MichelThé · 22 novembre 2017 à 18:36 · 88 photos 78 messages · 13 participants · 7 031 affichages | | | | En route pour la tombe d'Eva Perron ? Le cimetière est un très bel endroit.
N'oublier pas de goûter les empanadas (chaussons fourrés, plus facile à trouver à Buenos Aires que dans le reste de la Patagonie) carne (à la viande), jamon y queso (jambon fromage) ou choclo (au maïs, une spécialité là-bas). Et aussi, bien sur les glaces argentines qui sont, dans mon souvenir, les meilleures du monde (bien bien devant les italiennes et les américaines). La spécialité étant le dulce de leche (confiture de lait). Par contre, vous pouvez toujours tester le maté (boisson très répandue, sorte de thé), mais ce n'est pas un régal... | | | Bonjour Michel J'espère que vous allez bien vite trouver de bonnes zones de wifi car j'ai hâte de suivre votre périple ! Je vous souhaite un agréable voyage. Colette | | | Ayant trouvé une meilleure zone wifi, je peux reprendre mon récit. Donc, direction le cementerio de la Recolata. C'est un peu l'équivalent de notre Père-Lachaise. Il abrite de nombreux personnage illustres de la République d' Argentine.
dont les époux Duarte (ancien Président de la République) et de son épouse Eva Péron.
C'est ensuite le retour à l'hôtel par le métro. Mais il est 18 heures et le métro de Buenos-Aires est comme celui de Paris : à 18h00, il est blindé ! Nous sommes mêmes obligés de revenir au terminus de la ligne, cinq stations en arrière, pour être sûrs de pouvoir monter... Un petit passage par un restaurant où nous dînons d'un plantureux plat de viande rouge, très tendre, et nous regagnons l'hôtel. Demain, c'est une visite plus consistante de Buenos-Aires qui nous attend. | | | Pour cette seconde journée à Buenos Aires, nous sommes partis en début de matinée pour le "Centro", là où se trouvent les principaux monuments de Buenos Aires. Premier arrêt à la Plaza Lavalle. C'est une grande place ombragée bordée, notamment par le théatre Colon
Pas très loin, l'avenue "9 de Julio", l'avenue la plus large de Buenos Aires (140 m) et la plaza de la Républica où se dresse l'Obelisco, haut de 67,5 mètres.
Nous tombons ce jour là sur une manifestation, la place est partagée entre manifestants (apparemment pacifiques, seulement "armés" de tambours), et une armée de policiers, lesquels ressemblent tout à fait à nos CRS locaux... Nous prenons l'avenue de Mayo vers le "Congresso" Toujours pour des questions de qualité de wifi, je reprends la description sur le message suivant. | | | Le "Congresso", c'est à la fois la Chambre des députés et le Sénat. La place est très agréable, un peu ombragée (il fait toujours 28°).
Nous allon remonter l'avenue de Mayo vers la Plaza de Mayo. Au passage, nous allons faire une longue pose au Café Tortoni, le plus ancien café de la ville. Cela fait en effet quatre heures que nous marchons dans Buenos AiresDernière partie de la ville que nous souhaitions voir : la Plaza de Mayo. Déception, la place entière est en travaux, totalement défigurée pour nous autres les touristes... Et pour couronner la situation, il y a ici aussi une manifestation et des rues sont fermés, il y a des grillages partout, et bien sûr, les inévitables CRS locaux, en grande quantité. Nous nous efforçons cependant de voir quelque chose de la Casa Rosada, la Résidence du Président de la République.
Résignés, nous finissons notre visite par la Cathédral Métropolitaine avant de regagner notre hôtel. Demain, nous prenons l'avion de bonne heure pour la Péninsule de Valdès. | | | J'ai oublié de dire à Citygirl qu'en sortant de la visite de la Cathédrale Métropolilitana nous sommes allés boire une bière. J'ai pris connaissance du message de Citygirl et en sortant, comme il y avait un glacier juste à côté, nous avons pu immédiatement vérifier que le dulce de leche est effectivement une excellente glace. Par contre, nous ne sommes pas très emballés par les empanadas, que nous avions déjà goutés au Chili. | | | Bonjour, Ce fut une courte découverte de Buenos Aires pour vous, mais la ville n'est pas forcément des plus agréables. Surtout avec les nombreuses manifestations... Avez vous essayé de traverser l'avenue la plus large ? 14 voies goudronnées à traverser, par cette chaleur c'est étouffant. Heureuse que vous ayez eu mon message à temps pour tester les glaces argentines ! Vous en trouverez moins en patagonie, et surtout moins envie, la température va gentiment baisser. Très bon vol à vous, profitez bien de Valdes. J'espère que vous verrez plein d'animaux, vous devriez avoir autour de 20 degrés, ça sera plus agréable. Heureusement que vous avez mangé du boeuf à Buenos Aires, maintenant vous allez surtout trouver du mouton ! | | | Notre journée a été longue : levés de bonne heure car notre avion pour Trelew décollait à 9h20. A trelew, récupération de notre voiture de location, quelques courses et direction 115 kms au sud (direction opposée à notre hôtel) vers la réserve du Punta Tombo. On croise dans cette réserve des guanacos,
mais la réserve est avant tout celle des manchots de Magellan. Ils seraient 1 million sur le site, ce qui en fait la plus grande réserve de manchots de Magellan d' Amérique du sud. Il y en a partout. Ils sont habitués à la présence humaine, mais ce n'est pas pour cela que l'on peut les toucher
La surface de cette réserve est probablement de plusieurs centaines d'hectares. Sur cette surface, ils ont construit leurs terriers, et bien sûr, ils vont en mer pécher, d'où leur nombre en bord de mer.
Nous sommes restés longtemps sur le site, et il a fallu ensuite faire les 175 kms qui nous séparaient de notre hôtel, dont une partie en route non asphaltée... Nous ne sommes arrivés qu'à la nuit tombante ; le wifi étant très insuffisant dans les chambres, je complète mon suivi ce matin. | | | Décidemment, le wifi en Patagonie 'est pas au top. Incapable de télecharger les photos que j'avais sélectionnées. Je suis obligé à ne faire que du texte ! Donc, pour ce jour sur la péninsule de Valdès, nous n'avons pu partir qu'à 9h45 suite à un problème de voiture. Il y a 100 kms jusqu'à l'entrée du "circuit" qui fait le tour de la péninsule. Le dit circuit fait environ 200 kms et passe par 4 sites (seulement) où se trouvent des colonies de lions de mer ou de manchots (qui se disent pingouins ici). Dans les faits, si ces sites sont exceptionnels, il faut les mériter. Déjà l'entrée de la péninsule coûte plus de 900 pesos pour nous deux (env. 40 €) ; et surtout les 200 kms du circuit sont exclusivement des pistes, très larges, mais non asphaltées, sur lesquelles la vitesse possible, compte tenu de leur état, lui même variable suivant la météo, varie entre 10 et 55 km/h ! Entré sur le "circuit à 11h30, nous en sommes ressortis à 17h30, et nous n'avons pas pu boucler le circuit, nous avons pris une "transversale" pour sortir afin d'être de retour à Trelew pour dîner à 19h00. Nous révions de la Péninsule de Valdès et nous l'avons faite. Après, peut-être subsiste une impression de frustation. Mais nous sommes cependant heureux d'avoir pu y aller. J'espère pouvoir mettre des photos un peu plus tard, si je trouve un wifi de suffisamment bonne qualité. | | | J'ai réussi à télécharger une photo des pistes de la Péninsule de Valdès. La voici ; vous remarquerez la présence au milieu de la piste.
| | | Nous sommes maintenant à Ushuaia, ville la plus au sud de la planète, encore que cette qualification est remise en cause par le Chili qui prétend que la ville la plus au sud est Port Williams (de l'autre côté du canal de Beagle) ; mais Port Williams n'est qu'une garnison militaire.... Ce n'est pas à moi de juger. Nous sommes arrivés à Ushuaia en début d'après midi. Nous avions quitté Trelew avec 28-30° (34° prévu aujourd'hui) pour trouver ici 16°. Le ciel est couvert (pas toujours), il pleut par moment (une toute petite bruine) et la ville est remplie de touristes. Nous avons fait une petite la visite de la ville, essentiellement la rue principale, bordée de boutiques. Ensuite, nous sommes allés dans un restaurant, pour manger du crabe royal. Impossible ici de mettre des photos pour cause de wifi trop médiocre. Ce sont les aléas du "live". J'espère pouvoir me rattraper ultérieurement. | | | Dommage que vous n'ayez pas pu passer plus de temps sur Valdes, et surtout le temps perdu pour le problème de voiture... J'espère que vous en avez quand même profité, pris de belles photos et ramenés plein de souvenirs en mémoire. La rencontre avec les pingouins reste un événement rare dans une vie ! A Ushuaia, il y a une ancienne prison qui se visite aussi. La croisière dans le canal de Beagle devrait vous laisser là encore des souvenirs impérissables, avant votre départ par la route pour le Chili. J'espère avoir bientôt des photos. De l'autre côté du globe, pour nous aussi, c'est une certaine frustration de ne pas avoir de visuels ! | | | J'ai pu m'arranger partiellement avec le wifi local (particulièrement lent cependant). Je mets des photos d'animaux rencontrés sur la péninsule de Valdès : Un tatou
Et quelques-uns des nombreux lions de mer. A cette époque de l'année, les femelles sont encore entourées de leurs petits nés entre novembre et maintenant.
| | | Et maintenant, quelques photos d'hier, où nous avons fait connaissance avec la ville d' Ushuaia.
Et où nous avons pris possession du véhicule que va nous emmener jusqu'à El Calafate et El Chalten :
Une rue d' Ushuaia
Je vais pouvoir maintenant (au prochain message), reprendre la suite du récit de notre périple | | | Avant de poursuivre mon récit avec la journée d'aujourd'hui, je tiens à remercier tous ceux qui suivent notre voyage, voire qui y participent avec leurs messages. Je remercie aussi Isabelle et Pascal qui m'ont mis un mot tout à fait sympathique. Donc aujourd'hui samedi, il a encore fallut se lever tôt : nous devions être à l'embarquement de 9 heures sur le port d'Ushaïa pour une excursion sur le canal de Beagle. Et avec le véhicule que vous avez vu, il y a interêt à arriver de bonne heure pour se garer... Le pilote nous fait faire plusieurs tours devant Ushuaia pour bien profiter de la ville. Il faut dire que contrairement aux jours précédents, il a fait (très) beau aujourd'hui : 10° le matin, 24° dans l'après-midi. Inutile de dire que ces températures sont plutôt anormales, mais nous en avons profité. Notre bateau passe devant une colonie de manchots de Magellan
puis devant diverses autres îles aant d'arriver au Phare des éclaireurs, dont l'image est attachée à la ville.
Après 3h30 de croisière, le bateau accoste et nous profitons de cette belle journée pour nous rende dans le Parc National de la Terre de Feu, tout proche (20 kms) de la ville. Il n'y a rien de particulièrement remarquable dans le Parc, mais c'est une "ambiance", avec des vues exceptionnelles
Dans la Parc, un panneau est lui aussi "attaché" à la ville d'Ushaïa. Ceux qui ont déjà eu le bonheur de venir sur place le reconnaitront.
Pour une fois, nous ne rentrons pas trop tard. Il faut préparer les valises car demain soir, nous dormirons dans une estancia, en pleine pampa, près de Rio Grande (non, il ne s'agit pas de la ville où à tourné John Wayne...). La présence du wifi est assez aléatoire, d'où un probable silence de ma part avant d'arriver à la ville de Porvenir, au Chili, sur les bords du Détroit de Magellan. | | | Bonjour, Votre voyage se passe très bien nous croyons. Nous suivons journellement votre progression et apprécions vos photos. Bonne suite de voyage et nous attendons la suite de votre aventure. Bisous JP MF | | | Hola!  Je vous suis avec beaucoup d'intérêt et ces dernières photos me font revivre mes précédents voyages en patagonie. Et il y a toujours du nouveau : je n'y avais pas vu de tatou! | | | Comme je le pensais, je n'ai pas pu faire hier soir mon récit journalier (j'y reviendrai à la fin de mon récit de journée). Je reprends donc à hier matin. Hier matin, le ciel était couvert à notre levé ; aucune visibilité et une petite pluie fine. Heureusement, nous avions fait la veille notre croisière sur le canal de beagle. Donc, départ de l'hôtel dans se presser, puis, puisque les conditions météo y étaient particulièrement favorables, nous sommes allés visiter le très intéressant musée Maritimo, installé dans l'ancienne prison construite en 1906. Les cellules, conçues pour accueillir 380 pensionnaires ont été aménagées, soit en musée de la prison, soit en musée dédié à l'exploration de l'Antartique, soit en musée maritime.
Puis nous avons pris la route, toujours avec le même temps. A Tolhuin, à 100 kms d' Ushuaïa, est installée la "Panaderia La Union", une patisserie dont nous pensions qu'elle serait fermée le dimanche (surtout à 13h30). Nous avons donc été surpris de trouver une boutique ouverte, remplie de clients. En fait, le dimanche, cette boulangerie/patisserie est un lieu de rassemblement de la population locale et éloignée. Les clients y achètent d'invraisemblables quantités de pâtisseries... Nous avons cédé à la tentation et nous nous sommes bien régalés.
Il ne nous restait plus qu'à gagner notre lieu de pause : l'estancia Rolito. L'Estancia est située à 14 kms de la route, seulement accessible par une piste pas très bonne. Il n'y a pas d'internet ni wifi ; et l'électricité ne fonctionne (sur un groupe électrogène) que de 18h00 à 22h30 ! Mais les propriétaires sont extraordinaires. D'abord, une grande partie de la famille parle français, c'est l'héritage (préservé) d'un ancêtre français d'il y a quatre générations ! De plus, cette famille est la convivialité même et nous sommes restés tard le soir à discuter de plein de sujets différents. Auparavant, le grand père avait tenu à nous présenter son exploitation (en Jeep). 17.000 hectares, dont 80 % en forêt primaire constituée de nivès et langas (photo)
L'exploitation élevait des moutons il y a encore 20 ou 30 ans, mais les multiples dégâts causés par les chiens errants ont fait quasi abandonner cet élevage au profit de celle des vaches, qui trouvent de l'herbe dans les forêts de nives (curieusement, l'herbe pousse même sous les arbres), et ne sont jamais mises à l'étable l'hiver. | | | Aujourd'hui, la journée était consacrée à la découverte du fonctionnaire argentin et (un peu) chilien. Nous sommes partis tardivement le matin. Difficile de quitter des amis... La première étape était à Rio Grande, où nous voulions faire le plein (les stations service sont rares) et aussi faire du change en perspective de notre retour en Argentine, en pleine pampa, dans six jours. Pas de problème pour le plein. Pour le change, nous somme allée à la Banque Nationale Argentine. Il y avait plein de monde, l'attente s'annonçait longue, mais nous nous y sommes pliés. Arrivés enfin devant le fonctionnaire argentin, il a fallu fournir plein de documents (en plus des billets à changer). Je voyais l'employé remplir de multiples écrans sur son ordinateur, nous poser plein de question, et, au bout d'une dizaine de minutes, il a commencé à examiner mon passeport, manifestement curieux de savoir où j'étais déjà allé (il avait du travail : mon passeport est bien rempli), sans aucun égard pour l'énorme file d'attente qui grossissait à chaque minute. Enfin, nous sommes partis avec notre argent. Un peu plus d'une heure plus tard, nous étions à la frontière Argentine- Chili.
Pas de problème particulier, mais là aussi d'énormes files d'attente et des fonctionnaires devenus manifestement des experts dans le maniement des tampons. Je n'ai pas pensé à les compter. Consciencieusement, le fonctionnaire mettait un tampon, puis un autre (éventuellement sur le premier) et d'autre aussi, sur différents documents. Nous changions non moins consciencieusement de guichet au rythme des demandes (quelquefois contradictoires) des employés. Tout cela a duré plus d'une heure... mais dans la bonne humeur. 150 kms de pistes nous attendaient alors pour rejoindre Porvenir.
Porvenir est une ville curieuse. Le "nouveau" Porvenir est constitué de maisons identiques, bien alignées.
Mais elle reste une petite bourgade, reliée au reste du monde par deux pistes, mais surtout par le ferry qui traverse le Détroit de Magellan (en 2h20 minutes) qui nous amènera demain sur le continent sud américain. | | | Nous n'étions pas très pressés au réveil ce matin. D'abord parce que le ciel était gris, qu'il ne faisait pas très chaud (8°) et qu'il tombait une pluie fine. En plus de tout cela, il allait nous falloir tuer le temps car l'embarquement pour le ferry qui devait nous faire traverser le Détroit de Magellan n'était qu'à 13h00). Nous nous sommes donc rendus à l'office du tourisme local, qui nous a conseillé de faire le "circuit touristique des vieilles maisons de Porvenir" Nous avons donc arpenté les rues à la recherche des ces maisons datant du début des années 1900
Au hasard de notre ballade, nous sommes tombés sur une voiture à l'immatriculation surprenante.
Il y avait donc des français dans ce coin oublié de la planète! Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour rencontrer cette famille composée d'un couple et de ses trois enfants (entre 5 et 10 ans) qui était en Amérique depuis fin décembre, après avoir fait un voyage de plus de 40 jours sur un cargo pour relier l'Europe à Montevideo avec toute la famille et le camping-car. Ils étaient partis mais ils ne savaient pas encore s'ils rentreraient en France en 2018... Bien sûr, nous avons longuement discuté et échangé les bons tuyaux pour la suite du voyage : ils allaient d'où nous venions, et nous allions d'où ils venaient.
Ce fut ensuite la traversée (ci-dessus, j'entre dans le ventre du ferry), toujours sous un ciel gris et une petite pluie fine. Rien de marquant à l'arrivée sinon qu'au fur et à mesure que l'heure avançait et alors que nous nous promenions dans la grande ville de Punta Arenas, le ciel se découvrait et le soleil revenait. De bonne augure pour demain ? J'en profite une fois de plus pour remercier tous ceux qui nous suivent et qui même pour certains, se sont inscrits sur le forum pour pouvoir échanger avec nous. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 922 visiteurs en ligne depuis une heure! |