Je n'ai fait qu'un tout petit bout du chemin, exactement 117km, au printemps 2010. Je suis reparti de
Burgos pour plusieurs raisons. Si la température avait été plus agréable j'aurais continué sur la via de
la Plata. J'en étais à ma première expérience sur les chemins de St-Jacques. Un jour, assurément, je vais le refaire mais pas tôt au printemps. J'en étais à mon premeir voyage en Europe. J'ai eu un choc culturel - très positif. J'ai été déstabilisé, c'est cela que je recherchais.
Ce que je peux dire c'est que ce chemin est totalement différent du camino Francès. Le paysage est magnifique. Parfois les distances entre les auberges sont grandes. On ne peut pas se permettre de modifier les étapes comme bon nous semble: l'offre d'hébergement de type albergue n'est pas toujours adéquat - existant, à moins d'aller dans les hôtels ou les casas rurales.
Il faut prévoir des moyens pour traverser les gués. J'imagine qu'à l'automne les ruisseaux et les rivières
seront à sec... Une des dernières étapes que j'ai parcourue n'avait, selon le guide, qu'un seul gué à traverser. Cela fait du bien aux pieds... mais rendu au sixième, l'eau glacial du printemps, plus haut que les genoux, a eu raison de moi.
À
Séville, le pont
Triana est le même que le pont Isabel II. Les habitants de la ville le connaissent sous le nom de
Triana (ou c'est l'autre). Sur l'avenue Castilla, il y a des escaliers près d'un carrefour giratoire. Je les ai cherchées... Il y avait des camions garer devant. J'ai perdu un bon 45 minutes. La signalisation est parfois déficiente à
Séville.
À Santiponce, il n'y a pas d'auberge. Il y a la Casa rural de madame Carmen. Charmante petite dame et très accueillante. Elle m'a interdit de me doucher. Elle me trouvait trop grand. Je fais 1.85 m. Elle a cru que j'étais Allemand!!! J'ai bien ri avec elle.
À Guillena, le refuge est situé derrière un bar et à coté d'un terrain de football. J'ai demandé les clés à la police. Ils sont venus m'ouvrir, ne m'ont pas remis les clés et le bar était fermé... Je suis resté pris à l'extérieur.
À Real de la Jara, je n'ai pas pu aller dormir à l'auberge... Il y avait eu fête durant la fin de semaine et le ménage n'avait pas été encore fait. J'ai dormi à l'hôtel.
Je n'ai pas aimé le gîte municipal de Los Santos de Maimona. Probablement parce qu'il se trouve en haut d'un monticule. Pour y accéder il y a plusieurs marches à gravir et je faisais une crise d'asthme. Ce fut le coup de grâce. Les clés se trouvent à trois km de l'endroit.
Honnêtement, je conserve de magnifiques souvenirs de la via de
la Plata.