Bluequark · 9 avril 2012 à 10:50 · 259 photos 59 messages · 15 participants · 15 436 affichages | | | | Lundi 1 Août : Luang Prabang, balade à dos d’éléphant et chutes de Kuang Si
Nous profitons de la présence de Frank et de sa voiture pour faire les attractions situées en dehors de Luang Prabang gardant la visite de la ville pour plus tard.
Et pour commencer les éléphant. Moment attendu de pieds fermes par les enfants. Sans Frank nous aurions pris un tour depuis LP, mais là nous nous rendons jusqu’à l’éléphant village. Il est aussi possible d’y aller en vélo (nous avons croisé des gens sur la route) mais comme cette dernière est loin d’être plate et que les vélos laotiens sont de beaux gros vélos bien solides et bien lourds et sans vitesse, une telle option demande un certain courage et une bonne dose de motivation.
Mais revenons à nos éléphants. Deux options sont ouvertes : simple balade avec un baldaquin ou mini-balade avec lavage de l’éléphant (plus chère). Dans ce cas, on monte l’éléphant à cru au niveau de cou. C’est cette deuxième option que notre aînée et moi retenons tandis que les garçons, ou plutôt notre numéro deux, optent pour le baldaquin. Merci au passage à mon tendre et cher de m’avoir laissé le privilège de laver l’éléphant.
C’est l’occasion d’une connaissance approfondie de l’anatomie de l’éléphant. D’abord, un éléphant, c’est haut. « Pas une découverte », me direz vous, mais quand même, c’est plus haut vu d’en haut que d’en bas. Ensuite, un éléphant n’a ni cornes ni poignées auxquelles s’accrocher et ça, quand on est en haut, c’est vraiment regrettable. Heureusement, cela a deux petites bosses sur la tête où mettre les mains ; de quoi se donner une sorte de contenance. Un éléphant a aussi deux omoplates qui massent vigoureusement les fesses de son passager – ou plutôt de sa passagère en l’occurrence - lorsqu’il marche. Enfin, last but not least, véritable découverte, un éléphant, cela a des poils et (Si, si, regardez bien la prochaine fois que vous en croiserez un) ; des poils ou plutôt du crin qui gratte bien les jambes. Un éléphant aussi, cela n’arrête pas de manger, et d’évacuer.
La balade est courte : en moins de dix minutes, nous sommes à la rivière où l’on nous donne des brosses pour frotter l’éléphant. Je suis un peu surprise la première fois où l’éléphant se baisse d’un coup pour mettre la tête sous l’eau.
Ce moment est assez touristique et pour tout dire, je pense que notre éléphant n’avait absolument pas besoin d’être lavé à ce moment précis, mais somme toute assez sympathique : ce n’est pas tous les jours que l’on découvre un éléphant d’aussi près.
Un petit tour par le marché – j’ai une passion pour les marchés et quand l’occasion se présente, je ne sais pas y résister – et nous filons ensuite vers les chutes de Kuang Si situées à une trentaine de kilomètres au sud de LP. Quand nous arrivons, il se met à pleuvoir des trombes ; mais c’est l’heure de déjeuner et nous trouvons refuge dans une gargote-restaurant regardant le ciel nous tomber sur la tête tout en mangeant.
A la fin du repas, il pleuviote à peine : il est temps d’aller voir les chutes.
A l’entrée du parc, des enclos avec des ours à collier. Il s’agirait d’ours sauvés du braconnage. Ils ont de l’espace avec divers accessoires pour s’amuser. Sympa.
Comme nous sommes à la saison des pluies, la rivière est largement sortie de son lit ; les divers ponts ont été emportés. Il n’est pas possible de traverser la rivière au niveau des chutes. L’eau n’a pas cette couleur bleue cristalline que l’on voit d’habitude sur les photos. Mais c’est quand même sympa. Bien sur, pas question de monter au sommet des chutes : le sol est bien trop glissant. D’ailleurs la montée est barrée. Le seul problème est le courant, assez fort avec des petits rapides. Pas facile de trouver un endroit où se baigner sans danger. Notre choix se porte sur l’aire de pique-nique qui est inondée. Il faut faire attention en nageant aux rochers immergés. L’eau est vraiment fraîche et nous n’y restons pas très longtemps. Au désespoir des enfants.
Un petit rappel à l’ordre pour que les touristes pensent à se revêtir avant de quitter les chutes. Pas toujours suivi d’effets.
Petite vue sur LP au retour.
Ce soir, c’est le dernier repas avec Frank. Nous allons dans un restaurant au bord du Mékong, chez la petite dame, comme nous l’appelons.
Lundi 1 août 2011
Nous sommes arrivés à Luang Prabang.
Nous avons fait une balade à dos d'éléphants. Les filles, les plus courageuses, les ont même lavés dans la rivière !!! Les garçons (surtout le petit), ont préféré le confort donc, un siège sur l'éléphant s'il-vous-plaît !!
Cette balade est inoubliable, mais, au début, ce n'est pas très rassurant et plein de questions se bousculent dans ma tête : si je tombe, je survis ou pas ? De plus, les éléphants, mine de rien, c'est poilu et donc, pour les filles (les courageuses), ça gratte les jambes !
Puis, nous décidons d'aller voir une superbe cascade. Avant la cascade, nous voyons des ours, des tout petits, des grands... ils sont trop choux. La cascade est impressionnante. Nous nous y baignons, mais avec de multiples précautions, car, en saison de pluie, en raison de forts courants, ont peut y laisser sa vie en se faisant emporter dans des rapides (entre autre). Mais, ne t'inquiète pas, comme la cascade était en plusieurs morceaux, Papa a fait très attention et a précautionneusement choisi l'endroit.
Après cette brève baignade (les parents, ça flippe toujours trop), Franck nous raccompagne à l'hôtel puis repart chez lui à Vientiane.
Plus rien d'intéressant pour la fin de la journée.
Marion | | | Annonce · Sponsorisé | | | Mardi 2 Août : Luang Prabang, à la découverte de la péninsule
A notre réveil, il pleut. Nous en profitons pour faire un petit break : la première partie de matinée est consacrée à la lecture et aux jeux divers et variés.
En fin de matinée, la pluie s’arrête enfin et nous nous acheminons jusqu’au palais royal, objet de notre convoitise du jour. Ce dernier est malheureusement fermé le mardi. Nous nous replions sur le Wat Mai Suwannaphumaham. Beaucoup de dorures, ce faste plaît bien à notre numéro deux.
Les barques utilisées lors des célébrations.
Après nous être sustentés dans un des nombreux restaurants de la rue principale, nous partons à la découverte de la péninsule et de ses multiples temples. Nous prenons les chemins de traverse sans oublier d’explorer les petits passages. La péninsule dégage un certain charme : dès qu’on s’éloigne de la rue principale, le taux de guesthouses, restaurants, etc.. chute dramatiquement. On y croise de vieux bâtiments, hérités de l’époque coloniale, des maisons de bois, et presque plus de touristes. De nombreux temples aussi, dans lesquels nous nous arrêtons régulièrement. Considérant que rien ne ressemble plus à un temple qu’un autre temple, les enfants se demandent d’ailleurs bien pourquoi il faut s’arrêter à chacun d’entre eux ou presque.
De fils en aiguille, nos pas nous mènent jusqu’au Wat Xieng Thong, le monastère le plus célèbre (et le plus visité) de LP. C’est le préféré des enfants et il faut bien reconnaître qu’il est assez chouette.
Le soir, nous allons au marché de nuit, le Talaat Dar, repère de babioles pour touristes. Une grande partie de la rue principale devient piétonne et les étalages s’installent au coude à coude. Tissus, ombrelles, Bouddhas, cahiers en feuilles de mûrier, lanternes et autres peintures, toute une source d’inspiration pour les souvenirs à rapporter, comme le veut la tradition familiale aux grands-parents, oncles et tantes, cousins-cousines (et pour nous aussi. bien sur). Les yeux des enfants en brillent d’avance.
Le marché de nuit comprend aussi une partie alimentaire où de larges buffets sont accessibles pour trois francs six sous. Nous ne y risquons toutefois pas par crainte des conditions d’hygiène (pas sur que cette avalanche de nourriture soit renouvelée tous les jours) mais nombreux sont ceux qui n’ont pas cette retenue. Nous en profitons pour nous réapprovisionner en « crottes de chats », spécialité de LP de gâteau de riz soufflé caramélisé que Frank nous a fait découvrir.
Suivant les conseils de Larsay (qu’il en soit ici remercié), nous terminons la journée au New Coconut Garden. Le cadre est agréable mais surtout ce restaurant propose toute une série de plats laotiens non disponibles ailleurs. Ces plats sont vraiment savoureux et pour ne rien gâcher, il y a aussi des pâtes et des pizzas. Avec une telle diversité, tout le monde est content, et les enfants, et les parents. Devinez qui a pris quoi ?
Mardi 2 août 2011
Le matin, nous ne visitons pas le palais royal car il est fermé ce jour alors, nous décidons de visiter un temple et comme tous les temples il est bien doré (ce que j'aime mais pas Marion pas tellement, elle trouve que c'est trop doré) et nous allons manger.
Après s'être rassasié nous nous décidons: une balade dans les rues est au programme, où il est difficile de traverser. Pendant cette balade nous visitons quelque petits temples (encore !!).
Nous allons voir le marché de nuit où il fait une chaleur étouffante et les vendeurs vous appellent pour vendre leurs produits. Alors déjà pour acheter un produits on négocie (ce qui fatigue beaucoup) en marquant les prix sur une calculette car ils ne savent pas tous parler anglais et puis je te donne un petit truc : ne jamais jamais accepter le prix de base du vendeur même si c'est pas cher, cela veut dire que c'est de la moins bonne qualité et puis quand on a acheté le produit le vendeur prend les billets et les tape légèrement sur les autres produits.
Benoît | | | Bonjour,
Cela arrive...lentement.
Mercredi 3 Août : Luang Prabang, Mont Phu Si et piscine
Première mission du jour : la location de vélos. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer, les vélos laotiens sont de bons gros vélos sans vitesse. Leur autre caractéristique moins visible de prime abord est que les freins marchent de façon, disons, aléatoire. Nous mettons quelques temps à en trouver quatre avec des freins qui fonctionnent vraiment et surtout des freins suffisamment souples pour que notre numéro deux puisse s’en servir. Nous serons quand même obligés de repasser quelques temps pour changer de vélo : notre loulou n’arrive toujours pas à freiner suffisamment pour le poids du vélo. Ce n’est qu’alors que la vendeuse ira chercher un vélo enfant plus adapté au format du bonhomme. Il avait pourtant essayé moins de 90 minutes auparavant presque toute la quinzaine de vélos du magasin (sauf les roses ; il y a qu’en même certaines choses dont la dignité ne peut souffrir). Donc ne pas hésiter à demander s’il n’y pas des vélos enfant même si aucun n’est visible et si l’on ne vous propose pas spontanément.
Puis c’est direction le Mont Phu Si. Nous abandonnons les vélos au bas des marches et c’est parti pour une bonne grimpette. Le Mont Phu Si ne fait peut être qu’une centaine de mètres, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que pour grimper, çà grimpe. Et il fait chaud. Nous avons quelque mal à motiver les troupes qui grommellent-grommellent-grommellent.
En chemin arrêt au Wat Wisunalat, le plus vieux de la ville. Les fresques sont quand même pas mal abîmées.
Petite vue sur le Wat HoPha Bang.
Du haut du mont, nous avons une belle vue sur la ville et les environs. Dommage que celle sur la péninsule ne soit que partielle. Depuis cet observatoire, on comprend très bien pourquoi l’aéroport est si près de la ville et pourquoi l’agrandir supposerait d’empiéter sur celle-ci : plus loin, c’est les montagnes. Luang Prabang est une sorte de cuvette enserrée par des sommets.
Voulant ménager et récompenser nos montures, nous décidons d’aller manger et surtout de passer l’après-midi à la Pistache situé dans le sud de la ville, lieu dont la particularité est de disposer d’une piscine. Inutile de dire que cette proposition est accueillie avec joie.
C’est donc après-midi détente. Les enfants ne quittent pas la piscine. L’endroit est surtout fréquenté par des jeunes, qui passent à ma surprise toujours renouvelée l’après-midi en plein soleil. Mais comment font-ils ?
Mercredi 3 août 2011
Nous louons des vélos (tous nos déplacements à partir de maintenant se feront à vélo) et nous rendons dans un temple (je ne saurais le décrire car nous en avons visité tellement que ma mémoire n'a pas spécialement retenu celui-là).
Nous montons, non sans peine et protestation de la part des enfants, à pied sur le Mont Poussy (la colline qui surplombe la ville) et nous avons une vue imprenable sur Luang Prabang.
Puis, nos parents étant géniaux, nous emmènent à « La Pistoche », piscine cool avec un restaurant. C'est super car il fait une chaleur...
Après une après-midi détente et jeux au soleil ou dans la piscine, nous profitons de la civilisation retrouvée pour arrêter la cure de riz et se rattraper en mangeant au « Coconut garden », lieu chic pour touristes désirant manger pizza, pâtes ou lao haute gamme.
Puis, retour à l'hôtel.
Marion | | | Jeudi 4 Août : Luang Prabang, quête des moines, Palais Royal et massage
Levé matinal pour les trois d’entre nous qui ont décidé d’aller assister au sai baat, la procession quotidienne des moines pour la quête des offrandes. La configuration de cette sortie a fait l’objet de tractations la veille. Après avoir quelque peu hésité, notre aînée a décidé de se joindre aux parents. Après avoir quelque peu tordu le nez à la perspective de rester seul à la guesthouse, son frère a décidé qu’il préférait continuer de dormir.
La procession commençant à 6 heures, y assister suppose de se lever de bonne heure. Quand nous arrivons à 6 heures et quelques secondes, celle-ci a déjà commencé. C’est vrai que les touristes sont assez nombreux mais, à une exception notable, tous sont respectueux de la cérémonie (contrairement à ce que j’avais pu lire ça où là). Il faut veiller à rester silencieux pour ne pas troubler l’atmosphère de recueillement : parmi les Laotiens, personne ne parle. Bon, il y a bien deux ou trois marchandes de riz qui essayent de vendre leur camelote pour qu’on puisse « participer », mais sans grand succès. Les moines sont de tout âge : la plupart ne sont pas des « professionnels ». En effet, au Laos, tout bon bouddhiste se doit de consacrer quelques mois/années à la religion et les moines ne sont donc pour la plupart que de passage.
A 7 heures, nous ré-enfourchons nos vélos pour rentrer à la guesthouse. Allez, tout le monde se recouche et ne se réveille que deux heures plus tard.
Avec tout cela, la matinée est bien avancée quand nous nous arrivons une nouvelle fois au palais royal et celui-ci est sur le point de fermer (11 heures). Nous décidons d’aller chez la petite dame siroter des fruit shakes au bord du Mékong. Nous observons les va-et-vient du bac.
D’un coup, je vois un bateau à quai avec plein de robes orange : un bateau de moines, voilà de quoi faire de jolies photos ! Je suis quand même un peu surprise car Frank nous avait expliqué que nous étions entrés dans le carême bouddhique et que les moines restaient pendant cette période dans les monastères évitant les déplacements. Mais là, il y a bien une vingtaine de moines prêts à partir. J’attends que le bateau se rapproche. J’attends, j’attends mais le bateau ne bouge pas ; de guère lasse et n’y tenant plus, je me rends à l’embarcadère et là, bonne crise de rire, ce que je prenais pour des moines, en raison de la couleur orange, sont en fait des gilets de sauvetage posés sur les dossiers des sièges. De l’inconvénient d’être myope.
13 heures 30, c’est l’heure de retourner au Palais royal pour le visiter, enfin.
D’abord, un petit tour par le Wat HoPha Bang. Bien doré, lui aussi.
L’intérieur du Palais ne se photographie pas. Pas de photos donc. Pour y rentrer, il faut laisser ses sacs à la consigne et être correctement vêtu, entendre par là avoir les jambes et le haut des bras couverts. Je suis même priée de tirer bien fort sur les manches de mon T-shirt que j’ai tendance à remonter en raison de la chaleur.
Le palais n’est finalement pas très grand ; pour un palais, j’entends. Deux grandes pièces de réception sur le devant, la salle d’audience richement décorée et trois chambres : celle du roi, de loin la plus grande ; celle de la reine, beaucoup plus petite et celle des enfants. Tout l’ameublement est à l’occidentale. Divers objets, instruments de musique et costumes sont exposés. Nous passons un agréable à visiter ce palais. Ne pas manquer de jeter un coup d’œil aux cadeaux diplomatiques faits au Laos par différents pays. Lourds de sens. Nous nous sommes bien amusés à les détailler. A l’extérieur, un garage avec de nombreuses vieilles voitures de luxe. On se demande bien ce que le roi en faisait.
Nous terminons l’après-midi dans un salon de massage où notre fille opte pour un massage des pieds et moi un massage complet. Les garçons préfèrent nous attendre sans rien faire. Je suis emmenée dans une salle avec des lits de massage isolés les uns des autres et on me donne une sorte de large pantalon. Le moins qu’on puisse dire est que les massages laotiens sont toniques. La masseuse n’hésite pas à peser de tout son poids, au sens propre du terme. Elle teste aussi avec vigueur la souplesse de mes articulations ; mes genoux qui craquent la font bien rire.
Ce soir, nous dînons au Lao Lao garden où nous mangeons un plat mi-barbecue mi-fondue. Il y a de la musique à la mode, assez forte. Les enfants sont contents et trouvent cela « trop bien » ; les voisins sans doute moins.
Jeudi 4 août 2011
Maman, Papa et Marion (eh oui, moi, je préfère dormir) se lèvent pour aller voir, à six heures du matin, des moines défiler dans la rue avec un récipient pour mettre le riz qu'ils récoltent.
Plus tard nous mangeons et après nous allons au bord du Mekong pour boire un fruit shake. Nous allons visiter le palais royal qu'on n'avait pas vu mardi. Il contient des tenus de la famille royale pour les hommes, les garçons, les femmes et les filles, aussi leurs cadeaux anciens qui ont été donné par d'autres pays (etc)...
Après ce magnifique palais, nous rentrons à l'hôtel. Quelques heures de repos plus tard, nous ressortons et nous allons manger dans un restaurant spécialisé en barbecue : ils nous apportent un petit barbecue à poser sur la table et du bouillon, de la viande crue. Dans ce restaurant il y a de la musique qu'on (Marion et moi) aime trop !! Puis, nous allons au marché de nuit pour encore plus repérer ce qu'il nous plaît.
Benoît | | | Quel plaisir de lire (et voir  ) ce sujet! Un beau dépaysement! | | | C'est vraiment agréable ce voyage que vous nous offrez ! merci aussi à Benoit et Marion pour leurs contributions. J'espère que vous aurez le temps de continuer, je tiens à aller jusqu'aux iles Perhentian... Vos photos sont belles, merci beaucoup | | | Superbe compte rendu, merci de prendre autant de temps pour partager vos souvenirs  . Un régal! | | | Très beau récit et jolie plume, vivement la suite
Salutations Siamoises | | | Merci pour cette suite tant attendue. Bravo également aux enfants qui narrent à leur façon leurs aventures.
Après le vert de la campagne, vous avez du particulièrement apprécier les couleurs du marché, le ton orange vif des robes des moines (ou des gilets    ) et les dorures des temples à LP.
Avec toute cette chaleur, voire moiteur, est ce que les nuits sont bonnes et plus fraîches ?
A bientôt pour la suite
Armelle | | | Bonsoir,
Oui, nous avons bien apprécié d'avoir une partie campagne plus axée sur la vie des gens et une partie ville avec des monuments.
Pour la chaleur, le soir cela allait en effet mieux. Sauf à Ventine et à LP, nous avions des hotêls avec ventilos et sans clim et pas de problème pour dormir. A Ventiane et LP, la clim s'était quand même appréciable pour mieux dormir. | | | Vendredi 5 Août : Luang Prabang, Tat Makmo, musée ethnographique et Talaat Dar
Dernière journée à Luang Prabang. Nous en profitons pour poursuivre nos visites à un petit rythme.
D’abord, le Tat Makmo et son dôme. A coté des étales de cartes postales où nous faisons une razzia. Avec la cuillère souvenir – autre tradition familiale, un peu kitsch – et le porte-clef que nous avons aussi achetés, la marchande a sans doute gagné sa journée.
Nous profitons des tables et des chaises sous les arbres pour exploiter nos récents achats et écrire à la famille et aux amis. Je furète aussi un peu autour.
L’étape suivante est pour le musée ethnographique. Petit mais bien fait, il explique la diversité de la population laotienne avec commentaires en français et exposition des habits traditionnels. Un petit film, en anglais cette fois, sur des cérémonies traditionnelles. Enfin, un restaurant-salon de thé où sont servis des plats traditionnels, non disponibles ailleurs.
Un petit tour par la poste et la « laundry » et nous rentrons à la guesthouse. C’est qu’il faut reprendre des forces avant de se lancer à l’assaut du Talaat Dar. Nous y passons un bon moment à négocier nos divers souvenirs en en faisant deux fois le tour.
Nous retournons dîner au New coconut garden qui nous a décidément bien plus.
Vendredi 5 août 2011
Le matin, nous profitons de la fraîcheur pour visiter un temple, le Water melon, très atypique et d'ailleurs connu pour cela.
Puis, nous visitons un musée ethnographique intéressant. Nous mangeons, postons les lettres, allons récupérer notre linge à la laundry et retournons à l'hôtel.
Nous retournons au marché de nuit pour acheter le reste des souvenirs et nous remangeons au « Coconut garden ».
Marion | | | Samedi 6 Août : Luang Prabang, Bangkok, Kuala Lumpur, Kota Bharu.
Aujourd’hui est un long jour de transit ; nous devons enchaîner trois avions pour Bangkok, Kuala Lumpur puis Kota Bharu. Le premier décolle à 7 heures 50 et le dernier atterrit à 22 heures 10. Au milieu un long arrêt à Bangkok. Suite à des changements d’horaires d’Air Asia vers le mois de mars, impossible de faire plus court. Et pour compléter le tout, mon tendre et cher a été malade toute la nuit et il n’a vraiment pas bien dormi – moi non plus d’ailleurs. Il est encore bien patraque à notre réveil.
Une information pour les futurs voyageurs : j’avais commandé nos billets Laos airlines LP- BKK par mèl auprès de l’agence all lao service (airticket@alllaoservice.com). C’était bien moins cher que tout ce que j’avais pu trouver en ligne (pour nous 4, environ 600 euros, frais liés à l’utilisation de la carte visa inclus, contre 780 sur internet).
C’est donc aux aurores que nous partons pour l’aéroport. Sur la route, quelques moines pour la cérémonie des offrandes.
Enregistrement, attente puis embarquement. Bye bye, Laos ! Nous avons bien apprécié ce séjour, même s’il était trop court. Un rêve maintenant : revenir en hiver pour aller explorer le Nord et ses ethnies. Si ce rêve voit le jour, nous ferons appel à Frank à n’en pas douter.
Vol sans histoire sauf à l’atterrissage qui est un peu olé-olé (mauvaise assiette de l’avion).
Nous hésitions au départ à aller faire un tour dans Bangkok lors de l’escale. Mais l’état de l’autre autorité parentale clôt la question : nous restons dans l’aéroport. Mais d’abord, il faut trouver la consigne pour y laisser un de nos sacs. Inutile de tout emmener aux Perhentians. Et, au préalable faire l’échange du contenu de deux sacs : tout était préparé mais les roulettes d’un des sacs se sont cassées ; autant laisser celui-là. Nous vidons donc le contenu de deux sacs en plein aéroport. Comique. Tous nos travaux pratiques accomplis, nous trouvons refuge dans une sorte de café.
Je profite des longues heures à passer dans l’aéroport pour essayer de résoudre le mystère de l’Aeoroport express bus. Après avoir tournicoté, je finis par tomber nez à nez avec un panneau indiquant qu’il n’y a plus de bus depuis le 10 juin dernier. Comme quoi, nous aurions du croire ce qu’on nous disait. J’aurai l’explication de l’autre mystère, celui l’Airport link, dans l’avion grâce à la brochure d’Air Asia : depuis la même date, le terminus n’est plus à Makkasan mais à Phayathai.
Re-avion et arrivée à KL. Changement d’ambiance : ici la plupart des femmes sont voilées. Nous sommes surpris de l’aéroport que nous trouvons un peu vieillot avant de réaliser que ce n’est pas le même aéroport que la dernière fois : nous sommes au terminal low-cost.
Re-avion et arrivée à Kota Bharu. Nous logeons au Tunes Hotel. J’avais repéré les publicités de cette chaîne du groupe Air Asia lorsque nous étions à Bornéo il y a deux ans. Un petit tour sur leur site avait fini de m’intriguer ; les prestations sont vendues comme pour les vols low-cost : plus chères au fur et à mesure que l’on se rapproche de la date et avec des options. En gros, on achète la chambre pour la nuit et après on peut rajouter la clim (pour 12 ou 24 heures), la télé, les serviettes, le sèche-cheveux... Il nous fallait l’essayer. Les chambres ne sont pas très grandes mais pour une nuit c’est suffisant. Par contre, le petit déjeuner pris dans la mini-cafet de l’hôtel est assez infect.
Samedi 6 août 2011
Nous nous levons aux aurores pour prendre notre avion. Et c'est parti pour une journée de transport !!!
Marion
NOTES :
1 - Là-bas, les matelas sont faits en fibres de noix de coco 2- Le papier peut être fait en murier, en maïs, en crotte d'éléphants... 3 - Il y a beaucoup de motos 4 - Quand les plaques d'immatriculation sont : - blanche : véhicule de transport - bleue : véhicule appartenant à un fonctionnaire - rouge : véhicule militaire, policier... - jaune : véhicule
Nous n'avons pas mis de photos de temples car nous en avons visités trop mais, voici des photos du temple que j'ai préféré :
![]() | | | Dimanche 7 Août : Kota Bharu - Perhentian
Le trajet pour arriver à destination n’est pas encore terminé. Il nous faut d’abord nous rendre à la jetée de Kuala Besut – compter une très grosse heure en taxi. Puis prendre le bateau. Par chance, au moment où nous arrivons l’un d’entre eux est sur le point de partir. Le temps de prendre les permis pour accéder au parc marin et nous sautons à bord. Le bateau est équipé de deux puissants moteurs de xx chevaux. La mer est plate et nous filons sur l’eau.
Rapidement nous approchons de Perhentian Kecil. Paysage de carte postale. Les enfants sont ravis. Nous contournons l’île pour déposer un passager au village, seul endroit des Perhentians avec des bâtiments à étages. Les enfants s’inquiètent : leur mère n’aurait-elle pas eu la stupide idée de réserver là plutôt qu’un des charmants bungalows qu’ils ont aperçus ? Mais le bateau poursuit sa route et les voilà, si ce n’est rassurés, du moins pleins d’espoir. Enfin nous arrivons. Pour aller sur la terre ferme, il faut transvaser bagages et passagers dans un plus petit bateau, le notre ne pouvant accoster.
J’ai réservé une chambre familiale avec vue sur la mer au Coral View. En bordure de mer. Finalement les enfants approuvent le choix maternel.
Mon choix initial s’était porté sur Abdul Chalet mais lorsque j’avais essayé de réserver, pourtant tôt dans l’année, il n’y avait plus de chalet avec vue sur la mer. Je me suis donc rabattue sur le Coral View puisqu’il était possible de ne prendre qu’une seule chambre en rajoutant un matelas. Coté logement pas de problème, la chambre est suffisamment grande même avec matelas supplémentaire. Il y a aussi assez de place dans la salle de bain pour stocker les affaires de snorkelling. Il y a même une terrasse sur laquelle se reposer, avec deux chaises longues. Par contre le restaurant n’est pas terrible : non seulement le service est long, très long, infiniment long, mais tous les plats ont à peu prés le même goût pas génial et sont super gras. Après y avoir pris nos premiers repas, un peu par paresse, nous n’y remettrons pas les pieds pour le restant du séjour préférant les restaurants un peu plus loin sur la plage, bien meilleurs et en plus avec du wifi gratuit.
Après nous être installés et sustentés, nous nous mettons à l’eau juste en face de notre chambre. Beaucoup de poissons. C’est l’occasion d’étrenner notre nouvel appareil amphibie, achat que nous ne regrettons pas même si prendre des poissons en photo n’est pas toujours chose aisée. Les coraux en revanche sont pour la plupart morts. Dommage.
Après un petit match de foot, notre fille et son père ressortent en fin de journée pour un petit snorkelling. Ils reviennent en se chamaillant sur la nature du poisson-plat-à-pois-collé-sur-le-sable : notre aînée soutient que c’est une raie car il en a la forme ; son père soutient que non car il a des pois !!! | | | Lundi 8 Août : Plage du Perhentian Island Resort
Les jours suivants sont dédiés au snorkelling avec quelques variantes.
Aujourd’hui, nous allons au bout de la plage du Perhentian Island Resort explorer les rochers. Pas loin du bord, des raies se prélassent sur le sable. Parfaitement blanches, elles se confondent avec celui-ci. Mieux vaut faire attention où l’on met les pieds ; et même en flottant, c’est assez impressionnant : elles sont juste au dessous de nous et nous avons l’impression qu’elles pourraient nous toucher avec leur dard en bougeant. Re-discussion sur les raies et le poisson de la veille.
Si, si, regardez bien et vous la trouverez.
Nous passons ainsi plus de deux heures et demie longeant les rochers, sortant même de la zone protégée par les bouées ; mais c’est ici sans danger car les bateaux ne passent pas par là. Jolis rochers en pente qui permettent de bien admirer les poissons.
Après un peu de repos, je repars avec notre fille pour un nouveau de tour de PMT devant le bungalow ; PMT au cours duquel je suis priée de trancher le conflit « raies ou pas raies », puisque nous croisons le désormais célèbre poissson-plat-à-pois-collé-sur-le-sable. Je me défile lâchement.
Allez une petite photo que vous puissiez trancher par vous même.
Images attachées: | | | Mardi 9 Août : PMT et plongée
Aujourd’hui, changement de programme : j’ai réservé une initiation à la plongée.
Un petit tour de PMT quand même en matinée autour du promontoire du Coral View en passant par l’autre coté. Cet autre coté n’a que peu d’intérêt : eau peu claire ; pas ou peu de poissons ; ce n’est qu’au bout du promontoire que le spectacle redevient intéressant.
J’ai réservé notre initiation à la plongée le jour de notre arrivée au Watercolors qui recueille de bons commentaires sur Internet. Autre avantage : il y a des instructeurs ou plutôt instructrices québécoises, qui parlent donc français. D’abord un petit film, certes en anglais suivi d’un briefing. Puis nous partons jusqu’au site: il est prévu de partir du bord de la plage, de s’enfoncer doucement en suivant la pente sablonneuse, de contourner un gros – très gros rocher – puis de revenir en surnageant les coraux.
Malheureusement, à peine la tête sous l’eau, notre numéro deux se met à paniquer. Impossible pour lui de faire cette plongée. Je reste donc en sa compagnie à faire du PMT pendant que sa sœur et son père s’enfoncent sous l’eau.
Les coraux dans le coin sont les plus beaux qui nous ait été donné de voir pendant ces vacances, plus diversifiés, mieux conservés. Des oursins à grandes piques aussi. Je recommande cette plage située à l’extrémité sud de la plage des hôtels et accessible à pieds. Pas de photos : nous n’avions pas emmené l’appareil puisque nous devions plonger.
Nous patrouillons ainsi depuis un bon moment, quand je réalise que les oiseaux sur le gros rocher s’excitent de plus en plus et se mettent à tournoyer. La prochaine étape est normalement le vol en piquet sur les opportuns : nous n’osons plus trop nous approcher. Dommage, c’est par là bas que les fonds sont les plus intéressants.
Enfin, le père et la fille sortent de l’eau : ils sont ravis d’avoir nagé entourés de poissons même s’ils n’ont rien vu de plus qu’au dessus de l’eau. Notre fille est toute fière : ils sont allés à –13 mètres. Images attachées: | | | Mercredi 10 Août : Telak Dalam et l’attaque du macaque
Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller à Telak Dalam, la plage de l’autre coté de l’île. Son intérêt est, outre le changement, la pointe aux requins où l’on peut voir... des requins et aussi parfois des tortues. Pour s’y rendre, un chemin qui escalade l’île au milieu de la forêt tropicale. On peut, parait-il, y croiser de nombreux animaux, varans et singes.
Le chemin dans la forêt.
Première rencontre : un varan mais toujours pas de singe.
Nous continuons notre chemin quand, tout un coup, un énorme truc tombe juste au dessus de nos têtes sur la branche surplombant le chemin. C’est un macaque à longue queue. Voilà notre singe ! Nous nous arrêtons pour le regarder mais rapidement, celui-ci a le mauvais goût de descendre de son arbre et de venir vers nous. Et, il n’a pas l’air dans des dispositions amicales. Qu’est-on censé faire dans ce cas : le regarder droit dans les yeux pour montrer qu’il ne nous impressionne pas ou au contraire prendre une habitude humble et penaude pour qu’il ne soit pas tenté de faire une démonstration de sa force ? Damned ! Que faire ? Pas le temps de réfléchir ; il avance entre les deux groupes de la famille en montrant les dents. Nous voilà, le père et le fils en tête, puis le macaque, la mère et la fille derrière. Impossible de passer ; les enfants paniquent et se réfugient chacun derrière un parent. Mon tendre et cher prend une palme et l’agite en avant : cela a l’air d’impressionner le singe mais du coup celui-ci se retourne vers le sac délaissé par le groupe de tête. Voilà qu’il va nous le voler. Cris de notre fille : « Laisse-le, maman, qu’il parte dans la forêt avec ! »; sous-entendu « et qu’il ne revienne plus. ». Non, il dédaigne le sac et vient finalement vers nous. Mais ce que je n’ai pas de palme épouvantail, moi ! J’agite bien mon sac devant moi, mais c’est sans effet sur la bestiole qui continue à avancer se rapprochant dangereusement. J’ai ma fille cramponnée au dos pleurant à moitié. Je commence moi même à ne pas en mener bien large. Les dents de la bête sont impressionnantes et je n’ai aucune envie qu’il vienne les planter dans mon mollet (ou pire). Le père vient nous sauver : il détourne l’attention du macaque et du coup, ma fille et moi pouvons rejoindre mon fils. Je pars avec les enfants laissant le père gérer le singe. Les enfants n’ont jamais marché aussi vite. J’interpelle mon mari de loin : « Ca va ? ». « Non, il est toujours là et il me suit ». Mon tendre et cher nous rejoint au bout de quelques minutes : seul le lancé de pierres a réussi à mettre le macaque en fuite. Mais après cette aventure et le vol de gâteau à Bornéo, c’est bon : la prochaine fois que je vois un macaque, je passe mon chemin et me carapate bien vite.
La plage de Telak Dalam est bien moins fréquentée que celle de l’autre coté de l’île. Elle descend en pente douce. Un peu trop douce peut-être, comme nous le verrons plus tard. C’est ici qu’il faut venir lorsqu’on a des jeunes enfants, je pense.
Baignade, jeux de ballons dans l’eau, déjeuner puis nous partons à la conquête de la pointe aux requins. Nous décidons de nous rendre à palmes même si cela prend un peu de temps : nous avons l’après-midi devant nous, la température de l’eau n’est pas un problème et nous serons libres de rester le temps que nous souhaitons. La première partie de cette promenade aquatique se fait dans une eau peu profonde et il faut faire attention pour ne pas se râper le ventre et les jambes. Espérons que la marée sera plus haute au retour.
Le snorkelling à la pointe aux requins est très chouette. Il y a plus de profondeur qu’ailleurs, des coraux et effectivement des petits requins de récif. Chacun d’entre nous en a vus au moins deux et les plus chanceux, ou les plus observateurs, jusqu’à cinq. Pas de tortue par contre. Notre aînée qui était un peu impressionnée à l’idée de voir des requins est rassurée « parce qu’ils sont à terre et pas dans les airs ». Comprendre par là que les requins nagent sous nous et pas à notre hauteur. Oui, enfin, c’est surtout qu’ils sont petits. Par contre, l’endroit est fréquenté par les bateaux de snorkelling et mieux vaut rester à l’abri des bouées. Ceci dit, cela reste raisonnable en termes de fréquentation.
Nous avons quelques peines à persuader les enfants de rentrer. Le palmage du retour s’étire en longueur : la marée loin d’être montée est descendue et malgré nos meilleurs efforts et nos tentatives d’utiliser des vagues pour avancer, nous sommes bien obligés de passer par le chenal, heureusement peu, voire pas, fréquenté en cette fin d’après-midi.
Pour le retour, nous prenons un bateau taxi : pas envie de refaire la marche pour traverser l’île, pas envie de croiser un nouveau macaque. Tout le monde est bien content à cette nouvelle.
A l’arrivée, nous croisons des sortes de singes à lunettes blanches, des gibbons, apprendrai-je plus tard. Super mignons. Un peu plus loin, le même type de singes avec des petits, orange vif. Nous les admirons un bon moment puis rentrons. Je ressors avec notre aînée les prendre en photos mais ils se sont enfoncés trop profond dans la forêt (les photos sont de zazabenji, merci à elle). Par contre, nous observons longuement une chauve-souris manger dans un arbre.
| | | Jeudi 11 Août : Turtle Beach et kayak de mer
Dernier jour aux Perhentia. Nous prenons un bateau taxi pour la plage aux tortues, celle sur laquelle les tortues viennent pondre et sur laquelle il y a nurserie à tortues. Pas de tortue mais ceux qui n’avaient pas vu de barracuda la veille en ont croisés. Bonne pêche donc.
En toute fin d’après-midi, nous faisons à la demande pressante et réitérée des enfants un tour en kayak de mer. C’est l’occasion de voir l’île sous un autre angle.
| | | Vendredi 12 Août : En route vers Bangkok
Aujourd’hui, nous retournons à Bangkok. Pour ne pas être pressée et aussi dans l’espoir de faire un dernier plouf, j’ai réservé nos places sur le deuxième avion d’Air Asia pour KL, celui de 15 heures. Je pensais partir des Perenthians en fin de matinée. Mon magnifique plan tombe à l’eau : il n’y a que trois heures de départ pour Kuala Besut ; de mémoire 8 heures, 12 heures et 17 heures. Le bateau de midi est trop tardif ; il nous faut prendre celui de 8 heures ; si j’avais su.
Il a plu toute la nuit et contrairement à d’habitude, il continue de pleuvoir à notre lever. Le ciel est tout gris et la mer agitée. Nous nous demandons si la navette partira. En attendant, nous empaquetons nos sacs dans sacs poubelle aimablement donnés par l’hôtel.
La navette part finalement bien mais elle est loin de filer sur les eaux comme à l’aller. Et nous prenons des gros paquets de mer dans la figure. Autant dire que malgré nos ponchos, nous sommes rapidement trempés. L’eau s’infiltre de partout. On comprend pourquoi le trajet n’est pas assuré à la saison des pluies : cela doit être terrible.
Arrivés à Kuala Besut, nos bagages sont, eux, heureusement secs. Nous filons prendre un taxi. Je passe le trajet jusqu’à aéroport complètement tétanisée : le chauffeur conduit comme s’il était dans un jeu vidéo avec le droit à trois vies. Ce que je ne sais pas, et que mon tendre et cher a le bon goût de me cacher jusqu’à l’arrivée à l’aéroport, est qu’en plus il s’endort en piquant régulièrement du nez.
A l’aéroport changement de vêtements pour se débarrasser de nos trucs trempés. Nous enfilons nos polaires : c’est qu’il fait presque froid. Nous aurions eu largement le temps d’attraper le premier avion. Dommage. S’en suit une longue attente. Pas des restaurants ouverts en cette période de ramadan : nous trouvons refuge dans les tables du KFC fermé et déserté. Recherche d’eau chaude pour nos lyophilisés, restes de l’année dernière que j’avais fort opportunément emportés au cas où... Curieusement, nous en trouvons.
Pour l’arrivée à Bangkok, j’avais pourtant bien répété : écarter les rabatteurs, aller à file de taxis officiels, demander de mettre le « meter », prendre le papillon distribué par la guichetière.... Sauf qu’arrivé notre tour, la dite guichetière nous dit – après avoir échangé quelques mots avec le chauffeur du taxi – que comme nous sommes quatre et nous avons trois valises, il n’est pas possible de mettre le « meter ». Je ne m’attendais tellement pas à cette complicité que je réponds oui sans réfléchir. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois.
A Bangkok, j’ai réservé sur internet au Novotel de Siam square : grâce à une promo du groupe Accor, la nuit nous revient 50 euros pour nous quatre, autant ne pas se priver. Sauf que l’hôtel ne retrouve pas ma résa (mais accepte tout de même d’appliquer le tarif), que la réceptionniste a l’intention de faire dormir les deux enfants (11 et 13 ans quand même avec un bon gabarit) dans le même lit d’une place, au motif, faux, que la taille de la chambre ne permettrait pas de mettre deux lits d’appoint. S’en suit une guerre de tranchée au cours de laquelle on nous proposera tout à tour de faire dormir les deux enfants dans le même lit à une place, de faire dormir l’un d’entre eux sur une sorte de canapé gondolé, de nous – mon mari et moi – faire dormir ensemble dans un même lit toujours à une place, de nous faire prendre deux chambres, tout cela en nous faisant monter à chaque fois examiner les diverses configurations. Surréaliste ! Mais forts de notre réservation imprimée, nous ne cédons pas d’un pouce : au bout d’une heure, nous obtenons satisfaction et un autre lit est ajouté à la première chambre. Question service, on peut repasser. Dodo. | | | Samedi 13 Août : Bangkok, promenade sur les klongs et maison Jim Thompson
Petit-déjeuner au buffet de l’hôtel, très bien : il y a tout ce qu’on peut imaginer en sucré-salé, américain-européen-asiatique... mais surtout, il y a des fruits de la passion à volonté. Les enfants en raffolent mais vu les prix en France, nous en achetons qu’avec parcimonie. Là c’est fête : ils peuvent en prendre autant qu’ils veulent et je crois que nous avons mangé au moins la moitié du plateau. Bref, ce petit-déjeuner leur plaît et ils s’inquiéteront toute la journée de savoir si nous retournerons bien là le lendemain matin.
Etant déjà venus à Bangkok, mon tendre et cher et moi avions déjà eu l’occasion d’en visiter les principaux monuments. Nous souhaitions donc profiter cette journée pour explorer Bangkok plus en profondeur (tout est relatif). J’avais initialement prévu d’aller au marché du week-end de Chatuchak mais des posts sur ce forum m’ont fait découvrir les ballades sur les klongs organisées par Thuan. Les klongs sont les canaux qui desservaient historiquement Bangkok. Ils ont disparu du centre mais certains réseaux subsistent en périphérie. Pour s’y déplacer, il faut un bateau. Thuan fait parti d’une association qui réhabilite des bateaux, notamment ceux des personnes âgées qui n’ont pas les moyens de les réparer. L’argent récolté auprès de touristes permet de financer ces rénovations.
Ces promenades sur les canaux correspondent bien à ce que nous recherchions et sont sans doute plus adaptées aux enfants qu’un marché noir de monde dans la chaleur. Va donc pour la ballade sur les klongs ! Foxycoco, membre de ce forum, qui avait réservé avant moi a accepté de partager son bateau. Merci à elle et à sa famille.
Le point de départ de ces ballades se trouve dans le quartier de Thonburi, un peu loin du centre touristique donc. Pour s’y rendre, il faut prendre le Skyline suivi du taxi. Le point de rendez-vous n’est pas forcément facile à trouver et un numéro de téléphone de secours est fourni par Thuan avec le plan pour s’y rendre.
Pour toute une série de raisons (départ de l’hôtel un peu plus tardif que prévu, trajet en météo nettement plus long qu’indiqué et surtout chauffeur de taxi qui ne trouve pas le point de rendez-vous et refuse d’appeler au téléphone), nous arrivons avec une bonne heure de retard. Je suis déçue : la promenade ne va pas être possible. Par acquis de conscience, nous descendons quand même du taxi. Un monsieur d’un certain âge surgit du bâtiment et nous demande en français : « Vous cherchez Thuan ? ». Moi penaude : « Oui, on vient pour la promenade sur les klongs mais on est très en retard ». Lui, tout guilleret : « Pas de problème, pas de problème. On va arranger cela ». Et il appelle quelqu’un qui emmène une voiture et nous voilà tous partis retrouver les « autres » qui se sont arrêtés au marché flottant du samedi.
Le marché est très agréable. C’est en fait un marché-restaurant. : la plupart des stands sont des stands de nourriture, à manger sur place ou à emporter. Ils regorgent de plats divers et variés et les appétits vont bon train. La Thaïlande mérite bien sa réputation culinaire. J’ai beaucoup apprécié cet endroit mais comme dit ma fille : « Maman, elle kiffe trop les marchés ».
Une vendeuse d’orchidées aussi, à laquelle nous achèterons plusieurs bouquets à rapporter demain à Paris.
Dans les klongs, des carpes en rang serrés. Les nourrir apporterait. Comme, du coup, elles sont bien nourries, elles prolifèrent.
Des marchands flottants.
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