Bonjour Lucie,
Je constate que ton interrogation sur l'impact du tourisme en Antarctique n'a guère suscité de réactions depuis les neuf derniers mois! Aucune réponse de la part des gros contributeurs de cette rubrique ou de la rubrique "croisières", pourtant spécialistes de la destination...
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ton blog et tu donnes toi-même de manière argumentée les réponses à ton questionnement. L'impact environnemental est évident. J'ai trouvé cet
article du journal La Croix
, déjà ancien (2014) mais peut-être l'as-tu déjà lu. Et pour compléter la réponse de Capiste, qui dit qu'
il n'y a pas de tourisme sans impact écologique où que l'on aille, c'est encore plus vrai dans le dernier sanctuaire de la planète excessivement fragile et encore plus fragile dans la péninsule antarctique, la seule visitée, là où les sols ne sont pas recouverts par les glaces, donc non protégés. Par ailleurs, contrairement à d'autres lieux mis en danger par l'impact touristique (
Machu Picchu, Angkor, Bagan, etc), il n'y a aucune retombée économique locale, puisque ces territoires ne sont habités que... par des manchots ou autres otaries,
Le tourisme qui est avant tout une activité commerciale, est-il en conformité avec les principes du Protocole au traité de l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement
, dit
Protocole de Madrid, signé en 1991 et qui fait du continent blanc
"une réserve naturelle dédiée à la paix et à la science" ? Je ne le pense pas quand je vois
cette image
sur la page web d'accueil de l'agence que tu cites sur ton blog et qui, dis-tu, "
garantissait un voyage dans le respect de l’environnement". Ces touristes-photographes agglutinés à deux mètres de la faune sauvage pour obtenir la "meilleure photo" (cf. le comportement de certains touristes que tu dénonces), me laisse perplexe quant au principe de
conservation de la faune et de la flore de l’Antarctique, annexé au protocole!
Alors, bien que cette région m'ait toujours fait rêver, que j'aurais bien aimé la découvrir, malgré le coût prohibitif d'un tel voyage, le voyage d'une vie, ma réponse sera tranchée:
il ne faut pas y mettre les pieds ou la coque d'un navire ! Plutôt que de mettre en place des quotas, on devrait même interdire toute forme de tourisme en Antarctique, comme dans de nombreuses réserves naturelles en
France ou ailleurs dans le monde. Mais les enjeux commerciaux l'emporteront toujours sur les enjeux écologiques! Alors...

Bien cordialement
Michel