A l'heure de la grande marche virile...
Terminus : môle léon Gourret, terminal B-bravo... en principe.
Parking(s) autrement hors de prix, 105€ au parking Joliette d'après les dernières estimations, navette gratuite entre l'endroit et la baille direct, arrêt bien camouflé pour ne pas faire de tord aux autres transports, en face du consulat de
Belgique il me semble, quai de la Joliette, place au cul -pardon-, face à la mer à gauche.
Dommage pour les chaloupes et les bienfaits de l'exercice, tout peut se faire pedibus gambi sans rame et avec entrain.
Voyons un peu le reste...
Florence, c'est charmant mais le débarquement des éléments indisciplinés est à
Livourne, distant d'environ 54 nautiques, 100.000 unités de mètre-étalon mises bout-à-bout, en clair et cela dit sans ménagement : littéralement au diable Vauvert, à dache enfin pour être plus prosaïque, c'est donc passer son temps dans les transports compte tenu de l'éloignement ; je vous l'ai déjà dit, si la divine
Florence des Médicis est votre tasse d'expresso, louez plutôt comme moi et à l'occasion un palais transformé en maison d'hôte à Pistoïa sa rivale (charmant endroit lui aussi mais moins couru) pour l'explorer dignement...
Pise, nettement plus proche, est possible par les transports en commun, train ou bus, cela pour quelques Euros, mais la ville de
Livourne-petite-
venise n'est elle-même pas sans intérêt et la fameuse navette du port payante obligatoire et tant décriée par moi-même fait actuellement la rotation centre ville-baille en boucle ; le prix de 5€ étant forfaitaire, rien ne vous empêche ainsi de faire une petite mise en jambe le matin, de revenir faire votre menu à bord et de repartir après la sieste et/ou le kaoua.
A
Rome, pardon
Civitavecchia, la combinazzione s'affiche désormais aussi dans tout son ridicule pour celui qui sait observer ; la chose est amusante : voir une navette -gratuite- vous amener à un bus -payant- qui fait le chemin en sens inverse tient effectivement de la Comedia del Arte.
Mieux, les taxis à prix d'amis sont là au retour et pour lui alors qu'un Pantalone déguisé en chauffeur (si, si, j'ose...) attend patiemment devant une population incrédule l'heure tardive de conduire à 10mn de là un bus... alors inutile.
Bien entendu, l'ancienne entrée, celle qui permet de rejoindre en quelques minutes la gare à pied est toujours ouverte pour le taxi...
Pas d'affolement, il n'est question que de 5 pièces de monnaie pour avoir l'expérience d'un monde grand guignolesque qui vaut ce pesant de brouzoufs et c'est à voir ; pour le reste, prenez tout simplement un billet combiné trains et transports à cette fameuse gare de
Civitavecchia, pour 12€, vous pourrez circuler à volonté au milieu de vrais Romains... et Romaines toute la journée, enfin jusqu'à l'heure du dernier train.
Puisqu'il en est question, la station de train la plus, disons, centrale est Termini, le terminus en clair, durée du trajet : un peu plus d'une heure, sinon San Pietro, à 5mn de la fameuse place du grand marché Saint Pierre, non pas celui de Montmartre, celui du
Vatican, cela pour être plus vite à pied d'oeuvre : un peu moins d'une heure.
Facétie Romaine sous la cagna...
Comment ne pas compatir au désespoir du touriste d'extrême orient désespéré face à une
fontaine de Trévi... vide ; rien, nada, pas de diluant à Pastis, pas d'endroit humide ou jeter la pièce sinon
Rome, c'est...
Rome, endroit où il faut revenir sans cesse et oublier les visites guindées, pardon, guidées, une perle en un mot et une phrase : fusionnez, paumez-vous dans l'endroit -ce qui est en vérité impossible-.
Venise,
Venise.
2 jours et la nuit est à vous... naturellement, pour la façon hors de prix, les navettes rapides jaunes "Alilaguna" sont faites (uniquement, ai-je entendu ?) pour les touristes très pressés, ce que vous n'êtes pas forcément, donc dans ce cas laissez les baraques à frites, pardon, officines de vente de tickets derrière vous et direction Piazzale
Roma à quelques encâblures, soit un petit quart d'heure à pied repérer l'office du tourisme, trottoir de droite au garage ASM (mais si, dans le garage !) à côté des loueurs de voitures, vous y trouverez non seulement le forfait 24 heures de vaporetto/bus sans restriction à 20€ qui s'active au premier voyage, mais aussi les réservations pour divers spectacles et concerts.
D'ailleurs qu'on se le dise, même interprété par de néanmoins excellents professionnels dont on comprendra l'éventuelle lassitude, Vivaldi sied admirablement à l'ambiance vénitienne.
Allez, je vais être magnanime, voici le détail de l'approche :
A la sortie du port et après avoir boudé les baraquements pour touristes, prenez une large voie qui grimpe un tantinet à gauche (bâbord) du grand bâtiment moderne servant de gare pour une navette suspendue sensée desservir l'ensemble des installations portuaires mais qui ne semble pas très rentable au vu de l'absence de participants, tournez à droite une fois en haut, passez le pont et vous y êtes... ¼ d'heure au tout petit trot, en chantant ou tape en bouche si besoin est.
Prendre son premier vaporetto ? A Piazzale
Roma, tout simplement, suivez la foule... et puis faites du tramping de port en port, d'île en île, il y a naturellement une foultitude d'autres choses à voir hors des sentiers battus du centre-ville et avec cette belle pratique de l'escale prolongée, vous avez le temps.
Sans action sur ce site sympathique :
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ttp://www.e-venise.com
A bord de la baille...
Question gastronomie, encore faut-il savoir ce que l'on entend par là et avoir une voix de référence, ainsi devant votre serviteur un Monsieur très sérieux quant à sa préférence du vin français -même encapsulé- s'est-il vu par erreur servir un produit d'
Espagne -lui doté d'un bouchon de bon aloi- et derechef revenir faire un plein de nectar supposé fierté «nationale», amusant. Pour mémoire, ce vin servi au self service était une respectable production du pays Basque, soit un produit fort honnête d'une province de Navarre où l'on sait tout de même vinifier.
En bref, les efforts sont réels pour offrir des produits travaillés dans la mesure du possible.
Autrement, attention au troisième âge qui fréquente habituellement ces croisières, ils sont terribles face à une table de desserts ; Comedia Del Arte en dehors et en dedans... de quoi alimenter la discussion dans les chaumières pendant des générations.
Dramatique final que le désordre de cette belle katiba de gens sensés être raisonnable mais prêts à tous les sacrifices pour une place dans l'une des navettes d'
Olbia, voilà qui fut digne d'un dessin de M. Dubout. On eût pensé à un simple phénomène hélas fréquent dans notre beau pays de
France, j'ai cité l'art et la méthode de passer outre la bienséance, de jouer des coudes et du verbe, de l'innocence, la « zibe » enfin, mais voir le dispositif improvisé se muer en départ des 24heures dépasse l'entendement...
Il faut dire que quand le guignol qui a tant du prendre sur lui et ainsi ruser pour passer en tête de cortège voit le bus s'aligner dans la position de repli, l'excitation est à son comble.
Or donc, s'il faut en arriver à une mise en colonne par deux, au coude à coude à droite et à l'alignement pour éviter l'automutilation du supposé innocent peuple, où va-t-on ? De quoi faire s'enfuir effrayé un ange déchu du libéralisme juste passé là pour voir s'il y avait quelque chose à sauver après avoir si bien prêché le chacun pour soit.
Hormis cet intéressant spectacle qui vaut lui aussi son pesant d'actions en bourse, que le temps vous soit clément, les encas profitables, la bouteille heureuse et que l'espadrille reste après la « ranger » en toile dite du plagiste la meilleure chaussure de marche.