De retour du tour du
Queyras (GR58) réalisé en une semaine du 26 juin au 03 juillet en bivouac, voici qques infos pour ceux qui souhaiteraient faire le même périple.
Nous étions 3, et avions une tente.
Les endroits pour ravitailler sont peu nombreux, nous sommes donc partis avec 4 jours d’autonomie en nourriture.
Jour 1 : Départ de Ceillac, arrivé à
saint véran. A
saint véran nous achetons le pain pour les trois jours suivant. Attention, il ne restait quasiment plus rien dans la boulangerie, il peut être intéressant de réserver ses pains...Une épicerie à
saint veran permet d’agrémenter le repas du soir et le petit dèj du lendemain.
Pour le bivouac, nous avons continué le GR pendant environ 20minutes. Après le passage du pont au dessus de la rivière, nous avons monté la tente, entre la piste et la rivière. Un peu plus haut, il y a une fontaine, avec une table de pic nic. L’endroit semble idéal pour monter la tente (nous ne l’avons vu que le lendemain matin).
Jour 2 :
saint veran-refuge de l’agnel.
Pas mal de neige encore à cette saison en redescendant du col de chamoussière en direction du refuge de l’agnel. Le refuge de l’agnel qui s’apparente plus à un hotel qu’a un véritable refuge (on y monte en voiture et les tarifs sont très élevés...). Nous avons continué le Gr et nous sommes posés un peu plus haut. Au dessus du torrent. Le but étant de faire l’ascension du pain de sucre le lendemain matin, nous ne souhaitions pas aller trop loin pour bivouaquer ; Les emplacements plats sont assez rares...
Possibilité de bivouaquer à coté du refuge, d’avoir accès à la douche et la salle hors sac (8,5 euros/pers....)
Jour 3 : refuge agnel-pain de sucre-ristolas.
Ne pas hésiter à laisser les sacs à dos au dessus du col vieux derrière des abris en pierre car la monté au sommet est très raide et plus facile sans les sacs.
Arrivé à ristolas, rien d’ouvert : ni bar, ni gite, ni épicerie...
Possibilité de bivouaquer juste avant d’arriver à ristolas, au bord du guil.
Nous avons opté pour le camping de ristolas que je vous recommande grandement : gérant (Didier) très très hospitalier ! buvette avec bières pas chères, possibilité de commander du pain et de la tome qui sont livrés le lendemain matin à 7h et à prix coutant (très bon plan pour le pain !!). Possibilité de restauration avec des supers produits frais. Nous nous sommes laissé tenter par le rustik burger (à la tome) et ses frites maison à l’ail.
Deux yourtes servent de salles de restauration et de salle commune pour le camping : livres, jeux à disposition et accessible à tous sans aucune obligation de consommer...
Didier nous a même laissé dormir dans la yourtes car l’orage grondait..bref une crème ce didier !
Et tout ça pour 3 euros/pers douche incluse, 2 euros la bière, 9 euros le plat....
Bref le camping de ristolas on recommande !!!!
Jour 4 : ristolas-abriès
Arrivé à abriès, deux épiceries qui font dépôt de pain. Attention, elles ouvrent tard l’après midi (16h30) et faut patienter donc un petit peu... Pour le pain, vaut mieux réserver car y avait plus grand-chose...on trouve de tout dans l’épicerie, y compris des cartouches de gaz. Nous avons fait le plein pour la fin de la semaine, pain y compris. Il n’y a pas d’autre endroit ensuite pour ravitailler.
Pour dormir, nous avons continué le GR en direction des fonds de cervière. Au bout d’une heure de marche vous arrivez au hameau du Malrif (plus ou moins abandonné). Nous avons bivouaqué ici. Le mieux est de continuer encore 15-20 minutes : le torrent passe dans une prairie bien plate idéale pour le bivouac. Mieux encore, 10 minutes plus loin, une bergerie ouverte le long du chemin peu vous abriter.
Jour 5 : Abriès-fonds de cervière.
Arrivé au fonds de cervière, l’endroit est superbe, le refuge au top et les gérants très sympa.
Possibilité de planter la tente juste à coté gratuitement.
Nous avons continué le chemin en direction du col Péas. Une bergerie se trouve non loin du Gr, mais elle est fermée. Nous avons planté la tente dès que nous avons trouvé un endroit plat (environ 40 minutes après le refuge). Attention, il y a beaucoup de vaches, et le matin nous avons vraiment galéré pour les chasser !!! l’idéal est de continuer encore un peu pour planter la tente plus haut...et être tranquille !
Jour 6 : fond de cervière-Bruinissard.
Difficile de trouver un endroit pour bivouaquer à brunissard. Le « village » est très étendu sans centre...Nous sommes allé voir au camping, mais il ne nous a pas séduit...
Finalement nous sommes partis en direction du col de furfande. 45 minutes plus tard, nous arrivons à un torrent, puis à la bifurcation pour le lac des lauze ; L’endroit est idéal : le torrent, le terrain plat et une table de pic nic....le top. Rien à envier au camping de brunissard.
Jour 7 : brunnissard – Bramousse.
Sur la route, passage au refuge de furfande, très bon accueil, tarte délicieuses (un peu chère...).
Arrivé à Bramousse, très difficile de poser la tente. Les gens rencontrés sont très froids et pas sympa du tout. Des troupeaux de vaches partout...Nous avons passé le village, environ 20 minutes plus tard, nous avons trouvé un endroit entre le chemin et le torrent, inaccessible par les vaches car sur une sorte d’éperon. Pour le trouver, il faut quitter la piste dans un virage, se diriger vers le torrent en traversant des prés à vache. Remonter un peu le torrent (5 minutes). Sur la droite, un endroit plat en hauteur est idéal pour la nuit.
Eviter d’aller plus loin, on y trouve les granges de bramousse, pas mal de vaches, l’herbe est très haute, et les habitant de bramousse viennent y retaper des maisons très tôt le matin : l’accueil risque de ne pas être très bon...
Si vous avez encore du jus, continuer jusqu'à ceillac (4 petites heures de Bramousse).
Jour 8 : mini journée Bramousse-ceillac
Pas de bivouac ! on est arrivé !
Pour résumer, un parcours très sympa. Compter environ 1000-1100 m de déniv par jour. Ne pas hésiter à passer la nuit au camping de ristolas. Eviter les vaches pour le bivouac... Pour ravittailler : épicerie et pain a
saint véran et abriès. Possibilité de commander pain et tome au camping de ristolas ; Pour raccourcir d’une journée, on peu faire ristolas – abries par la route (1 heure), l’étape par le GR n’étant pas exceptionnelle....
Bonne rando !