Le
Kirghizistan possède un point commun avec la
Norvège : la quasi absence de rideaux occultants dans la plupart des hébergements.
Comme chaque matin ou presque, nous sommes donc réveillés par la lumière du jour.
J'ouvre le fin rideau, Lénine se dresse devant moi dans son écrin de bleu.
Si on m'avait dit qu'un jour, Lénine m'éblouirait...
Nous expédions le petit-déjeuner et partons à sa rencontre via la piste qui mène au lac Tulpar-Kul.
Un puis deux ponts permettent de franchir facilement deux tumultueuses rivières, la piste file maintenant tout droit en direction des montagnes.
Les premiers kilomètres sont monotones, nous traversons la plaine.
Quelques courageux randonneurs utilisent la piste comme sentier.
25 kilomètres d'une marche au trois quart ennuyeuse les attendent, ils auraient dû garder leur souffle pour une balade plus intéressante.
Des troupeaux paissent tranquillement la maigre herbe de la vallée à peine troublés par notre lointain passage.
Les pics enneigés se rapprochent, la piste commence à grimper.
Que le spectacle commence !
Au détour d'un tournant apparaît le lac.
Il semble avoir été ici déposé par un peintre ou un photographe spécialisé dans l'étude des reflets...
Quelques camps de yourtes attendent le client, quelques vans, camions et 4x4 aménagés ont installé là leur bivouac.
Il y a pire, non ?