Oui je suis déjà passé par cette route, au début des années 2000 (immédiatement avant que les
USA n'aillent combattre leurs anciens copains taliban en Afghanistan, je ne sais plus si c'était avant le 11/09/2001, donc dans une ambiance internationale moins dégradée qu'aujourd'hui).
J'étais parti de
Istanbul en train jusqu'à Kerman en
Iran (le bout du chemin de fer) - évidemment j'avais fait des escales, j'avais passé une quinzaine de jours en
Iran. A noter que le chemin de fer reprend à Zahédan mais seulement pour être relié au réseau pakistanais, donc il s'agit d'un train très lent et beaucoup moins rutilant que sur le réseau iranien (je l'ai vu de loin, il paraît qu'il faut 48 heures pour relier Zahédan à Quetta, dont une bonne poignée d'heures à la frontière - les guides recommandent d'mporter avec soit pour deux jour de boisson et de nourriture car on ne trouve rien à acheter).
De Kerman je m'étais rendu à Zahédan en bus (très bien les bus et les grands axes routiers iraniens) - l'
Iran est un pays riche donc qui a de bonnes infrastructures mais beaucoup d'iraniens sont pauvres.
De Zahédan à la frontière en taxi collectif. La frontière = 1 km à pied. Arrivé côté pakistanais (changement d'univers - le bordel indien, qui marche mais une désorganisation apparente), je m'apprêtais à prendre un bus surchargé et brinquebalant quand un iranien que j'avais croisé au consulat de Zahédan m'a proposé de prendre un pick up Toyota (il leur manquait un passager). J'ai bien sûr accepté - le chauffeur balouche était peu expensif mais il a été très efficace - il s'est entortillé dans des vêtements style touareg à cause du sable et nous avons fait les 600 km jusqu'à Quetta (aucun village, un seul point d'arrêt sous des tentes pour manger un brin et acheter une boisson, une route assez étroite mais en bon état qui disparaissait presque sous le sable par endroit, des caravansérail en ruine sur le bord de la route). Un voyage inoubliable que j'hésiterais à refaire aujourd'hui mais que certains conyinuent à faire (cf. ce blog - ils sont souvent escortés un bout de chemin par la police ou l'armée pakistanaise pour des raisons de sécurité).
Quetta --> Rawalpindi en avion.
Rawalpindi --> Lahore en mini-bus (superbe autoroute surplombant le Punjab, un vrai jardin, le paradis après les déserts iraniens et du balouchistan).
Lahore --> la frontière de Wagah (Wagah border) en taxi.
Frontière indo pakistanaise à pied (500 mètres).
Frontière indienne --> village de Atari en cycle rickshaw
Atari -->
Amritsar en bus local.
Amritsar -->
Delhi en train Shatabdi. Etc. etc.