Il faudrait que tu nous dises ce que tu n'as pas trop aimé dans la façon de faire en cegep, pour qu'on puisse t'aider.
Ensuite, des programmes précis qui t'intéressent: Au niveau universitaire, c'est plutôt en terme de domaine que l'on
pense, du moins au
Canada et en Europe. Quand tu dis sciences, veux-tu dire sciences de l'ingénieur, SVT, maths,
environnement..?
Quel est ton niveau actuel, parce que sans doute sais-tu que l'admission à
Laval, UMontréal, Sherbrooke, etc, est
sélective et basée sur ton dossier de cegep.
Enfin, quel a été ton parcours avant d'aller en cegep?
La plupart des universités canadiennes sont bonnes. Le niveau de la conférence peut ne pas être aussi élevé
qu'en
France en revanche on est sûr que les étudiants présents ont travaillé, il n'y a pas de hasard -
donc si tu kiffes un conférencier brillant sur un thème, préfère la
France en croisant les doigts que tu en auras 1 sur
tes 10 enseignants, en revanche si tu cherches des profs qui préfèrent t'expliquer plutôt que de faire
des phrases superbes et des démonstrations lumineuses, si tu préfères comprendre plutôt qu'être ébloui,
je te recommande le
Québec et, plus largement, l'
Amérique du Nord.
(en
France, c'est un peu à la roulette russe, soit c'est un bon cours soit non, mais de toute façon
tu peux tomber sur n'importe quel sujet donc que tu aies tout compris ou pas ne joue pas autant
qu'en
Amérique du Nord, ce qui rend service à ceux qui sont brillants sans rien faire et
désavantage ceux qui bossent car ils ont une chance sur 2 d'avoir bossé pour rien -
je parle des facs, pas des prépas/IUT, bien sûr.)
Quand tu parles d'universités en
France, veux-tu dire les facs ou bien tout l'enseignement supérieur?
Parce que les jeunes Français peuvent choisir entre les prépas (pour les meilleurs, mais le rythme est infernal),
les IUT (applications pratiques), les BTS (ambiance lycée, pour préparer un métier en 2 ans mais bientôt en 3),
les écoles post-bac (EGC, INSA, ISI...) et enfin les facs. Tous ces établissements sont très différents.
Une chose en commun: en dehors des écoles qui s'en préoccupent un peu, les établissements français ne pensent
pas vraiment à la "vie étudiante" au sens anglo-saxon. Même s'ils le voulaient, de toute façon, il n'y a déjà pas
assez d'argent pour réparer les choses essentielles, alors le reste....
Dans les facs françaises, ce n'est pas tellement le niveau qu'il faut regarder, mais l'encadrement et les conditions d'études,
parce qu'ils sont globalement très mauvais. Le taux d'encadrement
au
Canada tourne entre 12:1 et 21:1 alors qu'en
France il tourne autour de 40-45:1 (cad qu'il y a environ 2-3 fois
plus d'étudiants par cours, 2-3 fois moins de soutien, de personnes à qui poser des questions, etc).
Les conditions sont assez déplorables, il ne faut pas s'étonner de voir des
murs avec des morceaux de peinture et de plâtre en moins, il y a très peu de matériel, enfin quand on connait
les facs nords-américaines, on a l'impression d'être dans le Tiers Monde (désolée les étudiants mais quand on connait les
facs en dehors de la
France on est consterné par l'état dans lequel l'Etat a laissé les campus français).
Le système d'enseignement, le fait qu'il y ait peu de cours et que les étudiants soient censés apprendre tous
seuls (sachant qu'à la différence des universités canadiennes et américaines, les bibliothèques universitaires
françaises ne sont pas ouvertes le soir ou le week-end, il n'y a pas de study center ni de career center dignes de ce
nom et ouverts...), ajouté au peu d'encadrement et de soutien, font que près
de 60% des étudiants ne parviennent pas en 2e année. C'est encore plus élevé s'ils ne viennent pas d'un parcours
classique (L, ES, S).
Enfin, si tu penses que ton éducation est uniquement les cours que tu as suivis, alors oui les élèves qui ont fait
une prépa scientifique puis une école d'ingénieurs ont un très bon niveau, mais franchement il leur manque tellement
d'autres choses.. Si tu compares un étudiant de 1e année de MIT et un étudiant d'une excellente prépa scientifique,
les deux ont le même niveau de départ mais l'étudiant français est obligé de se soumettre à un moule, à oublier une bonne
partie de ses plaisirs (difficile de faire du sport, de conduire un club, et de découvrir une activité artistique, ainsi
que sortir et aller au ciné, quand on est en prépa) qui lui permettent de se distinguer et de développer des compétences
qui lui seront essentielles dans le monde du travail. De même, il a très peu la possibilité d'être créatif et il lui est
difficile de travailler en groupe car la prépa ne propose pas de clubs basés sur l'initiative étudiante. Une fois en grande école
bien sûr il y a beaucoup de projets de groupe mais comparé aux jeunes Américains, notamment ceux qui sont dans
les bonnes écoles d'ingénieurs, les jeunes Français ont 4 ans de retard. Sans oublier les bizutages sexistes et débiles
qui sont interdits par la loi mais continuent parce que les gamins n'osent pas refuser.
Cela "warps" la perspective sur les autres et sur soi, et il faut un travail immense sur soi pour se
défaire de ce formatage. (Il y a aussi un côté syndrôme de
Stockholm).
D'où l'opinion, plus simple à émettre, que le "niveau" est moins bon au
Québec qu'en prépa.
Tout dépend des critères retenus.
Si tu parles bien anglais, je te recommande McGill, c'est connu comme l'une des meilleurs universités anglophones,
point. Sans oublier toutes les autres universités anglophones, au
Canada comme aux
Etats-Unis.