Je pense à présent à
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- Nishabd de Ram Gopal Varma, remake de Lolita de Kubrick & Nabokov, adapté aux valeurs indiennes
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Rocket Singh Salesman of the Year, de Shimit Amin, satyre sociale sur la malhonnêteté des entreprises indiennes
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Maine Gandhi Ko Nahin Mara de Januh Barua (
Je n'ai pas tué Gandhi), conte moral sur l'abandon des idéaux du Mahatma par la société indienne actuelle
Il me semble aussi qu'il n'y a pas d'effets de comédie musicale dans
Mumbai Meri Jaan de Nishkhant Kamath (film les attentats du 11 juillet 2006 et la façon dont ils bouleversent la vie de personnages ordinaires)
Je pense que c'est aussi le cas de
Gandhi to Hitler (appelé aussi
Dear Friend Hitler), de Rakesh Ranjam Sharma que je n'ai pas encore vu. Ce film très controversé parle, dit-on, des lettres écrites par le Mahatma à Hitler, et de la relation amoureuse de ce dernier avec Eva Braun.
Puisque tu as l'air d'aimer ce que les Indiens appellent "serious films", il ne faudrait pas rater, même s'ils comportent des chansons (Celles-ci sont d'ailleurs bien intégrées au déroulement de l'histoire, plus souvent comme effet musical dramatique supplémentaire que comme parenthèse de comédie musicale) ces films bollywood:
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Swades, d'Ashutosh Gowariker, sur le dilemme, pour les Indiens diplomés, entre vivre confortablement en Occident ou prendre la responsabilité de rentrer au pays et de participer à son développement. Ce film aborde légèrement la difficile question de l'intouchabilité (rare à Bollywood), tout comme le précedent film de Gowariker, le superbe
Lagaan (l'histoire d'un match de Cricket entre des paysans indiens colonisés et des soldats britannique).
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Rang de Basanti, de Rakesh Omprakash Mehra, sur la nécessité, pour la jeune génération, de combattre la corruption comme les héros de l'Indépendance ont combattu le colonialisme. [On a constaté un effet immédiat de ce film avec l'augmentation croissante de manifestations massives dès que la société civile est scandalisée. On appelle ça l'effet "Rang de Basanti". Les manifs monstres de ces derniers mois contre les viols collectifs sont probablement redevables à cet effet là.]
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Araakshan, de Prakash Jha, sur la difficile intégration des Intouchables, même diplômés, dans le cadre de l'enseignement.
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Dor, de Nagesh Kukunoor, sur le sort terrible fait aux veuves au
Rajasthan
- Le célèbre et déjà très ancien
Mother India, de Mehboob Khan, sur le sort de la paysannerie indienne face aux usuriers et aux accidents terribles de la vie
- Plus légèrement, il y a le récent et gentil
English Vinglish, de Gauri Shinde, sur l'autonomie de la femme indienne, et l'emprise de l'anglais sur tout progrès social ou personnel
Et puis il y a les films hindis non produits par Bollywood comme:
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Matrubhoomi de Manish Jha, sur la pénurie de filles dans le nord de l'
Inde, suite aux infanticides et avortements sélectifs
- La série des films de Deepa Mehta:
Fire,
Earth,
Water (classique!)et aussi
Bollywood Hollywood (sympathique parodie de film d'amour bollywoodien)
1947 Earth montre comment le drame de la partition de l'
Inde dissout un groupe multiconfessionnel d'amis et en transforme certains en loups pour les autres.
Water aborde le sort difficile des veuves au Bengale Occidental.
Le sujet difficile de
Fire n'est autre que celui de la relation amoureuse entre deux lesbiennes. [Il provoqua en son temps des réactions extrêmement furieuses en
Inde. La réalisatrice fut brûlée en effigie dans la rue.]
- Tous les films de Mira Naïr, en particulier
Salaam Bombay,
Monsoon Wedding, et The Namesake
Salaam Bombay montre la vie d'un enfant des rues de
Bombay, sans les artifices spectaculaires de
Slumdog Millionaire.
Monsoon Wedding (Le Mariage des Moussons) raconte les 3 jours fous d'une noce dans la bourgeoisie penjabi de
Delhi. Grouillant, truculent, coloré, drôle, ce film aborde cependant le thème tabou en
Inde de la pédophilie.
The Namesake (Un Nom pour un Autre) narre 20 ans de la vie aux
USA d'une femme bengali qui a fait un mariage arrangé avec un homme travaillant dans ce pays. Les thèmes majeurs sont ceux du destin, du sacrifice, et de l'identité perdue et retrouvée
Enfin quelques films non hindis:
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Chroniques indiennes (
Mondo meyer upakhyan), film bengali de Buddhadeb Dasgupta, raconte la vie dans un bordel, et la nécessité pour une prostituée de trouver un riche protecteur pour garantir son avenir
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Kaadhal, film tamoul de Balaji Shaktivel, aborde l'amour impossible et tragique d'un mécano intouchable et d'une lycéenne de bonne famille. Basé sur une histoire vraie, ce fut un grand succès au Tamil Nadu. Il y a des chansons bien intégrées au scénario.
- Je ne parlerai pas des films bengalis de Satyajit Ray, considérés comme d'incontournables chefs d’œuvre en Occident. Ils ont tendance à m'endormir. Mais je te recommande de les essayer, puisque ce sont des classiques, et qu'ils te plairont peut-être.
Voilà, je crois que tu n'as que l'embarras du choix.