Même chose pour moi qui ai passé un mois sur la région de
Masoala en naviguant en kayak de mer entre Antalaha et Maroansetra.
- barrage de gendarmerie entre Sambava et Antalaha avec demande auprès du chauffeur (mais je parle malgache) des gendarmes de prévenir plus loin que sans le "vola" (argent) les camions (bois de rose) ne pourraient plus circuler...
- surprise le matin à "cap est" car des hommes creusent la plage et déplacent notre kayak pour sortir de terre (sable) 15 grumes de bois de rose qu'un bateau (petit) charge ensuite et part au large. Ambiance tendue sur ma présence (photos transmises à qui peut les utiliser pour la bonne cause). 4 "body-gards" autour de la femme collecteur que je vois partout...
- au fur et à mesure de notre navigation, chaque rivière apporte son lot de radeaux qui, à première vue sont anodins (bambous) mais transportent en immersion du bois de rose (qi résiste à l'eau)
- balades en forêt du coté d'Itampolo (baie d'antongil) ou le constat de coupe "rase" est clair sur le palissandre et le bois de rose.
Ce sont les Chinois qui achètent... ils positionnent leurs bateaux au large et les petits bateaux des collecteurs les approvisionnent en haute mer pour éviter le port de Vohemar (incidents) et celui d'Antalaha.
Quand à la sur-pêche, c'est pire !
Chaque nuit (5 semaines d'observation attentive), des bateaux non-présents le jour, viennent "racler" la barrière de corail au point qu'on les suit à l'oeil nu. Tous les villageois et pêcheurs les redoutent et parlent des chinois, mais il s'agit sans doute des japonais.
Le pillage est en cours dans le chaos...