Chili: l'endettement à la carte Suizo75 · 24 septembre 2010 à 20:42 19 messages · 8 participants · 3 444 affichages | | | | 24 septembre 2010 à 20:42 Chili: l'endettement à la carte Message 1 de 19 · 3 345 affichages · Partager voici un article écrit par un Français ayant séjourné une année au Chili. Son analyse est très pertinente sur la façon d'endetter les chiliens, cela m'a rappelé mes achats au Chili, j'étais une des seules personnes a payé avec du cash. maintenant j'ai l'explication, extraits choisis:
" Le revenu minimum au Chili s’élève à 200€ brut par mois tandis que les prix sont proches du niveau européen (un Big Mac vaut, par exemple, un peu plus de 2€50)".
"le prix de l’éducation au Chili (un cursus à l’université « publique » coûte entre 100 et 300€ par mois !), parier qu’un étudiant s’est endetté pour financer ses études est un bon moyen de remporter sa mise. Une étude faite par l’Institut National de la Jeunesse et remise en novembre dernier a révélé que 1.200.000 jeunes entre 15 et 29 ans sont endettés (le total de la population chilienne s’élève à environ 16 millions d’habitants)."
www.francochilenos.com/spip.php?article2028 | | | À: Suizo75 · 25 septembre 2010 à 2:56 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 2 de 19 · 3 323 affichages · Partager Da'ccord avec toi le suizo... (pour une fois!!!) Bien que je ne comprends pas trés bien ta motivation pour écrire des posts noirs et déprimants sur l' Argentine et le Chili. La situation de l'endettement privé au Chili est catastrophique, une bombe á retardement qui explosera tôt ou tard. La désinformation officielle sur la croissance Chilienne fait le reste...
Tout ça est un débat qui interesse peu les touristes de quelques semaines au Chili et qui (á mon avis) est hors sujet sur ce forum... | | | À: Suizo75 · 25 septembre 2010 à 3:52 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 3 de 19 · 3 314 affichages · Partager Je suis depuis un mois et demi à Santiago pour un échange universitaire d'un an.
Une des premières questions que je me suis posée en arrivant, c'était de savoir comment ils faisaient pour vivre!! J'avais lu, avant de partir, que le salaire d'un cadre moyen était d'environ 400 euros par mois. Je pensais donc que j'allais pouvoir vivre tranquillement... Et je me suis vite rendue compte que le coût de la vie à Santiago était bien supérieur à ce que je pensais (sans compter la chute du taux de change...)
Quelques exemples, en vrac :
Je prends le métro 2 fois par jour pour mes trajets entre chez moi et la fac, 5 jours par semaine : environ 80cts le trajet, il n'y a pas d'abonnement. 1,6e par jour, 20 jours par mois. Plus de 30euros par mois, sans compter les trajets hors fac (Il existe un pase escolar, qui me baissera vraiment le prix du trajet, mais les délais pour l'obtenir sont longs...)
Les sorties : entrer dans un bar où l'on danse est payant la plupart du temps, entre 5 et 10 euros. Les consommations à l'intérieur ne sont pas moins chères qu'en France (je ne parle pas de Paris). J'ai déjà fait une année d'Erasmus en Espagne, je ne me suis jamais privée de sortir pour des raisons financières. Au pire, je n'apportais qu'une bouteille de bière à l'apéro (à 1,20e le litre), j'allais dans un bar gratuit, et si vraiment je voulais, je reprenais une bière (1,5e). Ici, il arrive souvent que je ne sorte pas pour des raisons financières.
Les prix au supermarché sont équivalents à ceux en France. Quand je paye avec ma carte française, on me demande en combien de fois je veux payer, systématiquement.
Les mensualités pour la fac sont supérieures à ce qui est dit dans l'article. Ce qui peut arriver, c'est que certains soient boursiers et ne paient qu'une partie des mensualités. On m'a plus souvent parlé ici de 300 à 500 euros par mois.
Les magasins sont remplis au moment de la paye, et vides juste avant. C'est très très flagrant.
Bref, il doit être très difficile de faire vivre une famille à Santiago avec des salaires moyens... ce qui explique cet endettement terrible! | | | À: LoAloha · 25 septembre 2010 à 7:51 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 4 de 19 · 3 309 affichages · Partager Bien vu LoAloha, Quelques précisions... Un cadre moyen gagne plutôt 700/1000 Euros par mois, pas 400... Un ouvrier/employé de base gagne 300 Euros par mois. Les prix au supermarché sont quand même bien meilleur marché qu'en France, je crois que là tu fais erreur... Quand je paye avec ma carte française, on me demande en combien de fois je veux payer, systématiquement.
Exact, mais ta carte Française ne te permet pas de payer en Cuotas. Une carte de crédit Chilienne fonctionne avec un argent que l'on te prête (avec des taux d'intérêts faramineux en moyenne 35%...) alors que ta carte Française tire de l'Argent qui t'appartient.
Le principal négoce de la distribution (Falabella, Ripley, paris, la polar, Hites, ABCDIN, tricot, johson, hites, easy, lider, jumbo, sodimac, cruzverde, farmacias ahumada, salcobrand...) n'est pas précisement la vente de marchandises mais la vente de crédit, la marchandise n'est qu'un pretexte, un support pour fourguer toujours plus de crédits á des taux d'interets toujours plus délirants (55%!!!) qui finissent par étrangler les consomateurs superactifs. Les précautions dans l'octroi de crédits sont chaque fois plus basses et c'est aujourd'hui la chasse aux virtuellement insolvables, étudiants, temporaires, femmes au foyers... pour asphyxier toujours plus de monde... Ces grandes firmes de distributions Chiliennes jettent maintenant leur dévolu sur l' Argentine, la Colombie et surtout le Pérou... Maintenant que le marché Chilien du crédit est á maturité. Il est maintenant plus facile de trouver des nouveaux pigeons au Pérou qu'au Chili. Le mirage du crédit facile, de la consommation sans frein et sans limite fait des ravages catastrophiques, le prochain tremblement de terre au Chili sera financier et l'édifice s'écroulera comme un chateau de cartes. Toute la croissance Chilienne basé sur la distribution est truffée d'actifs toxiques parce que ce sont des dettes insolvables...qui aujourd'hui sont encore considérées comme des actifs dans leur bilan...
La vie au Chili est trés difficile mais sera pier dans un futur proche... | | | À: Kalchaqui · 26 septembre 2010 à 12:14 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 5 de 19 · 3 259 affichages · Partager Bien que ce soit hors sujet sur ce forum de tourisme je vais répondre. Je ne pense pas qu'il faille dramatiser la situation du Chili, les chiliens sont très endettés mais pas plus que les français par exemple, la différence étant que la dette française est publique alors que la dette chilienne est privée.
L'endettement privé du Chili reste un endettement interne au pays, la dette extérieure du pays est faible, donc le risque d'une crise majeure est relativement faible. Je pense qu'une crise majeure liée à l'endettement arrivera en France bien avant qu'elle n'arrive au Chili, car la dette publique française est à 60% externe.
Puis pour conclure je vous conseille de regarder ce document où vous comprendrez pourquoi le monde (pas uniquement le Chili) est aussi endetté: www.m-lasserre.com/...mentetseslimites.htm | | | À: Mathieu1290 · 26 septembre 2010 à 15:34 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 6 de 19 · 3 246 affichages · Partager les chiliens sont très endettés mais pas plus que les français par exemple, la différence étant que la dette française est publique alors que la dette chilienne est privéeC'est vrai, mais la faillite personnelle qui touche et va toucher beaucoup de Chiliens est trés différente de la faillite d'un état. D'un côté, c'est la rue, la faim, la misère; de l'autre, c'est moins de sécurité sociale, moins de subventions culturelles, moins de retraites, moins d'aides au logements, moins d'allocations familailes, dégradation des services publics et ou leur privatisation (avec augmentation du coût en conséquence)...etc... etc
Le Chilien pauvre reçoit trés peu "d'allocation", l'etat Chilien est trés peu endetté (grâce au cuivre) mais connaissez-vous le montant des allocations familiales ? des subventions logement pour les plus pauvres ? les allocations chomage ? les primes de rentrée scolaire ? les aides á la recherche de travail ? les aides aux vacances ? la qualité de l'éducation et de la santé publique ? le montant des retraites (hors fond de pension pour les 10% les plus aisés) ? la qualité des équipements de loisirs et de culture dans une ville Chilienne (piscine, stade, bibliothéque-médiathéque, subventions municipales aux clubs de sports et associations...), le RMI!!!, les pompiers, le Samu social, la couverture universelle santé......................................... Quant au Chilien de classe moyenne (á partir de 600 Euros par mois par famille !!!!), il n'a droit á rien puisqu'il est considéré comme un privilégié.
Par décence, je ne révelerai pas ici les montants et ainsi éviterai la comparaison avec les subventions quotidiennes dont les Europeens bénéficient sans même sans rendre compte, sans même les valoriser. Vous connaissez mieux que moi les réactions des peuples Européens á la moindre "attaque" contre l'état de bien être social caractéristique europeenne depuis plusieurs décennies.... qui effectivement a débouché sur l'endettement pour le moins excessif de l'Europe.
Il ne faut pas oublier non plus que c'est aussi grâce á cet état social que beaucoup d'Européens peuvent voyager dans le monde entier, certains durant plusieurs mois sans travailler (ce qui est inconcevable, inimaginable pour 99% des Chiliens et latino américains).
Donc pour conclure sur ce thème hors sujet dans un forum voyage, je prèfère être Grec, Irlandais, Espagnol, Portuguais et plus encore Français dans une Europe á la dérive que Chilien de basse ou moyenne classe sociale endetté au delà du cou dans un pays non endettée comme le Chili. L'endettement est une maladie commune á toute les sociétés développés, émergentes ou sous développés mais cet endettement est plus facile á vivre dans les pays développés que dans les autres.
Cordialement | | | À: Kalchaqui · 26 septembre 2010 à 20:10 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 7 de 19 · 3 225 affichages · Partager C'est vrai, mais la faillite personnelle qui touche et va toucher beaucoup de Chiliens est trés différente de la faillite d'un état. D'un côté, c'est la rue, la faim, la misère; de l'autre, c'est moins de sécurité sociale, moins de subventions culturelles, moins de retraites, moins d'aides au logements, moins d'allocations familailes, dégradation des services publics et ou leur privatisation (avec augmentation du coût en conséquence)...etc... etc
Les conséquences d'une faillite d'un état sont bien plus grave que ce que vous décrivez là, vu le poids économique de la France dans le monde les conséquences seraient internationales.
Concernant la suite de votre message, je suis d'accord le fait que l'état chilien n'en fait pas assez pour l'éducation et la santé, mais pour le reste c'est suffisant, les allocations ne servent bien souvent à rien, voire même parfois elles sont nocives. Par exemple l'aide au logement est répercutée sur les prix des loyers, le résultat est dramatique, la classe moyenne qui n'a pas accés à l'aide ne peut plus se loger (ex: les travailleurs sdf en région parisienne). Si l'aide sociale était vraiment efficace comment expliquer la crise du logement en France?
Si la qualité de vie en France est supérieure à celle du Chili, ce n'est pas à mon avis grace à notre système social, mais plutôt grace à notre niveau de vie (le pib per capita de la France est de US$35.000 contre US$15.000 pour le Chili).
Mais bon franchement la pauvreté et la misère, hélas, existe dans tous les pays en voie de développement, donc je ne comprends pas pourquoi on s'acharne toujours sur le Chili. Je ne suis pas convaincu qu'on vive mieux dans une favela de Sao Paulo qu'à la Pintana, pourtant le Bresil est parait-il un modèle de développement économique (ah la vieille propagande!). | | | À: Mathieu1290 · 26 septembre 2010 à 23:10 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 8 de 19 · 3 212 affichages · Partager Meme si nous sommes sur un forum qui est consacré au voyage et au tourisme, beaucoup de gens ici sont des expatriés, et je trouve très intéressant que ce genre d'information soit communiquées aux personnes qui sont de passage au Chili, on ne visite pas un pays pour voir (selon moi) uniquement ces beaux paysages, qui sont magnifiques ici, mais également pour s'imprégner de la vie locale. Je vis ici depuis 2 mois maintenant et il est clair que l'endettement est un réel problème au Chili. | | | À: Mathieu1290 · 27 septembre 2010 à 3:20 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 9 de 19 · 3 193 affichages · Partager je suis d'accord le fait que l'état chilien n'en fait pas assez pour l'éducation et la santé, mais pour le reste c'est suffisant, les allocations ne servent bien souvent à rien, voire même parfois elles sont nocives
Les besoins en éducation, en santé, en logement, en culture, en alimentation... sont énormes, l'état Chilien fait trés peu dans ces domaines mais vous dites que cela est suffisant. Je ne vous suis pas, j'aurais du mal á expliquer votre théorie d'allocations nocives á mon entourage Chilien qui gagne entre 200 et 800 Euros par mois annuellement. La santé tel que nous Français la concevont n'existe pas, on parle couramment de maladies catastrophiques (Cancer, Sida et autres...)pas seulement parce que la mort est une issue certaine mais parce que au passage elle ruine la famille du malade sur plusieurs générations, la retraite est un mot qui n'existe pas, quant un homme ou une femme ne peut plus travailler, c'est l'heure de mourir, les vacances est un concept martien, l'éducation publique est un fantôme transparent, du gardiennage synonyme d'éducation, l'éducation privée avec des mensualité de 200 á 500 Euros par mois par gamin est une baubruche, les facs privées sont des pompes á fric...
Par contre la loi du cuivre (toujours pas abrogée), 10% des recettes de l'export de cuivre qui vont directement á l'armée pour se doter de F16, de sous marins scorpene, de la rénovations des chars d'assaut et entretenir l'idée que le Chili peut être attaquer á tous moments par un de ses voisins, est une loi sclérérate difficile á justifier quand on cotoie tous les jours la réalité journalière de 90% des Chiliens. Dans le même registre, Carabineros de Chile est une institution trés bien équipé qui sait cogner fort et n'a pas besoin de motifs pour l'affrontement avec la jeunesse même si celle-ci est "encapuchada". Ceci dit, Carabineros de Chile a au moins le mèrite d'être la moins corrompue du continent.
Le recours systématique au surendettement privé est une conséquence perverse d'un système qui privilégie la spoliation de la population, les capitaux ainsi générés partent á l'extérieur comme l'Argent du Potosi partait en galion vers l' espagne du XVI siècle. Le système a besoin de maintenir des salaires de misère, un marketing efficace et aveuglant et hop, le surendettement est devenu une norme de la societé Chilienne depuis maintenant au moins 10 ans. Ce surendettement brise les existences, broie la jeunesse et á court terme tout va exploser, la Fête va se terminer dans la douleur, les banques Espagnoles crieront au scandale, le puit á fric se séchera brutalement, tous les investisseurs étrangers (concessions) dans les autoroutes, l'énergie, la banque, les transport, l'eau, Les telecoms, le tourisme, la pêche, les mines, l'industrie, le vin et les fruits pleureront en justice leurs "pertes catastrophiques" (cf France télecom en Argentine en 2001-2002).
Le Chili est également présenté comme un exemple de développement (bien avant le Brésil qui l'est depuis le travail de Lula), mais cet exemple n'est qu'extérieur, de l'intérieur, la société prend l'eau de toute part... Autre détail : même si le pib per capita de la France est de US$35.000 contre US$15.000 pour le Chili, le peuple Chilien ne vit pas deux moins bien que nous...
Cordialement | | | À: Escapop · 27 septembre 2010 à 14:44 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 10 de 19 · 3 164 affichages · Partager Entièrement d'accord avec toi  Même si tu n'es que simple voyageur, c'est tjrs enrichissant de découvrir avec pays, ses us et coutumes, ses habitudes, etc... | | | À: Kalchaqui · 27 septembre 2010 à 21:40 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 11 de 19 · 3 056 affichages · Partager KALCHAQUI a écrit: "Ce surendettement brise les existences, broie la jeunesse et á court terme tout va exploser, la Fête va se terminer dans la douleur, les banques Espagnoles crieront au scandale, le puit á fric se séchera brutalement, tous les investisseurs étrangers (concessions) dans les autoroutes, l'énergie, la banque, les transport, l'eau, Les telecoms, le tourisme, la pêche, les mines, l'industrie, le vin et les fruits pleureront en justice leurs "pertes catastrophiques" (cf France télecom en Argentine en 2001-2002)." Merci pour ton récit totalement déprimant. je n'irai pas jusqu'à ta fin apocalyptique mais je pense que ce système ne peut pas durer indéfiniment: tôt ou tard, le système doit s'effondrer. le problème est de savoir si le Chili pourra se relever. Pinera, celui qui a introduit ce système pervers, est aujourd'hui président du Chili. J'avais essayé d'en discuter avec des chiliens mais le problème ils n'aiment pas qu'on critique leur pays. idem pour les argentins. pour moi, la critique permet d'améliorer les choses. malheureusement, j'ai le sentiment qu'ils préfèrent "cacher la pourriture sous le tapis". | | | À: Suizo75 · 27 septembre 2010 à 22:26 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 12 de 19 · 3 045 affichages · Partager En dehors de l'endettement, il ne faut pas oublier que le "développement" du Chili c'est l'ultra libéralisme des Chicago Boys associé à la dictature militaro-politique de Pinochet puis ses successeurs. Politiquement c'est le coup d'État du 11 septembre 73 orchestré par les USA et des millions de morts, la suppression de la liberté de la presse, des autodafés, des millions d'opposants torturés et tués, etc etc Économiquement c'est un libéralisme complétement débridé, qui explique aujourd'hui l'extrême faiblesse des institutions publiques (santé, éducation, sociales) chiliennes puisqu'aucun gouvernement n'a vraiment ni osé ni eu les moyens de revenir dessus depuis la fin de la dictature. C'est ainsi et aussi l'invasion des multinationales, surtout etatsusiennes. Par ex Lider, 1ère chaîne de supermarché au Chili est propriété de Wal Mart, aussi dans les grandes villes du Chili vous pourrez jouer quasiment en vain au jeu des 7 différences avec les grandes villes américaines tellement les marques et chaines étatsuniennes ont eu le champs libre depuis des dizaines d'années. Ainsi, les habitudes de consommations des Chiliens et Chiliennes ont été profondément modifiées et elles sont largement basées sur les importations. Par exemple, cela a causé notamment la perte des agriculteurs chiliens sommés de s'aligner sur des régimes alimentaires complétement inadaptés à ce que pouvait produire le Chili ou de mourir... En analysant le Chili, c'est tout le capitalisme que l'on peut observer. Voyager aussi bien dans le Chili urbain totalement "occidentalisé" que dans le Chili rural, complétement délaissé, m'a donné l'occasion de constater tout cela. | | | À: Suizo75 · 27 septembre 2010 à 22:48 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 13 de 19 · 3 039 affichages · Partager Ben voilà nous sommes d'accord ! Effectivement Piñera est l'importateur des cartes de crédits au Chili... Chacun tirera sa conclusion. Le Chilien n'aime pas l'analyse froide surtout quand elle aboutit á des conclusions négatives. En fait, l'attitude du Chilien est la conséquence de la qualité catastrophique de l'éducation, le débat contradictoire est proscrit, de mauvais goût, les conclusions négatives vous font passer pour le pire de crimes " ètre conflictif" ce mot n'existe pas en Français mais tout le monde aura compris. Il ne faut pas sous estimer le fait également qu'une grande partie de la population ne possède pas les moyens de débattre et d'analyser et donc de répondre. La critique est interdite, le consensus hypocrite est la règle.
Pas d'accord sur les Argentins qui sont trés autocritiques et trés négatifs sur l'évolution de leurs pays. L'Argentin a reçu une éducation qui lui permet de débattre et il est trés facile de parler politique en Argentine, contrairement au Chili.
Ben Voilà, quand Don Suizo s'exprime, ça avance !
Un saludo | | | À: Dbodalmatien · 27 septembre 2010 à 23:03 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 14 de 19 · 3 036 affichages · Partager Par exemple, cela a causé notamment la perte des agriculteurs chiliens sommés de s'aligner sur des régimes alimentaires complétement inadaptés à pouvait produire le Chili ou de mourir...
Je nuance : Il y a deux agricultures au Chili. - 1/ L'agriculture de premier monde : Grosse propriété en phase avec le marché et en la mondialisation: Les fruits, le vin, une partie des lègumes, le bois, le saumon, la production de semences sont aux mains de l'oligarchie, le train de vie est somptueux, l'argent coule á flot même si le dollar est bas et si les marchés d'export sont moins juteux (crise oblige) que durant la période 1990-2007. Il s'agit d'un modèle agro exportateur qui fonctionne á merveille. La pression foncière sur les petites propriétés est parfois terrible.
- 2/ L'agriculture de tiers monde : classique, sous financé, sous équipé, sous développé, trés traditionnelle, bio sans le savoir qui alimente une économie de tiers monde. Ces petis propriétaires sont rudes mais souffrent d'un désintérêt total de la part des aurorités qui ont toujours ayuyer le modèle agro exportateur.
Il est incorrect de dire " s'aligner sur des régimes alimentaires completement inadaptés" en ce qui concerne le Chili, cette maxime peut s'appliquer á d'autres pays mais pas au Chili. Le Chili produit de tout et excelle dans la production "premium" pour les pays riches.
Sinon, je suis trés d'accord avec le post de Dalmatien. L'ultralibélaisme est tellement brutal qu'un Européen n'est pas armé pour survivre ici. Nous sommes issus d'une société ultra protégée qui, ultime avatar, a érigé le principe de précaution comme dogme. Rien de tout cela n'existe au Chili.
Un saludo | | | À: Kalchaqui · 27 septembre 2010 à 23:06 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 15 de 19 · 3 037 affichages · Partager Les chiliens que je connais ont une image très négative de leur pays, qu'ils considèrent comme étant un pays sous-développé. Maintenant je ne prétends pas connaitre tous les chiliens. Mais tout de même, l'existence d'associations comme un techo para Chile prouve que bcp de chiliens ont conscience de la pauvreté existant dans leur pays et ont envie d'y remédier (bien que je ne suis pas convaincu que construire des cabanes en bois permettra de mettre fin aux bidonvilles).
Concernant l' Argentine je n'y ai jamais été, mais bon cette vidéo semble montrer un certain mépris envers les pauvres que je n'ai pas vu au Chili:
Maintenant les auteurs de cette vidéo (à gerber) ne sont peut-être pas représentatifs de la population argentine. | | | À: Mathieu1290 · 27 septembre 2010 à 23:18 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 16 de 19 · 3 021 affichages · Partager Les chiliens que je connais ont une image très négative de leur pays : Je crois que tu as dù naviguer dans un certain milieu anarchopunk!!! Le Chilien est au contraire trés fier de son pays, de son drapeau, de son hymne national, de son histoire... Mème bcp trop fier á mon goût ! Un Techo para Chile : initiative louable 100% récupérée par les politiques de tous bords (voir campagne présidentielle) et au mains des fils de l'oligarchie Chilienne qui se donne bonne conscinece tant qu'il ne succede pas á Papa á la tête de l'entreprise.
C'est curieux, j'ai toujours trouvé le racisme anti pauvres bcp plus fort au Chili qu'en Argentine... Evita, gloire nationale marque encore les mentalités Argentines. L'Argentin est parternaliste envers le pauvre, l'indien. Le Chilien considère le Mapuche, le pauvre comme un ennemi interne (loi anti terroriste appliqué aux delinquants Mapuches) | | | À: Suizo75 · 29 septembre 2010 à 20:59 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 17 de 19 · 2 978 affichages · Partager Bonjour, voila un beau sujet qui fait réagir. On peut supposer que l'affaire se terminera (pour l'endettement général) par une bonne dévaluation ou un changement de monnaie comme l'amérique latine en a le secret, et tout repartira. Les banques ou les préteurs auront gagné beaucoup d'interets sur leurs prets et mettront cela dans la colonne perte et profit. Mais coté endettement francais c'est beaucoup plus grave car étant dans l'euro, impossible de dévaluer, d'ou la position de certains politiciens qui voudraient sortir de l'euro, pour effacer la dette par une bonne dévaluation. Et n'oublions pas que c'est justement l'importance des assistanats sous toutes ses formes qui a fait gonfler la dette. Mais le sujet est trop vaste et loin des problèmes de voyage. | | | À: Kalchaqui · 5 octobre 2010 à 22:34 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 18 de 19 · 2 902 affichages · Partager C'est curieux, j'ai toujours trouvé le racisme anti pauvres bcp plus fort au Chili qu'en Argentine... Evita, gloire nationale marque encore les mentalités Argentines. L'Argentin est parternaliste envers le pauvre, l'indien.
en 2007, un journal argentin titrait :"76% des ados argentins ont un alarmant niveau de racisme". Peut-être les choses ont changé.
| | | À: Kalchaqui · 5 octobre 2010 à 23:11 Re: Chili: l'endettement à la carte Message 19 de 19 · 2 895 affichages · Partager Pas d'accord sur les Argentins qui sont trés autocritiques et trés négatifs sur l'évolution de leurs pays. L'Argentin a reçu une éducation qui lui permet de débattre et il est trés facile de parler politique en Argentine
je dirais que l'Argentin est autocritique sur l'évolution du pays. mais qu'il ne trouve pas la solution pour améliorer le pays. ce que je trouve étrange, c'est qu'on rejette toujours la faute sur la société argentine. En somme, on est tous coupables. Je te laisse regarder cette vidéo. la façon comme c'est filmé c'est du grand art.
| Discussions similaires sur le Chili: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 038 visiteurs en ligne depuis une heure! |