Écoute, ce n'est pas compliqué. Je l'ai expliqué à maintes reprises d'ailleurs.
En
Amérique du Nord, l'entrée au frontière se passe comme ceci:
le pays veut des touristes, veut des gens d'affaires qui vont négocier des contrats, veut des retombées économiques!
Mais le pays ne veut pas: des étrangers qui vont "squatter" indéfiniment, qui vont prendre un boulot sans autorisation (car tu l'enlèves à un citoyen), qui vont finalement apporter peu au pays.
En gros, on veut que tu viennes, mais on veut aussi que tu repartes. Les questions visent toujours à connaître si ton profil est à risque: âge, scolarité, emploi dans le pays de résidence, finances, attaches familiales, objectif du voyage, santé, etc.
Les agents aux frontières savent faire leur travail. Ça ne leur prend que quelques secondes ou quelques minutes pour savoir si la personne est un voyageur que l'on veut faire entrer au pays. On te demande ce que tu fais dans la vie, quel travail, tes ressources, si tu as déjà voyagé, etc. en même temps on observe ton comportement, ta façon de t'habiller, de bouger, comment tu t'es préparé pour venir, etc. C'est un exercice parfois difficile mais c'est leur travail.
Évidemment, en cas d'un interrogatoire plus serré, plus tu as d'éléments à donner, plus facile c'est pour eux de prendre la décision. Tu dis que tu es consultant pour une entreprise française, as-tu une carte d'affaires? Tu travailles comme gestionnaire, as-tu la façon de parler qui va avec, de te vêtir? Tu travailles comme femme de ménage en
Birmanie, as-tu un relevé de paie avec toi? Bon, je caricature un peu mais vous comprenez le principe.
Les déclarations verbales sont généralement suffisantes. S'il y a un doute, des documents à l'appui aident, mais si en premier lieu tu as dis la vérité, c'est bon.
Il n'y a aucune raison de s'inquiéter inutilement. Des millions de gens voyagent chaque jour sans problèmes.