J'exhorte ceux qui seraient tentés d'aller voir à quoi ressemblent les Jarawa des
îles Andaman à réfréner radicalement leur curiosité...
Ceci valant pour la plupart des tribus menacées dans le monde.
Les Jarawa sont peu nombreux (autour de 300) et leur survie est aujourd'hui menacée.
J'avais déjà évoqué ce scandale des "safaris humains" en février dernier, dans le sujet "Tourisme tribal en Orissa".
Une vidéo avait en effet révélé que des Jarawa dansaient, contre échange de nourriture, pour des touristes.
Depuis l'article de Courrier international (février 2012 ; cf. lien), il y a eu un progrès : l'
Inde vient d'imposer la fermeture d'un complexe touristique et les nouvelles réglementations, récemment approuvées par le Conseil des ministres indien, exposent à de sévères sanctions (de 3 à 7 ans de prison) ceux qui s’obstinent à organiser des circuits dans la réserve des Jarawa ou à les photographier.
Néanmoins, les activistes ont attiré l’attention sur le fait que tant que cette route controversée et illégale restera ouverte et qu’aucune voie alternative ne sera prévue, les Jarawa continueront d’être exploités par le tourisme.
Effectivement, la route empêche la tribu de pouvoir contrôler les allées et venues dans sa réserve et de maîtriser ses contacts avec le monde extérieur.
Or, on sait ce que leur a coûté ces contacts avec l'extérieur : en 1999 et 2006, une épidémie de rougeole meurtrière a frappé les Jarawa, démunis devant une maladie jusque là inconnue, outre l'alcoolisme et l'exploitation sexuelle qui menacent en général les peuples exposés à ces contacts.
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