Attirés par la nature « sauvage », la faune..., cette destination nous trottait dans la tête depuis longtemps.
Ce fut donc cette année ou nous avons sauté le pas (et cassé la tirelire !) pour aller à la rencontre de superbes paysages, d’animaux que l’on voit rarement et du soleil de minuit qui crée toujours des lumières que j’adore...
Nous sommes rentrés contents, l'objectif est atteint d'avoir vu de superbes paysages, une belle luminosité, le jour perpétuel....
Autre point fort pour nous : avoir pu voir des ours polaires, morses...et aussi phoques, rennes (de loin), oiseaux (dont la toujours superbe sterne arctique!)
Pour les amoureux des ambiances arctiques, c'est une très belle destination...
Et maintenant on projette sérieusement les aurores boréales cet hiver...en
Norvège continentale...
Organisation
Sauf à être assez aventureux et/ou marin, cette destination se visite de manière assez organisée...Ayant de plus une forte sensibilité au mal de mer, nous avons opté pour une croisière avec Hurtigruten.
Ceci dit, le bateau restait "relativement" peu grand, le Nordjsternen (étoile polaire), avec environ une centaine de passagers et comme on était réparti par groupe pour les débarquements (norvégien / allemand / anglophone) finalement nous étions en gros avec environ 25 personnes. Donc cela restait correct, avons nous trouvé.
On débarquait 2 fois par jour à terre avec un canot à moteur (7 personnes à la fois), pour des petites ballades d’environ 1h30 à chaque fois...ce n'est pas une formule sportive mais cela permet de bien approcher la nature.
Les guides étaient forts sympathiques et compétents...
Le bateau
La cabine
Débarquement + le fusil du guide, on ne peut pas se déplacer hors des villes sans un fusil en cas de rencontre avec un ours !
Le trajet
Le
Svalbard est composé de plusieurs îles, dont la plus grande est nommée Spitzberg. C’est là où vivent les environs 2 500 habitants permanents, et il y aurait 3 000 ours sur l’archipel !
Nous sommes partis de Longyearbyen (ville principale) pour remonter jusqu’à l’île de Moffen au 80° de latitude Nord et retour.
Le trajet dessiné par une des guides du bateau
Les principales visites :
La ville principale de Longyearbyen, du nom de l’américain (John Longyear) qui a créé cette ville pour exploiter les mines de charbon, au début du XXe siècle. Seule une mine reste encore en exploitation (hormis l’exploitation russe). La visite du musée est très intéressante pour connaitre l’histoire de l’île, les animaux qui y vivent,...
rue principale
Soleil de minuit au dessus de l'église de Longyearbyen, notre premier jour !
Ancien mode de transport du charbon des mines au port - jusque dans les années 80
Les canalisations (eau, électricité,...) sont hors sol ; celui-ci étant gelé la majeure partie de l’année
Panneau à la limite de la ville
départ de la ville...
La ville minière russe de Barentsburg – environ 300 russes y vivent et exploitent la mine de charbon. Ils viennent pour des contrats de 2 ans et vivent quasi en autarcie (une ferme les fournit notamment en nourriture « fraiche » !), ils écoutent la télé russe...c’est assez surprenant et parait hors du temps !...
La ville de Ny Alensud s’est développée autour de l’exploitation de charbon. Mais suite à de nombreux accidents dont un très important en 1963, l’exploitation minière a été stoppée et la ville est maintenant devenue un centre de recherche scientifique rassemblant des chercheurs d’une dizaine de nationalités...Un petit musée dédié à l’exploitation minière est très intéressant.
avec un guide armé, nous nous promenons, et au bord du chemin un grand gravelot qui couve
et au loin quelques phoques commun (veau marin)
la baie
au premier plan oiseaux, puis "glaçons", puis glacier...
Au pied du glacier de Monaco
pour se rendre compte de l'échelle !
morceau de glacier qui tombe:
extraordinaire couleur bleue
une ambiance de bout du monde...
et sur un iceberg...
un beau phoque barbu (on en verra plusieurs fois sur des icebergs !)
La baie de la Madeleine, un des « haut » lieu connu de l’île. Au 17e siècle, lors de la découverte de l’île, les marins venus essentiellement d’
Angleterre et des
Pays-Bas ont pêché et sur-pêché les morses et baleines... À tel point qu’au bout d’environ 100 ans, ils ont été quasi décimés...Les pêcheurs venaient notamment dans cette baie assez abritée pour transformer la chair des baleines en huile... On y trouve également un cimetière des marins de l’époque...
un béluga longe la plage :
une éclaircie!
sterne arctique
un petit, déjà gros, dans son "nid" à même la plage
défendu par sa mère
Maison de trappeur
Certaines maisons de trappeur ont été conservées, en signe de mémoire
bois échoué en provenance de Russie ou de Canada...
ballet de sternes...
La toundra
Surprenant paysage qui recèle des dizaines de plantes différentes...
le saule arctique, nous marchons sur des arbres!
Déjection d'un ours male qui a mangé un ourson...
griffe de l'ourson
on se sent presque genés de marcher sur toute cette flore.
Les animaux
Nous avons pu voir plusieurs fois (7 !!) depuis le bateau des ours marcher ou dormir le long des côtes. Certains ont des colliers et sont suivis par les scientifiques...
il se camoufle très bien parmi les rochers...
Au passage du 80°parrallèle Nord, sur l'ile de Moffen, une troupe de morses...
Nous avons vu quelques rennes, mais vraiement de loin...
très souvent des fulmars boréals suivaient le bateau
Guillemot
Quelques paysages encore....
Nous étions donc à 3 300 km de
Paris et 1 300 du pôle Nord

Une dernière remarque, j’aime bien accompagner mes voyages d’un livre lié au lieu, je lisais donc un polar de Monica Kristensen, qui a vécu plusieurs années à Longyearbyen – très très bien pour être dans l’ambiance et raconter la vie locale (j’ai lu Le 6e homme qui se passait l’hiver, donc très complémentaire par rapport à notre voyage)