Je l'ai trouvé au pied du sapin

The Velvet Underground est un groupe de rock maudit de son vivant 1966 / 70. Quelques disques au succès très confidentiel et des concerts dans des endroits le plus souvent glauques et de seconde importance. Les sons stridents de la sono mal réglée ne conviennent pas à un public petri de bons sentiments "peace & love". Malgré l'aide d'Andy Wahrol le groupe se sépare dans l'indifférence générale en 1970 et son leader Lou Reed s'en ira rejoindre l'entreprise familiale comme dactylo! avant d'entreprendre un peu plus tard une carrière solo.
Pourtant le VU est à l'origine d'une des plus grande révolution esthétique musicale de la fin du XXe siècle. Les punks d'abord mais bien d'autres courants artistiques aussi se disputeront l'héritage. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier leur oeuvre musicale si déconnectée de leur époque. Le VU est comparé au Caravage maître du clair obscur, c'est le legs de Caïn, les fleurs du mal. La poésie du velvet est sans complaisance, crue, elle décrit une série de petits tableaux urbains mais sans jamais juger les protagonistes. Elle trouve son inspiration dans
New York, ville pieuvre où une faune disparate, marginale saoule de bruits, d'insomnie et d'espoir ne cesse jamais d'arpenter les rues à la recherche de drogues, de perversions, de gloire et de décadence... La chanteuse Nico une longiligne, blonde allemande à la voix distinguée et gothique donne la touche enigmatique et distante à de nombreux morceaux.
Pour l'anecdote, le Président et dramaturge tchèque Vaclav Havel fan depuis toujours du groupe et ami de Lou Reed a permis la reconstitution du groupe à la faveur d'une visite officielle chez Bill Clinton à la Maison Blanche.
Pour ceux qui aiment
New york et voyager dans les lieux d'errance, le Velvet Underground tend une glace sans tain et sans complaisance. C'est à chacun de passer l'épreuve ou de succomber.
Le livre ou plutôt l'anthologie est de Johan Kugelberg, un travail remarquable.
Williama