes.
Le vent souffle très fort et le sable s'envole au dessus des dunes.
De belles formes ondulées, et ce n'est que le début car au fur et à mesure de ces trois jours, ce sera de plus en plus magnifique.
Le vent rend la progression difficile, je suis content d'avoir acheté un cheich avant de partir. Je ne laisse que les yeux à l'air libre et je suis obligé de les garder plisser. Je n'ai pas envie d'attraper une infection aux yeux pour ce premier jour, d'autant plus que je n'ai pas pris de collyre (ou de lunettes de soleil). Ce vent est une chance par contre, car il sculpte les dunes et creuse des rainures très marquées sur les dunes, qui sont amplifiés à mesure que le soleil descend.
On retrouve une partie de désert très végétal avec beaucoup d'arbustes à la couleur orangée.
A suivre... | | | À: Daming · 26 février 2017 à 20:54 · Modifié le 26 fév. 2017 à 21:20 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 30 de 162 · Page 2 de 9 · 2 535 affichages · Partager Suite du jour 6...
En fin de journée, la lumière rend le cadre encore plus époustouflant, bien sur je m'éloigne un peu de mes guides pour trouver des points de vue différents sur le désert.
De belles courbes se dessinent.
Un tronc d'arbre mort avec des dunes en fond.
Nous arrivons dans la zone des dunes du chacal, ou nous passerons la nuit.
C'est bizarre toutefois ces tas de sables qui alternent avec des endroits où il n'y a que de la terre durcie. Avec tout ce vent, on pourrait imaginer au contraire que le désert devrait devenir rapidement tout plat...
Nous nous arrêtons au creux de la plus grande dune des environs. Je monte la tente canadienne pendant que Mustapha et Mohammed installent la leur.
Enfin je peux enlever mes chaussures. Toute la journée j'ai marché avec mes baskets, des chaussures fermées. Alors que mes deux guides eux étaient chaussés de sandales à scratch. Le problème des chaussures fermées c'est que le sable rentre petit à petit à chaque fois que l'on soulève le pied qui s'était enfoncé. A la fin de la journée, non seulement la chaussure est bien plus lourde car tout l'espace disponible a été rempli par le sable fin, mais en plus le sable s'est compacté, tassé, écrasant les doigts de pieds. Une sensation pas très agréable... Donc, sitôt arrivé au camp, je me déchausse et repars me promener pieds nus, avec la sensation de liberté ! Je grimpe sur les hautes dunes, ce qui demande un effort, mais la vue d'en haut en vaut la chandelle.
Nos dromadaires profitent eux aussi de la liberté de fin de journée.
Le vent n'a pas cessé, et sur certaines dunes, il est vraiment intense.
Les dunes sont marqués par des sillons à cause du vent.
D'ailleurs Mustapha m'avait dit qu'à son avis après le coucher du soleil, le vent tombera, et ce fut le cas... Très fort.
Je me trouve une belle place voir le coucher de soleil sur le désert, moment magique...
. avec une lumière douce.
A ce moment là, le sable prend une couleur ocre presque irréelle.
Je suis rejoins par Mohammed, il s’assoit à côté de moi, on discute tranquillement alors que le soleil nous joue un superbe spectacle.
Le soleil va disparaitre. C'est fou comme un coucher de soleil est un moment qui donne ce sentiment de plénitude à celui qui prend le temps de le regarder. Mais alors dans le désert cette sensation de sérénité absolue est totale. On a envie que ce moment soit imprimé au fond de soi pour le garder et le remémorer de temps en temps. C'est un peu ce que l'on essaye de faire avec nos photos d'ailleurs.
Puis la nuit arrive très rapidement, avec elle la fraicheur puis le froid.
Il nous faut donc rapidement se mettre en quête de bois pour le feu. On trouve du bois mort sur une dune. Mohammed grimpe avec aisance (et pieds nus) et arrache des branches mortes en équilibre. Plus bas, je ramasse le bois et le ramène au camp.
A suivre... | | | À: Daming · 26 février 2017 à 21:09 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 31 de 162 · Page 2 de 9 · 2 530 affichages · Partager Suite et fin du jour 6 :
Notre recherche de bois est plutôt fructueuse, jugez plutôt.
Ce sont maintenant les dernières lueurs du jour. Chargé de mon tas de bois sur l'épaule, je me permets quelques photos de ce désert qui est passé de l'ocre au pastel.
De retour au camp, Mustapha a déjà commencé à préparer un diner de grande classe.
Il est en train de pétrir un pain de sable, qu’il fait cuir enfoui dans le sable couvert de braises. On prend un thé à la menthe dehors, à côté du feu.
Tout le diner est encore une fois très savoureux. Après le diner, je pars dans les dunes pour regarder les étoiles. Je reste assis en haut d'une dune pendant un très long moment, emmitouflé dans ma doudoune et les pieds enfoncés dans le sable encore chaud. Le spectacle du ciel est fantastique, on voit plein d’étoiles filantes, et même quelques avions. Je m'essaye à quelques photos astronomiques, mais rien de bien concluant. Il faut dire que mon appareil photo n'est pas très performant pour cela, car je n'ai pas de visée optique. Tant pis, je tente une photo de la tente en laissant une lampe de poche éclairée dedans.
La nuit sera fraiche, mais pas aussi froide que je redoutais. Le sac de couchage 5°C a suffi même si j’aurai du prendre avec moi des grosses chaussettes car c’était un peu juste pour les pieds le matin.
A suivre... | | | À: Trostang · 26 février 2017 à 22:45 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 32 de 162 · Page 2 de 9 · 2 519 affichages · Partager On attend le dénouement. J'avance une possibilité....Le sac est resté chez Brahms à Aït Benhadou ?
il ne brame pas Brahim !  quoique !    il est vraiment génial ce carnet ! francia | | | À: Daming · 26 février 2017 à 22:49 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 33 de 162 · Page 2 de 9 · 2 517 affichages · Partager bonjour j'y crois pas !!!!!!! tu as retrouvé Martine ????????? au fin fond de son désert ? ho que tu me donnes envie d'aller la retrouver dans ses dunes.... whaouuuuu, ça me manque trop ! tes photos sont vraiment top ! salut voisin et merci ! francia | | | À: Daming · 26 février 2017 à 23:14 · Modifié le 27 fév. 2017 à 0:39 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 34 de 162 · Page 2 de 9 · 2 511 affichages · Partager Bravo Damien,
Je crois que c'est la premiere fois que je vois des photos et un récit de cet itineraire de M'hamid, dont nous parlons souvent sur ce forum, aussi bien détaillé, documenté, et ce qui ne gâche rien avec une bonne écriture.
Il, y a très souvent des photos de Merzouga, mais peu de M'hamid et de ses immensités.
Apparemment le Treck a été bien préparé, la cuisine bonne, les accompagnateurs compétents et agréables. Ce serait bien que tu nous donne les coordonnees de l'agence par quî tu es passé. J'attends la suite avec impatience. Hannah. | | | À: Daming · 27 février 2017 à 0:11 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 35 de 162 · Page 2 de 9 · 2 503 affichages · Partager Bonsoir Damien,
Très cool ce carnet. Il le donne une furieuse envie d'aller faire un tour au Maroc. Je le suis avec un grand plaisir. | | | À: Daming · 27 février 2017 à 11:29 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 36 de 162 · Page 2 de 9 · 2 469 affichages · Partager Trop beau! Un grand merci Damien. | | | À: Daming · 27 février 2017 à 13:53 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 37 de 162 · Page 2 de 9 · 2 457 affichages · Partager Merci pour nous et pour les gens de Mhamid qui grace a toi vont voir arriver de nombreux voyageurs en quête des ces paysages merveilleux, sans compter la découverte de ces descendants de Touaregs toujours aussi chaleureux. J'y étais a Noël avec toute la famille. Fabuleux. Autre agence de Mhamid, (avec 4x4 et en bivouac sauvage) et toujours le même bonheur. | | | À: Daming · 27 février 2017 à 20:01 · Modifié le 27 fév. 2017 à 20:44 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 38 de 162 · Page 2 de 9 · 2 423 affichages · Partager Jour 7 : Des dunes du chacal aux dunes de l'Erg Chegaga en dromadaire puis 4x4
Par chance, je me réveille aux premières lueurs. Il faut dire que le dromadaire a dormi a côté de moi et je ne sais comment il fait ce bruit bizarre, on croirait une gourde que l’on agite quand il bouge dans le silence du désert, puis il se met à mastiquer. Lorsque je sors la tête de la tente, cet énorme animal me regarde avec son air placide en ruminant.
Je m’habille en vitesse pour monter sur une dune voir le soleil se lever.
La douceur de la lumière sur les dunes, le vent léger souffle, le visage refroidi par la nuit est réchauffé dès les premiers rayons. Encore un moment extraordinaire.
Le soleil éclaire progressivement le désert dans le silence le plus complet.
Toujours une aussi belle lumière, le Maroc m'aura vraiment gâté.
Avant de prendre le petit déjeuner, une petite balade aux alentours s'impose. Je pars plein Est voir une dune que je n'avais pas exploré la veille au soir.
Le feu repart rapidement et on mange un solide petit déjeuner au pied de la dune. C’est déjà l’heure de repartir, on remballe le camp et je monte sur le dromadaire pour la matinée. Ca change de la marche, on est vraiment en hauteur sur l'animal.
On marche encore un moment dans les dunes avant de traverser l’Oeud Drâa qui est actuellement complétement à sec. Il y a peu de sable dans cette zone du désert, on marche sur un sol soufflé par le vent du désert, la terre est dure, le soleil tape très fort, bien que l’on soit début Février. D'ailleurs, je sens mon bras qui commence à rougir et à piquer, je le couvre avec le cheich pour éviter de finir la journée avec le coup de soleil de l’année. Mustapha va voir si il y a de l'eau dans le puit abandonné par des paysans qui ont préféré fuir le désert pour vivre à M'Hamid.
C’est en marchant que l’on ressent vraiment le désert. Je voulais vraiment vivre cette expérience de trek dans le désert et y dormir, c’était un moment incroyable, on trouve une grande sérénité et beaucoup d’humilité envers la Nature. Le désert est un endroit parfait pour réfléchir.
En début d’après midi, alors que l’on se dit au revoir avec Mustapha, j’ai déjà envie de revenir à M’Hamid pour marcher encore plus longtemps. Une prochaine fois, c’est sur ! Alors que Mustapha rentre à M’Hamid avec les dromadaires au galop (impressionnant son départ d'ailleurs) pour accompagner un autre groupe qui arrive en fin d’après midi, je pars avec Mohammed aux dunes de Chegaga en 4x4. Il vient nous récupérer et nous traversons le désert pour aller passer la fin de journée et dormir aux pieds des plus hautes dunes du Maroc, à 40 km de là. La piste alterne champs de cailloux, sable mou, terre durcie... On se croirait dans un rallye raid, c'est la première fois pour moi mais c'est vraiment impressionnant.
Au loin, les montagnes bordent le désert.
Encore un autre arbre solitaire.
On traverse le désert avec ses différentes facettes, le désert de cailloux est impressionnant par son aridité. Quelques accacias seulement poussent ici et là.
Puis nous arrivons à un puit, nous prenons de l’eau que nous chargeons dans la benne du 4x4 pour ravitailler des nomades un peu plus loin.
Ils vivent avec leurs bêtes dans des conditions très sommaires, au milieu de tous ces cailloux. La vieille dame fait un signe à Mohammed en montrant son bras, je devine le sens, elle demande de l'aide pour décharger les bidons d'eau. Pas de souci, on se met tous les deux au boulot, c'est un minimum que de ne pas la laisser décharger elle-même, déjà moi je les trouve bien lourd ces bidons !!
L’oasis sacré est un arrêt pour tous les 4x4 qui amènent les touristes sur la piste de Chegaga.
Une source coule ici, des palmiers ont poussé autour.
Un hotel a aussi été construit ici. A côté de l’oasis se trouve une belle carcasse de voiture abandonnée.
Les arbres autour de l'Oasis sont aussi très jolis.
A suivre... | | | À: Daming · 27 février 2017 à 20:15 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 39 de 162 · Page 2 de 9 · 2 416 affichages · Partager Magnifique ce carnet. Merci. Nous voyageons dans notre canapé avec une seule envie : y aller. Les photos sont superbes. Bonne soirée | | | À: Marie29280 · 27 février 2017 à 20:40 Re: Carnet de voyage au sud du Maroc Message 40 de 162 · Page 2 de 9 · 2 408 affichages · Partager Merci beaucoup Marie pour le commentaire. Oui le Maroc est vraiment une destination superbe ! | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 398 visiteurs en ligne depuis une heure! |