Hola Carnarvon

Loin de moi l'envie de polémiquer ou de donner des "leçons" d'économie alors que j'arrive tout juste à gérer ma bourse

Pour replacer le sujet sur l'
Espagne, simplement rappeller que la situation actuelle est le résultat de plusieurs facteurs.
Ne pas oublier que jusqu'au début des années 80, l'
Espagne vivait sous le régime dictatorial franquiste, et que même pour nous, européens du nord, y aller c'était le début de l'exotisme.
Les espagnols regardaient le reste de l'Europe de la manière manière que les africains aujourd'hui... c'était l'eldorado !
Tout le monde avait des voitures, en
Espagne c'était un luxe rare. La presse, la télé, la musique tout était sous contrôle, et à ce moment là, le revenu "moyen" espagnol devait être d'au moins 50% inférieur à celui du voisin français.
Et puis, tout d'un coup, aprés la "transition", est venu le premier régime démocratique et toutes les vannes ont été ouvertes, y compris celles du désir de consommer à l'égal des voisins.
Cette génération, qui a aujourd'hui entre 40 et 60 ans s'est vu offrir des possibilités jusque là inconnues.
Ils se sont jetés à corps (et tête) perdus dans cette frénésie consumériste, encouragés en celà par le système bancaire qui leur ouvrait grandes les portes... consommez... vous paierez plus tard !
Puis est venue "l'ére Aznar" dont le slogan officiel était "todo va bien" !!
Quelles raisons auraient eu les gens de la rue pour mettre en doute ce que leur disaient leurs politiques et leurs économistes réunis. D'autant plus qu'à ces moments là, tout le monde, y compris les donneurs de leçons européens d'aujourd'hui (suivez mon regard) citaient l'exemple de l'
Espagne comme boom économique et dynamisme entreprenarial !!
Tout allait trés bien Mmme La Marquise jusqu'à cette crise des edges funds américains qui a eu pour conséquence de raréfier et de renchérir le crédit. La balance s'étant faite en 2007/2008 en
Espagne.
Plus de crédit... tout le système économique espagnol se cassait la figure et le consommateur (au sens large) espagnol s'est alors rendu compte que depuis des années on lui avait vendu un mirage en faisant vivre le pays et ses citoyens au dessus de leurs moyens !
Jusque là je pense que vous serez d'accord avec moi et mon résumé du pourquoi et comment

Que la situation oblige à des efforts c'est incontournable, mais ce qui n'est pas acceptable, c'est que les véritables responsables de cette faillite s'en sortent sans problèmes pour ne pas dire avec les honneurs !! (anciens ministres des finances actuellement commissaires européens, grands banquiers toujours en place, responsables politiques qui se bornent à dire "c'est la faute de l'autre, pas la mienne", décideurs économiques ou/et politiques corrompus ou corrupteurs (jusque dans l'entourage immédiat de la famille royale...etc)
Et alors que l'on demande au "petit peuple", dont les employés d'Iberia (4000 licenciements), de payer la note globale, on voit revenir ces groupes financiers, ou appellez les comme vous voudrez, qui sont en train de racheter les bijoux de famille que l'état est contraint de vendre (hopitaux, transports, médias, parcs naturels nationaux, infrastrucures portuaires...etc etc...)
Voilà ce que je trouve inacceptable... et vous aurez du mal à me convaincre de l'inverse

Hasta luego