Il manque cependant l'arrière plan à ce terrible film. Le témoignage d'un individu aussi monstrueux soit-il n'explique pas tout.
Il manque tout ce qui a précédé de l'aventure ouvertement criminelle du communisme partout où il s'est implanté depuis 1917 en
Russie.
Le
Cambodge des khmers rouges n'est qu'une énième variante de l'entreprise de destruction massive que les communistes une fois arrivés au pouvoir dans leurs pays respectifs ont appliqué méthodiquement à l'encontre de leur propre peuple.
Il manque aussi la façon dont a été accueilli l'arrivée au pouvoir des khmers rouges en
France à travers la presse notamment de gauche et d'extrême-gauche
On pouvait lire sur Libération, l'Unité, Rouge et même le Monde des articles de cet acabit :
"Ce peuple est à l'ouvrage jour et nuit, si l'on en croit Radio Phnom Penh - qu'il n'y a aucune raison de ne pas croire en ce domaine. Tout le monde vit de la même façon, transpire, pioche, reconstruit, repique, récolte, irrigue depuis les enfants jusqu'aux vieillards - L'allégresse révolutionnaire a parait-il transformé le paysage humain - Une société nouvelle est assurément en gestation dans le royaume révolutionnaire"
En contemplant les photos de ces prisonniers du centre S21 morts dans d'atroces souffrances comme près de 2 millions de leurs compatriotes, on peut mesurer la spirale de l'horreur de cette marche obsessionnelle vers l'homme nouveau.
A
Nuremberg on a jugé des criminels et un régime... ici on porte un regard sur un monstre ou des monstres en occultant tout le système criminel qui les a porté.