Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Clodwiga · 11 janvier 2009 à 23:51 · 12 photos 11 messages · 5 participants · 2 131 affichages | | | | 11 janvier 2009 à 23:51 Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 1 de 11 · 2 109 affichages · Partager Bonjour, Je suis actuellement étudiante à l'école du Louvre en section indologie, j'envisage la possibilité de faire un master et éventuellement un doctorat dans ma discipline. Je n'ai pas encore de sujet précis pour l'instant, selon ma prof il y a du travail à faire sur la dynastie Pandya qui a été relativement peu étudiée, mais un travail sur les rapports entre inde et occident au travers des missions jésuites m'interresserait également. Pour commencer, on a plein de rapports de fouilles, de documents photos, mais c'est souvent incomplet, et ça ne vaux pas le contact terrain.
Donc, quand on est un universitaire étranger en Inde: _Est-ce qu'on doit consulter les facs sur place? Qui sont les tenants en matière d'archéo/histoire/histoire de l'art sur place? _Les archives, comment ça marche? comment on y entre? Quelles sont les logiciels permettant de savoir ce qu'ils sont en stock?
_Pour visiter les temples, est-ce qu'il vaux mieux s'habiller local? _Est-ce que les photos dans les temples et le grimpage sur les façades pour prendre des détails en photo n'est pas trop mal vu?
Voilà, merci beaucoup si vous avez des réponses. | | | À: Clodwiga · 12 janvier 2009 à 10:56 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 2 de 11 · 2 076 affichages · Partager ... le grimpage sur les façades pour prendre des détails en photo...
Non mais ça va pas la tête  tu veux pas prendre une échelle tant que tu y es !
Les seuls autorisés à grimper sur les façades sont les singes et les écureuils mais eux au moins ne prennent pas de photo.
Il y a eu le 3 janvier un message : "Lien entre art et sacré en Inde: quelle région?" qui pourrait t'apporter certaines réponses; notamment celle de Ragamuffin.
(photo) et ne grimpez pas sur les édifices !! Image attachée: | | | À: Digambara · 12 janvier 2009 à 11:50 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 3 de 11 · 2 064 affichages · Partager Je sais bien que c'est moyen, mais dans ce cas là comment je fais pour les études iconographiques? Les sous-bassements des temples sont souvent richement sculptés avec parfoi des programmes très interressants qu'il est urgent d'étudier, et sont souvent très hauts surtout que je ne suis pas très grande, alors à part un escabeau... Et je ne parle même pas des Digpala en façade... Donc sachant que ça se fait pas de grimper, mais que, selon mon sujet il faudra bien que je le fasse, je fais quoi pour ne pas me faire arrêter ou gêner dans mon travail, je me procure une sorte "d'autorisation de photographie pour la recherche", comme pour les "autorisations de fouille" en france, ça se fait?
Sinon merci pour l'indication que vous me faites par rapport à cette "école d'art" financée par un Maharaja local, mais je n'ai pas l'impression qu'il s'agisse d'archéologie/histoire de l'art, mais plutôt d'art appliqué contemporain, ce n'est pas du tout la même chose...si vous avez d'autres pistes... | | | À: Clodwiga · 12 janvier 2009 à 13:55 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 4 de 11 · 2 054 affichages · Partager Quelles que soient vos motivations, grimper sur un monument est totalement antinomique avec la protection du patrimoine.
Je ne veux pas m'appesantir sur ce sujet car en tant qu'étudiante en art vous devez quand même en être bien consciente.
Imaginez des gens grimpant sur les cathédrales pour en photographier les détails ou pire pour se faire prendre en photo (ce qui est pour certains monuments hélas souvent le cas)
En 2000, j'ai rencontré, à Kathmandu, une Italienne qui était étudiante en iconograhie à l'Université de Vadodara.
Quelques photos ( Belur, Halebd et Pattadakal) pour vous mettre en appétit mais de grâce évitez de devenir une iconoclaste sans intention de le devenir si vous voyez ce que je veux dire Images attachées: | | | À: Digambara · 12 janvier 2009 à 17:54 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 5 de 11 · 2 040 affichages · Partager Très jolies photos!
Je suis bien consciente que les monuments sont fragiles, je m'énerve après assez les touristes au Louvre qui grimpent après les statues pour se faire prendre en photo (ce qui n'a pas l'air de géner les gardiens outre-mersure) mais à un moment, si l'on veux les étudier en détail, il faut bien avoir ses sources (à moins que vous connaissiez, un site, une base en ligne, qui ressence de façon explicite l'ensemble des sculptures des temples, et pas seulement les statues principales dans les niches). Et puis je ne suis pas à moi seule un troupeau de touristes négligents, je suis sensibilisée à ces problématiques et je sais que la roche, ça casse ou ça s'effrite; il est quand même loin le temps ou pour faire de l'archéologie on prenanit son maillet et son burin et on ramenait la caillasse chez soi pour l'étudier au frais. 
Les exemples que Pattadakal et de Halebid que vous donnez sont d'ailleurs éloquents, Pattadakal, déjà très étudiée, parceque ses bas-reliefs possèdent une iconographies partielle mais relativement bien dévellopée du Ramayana selons les vertues choisies à mettre en exergue. Ces reliefs sont placés très haut sur le sous-bassement, un peu plus que la hauteur d'un homme, et je suis bien contente que mes professeurs aient pu acceder d'une façon ou d'une autre à ces reliefs pour pouvoir nous les montrer et de fait déduir comment était envisagée cette épopée sous la dynastie Calukya et quels étaient les épisodes les plus repésentés (qui ne sont pourtant souvent pas les plus importants), et dans quel but. Quand à Halebib, je ne vous apprend pas que le foisonnement "baroque" du style Hoysala donne à voir des détails de partout. Alors certes les divinités principales du temple donnent leur sens au temple, mais une fois qu'on sait que selon si le temple est dédié à Visnu ou Siva il y aura dans les niches soit des avatars, soit la famille sivaite (ou non, ce qui est interressant). Après, quand on fait de la recherche, on regarde aussi autour...qui sont les assistants, les yaksa, les scènes narratives s'il y en a...et pour étudier ces personnages secondaires moins appréciés des touristes, il faut bien en garder la trace d'une façon ou d'une autre.
Pour ce qui est de prendre des photos à l'intérieur, le panneau dont vous avez mis la photo précise qu'il faut une autorisation délivrée par la société archéologique de l' Inde pour pouvoir le faire, vous savez dans quelles condition les contacter et obtenir cette autorisation? (il est possible que cette autorisation marche aussi pour les photos en extérieur je suppose). | | | À: Clodwiga · 12 janvier 2009 à 20:37 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 6 de 11 · 2 030 affichages · Partager Je pense que vous avez compris les raisons de mon courroux.
Je ne connais pas grand chose en iconographie mais l'Art est la motivation principale dans mes voyages.
Je considère par ailleurs qu'aucun pays n'est digne de son héritage patrimoniale par manque d'éducation.
Il m'arrive souvent en Inde ou ailleurs de dire aux gens que je viens dans leur pays pour y voir leur passé avant qu'il ne soit détruit. Je parle ici du (petit) patrimoine urbain et pas des monuments emblématiques comme le Taj Mahal, Khajuraho, etc.
Je ne peux pas t'aider pour les démarches d'autorisations diverses.
Les sculptures sont souvent situées à hauteur de regard puisqu'elles sont destinées à être vues.
As-tu déjà été en Inde ? N'oublie pas de prendre des jumelles.
2 photos ( Halebid et Belur) Images attachées: | | | À: Clodwiga · 12 janvier 2009 à 21:09 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 7 de 11 · 2 025 affichages · Partager Avec un bon zoom tu pourras étudier tout ce qui est haut! Donc, ne te prends pas la tête avec l'escalade... | | | À: Clodwiga · 13 janvier 2009 à 18:00 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 8 de 11 · 1 996 affichages · Partager Salut, Attention, sur certains sites, les gardiens t'interdiront même de marcher sur la pelouse pour prendre la photo que tu veux. Alors prendre des photos de fresques (avec un flash) ou autres....oublie tout de suite. Tu peux espérer acheter les gardiens pour qu'ils regardent ailleurs, mais bon, pas très sérieux ni pratique. A savoir aussi que l'intérieur de certains temples sont interdits aux non-hindous. En fait, si tu veux faire une étude sérieuse, prends donc contact avec l'ambassade d' Inde?...Ton école devrait aussi pouvoir appuyer tes demandes d'autorisations? L'administration Indienne est très procédurière et archaïque...faut des autorisations pour tout et n'importe quoi. Et ne compte pas non plus pouvoir accéder aux archives, réserves, etc... Et je doute fortement qu'il existe un database accessible par internet de leur contenu. Le mieux c'est de leur écrire directement...et de préparer le terrain avant le départ...a l'arrache, ca va pas le faire. mon avis: Fait des recherches pour trouver un spécialiste (universitaire) local, du sujet qui t'intéresse, pour qu'il t'invite officiellement, ensuite fait jouer du prestige de ton école pour obtenir les autorisations... Enfin bref, c'est juste mon avis, j'y entrave rien en archéologie et j'ai pas saisi exactement ton projet... Mais ce qui est certain, c'est qu'un papier "officiel" t'ouvrirai toutes les portes, et qu'avec un contact local, ils seront ravis de te dévoiler leurs trésors... Et qui sait... te construire un échafaudage en bambou pour tes photographies exotiques... | | | À: Clodwiga · 13 janvier 2009 à 18:00 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 9 de 11 · 1 995 affichages · Partager Houla a raison: un bon zoom résout bien des problèmes. Je suis très satisfait du mien ( Lumix FZ 10).
Voici par exemple, ci-joint, un zoom d'un détail d'un gopuram du temple de Shiva, à Chidambaram (Tamil Nadu). Tu peux voir que tous les détails sont bien rendus.
Pour l'innaccessible et tout le reste, demande conseil aux chercheurs en indologie de l' Institut Français de Pondichéry, qui est l'un des centres d'indologie les plus réputés au monde.
www.ifpindia.org/-fr-.html
J'ajouterai tout de même qu'en Inde, un temple est un lieu sacré, et que les photos de certaines parties des edifices, surtout à l'intérieur des salles, ne sont pas autorisées. Grimper sur les sculptures relève alors du sacrilège. Candidats au lynchage ne vous génez pas. Lorsque le temple est désaffecté, c'est tout de même un monument historique protégé.
Pour la tenue, occidentale ou indienne, peu importe du moment qu'elle est décente. Ton pseudo semble indiquer que tu es une fille: ne montre ni tes jambes, ni tes épaules. | | | À: Nalesnik · 16 janvier 2009 à 17:20 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 10 de 11 · 1 965 affichages · Partager Merci beaucoup pour vos réponses!
C'est déjà encourageant si il y a moyen d'avoir des autorisations...
Merci pour ces jolies images aussi!
Pour l'appareil photo, je suppose que c'est un appareil pro? J'ai un petit numérique pas trop mauvais mais je n'ai jamais réussi à avoir cette qualité.
Sinon autre question, pour aller sur place de façon plus poussé que juste du tourisme, pensez vous qu'il soit nécessaire de lire le dévanagari ou tout est rigoureusement traduit en anglais? Je suis très vaguement sanscritiste sur quelques mots par ci par là sur quelques termes techniques inutilisables, mais je n'ai aucune notion d'hindi, de tamul et autre, c'est un problème? | | | À: Clodwiga · 16 janvier 2009 à 20:05 Re: Recherche en histoire de l'art en Inde: comment faire? Message 11 de 11 · 1 890 affichages · Partager Le Lumix FZ 10 de Panasonic n'est pas un appareil professionnel, mais le plus perfectionné de la catégorie amateur. J'ai pu lire dans un magazine, qu'on le classait "amateur éclairé".
Tout n'est pas traduit en anglais (la deuxième langue nationale officielle) en Inde, en dehors des pancartes des bâtiments d'Etat, comme les administrations, les gares, ou les aéroports. Les commerces écrivent leurs enseignes dans la langue de leur choix, les panneaux sur les petites routes sont plutôt écrits dans la langue régionale, celle parlée et lue par l'homme de la rue, lequel n'est pas toujours bilingue. Le sanskrit est à réserver aux pandits, car tous les brahmanes ne le parlent pas correctement, même quand ils psalmodient. Dans les grandes villes, on s'en tire toujours avec l'anglais, car on trouve des interlocuteurs. Dans les campagnes, c'est souvent différent, et il faut faire confiance aux explications du chauffeur de taxi, quand il parle anglais, ou de l'étudiant qui offre de guider contre menue monnaie...
L'alphabet devanagari n'est utile que sur le territoire que les linguistes appellent l' hindi belt, en Inde du Nord, où plusieurs langues indo-aryennes, comme l'hindi, le maharati, le bihari, s'écrivent avec cet alphabet. Mais d'autres langues indo-aryennes comme le gujarati, le penjabi, le bengali, s'écrivent avec leur propre alphabet. Il en va de même des langues dravidiennes en Inde du Sud (tamoul, malayalam, télougou, kannada). | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 492 visiteurs en ligne depuis une heure! |