Afghanistan: l'Afghan converti menacé
Le président afghan, Hamid Karzai -
France 2 L'Afghan converti au christianisme et passible à ce titre de la peine de mort, ne serait pas exécuté
C'est ce qu'a promis jeudi le président afghan Hamid Karzaï au Premier ministre canadien Stephen Harper.
Le cas de ce converti, Abdour Rahman, a soulevé une vague d'indignation dans les pays occidentaux.
Washington,
Berlin et
Rome ont notamment manifesté leur inquiétude auprès des autorités afghanes.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a, elle aussi, téléphoné à Karzaï pour lui demander de faire respecter la liberté de culte.
La législation afghane se fonde à la fois sur des éléments de droit civil et sur la charia (loi islamique), qui punit de mort l'apostasie. Dans un entretien à paraître vendredi dans les colonnes du quotidien allemand Kölner Stadtanzeiger, le ministre afghan de l'Economie, Amin Farghan, révèle par ailleurs que Rahman est atteint de troubles psychiatriques, ce qui devrait lui permettre d'échapper à la peine capitale.
"Le système judiciaire islamique stipule qu'un condamné doit être en pleine possession de ses facultés mentales. Ce n'est pas le cas de M. Rahman", explique le ministre. "Par conséquent, il doit recevoir un traitement psychiatrique. J'espère et je présume que l'affaire va se terminer ainsi", ajoute-t-il.
La veille, un juge chargé de l'affaire avait affirmé que la justice de son pays ne se plierait pas à des exigences extérieures.