Tékitwa · 1 octobre 2006 à 0:22 · Une photo 53 messages · 11 participants · 8 060 affichages | | | | À: Nalesnik · 6 octobre 2006 à 2:54 · Modifié le 6 oct. 2006 à 3:26 Re: Nanjing est-ce un quartier de Shanghai? Message 21 de 53 · Page 2 de 3 · 3 260 affichages · Partager de leçons à personne......la personne qui connait..... Si certains se sentent .....on m'apprend.... la personne à laquelle. .....la personne qui a émis;.... les spécialistes....
Quelle drole de tournure d'esprit! 
B.
PS. Je n'ai pas le temps de répondre à chacune de tes élucubrations. CE serait (ce sera) long : Tu as TOUT faux....
B. | | | Bonjour,
Tu peux dire Nankin pour Nanjing, mais cela renvoie à un passé révolu et aux comptoirs européens en Chine ; c'est un peu comme dire Memel pour Klaipeda, Wilno pour Vilnius, Pressburg pour Bratislava... Mais fais comme tu veux !....
Michel | | | Salut,
effectivement il y a un salon de coiffure afro à Nanjing (la ville). C'est à trois heures de train (303 km exactement) et le billet coûte 40 à 90 yuans selon ce que tu prends. Le salon se situe à Shanghai Lu (= rue de Shanghai), et c'est effectivement pas loin de l'université de Nankin ( Nanjing Daxue, appelée Nanda). Alors, pour y aller, depuis la gare le plus simple est de prendre un taxi et de lui demander d'aller à Shanghai Lu (wo qu shanghai lu, ce qui donne "wo tchu changraille lou"), et tu peux lui montrer la carte qui devrait être attachée au texte. C'est la carte du bar "Behind the wall" qui se situe pas loin du salon de coiffure. Une fois que le taxi t'a déposée devant le bar (environ 15 yuans), quand tu es face au bar tu prends à gauche (tu verras, la rue descend) et tu longes la rue. Le salon sera sur ta droite, il a un nom bien rap gangsta, et la devanture est bleue si je me souviens bien. Pour te repérer : si tu arrives à un resto nommé "Jack's Place" qui fait le coin, tu es allée trop loin. C'est entre le Behind the Wall et le Jack's Place. N'hésite pas à me répondre s'il te faut plus d'infos.
Elodie Image attachée: Photo postée par le membre Elodii. | | | Bonjour...
Si tu parviens à te faire comprendre en disant "wo tchu changraille lou" je pense que tu peux demander un discount au salon de coiffure, c'est que c'est un grand jour de chance pour toi  !
Michel | | | Et bien Michel ça fait un bail que c'est tous les jours mon jour de chance alors parce que ça a toujours marché... J'ai peut-être un meilleur accent que toi... | | | Ce ne serait pas la même chose. D'abord on ne dirait pas Wilno et Pressburg mais Presbourg et, à la rigueur, Vilna.
Presbourg est un nom allemand en territoire slovaque, justifié par l'ancienne puissance autrichienne, mais on pourrait tout aussi bien user du nom hongrois, Poszony, plus justifié par le fait que la Slovaquie a toujours fait partie du royaume de Hongrie, et que la ville fut une capitale de la Hongrie, et que des rois de ce pays y sont inhumés. Cependant, l'usage français avait choisi jadis le nom allemand, écrit à la française. Mais la Tchécoslovaquie (puis la Slovaquie) a marqué une rupture avec un passé millénaire, et le nom de Bratislava est un des symboles de ce changement.
Vilna est l'apellation "française" donnée par Napoléon, mais inspirée du nom russe de la ville. Wilno est le nom polonais de Vilnius. Du moment que la Lituanie indépendante veut marquer sa rupture avec la Russie, mais aussi avec la longue "union" avec la Pologne, après une (re)naissance spectaculaire des lettres lituaniennes au XIX°s, le nom de Vilnius se trouve justifié tout comme Klaipeda, qui marque une rupture avec le passé allemand de Memel.
Vilnius, Klaipeda et Bratislava sont d'ailleurs passés dans l'usage français, et cela suffit à rendre superflu tout commentaire.
Il n'en va pas de même pour Beijing: malgré l'effort fait par la République Populaire de Chine pour établir une orthographe du chinois en alphabet latin, et l'acceptation de cette norme par les Anglo-Saxons, l'usage en France continue de perpétuer " Pékin". Il en va de même en Pologne, dans les pays hispaniques et en de nombreuses autres contrées... Si je dis Pékin, comme la majorité des gens, alors j'ai le droit, par imitation, de perpétuer Nankin (et pourquoi pas Tsieng-Tao, Fou-Tchéou, etc) sans le moindre relent "colonialiste". Cela n'implique aucun manque de respect pour la langue et la culture chinoises. Si tu y vois là du néocolonialisme, alors je comprend que tu fasses primer l'idéologie sur un fait de langue.
Il s'agit juste d'écrire les mots chinois à la française, selon l'usage. N'en déplaise à Mao-Tsé-Toung et à Chou-En-Lai... Et par cette pirouette, je caricature volontairement. 
PS: je reconnais que nous sommes dans une période de flottement. Si Beijing triomphe finalement dans l'usage français, je serai le premier à m'incliner. Il serait intéressant de faire une statistique sur les messages du forum chinois. | | | Nice et non pas Nice.......  (réfléchissez en anglais..... !) | | | C'est joli ces chinoiseries que tu fais avec mes citations tronquées. A moins que ce ne soient des arabesques... | | | Pekin et Canton je suis d'accord, c'est fréquent, par contre, franchement, Nankin... Et Tientsin aussi ?...
Michel | | | Bon....
As-tu vu les " 55 jours de Pekin" ? Et bien ce qu'on t'y montre, ce sont bien Pekin et Tientsin. Aujourd'hui c'est autre chose ; tu peux dire Pekin et Tientsin par nostalgie ou par atavisme, mais le vent à tourné et c'est un combat d'arrière-garde.
Pour le reste : "Presbourg est un nom allemand en territoire slovaque, justifié par l'ancienne puissance autrichienne"Territoire slovaque ?.... Ce n'était pas un nom d'occupation, mais le nom donné par la population, qui était germanophone. Pressburg est le nom allemand ; Presbourg sa transposition phonétique en français n'a aucune légitimité.
Michel | | | J'espère que tu as un meilleur accent que moi, mais si tu écris ça comme ça, sans indication de tonalités, c'est absolument impossible de se faire comprendre.
Michel | | | Je sais bien que les citadins germanophones ont construit, peuplé et fait tourner un très grand nombre de villes en Europe Centrale, dont Pressburg/Poszony/ Bratislava. La puissance autrichienne, s'affirmait aussi par la présence de populations germanophones - qu'elles fussent présentes sur place depuis plus ou moins longtemps que ce pouvoir impérial - en des lieux d'où elles furent par la suite chassées dans des conditions souvent dramatiques, au XX°s. La capitale de la partie slovaque de la jeune Tchécoslovaquie n'allait tout de même pas garder un nom allemand...
Si Presbourg n'a aucune légitimité, que ferons nous de Strasbourg (Strassburg en allemand? Strossburi en alscacien?), du Brandebourg, d' Hambourg, de Fribourg, de Magdebourg, et autres bourgs célèbres et variés...jusqu'à l'écossaise Edimbourg? Finalement, c'est peut être la langue française toute entière qui n'a aucune légitimité.
Bien sûr que j'ai vu les 55 jours de Pékin, et même plusieurs fois depuis ma petite enfance. C'est un film hollywoodien très caricatural et très divertissant. Tu le cites à dessein, je pense, pour me faire tomber dans ton réquisitoire idéologique, me passer au crible de ton filtre anticolonialiste...
Bref, j'arrêterai là toute discussion en répétant une dernière fois qu'idéologie et fait de langue ce n'est pas la même chose, et je te conseillerai de relire le message du camarade Yanguizi, qui connait les faits de langue usités de façon naturelle et spontanée dans la communauté française de Chine, hors de tout snobisme linguistique et de tout filtre idéologique. | | | En voilà des chinoiseries !... 
S'agissant de noms de villes, il est quand même plus décent de faire usage de leur nom local, dans la mesure où la translitération en est possible....
Que les bourgeois français expatriés en Chine se la jouent "vieille France", c'est leur problème, mais franchement, disons Beijing, comme tout le monde, et on évitera tout un tas de malentendus. Et la langue spontanée, moi je ne connais pas ! (Où vas-tu chercher ce concept ?...) Une langue c'est toujours le reflet d'une culture, d'une idéologie au sens large, je ne vois pas comment faire autrement.
Tiens, en passant, maintenant on dit souvent aux élèves dans les lycées Beijing, Nanjing... Tout cela n'a pas d'importance.
Michel | | | Je ne dis pas " Beijing" comme tout le monde mais " Pékin" comme tout le monde, car tout le monde ne dit pas " Beijing" mais tout le monde dit " Pékin" .La majorité des Français dit "Pékin", et pas seulement ceux que tu appelles les bourgeois français expatriés en Chine.C'est la force de l' usage.
Certains, certes, essaient de faire passer, et depuis longtemps, la nouvelle norme chinoise. Mais celle-ci a tendance a rester en travers des gosiers gaulois, peut-être parce que personne ne comprend très bien comment ça se prononce: "qi gong, Mao Zedong", c'est assez déroutant pour le public non averti... Déjà, il y a 20 ans, quand ma prof d'histoire de terminale nous parlait de " Beijing", avec les copains on trouvait ça rigolo, car on savait bien que les vraies gens disaient " Pékin", car c'était comme ça qu'on disait en français, et c'est encore comme ça: de nos jours, l' usage fait que " Pékin" n'est pas encore un archaïsme. Par contre, on peut noter que les noms de personne chinois contemporains, s'écrivent, même en France, avec la norme chinoise, parce qu'ils sont nouveaux venus et sans concurrents sur le grand marché où l' usage puise ses mots. En ce qui concerne les noms de personne qui ont connu une forme française, il y a souvent conflit entre les deux formes.
On va bien voir si, bientôt, les gens et les médias de France et de Navarre parlent des Jeux Olympiques de Pékin ou des Jeux Olympiques de Beijing. Il y a fort à parier...
Et puis franchement, quand tu parles français, dis tu London, Sevilla, Warszawa, El Djezaïr, New Orleans, Perpinya, Tolosa (prononc: Toulouso), Rijsel, Strossburi, Monegue? Ou bien Londres, Séville, Varsovie, Alger, La Nouvelle Orléans, Perpignan, Toulouse, Lille, Strasbourg, Monaco? Comment diable dit on en français? Quel est notre usage?
Ce qui compte dans la vie d'une langue, c'est en effet l' usage partagé par la majorité, et qui se perrénise quelle que soit l'origine d'un mot ou d'une expression: cénacle d'érudits, mode issue de la TV, "pool" de "créatifs", bouillon de culture de la rue, comité officiel de réforme de la langue, ou gens passionnés comme toi. La magie qui préside à l'adoption ou au rejet d'une nouveauté par la masse a un rapport direct avec le mystère de la vie. L' usage infirme un néologisme et celui-ci devient happax, ou le confirme et il devient alors un fait de langue.
Bien entendu, l'évolution d'une langue est en prise directe sur son époque, avec ses idées et son mode de vie, mais si l'on peut trouver des tonnes d'explications à plein de choses, il y a toujours un certain nombre de faits de langue qui restent aussi mystérieux que l'éclosion d'une oeuvre d'art.
Sur ce, wo zou le, et wan an.
NB: si j'écris en chinois avec l'alphabet latin, j'adopte la norme chinoise, parce qu'à ce moment là, je ne parle pas français. | | | Bonjour elodii,
Alors là, je dois dire que ta réponse est complete ; merci beucoup Elodii !! Je sais ou se situe le salon maintenant ainsi que le cout et la durée du trajet. C'est super ! Mais dis moi, as tu déjà été dans ce salon ? | | | Bonjour,
Je vois que cette affaire à l'air de te toucher au point que tu te mettes à écrire en gras ; je ne suis pas persuadé qu'il faille lancer une guerre pour ça.
Pekin est l'usage en français, mais dès lors que tu utilises un moteur de recherche, pour un vol ou pour toute autre information, il est intelligent de dire Beijing ; Beijing est le terme employé en anglais à 100%, et en voyage je parle peu le français, en ce qui me concerne.
Je n'ai pas de " gosier gaulois", et je me fiche de l' "usage français" en matière de nom de villes ; je parle ce que je sais compris par mes interlocuteurs, et ce qui est le nom actuel, pas un vestige d'une idéologie ou d'une culture passée ; si je parle d' Alger à quelqu'un qui n'est pas purement francophone, et que je veux parler de la ville actuelle, pas de la colonie française, je vais préférer gagner du temps en dire d'emblée "El Djazaïr", effectivement, comme j'écris Aswan, et jamais Assouan.
Je n'ai rien contre ta théorie de l'usage qui fait la langue ; je la limite par : le souci d'être efficace et compris, et pas seulement des Français. le soin de ne pas user d'appellations connotées ou datées en vertu de l'usage français supposé.
Michel | | | On se retouvent pour les Jeux Olympiques de BEIJING 2008 | Discussions similaires sur la Chine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 15 694 visiteurs en ligne depuis une heure! |