En mer
Mardi 13 Septembre
Mer houleuse et vent très fort toute la nuit mais pas autant que nous le redoutions. Le vent de quarante nœuds est en train de mollir et la température extérieur est de 7° Nous avons parcouru 2066 miles marins depuis le début de notre croisière et il nous en reste 150 jusqu'à
Akureyri, en
Islande.
Je monte à la passerelle pour admirer les belles vagues tout en étant bien au chaud.
Aujourd'hui journée de navigation vers l'
Islande, elle est essentiellement consacrée à différentes conférences ou films.
A 19 h 15 c'est le cocktail de l'au-revoir du Commandant qui nous dit avoir apprécié tout particulièrement l'ambiance de cette croisière.
Après le dîner, nous avons droit à un résumé de notre croisière en images et en anecdotes croustillantes concoctées avec talent par Alain.
Puis il est temps de ramener les bottes et gilets de sauvetage que nous mettions à chaque sortie.
Une aurore boréale s'est invitée, elle n'était pas franchement verte, mais plus jolie que l'autre fois.
Plus tard dans la nuit en regardant par le hublot, Michel me dit, encore une aurore boréale! elle est beaucoup mieux que celle vue en début de soirée, mais je n'ai pas le courage de m'habiller et monter sur le pont, la voir du hublot me suffit.
Akureyri - Reykjavic
Mercredi 14 Septembre
Nous arrivons à
Akureyri sur le coup de minuit et passons la nuit en rade. Puis de bon matin, l'Ortélius gagne le port où les guides s'occupent, aidés de l'équipage, de descendre les bagages sur le quai.
Vue du bateau.
A 9 h 15 tout le monde est installé dans les 2 autocars à bord desquels nous partons pour une longue traversée du pays, d'
Akureyri jusqu'à
Reykjavik.
Bref passage par le centre d'
Akureyri, la 4ème ville d'
Islande avec un peu plus de 18000 habitants, et, aussitôt les faubourgs passés, nous nous retrouvons en pleine nature!
Je prends des photos de l'autocar.
Un premier arrêt à Glaumbaer nous permet à Michel et moi de redécouvrir cet écomusée que nous avions bien aimé lors de notre passage en 2004. Celui-ci présente l'habitat traditionnel, avec de jolies maisons aux toits recouverts de tourbe.
L'église est aujourd'hui ouverte, je profite pour aller voir l'intérieur.
Lors de mon dernier passage j'avais visité l'intérieur de ces maisons, aujourd'hui je n'ai pas le temps, je regarde juste par les portes ouvertes.
Un petit tour aux alentours, j'aime beaucoup cet endroit.
Les paysages qui défilent sous nos yeux sont aussi magnifiques que variés: volcans, cascades, champs de lave, zones géothermiques, plages de sable noir... composent des paysages sauvages. Nous voyons aussi beaucoup de moutons et de chevaux islandais. Dans les prés des ballots de foins enveloppés de plastique, blanc, bleu et même rose.
Je suis ravie car nous passons par un endroit que nous ne connaissons pas la Péninsule du Vatnès que nous n'avions pas eu le temps de voir. Nous quittons donc un moment la route 1 pour prendre la piste 711 et nous arrêterons à Hvitserkur pour pique-niquer. Le nom signifie littéralement" chemise de nuit blanche" en raison du rocher du Hunafjordur, bloc de rocher de basalte de 15 m. de hauteur découpé par l'érosion marine, c'est un très bel endroit. La légende raconte qu'il s'agit d'un troll et l'occasion pour Alain de nous raconter une histoire de ces petites créatures de la saga nordique.
Nous aurions aimé aller voir de plus près les phoques mais le temps presse et il nous faut reprendre la route.
Une courte halte nous permet d'observer un corral à la curieuse forme elliptique et Sylvain nous explique que les fermiers y viennent à la fin de l'été récupérer leurs bêtes pour les emmener ensuite passer l'hiver à l'abri.
Un nouvel arrêt est l'occasion de boire un café ou d'acheter des souvenirs.
La pluie se met à tomber et un vent très fort ralentit notre allure. Nous longeons la côte du fjord de Borganès et Christiane et Sylvain nous signale le lieu où, le 16 septembre 1936, le navire "Pourquoi pas " du Commandant Charcot a sombré, après avoir heurté les récifs près d'Arkanès.
Nous empruntons ensuite le tunnel de 5770 m. que nous ne connaissions pas. Il a été construit en 1998 sous le Hvalfjord, raccourcissant le trajet entre le Nord et l ('Ouest du pays et
Reykjavik de 62 km.
Après avoir contourné la capitale Islandaise qui m'est apparue bien agrandie depuis notre passage, nous arrivons finalement à
Keflavik, ville d'environ 8000 habitants située sur la péninsule de Reykjanès et qui a donné son nom au 1er aéroport du pays.
Le groupe loge dans deux hôtels différents, nous nous sommes à l'hôtel Keilir, grande chambre, grande salle de bain mais pas d'ascenseur, pas pratique lorsqu'on a des bagages et qu'on est au 3ème!
Les bagages déposés, nous partons à pieds pour le restaurant Rain déguster un délicieux saumon fumé et de l'agneau à la broche découpé devant nous par le sympathique maitre des lieux. Très bon accueil, belle salle de restaurant et excellent repas.
Durant la journée nous avons eu du beau temps, des nuages et de la pluie, c'est un bel aperçu du temps Islandais!
Keflavick -
Paris
Jeudi 15 Septembre
Ce matin réveil à 4 h. pour un départ à 5 h 15 mn. direction l'aéroport. Nous prenons un très très rapide petit déjeuner à l'hôtel puis nous partons en autocar vers le terminal: séance d'enregistrement aux bornes, c'est la première fois qu'on utilise cette formule, il y a beaucoup de monde, puis longue file d'attente pour le dépôt des bagages, nous les posons sur un tapis qui les pèse, puis scannons le boarding pass ainsi que l'étiquette puis ils partent.
Cet aéroport est très grand, il nous faut 10 mn pour arriver devant la porte d'embarquement.
Le vol s'est bien passé, on nous a offert une boisson chaude thé ou café et sommes arrivés à Roissy environ 4 h. plus tard.
Lors de mon passage à la sécurité Islandaise j'ai oublié de reprendre quelque chose mais je ne m'en suis aperçu que dans l'avion, c'était trop tard. Le lendemain j'ai téléphoné à Icelandair qui m'a donné la marche à suivre pour contacter le service des objets trouvés à Keyflavik, Après différents échanges de mails, j'ai bien reçu ce que j'avais oublié, tout est bien qui fini bien.
Conclusion
Superbe croisière, dommage que Michel n'ait pas pu profiter au maximum des sorties en zodiac où à terre. Nous somme ravis d'avoir pu concrétiser notre rêve.
Nous avons apprécié les interventions de Christian ainsi que celles des guides, très bonne équipe, bonne ambiance, merci à tous, y compris Elisabeth, pour la bonne organisation.
J'ai bien aimé les sorties en zodiac, même celles de 3 h., c'est sûr il faut être bien couvert (certains passagers ont trouvé que c'était trop long, qu'ils avaient eu froid. J'ai bien aimé les sorties à terre même si parfois le terrain était un peu plus difficile.
Avant le départ j'appréhendais un peu de descendre ou monter par l'échelle de coupée, mais je m'en suis vraiment fait pour rien, c'est facile. Pour embarquer ou débarquer des zodiacs nous étions très bien aidés.
Nous avons bien aimé ce bateau malgré l'absence d'ascenseur (Michel ayant commencé à avoir mal aux genoux juste avant de partir, a bien été handicapé avec ça surtout le matin). Notre cabine n'était pas luxueuse mais il y avait de la place, des rangements en quantité suffisante (mais prévoir quelques cintres) les lits étaient confortables, nous avions deux hublots.
Il y avait du café, du thé chocolat et autres boissons chaudes à volonté à toute heure de la journée à côté du bar. Chaque jour au goûter il y avait aussi une bonne pâtisserie. Les repas étaient servis sous forme de buffet au petit déjeuner et au déjeuner, au dîner nous étions servis à table (Chaque jour on nous présentait le matin le menu pour le soir et nous devions choisir entre un plat avec du poisson, ou de la viande et un menu végétarien). Sur ce bateau, côté cuisine, c'était plutôt anglo-saxon, on apprécie ou pas, mais il y avait de quoi trouver quelque chose à son gôut
Nos grands coups de coeur :
Naviguer et marcher sur la banquise, voir tous ces glaciers, ces belles lumières du nord et ces fabuleux icebergs que nous aimons tant, nous balader en zodiac parmi les la banquise et les icebergs.
Nos regrets:
Nous aurions préféré voir plus d'animaux.
Nous n'avons pas vraiment vu les morses, trop de brouillard. Je n'ai pas vu d'ours, le seul que j'aurai pu voir était trop loin et je n'arrivais pas à le situer, c'est en regardant mes photos que je l'ai vu.
Liliane
Récit et plus de photos
ici