Bluequark · 9 avril 2012 à 10:50 · 259 photos 59 messages · 15 participants · 15 436 affichages | | | | 9 avril 2012 à 10:50 · Modifié le 19 août 2012 à 4:57 Eté 2011: Laos- Perhentians- Bangkok en famille Message 1 de 59 · Page 1 de 3 · 9 677 affichages · Partager Bonjour,
Le Laos, cela faisait plus de 10 ans que j’avais envie d’y aller. Nous avions failli y partir à l’été 2009. Mais une connaissance de mon tendre et cher avait fait valoir que les enfants étaient peut-être trop petits – 9 et 11 ans à l’époque – pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout pour son atmosphère et qu’ils risquaient de s’ennuyer : nous étions finalement allés à Bornéo.
Cette année, quand la destination a été à nouveau sur la table, les mêmes questions se sont posées ; les mêmes hésitations ont vu le jour : aimeront-ils ? n’aimeront-ils pas ? Nous n’avions pas envie d’avoir trois semaines de soupirs et de grognements ; quand, soudain, un éclair d’illumination – je n’ose dire de génie – m’a traversé l’esprit : devant de toute façon passer par Bangkok, il suffisait de raccourcir le temps passé au Laos pour rajouter une carotte, c’est-à-dire quelques jours sur la plage en Thaïlande pour faire du snorkelling, les enfants aimant vraiment cette activité. Ce sera donc deux grosses semaines au Laos et une petite de plage ; de plage ou plutôt de Palmes-Masque-Tuba. De fils en aiguilles et au fur et à mesure de mes investigations sur Internet, la plage en Thaïlande est devenue la plage en Malaisie aux Perhentians : à cette période de l’année, le temps y est plus sur, pour un snorkelling de meilleure qualité, tout en n’étant finalement pas énormément plus loin. On rajoute une journée tampon à la fin des vacances à Bangkok pour être sur de ne pas manquer l’avion retour et c’est bouclé.
Restait à faire un choix dans les lieux au Laos ; deux semaines, c’est court. Surtout si comme nous, on ne veut pas courir et on souhaite prendre son temps. Nous avons donc décidé qu’il n’était pas possible d’aller au Laos sans passer par Luang Prabang, exit donc le sud. Arbitraire, mais il faut bien objectiver ses choix. Le reste du choix, c’est Frank Gros, notre chauffeur-guide connu grâce à ce forum, qui l’a fait pour nous. En effet comme je voulais sortir un peu de l’axe traditionnel Ventiane – Vang Vieng – LP et grâce à l’expérience des voyages en transport en commun au Vietnam et en Birmanie, acquise il y a maintenant presque vingt ans, nous savions que nous ne voulions pas vivre une telle aventure avec des enfants, j’avais contacté Frank et il m’avait proposé une boucle de dix jours : Ventiane – Vang Vieng par le route 10 – Ponsaven – Sam Neua – Vieng Thong – Nong Kwiau – LP.
Spontanément, j’aurais choisi une boucle plus au nord mais Frank m’a expliqué que l’avantage de celle-ci était sa route goudronnée tout le long et pas trop mauvaise, ce qui limitait les risques de problèmes en cas de pluies abondantes. A quoi bon demander des conseils aux gens qui connaissent pour ne pas en tenir compte? Va donc pour la boucle par Ponsaven. Le fait que peu de gens semblait l’emprunter me faisait balancer entre la satisfaction de savoir qu’il n’y aurait pas beaucoup de touristes et la crainte que si peu de monde passait par là, c’est que justement qu’il n’y avait pas grand chose à voir. Finalement, cette boucle était parfaite et correspondait à ce que nous recherchions : voir le Laos rural, hors des sentiers battus. Nous avons toutefois raccourci un peu le parcours pour rester un peu plus chaque endroit, les trajets en voiture, même agrémentés de pauses, étant longs. Nous ne sommes donc pas allés jusqu’à Sam Neua. Si c’était à refaire je rajouterais deux-trois jours pour pouvoir le faire.
Deux grandes incertitudes pour ce voyage et son succès :
- la présence du chauffeur-guide. Nous avons maintenant l’habitude de faire des « grands » voyages depuis plusieurs années mais toujours seulement nous 4. Comment la présence de cet « intrus » allait-elle modifier l’équilibre familial ? Déjà, lorsque j’avais annoncé aux enfants que nous allions avoir à une voiture avec chauffeur pendant une dizaine de jours, j’avais eu le droit à « Hein ! mais il va rester avec nous pendant TOUT ce temps ! ? ». Un « C’est ça ou les transports en commun tout serrés dans la chaleur intense et humide » avait coupé court au débat mais l’intégration n’était pas gagnée. En réalité, tout c’est très bien passé. Frank est quelqu’un d’une très grande gentillesse, cherchant vraiment à faire plaisir. Mariée à une laotienne et ayant trois filles sensiblement de l’âge de nos enfants, il aime vraiment le Laos et cherche à faire partager cette passion. Sans sa présence et son lao courant, nous n’aurions, je crois, pas vu le même pays. Seul petit défaut, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans un autre post, Frank est vraiment bavard et du coup, les pauses ont tendance à s’allonger. Pas vraiment dérangeant quand on aime prendre son temps – et c’est un peur le revers de la médaille, mais sans doute difficilement supportable pour qui aime les voyages cadencés. Il faut le savoir donc ;
- le temps. Et oui ! Juillet-Août, c’est la saison des pluies. A vrai dire, la pluie ne nous a pas vraiment dérangés. Certes, il a parfois fallu se mettre à l’abri, attendre que l’averse passe, mais jamais très longtemps ou à des moments où ces pauses nous gênaient. Mais pendant, que nous gambadions gaiement dans les montagnes pratiquement sans pluie, la tempête tropicale Nok Ten se déchaînait dans les plaines et sur Ventiane, entraînant inondations et glissements de terrain. Le train depuis Bangkok que nous avions pris quelques jours avant ne passait plus pour cause de voie ferrée sous l’eau. Alors chance ou pas chance ? Difficile à dire. Disons que le voyage a été super mais qu’à quelques jours près, c’était galère. Par contre, le ciel est rarement bleu, souvent blanc laiteux, pas terrible pour les photos. C’est mon principal regret.
Bon, après cette longue introduction, un bref bilan avant de rentrer au vif du récit : nous avons tout quatre bien aimé le Laos et sa douceur de vie. « Ponpedian » est le maître mot. Quand j’ai demandé à mon tendre et cher, ce qu’il avait bien aimé, il m’a répondu les habitants. Comme il a déjà été dit maintes fois, le Laos ne se visite pas, il se vit. La présence de quelqu’un comme Frank n’en est que plus précieuse. Le Laos, c’est une douceur de vie, une gentillesse voire une nonchalance à peine imaginables. Quand on voit les voisins qui l’entourent, Thaïlande, Chine, Vietnam, on se dit que le Laos risque d’être mangé tout cru et on craint pour son avenir. C’est aussi pays « silencieux » : pas de klaxons et de musique à tue-tête comme dans d’autres pays que nous avons pu visiter. C’est enfin un pays avec des conditions d’hygiène auxquelles je ne m’attendais pas : ni papier ni détritus qui traînent ; mis à part dans les villages de montagne, l’utilisation de l’eau potable venant de grosses bonbonnes semble largement répandue. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Propos préliminaire : pour le même prix, vous aurez deux carnets sur la partie Laos et celui des enfants (Marion, 13 ans, et Benoît, 11 ans) rédigé pour Noël pour leur grand-père qui aurait rêvé d'aller au Laos. Vous verrez que les impressions sont souvent semblables...mais pas toujours.
Mercredi 20 juillet : Paris-Bangkok
Départ à 21 heures 40 de CDG1 par Thai airways pour un vol direct pour Bangkok. Et oui, lorsque j’avais cherché les billets par différentes combinaisons, il y avait un « trou » dans les prix de la Thai ce jour-là : les tarifs étaient moins chers que les vols à escales par le Moyen-Orient. On ne va pas bouder son plaisir ; le voyage jusqu’à Ventiane est déjà assez long comme cela.
Nuit de contorsions. En plus les sièges ne sont pas côte à côte : chez la Thai, c’est 3, 3 et 3. Nous faisons donc la mère plus les enfants d’un côté et le père seul de l’autre. Je sers donc de double tuteur. L’avantage est maintenant que notre fille est au moins aussi grande que moi, je peux me permettre des moments d’égarement et m’effondrer sur elle l’espace d’un instant.
Carnet de notre voyage au Laos
Mercredi 20 juillet (jour (plutôt nuit) du départ) 2011
Nous sommes dans l'avion. Impossible de dormir même s'il est très tard (environ 11 heures) car il y a trop de bruit. D'un autre côté, les hôtesses ne devraient plus tarder à apporter notre repas. L'ambiance se veut très chic : on nous distribue un repas haute gamme (pour un avion) avec du choix... A la fin du vol, les dames auront droit à une orchidée Marion | | | Jeudi 21 juillet : Bangkok- Nong Khai
Arrivée à midi et quelques à Bangkok. L’aéroport est grand, moderne et rutilant ; les guichets nombreux ; nous passons rapidement les frontières ; les bagages arrivent encore plus vite ; il y a plein d’ATM pour faire des provisions de liquide. Rien à voir avec CDG au retour, nous y reviendrons.
S’en suit la quête du Graal, j’ai nommé l’Aeroport express bus qui doit nous mener directement à Hua Lamphong, la gare d’où part notre train pour Nong Khai, à la frontière laotienne. Forts des renseignements collectés sur ce forum, nous filons au niveau 1. Et là pas de bus. Nous arpentons le «quai ». Un quidam interrogé nous indique qu’il n’y a plus de bus, renseignement dont nous faisons fi, persuadés que le but est de nous rabattre vers les taxis (hum ! hum !). S’en suit une longue errance à travers les autres niveaux, au cas où. Est-ce le décalage horaire et la chaleur qui nous empêchent d’avoir les yeux en face des trous ? Toujours pas de bus.
Bon tant pis, au bout d’un quart d’heure, nous nous rabattons sur l’Airport Link. Toujours forts des renseignements collectés, nous savons qu’il faut descendre à Makassan puis prendre le métro dont la station se trouve à une centaine de mètres. Il y a la version express sans arrêt jusqu’à Makassan et la version omnibus. Comme nous avons le temps, nous ne posons pas trop de questions et montons dans la première rame qui passe. La vue depuis le train permet d’avoir un premier aperçu de Bangkok et de son coté tentaculaire. Voilà que les panneaux de Makassan arrivent...que nous dépassons allègrement pour nous arrêter deux bons kilomètres plus loin à la station Phayathai. Là, après le coup du bus, nous avons l’impression d’être tombés, dans un monde où l’on aurait changé subtilement quelques détails dans le but de nous rendre fous. D’autant que pour aller à la gare maintenant il faut prendre, outre le métro, le Skyline avec un prime un changement supplémentaire. Il fait chaud, nous avons sommeil et c’est quelque peu hagards que nous faisons tous ces changements. C’est bon : la prochaine fois, nous prendrons le taxi.
Après toutes ces péripéties et un rapide repérage dans la gare, nous trouvons refuge dans la fraîcheur d’un KFC où nous passons le reste de l’après-midi. Si on me l’avait un jour...Comme quoi, tout arrive.
En fin d’après-midi, nous sortons de notre antre visiter la gare et récupérer les billets de train commandés par Internet, que www.thailandtrainticket.com doit nous livrer par porteur. Tout marche comme sur des roulettes, le porteur était même là une demi-heure avant l’heure dite. Petite balade dans la gare et achat de crêpes puis nous allons sur le quai. Celui-ci est tout enfumé de gaz brûlés. Ca pique les yeux et la gorge. Vite, nous montons dans notre wagon.
Nous avons (enfin, j’ai) réservé deux compartiments en 1er classe qui communiquent entre eux. Notre premier soin est d’ouvrir la porte de communication, et de baisser la clim particulièrement glaciale.
Rapidement, nous nous installons pour la nuit ; pas de draps, nous sortons nos sacs à viande et tout le monde au lit. Le contrôleur sera tout surpris, quand il passera vers 10 heures et quelques pour installer le compartiment, de trouver tout le monde endormi. Il me donne les draps-couvertures dont je recouvre chacun.
Les couchettes sont confortables mais la nuit n’en est pas moins hachée : arrêts fréquents et prolongés, on comprend mieux pourquoi le train met si longtemps pour parcourir si peu de distance ; sauts de carpe aussi, à se demander si les rails sont vraiment jointives.
Jeudi 21 juillet 2011
Nous sommes (enfin) arrivés à Bangkok. Nous devons rejoindre la gare pour prendre le train de nuit nous menant à la frontière thaïlandaise. Nous décidons de prendre le bus pour rejoindre la fameuse gare. Nous cherchons le bus pendant près de 30 minutes en montant et descendant tous les étages de l'aéroport (ils sont très nombreux !).
Finalement, nous optons pour le train nous emmenant à Makahssan (le trajet dure 15 minutes auquel il faut ajouter les 20 minutes d'attente). Puis, nous prenons le métro avec de nombreux changement, des montés, des descendantes, trois grosses valises, des agents qui ne parlent pas un mot d'anglais (non, j'exagère un peu)...
D'après Papa, nous arrivons à 16h30 locale. Nous laissons nos bagages au consigne (très cher) !
Nous décidons de manger un bout car cela fait longtemps que nous n'avons pas manger. Nous croisons un KFC (pour des européens fraichement arrivés, il faut commencer en douceur, avant d'entamer la cure de riz) et nous nous y arrêtons pour manger frites, poulet et pepsi.
Il doit être 18h30 lorsque notre instinct de touristes surgit et que nous quittons le KFC pour faire une plus ample visite de la gare. Nous achetons au passage 3 crêpes au Nutella.
Puis, vers 19h30, nous reprenons nos bagages et attendons notre train.
20h10, le train part (avec nous bien sur) ! Nous sommes en 1ère classe, nous avons 4 couchettes dans deux cabines très étroites qui communiquent.
Le train s'arrête régulièrement et ne roule pas très vite !
Marion | | | Vendredi 22 juillet : Ventiane
Réveil des parents qui essayent de ne pas réveiller les enfants qui eux dorment encore. Le train est en retard et le paysage défile par la fenêtre avec des plans d’eau aux superbes fleurs de lotus. Toujours ces arrêts au milieu de nulle part. Puis tout à coup, davantage de bâtiments avec plein d’enseignes américaines, MacDo et cie. Ca y est, on doit être arrivé. Branle-bas de combat. Non, ce n’est que Udon Thani ! Nous en avons encore pour un moment et c’est finalement avec plus d’une heure et demie de retard que nous arrivons à Nong Khai.
Nous négocions un tuk-tuk pour aller jusqu’au pont de l’amitié. Il paraît que la navette qui traverse le pont va jusqu’à la gare ; nous ne l’avons pas vue et cette fois, nous n’avons pas trop cherché. Refus des propositions d’aide aux visas en tout genre ; passage de la frontière thaïlandaise ; bus navette pour traverser le pont ; arrivée à la frontière du Laos. Là, trois guichets : le premier guichet où l’on prend les formulaires ; le deuxième où on les rend accompagnés de 30 dollars par personne et le troisième où l’on reprend son passeport et son reçu. Il y a peu de monde et l’ensemble prend somme toute peu de temps. Pendant ce temps, il y a bien quelques tentatives d’approches pour nous proposer un transport jusqu’à Ventiane, mais sans insistance.
Frank nous attend juste après la frontière. Les enfants sont un peu interloqués par son look. Disons que cheveux longs, très longs, et oreille percée, c’est un peu inhabituel pour les petits habitants de Paris XVième.
Sur le chemin jusqu’à l’hôtel, nous sommes d’emblée frappés par les voitures : toutes en très bon état, elles sont dans l’ensemble assez grosses, le must étant le FFFF.
L’hôtel dans lequel Frank nous a réservé une chambre, le Sala Impeng, est à la fois au cœur de Ventiane et de la verdure, très agréable pour se remettre du voyage et s’habituer à la chaleur. Chaque chambre a une terrasse à l’abri du soleil. Pendant que nous nous accordons avec Frank sur le parcours et l’heure du rendez-vous du lendemain, les enfants trouvent refuge dans la chambre climatisée. Nous y laissons quelques temps reprendre leur force avant d’aller affronter la ville. Avec modération en ce premier jour.
Le premier arrêt est pour la banque. A environ 11 000 kips l’euro, nous voilà devenus millionnaires. Petit aparté sur les kips : il n’y a que des billets – 500, 1 000, 2 000, 5 000, 10 000 et 50 000 – dont certains ont des couleurs très proches. Comme les chiffres arabes n’apparaissent que sur une face, il est facile de se tromper. Personnellement j’ai résolu le problème en confiant la gestion de nos deniers à l’autre autorité parentale.
Après nous être sustentés et avoir fêté les 11 ans de notre numéro deux avec un pancake d’anniversaire – si, si – nous nous dirigeons nonchalamment vers Wat Sisaket. Nous croisons sur le chemin quelques ex-maisons coloniales....
... et des écriteaux en français.
Petit aperçu de loin du Patuxai.
Peu de touristes au temple pour admirer les très nombreux bouddhas. Sans le savoir, nous sommes arrivés peu avant la fermeture, assez tôt toutefois pour le visiter sans se presser.
Les Bouddhas officiels.
Et ceux cassés et mis sous clef.
Souhaitant ménager nos montures en ce premier jour d’acclimatation, nous rentrons doucement par la rue principale, celles des guesthouses et des restaurants, avec quelques arrêts « temple » quand même.
Le reste de l’après-midi se déroule à l’hôtel ; sur la terrasse pour les parents et dans la chambre pour les enfants.
Cette première nuit est l’occasion de nous familiariser avec les matelas laotiens. Composés de fibre de coco, ils sont fermes. Amis amoureux des matelas moelleux, ce n’est pas dans ce pays que vous trouverez votre bonheur.
Vendredi 22 juillet 2011
Nous arrivons à la frontière thaïlandaise vers 9h30. Nous prenons un tuk-tuk (qui signifie pas cher pas cher) qui nous emmène au VISA. Nous patientons, patientons...
Nous passons la frontière et voyons un monsieur à l'allure très bizarre, et Benoît et moi prions pour qu'il ne soit pas notre chauffeur. Ce monsieur, Franck, était bel et bien notre chauffeur et il nous emmène à notre hôtel très calme et sympa. Tous ensemble (enfin pas les enfants, comme d'habitude) choisissons le trajet exact pour les jours à venir.
Ensuite, nous nous préparons en douceur (il faut pas nous brusquer, nous sommes fragiles à cause de la chaleur et de l'humidité ambiante).
Nous décidons de nous promener à Vientiane. Nous déambulons près d'une grande fontaine puis nous nous arrêtons pour remplir nos ventres qui crient famine.
Repartis, nous visitons quelques temples bouddhistes. Nous rentrons à l'hôtel et nous nous reposons. Puis, nous mangeons dans un petit restaurant typiquement lao (pas terrible) !
Marion | | | Samedi 23 juillet : en allant vers Vang Vieng
Aujourd’hui, nous partons pour Vang Vieng. Plutôt que prendre la route habituelle de l’axe Ventiane – Vang Vieng – Luang Prabang, nous avons choisi de passer par la route 10 qui est moins fréquentée et surtout permet de s’arrêter au lac Ang Nam Ngum et de faire un stop aux mines de sel de Ban Keun repérées sur ce forum.
Mais pour l’instant, l’heure est au Xieng Khhman ou Buddha park, situé à une vingtaine kilomètres au sud de Ventiane. Ce parc, pas très grand, accueille toute une série de statues hindoues et bouddhiques construites par un prêtre chaman qui aurait forgé un nouveau culte à partir de ces deux religions. Il a également créé un parc similaire en Thaïlande à Nong Khai. L’ensemble est assez amusant. On y croise des statues géantes de Vishnou, Shiva, Bouddha et de personnages historiques laotiens, ainsi qu’une sorte d’énorme citrouille.
Dans l'une d'entre elles, on peut monter en passant par l’intérieur, intérieur qui recèle plusieurs grottes. Pour un peu, on se prendrait pour Indiana Jones.
Puis, c’est cap au nord. Pour rejoindre la route 10, nous empruntons une quatre voies avec des lampadaires, sur laquelle nous sommes absolument seuls. On n’est pas un paradoxe près.
Une première halte est pour la belle-famille de Frank. Trois maisons en bois sur pilotis, une maison en « dure », les frères et sœurs ont choisi de quitter le village des parents pour s’établir le long de route. Pour l’heure, tout le monde est dans les champs sauf une des sœurs qui a accouché une semaine auparavant et une autre sœur qui lui tient compagnie et l’assiste dans les soins du bébé. Elles nous accueillent le temps d’un café et celui pour nous de découvrir les coutumes entourant les jeunes accouchées : celles-ci sont censées rester alitées – au moins quelques jours, idéalement plusieurs semaines – sur un lit sous lequel sont glissés des charbons ardents. C’est bon pour la peau, paraît-il. Quand je me souviens de ma fatigue après mes accouchements, quand je vois combien il fait déjà chaud sans les charbons, je me dis que ce traitement doit tenir du supplice. La pauvre a d’ailleurs l’air vraiment épuisée.
La deuxième halte est pour la « mine » de sel de Ban Keun. L’eau est injectée dans le sol puis récupérée et mise à évaporer dans des bacs sous lesquels brûle de la sciure dûment compactée au préalable. Le sel est ensuite récolté et mis à égoutter dans des paniers suspendus. Plusieurs familles travaillent sur le site et habitent un camp tout à côté. Elles travaillent du matin jusqu’à tard le soir (10 heures) et sont rémunérées au poids de sel produit. Les conditions de travail sont assez dures : outre la chaleur dégagée par le feu, la vapeur est assez astreingeante. Comme partout ailleurs au cours de notre périple, nous sommes très bien accueillis et les gens répondent volontiers à nos questions.
Nous continuons notre route jusqu’au lac Ang Nam Ngum. D’abord, un petit arrêt pour profiter de la vue. Le lac a été formé par la rétention d’eau du barrage sur la Nam Ngum et ces petites îles sont en fait les sommets d’ex-collines.
Puis un deuxième au bord du lac, pour déjeuner. Frank souhaite tester un nouvel endroit qui vient de s’ouvrir et dont il a entendu parler par un cousin. C’est un peu à l’écart du village et le restaurant à vue sur le lac. Quand nous arrivons, les parents ne sont pas là et nous sommes accueillis pas une nuée d’adolescentes. Les demoiselles s’occupent de nous avec une sorte d’agitation et de volonté de bien faire bien sympathiques. C’est un peu la panique à bord. Heureusement que Frank parle lao.
La mère, lorsqu’elle rentrera – le père lui est parti à Bangkok faire de courses ! – nous expliquera que le maître des lieux – le père donc – est un laotien ex-exilé en France. Bien que ne parlant initialement pas lao, il a souhaité revenir s’installer au Laos et a donc ouvert ce petit resort. Nous croiserons plusieurs fois au cours de notre séjour des laotiens qui, exilés en France pendant la guerre, ont décidé de revenir au pays.
La prochaine étape est pour le Nam-Lik eco-village Le lieu est tenu par Richard, un français installé au Laos depuis de nombreuses années, passionné d’orchidées et d’insectes. L’eco village est au cœur de la forêt avec des maisons sur pilotis. Le lieu héberge deux macaques recueillis bébés dans la forêt et un chien régulièrement épouillé par les singes. Dans les salles communes, toute une collection de papillons et d’insectes divers et variés. Le tout a un coté un peu Robinson. D’ailleurs, les enfants en parlent en disant « tu sais, chez Robinson ».
Petit commentaire sur les chiens au Laos : ils sont tous bâtis sur le même modèle, courts sur pattes, pas bien beaux et absolument pas agressifs. Frank nous indique que des Vietnamiens font régulièrement des incursions au Laos pour ramasser des chiens qu’ils revendent pour consommation au Vietnam. J’avais tendance à considérer cette histoire comme une légende urbaine – ou plutôt une légende rurale – jusqu’à mon retour en France où je suis tombée sur des articles ( www.franco-thai.com/...f=2&t=5019#p5049 ) relatant l’arrêt dans le Nord-Est de Thaïlande de trafiquants de chiens à destination de restaurants au Vietnam.
Nous devions initialement aller jusqu’à Vang Vieng mais il est déjà tard et personne n’a le courage de reprendre la route. Nous restons donc dormir là ce soir. Les enfants sont ravis de dormir « chez Robinson ». Nous avons une grande chambre familiale avec terrasse qui surplombe la forêt. Que demander de plus ! Belle collection de fourmis dans la salle de bain, de quoi s’occuper pendant le lavage de dents.
Ce soir, c’est plat unique pour tout le monde. Enfin, tout le monde, cela veut dire Frank, Richard et nous ; l’endroit n’est pas très fréquenté, si ce n’est par des passionnés de botanique et d’insectes en tout genre qui restent souvent plusieurs jours.
Samedi 23 juillet 2011
Nous nous réveillons, prenons la route et faisons un arrêt dans un Bouddha parc. Il y a des sculptures de toutes les tailles, représentant des animaux, des bouddhas... Il y a une gigantesque sculpture, on peux même rentrer dedans : on entre par la bouche, on monte, on monte et nous voilà arrivés tout en haut.
Puis après cette visite, nous quittons ce magnifique parc et prenons la route pour aller au village de la femme de Franck où nous trouvons ses belles-sœurs. Une vient d'accoucher (il y a une semaine) et une coutume dit qu' elle doit rester allonger ou assise sur un lit pendant 3 semaines à 1 mois, où en dessous, il y a des braises et la température extérieure est de 35 degrés !!! Ses sœurs doivent s'occuper du bébé et de la mère. Après énormément de "blabla" (eh ouais mec Franck est très très très très très bavard), nous partons et arrivons dans une mine de sel. La fabrication du sel se fait comme ceci : ils apportent de l'eau salée pompée en sous-sol et la mettent à chauffer dans une sorte de grand récipient posé par terre avec du feu dessous. Le sel, donc, remonte à la surface et cela dégage une chaleur épuisante.
Nous allons dormir dans un hôtel pas trop hôtel où il y a Robinson : il s'appelle Richard (ce qui est bien dommage) qui possède des serpents, des grosses araignées, des iguanes, et une collection de papillons (grands, petits). Il a aussi des macaques qui ont des cordes pour ne pas qu'ils s'échappent. L'un d'eux épouillait le chien, faisait des acrobatiques s’emmêlait avec ses cordes. Benoît | | | Salut la famille Bluequark! Super ce carnet écrit à plein de mains! Merci les zenfants! Vivement la suite! Marie | | | Bonsoir Marie,
Merci pour les encouragements, cela fait toujours plaisir... et cela motive pour la suite. Le problème est que pour les deux jours suivants, j'ai pris les photos avec la balance des blancs déréglée !!! J'ai essayé de tripatouiller les photos mais le résultat n'est pas encore top. Et puis, la plupart sont du coup devenues trop lourdes pour pouvoir être attachées. Tant pis! Je vais essayer de sortir un épisode ou deux ce soir sans les photos- ou seulement une partie- et je verrai ce week-end comment les ajouter après coup.
Dimanche 24 juillet : Vang Vieng
Avant de partir, petite exploration du jardin aux orchidées avec Richard. Celles-ci ont été récoltées dans la forêt puis replantées sur le chemin qui dessert le bâtiment commun. De nombreuses d’entre elles sont minuscules et sans aide, nous n’aurions pas vu les fleurs.
Puis, nous prenons la route. C’est l’occasion d’observer la vie à la campagne. Les rez-de-chaussée des maisons au bord de la route sont aménagés en petits magasins, qui vendent des snacks et diverses babioles. Comme chaque maison ou presque a son magasin, c’est à se demander qui sont les clients. En complément de ces commerces, des vendeurs ambulants parcourent les routes avec des motos surchargées pour vendre divers ustensiles. Ce sont, paraît-il, des vietnamiens. Nous en croiserons plusieurs dans la journée ainsi qu’une vendeuse à pied – une chinoise nous dit Franck – affublée d’un fléau à plateaux.
Un premier stop pour observer la pêche au carrelet. Cela papote et commente gaiement chaque prise et, peut être est-ce à cause de notre présence, tout le monde s’arrête pour discuter avec les pêcheuses.
Mmmm. C’est lourd et elle a vraiment du mal. Remarquez comment, alors qu’il fait vraiment chaud, les femmes se protègent les bras du soleil pour ne pas brunir. Après avoir rejoint la route principale pour Vang Vieng, nous traversons un village spécialisé dans le poisson séché. Suspendu, empaqueté, en vrac, c’est vraiment le poisson séché dans tous ses états. Tout le village en regorge. Quelques chauves-souris aussi.
Arrivés à Vang Vieng sous une chaleur torride, nous nous renseignons pour un tour en kayak, mais en raison des pluies abondantes de ces dernières semaines, le courant est fort et il est sans doute imprudent de se lancer dans l’aventure avec des enfants. Une autre option est le tour en bateau sur la Nam Song. On verra plus tard : c’est l’heure de manger. Frank nous emmène dans un restaurant tenu par une famille où nous dégustons un délicieux laap au bœuf. Le laap est un plat à base de viande haché au couteau agrémenté de jus de citron et de diverses herbes. Il se mange en général accompagné de riz gluant. Coriandre, menthe, citronnelle, chaque restaurant a sa façon de le préparer. Haché au couteau et non au hachoir, celui-ci est vraiment bon. Les enfants décrètent que la cuisine laotienne est vraiment délicieuse, voire la meilleure du monde. Bon, après dix jours de riz gluant, ils se précipiteront sur les pizzas et les pâtes à Luang Prabang, mais pour l’instant, l’humeur est à la cuisine laotienne. Un point à retenir : partout sauf dans les restaurants plus touristiques de Luang Prabang, les plats sont préparés à la demande, ce qui parfois peut prendre un certain temps.
Après ce repas conclu par un pancake ontologique, nous optons pour une remontée de la Nam Song en bateau jusqu’à le ferme organique où Frank viendra nous récupérer. La ballade est sympa : c’est l’occasion d’admirer les pains karstiques et de découvrir les fameux bars le long du parcours de tubing. Le jeu consiste à se laisser descendre le long de la rivière sur une chambre à air de camion, et surtout à s’arrêter aux nombreux bars jalonnant le parcours, qui sont autant d’occasions de consommer alcool et substances plus ou moins licites. Cordes, trapèzes et toboggans sont aussi là pour pouvoir s’amuser mais les accidents sont fréquents, l’alcool empêchant parfois la bonne maîtrise de la situation. Chaque bar a sa propre musique, poussée à fond, comme il se doit ; pour le plus grand plaisir des riverains à n’en pas douter. Dans certains, une multitude de corps presque nus se trémoussent en plein soleil au rythme de la musique. Ambiance absolument pas familiale. Je renonce au tubing un moment envisagé.Comme nous somme motorisés, nous choisissons une guesthouse en dehors du village. Au calme et au bord de la rivière, nous avons tout loisir d’observer la vie aux alentours. Une mini-ballade le long de la rivière nous permet de nous entraîner aux ricochets et de faire une superbe récolte de galets. C’est plus fort que nous : où que nous allions, nous récoltons pierres et cailloux. Bon, j’avoue que je ne suis pas la dernière à contribuer à cette accumulation
En fin de journée, nous retournons faire un tour à Vang Vieng humer l’atmosphère. C’est une succession de guetshouse house et de restaurants avec coussins sur lesquels s’affaler pour regarder diverses séries américaines, type Friends et compagnie ; conforme aux descriptions que j’avais lues donc, mais il n’y a que peu de monde. On ne doit pas être dans la haute saison touristique du tubing. Par contre, question tenue, nous ne somme pas déçus : nombreux sont les touristes qui se promènent torses nus ou en soutien-gorge voire carrément en maillots de bain. Dans un pays pudique comme le Laos, c’est un comble. Je passe sur ceux qui, dès le début de soirée ou même de la journée, sont complètement bourrés ou défoncés. Le lendemain soir où nous retournerons manger de ce délicieux laap au bœuf, notre fille s’installera face à la rue pour mieux pouvoir observer la faune passer tellement c’est hallucinant et fascinant. Tout cela n’a pas l’air de perturber les Laotiens qui, s’ils n’en pensent sans doute pas moins, ne montrent aucun signe d’agacement.
Dimanche 24 juillet 2011
Après avoir fait une plus ample connaissance, nous apprécions beaucoup Franck : il est sympa, gentil... comme quoi, les apparences sont trompeuses. Après avoir dévorer notre petit-déjeuner, Robinson nous montre plein de sortes différentes d'orchidées, des petites des énormes.... il y en avaient au minimum 50 différentes.
Nous prenons la route et nous nous arrêtons sur un pont très connu (tout est relatif) où un roi avait abdiqué. La chaleur est étouffante.
Peu après, nous stoppons le mini van dans un village typique ou nous voyons des familles pêcher avec des filets de formes rectangulaires.
Puis, nous traversons un village de pêcheurs dans lequel tous le monde vend du poissons sous toutes ses formes... Nous arrivons à Vang Vieng en milieu d'après-midi. Nous prenons un bateau qui nous mène aux abords de notre hôtel et Franck nous récupère en mini van. Pendant notre balade, nous voyons de nombreux pain de sucre magnifiques.
Il y a aussi des sortes de camp pour jeunes faisant la fiesta et se saoulant. Nous les retrouverons d'ailleurs le soir dans la ville, torse nu et complètement ivre.
Nous dégustons un délicieux laab lao au bœuf dans un petit restaurant où les habitants de la maison sont forts sympathiques. Humm, quel délice......
Marion | | | Bonjour Bluequark
En farfouillant sur VF, j'ai découvert le récit de votre séjour familial au Laos. Félicitations, c'est un vrai plaisir de le lire. Votre style est vif et alerte, les photos sont très belles. Vivement la suite 
Je me suis replongée avec délectation dans vos aventures namibiennes. Nous visiterons la Namibie durant 3 bonnes semaines en Août, sur un circuit assez proche du vôtre. Nous aurons également 2 tentes sur le toît mais aussi 1 au sol; nos enfants ont 16, 15 et 12 ans. A l'inverse, nous avons tout réservé depuis fin octobre...près de 9 mois avant le départ... du jamais fait. J'espère que le timing sera tenable.
Armelle | | | Bonsoir,
Merci des compliments, cela fait toujours plaisir.
Pour la Namibie, tout le monde dans la famille en garde un souvenir ému. Vous devriez bien en profiter. Si je peux me permettre d'insister, surtout se lever de très bonne heure. | | | Lundi 25 juillet : Vang Vieng
La journée commence par un super petit déjeuner au bord de la rivière. Œufs ET pancake, nous voilà calés pour un moment.
Aujourd’hui, sont prévus « grotte Tham Phu Kham et lagoon bleu » Nous sommes un peu soucieux : il a beaucoup plu cette nuit et il n’est pas sur que la piste soit praticable en voiture. Comme en plus, le ciel est couvert... Allez, autant essayer.
D’abord, franchir le pont payant qui permet de traverser la Nam Song : 10 000 kips. Finalement, la piste n’est pas trop détrempée et il n’y a qu’un passage un peu délicat où un virage en cuvette a accumulé de l’eau. Nous parvenons sans encombre jusqu’au denier pont. Celui-ci n’étant pas franchissable en voiture, nous terminons le chemin à pieds, ce qui permet de mieux observer la vie à la campagne.
Repiquage du riz.
« Tracteur » passe-partout.
Pour accéder à l’ensemble blue lagoon-grotte, c’est 10 000 kips par personne, sauf pour notre deuxième qui, comme il est petit (11 ans et 1,50 m quand même), en est dispensé. (! ! ?).
Pour arriver à la grotte, ça grimpe. Et ça chauffe. En haut de la côte, nous croisons un jeune couple – de Montpellier nous l’apprendrons plus tard – qui insiste pour nous laisser la frontale qu’ils ont louée en bas. Nous avançons dans la grotte ; ils ont eu raison d’insister : avec les seules deux lampes que nous avions pour cinq, nous aurions eu quelques difficultés.
D’abord le Bouddha couché et quelques formations.
Nous continuons notre progression. La grotte est gigantesque et l’on peut se promener pendant un bon moment. Mieux faut faire attention où l’on met ses pieds car il y a de trous béants.
A notre sortie de la grotte, quelle n’est pas notre surprise de trouver notre ami de Montpellier qui nous attend : ne nous voyant pas redescendre, il était inquiet et est venu à notre rencontre. Quand je pense à la montée qu’il a du refaire, je suis confuse.
Après la séquence crapahutage, c’est la séquence détente. Tout le monde se jette à l’eau dans le blue lagoon. Les enfants passent un très long et bon moment à utiliser cordes, balançoire et arbre duquel on peut sauter. Ils seront bien dérangés un moment par un groupe de jeunes laotiens aisés de Ventiane qui les délogeront quelques temps, mais le reste du temps il n’y a que peu de monde et ils en profitent bien.
C’est pendant cette longue baignade que je m’aperçois que mon appareil est déréglé. Je deviens spécialiste du genre : il y a trois ans j’ai pris des photos pendant une demi-matinée l’autofocus débrayé ; l’année dernière, l’appareil est resté priorité vitesse pendant plusieurs heures, d’où toute une série de photos cramées ; depuis je fais afficher les photos à l’écran après la prise de vue. Là, c’est plus original : c’est la balance des blancs qui est déréglée. Je me disais bien parfois que les photos avaient des tonalités bizarres, trop vert-bleu, mais sans être perturbée outre mesure. Le plus étrange est que parmi les photos des orchidées de la veille au matin, certaines ont la balance bien réglée.
Après nous être partagés pour le goûter des sandwiches dans la guesthouse au bord de la rivière juste avant le pont payant – mais qui est gratuit dans ce sens, nous filons jusqu’aux chutes d’eaux Tad Kaeng Yui nouvellement aménagées. Le jour commence a décliné mais nous pouvons quand même aller jusqu’aux chutes. Sympa mais rien d’extraordinaire ; il faut dire que, comme se plaisent à répéter les enfants, des « chutes, on en vu pour notre vie » l’année dernière en Islande. Tant qu’à faire, mieux vaut traîner dans une autre grotte. Par contre joli coucher de soleil sur les collines au retour de la chute, même si les photos ne rendent pas la beauté du moment.
Lundi 25 juillet 2011
Nous arrivons dans un site où il y a une grotte. Il faux monter monter monter dans une pente avec beaucoup de rochers pour aller voir la grotte où le chemin est avec de l'eau et des rochers (dans la grotte). Puis, redescendu nous nous baignons dans un lagon qui où il y a une balançoire dans l'eau, une autre, une corde pour faire"tarzan". Nous reprenons la route et prenons des sandwiches dans un petit restaurant qui est pas mal. Nous reprenons la route après beaucoup de "blabla" pour aller jusqu'à une cascade. Nous retournons dans la ville et allons déguster des laabs de le restaurant d'une copine de Franck (le même que la veille en regardant les jeunes qui ont fait la fête dans les camps, saouls et torse-nus, ce qui gène les laos qui sont très pudiques.
Benoît | | | Mardi 26 juillet : en allant à Ponsaven
Aujourd’hui, c’est le départ pour Ponsaven. La route passe par les montagnes et tourne beaucoup. Les paysages sont vraiment jolis. Plusieurs arrêts marquent le parcours.
D’abord, un petit point de vue sur les pains karstiques avant de les quitter.
Puis, un arrêt dans le village réputé pour sa vente de gibier sauvage – civettes, rats et autres cochons d’ Inde – vente qui est illégale. Aujourd’hui, pas de civettes : comme il a beaucoup plu, les glissements de terrain sont légion et les hommes ne sont pas partis à la chasse. Il faut dire que les pentes sont vraiment escarpées. En revanche, quelques assimilés rats sont sortis de leur cachette à la demande, mais pas de photos car les villageois y sont réticents en raison du caractère illégal de leur activité ; même si tout le Laos est au courant, certaines personnes faisant même le trajet pour s’approvisionner.
Le troisième arrêt est pour une pause trempette. Franck s’étant rendu compte que les enfants aimaient vraiment se baigner nous a signalé ce bassin partiellement alimenté par des sources d’eau chaude où les enfants passent à nouveau un bon moment à barboter. Moi aussi, un peu.
Un arrêt paysage avec un joli point de vue. Dommage qu’il y ait cette fichue antenne.
C’est juste en remontant dans la voiture que notre numéro deux se met à vomir après avoir bu une gorgée d’eau. Nous nous demandons si cette manifestation soudaine est due aux nombreux virages ou à une cochonnerie quelconque. Nous aurons rapidement la réponse à l’air comateux de l’intéressé et surtout au début de fièvre qui s’installe. Il dormira un grande partie du reste du voyage allongé.
Nous nous arrêtons à Phou Khoun pour déjeuner. Phou Khoun est au carrefour de la route qui fait l’axe Vang Vieng – Luang Prabang et de celle qui part Ponsaven. Pas mal d’activités donc.
Pendant que je reste avec les enfants – et surtout avec notre malade – à l’abri du soleil dans un café restaurant, Franck et mon tendre et cher vont faire les courses au marché juste en face : saucisse et riz gluant, tel est le menu. Ils reviennent également affublés de cinq ananas car « ils étaient vraiment trop bon marché ». 5 000 kips, soit un demi euro, les cinq ananas, c’est vrai que ce n’est pas cher mais c’est quand même beaucoup d’ananas pour seulement cinq personnes dont une qui n’aime pas. Nous mangeons toutes ces victuailles dans le café qui fait pourtant restaurant, n’y commandant que les boissons. C’est assez surprenant comment les Laos acceptent que l’on apporte sa propre nourriture. Nous en aurons la confirmation par la suite où chaque fois non seulement nous avons pu manger nos ananas sans problème, mais où il nous a été également proposé de nous les préparer.
Un petit tour par le marché pour acheter quelques gaufres pour le dessert (et prendre quelques photos) et nous reprenons la route.
Il se met à pleuvoir des cordes et du coup, les arrêts sont moins fréquents. Un petit arrêt production d’électricité quand même. Nous croiserons au cours de notre périple « dans les montagnes » beaucoup de ces petites turbines qui permettent d’apporter un peu d’électricité. Dans ces cas, le premier appareil alimenté est la télévision et pas de réfrigérateur pour autant.
Enfin, c’est la plaine de Ponsaven. Ce qui frappe d’emblée est la richesse de la région : nombreuses sont les maisons cossues. La végétation est aussi totalement différente avec notamment des pins.
Nous logeons à l’hôtel de la plaine des jarres, situé au dessus de la ville au milieu des pins. Nous avons une double chambre familiale avec deux salles-de-bain. L’ensemble est assez charmant. Commentaires des enfants : il ne manque plus qu’une piscine – ah ! ces gosses ! Comme notre numéro deux a toujours de la fièvre, nous le dopons un peu et restons nous reposer un moment à l’hôtel.
Un papillon de pins.
Le soir, le malade va mieux et nous dînons en ville dans un restaurant aux prix plus que doux, même aux regards des standards locaux. Il a l’air de réunir toute la ville, touristes et locaux. Différent des précédents, encore un très bon laap.
Mardi 26 juillet 2011
Nous prenons la route et nous immobilisons le van dans un village où les habitant chassent des chèvres noires dans la montagne et nous rencontrons une vieille dame qui nous lit notre avenir et nous donne un bracelet porte-bonheur qui représente notre avenir.
Nous reprenons la route et nous regardons le paysage depuis des points de vue différents.
Nous mangeons des brochettes achetées sur le marché. Ce doit être un marché spécial brochettes car il y en a partout !!
Rien a dire de plus pour la suite : nous faisons de la route.
Nous arrivons à Ponsavan.
Marion | | | Mercredi 27 juillet : Ponsaven et la plaine des jarres.
Au programme du jour, visite des sites n°2 et 3 de la plaine des jarres, plus sauvages et isolés, et des villages aux alentours. Mais pour ce faire, il faut d’abord aller s’enregistrer au poste de police. Va donc pour le poste de police avec passeports et tout le tralala... mais là, les difficultés commencent : les étrangers ne seraient plus autorisés à amener les touristes sur les sites ! Le supérieur hiérarchique est appelé... et attendu un bon moment. Les papiers officiels sont sortis...et commentés un long moment. Nos amis policiers ont l’air presqu’aussi gênés que nous de cette nouvelle contrainte ; mais pas de doute, Frank ne peut pas nous emmener sur les sites sous peine d’une amende au montant absolument rédhibitoire. Tous ces échanges prennent un long moment et la matinée est déjà bien avancée lorsque nous sortons du poste de police. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous décidons d’avoir recours à un tuk tuk. Frank négocie pour nous les modalités et le prix. Les tuks tuks ne vont qu’au site n°1 qui est desservi par la route goudronnée. Bon tant pis, on se contentera du site n°1 ; nous aurions pu louer des scooters mais n’ayant jamais essayé ces engins, je n’avais pas envie de m’y initier sur des routes de terre mouillées, la prunelle de mes yeux sur le porte-bagage.
Sur place, seulement quelques touristes protégés par les parapluies-parasols. Le site est peut-être moins charmant, mais au moins on ne peut pas se plaindre du monde. Des bombes non exposées étant potentiellement présentes sur la zone – comme partout aux alentours de Ponsaven, nous y reviendrons – il nous faut rester sur le chemin qui a été déminé et est délimité par des pierres peintes en blanc.
L’origine et la fonction de ces jarres ne sont pas connues. Constituées d’un seul bloc, les plus lourdes pèseraient une quinzaine de tonnes. Certains disent qu’il s’agirait d’urnes funéraires, des fragments d’os humains incinérés y ayant été trouvés. Mais alors, où sont les couvercles ? D’autres pensent qu’elles ont été commandées pour fêter la victoire du roi Khun Jeuam sur un tyran local qui terrorisait la région et stocker l’alcool de riz commandé pour l’occasion. Mais, à nouveau : où sont passés les couvercles ?
Il fait vraiment chaud et nous cherchons le moindre recoin d’ombre.
La fraîcheur de cette grotte est la bienvenue. Le trou dans la voûté a été formé par une bombe. Celle-ci a tué tous les habitants qui s’étaient réfugiés dans la grotte.... pour se protéger des bombes. Pas de chance.
Un cratère de bombe. Le sol est constellé de ce type de cratères. Il paraît que l’arrivée sur Ponsaven en avion est de ce point de vue édifiante, la vue depuis les airs permettant de constater ce gruyère qu’est la plaine de Ponsaven.
Petite vue depuis un monticule. Quelques cratères supplémentaires.
Un petit tour dans notre restaurant à laap et nous partons visiter le musée sur les UXO (UneXploded Ordnance ou encore munitions non explosées). Pendant plus de 10 ans, de 1963 à 1973, le Laos a été victime d’une guerre secrète. Pendant que le Pathet Lao allié du Việt Minh utilisait la piste Hô Chi Minh passant notamment par la plaine des jarres pour alimenter l’effort de guerre dans le Sud Vietnam et au Cambodge, les forces armées américaines bombardaient intensément les dites zones pour freiner cette aide. On estime ainsi que quelques 2 millions de bombes ont lâchées sur le Laos, soit l’équivalent d’une attaque toutes les 8 minutes pendant 9 ans ou encore d’une demie-tonne d’explosifs par habitant. Cette guerre n’a jamais eu d’existence légale, le Laos ayant été déclaré officiellement terrain neutre par les accords de Genève en 1962 et aucun militaire étranger ne pouvant y stationner. Le Congrès américain n’a jamais autorisé cette intervention. Parmi les explosifs déversés sur le Laos figurent des bombes, que je qualifierais de classiques, mais également des « bombies », bombes à fragmentation de la taille d’un poing. Regroupées par amas de plusieurs centaines, elles étaient lâchées par conteneurs qui s’ouvraient en vol permettant une bonne dispersion des bombies. Le but était de faire un maximum de dégâts dans le camp adverse. Bienvenue dans un monde meilleur.
Aujourd’hui, les zones bombardées sont constellées de minutions non explosées causant des dégâts importants dans la population – encore plusieurs centaines personnes blessées ou tuées par an – soit qu’elles explosent lors du labourage des champs soit que certains essayent de récupérer le métal de bombes pour le vendre à un prix attractif.
Outre les différents types de bombes exposées, le musée présente un film très intéressant, du moins dans sa première partie, et pédagogique sur la guerre ainsi que les efforts et techniques de déminage mis en place pour essayer d’assainir la région. Bien qu’en anglais, le film a bien plu aux enfants.
Après cet intermède militaro-guerrier assez impressionnant, nous partons pour un élevage de verre à soie. Il est déjà bien tard quand nous arrivons et tout le monde est déjà parti, sauf une employée restée plus longtemps à cause de la pluie. Malgré l’heure, elle nous fait visiter très gentiment et patiemment toutes les étapes de l’élaboration de la soie : l’élevage des vers, le filage (il faut tremper les cocons dans de l’eau chaude pour pouvoir filer la soie sinon impossible d’avoir un fils), la teinture puis le tissage. Pour cette dernière étape, quelques femmes sont encore là. L’ensemble de la visite est bien intéressante et la jeune femme charmante.
A la sortie, une petite boutique avec des pièces magnifiques mais malheureusement à des prix plutôt européens. Il paraît que la majorité des pièces sont vendues à des boutiques en Europe qui les achètent sur commande. On veut bien le croire. Aucune pression pour qu’on achète quoique ce soit ; nous prenons quand même une babiole, histoire que notre accompagnatrice ne soit pas restée pour rien.
La dernière étape est pour le marché, très coloré et abondamment pourvu en fruits et légumes. Marchands et clients, il n’y a pour ainsi dire que des femmes. Nous sommes assaillis de toute part par un flux de questions et de sourires. Les enfants sont un point d’attention particulier. « Oh ! Les beaux enfants ! ». Avec cela, les Laotiens ont déjà conquis mon cœur. « Quels âges ont-ils ?» « Seulement ! Oh ! Qu’ils sont grands ! ». Il faut dire qu’au regard des standards laotiens, ce sont vraiment de « belles bêtes ». « C’est vous la maman ? C’est vous le papa ? ». Et cela continue ainsi au milieu des sourires et des rires.
Quelques spécialités locales.
Ce soir tout le monde est fatigué et nous nous couchons sans manger.
Mercredi 27 juillet 2011
Nous nous levons et partons à la plaine des jarres, non sans rencontrer beaucoup de difficultés qui nous retarderont de plusieurs heures mais inintéressantes.
Petit rappel (très) rapide sur le guerre du Vietnam au Laos :Le Laos était un pays neutre, et devant le rester. Les Vietnamiens ont transgressé cela, sont venus se réfugier là-bas et les Américains ont donc bombardé les Laotiens. Le pays est toujours terrifié par ce qui c'est passé et retrouvent des multitudes de «bombies» non explosées (donc dangereuses) partout (dans les rizières...).
Personnellement, je trouve cela très injuste, et ces faits seront la source de cauchemars.
Sur le site, nous devons donc faire très attention à rester sur les chemins déminés car il reste des bombes non explosées et, si nous marchons dessus, elles peuvent exploser et nous avec !! Nous apercevons d'ailleurs d'énormes cratères proches du chemin ce qui ne me rassure pas tellement. Le site est magnifique, et c'est l'occasion d'enrichir sa culture. Comme il commence à faire chaud, nous partons.
Après avoir manger, nous visitons un musée très instructif sur les bombes. C'est d'ailleurs là que nous apprenons pourquoi il reste des bombes non explosées : il y avait un mécanisme dans les bombes pour protéger les aéroports au cas où les bombes tomberaient sur eux et que cela ne soit pas fait exprès ; il y avait donc un temps. Si la bombe touchait le sol avant que le temps ne soit écoulé, le mécanisme se mettait en route et la bombe n'explosait pas. Or, il se trouve que parfois, des avions volaient trop bas, donc...
Puis, nous allons sur un marché...
Marion Image attachée: | | |  Et bien la, je vous envie j'ai lu tout de votre voyage  et je peut dire que cela fait réver. Jèspère bien un jour le même genre de circuit que vous et nous amuser comme vous. A bientot et bon retour a la vie trépignante de paris. | | | Merci. C'est vrai que cela a été un chouette voyage.... ce n'est pas terminé. | | | Jeudi 28 juillet : Dans les montagnes en allant vers Vieng Thong
C’est aujourd’hui que notre périple dans les montagnes commence vraiment. Pendant deux jours, nous allons suivre les routes 7, 6 et 1 qui serpentent entre les montagnes traversant de nombreux villages Lao Soug. Les Lao Soug ou laos des hautes terres représentent entre 10 et 20 % de la population. La région recèle plus de 20 minorités ethniques mais pour notre part, nous croiserons essentiellement des villages khamu ou hmong, ces derniers étant reconnaissables à leur maison à même le sol sans pilotis ou surélévation. Les Hmongs ont été recrutés par la CIA lors de la guerre pour servir d’appui arrière. De fait, ils ne sont pas très appréciés par le reste de la population. A la prise de contrôle du pays par le Pathet Lao, ils ont été persécutés et ces représailles continuent aujourd’hui encore (voir le site : peuplehmong.blogspot.com/ ).
Un premier arrêt pour « visiter » une rizière. Un glissement de terrain a emporté tout un morceau du champ. Notre agriculteur a perdu une très grosse partie de la future récolte et est inquiet pour l’avenir. Les intempéries et leurs conséquences sont un sujet de conversation récurrent au Laos : « Et chez vous, jusqu’où est montée l’eau ? Combien de temps ? Pas trop de dégâts ? »
Meule à main.
En chemin, nous croisons quelques glissements de terrain ou quelques arbres en travers de la route, mais rien qui nous empêche d’avancer soit que les glissements ne sont pas très importants, soit qu’ils aient déjà été dégagés. Nous comprenons mieux ce que Frank entendait par les difficultés sur les routes en saison des pluies. Heureusement la notre est goudronnée et non en terre battue.
Petit arrêt dans un village hmong.
Incontestablement même si les enfants adoptent une attitude prudente, nous sommes l’attraction.
Nous assistons à l’embarquement d’une truie et de ses deux porcelets par un marchand, aidé de deux acolytes, qui les vendra dans les plaines. Où l’expression de « hurler comme un cochon » prend tout son sens. Au dernier moment, une petite mamie arrive et s’installe avec les cochons pour profiter du transport jusqu’à la ville. Je n’ai pas osé la photographier. Dommage !
La déforestation favorise les glissements de terrain.
Voici un panneau original, s’il en est. Dans le coin, les enfants s’amusent à dévaler les pentes avec des sortes de chariots à roulettes. D’une façon générale, les villageois ont tendance à considérer que la route est à eux. Sur le fond, ils n’ont pas vraiment à tort mais ils semblent n’avoir sans aucune conscience du danger que représente une voiture.
Un autre village et son école. Là encore, nous sommes l’attraction. Notez bien la « cloche de l’école ». L’intérieur de l’école est tout délabré et les meubles sans dessus dessous. Nous comprendrons pourquoi lorsqu’à la sortie du village, nous verrons la nouvelle école flambante neuve en béton et mortier. Nous croiserons ainsi au cours de ces deux jours plusieurs écoles en « dure » toute neuves, assez surréalistes à coté de ces villages un peu de bric et de broc. Sans doute, une tentative d’intégration du gouvernement.
Les chariots.
Dans ces villages, nous croisons de très nombreux enfants albinos (plusieurs dans la journée).
Arrêt déjeuner à Nam Neun, où c’est plat unique : biche. Pendant que la biche se prépare, nous allons faire tour jusqu’à la rivière. Les enfants prennent la pause avec coquetterie.
Encore les turbines. Et les panneaux « installez votre turbine tout seul ».
Malgré la très jolie lumière, nous ne pouvons pas nous arrêter dans les nombreux villages traversés, le temps nous étant compté.
Encore, un village plus en dur cette fois.
Une petite pause café, quand même.
C’est l’occasion de quelques photos.
Toutes les fins d’après-midi, nous avons croisés de très nombreuses personnes marchant assez loin des villages et portant ainsi des hottes remplies de bois.
Nous reprenons la route mais nous sommes tout de suite stoppés dans notre élan par ce chantier d’installation d’une nouvelle ligne électrique (?). Par chance, c’est la fin du montage du pylône, sinon nous aurions été bloqués un bon moment.
C’est finalement à la nuit tombée que nous arrivons à Vieng Thong. Ce soir nous logeons chez la pharmacienne qui tient aussi la principale, si ce n’est l’unique, guesthouse du village. Mais catastrophe ! Nos chambres réservées par téléphone ce matin ont été données à une autre famille. C’est bien notre chance : sur la quinzaine de touristes à Vieng Thong ce soir, nous y compris, il y a une autre famille avec deux enfants et donc la fille de la patronne s’est un peu emmêlé les pinceaux. Il y en a qui ont du être bien contents. Après un instant d’inquiétude, la situation s’arrange : il reste des chambres dans l’ancien bâtiment, mais elles sont, aux dires de Frank, nettement moins bien. Les enfants grommellent bien un peu mais moi, je suis soulagée d’avoir un toit pour la nuit.
Le soir, tous les touristes se retrouvent dans l’unique restaurant du coin.
Avant de se coucher, notre numéro deux s’aperçoit qu’il a des vers. L’idée ne lui plaît pas du tout, mais alors là pas du tout ; mais après tout, nous sommes chez la pharmacienne, il suffira d’aller la voir demain.
Jeudi 28 juillet 2011
On a vu un village : dont je ne me souviens pas. Ensuite nous avons vu quelqu'un qui achetait des cochons : il les mettait dans un sac avec un trou, dans le coffre d'une camionnette. Dans ce village on a pu voir une meule pour broyer le grain on tourne une manivelle ce qui fait que le grain s'écrase. Nous rentrons à notre nouveau hôtel pourri de chez pourri : pas d'eau chaude dans la chambre, faible débit d'eau, toilette sans papier toilette et à la turc, un seul lit pour deux... la MERDE quoi !!! Benoît | | | Vendredi 29 juillet : Dans les montagnes en allant vers Nong Khiaw
La journée commence par la visite des sources d’eau chaude situées tout près de Vieng Thong. Chaudes, vraiment chaudes, trop pour se baigner.
Nous empruntons une petit chemin dans l’espoir de prendre un peu de hauteur et découvrir les alentours. Mais très vite, nous renonçons : il fait vraiment chaud et la vue ne se dégage pas vraiment.
Un joli crapaud quand même.
A la « sortie », des robinets-douches. L’eau est à un bon quarante degrés. Pour l’heure, il n’y a personne, mais gageons qu’en hiver quand les températures chutent dramatiquement, l’endroit doit se peupler.
Un nouvel arrêt « village ».
Encore une fois, priorité à la télévision.
Le coin regorge de papillons.
Ceux-là ont une prédilection pour les excréments. Tant pis pour la photo ! Au moins on sait où ne pas mettre les pieds.
Nous croisons sur le bord de la route plusieurs petites distilleries d’alcool de riz. Près de ruisseaux, évidemment.
Le riz est mis à fermenter dans de grands seaux puis le mélange ainsi obtenu est distillé dans ces grosses barriques. L’étage supérieur est refroidi par l’eau du ruisseau pour permettre la condensation. Encore une fois, c’est avec beaucoup de gentillesse que cette dame nous accueille.
Pause repas. Au menu un seul plat : poulet. N’ayant pas très faim, nous n’en commandons que la moitié d’un. Fort heureusement pour les suivants, des vendeurs ambulants de meuble allant village en village. Pendant le repas, nous avons tout le loisir d’admirer les meubles en équilibre sur le pick-up et cela nous amuse bien : ceux sont exactement les mêmes que ceux du restaurant. Peu avant notre départ, le fils de la famille égorge un autre poulet, pour les suivants des suivants probablement. C’est ce qui s’appelle de la nourriture fraîche, car ici, à nouveau, pas de réfrigérateur même s’il y a la télévision.
Dans le village (comme dans d’autres), de nombreux métiers à tisser abrités sous les « auvents ».
Des stations service de secours.
Nous arrivons à Nong Khiaw un peu avant la tombée de la nuit, juste le temps d’aller admirer le paysage sur le pont.
Notre guesthouse est située juste au bord de la Nam Ou. Elle a des bungalows avec vue sur la rivière et hamac pour se prélasser (malheureusement un seul ; ceux qui ont plusieurs enfants me comprendront). Outre sa location agréable, elle a l’avantage de disposer d’un bon restaurant, où si l’on commande à l’avance il est possible d’avoir des plats sortant de l’ordinaire, cuits dans des feuilles de bananier notamment.
Vendredi 29 juillet 2011
Nous partons de Veing Thong et nous nous arrêtons dans une source d'eau chaude que nous visitons, l'eau chaude est dans la jungle et, des conduits la récupère. Plus loin, des douches en plein air sont alimentées par cette fameuse eau. Nous visitons encore plusieurs villages. Puis nous mangeons un demi poulet (pas très bon) et nous en voyons d'autres se faire étouffés et égorgés devant nos yeux par un jeune enfant. Nous voyons pleins pleins pleins de papillons multicolores et magnifiques, y compris sur de la crotte (beueueurrrk).
Nous observons au bord de la route un distillerie pour faire de l'alcool de riz et nous demandons des explications (malheureusement, je ne m'en souviens plus très bien).
Nous repartons et arrivons le soir à Nong Khwai.
Marion | | | Samedi 30 juillet : Nong Khiaw
Bon pied, bon œil, nous partons pour la grotte Pathok à quelques kilomètres Nong Khiaw (en voiture quand même). Elles ont servi de refuge aux habitants pendant les bombardements de la guerre d’Indochine. A défaut d’être allés jusqu’à Sam Neau, où plutôt à Vieng Xai où le Pathet Loa avait installé son quartier général dans un réseau de grottes, nous nous contenterons de celle-ci. Mais arrivés sur place, quelle n’est pas de notre déception de constater que le pont franchissant la rivière a disparu. Et le courant est trop fort, impossible de traverser à pieds (même sans les enfants). Des amis de Frank passés par là 24 heures avant nous, nous indiqueront qu’à ce moment ils ont pu franchir la rivière sans problème. Comme quoi, à peu de temps près....
Pendant que les enfants retournent à la guestouse lire et jouer avec leurs engins électroniques, nous nous faisons un tour dans le village. Très paisible. Les guesthouses et les restaurants à touristes sont tous regroupés autour du pont, mais dès que l’on s’éloigne un peu, ils disparaissent comme par enchantement et nous sommes dans un vrai village laotien.
Cochons pendus ! Cela rigole bien !
Parfois, on croise des choses surprenantes : que peut bien protéger cette superbe grille ?
Nous en profitons pour nous renseigner sur les locations de bateau. Âpres négociations. L’embarcadère a l’air d’être contrôlé par une sorte de syndicat qui veille au grain.
Notre guesthouse avec LE hamac et le restaurant derrière.
Donc cette après-midi, c’est ballade en bateau jusqu’à village situé un peu en amont sur la Nam Ou puis promenade dans les rizières.
Le plafond est bas. Nous prenons des risques.
Quelques « rapides » facilement négociés. Il faut dire que nous sommes légers.
A l’arrivée dans le village comme d’habitude, cela papote un peu et nous bombarde de questions. Les gens ont l’air content de nous voir. En tous les cas, ils sont tout sourire.
Pièges à poissons à poser dans les rizières.
Un obstacle à franchir : mon tendre et cher s’évertue à traverser et surtout à faire traverser les enfants en équilibre quand les gamins du village arrivent et coupent à travers l’eau sans hésitation juste avant le « barrage ». Il n’y pas trop d’eau : va pour la méthode locale et tant pis pour les chaussures, c’est moins risqué et plus simple.
Les trois diablotins nous suivent : nous les amusons bien, je crois, avec nos allures de falangs empotés et ils jouent un peu les gros bras. Le chef de groupe paraît avoir 7/8 ans. Interrogé, il déclare en avoir 11. Plusieurs fois, nous serons surpris entre par la différence d’âge que l’on donnerait aux gens et leur âge réel.
Une maison des esprits, qu’il ne faut surtout pas perturber. Nos trois petits zigottos ne rigolent vraiment plus quand Frank semble vouloir la toucher. Ils ont l’air d’être proprement effrayés.
La promenade se poursuit, bien agréable. Mais l’orage gronde au loin et il faut penser à rentrer.
Repassage du gué. Même s’il n’a pas encore plu ici, la rivière a déjà un forci. Il doit être aisé de se faire surprendre. Le ciel s’obscurcit de plus en plus et nous hâtons le pas avant qu’il ne nous tombe sur la tête. Les villageois, qui rentrent des champs ou de la relève des nasses, aussi.
Ouf ! Le bateau ! On sort de la zone de pluie et finalement pas une goutte. La promenade a vraiment bien plu aux enfants. Peut-être est-ce d’entendre leur mère leur dire « Mais si ! je vous dit de mettre vos chaussures dans l’eau ! C’est mieux !»
Samedi 30 juillet 2011
Après avoir petit-déjeuner, nous allons visiter un grotte qui avait l'air trop bien mais, à cause des nombreuses pluies, le pont qui y menait était cassé, donc nous n'avons pas pu la visiter (dommage !!!! Mais, près de là, nous avons vu de jeunes enfants couper et laver du bambou dans la rivière. Comme je souffrais d'un terrible mal de ventre et que Benoît ne voulait rien faire, nous sommes restés tous les deux à la guesthouse pendant que les trois adultes se baladaient. Puis, l'après-midi, nous avons pris un petit bateau qui nous a lâché dans un village où nous avons fait une superbe marche : nous avons traversé des rivières à pied avec des chaussures et le courant était assez fort, nous avons escaladé, marché dans les rizières, dans la boue...tous les trucs trop bien quoi !!!!!!! Puis, nous sommes rentrés sous la pluie mais avec un bateau !
Cette chose chasse les mauvais esprits.
Juste avant l'hôtel, Franck nous achète des gâteaux à la noix de coco.
Marion Image attachée: | | | Dimanche 31 juillet : en allant à Luang Prabang
Dernier jour de notre périple : avec la révision de notre parcours, nous arriverons avec un jour d’avance à Luang Prabang.
Mais d’abord, un petit détour par les rizières.
Des hévéas aussi.
C’est ce qui s’appelle se rouler dans la boue.
Une forge pour le moins artisanale.
Convoi de camions. Allant vers la Chine ? Le Laos se trouve sur l’axe Thailande – Chine et je soupçonne les deux voisins d’avoir quelques vues sur cette voie de passage obligé. Détail amusant que nous avons appris en chemin : pour aller à Ponsgsaly, il serait plus court de passer par la Chine. Mais un tel trajet suppose au moins d’avoir un visa et je ne suis pas sure que la frontière terrestre soit ouverte à tous.
Quelques spécialités locales :
Insectes.
Et piments.
A Luang Prabang, nous avons décidé de loger en dehors de la péninsule pour être plus au calme et avoir si possible un hôtel avec jardin. Nous allons rester là plusieurs jours autant choisir de bonnes conditions. Frank nous emmène à une guetshouse située juste après le pont piéton (derrière le Bel air). Les bungalows sont confortables dans un jardin agréable. Nous pouvons rejoindre le centre à pieds ou encore mieux en vélo. Comme c’est la saison de pluie, qu’il n’y pas grand monde et que nous restons plusieurs jours, nous pouvons négocier les prix. En bref, un bon plan.
Pendant que les enfants se reposent, nous partons en ville avec Frank repérer les lieux et nous occuper de la « laundry ». Tout de suite nous sommes frappés par l’abondance de guesthouses, restaurants et autres salons de massages. On ne peut pas dire pour autant qu’il y ait une foule immense mais c’est un vrai contraste avec ces derniers jours. Nous ne sommes plus dans le même pays. Luang Prabang est une sorte d’enclave – agréable au demeurant, au sein du Laos.
Ce soir, à la demande et la plus grande joie des moins de quinze ans, nous abandonnons pour un temps la nourriture laotienne ; c’est pâtes ou pizza pour tout le monde. J’avoue : à moi aussi, cela a fait plaisir.
Pour dessert, un crêpe à une des marchandes installées dans la rue. Cela deviendra notre dessert « habituel » pour les prochains jours.
Dimanche 31 juillet 2011
On a fait de beaucoup route puis une marche dans les rizières du moins sur des petit chemins au bord en essayant de ne pas tomber parce qu'on (Marion et moi) croyait qu'il y avait des sangsues (et c'est surement vrai).
Benoît Image attachée: | | | Bonjour, je viens de passer un long moment très agréable à vous lire. Merci beaucoup de partager ces récits et bravo à toute la famile qui sait si bien raconter. Ca y est, à cause de vous, j'ai très envie d'aller au Laos... | | | Bonsoir,
Merci de ce retour, cela fait plaisir de savoir que tout ce "travail" est apprécié. Et si cela vous a donné envie d'aller au Laos, c'est encore mieux : les carnets, c'est fait aussi pour donner des idées et des envies. | Carnets similaires sur l'Asie du Sud-Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 554 visiteurs en ligne depuis une heure! |